Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 11 septembre 2008 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (20)

    Elbow mérite-t-il le Mercury Prize ?

     elow.jpg

    En Amérique du Nord, il n’y a pas eu de vrai buzz à l’endroit du groupe britannique Elbow,  nouveau gagnant du prestigieux  Mercury Prize. La question suit la nouvelle: The Seldom Seen Kid est-il vraiment le meilleur album britannique de l’année ? Meilleur que l’ingénieux et très sensible dub-step de Burial, dont l’album Untrue a ébloui la planète électro ? Que l’excellent In Rainbows de Radiohead, qui n’a jamais gagné le fameux prix ? Que l’album Raising Sands de Robert Plant et Alison Krauss ?

    Voilà une bonne raison pour remettre The Seldom Seen Kid dans le lecteur. Après une réécoute attentive, je me rends à l’évidence: cet album est très bon, voire excellent. Je n’affirmerais pas qu’il est le meilleur (impossible à déterminer dans l’absolu) mais j’y aurais songé sérieusement si j’avais eu à voter. La richesse et l’inventivité des arrangements, la clarté des chansons, la profondeur des textes, la voix habitée de Guy Garvey, le lyrisme de l’approche. Vraiment très bon. Voilà un choix qui se défend au delà des «questions de goût», voilà un disque qui rivalise avec les noms connus, même avec mon groupe anglais préféré (Radiohead).

    Cela ne fera pas d’Elbow un champion  des palmarès pour autant, voyez la liste des gagnants du Mercury Prize au cours des années précédentes :

    2007: Klaxons

    2006: Arctic Monkeys

    2005: Anthony & The Johnsons

    2004: Franz Ferdinand

    2003: Dizzee Rascal

    2002: Ms Dynamite

    2001: PJ Harvey

    2000: Badly Drawn Boy

    1999: Talvin Singh

    1998: Gomez

    1997: Roni Size

    1996: Pulp

    1995: Portishead

    1994: M People

    1993: Suede

    1992: Primal Scream

    Vous aurez constaté que peu de lauréats du Mercury Prize sont devenus très connus mondialement. Vous aurez aussi constaté que tout plein de très bons groupes britanniques n’ont jamais remporté le prix. Ni Radiohead, ni Blur, ni Oasis pour ne citer que des évidences… Trip de jury, en somme ? En ce qui me concerne, les jurys de spécialistes jouent un rôle essentiel dans l’univers culturel, question d’opposer d’autres points de vue à celui des diffuseurs de masse et autres vendeurs de balais. Parfois les jurys sont justes, parfois ils se plantent, on en convient. Idem pour les albums dont on ne juge la qualité que par l’impact dans le marché. Parfois le marché adopte justement une production culturelle, parfois il se plante royalement.


    Elbow - Grounds For Divorce via Noolmusic.com


    • mon commentaire d’hier sur le Blogue de Mme Paquin qui parlait du Mercury Prize et de Elbow …

      Ça fait 15 ans que je suis beaucoup la musique British et ce qui est drôle avec le Mercury Prize c’est que ça n’a aucun impact ici … et là bas non plus …

      Vous connaissez Ms. Dynamite, Dizzee Rascal, Antony and the Johnsons, Klaxons, Badly Drawn Boy, Talvin Singh, Gomez, Roni Size/Reprazent, M People, Suede ou Primal Scream ? Ils ont tous gagné ce prix ..

      Tous des groupes que les gros fans de musique connaissent, mais aucun des gagnants du prix n’a vu sa carrière prendre de l’ampleur après avoir gagné ce pix …

      Je dirais même que pour plusieurs ( Gomez, Roni Size, Miss Dynamite, M People, etc ) le Mercury Prize à sonné la fin de leur succès … Peut-être les attentes étaient-elles trop hautes pour le disque d’après ?

