Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine, l’écologiste Steven Guilbeault se prête au jeu. N’oubliez pas de signer votre commentaire.
Depuis déjà plus d’une décennie, on assiste à un bras de fer entre la ville et le gouvernement du Québec qui ont deux visions très différentes sur la question du transport et de l’aménagement du territoire à Montréal. Les enjeux en cause sont d’une grande importance pour l’avenir de la métropole.
Commençons par le projet de réfection de la rue Notre-Dame. La dernière fois où la Ville et Québec ont présenté une esquisse, le fossé entre les deux acteurs avait donné lieu à un projet tellement confus que l’ancien ministre Robert Perreault l’avait alors qualifié de « boul-route », ni un boulevard urbain, ni une autoroute, mais une espèce d’hybride.
En outre, la Ville s’est longtemps opposée au prolongement de l’autoroute 25 parce que l’augmentation importante de la circulation automobile liée à ce projet ne cadrait pas avec le schéma d’aménagement de la métropole. Québec avait alors demandé à la Ville de changer ledit schéma, ce que Montréal avait refusé de faire forçant alors Québec à adopter un décret et imposer à la Ville ce nouveau tronçon routier.
Et le dernier bras de fer en liste est sans contredit la réfection de l’échangeur Turcot où, encore une fois, il semble que la Ville ait décidé de reculer devant Québec pour permettre la réalisation d’un autre projet dont nous ne voulons pas, qui va entraîner plus de pollution, plus de gaz à effet de serre et plus de circulation automobile.
Là-dessus, permettez-moi d’interpeler directement la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne : « Madame Courchesne, si jamais vous décidiez d’appliquer la même rigueur au projet Turcot que vous semblez vouloir le faire pour le Train de l’Est, je vous invite à prendre un café, j’ai plusieurs idées pour réduire de façon importante les coûts… Par exemple : enlever une voie de chaque côté et diminuer le nombre de bretelles d’accès.
Je ne dis pas que le gouvernement du Québec doit déléguer ses pouvoirs et responsabilités fiduciaires à Montréal, mais ce dont Montréal à besoin dès maintenant, c’est que le gouvernement du Québec arrête de lui imposer un modèle de transport dont plus personne ne veut.
Tags: Blogueur invité










xenon
23 janvier 2012
07h42
”…permettre la réalisation d’un autre projet dont nous ne voulons pas.”
”…imposer un modèle de transport dont plus personne ne veut.”
Qui ça, nous? Plus personne parmi quel groupe de citoyens?
Indépendamment du bien fondé du discours de M. Guilbeault, où est le sondage qui confirme une telle unanimité, proprement sidérante?
S. Champetier
cmoibenlepro
23 janvier 2012
08h01
Ben oui, on enlève des voie, pis les voitures vont voler. Des milliers de voitures supplémentaires prises dans Turcot, ça va pas faire de pollution, of course!
Et avec les fiasco qu’ont TOUS les projets de transports collectifs à grande échelle (Métro de Laval pharaonique, Train de l’Est sur la glace, SRB sur Pie-IX abandonné, déficits à la STM, nouveaux wagons de métro qu’on va avoir quand les poules auront des dents et à 10x le prix, etc…) ça va être dûr de faire des économies, comme il l’affirme. C’est tellement logique!
Très intelligent ce bonhomme, un vrai vendeur de chars!
Quelle arnaque. Peut importe ce qu’on fait ça va coûter 10x le prix, et on aura toujours des infrastructures de m*rde.
On est nés pour un petit pain à ce qu’on dit, et les lobbys tel que Stephen Guildbault n’arrangent pas les choses.
J’espère que la ministre n’ira pas prendre ce café avec ce vendeur de chars.
B Plante
f-roots
23 janvier 2012
08h09
Donc, le padré en chef de la religion verte du Québec veut que le Québec arrête de choisir pour Montréal, mais qu’on ramasse quand même la facture?
F Racine
pixelhaus
23 janvier 2012
08h46
Normalement je dirais que le gouvernement provincial n’a pas à s”ingérer dans les affaires municipales, mais Montréal est devenue un cas à part : corruption, débordements, trous financiers obscurs, aucune vision à long terme, infrastructure de transport tombant en ruine, économie stagnante, et la liste ne s’arrête pas là.
Il y a plusieurs années que je le dis : Montréal DOIT être mise sous tutelle, le seul hic est que le gouvernement de Charest ne sortirait pas la ville de son marasme parce qu’il est tout aussi incompétent.
On est mal barré, comme disent les Français.
Guillaume Mathieu
gasston
23 janvier 2012
09h00
Bon, M. le Curé Guilbault s’est prononcé au nom de TOUS les Montréalais, et évidemment, il veut que Québec fasse ce qu’IL veut, car ce qu’IL veut, c’est ce que veulent TOUS les Montréalais, bien entendu.
Eh bien, il se trompe, le Curé, car moi je suis Montréalais, et ce que je veux, c’est qu’on remplace Turcot par une voie unique, en gravelle, et avec aucune bretelle d’accès, car c’est la seule façon de mettre au pas ces dinosaures d’automobilistes qui devraient se fermer la gueule, payer leurs taxes, et laisser leur « char » dans le garage car M. le Curé n’aime pas ça (les chars, pas les taxes – il aime les taxes « vertes »).
