Eh oui, les dernières Victoires de la musique ont ranimé un vieux débat: la pérennité de la francophonie. La pop culture n’est-elle pas un indice probant de la santé d’une langue ?
Avant de vous présenter Pony Pony Run Run, gagnant frenchy-anglo de la catégorie “révélation de l’année” aux Victoires, voici un rappel utile:
Différents estimés nous apprennent que le français est la 10e langue la plus parlée dans le monde. À ce titre, il est important de faire la nuance entre langue maternelle et langue parlée , car le nombre de locuteurs incluant ceux dont le français est la langue seconde est plus friable que le nombre de locuteurs dont le français est la langue maternelle, parce que davantage soumis aux facteurs politiques et économiques.
Par exemple, le russe pourrait être beaucoup moins parlé dans une ou deux générations à cause de l’effondrement de l’Union soviétique. Le français, lui, est moins parlé au Brésil qu’il ne l’a déjà été (par l’intelligentsia)… et pourrait l’être moins en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord au cours des prochaines décennies.
En fait, si l’espace francophone ne fournit pas les efforts nécessaires pour améliorer sa cohésion et maintenir son rayonnement, il pourrait rapidement passer de la 10e place à la queue du top 20 des langues parlées sur Terre.
Voyez les différents estimés:
Wikipédia: langues maternelles.
Mongabay cite l’UNESCO: langues parlées.
Wikipédia cite The Ethnologue: langues parlées
Populations du monde: langues parlées.
Photius: langues parlées
Listverse: langues parlées.
Anthro-Palomar: langues parlées
Ce qui frappe, dans toutes ces données, c’est leur caractère aléatoire. On constate que le recencement des locuteurs de différentes langues demeure approximatif, bien que ces différentes données résument assez bien le rapport de force.
Selon certaines données, l’espagnol serait ex aequoavec l’anglais au chapitre des langues parlées dans le monde. J’ai plutôt tendance à croire que la montée de l’anglais dans l’Union européene, une tendance lourde, met clairement l’anglais devant l’espagnol.
On comprendra néanmoins que la position de l’anglais n’est pas non plus immuable sur cette petite planète… bien que très confortable à court et à moyen terme ! En Occident, du moins. Ailleurs ? Rien n’est moins sûr. On parle peu l’anglais au Brésil, on ne le parle pas du tout dans une large part de l’Asie, pour ne prendre que ces exemples.
Passons maintenant à Pony Pony Run Run, révélation de l’année aux dernières Victoires de la musique.

On qualifie de power pop la musique de ce groupe français de province – Nantes et Angers. L’écoute de quelques chansons mène à constater l’influence marquante des années 80 (new wave, techno pop) et de la relative adaptation à la période actuelle. Chansons plutôt bien construites, catchy, énergiques, meilleures que je ne le croyais d’entrée de jeu.
Originales ? Singulières ? Exportables ?
Vraiment pas évident…










lecteur_curieux
9 mars 2010
19h20
Révélation du public de l’année… Est-ce qu’il y a eu un vote populaire ?
J’ai juste commencé l’écoute du vidéo sur Youtube, cela me dit rien pour le moment… Bon mais quelle diffusion ont-ils eu ? Est-ce que cela a tourné sur NRJ ??? Et ici au Québec, dans les années 80, bien il y avait les tounes jouant sur CKOI et CKMF…
http://www.nrj.fr/music-509/fiches-artistes-522/artiste/bio/12810-pony-pony-run-run.html
”Célèbre groupe de pop et d’électro dance floor, Pony Pony Run Run est l’une des valeurs sûres de la new scene musicale française.
Rendu célèbre grâce au single « Hey you », le groupe compte à son actif un album studio à succès ainsi que plusieurs centaines de concerts, donnés un peu partout dans le monde. ”
lecteur_curieux
9 mars 2010
19h29
Leur single pour Canal Plus, un vidéo pas mal, pas visionné, une présence à Taratata…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pony_Pony_Run_Run
Puis ok, j’écoute ”Hey you” cela semble pas mal ”catchy”. Tout ce qu’il faut c’est le fameux matraquage… Et vous êtes à la conquête de votre marché…
Je me dis qu’un CKMF 94 Dance Music de l’époque aurait pu faire jouer cela…
setzer
9 mars 2010
19h50
@alain_brunet
“relative adaptation à la période actuelle”
Effectivement, c’est à s’y méprendre!
