Normand Provencher
Le Soleil
En cette Journée internationale des femmes, le choix de Kathryn Bigelow comme première lauréate d’un Oscar de réalisation tombait sous le sens. «Le temps est venu», comme l’a si bien dit Barbara Streisand, hier soir, avant de dévoiler le nom de l’ex de James Cameron.
N’empêche, malgré ses six Oscars, The Hurt Locker représente un l’exemple parfait de mise en marché râté. Comment des producteurs avec un film d’aussi bonne qualité ont-ils fait pour aller chercher un famélique 11 millions$ au box-office nord-américain? Onze millions, autant dire rien. À Québec, le film a pris l’affiche sur un seul écran, au Clap, en plein mois de juillet. On aurait voulu le cacher qu’on n’aurait pas fait mieux.
Mince consolation, The Hurt Locker sera maintenant un objet de curiosité en dvd.
Avatar, plus grand succès commercial de l’histoire, doit se contenter de trois Oscars. Peut-être n’a-t-on pas eu envie que James Cameron, après s’être autoproclamé «roi du monde» dans la foulée du triomphe de Titanic, il y a 12 ans, se donne cette fois l’humble étiquette de «roi de l’univers»…