Vous avez le culot de vouloir aller en char de Laval au Dix-30? Prenez la voie en gravelle! Faudrait y mettre un payage d’ailleurs.
G. Lalande
astyanax
23 janvier 2012
09h04
Je ne crois pas qu’il faille réduire le nombre de voies d’accès au centre-ville. Cela ne ferait qu’accentuer des problèmes de congestion routière qui sont économiquement et écologiquement néfastes, sans parler de la mauvaise humeur collective qu’ils provoquent et qui est, elle aussi, improductive.
Ce qu’il faut, c’est faire payer les automobilistes qui entrent au centre-ville et investir les sommes recueillies dans le transport en commun. Tant que le transport collectif ne sera pas vraiment accessible et efficace, les gens continueront à utiliser leur voiture, cela tombe sous le sens.
Lucien Jutras
astyanax
23 janvier 2012
09h06
@ f-roots
«Donc, le padré en chef de la religion verte du Québec veut que le Québec arrête de choisir pour Montréal, mais qu’on ramasse quand même la facture?»
Pourquoi pas? Avec les milliards que l’économie montréalaise verse dans les régions, ce ne serait que justice et équité.
Lucien Jutras
pierrot7
23 janvier 2012
09h07
Monsieur Guilbeault a raison. Le MTQ est incapable d’évoluer. Toujours cette mentalité des années ‘60…
P.Desautels
Le_pragmatique
23 janvier 2012
09h12
@f-roots
Considérant que toute l’argent des taxes et impôts produite par l’activité économique de Montréal finance une bonne partie des infrastructures de transports partout en province il serait logique que les projets de transport de Montréal soient pilotés par les décideurs de Montréal.
J’ai toujours trouvé hypocrite le plaisir que certains semblent éprouver à cracher sur Montréal alors que celle-ci envoie plus d’argent à Québec qu’elle n’en reçoit de cette dernière. J’aimerais bien voir le reste de la province se débrouiller sans Montréal.
M. Boutin
francisk
23 janvier 2012
09h21
@cmoibenlepro
“Ben oui, on enlève des voie, pis les voitures vont voler.”
Je vous rassure Benlepro, les voitures ne voleront pas au dessus de nos têtes. Je suis presque certain que cette technologie n’existe pas encore… Au fait, je vais vous révéler la grande conspiration cachée derrière les propos de M. Guilbeaut: sa vision de Turcot vise à bel et bien à diminuer le nombre de voitures sur les routes!
Quelle idée tordue n’est-ce pas? Nous produisons chaque année un peu plus de gaz à effet de serre et ce monsieur propose curieusement de trouver une solution pour améliorer notre bilan environnemental, y fallait y penser tout de même.
Francis Huneault
bobof
23 janvier 2012
09h26
Tout à fait d’accord: «Québec doit laisser Montréal décider» …mais à la condition que les montréalais assument eux-mêmes les coûts supplémentaires de leurs écologiques projets.
Ce qu’ils refilent trop souvent à l’ensemble des québecois.
M. Payeur
lglavoie
23 janvier 2012
09h35
Voilà l’argumentaire parfait d’un ayatollah: oser dire publiquement”imposer un modèle de transport dont plus personne ne veut”!
Généralisons, généralisons,il en restera toujours quelque chose M.Guilbeault.
SVP arrêtez de prendre vos désirs pour des réalités.
En terme clair:«foutez-nous la paix» et allez jouer au dame avec votre semblable André porlier!!!!!!
Louis-Georges Lavoie
teamstef
23 janvier 2012
09h47
Facile, on enlève des voies et des bretelles! Eureka! Mais pourquoi personne n’y avait pensé avant? Turcot est l’échangeur le plus important économiquement pour le Québec mais ça, on s’en fout. On peut tout faire en Bixi et en transport en commun.
Quant à laisser Montréal décider, je suis désolé mais avec la gestion à l’hôtel de ville de Montréal depuis déjà trop longtemps, je ne les laisserais même pas décider de la couleur des murs. C’est vrai que ce n’est pas toujours beaucoup plus impressionnant à Québec mais c’est quand même moins pire!
Sylvain Rivard
babypapillon
23 janvier 2012
09h51
Ce discours de la pensée magique et de la morale bien-pensante du lobby écolo me scie en deux. Personne n’est contre la vertu. Mais est-ce que ces gens pourraient faire preuve de juste un tit peu de réalisme SVP? Ils ont tendance à croire tellement dur comme fer que la quantité de véhicules va diminuer par magie en diminuant le nombre de voies….Misère…
Claude Lauzon
ragazzino
23 janvier 2012
09h56
J’ai si hâte que l’on cesse d’opposer «Québec» et «Montréal» lorsqu’on parle du gouvernement du Québec, alors que la moitié, sinon plus, des décisions se prennent à Montréal. Tous les ministères ont un bureau satellite à Montréal, souvent en plein centre-ville; les ministres, sous-ministres et gestionnaires haut placés y passent la moitié de leur temps, un bon nombre y ont élu domicile plutôt qu’à Québec.
Le gouvernement ne prend pas de mauvaises décisions en matière de transport parce qu’il est «à Québec», mais tout simplement parce que nos décideurs sont mal renseignés, mal formés et manquent surtout de connnaissances liées au ministère qu’ils dirigent. Ingénieurs et architectes québécois font des merveilles à travers le monde, Bombardier construit des trains de banlieue et des wagons de métro pour l’Europe et l’Asie, et puis au Québec…
La ville de Québec en soi n’est pas responsable des maux de Montréal, cessez ce jeu d’enfants.