J’étais dans la jeune vingtaine dans les année 80. J’ai donc connu le “new wave” assez bien. (Jusqu’au jour où, au théâtre St-Denis, j’ai vu Kraftwerk quitter la scène et leur machine continuer à jouer seule. Beau décor de vaisseau spatial avec quatre mannequins devant. À ce moment j’ai décroché de la techno.)
Pour en revenir au sujet, faudrait me montrer exactement où est l’adaptation de ce groupe.
Par ailleurs, je comprend très bien le style rétro et sa signification sociale et artistique. J’adore le rockabilly et le blues, deux genres de musique à la source de tout le rock qui a suivi. À ce titre, on peut en tolérer l’aspect “classique”. Mais, en sommes-nous vraiment rendu au rétro des années 80. Quand on aura fait le tour complet ferons-nous du rétro du rétro du rétro… la mise en abîme musicale nous attend-elle?
La langue? Sujet de moindre importance pour moi musicien.
goupil
9 mars 2010
19h58
Le clip me semble bien meilleur que la musique!
Une jolie fille qui vit dans un monde de carton pâte. Un concept simple mais efficace.
Ils sont peut-être bons en show.
Sur le plan des paroles, a part le titre de la chanson, je n’ai rien compris de ce qu’ils racontent.
Peut-être que cela n’a aucune importance. Ils ont tout de «la saveur du mois».
Est-ce un prix du public? Non, un jury de pairs? le top 10?
Un autre des nombreux exemples de mauvais choix dans les galas, qu’ils fussent de musique, de cinéma ou d’humour?
Personnellement, je ne le piraterais même pas.
antoinepierpont
9 mars 2010
20h13
Yodelice et PPRR , c’est correct …pas plus …. exportables….auront besoin d’un maudit bon manager genre Angelil… pour sortir de France comme dit “lecteur curieux” besoin du “fameux matraquage”
quant aux stats sur les langues, y’en a des dizaines de classements
en voici un des 24 langues parlées (maternelle, secondes…) par plus de 50 millions de pers.
où français est 4e
http://www.populationdata.net/index2.php?option=article&aid=109&article=-Palmares-des-langues-parlees-dans-le-monde
mandarin 1 200 000 000
anglais 1 080 000 000
hindi 725 000 000
FRANÇAIS 520 000 000
espagnol 389 000 000
russe 275 000 000
arabe 260 000 000
francis222
9 mars 2010
20h25
On dit ”electropop” et non ”technopop”.
alainbrunet
9 mars 2010
20h26
@antoinepierpont
Je vais revérifier, car vos chiffres sont beaucoup trop différents des deux autres sources que j’ai consultées, dont Encarta.
En voici une troisième qui se rapproche des miennes: hyperlien.
Et une quatrième: hyperlien.
Et voici les stats de l’UNESCO: hyperlien
francis222
9 mars 2010
20h28
ou ‘’synth pop”
alainbrunet
9 mars 2010
20h29
@francis222
Désolé, on disait aussi technopop dans le temps où vous étiez à la garderie !
alainbrunet
9 mars 2010
20h38
@francis222
Mais vous avez raison, technopop est une expression qui n’a pas survécu aux archivistes, contrairement à élecropop.
À Antoinepierpont
Encore une source un peu différente des autres, mais qui se rapproche des miennes: hyperlien.
francis222
9 mars 2010
20h39
Je n’étais pas à la garderie et j’avais déjà un intérêt pour ce genre de musique.
alainbrunet
9 mars 2010
20h41
@francis222
Réjouissez-vous, je vous croyais plus jeune. :-) Et j’espère ne pas vous avoir insulté… désolé si c’est le cas. ETK, à l’époque, les deux étiquettes, sinon les trois (synth pop était plus employée chez les anglos) se confondaient.
francis222
9 mars 2010
20h59
Je ne suis pas insulté du tout. Je n’étais pas si vieux, mais j’aimais déjà beaucoup de trucs. Parfois j’aimais des chansons et j’ai découvert les interprètes plus tard. C’est le cas, par exemple, de la magnifique Fade to Grey de Visage ou Cité Phosphore de Rational Youth. En tous les cas, j’étais trop jeune pour m’attarder à la taxinomie. Pour moi, ça s’arrêtait à ”New Wave”. Depuis, mon intérêt pour la pop synthétique n’a jamais cessé d’augmenter.
alainbrunet
9 mars 2010
21h08
@francis222
J’ai vu Rational Youth plusieurs fois dans mon jeune temps, j’avais interviewé Bill Vorn à CIBL. À MTL, il y avait certes les Hats (beaucoup plus pop) mais aussi un groupe nommé Red Shift, dans lequel Jean-Robert Bisaillon jouait les claviers… avant de fonder Disappointed A Few People et les French B.
francis222
9 mars 2010
21h46
@Alain
Chanceux. J’étais un peu trop jeune pour les voir en concert. J’adore Rational Youth, du moins leur première époque plus minimaliste. Saviez-vous que l’autre membre fondateur, Tracy Howe, jouait de la batterie dans The Normals, un des premiers, sinon LE premier groupe punk montréalais? Le guitariste de ce groupe, Rob Normal, joue toujours avec les American Devices. Ha bordel que j’aurais aimé avoir 3 ou 4 ans de plus! Je ne crois pas que CIBL se rendait chez nous, mais j’écoutais CFMB la nuit avec la radio collée sur l’oreille.
