Éric Moreault
Le Soleil

Quand on épluche la programmation de Festivent, du 3 au 8 août à Lévis, on se rend rapidement compte que le Festival d’été de Québec n’aura bientôt plus à se défendre de la faible représentation francophone sur leurs scènes. La majorité des groupes de la relève chante en anglais!
Around Joshua, la première partie de Jakob Dylan (5 août) sur la scène principale, a beau venir de Trois-Rivières, le trio chante en anglais. Du côté de la scène urbaine, même tableau pour les têtes d’affiche — je devrais écrire headliner : Talor Made Fable (5 août) et The Spleen (7 août), deux bands de Québec, ont choisi la langue de U2… Vrai qu’ils n’ont pas besoin de regarder bien loin pour se convaincre d’aspirer à une carrière internationale. Festivent accueille aussi Simple Plan (6 août).
Ces groupes ne sont pas l’exception, plutôt la norme. Après la controverse soulevée au récent Festival d’été, force est de constater que le bassin de la chanson en français n’ira pas nécessairement en augmentant…
Les représentants du hip-hop québécois se distinguent toutefois à ce chapitre, eux qui riment majoritairement en français, de Manu Militari à 83, formée de rappeurs locaux, en passant par CEA.
Comment on dit déjà? Ah oui! Sing white!
Pour la programmation complète : ici.










alexandrine55
30 juillet 2010
12h44
Les Québécois sont des hypocrites… Ils crient à l’injustice, ils veulent l’indépendance pour être libres et parler français!!!
Mais quel français? Ils parlent ”à la va comme je te pousse”, ah oui, on appelle ça du ‘’slang” (régionalismes), mais on est prêt à se battre griffes et ongles pour le français… Ils ne veulent pas apprendre l’anglais, ni le parler…LOL Ils le chantent, le dansent mais ne veulent pas le parler…
Quelle farce ridicule!!!
levique
30 juillet 2010
14h48
En cette dernière semaine de juillet, comme il ne se passe pas grand chose, la direction du du Soleil a mandaté quelques journalistes d’essayer de brasser la cage. D’abord un faux débat sur “l’invasion de l’anglais” à Québec. Ben oui, il y a des magasins qui ont un nom anglais. So what ! C’est un débat stérile qui touche les nostalgiques de la loi 101 et les péquistes frustrés. Plantons également le FEQ et Festivent. Bizarre. 2 événements qui vont très bien et qui obtiennent du succès parce que les dirigeants répondent aux besoins du public i.e. des artistes internationaux et qui, Oh malheur, chantent en anglais. Chers Annie Morin et Éric Moreault, ouvrez vos horizons et sortez un peu de Québec. Get a life !!
noirod
30 juillet 2010
14h54
Plutot d accord avec alexandrine55 . Et j ajouterais qu on s attend a ce que tout nous soit offert tout cuit dans le bec et qu il va de soi que tout se passe en francais.Ca fait une trentaine d années qu on est assis sur notre derriere et qu on se perd en conjecture et en discours idéologique vague et faussement patriotique.
Le débat du festival en francais revient a chaque changement de festival, Il y a quelques semaines c était le festival d été de québec qui était questionné à ce sujet.C est le meme débat colon au sujet du francais dans la NHL mais c est un autre débat stérile…
L important dans un festval c est le coté festif de l affaire et si l objectif est atteint c est ce qui prime. Avec le nombre de festivals au Québec peut-etre que les artistes ne sont pas disponibles,peut-etre sont-ils comme beaucoup de gens dits normaux en vacances, peut etre se sont ils exilés en Europe? peut-etre ne sont ils simplement pas interressés …
Peut on blamer les artistes de faire carriere en anglais plutot qu en francais. Pas du tout c est un choix éclairé qui leur ouvre les frontieres mais qui n assure pas le succes. Rares sont les Simple Plan qui recoltent autant de succes.