B. Falardeau
belleu
23 janvier 2012
10h01
C’est incroyable la tribune qu’on donne à ce gars-là. Aux nouvelles, quand on parle des groupes environnementalistes, qui voit-on ? Guilbeault. Il EST l’environnement. Qu’il aille dire aux gens pris sur Champlain que le futur échangeur aura 2 voies de moins, pour réduire la circulation pour voir ce qu’il va se faire répondre!
On ne pourrait pas donner la tribune à l’honnête citoyen, qui vit sur la rive-sud pour pouvoir se payer une maison à un prix raisonnable et travaille à Montréal, taxé à 52%, ce qu’il pense de payer un échangeur 2 fois le prix et qui ne corrigera pas les problèmes de circulation!
Amen Pape Guilbeault, ta parole est la Vérité Absolue, tout le monde sait ça….
C. Brisson
atrayou
23 janvier 2012
10h26
D’accord en partie et ce n’est pas la partie où on enlève une voie… Mais, il est vrai que c’est au MTQ à Québec que se prennent les décisions. Bien lové dans leurs beaux bureaux de Québec, ces bozos n’en ont que pour embellir la Grande-Allée et ne connaissent foutrement rien à la dynamique de la métropole. Ça leur prend 10 minutes pour se rendre à leurs bureaux le matin pis ils chiâlent parce que Québec ça s’en vient comme Montréal(!!!). Transférez des pouvoirs de décisions à Montréal ne serait que logique et surtout tellement pragmatique. Mais voyez-vous, le Parti Libéral n’a pas de votes à gagner à Montréal faque, on laisse le restant de la province décider pour nous autres. Séparons Montréal du Québec et 60% du PIB de la province tombe sur le cul… Quand j’entend les ti-clins dire que le reste de la province va payer pour nous autres j’ai juste le goût de dire…Ah, pis laisse faire!
Denis Gagnon
ragazzino
23 janvier 2012
10h31
@babypapillon
En fait, la logique bien-pensate écolo n’est pas si folle que ça… Augmenter le nombre de voies augmente immanquablement le nombre de voitures qui y circulent. La voiture prendra toujours plus de place si on lui en donne plus, surtout parce que le parc automobile québécois et mondial ne cessent de grandir chaque jour. L’inverse, donc, est aussi vrai. Il faut «forcer» les automobilistes hors de la route, mais encore faut-il leur offrir des solutions de rechange intéressantes, ce qui n’est pas encore toujours le cas. Pourquoi? Parce que les systèmes de transport sous-financés depuis 60 ans, alors que l’industrie automobile, elle, surfinancée depuis 60 ans. Normal que personne ne veuille quitter le siège conducteur, donc.
B. Falardeau
tonyverdechi
23 janvier 2012
10h45
@ pierrot7
Vous avez raison. Ceux qui travaillent dans l’urbanisme le savent que trop. Mais ce n’est pas un problème exclusif au MTQ. Je dirais que c’est un problème québecois. Il n’y a qu’à lire les messages ici-même pour s’en convaincre.
Alors que plusieurs villes ont fini par comprendre et ont modifiées leurs façons de faire, ici, on est encore bien ancré dans des mentalités veilles de quelques décennies.
Le problème n’est pas prêt de se régler. Les gens de la banlieue se foutent bien des problèmes des gens de la ville et les gens de la ville commencent eux aussi à s’en balancer des problèmes des banlieusards. On va aller loin comme ça…
Tony Verdechi
tazzmaniac13us
23 janvier 2012
11h28
@Le_pragmatique
“J’ai toujours trouvé hypocrite le plaisir que certains semblent éprouver à cracher sur Montréal alors que celle-ci envoie plus d’argent à Québec qu’elle n’en reçoit de cette dernière. J’aimerais bien voir le reste de la province se débrouiller sans Montréal.”
Si on applique le même scheme de pensée avec le reste du Canada qui verse une perequation de 8milliard par année au Québec,
j’aimerais bien voir le Québec se débrouiller sans le Canada
Pour le reste, la nouvelle religion du Québec, l’environnementalisme, à de bon fondement, mais des joueurs dangeureux.
Avec une dette gonflante et des générations a venir dans un gouffre au borderline inévitable, le Québec ce doit de mettre de l’avant des plans économiques afin de relancer l’économie à long terme.
Il y a moyen de doser un apport intelligent et éco-responsable, mais jamais au détriment d’une économie forte. Vous voulez faire quoi sans argent et une prochaine génération endettée? “Ah mais c’est tu beau une rivière au temiscouata”
Justement, le probleme vient du fait que la réalité montréalaise est appliquée à l’ensemble de la province, avec un lobby de gauchiste très fort, des porte parole avec des ressources médiatique pratiquement illimitée a portée de main (Salut Steven Guilbeault!”), trop d’autos, aucun plan d’urbanisation, du beton a en pu finir, un st-laurent pollué, name it, la réalité montréalaise est morause et désolante.
De penser que c’est le bon scheme de pensée, et le seule bon, et de l’appliqué a l’ensemble de la réalité Québécoise. Vous pensez que l’économie Québécoise déja accoté au pied du mur pourrait le supporter?
