Normand Provencher
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Jeudi après-midi, à peine mes bagages déposés à l’hôtel, je me suis précipité pour découvrir (enfin) le film phénomène des derniers mois en France, Intouchables. Avec plus de 17,5 millions d’entrées, la comédie d’Éric Toledano et Olivier Nakache arrive maintenant en seconde position dans le palmarès des plus grands succès de l’histoire du cinéma français, derrière Bienvenue chez les Ch’tis.
Comme moi, vous aimez plus ou moins aimé les Ch’tis? Vous ne comprenez toujours pas son méga succès? Dans ce cas, comme moi, vous allez sans doute adorer Intouchables. Nous avons encore affaire à une comédie, mais beaucoup plus drôle, subtile et charmante.
Une histoire toute simple, inspirée d’une vraie, celle d’un homme devenu tétraplégique à la suite d’un accident de parapente (François Cluzet) qui se lie d’amitié avec l’homme chargé de prendre soin de lui, Driss (Omar Sy). Le premier est blanc, l’autre est noir. Le premier est riche, l’autre pas. L’un préfère l’opéra, l’autre Earth, Wind & Fire. Il n’empêche, chacun va trouver chez l’autre de quoi inspirer sa propre vie.
Rien de bien compliqué dans Intouchables. Ça parle d’amitié, de solidarité, d’entraide, autant de valeurs que notre monde semble avoir perdu de vue. Un «feel good movie» qui confirme, sans effets spéciaux ni 3D ni violence, que les gens ont soif de de belles histoires.
Le film a aussi un atout incroyable en sa faveur, Omar Sy, sacré star préférée des Français, tout juste derrière Yanick Noah et Zinédine Zidane. Ce grand bonhomme à l’incroyable dégaine est simple, drôle et d’un naturel désarmant. Le genre de type que tout le monde voudrait avoir comme ami.
La sortie de Intouchables au Québec est prévu pour le printemps, sans doute en mars. On vous le recommande chaudement.