      Il y a bien certainement Franz Ferdinand, Portishead et les Arctic Monkeys qui se sont démarqués… mais les premiers ont fait un hit planétaire, les 2ième ont inventé un nouveau genre de musique et les troisièmes ont vendu plus de copies de leur premier disque que les Beatles avec Please Please Me ! Ils ont fait tout ça avant même de recevoir le fameux prix …

      En fait il est intéressant de voir qui étaient en nomination pour les prix et ne les ont pas gagnés … Radiohead ( 3 fois ), U2 ( pour Actung Baby ! ), Coldplay ( 3 fois ), Gorillaz, David Bowie, Amy Winehouse( 2 fois ), M.I.A, Blur ( 2 fois ), Oasis ( 2 fois ) …

      Je sais bien que le succès et la qualitée ne vont pas toujours de pair … mais chaqu’un de ces artistes sont non seulement des vedettes internationnales mais connaissent aussi un succès critique plus qu’appréciable !

      Alors non je ne crois pas que Elbow va bénéficier d’avoir gagné le Mercury …pas plus que les autres …

    • @ Memongrain
      Dire que le Mercury Prize ne peut vraiment accroître le rayonnement d’un groupe anglais me semble un peu exagéré. Même si plusieurs groupes lauréats restent confidentiels, je crois que les fans québécois de musique britannique connaissent Talvin Singh, Anthony & The Johsnons, PJ Harvey, Roni Size, Arctic Monkeys, Suede, Franz Ferdinand ou Portishead. Bon, le commun des mortels n’est pas au courant… Mais le fan de musique, si.

    • Je comprend que dès que tu gagne un prix tu as de la visibilité …

      c’est certain, pas de doute là dessus

      mais je m’explique mal qu’avec la renommé du Mercury Prize l’impact ne soit pas plus puissant …

      on est frilleux en tah !

      pour ce qui est de connaître Les Talvin Singh etc … c’est pas le Mercury qui les font connaître au fan de Gaspé ou de Tokyo … avant c’était le bouche à oreille et maintenant c’est l’écran à écran.

      En espérant que les blogues etc donne plus de répercutions à ce prix

    • d’où vient le nom du Mercury prize?

    • C’est le nom d’une – défunte – compagnie de télécommunications qui était le commanditaire principal quand on a commencé à donner le prix en 1992.

      Rien à voir avec – le tout aussi défunt – Freddy Mercury …

    • Mercury était une filiale de CBS, yo credo.

      Le dernier Elbow est comme un bon vin en ce sens qu’il s’adresse aux connaisseurs seulement. Une grand cru en plus. Nettement, mais nettement au-dessus du lot.

    • @ Alain Brunet

      Ajoutons à la liste l’un des groupes phares de la vague britpop du milieu des années 90: Pulp. «Different Class», lauréat du Mercury en 1996 – devant notamment «(What’s the Story) Morning Glory» d’Oasis -, est un album phénoménal, qui n’a pas pris une ride.

      Vrai cependant que le regard très britanno-britannique que pose Jarvis Cocker sur son pays – particulièrement dans la critique virulente de la hiérarchie des classes qu’est «Different Class» – a peut-être condamné Pulp à ne pas connaître le succès international d’Oasis ou de Blur.

      Cela rappelle d’ailleurs le destin qui a attendu deux autres groupes cultes en Grande-Bretagne, mais relativement peu connus hors de leurs frontières: The Kinks et The Jam. Dommage pour Ray Davies et Paul Weller, deux musiciens très novateurs et deux fins observateurs de leur société.

    • @ stephane_ethier

      En parlant de The Jam, Paul Weller vient de sortir un nouvel opus et Bruce Foxton tourne en trio avec un pastiche Jam.

      Pour la saveur locale, çonfirmé par le fait que Ray Davies a joué devant 500 personnes à Montréal (2006 je crois) alors que McCartney performe devant 250 000 à Québec.