A. Brochu
francisk
23 janvier 2012
11h29
Québec ou Montréal: L’important est que les décisions se prennent en fonction de solutions imaginatives et responsables. Le MTQ en est-il capables toutefois?
Ce qui me coupe les jambes, c’est d’entendre les automobilistes se plaindre d’être toujours pris dans le trafic. Enfin, si vous êtes tannés d’être dans le trafic, arrêtez de vous y mettre.
Il existe des solutions pour se déplacer autrement qu’en voiture. C’est vrai qu’elles sont parfois moins confortables, mais elles possèdent d’autres qualités que la voiture n’a pas.
Un petit effort ça ne tue personne, ça rend plus fort. Le sourire aussi en passant.
Francis Huneault
fullmoon
23 janvier 2012
11h46
j.ai beaucoup de respect pour Mr.Guilbeault et pour la cause de l’environnement, sauf que pour ce qui est de Montréal je ne leurs fait aucunement confiance.
j’ai eu un commerce dans cette belle grande ville pendant vingt ans et ce que j’y ai vue me désole au plus haut point.
des réfections de trottoirs et bout de chemin mal fait et a reprendre deux ans apres, des aménagements affreux et j’aime mieux m’arreté ici.
tout les travaux majeur a etre fait dans cette ville et qui implique de l’argent des Québécois doivent etre décidé par Québec et si Montréal n’est pas d’accord alors ont ne fait rien.
quand c’est moi qui paye c’est a moi de décidé, si Montréal paye alors il décidera mais si tout le Québec doit payer alors nous avons tout les droit de décidé en déplaise aux fonctionnaires de la grande ville qui dois-je vous le rapellez est techniquement en faillite sans les sommes colossale que la province lui donne année apres année et maintenant vous voudreiz qu’ont leurs donne notre argent sans avoir le droit de décidé ,voyons ont ne parle pas de toronto ou new-york mais de Montréal,ville reconnu pour ces bavures et ces envelopes brune et qui ne fait aucun effort pour amélioré sa situation.
dernier mot, coté écologie et environement,la ville ne fait rien pour aidé dans ces domaines.
Pierre forest
kanaille
23 janvier 2012
11h58
Oui les Montréalais doivent être les seules a décider, a condition qu’ils soient les seule a payer. Phil Martin
kanaille
23 janvier 2012
12h01
Pourquoi on perds notre temps a écouter ce théologien. Quelle est sa formation scientifique? Réponse AUCUNE
Mario Boivin
f-roots
23 janvier 2012
12h28
@astyanax et Le_pragmatique
Si vous êtes si sûr de vos affirmations, vous n’avez qu’à militer pour qu’on transfère des responsabilités assorties de points d’impôts à la ville de montréal, et on s’en reparlera par la suite…
Le curé Guilbeault lui-même dit que québec doit laisser montréal choisir tout en continuant à payer la facture….ce n’est pas parce-que montréal en sortirait gagnante…
F Racine
jfrancois001
23 janvier 2012
12h31
J’ai beaucoup de respect pour M. Guilbeault. Informé, bon vulgarisateur, avec un bon sens des priorités et des enjeux, je suis toujours intéressé par ses idées et son point de vue. Sa plus grande qualité est de faire passer un message de développement durable et intelligent, sans être un ayatollah.
Je crois cependant, dans le cas de Turcot, qu’il faut un peu démêler les enjeux. La capacité actuelle de Turcot (ou la possibilité de la réduire) est, selon moi, très différent de l’encouragement à l’automobile , ou de l’incitatif au transport en commun.
D’accord, c’est une question de coûts, ultimement, mais réduire la capacité actuelle de Turcot au nom d’une rectitude politique ne fait que distraire des vrais enjeux visant la diminution du trafic automobile, et la mobilité des biens et des personnes essentielles à l’essor d’une ville comme Montréal.
On peut très bien conserver la capacité actuelle de Turcot, tout en créant des stimulus adéquats au transport collectif, ou des mesures coercitives ayant le même impact (i.e. péages pour entrer en ville à la Stockholm). Si on vise la réduction des déplacements en auto (ce que je souhaite), à mon avis la pire façon c’est de congestionner le réseau encore plus. Ce serait une vision à très court terme, et peu inventive.
Si on construit une infrastructure pour les 100 prochaines années (soyons optimistes), il semble qu’il vaut mieux être prévoyants, et cohérents.
Il me semble qu’on peut avoir une discussion d’adultes qui ne fait pas nécessairement l’adéquation de maintenir la capacité de Turcot avec une société qui encourage l’utilisation de l’auto.
Investir en transport en commun, offrir un service de qualité, avoir un plan de transport régional bien structuré, et changer les mentalités quant à l’utilisation de l’automobile sont un sujet indépendant du remplacement d’une infrastructure qui a atteint son point de saturation il y a belle lurette.
Que le plan de Turcot fasse beaucoup plus de place au transport collectif, soit. Que l’on parle de l’augmentation de l’offre en transport public, bravo.
Mais de dénoncer le maintien de la capacité actuelle des infrastructures routières, et de l’équivaloir à faire l’apologie de l’auto, c’est une vision très étroite.
J-F Garneau
dcsavard
23 janvier 2012
12h40
Bravo M. Guilbeault! Je ne suis pas un fan, mais vous avez raison.