Je connais aussi Red Shift car ils ont des pièces sur les compils Primitive Air-Raid et Panic Panic que j’avais achetées à l’époque et que j’ai conservées. J’ai aussi le 45 tours de DAFP.
teddybear
9 mars 2010
23h05
Charlebois c’était essayer en anglais dans les années 80, un échec, Mitsou aussi un échec, Céline Dion ca marche parce qu’elle chante des trucs préfabriqués comme Roxette ou Abba, meme chose pôur les anglos qui s’essayent en francais, Brian Adam, Elton John, Billy Joel, Deborah Harry, ca fonctionne pas. Le seul que j’ai connut qui marchait aussi bien en anglais qu’en francais c’était Michel Pagliaro, l’exception qui confirme la règle a mon avis.
jfgauvin
9 mars 2010
23h17
Mettre la position de la langue française sur un pied semblable à celle de la langue anglaise est de la folie. La pays francophone le plus puissant est la France et le second est (le 1/4) du Canada. Une grande partie des francophones sont africains, donc pauvre. Pour ce qui est des anglophones, on a ici affaire à des pays riches, le plus puissant du monde en tête, les États-Unis, suivi de l’Angleterre. Ce n’est même pas comparable. La puissance du marché anglophone s’exprime non seulement économiquement, mais aussi culturellement. Le mandarin est peut-être parlé par 1 milliard de personnes, mais il est pour l’instant concentré sur un mince territoire pour avoir une quelconque puissance culturelle. Même chose pour l’hindie. Pour ce qui est de l’espagnol et de l’arabe, les pays parlant cette langue ne sont pas encore assez puissantes économiquement et culturellement pour faire peur au géant anglo-saxon.
Bref, la langue française est fragile, alors que la langue anglaise est plutôt bien placée.
alainbrunet
10 mars 2010
06h27
@jfgauvin
“Mettre la position de la langue française sur un pied semblable à celle de la langue anglaise est de la folie.”
Où avez-vous pigé ça ? Tout ce que je dis, c’est que la langue maternelle est moins soumise aux facteurs économiques et politiques que la langue parlée. Prenez le russe : à la suite du démantèlement de l’Union Soviétique, sa progression pourrait être carrément stoppée en une ou deux générations. Et qui a dit que l’anglais était menacé ? Sûrement pas en Occident. Mais en Asie centrale, en Amérique latine et dans plusieurs régions du globe, sa position n’est pas autant acquise qu’on pourrait le croire.
setzer
10 mars 2010
09h45
@jfgauvin
J’ajouterais que, outre le nombre de gens qui parlent une langue donnée, un autre facteur joue en faveur de la dominance ou non de celle-ci, la facilité de l’apprendre. À ce niveau, l’anglais et l’espagnol ont sûrement un avantage sur les autres langues. Je n’ai personnellement pas de plan pour apprendre le mandarin ou l’arabe.
alainbrunet
10 mars 2010
10h12
@setzer
Ce qui nous mène à penser à long terme. Vous savez, je ne suis pas du tout certain que la langue commune de la planète en 2080 sera dominée par une culture spécifique comme c’est actuellement le cas. On peut fort bien s’imaginer l’évolution d’une langue commune de plus en plus neutre, de moins en moins marquée par une origine spécifique – même si sa base est anglaise. Enfin… on pourrait spéculer encore longtemps.