C est un faux débat que de vouloir faire porter l odieux de la situation sur les artisans de la culture car ce n est pas leur role. Si nos politiciens avaient des couilles ils ne recevraient pas de tites enveloppes brunes et se chargeraient de faire fleurir la culture francophone avec une réelle fierté…..
simonlar
30 juillet 2010
15h10
Evidemment, fallait vomir sur tout un peuple et généraliser à outrance!
Mare des commentaire qui commencent par “les Québécois”. Ça finit toujours par de la démagogie éhontée, des critiques ridicules et surtout, une auto-haine malsaine.
eric.moreault
30 juillet 2010
15h21
Cher levique,
Je ne répondrai pas pour ma collègue, mais la «direction» du Soleil ne m’a rien demandé. Je ne fais que constater une tendance, qui mérite un débat qui va plus loin que les insultes personnelles. Néanmoins, je vous rassure: mes horizons sont très ouverts et j’ai une vie.
Éric Moreault
hugo1703
30 juillet 2010
15h32
@ levique
Ça ne sert à rien de se frustrer pour ça! Vous semblez avoir les horizons beaucoup plus fermer que M. Moreault!
Je suis plutôt de l’avis d’Alexandrine55!
levique
30 juillet 2010
15h35
M. Moreault,
Vous avez la mèche courte ! En me relisant je cherche les “insultes personnelle”. Ce que je remarque par contre c’est la tendance du Soleil a chercher la petite bête noire alors qu’il n’y en a pas. Pas de ma faute si les jeunes écoutent plus de musique anglophone que francophone.
ramses2.1
30 juillet 2010
17h10
@simonlar
T’as tellement raison. Les “Québec-basheux” sont jamais bien loin pour cracher sur tout un peuple rien qu’à partir de leurs préjugée et petites expériences personnelles.
Jean Émard
paulverreault
30 juillet 2010
17h27
La facilité n’a jamais donné d’oeuvre (ni d’artiste) qui dure… Ces jeunes Québécois qui passent à l’anglais seulement, en croyant régner plus facilement sur la scène internationale, risquent d’être fort déçus et surtout ils seront reniés à raison par leur peuple. Les grands artistes québécois de renommée mondiale ont chanté surtout et parfois seulement en français et ils présentaient au Monde l’existence du seul peuple français (sans pays) en Amérique.
oeillade
31 juillet 2010
17h04
Un dénommé PET Trudeau disait de nous “lousy french canadians” en parlant de notre langue. Tant qu’à la perdre . perdons la en anglais ! Le ROC n’attend que ça.
Il chantera une “tune” pour célébrer: You’r a frog, kiss me !
seansdad
31 juillet 2010
21h47
Ya même pas de débat. Le marché dicidera. Si le produit anglo performe, il fait quelque chose de bien. Si le produit franco avec sa grande une grande partie de subvention ne pogne pas, c’est que c’est vraiment poche.
elquidam
1 août 2010
01h28
Il y a 42 ans, le 31 juillet 1968, Ines Pérée et Inat Tendu de Réjean Ducharme étaient créés à Ste-Agathe…Vu cette pièce hier soir chez Méduse, on se serait presque cru en…2010: le frankglais, c’est pas d’aujourd’hui, et loin d’être fini…
jeanphilippe007
1 août 2010
12h13
Il y a moins de 10% des musiciens, au Québec, qui vivent au dessus du seuil de la pauvreté. Plusieurs villes dans le monde sont plus populeuses que notre grande province et les goûts artistiques des québécois sont normalement assez limités sur la musique pop américaine ou d’influence américaine. Je trouve plus que normal qu’un musicien d’ici se produise en anglais pour pouvoir essayer de se sortir de sa pauvreté financière. Oui, il y a eu quelque groupes/chanteurs qui ont réussi à faire de l’argent pendant une partie de leur vie en chantant en français mais c’est une minorité. Le monde francophone est malheureusement beaucoup moins populeux que le monde anglophone.