Ceux qui pensent qu’il faille augmenter le nombre de voies d’accès au centre-ville de Montréal ne connaissent rien au transport et à la circulation. Si ça bloque c’est parce que le centre-ville n’est pas fait, ni capable d’absorber autant de voitures. Élargir les voies d’accès ne changera rien à rien, il faut vraiment être bouché comme un bouchon de circulation pour ne pas comprendre ça. Il y a une limite à ce que le centre-ville peut absorber comme circulation automobile et cette limite est atteinte tous les matins et tous les soirs. Vous allez juste vous rendre plus près de la sortie plus vite, mais ça vous prendra autant de temps pour finalement sortir de votre foutue autoroute à 18 voies.
Et évidemment, nous devinons tous que ceux qui exigent des autoroutes gigantesques viennent des banlieues et se foutent éperduement des montréalais et de la vie dans les quartiers périphériques. Si vous voulez vraiment arriver plus vite au boulot, prenez les transports en commun. Au début, ça n’ira pas plus vite, mais avec le temps, l’achalandage aidant, ça devrait finir par aller plus vite. Pour aller plus vite, il faut augmenter la densité des individus sur les voies, et ça, ce n’est possible qu’avec le transport en commun.
David Savard
destrojf
23 janvier 2012
13h04
Je comprends et appuie les enjeux des environnementalistes et de leur credo de vouloir réduire à tous prix les gazs à effet de serre. Mais nous pouvons le faire sans prendre en otage la population de la grande région métropolitaine en réduisant ou en rendant moins efficace le flot de circulation de l’échangeur Turcot. L’économie du Québec a besoin d’un échangeur plus performant et surtout d’un réseau autoroutier plus efficace. Nous allons réduire les gaz à effet de serre si nous réduisons le traffic et le temps d’attente et ce n’est pas vrai que le transport collectif est fait pour tout le monde… Nous travaillons pas tous au centre-ville…
JF Leduc
jacques_bisson
23 janvier 2012
13h26
TRANSPORT-ZÉRO
Et si on se créait des emplois dans les couronnes nord et sud ? En fait, il y a aussi les étudiants, les patients nécessitant des traitements spécialisés, etc…. Après tout, nous aussi on en paye des taxes et puis, côté ressources humaines, je pense qu’on arien à envier.
En regard des coûts des transports et des pertes de temps qu’on ne comptabilise pas, est-ce qu’on ne devrait pas considérer la possibilité de réduire À LA SOURCE la pression sur les transports ? Une sorte de règle des 3 R (Réduire, Réutiliser, Recycler) appliquée aux services. Il ne s’agit pas là d’une conspiration des banlieux comme des “vite-sur-la-gachette” vont peut-être le déclarer. Je pense qu’avec un peu de recul, il devrait y avoir une solution win-win pour peu qu’on mette de coté, le temps d’une réflexion, l’esprit de clocher. Quoiqu’il en soit, le poids du nombre aidant…
Salutations
Jacques Bisson, Laval+
dcsavard
23 janvier 2012
13h29
@destrojf,
M. Guilbeault n’est pas contre le transport individuel. Et que ceux pour qui ça ne va pas de prendre les transports en commun prennent leur voiture. Il n’y a pas de mal à ça et personne n’est contre ça. Par contre, ce n’est pas vrai que ça prend des autoroutes beaucoup plus larges que celles que nous avons présentement pour accommoder le trafic. La plus large partie des gens travaillent au centre-ville, si eux, ils prennent le transport en commun, la circulation sera réduite d’autant sur tout le reste du réseau.
Ensuite, il ne faudrait pas oublier que l’échangeur Turcot présentement ne fonctionne pas à pleine capacité parce qu’il menace de s’écrouler, et ça fait plusieurs années qu’il ne fonctionne pas à pleine capacité. Il ne faudrait donc pas penser que la solution de remplacement est un échangeur avec une plus grande capacité que l’échangeur actuel s’il fonctionnait à pleine capacité.
De plus, le pont Champlain n’a que trois voies dans chaque direction, le trafic de Turcot vers le pont Champlain et l’autoroute qui y mène n’ayant que deux voies, augmenter significativement la capacité de l’échangeur Turcot n’aura aucun impact sur le flot de circulation vers et en provenance de Champlain. Ça ne donne rien de brancher une borne fontaine à un tuyau d’un demi pouce pour éteindre un incendie, le débit ne sera pas plus fort que celui du robinet de la cuisine.
David Savard
MimiRose
23 janvier 2012
13h41
Si plus de gens ce serviraient de leur gros bon sens, nous n’aurions pas besoin d’autant de route. Pris sur le pont champlain….. Et quoi encore, si vous être pris sur le pont c’est que vous ne demeurez pas sur l’Île donc pas Montréalais DSL…. Et les autobus, tranquillement assis à lire, à planifier la soirée, à relaxer au lieu de rager dans un trafic innévitable…..
Lorsqu’on est Montréalais et que nous travaillons sur l’Île nous n’avons pas besoin de ces grosses infrastructures qui sert majoritairement à transporter les résidents de la rive-sud ou de la rive-nord vers leur lieu de travail. Je demeure à Montréal et pour aller travailler 20 minutes de vélo me suffit. Un bon imperméable pour les jours de pluies et le tour est joué. L’hivers 30 minutes en autobus, temps d’attente compris.