louise52
10 mars 2010
10h34
Je vais probablement vous faire sourire, mais ce que je vais vous raconter est un fait. Mon chum est un jeune retraité, mais moi je travaille toujours. Après le repas du midi, il va s’étendre quelques heures avant de faire ses activités. Il me disait qu’il avait de la misère a trouver le sommeil avec le va et vient de tous les jours qui se passe à l’extérieure, passage des bus, des automobilistes etc. Un soir en arrivant de travailler, il me confia d’avoir été capable de dormir grâce à une musique très spéciale, avec paroles incompréhensible en plus d’avoir l’impression de dormir dans un monastère. J’ai pensé un moment que son cerveau avait subit une attaque et que dans peu de temps j’aurais besoin d’aide. Mais non, il me montra un album, «Les grands classiques d’Edgar, la musique sacrée, avec la complicité des cardinaux Turcotte et Ouellet ». Lui qui met les pieds dans une église, que pour des funérailles ou un marriage.Il ajouta,cette musique est belle mais tellement endormante, mais l’important je peux dormir. Il m’a promis de ne jamais raconter sa méthode du sommeil à nos amis. Le plus surprenant, c’est un amateur de la musique ROCK. Loin de moi, de vouloir critiquer les goûts D’EDGAR.
nashou
10 mars 2010
10h54
la vidéo illustrant l’article est mal choisie. il s’agit effectivement du dernier clip, cependant, c’est “hey you” qui était en rotation sur toute les radios et télé depuis quelques mois.
@goupil
Le public au victoires NE VOTE PAS, sauf pour la révélation du public (comme son nom l’indique). Ce sont uniquement les professionnels français du monde de la musique qui vote. (me demandez pas jusqu’ou, j’en ai aucune idée)
g.i.joe
10 mars 2010
12h32
On entend souvent que la musique francophone est plate, ennuyante, moins attirante. Et cela en comparant les ballades et les chansons qui ressemble à ce qui se fait en anglais (musique contemporaine pour adultes). Je ne parle pas seulement des Lady Gaga, Beyonce, Madonna, et groupe pop comme Green Days, et companie.
Il y a aussi le côté rebelle que se donne les chanteurs et les groupes qui sont souvent une pâle imitation de ce qui se fait depuis le début du rock’n'roll dans les années 50. Les chanteurs à texte anglophones et francophones peuvent partagés un même aura de légende envers leurs fans, mais j’ai comme l’impression que le côté glamour du showbizz et son organisation et sa distribution est plus intéressante et attirante que ce qui se fait en français.
12truites
10 mars 2010
12h37
Il y a quelques années, j’ai eu un groupe et nous chantions en anglais. Nous étions tous francophones. 2 raisons à cela : nos influences étaient principalements britaniques ou américaines, nous faisions du rock et l’anglais est la langue qui s’y prête le mieux selon moi. Plusieurs on cru en nous, mais les francos nous reprochaient de chanter en anglais (surtout que c’était l’époque trompe-l’oeil de Malajube), et nous n’avons jamais été vraiment acceptés dans le cercle fermé du milieux angalophone mile-end avec qui nous nous produisions souvent.
J’ai donc fondé mon projet franco et je fais toujours du rock-pop-indie (pour ce que ça veut dire), et je trouve encore que le français est mieux adapté à la chanson qu’au rock.
alainbrunet
10 mars 2010
12h49
@nashou
Mal choisie ? Enfin… J’ai donc ajouté Hey You.
alainbrunet
10 mars 2010
12h52
@12truites
Vous trouvez que le milieu anglo du rock montréalais est fermé ?
jboulais
10 mars 2010
13h03
Pour moi le seul groupe français qui a réussi à bien métriser les deux langue est Noir Désir , malheureusement ce groupe est devenu un groupe maudit, tabou,…….
probablement pour celà que personne a ausser le nommer
jboulais
10 mars 2010
13h04
correction: osé le citer……..
emilemazola
10 mars 2010
13h24
@Louise 52
Je vais probablement vous faire sourire, mais ce que je vais vous raconter est un fait. Mon chum est un jeune retraité, mais moi je travaille toujours. Après le repas du midi, il va s’étendre quelques heures avant de faire ses activités…
Très très mauvais cette sieste de quelques heures. Una siesta c’est 30 minutes, max. Votre chum va avoir une crise de coeur. Danger madame. Dites-le-lui de grâce.
tremblayo
10 mars 2010
13h26
J’ai un préjugé assez sévère envers les groupes non-anglophones qui chantent en anglais (encore plus les groupe français et québécois avec l’accent épouvantable). J’ai l’impression qu’elle se limite souvent à un beat accrocheur qui a été de surcroit sur utilisé. On voit rarement du nouveau émerger de ces groupes. Peu de groupes réussissent aussi bien dans une langue autre que la leur (maîtrise déficiente de la langue pour l’écriture? Plus grande difficulté à passer ses émotions dans une langue étrangère?).
