Normand Provencher
Le Soleil
Namur n’est pas le plus grand des festivals, mais sans doute l’un des plus conviviaux et agréables. Rien à voir avec Cannes et Toronto.
Son créneau — le cinéma francophone — permet d’avoir un aperçu de ce qui se fait de mieux sur la planète dans la langue de Molière. De la France et de la Belgique, bien sûr, mais aussi du Québec, du Liban, du Cameroun.
Mon coup de coeur jusqu’à maintenant va à L’art d’aimer, d’Emmanuel Mouret. Un amoureux du verbe et de … l’amour. Son conte choral et moral, sorte de chassé-croisé de six histoires sur le désir et l’infidélité, est un pur délice.
L’exercice de l’État, de Pierre Schoeller, vaut également le détour. Une troublante incursion dans l’univers professsionnel d’un ministre français plongé en pleine tourmente. Olivier Gourmet trouve ici l’un de ses meilleurs rôles.
Un peu déçu du film québécois Décharge de Benoît Pilon, récit d’un éboueur et ex-toxicomane (David Boutin) qui tente de venir au secours d’une junkie prostituée (Sophie Desmarais). Malgré un bon jeu d’acteurs, le scénario est inégal et manque d’émotion. Un petit trois étoiles.
Mon coup de cafard? Toutes nos envies de Philippe Lioret, avec Marie Gillain et Vincent Lindon. On s’attendait à tellement mieux du réalisateur du mémorable Welcome.