Ne me dite pas qu’il y a autant de personne qui doivent absolument prendre leur voiture, je n’y crois pas un instant. En allant sur la rive-sud vous avez choisi votre mode de vie, ce n’est pas à nous Montréalais de diminuer la qualité de la nôtre pour vous faciliter la vie.
J’ai choisi Montréal pour pleins de raison, 1 diminuer mon empreinte écologique en allant travailler en vélo, 2 réduire mon temps de transport et augmenter mon temps de qualité avec les enfants.
Pour ce qui est de la facture, est-elle vraiment importante ? Franchement non, si nous payons pour une solution à long terme qui favorisera l’environnement des futures générations.
M. Montpetit
rightman
23 janvier 2012
13h44
Et la majorité silencieuse, qui veut pouvoir se rendre travailler, et qui n’a pas le temps d’aller a toutes les protestations, quel organisme la défends, elle?
Il faut donner une importance limitée, très limités, a ces ”groupes de pression”.
T Rightman.
chrstianb
23 janvier 2012
13h50
Bonjour. J’ai une petite nouvelle pour ceux qui rouspètent contre l’idée de diminuer la capacité de Turcot: l’autoroute 30 est sur le point d’être terminée. La 30 sert à quoi, sinon à contourner Montréal? A-t-on sacrifié des terres agricoles et enclaver une ville comme St-Constant pour rien ? Est-ce qu’il y a un pilote dans l’appareil pour assurer la cohérence du développement routier au Québec ? C’est bizarre, chaque fois que je pose ces questions, je n’entend que le chant des criquets.
Christian Bellefleur
astyanax
23 janvier 2012
14h29
@ f-roots
«Si vous êtes si sûr de vos affirmations» (…)
Pour votre information:
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/200901/09/01-692739-montreal-le-cadeau-fait-aux-regions.php
Lucien Jutras
belleu
23 janvier 2012
14h43
@chrstianb
Pour répondre (au lieu des criquets) à votre questions, allez-vous demander à ceux qui demeurent à La Prairie de passer par Vaudreuil pour aller au centre-ville ?
@MimiRose
Les banlieusards ne sont peut-être pas Montréalais, mais ils paient la facture des infrastructures en décrépitude de Montréal!!! Vous voulez payer Turcot et Champlain tout seul ? Be my guess!
C. Brisson
jacques_bisson
23 janvier 2012
14h51
@Le_pragmatique
Vous dites:
“J’ai toujours trouvé hypocrite le plaisir que certains semblent éprouver à cracher sur Montréal alors que celle-ci envoie plus d’argent à Québec qu’elle n’en reçoit de cette dernière. J’aimerais bien voir le reste de la province se débrouiller sans Montréal”.
Pour le “cracher sur Montréal”, je vous l’accorde.
Pour le “J’aimerais bien voir le reste de la province se débrouiller sans Montréal”,
vous faites de la science fiction. Si l’histoire s’était déroulée autrement, c’est évident que l’occupation du territoire se serait déroulé autrement, ça tombe sous le sens. On aurait peut-être pas une métropole sur une île!!!… Je ne vois pas ce que ça apporte de positif au débat.
Jacques Bisson, Laval
dcsavard
23 janvier 2012
16h06
@belleu,
votre raisonnement sur le fait que les banlieusards et autres Québécois paient Turcot et doivent donc décider de ce que sera Turcot ne tient pas la route. Vous savez combien paient les Montréalais pour toutes les infrastructures en dehors de la ville jusqu’en Gaspésie et la baie James? Alors, franchement, soyez un peu plus modeste. Et si les infrastructures de Montréal sont en décrépitude, c’est parce que l’argent des infrastructures est allé pour construire toutes ces routes et autoroutes périphériques qui mènent et viennent des banlieues. Belle façon de remercier les Montréalais qui ont payé une large part de ces infrastructures-là que votre façon de penser. Honte à vous!
David Savard
montrealaise
23 janvier 2012
16h08
Steven Guilbeault a raison sur le fond des choses.
Je rajoute: Libérons-nous de Québec.
Y Labonté
f-roots
23 janvier 2012
16h14
@astyanax
Je n’insisterai pas sur le fait que votre article n’est plus tout à fait à jour mais bon….
On peut faire dire ce que l’on veut avec des chiffres semblable. Francois Legauche a déjà fait un budget de l’an 1 comme québec souverain, et si je me rappelle bien, il y avait un surplus de 5 milliards de dollars la première année…
Au bout du compte, montréal sans le reste du québec ne pourrait pas survivre. Le contraire n’est pas vrai…
F Racine
PiBlay
23 janvier 2012
16h21
Souvent je déteste que Québec impose sa loi à montréal, notament en matière linguistique. Ils nous imposent le français alors que visiblement la ville est à moitié anglophone. De plus la structure d’arrondissements fragmentés de montréal a été modifié par québec de façon à ne jamais gêner le pouvoir de québec.
Mais encore une fois, c’est la seule mentalité des écolo du plateau qui est représenté par “tout le monde”. J’aimerais bien que ce plateau cesse de se prendre pour le nombril du monde.
“Modèle de transport dont personne ne veut” Je pense que M. Guilbeault se pense bien au dessus des autres puisqu’il n’a pas besoin d’utiliser les sondages lui. Il faut le croire sur parole. C’est lui qui détient la vérité!