Ceci étant dit je ne comprends absolument pas le buzz autour de Pony pony run run. Du remâché. Dans n’importe quel bar du Mile-End on peut trouver mieux si on veut de la musique anglo. En terme de groupe français, Jil is lucky est tant qu’à moi nettement supérieur: http://www.youtube.com/watch?v=eo3CV6sZ90I
thx1138
10 mars 2010
13h37
Pour avoir moi-même tâté de “l’anglophilie musicale”, je peux dire que jamais un francophone ne réussira à écrire de façon réellement profonde et sincère dans une langue autre que la sienne à moins d’être aidé ou d’avoir une maîtrise en littérature anglaise. On a cette fausse idée qu’il n’y a pas à chercher loin pour écrire en anglais, qu’on peut dire à peu près n’importe quoi en autant que ça sonne. J’ai longtemps défendu l’idée puriste que le rock ou la pop se devait, par leur origine, d’être chantés en anglais. Mais on a des tas de preuves du contraire et ce serait hypocrite et idiot de nier la qualité de la musique francophone actuelle. On peut pardonner à Charlotte Gainsbourg de chanter en anglais vu les origines de sa mère. Ça fait partie de son patrimoine et ça lui épargne d’être continuellement comparée à son illustre père. Mais quelqu’un qui a grandi dans une culture totalement francophone ne peut être parfaitement authentique en écrivant en anglais. Pour les interprètes comme Céline Dion, par exemple, c’est une autre histoire parce qu’elle n’écrit pas ses textes. Certes, elle peut exprimer des idées qu’un auteur adaptera en anglais pour elle. Dans ce cas, c’est tout-à-fait acceptable. Mais comprend-elle et ressent-elle vraiment ce qu’elle chante? Parfois, j’ai des doutes…
bt627
10 mars 2010
13h45
@thx1138 – Pour pousser votre idée, il m’est d’avis qu’un artiste peut s’exprimer avec les instruments de son choix, en autant qu’il les maîtrisent – que ce soit une plume, un instrument de musique, une langue. Il y a autant de malaise à écouter un guitariste qui ne maîtrise pas sa guitare qu’un francophone ne maîtrisant pas l’anglais qu’il chante. Ceci dit, il y a des francophones qui ne savent pas bien écrire le français, et c’est aussi pénible à écouter qu’un francophone qui s’essaye dans une autre langue.
12truites
10 mars 2010
14h01
Pas nécéssairement. Mais mon expérience allait en ce sens. Francos qui chantent en anglais = entre-deux, malaise. Peut-être que pour d’autres, l’expérience fut différente. Je crois qu’un bon compromis est d’avoir des anglos et des francos au sein du même band. Comme ça, on ne se pose plus de question et on peut chanter dans la langue qui nous plait sans se faire tomber dessus.
Il se peut par contre que ce conflit n’ait lieu qu’entre français et anglais.
Aussi, pourquoi personne ne s’offusque que Francoise Cactus de Stéréo Total chante dans au moins 6 langues?
alainbrunet
10 mars 2010
14h01
@bt627
Bien dit!
@ 12truites
Personnellement, je ne m’offusque de rien. C’est le résultat qui compte.
spoone
10 mars 2010
14h02
Syd Matters, un autre groupe francais qui chante en anglais. mais eux au moins, ils sont bons:
http://www.youtube.com/watch?v=bMWahnaZ9xo&feature=channel
http://www.myspace.com/sydmatters
http://www.sydmatters.com/
12truites
10 mars 2010
14h18
@alinbrunet : Mon message précédent était en réponse à votre question.
J’ajouterai que je n’ai pas choisi l’anglais au départ pour devenir big mais bien pour les raisons énoncées dans mon premier post.
@thx1138
Je ne nie d’aucune facon la qualité d’une partie de la musique francophone, au contraire, je suis un grand fan de chanson, de Bashung, des colocs, malajube et nommez-en. Par contre, pour moi il est difficile de bien transmettre mes idées car elle sont véhiculées par une musique inspirée de d’autre culture que la mienne.
J’essais donc d’y aller plus poétiquement et imagé, résultat, bon nombre de presonnes trouve que c est vague, et qu il faut se forcer pour en comprendre le sens. Combien de fois avons-nous entendu ce genre de critiques visant les textes de Malajube.
