Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est columnist à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Lundi 14 septembre 2009 | Mise en ligne à 23h03 | Commenter Commentaires (21)

    Le 80e marathon de M. Miclette

    miclette.jpg
    P’tite année, M. Miclette, seulement 8 marathons…
    (Photo Canada Français)

    Avec toutes mes histoires, j’ai oublié de vous dire que j’avais vu Albert Miclette, champion marathonien des 70 ans et plus, vous savez celui qui n’avait jamais couru avant l’âge de 56 ans, et qui a célébré ses 50 ans de mariage en courant Boston avec sa femme Huguette?

    Toujours est-il que j’étais assis sur le pont Jacques-Cartier en attendant le départ. Le temps était frais et beau. Et voilà  M. Miclette qui se pointe. “C’est mon 80e marathon”, me dit-il. Je vous rappelle qu’il court depuis 16 ans seulement. Ce qui veut dire une moyenne de cinq par année, sans compter les ultra-marathons.

    –Vous visez quoi comme temps, M. Miclette?
    –Je ne vise pas de temps cette année, parce que la semaine prochaine je cours le marathon des Adirondacks et c’est en pentes, alors…
    –La semaine prochaine, hein?
    –Oui.
    –Vous avez fait combien de marathons cette année?
    –Attends un peu… J’en ai couru seulement quatre jusqu’à maintenant. Aujourd’hui, ça va faire cinq, six la semaine prochaine… Ah, il y a Hartford cet automne. Et un autre en Floride.
    –Donc huit…
    –Oui. Mais pas d’ultra-marathon, cette année, dit-il du ton de celui qui a décidé de se la couler douce.
    –Ah non? Juste huit marathons? P’tite année, M. Miclette…
    –J’attends d’avoir 75 ans pour mon prochain ultra-marathon, pour battre des records, me dit-il avec l’oeil pétillant.

    Vérifié son résultat: 4h13:33. Sans se forcer! Premier chez les six 70 ans et plus… avec 22 minutes d’avance sur le deuxième, mais n’en parlons pas. Un p’tit dimanche tranquille.

    Reçu un courriel de lui, lundi matin: “Je me suis tordu un peu la cheville gauche au 4km sans savoir comment, et ce malaise m’a suivi jusqu’ la fiin du marathon. Ce matin ça va mieux mais je vais prendre la journée de repos pour la course ( un peu de vélo cet après-midi).”

    Ouais, on s’en permet, M. Miclette. Pas de course, hein?

    Ou s’en va la vieillesse, mesdames et messieurs, je vous le demande.

    Bonne chance dans les Adirondacks, M. Miclette, mais là, c’est fini les vacances, on veut un gros temps, OK?

    Nos amitiés à madame.


    • C’est le genre de personne qui m’impressionne vraiment. Je doute me rendre jusque là, mais je lui lève mon chapeau sur la pointe des pieds!

    • Tout simplement impressionnant! À l’heure du diner, je parlais justement avec un collègue qui, à 40 ans s’est donné comme objectif d’avoir couru 50 marathons à 50 ans. Donc 5 par année. C’est une pratique courante apparament. Nous étions tous impressioné par ses 5 marathons par année. Mais lui, ce qui l’impressionait, c’était une de ses amies, médecin de Victoria, BC, qui cour 50 marathon par année à 56ans! Bref, il y a toujours quelqu’un pour nous forcer à être un peu plus performant. Mais bon…ils sont tout les 2 célibataires et sans enfants…j’imagine que ça donne un peu de temps libre ça aussi.

    • C’est un exemple.

      Anima sana in corpore sano.

    • C’est grâce à des gens comme lui que des gens se gardent en santé. Pour le plaisir de la chose bien sûr mais aussi pour la responsabilité qu’on a de rendre hommage à notre corps en lui donnant ce dont il a besoin, du pain et des jeux. Je souhaite me rendre aussi loin que lui, lentement mais sûrement.

    • M. Miclette est ce qu’on appelle en anglais un “natural”. Des coureurs comme lui, il y en a peut-être un sur cent, sur mille, je ne sais pas. Mais en gabadant des nombreux marathons comme il le fait, je lui lève mon chapeau avec quand même une petite pointe d’envie. Puis des perssonnes comme lui, ça en encourage d’autres à se mettre à la course aussi.

    • Un homme comme monsieur Miclette est un exemple inspirant pour nous tous. Quand j’entends des gens de 50 ans me dire qu’ils aimeraient bien courir mais ne peuvent pas à cause de (et là, la liste d’excuses défile), je leur parle de ce monsieur de 70 ans pour leur démontrer que quand on a vraiment le goût de courir, rares sont les bonnes raisons pour nous en empêcher. En réalité, ils ne veulent pas courir: ça c’est leur véritable excuse. Pas besoin de courir des marathons comme monsieur Miclette; juste 30 minutes 2-3 fois par semaine, c’est déjà mieux que rien.