larousse_estdouce
1 août 2010
17h31
La chanson anglaise se commercialise mieux. C’est comme ça. Je suis une Y et je n’aime pas la musique produite au Québec. Oui, il y a de belles voix mais les textes ne me rejoignent pas. Ça “swing” moins aussi, c’est souvent sombre, des balades amoureuses, d’un ennui…Il y a 2 ou 3 artistes qui me plaisent pour la qualité de leurs chansons, mais le reste…
Alors laissons les artistes chanter dans la langue qui leur plaise, tout comme on devrait cesser de paniquer à chaque fois qu’on se rend compte qu’un acteur québécois tourne plus souvent en France qu’au Québec. Les gens vont là où ils peuvent gagner leur vie décemment.
jdcormier
2 août 2010
10h15
Une chose qu’on a oublié au Québec… vivre et laisser vivre…
Tout est tellement compliqué, même la chanson…
On s’en $%?&?$ de la langue qu’ils chantent, en autant que la mélodie soit bonne, ca m’empêchera pas de manger du pâté chinois et de la poutine…
lordcraft
2 août 2010
12h37
Tendance qui se justifie par le marché, mais oh combien triste. On essaie de protéger la langue, mais quand vient le temps de produire quelque chose, on le produit en anglais! Triste, triste…
@levique
“En me relisant je cherche les “insultes personnelle”.”
Vraiment? Pourtant je parierais un bon 20$ sur votre “Get a life!” final…
louiscomtois
2 août 2010
16h34
et bien sur, les phrases débutant par “les québecs basheux” ne contiennent aucune trace de démagogie éhontée, de critiques ridicules et jamais de haine malsaine.
jmwhess
3 août 2010
16h20
So what? Qu’est-ce que ca peut bien faire… la musique francophone est platte. Elle est tout simplement à ch*er, à quelques exceptions pret. L’anglais est une langue simple et facile. L’anglais est beau lorsqu’il est chanté.
N’importe quel singe peu chanter en anglais. On chante en anglais partout, parce que la musique en anglais est meilleure. Thats it! Get over it! C’est pas parce que des ti-mecs semi-barbu chantent leurs petites tounes en anglais que le francais va mourrir au Québec.
C’en est lassant à la fin! Get OVER IT.
Merci
robear54
3 août 2010
17h25
Que préférez-vous: être des nobody qui chantent en angais des banalités, comme ces dizaines de milliers de groupes ou artistes internationaux, qui rêvent de Los Angeles, ou être des artistes de qualité qui, dans leur propre langue, portent en eux une réelle créativité et de vraies valeurs. Assez étrangement, ce sont ces artistes dont nous nous rappellerons, et non pas les artistes de pacotille et les stars éphémères. “I want to pogne”, mais durer et avoir quelques chose à dire, c’est encore mieux.
seagull
3 août 2010
18h10
Ah oui, et vous avez déjà entonné à tue-tête du Étienne Daho? Avant de pleurer sur le sort de cette “langue belle”, commencez à inventorier le contingent décent de groupes et solistes qui ont le courage de s’expatrier à leurs frais et en français de par le monde. À part Malajube, c’est le néant, LE NÉANT!! Faut avoir un sacré complexe d’infériorité pour crier au scandale dans sa paroisse. Si j’aime Neil Young, Pearl Jam et Les Trois Accords, c’est-tu un crime d’avoir une préférence d’un tiers pour un groupe du Québec?
Bravo aux francophiles, et pas bravo en même temps. Vous prêchez pour des converti(e)s dans des blogues de converti(e)s, mais n’arrivez pas à vous mesurer à un mouvement résolument populaire. Quant à l’expression musicale francophone, un Ré et un D, c’est le même accord. Jouez bien, jouez entraînant (et non en traînant), faites-vous valoir dans des radios et des télés divertissantes, lâchez la mamelle subventionneuse et le reste nous appartient d’aimer ou non.
Assez de mots pour rien dire. Au travail, et au loisir!
larousse_estdouce
3 août 2010
19h53
@ lord: le français a-t’il besoin d’être protégé? Je ne pense pas, cette langue est parlée par 200 millions de personnes dans une cinquantaine de pays, je doute que les quelques artistes québécois qui chantent en anglais fassent du tort à ce point!
lordcraft
3 août 2010
23h25
@larousse_estdouce
Vous jouez avec les statistiques simplement pour présenter votre propos. Vous savez très bien que la proportion de francophones en Amérique du Nord est minime. Puis que le français au Québec est ce qui rend notre culture unique ici en Amérique. C’est ça qu’il faut protéger, notre culture, comme TOUTES les communautés à travers le monde font. Qu’on le veuille ou non, le français fait partie de nous!