Tant de chose à dire sur ce sujet, mais je suis au travail…
12truites
10 mars 2010
14h36
@alainbrunet
Donc la démarche ne vous intéresse pas?
g.i.joe
10 mars 2010
14h38
I am a Quebecer, but sorry, I don’t speak french. God bless Kwebec.
alainbrunet
10 mars 2010
15h25
@12truites
Non non, tout m’intéresse, bien au contraire. Personnellement je n’ai rien contre quiconque chante en anglais en autant qu’il maîtrise bien la langue. Comme je disais plus haut, c’est le résultat qui compte. Quant au français dans le rock, cependant, je crois qu’il peut parfaitement s’y décliner. Il s’agit d’y songer…
buggly
10 mars 2010
15h34
Après avoir lu vos 2 derniers billets et pris connaissance de ces stats, je m’inquiète beaucoup plus de NOTRE sort – et du mien – que de celui de la musique francophone …
À moyen terme, on n’aura pas le choix de “stopper” l’effritement de notre langue à l’aide de leviers plus drastiques, si possibilité il y a. On n’a pas fini de débattre à ce sujet (fermeture vs ouverture).
daniel69
10 mars 2010
15h46
Peut-être que je suis dans les patates mais je trouve que Nanette Workman est un exemple de quelqu’un qui chante bien du Rock en Français. Mais elle est peut-être l’exception qui confirme la règle que le Rock, c’est en Anglais que ça se chante.
buggly
10 mars 2010
15h48
C’est inévitable, on devra rouvrir la Constitution, y’é cr***ement temps que ça se fasse, d’ailleurs.
Décentralisons au maximum les pouvoirs et responsabilités du Fédéral.
12truites
10 mars 2010
15h48
@alainbrunet
Probablement…il suffit d’y songer……et j’y songe….j’y songe :)
antoinepierpont
10 mars 2010
16h49
@thx1138 “”J’ai longtemps défendu l’idée puriste que le rock ou la pop se devait, par leur origine, d’être chantés en anglais. Mais on a des tas de preuves du contraire et ce serait hypocrite et idiot de nier la qualité de la musique francophone actuelle”"
J’ai assisté à un spectacle “rock” d’un groupe hongrois dont j’oublie le nom…. la plus grande partie du spectacle ils faisaient du rock en anglais… (pas très intéressant, impression de redites, ordinaire) puis vers la fin ils ont lâché une couple de chanson en hongrois… wow… là la salle a bougé, il y avait “quelque chose” là, comme un supplément d’âme
phil8791
10 mars 2010
16h52
@thx1138
Je ne crois pas que ça prend une maîtrise en littérature anglaise pour écrire un bon texte. Ça prend simplement un intérêt pour les mots et un bon vocabulaire. Mais ça, même les artistes anglophones chantants en anglais ou francophones chantants en français ne l’ont pas toujours (inutile de donner des exemples).
@12truites
Par rapport au français étant mieux adapté à la chanson qu’au rock, je partage en partie votre point de vue. J’ai étudié dans les deux langues et j’ai vite compris que l’anglais et le français sont totalement différentes.
Je m’explique : à la base, l’anglais, en poésie ne se compte pas comme le français. On ne parle pas d’alexandrins en anglais mais bien d’«Iambic Pentameter» . Ça veut dire, entres autres, une syllabe faible suivie d’une syllabe forte. C’est la forme la plus commune en anglais est c’est extrêmement rythmé.
On étudie moins les rimes en poésie anglaise (d’ailleurs plusieurs poèmes de Milton ou Pope ne riment pas) et d’avantage le rythme puisque c’est ce que la langue dicte ainsi.
Aussi, à ma connaissance, l’anglais possède beaucoup plus de mots dans son dictionnaire que le français ce qui aide lorsqu’un artiste compose un texte et a besoin d’un synonyme pour remplacer un mot qui n’entre pas dans les temps.
Quand on regarde les formes souvent rudimentaires du rock, ce n’est pas surprenant qu’il semble plus simple d’écrire des textes en anglais qu’en français.
Mais tout ça me porte à dire que lorsqu’un groupe fait du rock en français et qu’il le fait bien, il faut l’applaudir…
blackened
10 mars 2010
16h59
C’est drôle… Björk chante en anglais avec un accent islandais à couper au couteau et la planète trouve ça mignon, mais lorsqu’un québécois laisse paraître son accent en chantant en anglais, on est embarrassé. Me semble que si la chanson est bien sentie et que le propos est pertinent, la langue et l’accent importent peu.
sylvain_cournoyer
10 mars 2010
17h19
Partons de cette prémisse. Grosso-modo, les amateurs non-anglo de musique pop au sens très large dans le monde connaissent leur langue maternelle, et ils connaiseent l’anglais, ou du moins ils le baragouinent. Ce qui fait que pour moi et bien d’autres, mon univers musical est constitué environ de 20% de franco, 60% d’anglo et 20% d’instrumental ou d’autres langues. En musique pop la langue anglaise est plus qu’une langue, elle est aussi carrément devenu un instrument de musique, tellement la pop anglo a dominé le monde, en nombre et en qualité. En effet, la phonétique anglaise est aussi profondément ancré dans mon oreille musicale que la guitare, la basse et la batterie… et comme chacun de ces instruments, on a envie de l’entendre. Cette langue-instrument explique bien des choses dont celle-ci: plusieurs auteurs non-anglo de chansons de la planète ont bien de la misère à résister à ne pas composer en anglais. Ont-ils tort? Je réponds oui.