      Bravo Monsieur Miclette, et aussi à sa femme!

    • Chapeau, vraiment remarquable. Il me fait filer un peu cheap, mais bon. Je ne sais pas si monsieur Lapalice va aller lui dire qu’il n’avait pas d’affaire là parce-qu’il a couru en plus de 3h30…

    • Wow, bravo à ce monsieur. Ça vient faire fermer le clapet aux cons qui disent que les coureurs qui font un temps de moins de 3 h 30 sont des bons à rien et donne à tous les coureurs une dose d’humilité face à leur propre temps de course. Franchement, bravo!

    • @trembug …….ils sont tous les 2 célibataires et sans enfants……j’imagine que ça donne un peu de temps libre ça aussi.
      Le célibat et la mal au genou ont vraiment le dos large lorsque l’on parle de course à pied. Seulement 6 heures de jogging par semaine vous fera parcourir près de 60 kilomètres. C’est peu 6 heures de moins par semaine de télé quand on sait que la moyenne quotidienne se situe entre 4 à 8 heures. Pensez-vous que tous les participants au marathon sont célibataire? Ils ont fait le choix de bouger. De plus il est facile d’enfiler ses chaussure et d’aller courir tout près de chez soi.

    • Franchement très impressionnant. Par contre ça ne bat pas un certain Larry Macon (runners world july 09) :

      http://www.runnersworld.com/article/0,7120,s6-243-297–13187-0,00.html

      Il a complété 105 marathon en ……….1 an!!!!!

      Je ne sais pas où est la limite de la bonne condition physique, de la santé et des risques de blessure et d’usure prématurée….

    • Bon…je vais prier pour ma paroisse…mais je crois que c’est dans l’eau de St-Jean que ça se passe!!!

      Et Monsieur Miclette, et sa gentille dame Huguette, et Fred Belleville et moi sommes de St-Jean. Alors, il y a lieu de se poser des questions!! ;)

      À chaque fois que je le croise en bordure du Richelieu, il est toujours aussi sympathique. Mais ça aussi, sa fait parti du critère pour demeurer à St-Jean! hihi
      (merci Monsieur le Maire de m’exempter de taxe…)

      Les cuisses ne vous font pas trop souffrir M. Boisvert??

      Je voudrais dire à ceux qui ont lu le journal hier…que non je ne suis pas une FREAK du chrono…et que oui je suis contente de mon résultat…être 166e sur 1949 dames au demi…c’est pas mal une bonne statistique!! et c’est dans les comparaisons qu’on se console. Alors être dans le premier 8% des participantes, ce n’est pas si mal et bien plus!!

      bonne journée

      Nath Trudeau
      Trop, non. Mais les escaliers sont raides. YB

    • @nathtrudeau

      J’aime la philosophie.
      Dans ce cas, chez les poids lourds, je pense que je suis dans le top3.
      :)

    • @nathtrudeau
      Félicitations pour la très bonne course. J’ai voulu te le dire en personne au stade, mais tu étais déjà bien entourée.

      Pour les résultats, je remarque que les positions données sont basées sur l’heure d’arrivée et non sur le chip. Par exemple, dans les femmes qui ont fait le demi, celle en position 161 devrait en réalité se retrouver plus loin car bien qu’elle ait terminé à 1:52:01, son chip est de 1:50:34, tandis que celle en position 162 a un chip de 1:42:59. C’est tout plein comme ça.

      On ne peut donc pas se fier aux positions affichées? Pourquoi l’ordre n’est-il pas basé sur le Chip? J’en conclut qu’il se placer à l’avant pour avoir notre vrai rang affiché dans les résultats.

    • Bravo a Monsieur et Madame!
      On se souhaite tous de faire de la course à pied à 70 ans, peut-être pas autant, dans la région de St-Jean (ou l’eau est aussi bonne que les boissons énergisantes O:) ou ailleurs!) Bel exemple de persévérence. Les bonnes émissions de télé dont celles de Monsieur Boisvert peuvent être enregistrées et écoutées lorsqu’il fait un orage et qu’on ne peut aller s’aérer l’esprit!
      Moi aussi j’ai fait connaissance avec de nouveaux muscles après + 5H (+ de 3h30) de course dimanche !Bonne journée à tous!

    • Wow! Bravo à M. Miclette qui est la preuve vivante qu’en prenant en main sa forme physique on peut y arriver!

      Je m’imagine de répondre à des amis me demandant de venir m’assoir un dimanche devant la télévision à écouter le football avec matières grasses et bières… “Désolé les gars, je vais courir le marathon avec mon grand-père”!!!