C’est vrai parfois j’apprécie qu’un palier gouvernemental supérieur impose ses normes à des localités d’hurluberlus. En matière de transport, vive la 25 et vive le nouveau turcot. Rajoutez-en des voies. Des fois Montréal mériterait d’être mise sous tutelle. De la même façon Québec devrait être mis sous tutelle par le fédéral pour gérer sa dette et ses impôts. Les sondages révèle que 80% de la population du québec est en faveur d’un durcissement des peines criminelle, à part “tout le monde” du plateau. Un beau cas d’imposition des normes fédérales.
Pierre Tremblay
francisk
23 janvier 2012
16h54
@f-roots: “Au bout du compte, montréal sans le reste du québec ne pourrait pas survivre. Le contraire n’est pas vrai…”
Montréal est la locomotive économique et culturelle du Québec. Prétendre le contraire n’est rien d’autre que de l’aveuglement. À quoi bon voir un combat entre Montréal et le reste du Québec dans ce que Guilbeault avance. Le sujet ne porte que sur les instances administratives, pas sur un combat à finir entre les populations de Montréal et du reste du Québec.
Francis Huneault
astyanax
23 janvier 2012
17h47
@ f-roots
Mon article date de 2007. Et si j’en crois votre commentaire, vous suggérez que, depuis, la situation se serait complètement inversée. En cinq ans, Montréal est passée du statut de vache à lait des régions à celui de bénéficiaire des largesses de ces mêmes régions; c’est bien ce que vous voulez dire?
Je vous ai fourni un argument un peu daté, c’est vrai. Mais c’est tout de même 100% plus d’arguments que vous qui n’appuyez vos dire que sur du vent. Pas de preuve du tout. Zéro. Rien. Nul.
Lucien Jutras
xenon
23 janvier 2012
18h28
”Ils ont tendance à croire tellement dur comme fer que la quantité de véhicules va diminuer par magie en diminuant le nombre de voies….” -babypapillon
Question tout-à-fait naîve (j’assume) mais la réduction des voies n’aura-t-elle pas l’effet inverse de celui désiré, soit d’augmenter la pollution dû à ce que les voitures (un peu moins nombreuses, d’accord), restent beaucoup plus longtemps dans le trafic?
L’environnement est un sujet sérieux, mais les solutions ne sont pas simples à trouver. Je parie qu’à commodité égale, beaucoup de gens choisieront les transports en commun si c’est plus économique pour eux. Mais voilà, le transport en commun n’est pas pratique pour tous (trajet trop long, obligations familiales etc…). Plus d’argent, c’est bien joli, mais les ressources ne sont pas illimitées: on investit déjà des sommes considérables dans les transports en commun! Et les citoyens sont déjà surtaxés!
S. Champetier
jacques_bisson
23 janvier 2012
19h24
@francisk
Je vous rejoins pour l’ensemble de votre commentaire que je considère porteur d’ouverture. Montréal la locomotive culturelle du Québec, je crois pas que ça soit discutable. La locomotive économique ? là j’avoue que je suis partagé. Le Québec, c’est pas la Suisse. Ce qui fait notre force ici, c’est avant tout nos ressources (hydroélectrique, mines, forêts, agriculture, etc.). Ça prend une bonne loco pour tirer ça n’est-ce pas? Et puis, pour allonger l’image, les régions seraient des wagons sans contrôle sur la vitesse et la destination ?
Pour moi, ce qui fait la force économique de notre Québec se trouve dans la synergie à laquelle l’ENSEMBLE des Québécois sont appelés à contribuer. Fin de la remarque
Évidemment, montréal (la métropole, pas l’administration municipale) n’est pas en reste. Les sièges sociaux s’y retrouvent en majorité et la substance de ces institutions, c’est le…capital humain. On pourra sûrement être d’accord que ce capital humain, il provient de l’île pour une part mais aussi des banlieues. On parle donc de la région de Montréal du point de vue des ressources humaines.
Dans cette perspective,votre phrase “Le sujet ne porte que sur les instances administratives, pas sur un combat à finir entre les populations de Montréal et du reste du Québec.” prend tout son sens. Je souhaiterais donc que s’évanouissent tous ces débats puérils à savoir à qui profite telle ou telle infrastructure. Partons du pricipe qu’elles servent avant tout aux Québécois. On finira bien par faire avec.
Salutations
Jacques Bisson, Laval (ouin ouin, c’est ça, la banlieue…)
lmisslucie
23 janvier 2012
22h47
Montréal est une ile, mais n’est pas qu’une ile. C’est vrai que Québec et ses fonctionnaires ont une vision utilitaire de la ville et se contrefoutent complètement de la qualité de vie de ses citoyens. Rien qu’à entendre les radios-poubelles de la vieille capitale et des régions on a une bonne idée du sentiment général envers Montréal. À ceux qui disent que Montréal ne saurait vivre sans le Reste du Québec, relisez svp les chroniques de Claudes Picher avant de dire vos niaiseries. Il y a quelques différences entre des croyances ou des perceptions et des faits, même si ça ne fait pas notre affaire.
De là à laisser la ville décider seule de toutes les infrastructures, il y un pas que je ne suis pas prête à franchir. La ville, malheureusement, est également au coeur d’un réseau routier qui relie la rive-nord à la rive-sud. Ses infrastructures ne peuvent se contenter de ne desservir sa population locale. S’il y avait un réseau de voies de contournement par le nord et le sud, ce serait déjà beaucoup mieux. La 30, c’est un début. Tant que le Tunnel LH Lafontaine ne sera pas restauré, il manquera une pièce importante au puzzle.