Car si l’anglais est un instrument avec une belle sonorité qui est incrusté dans la musique pop et nos oreilles, ma langue maternelle est, premièrement, aussi un bel instrument avec sa propre sonorité et surtout, deuxièmement, la langue de mon peuple. Et mon premier objectif comme auteur est de bien exprimer ma pensée à travers ma poésie, donc la langue maternelle est toute désignée. Mais vous allez dire que certains non-anglo maitrisent très bien l’anglais, alors? Alors, ils ne doivent quand-même pas composer en anglais car, deuxièmement, mon deuxième objectif comme auteur est que les paroles de ma chanson soient comprises avant tout par les gens qui comprennent ma langue d’origine.
Donc moi, comme Québécois francophone, si je compose une chanson, je veux qu’elle rentre avant tout, dans l’imaginaire des autres Québécois d’abord, et dans le reste de la francophonie ensuite. Et si les anglais ou autres ne la comprendront pas? Tant pis! L’idée n’est pas du tout de s’exclure, de s’isoler, mais d’enrichir d’abord ma culture avant d’enrichir celle des autres.
Mais je dois vivre avec les conséquences. Abba (pour ne prendre qu’un seul exemple) ont quelques bons tubes que j’aime et que j’aimerai toujours. S’ils avaient écrits leurs chansons en suédois, mon plaisir serait moindre c’est évident, car pouvoir les comprendre et les chanter en anglais me procurent un plaisir indéniable. Mais si j’étais suédois je serais déçu qu’ils n’aient pas composé en suédois (s’ils ne l’ont pas fait… sinon on prend n’importe quel autre exemple).
Ma conclusion est conséquente à mes arguments. Je verrais très bien les non-anglo créer 2 versions de leur album: une dans leur langue d’origine et une autre en anglais. C’est peut-être utopique ($$$) je n’en sais rien. Pourquoi une version en anglais? Parce que (en gardant mon exemple de Abba) vous comprendrez que je n’ai pas envie d’apprendre le suédois ou 14 autres langues pour tripper sur les paroles … s’il y a lieu… parfois c’est mieux de ne pas comprendre… :-)
renaud_1
10 mars 2010
18h09
Ca me semble très bien ce petit groupe.
Et dans un autre d’idée… Je viens de découvrir le dernier Benjamin Biolay. Quel excellent album.
Quand l’album est sorti les critiques parlaient du nouveau ‘Mélodie Nelson’. Je suis toujours un peu sceptique quand je lis ce genre de critique mais dans ce cas ci ca semble justifié.
C’est vraiment un album majeur.
atchoum
10 mars 2010
18h27
Parler une langue commune, mais avec des références locales, peut aussi être enrichissant. De Renaud, par exemple, on ne comprenait pas tout. Mais on aimait beaucoup. La même chose pour Desjardins quand il chante à Toulouse ou les Cowboys fringants à Paris…
antoinepierpont
10 mars 2010
19h46
@ atchoum
personnellement je n’aimais pas Gilles Vigneault, je le trouvais ringard, trop “local”, “terroir” etc.