      Bravo à vous M. Boisvert pour votre premier marathon! Avec un temps plus que respectable et le fait que vous ne semblez pas trop souffrir musculairement…c’est tout à votre honneur!

      Bonne chance avec la prochaine course avec Gesca…on veut continuer à vous lire sur papier et sur Cyberpresse!

    • Je vais être méchante. Plusieurs s’inscrivent au marathon, plusieurs prennent le départ mais combien le finissent-ils? Est-ce qu’après quelques kilomètres, ils (elles) rentrent en métro à la maison ou en profitent pour faire du shopping en ville?
      Le petit marathon des enfants n’est pas un marathon. Un marathon est une course de 42 kilomètres. Alors appelons un marathon, un marathon et une course à pied, une course à pied. Il faudrait que je demande à Paul Roux pourquoi pied ne prend pas de “S”, on court sur deux pieds?

      Vous n’êtes pas méchante, vous êtes mal informée. Les gens ne se garrochent pas là-dedans sans préparation. Sur 1824 participants officiels, 1755 ont complété le marathon, la dernière en 6h29. Les 75 derniers ont complété au moins la moitié du parcours. Les autres inscrits qui ne se sont pas rendus à la demi n’apparaissent pas, mais ils ne sont pas des masses. Pour le p’tit marathon, madame, on parle d’enfants de 3 à 11 ans, OK? Quant à la course à pied, c’est qu’il y en a toujours un dans les airs, sinon ce serait de la marche. Donc, chaque fois qu’on arrive pour mettre un pluriel, l’autre maudit pied fout le camp. C’est expliqué dans les archives de l’Académie. YB

    • @j—pierre
      Comprenez bien que je n’enlève rien à personne et je n’essais pas de me trouver d’excuses. Je fais d’ailleurs un peu de course à pied (sans faire de marathon encore…un jour). Par contre, il est une réalité qu’il ne faut pas nier. Quand les collations d’après-midi sont données, que les devoirs sont fait, que la pratique de piano de l’un, la partie de hockey dans la rue avec l’autre, que le souper est préparé et mangé, que les bains sont donnés, les pyjamas mis, l’histoire du soir racontée, que les enfants sont couchées…et endormis, que les lunch sont préparés pour le lendemain, que le lavage du jour est fait et qu’il est maintenant 9hres du soir…et là ben…on a le temps de courir et/ou de regarder la télé un peu. Mais, bien souvent, c’est la lecture et/ou le lit qui gagnent puisque le lever se fait plutôt tôt le lendemain matin…mais il est vrai, la famille n’a aucun impact sur le temps disponible à l’entrainement…

    • Oki mais comme Montréalaise, j’ai pu constater que lors du Tour de l’île à vélo, il y avait beaucoup de déserteurs dans les rues un peu partout sur le parcours. Ensuite, il y a quand même eu une histoire mémorable d’une coureuse d’élite qui avait pris le métro…
      Eh oui, il y a aussi le mal de dent et les journées sans soleil qui sont tout de même déplorables, j’avoue. YB

    • ….tout les dimanches matins sur la bande du canal de chambly….vous allez le croiser…..un chic monsieur…..ainsi que sa femme

    • @Nathtrudeau

      Peut-être qu’il y a de quoi dans l’eau de St-Jean mais c’est surement juste pour compenser notre terrain d’entrainement tellement plat…

      Jamais je n’aurais pensé que les pentes de Montréal allait retrancher tout près de 15 minutes à mon chrono sur la même distance à St-Jean (dans un test sur 21,1 km). Note à moi même: Quelques sorties à St-Bruno vont me faire le plus grand bien.

    • En réaction aux propos de M. Arsenault, je ne crois pas qu’il faille chercher la relève de l’athlétisme parmi les jeunes de 3 à 11 ans qui courent actuellement.

      Les courses de demi-fond et de fond exigent des années d’entrainement…année après année, on remarque un désintéressement de la course à pied chez les jeunes de 16 à 19 ans, âge où ils-elles découvrent que leur corps peut servir à autre chose!!! Gardons-nous un peu de gêne quand même avant de voir des “élites” parmi ces jeunes!

      En tant que parent, je trouve exagéré le coût de 10$ facturé à un parent qui accompagne un jeune sur 1 km…l’enfant paie déjà 12$, ce qui fait 22$ pour le duo! 2 enfants, 44$…Cela revient cher pour une marche de 700 mètres et course de 300 mètres. Quel est la nécessité de faire payer le parent?

      Et avec 2000 jeunes sur 1 km, il n’y avait pas beaucoup de place pour courir, soyons sérieux…il serait temps de scinder en 2 courses, une pour les garçons et une pour les filles, par exemple.

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