
En Amérique comme en Europe, cet album triple, 18 chansons en version longue, s’avère un des gros buzz de l’hiver indie.
Have One On Me, troisième album de l’Américaine Joanna Newsom, s’attire les éloges de la plupart des médias sensibles à la pop de création. La musicienne de 28 ans avait déjà fait parler d’elle en 2006 avec l’album Ys, dont les arrangements avaient été créés par le respecté Van Dyke Parks et produit par le tout aussi respecté Jim O’Rourke.
Cette fois, ze buzz est encore plus retentissant.
J’avoue avoir mis du temps à m’habituter à cette voix haut perchée. Ces mélodies délicates, très féminines, coiffées de vibratos parfois insistants.
J’y suis quand même parvenu plus vite qu’à cette époque lointaine où les fréquences surélevées de Kate Bush inondaient les cafés étudiants. Au fil du temps, la voix de Mme Bush a gagné des couleurs dans les graves, on souhaite la même progression naturelle pour Joanna Newsom. Enfin… j’admets qu’il s’agit cette fois d’une question de goût. Et que les chansons de la jeune dame me semblent très relevées.
Harpiste, pianiste, compositrice, arrangeure, parolière, interprète, cette artiste explore un imaginaire poétique où le principe féminin emplit près de deux heures de finesse.

Pour plus d’infos: le site officiel et la page MySpace.
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