Puis mon point n’était pas le nombre de francophones, mais bien la qualité du français qui, elle, ne fait que s’empirer. Bien du monde ne sont pas capables de s’exprimer correctement en français alors ils préfèrent aller vers la facilité et s’exprimer en anglais. Sur ce, je dois moi-même faire mon mea-culpa!
Enfin, ce n’est pas “quelques” artistes québécois, mais bien une tendance qui continue à s’accentuer de plus en plus. Est-ce qu’ils ont tort pour autant? Non, mais ça ne m’empêche pas de trouver ça triste et de continuer à vouloir protéger notre langue, qui contrairement à ce que vous dites, en a grandement besoin!
daniel69
4 août 2010
10h10
J’ai trouvé une faute dans le titre: «Chanter en français : what?».
Je propose: «Chanter en français : ouate?»
:-)))))
davelataxe
4 août 2010
12h53
Protéger le Français !?! Est-il menacé ? Vraiment? Par qui? À entendre parler mon voisin qui porte fièrement le nom de Tremblay, qui…”sen va se faire grillé su’a beach avec sa black label bennnn frettttte” je crois que j’ai trouvé un coupable. Vous allez me dire que nous ne sommes pas tous comme ça, que s’est loin d’être la règle et vous savez quoi? Vous avez torts! Nous sommes tous un peu colons et il n’y a absolument rien de mal à ça. J’ai parfaitement compris ce que mon voisin voulais dire et à la base, c’est pas ça l’utilité d’une langue? Laissez les gens vivre, évoluer et chanter comme bon leur semble. Pendant ce temps je vais essayer d’expliquer à mon voisin qui mange ses “peanuts” ce que veut dire le mot cacahouète…stu de meme kon écri ca…lol…:P:P
Dave (évident un autre foutu nom d’anglo de colonisé)
eric.moreault
4 août 2010
16h51
La protection de la langue passe par son bon usage, sans pour nier au joual le droit d’exister et même de générer sa propre poésie.
Je suis plutôt inquiet de l’anglicisation rampante qui est la forme la plus pernicieuse qui soit d’assimilation — un phénomène qui ne se limite pas au Québec, bien au contraire. S’exprimer en français par la chanson ou l’écriture, c’est défendre notre culture, nos particularités, nos racines, notre héritage; bref, ce que nous sommes.
Les gens qui prônent l’individualisme à tous crins devraient comprendre l’importance de protéger son identité, ce qui nous distingue et nous rend fiers.
Éric Moreault
thegipper
5 août 2010
11h24
Je suis bien content. La langue anglaise est une langue magnifique, surtout lorsqu’elle est chantée.
Il est grand temps que les québécois s’en rendent compte. C’est un virage intéressant. Plutôt que de faire dans la ceiture fléchée et les albums vendus à moins de 3000 exemplaires, les jeunes ont plus le goût du risque, le goût de faire des choses et d’être entendus par plus de gens.
Un vrai artiste veut que ses créations touchent le plus de gens possibles. Et en musique, c’est la langue anglaise qui permet cela.
alexpert
5 août 2010
14h22
Un gallon de speak white avec ça
le québec sera indépendant le jour où tout le monde y parlera anglais,
déjà qu’on se fait assommer avec leur syntaxe, reste plus qu’à remplacer les mots et les prononcer avec les doigts dans la bouche, l’essayer c’est l’adopter.
Hurray four é free Kouéback et
horray for the little Piccawde who sings so well
danny_c
6 août 2010
10h33
En plus de mettre à mal leur identité, ces groupes de francophones qui chantent en anglais ne se distinguent pas des autres. Il y a tellement de groupes anglophones qu’on a le choix et qu’on peut être exigeant de ce côté. Ils auront ainsi autant de mal à vendre des albums ailleurs qu’au Québec.