    • Tous ces groupes sont sans aucun doute très bons, mais quoiqu’on dise, on est quand même loin de l’âge d’or du rock anglais… Le rock anglais n’est plus aussi dominant qu’il l’a déjà été. L’explication n’est pas que ’stylistique’.

      Ce qui a longtemps aidé à sa domination mondiale (pensez-y : ils n’ont, après tout, que 9 fois la population du Québec…), c’est le son. Les studios anglais, de 1965 à 1974 au moins, avaient une avance technique que personne ne pouvait égaler. Ils ne l’ont pas ‘inventée’, c’est sûr (c’est entre autres à Nashville que furent inventées la plupart des techniques studio de base, dont le multipiste) mais ils l’ont clairement amené ailleurs.

      Jimi Hendrix n’aurait jamais pu enregistrer Are You Experienced et Bold as Love ailleurs qu’à Londres. Que ce soit EMI, Abbey Road, la BBC, les techniciens et producteurs avaient une telle aisance technique qu’ils inventaient littéralement le psychédélisme à temps perdu, sans doute le courant le plus influent et déterminant de l’histoire du rock.

      Avec la normalisation du matriçage numérique et la dépersonnalisation généralisée de la production (à qq exceptions près), le Brits ont perdu cet avantage comparatif. Même leur fer de lance, Radiohead, sonne bien, mais à mon avis moins bien que Beck (USA), et même moins bien que Air (France).

      À ce jeu, en passant, le Québec est en chute libre radicale. Les produits Audiogram sont une vraie honte nationale. Quelques maisons arrivent à faire des choses qui sonnent pour vrai, Constellation entre autres, mais c’est un autre genre. J’ai remis l’affaire Dumoutier (the Box) l’autre soir et ça se comparait très avantageusement à ce qui se fait de mieux au monde. Dans les années ‘80, le Québec a fait des productions world-class, mais ça c’est sérieusement gâté depuis.

    • @ mikhail_boulgakov

      On peut aussi le déclin au Québec avec la fermeture du Studio à Morin Heights?

    • @PascalRobert

      Je répondrais non, même s’il y a un lien.

      Morin Heights était un studio exceptionnel mais aussi très cher. Il avait une clientèle québécoise mais surtout internationale.

      Or, le fait est que des centaines d’albums québécois qui ’sonnent’ ont été enregistrés ailleurs au Québec. The Box, par exemple, enregistrait dans un studio… De St-Ubalde !! Il y avait le Studio 6, Rad-Can, etc. L’Heptade Live, qui l’un des meilleurs live jamais enregistrés (répertoire Britannique et Américain inclus) l’a été par Radio-Canada, dans la grande tradition de la BBC. Tous avaient de très bonnes consoles, des Otari à bandes 2 pouces, et des belles collections de micros Neumann. Et les gars pour s’en servir. André Perry a réalisé des albums qui sonnent super bien… à partir de son sol à Brossard. Tout ça a été bazardé pour ‘passer au numérique’. J’ai acheté une console SoundCraft 24 (ça valait le prix d’une tercel en 1982) pour… 700 piasses.

      Le Québec était très ‘britannique’ dans son amour du son à l’époque dans les années soixante et soixante-dix. Jamais on aurait accepté que quelque chose sonne comme Téléphone, par exemple. Dès qu’un jeune obtenait sa première job, il filait au magasin hi-fi s’acheter le système de ses rêves.

      Quelque chose de ‘civilisationnel’ a cassé dans les années ‘90. Les jeunes de 20 ans n’ont plus aucun intérêt pour le hi-fi. Pourquoi, alors, Audiogram se casserait-il la tête à ’sonner mieux’ que la première autoprod cheapotte qui fait l’affaire ? Ils font de la prod ‘correcte’, sans ambition, très normative, et très, très, très, numérique. À Nashville, à Londres, même si l’objectif on mixe en numérique, la prise de son a très souvent été capturée sur bande analogique pareil. Plus ici, depuis au moins 15 ans.

      Et c’est cette attitude qui a mené à la fermeture de Morin Heights, et non l’inverse.

