Quand décembre achève, les glaces sont faites et on se retrouve avec les enfants et le beau-père et tout ce qui patine dans les environs pour un match échevelé mais oh combien relevé.
Fin joueur, le beau-père. Ce n,est pas pour me vanter, il trouve que je m’améliore, d’ailleurs, c’est dire si je partais de loin.
Toujours est-il qu’à chaque nouvelle saison, en nouant les lacets de ses patins dans la cabane ou sur le bord de la patinoire, il nous dit à quel point il avait hâte de “renouer avec la compétition”. C’est qu’on s’attache à la compétition, puis on s’en détache veux, veux pas. Il faut donc renouer ce noeud qui nous y tient.
Samedi, j’ai renoué avec la compétition. J’ai couru pour la première fois depuis le marathon. J’avais prévu ne pas courir une semaine. On était presque rendu à deux…
J’avais cette sorte de rhume du cerveau et de plein d’autres organes accessoires, qui s’attaque, nous dit-on, à plusieurs marathoniens de la plus sournoise manière.
Je ne sais pas si j’étais trop déprimé pour courir, ou si ne pas courir me déprimait. Mais 12 jours sans… ça m’était pas arrivé depuis 15 mois. C’est un état de manque, je crois…
J’ai renoué mes souliers, donc, et je me sens déjà mieux. Il n’y a pas meilleur temps pour courir que septembre et octobre.
Parlant de renouer avec la compétition, je viens de lire l’histoire de Zola Budd, dans cet excellent papier du Runners World. Ça commence par une course de cross country de 5 kilomètres, avec de jeunes collégiennes, quelque part dans les montagnes de Caroline… et avec une sorte de matante qui part comme une folle… et qui gagne la course en 17 minutes et des poussières. Ça finit… que c’est Zola Budd, ex-championne du monde, Sud-Africaine conspuée pour avoir été Blanche et totale ignorante politique au très mauvais moment… et qui a refait sa vie, et quelle vie, dans le bout de Myrtle Beach. Elle a renoué avec plein d’autres choses aussi, vous verrez.

