Cependant, le modèle économique qui consiste à s’éloigner de plus en plus, l’étalement urbain, le droit inaliénable au bungalow de banlieue est contreproductif et a fait son temps. J’ai toujours trouvé stupide de se taper plus de 45 min en transport pour aller travailler (1.5 hre par jour, ou vu autrement, une sixième journée de travail). Alors, puisque ce ne devrait pas être aux montréalais de payer ces infrastructures et d’en subir les inconvénients, faisons en sorte que ce soit les utilisateurs qui en paient le prix. Ramenons les péages sur les routes, toutes les routes. Que les étalementistes paient toutes leurs infrastructures également, écoles, clsc, etc. Rendons à César ce qui revient à César. Autrement dit que celui qui choisi de s’éloigner en assume tous les coûts. L. Paquette
jolico
24 janvier 2012
00h03
tonyverdechi a bien raison que les banlieusards se fichent des gens de la ville et que les gens de la ville commencent à en avoir ras-le-bol des problèmes des banlieusards. Vivre à Montréal n’est pas une sinécure car nous devons endurer l’horrible pollution des industries, des véhicules, d’un aéroport urbain avec de plus en plus de mouvements d’avions, parmi des îlots de chaleur à faire péter le compresseur du meilleur refrigérateur en été.
M. Guilbeault a d’excellentes idées. Nos élus, eux, foutent la merde en voulant réduire les automobiles en écoeurant les gens des quartiers modestes en bloquant des places de stationnement par du ciment et des pistes cyclables, tandis que d’autres élus comme ceux de Dollard viennent de permettre aux propriétaires de résidences d’élargir leur entrée de cour pour pouvoir y mettre plus d’autos. Les transports en commun aux heures de pointe, ce sont des boîtes à sardine, puis le service hors de ces heures de pointe est ridicule: pour aller d’un point A à un point B qui prendrait 8 minutes en automobile, il faut changer de bus deux ou même trois fois et ça peut prendre 90 minutes. La fin de semaine, oubliez le transport en commun à moins de vouloir passer trois heures juste pour vous rendre où vous voulez aller.
Pis coudonc! Le monde aux “bretelles” ne savent-ils pas qu’il y a moyen d’avoir des genres d’échangeur sans tout un paquet de bretelles qui ne servent qu’à faire des embouteillages?
J. Lincourt
misfitmalice
24 janvier 2012
00h26
Il faut cesser de croire que tout les utilisateurs des autoroutes de Montréal y travaillent. Dès que l’on a à aller vers le nord de Montréal, on est obligé de la traverser, sauf si notre destination se trouve au nord-ouest…
Et n’oubliez surtout pas les camions de livraisons qui, si leur point départ est la rive-sud, se doivent d’emprunter ces infrastructures, que ce soit pour effectuer leurs livraisons à Montréal ou plus au nord…
Quant aux transports en commun, c’est bien pour le centre-ville, ça devient carrément repoussant pour se rendre dans l’ouest de l’île ou vers le nord de Montréal et Laval, tellement ça prend des heures… Qui veut se claquer 3 heures aller, 3 heures retour, pour aller travailler?
Et n’oubliez-pas ceux qui travaillent sur la route ou qui ont des horaires irrégulier.
Je crois que la solution ne doit pas être radicale. Elle ne doit pas favoriser un groupe plus que l’autre mais se retrouver dans une zone de juste milieux…
Et surtout, de grâce, cessez de cracher sur le groupe d’en face. Vous n’apportez rien au débat et vous le rendez stérile. Que vous habitiez Montréal ou la rive-sud, vous êtes tous des êtres humains égaux qui ont fait un choix de vie qui vous convient à vous et pas à l’autre…
Marc Dorais
jarol
24 janvier 2012
10h24
M. Steven Guilbeault, cette vision que vous avez du transport et du déplacement odes véhicules dans la métropole, est une vision irréaliste et d’un autre siècle, et certainement pas de la fin du dernier siècle. C’est cette vision qui a mené aux embouteillages infernaux que la métropole subit jour après jour. Pensez aux gens qui ont à se déplacer de la rive sud, aux camionneurs, en particulier, qui doivent se rendre à Laval et dans les villes plus au nord. Et qui ont à subir sur leur chemin, à se déplacer à travers le trafic circulant dans l’île pour se rendre livrer leur marchandise à destination? N’allez pas prendre la place de ces camionneurs, ni de ces gens qui ont à le faire à chaque jour pour se rendre au travail, ou ces hommes d’affaires qui ont à le faire, travail oblige. Ce n’est pas à la ville de Montréal qu’il appartient de prendre les décisions dans ces cas-là. C’est justement parce que l’on a été trop à l’écoute des dirigeants de la métropole qu’existe le chao actuellement, dans les décisions concernant l’échangeur Turcot, notamment. Allez faire un tour à Nantes, en France, la première ville où on a réintroduit le tramway et cela était en 1986. Une ligne traversant la ville, l’île de Nantes entourée des eaux d’un fleuve, et qui sera en utilisation en 2015. Et tous les autres liens ferroviaires traversant la ville. Tout est lié aux déplacements des gens nord-sud sans qu’ils aient à danser à travers le trafic local, comme on le fait sur l’île de Montréal. C’est cela un exemple à suivre. Rolland Lambert