    • Et monsieur madame tout le monde EN A RIEN À CIRER. Désolé de ne pas verser de larmes.

    • Monsieur madame tout le monde regarde TVA, vote Harper et écoute Ceuline Dion. C’est pas beau la masse indolente qui chiâle parce son gaz est trop cher – ce qu’on lui prédit quotidiennement depuis 10 ans.

    • @mathieu_a

      Je m’explique mal cette hargne.

      Mes propos sont-ils ceux d’un prosélyte ? C’est un blogue de musique… Musique = son. Son = production du son. Il est évident que le son analogique est les systèmes de son à 10,000 $ ça intéresse 0,5 % de la population. Pas parce qu’ils sont ‘meilleurs’ que les autres : c’est juste que ça les intéresse.

      Or, 0,5 % de la population au Royaume-Uni, aux États-Unis, ça fait du monde pareil, et ça fait qu’eux, ont continué à faire des albums qui sonnent bien.

      Ici, c’est pas assez, alors on produit les albums pour les mathieu_a de ce monde, qui ONT RIEN À CIRER de la qualité du son proposé. C’est correct : c’est juste qu’eux s’intéressent à autre chose. Je m’étonne juste qu’ils s’intéressent à la musique tout court, si sa substance même les laisse si indifférents. Le drame au Québec, c’est qu’une nouvelle génération de musiciens en a rien à cirer de la qualité du son ! Et ça, c’est grave.

      Et ç’a des conséquences : j’ai personnellement complètement décroché de la musique québécoise mainstream à cause de ça.

    • Je parles du fameux “son” (pas de la remise de prix).

      Je regarde pas TVA, je vote pas conservateur et je n’écoute surtout pas Ceuuline, mais je fais quand même parti de la gang de monsieur madame tout le monde qui ne font pas vraiment la différence entre du numérique et de l’analogique. Peut-être parce que je fais pas attention, peut-être parce que j’men fous.

      C’est quoi la différence entre Abbey Road et Ok Computer? La différence c’est que Abbey Road je trouve que c’est un album plate. Big deal, really. Est-ce qu’un système à 10 milles balles me ferait changer d’avis? J’en doute vraiment, faudra me convaincre.

      Mais bon, c’est l’idée que n’importe où, n’importe quand, y’aura toujours un “smat” pour apporter un bémol, pour nous rammener des histoires “d’âge d’or”. Si c’est pas des boomers prisonniers de leur adolescence, c’est des maniaques de son. J’suis lassé de toujours entendre les mêmes rangaines à propos de ma musique qui n’est pas assez bonne, qui sonne pas assez bien, qui est ci ou qui est ça. Est-ce que je porte des lunettes roses ou quoi?

      Oui oui c’est un blogue de musique. Mais la musique c’est pas seulement une question de qualité sonore (que seulement des maniaques de sons équipés de systèmes à 10 000$ peuvent apprécier). Non?

      “Je m’étonne juste qu’ils s’intéressent à la musique tout court, si sa substance même les laisse si indifférents.”

      Je sais pas quoi répondre à ça. Peut-être que je devrais jeter tous mes CD de Radiohead, PJ Harvey, Massive Attack, Portishead, Tricky, Pulp, Chemical Brothers, Prodigy, Aphex Twin, Gorillaz, Sneaker Pimps, Goldfrapp (puisqu’on parle de musique britannique), etc. En plus, moi qui voulait me prendre l’album de Burial, mais j’oublie ça. Je dois pas avoir les “qualifications” pour écouter de la musique, apparemment ce n’est pas suffisant de simplement avoir du plaisir à écouter.

      Oh puis lâche moi avec la “hargne”. T’aime bien en beurrer épais, hein?

    • C’est drôle les commentaires.
      Pensez-vous honnêtement que les gars de Radiohead se sont écroulés en entendant le nom de Elbow prononcé à la place du leur? Quesse ça leur aurait donné de plus de gagner?
      Pour moi, le Mercury prize fonctionne parfaitement. Sans lui, jamais je n’aurais écouté Elbow. Et l’avez vous écouté ce Seldom Seen Kid? C’est vraiment du solide. Les mélodies, toute cette retenue dans les moyens et la voix qui transporte…
      C’est juste un prix. Rien à voir avec la musique. Un simple vecteur de découverte. C’est là qu’il se trouve, le plaisir de la musique: la découverte du nouveau, du beau, de l’émotion. Et c’est encore meilleur quand on découvre là où on s’y attend le moins…

    • Eh, misère…

      Sans compter la musique de répertoire, j’ai des productions de 1930 (en 78 tours) à 2008… Juste depuis 2000, je dois bien avoir 80-100 vinyles certain. Massive Attack, Portishead, M83, Air, Godspeed, j’en passe et j’en passe. Je passe mon temps à les mettre un après l’autre, alors ça facilite les comparaisons inter-époques.

      Si j’étais si ‘maniaque du son’ et ‘puriste’ que ça, je me serais arrêté bien avant… Arcade Fire, objectivement, et à tout points de vue, ça sonne éhontément le c… mais j’en ai pareil… Parce que effectivement, y’a pas que le son dans la vie, ni même dans la musique parfois.

      Mais il est patent qu’en art, il existe des cycles. Mais ces cycles n’ont rien à voir avec la créativité humaine, puisque celle-ci est forcément constante d’une génération à l’autre (si ça peu te rassurer sur ‘ta’ musique). Tu viendras toujours bien pas me dire que Montréal a sorti autant de bon stock, a rayonné autant dans le monde entre 1981 et 1985, mettons, qu’entre 2004 et 2008 ?! Ben non, c’est évident. Alors oui, dans vingt ans, on dira que Montréal a eu son « âge d’or » en 2000… (profites-en, t’es en plein dedans). Comme Seattle a eu le sien en 1990, et Londres en 1970 ! Faut pas chercher des puces où y’en a pas…

      Conséquence : le Mercury Prize est pas forcément tellement meilleur ces années-ci que le Polaris Prize, une chose qui aurait été IMPENSABLE en 1970…

    • @ mathieu_a

      Bon, l’as-tu écouté Elbow? Je serais plus intéressé par ton opinion musicale que le nivellement par le bas des champs d’intérêt.

    • @ austerlitz

      Ben non, parce que j’suis un TROLL voyons. (personne ne nivelle rien par le bas, cependant certains laissent l’impression que leur petit hobby d’élitiste est supérieur aux autres, mais peu importe).

      Oui, j’ai écouté l’extrait ci-haut et ça m’a un peu plus convaincu qu’un autre extrait que j’ai entendu sur un autre blogue. J’ai pas écouté l’album, pas sûr si ça m’accroche assez, mais de toute manière c’est Burial qui monopolise mon attention présentement et l’écoute de Untrue m’a donné envie de (finalement, après tant d’années) me mettre ce fameux album de Roni Size sous la dent. J’suis plutôt “jungle” dernièrement.

      Mais bon, j’ai entendu certains se demander où était Portishead (et moi aussi tient), mais je crois que peu ont mentionné White Chalk de PJ Harvey. Était-il éligible pour cette année?

    • Pour Portishead, le disque n’a tout simplement pas été retenu. Étrange, surtout après l’écoute de machine gun. Pour PJ Harvey, elle était surement eligible, mais je n’ai rien lu sur le sujet.

      J’abonde dans le meme sens que le commentaire de wi-5. Le mercury prize est le prix que j’attend avec fébrilité année après année, pas necessairement pour le gagant, mais pour les nommés. Le polaris prize est aussi tres bien. Vos prédictions pour cette année? J’ai bien aimé Caribou et j’aimerai bien voir gagné Holy Fuck avec tout ce qui c’est passé autour d’eux.

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