Je séjournais à Genève et par curiosité j’ai assisté à un de ses spectacles
je me suis dit bon allons-y , je ne l’ai jamais vu en spectacle
j’ai été renversé par l’accueil que cette salle “d’étrangers” lui a servi, touché par sa poésie où je me reconnaissais et où les spectateurs “étrangers” se reconnaissaient
antoinepierpont
10 mars 2010
20h36
@ sylvain cournoyer
Je trouve votre commentaire très intéressant, je divergerais toutefois au sujet de votre dernier paragraphe… je ne pense pas qu’il soit vraiment utile de faire une traduction en anglais… (si c’est ce que vous dites… je n’en suis pas certain)
cela me ferait trop penser à Hollywood et semble-t-il le public étatsunien qui n,est pas capable de visionner un film étranger sans le “reformatter” en en faisant un remake home made… (Hollywood et probablement une bonne partie de la culture étatsunienne souffre-t-ils d’autisme linguistique…)
Je vais prendre comme exemple la chanson “Comme des enfants”" de Coeur de Pirate qui a remporté (je ne poserai pas de jugement personnel sur cette chanson)
sur youtube un des clips de cette chanson a été visionné 5 millions de fois et il y a presque 6000 commentaires, et étonnamment il y a des anglophones, des germanophones…. etc. qui soulignent qu’ils aiment cette chanson , demandent aux francophones de traduire, pas mal de jeunes Étatsuniens soulignent que c’est leur prof de français (langue seconde) qui leur a fait écouter en classe et ils sont tombés sous le charme…. ils demandent où ils peuvent trouver les paroles en français…
comme vous l’écrivez, Coeur de Pirate, dans ce cas-ci, a choisi d’enrichir l’offre culturelle faites aux membres de sa culture , ainsi qu’à toute la francophonie… et puis en supplément, elle attire vers le français , intéresse à la langue française des Étatsuniens, des Italiens, des hispanophones… en choisissant une langue une artiste contribue à l’enrichir et la faire rayonner … c’est un choix culturel
vous avez certainement entendu l’aventure de Bruno Pelletier qui a été invité en Russie récemment par ses fans Russes (et lorsqu’il a voulu s’adresser à eux en anglais, ils (pardon elles) lui ont demandé de le faire en français… la plupart d’entre elles apprenaient le français… par amour…
tiens je vous parle d’un autre qui a fait Notre Dame de Paris…. Garou… peu importe qu’on l’aime ou non… allez sur you tube vous allez trouver 52 vidéos autour de la chanson “”Belle”" de Luc Plamondon, Il y en a quelques uns qui ont été visionné plus d’un million de fois, et même 4 millions de fois…. des milliers de commentaires… dans toutes les langues de la planète ….. des centaines d’étrangers à la langue française qui disent qu’ils adorent la chanson en français, parfois demande la traduction, ou carrément s’aventure à faire une commentaire en français…
je m,arrête…
oui vous avez raison… choisir de chanter en français est un choix qui enrichit la culture québécoise, puis la francophonie canadienne, et parfois la francophonie nord américaine et internationale et dans certains cas font rayonner la langue française sur la planète
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la culture étatsunienne souffre-t-elle d’autisme linguistique ?
j’ai séjourné récemment au Costa Rica. Un midi dans une resto nous étions 7 à table.
2 Québécois et un Franco-Ontarien, 2 Étatsuniens, et 2 Argentines… La plupart du temps nous conversions en anglais, mais à l’occasion nous passions à l’espagnol (les 3 francophones avions un assez bon niveau en espagnol…) et dans certains cas nous passions en français…. les 2 Étatsuniens ne parlaient pas un mot d’une autre langue, et ce qui est ridicule , semblaient un peu frustrés lorsque les Argentines s,adressaient à nous en espagnol et que nous poursuivions la conversation…..
ce sont peut-être les Étatsuniens qui ne sont pas ouverts sur le monde ????
sylvain_cournoyer
10 mars 2010
21h33
@antoinepierpont
Merci de vos commentaires.
Oui, c’est bien ce que j’ai voulu dire dans mon dernier paragraphe. Ça peut paraître loufoque comme solution, faudrait voir; ça serait comme avoir le meilleur des 2 mondes. Mais ma solution ne serait pas toujours nécessaire. Par exemple, je n’ai pas besoin d’entendre Maria Callas chanter la Mamma Morta en anglais!!! Disons que pour une certaine musique pop, ça me paraît valable.
Votre exemple du groupe hongrois est intéressant; en fait leur problème était de ne pas bien maîtriser l’anglais. Mais vous me faites penser que ce qu’on perd en compréhension d’un texte d’une langue qu’on ne connaît pas, on le gagne dans l’authenticité de l’interprétation.
thx1138
11 mars 2010
08h12
@phil8791
Très intéressant, ce point sur les différences entre poésie française et anglaise. Je le savais par instinct mais je ne m’étais jamais vraiment penché sur la théorie.
Ça confirme ce que je pensais sur plusieurs chansons de mon répertoire anglo que j’ai tenté en vain d’adapter en français. Les accents toniques étant typiquement anglais, n’importe quel mot français sonne carrément ridicule. C’est donc un exercice extrêmement difficile et je m’incline devant tous ceux qui y arrivent avec brio.
@blackened
J’ai souvent utilisé l’exemple de Björk pour clouer le bec aux détracteurs à ceinture fléchée. Il faut dire que cette dernière est dans un monde à part. Ce qui séduit ses fans, cette naïveté presque enfantine, est également ce qui la rend insupportable pour d’autres. Je suis du premier camp. Le problème avec certains francophones qui chantent en anglais avec un accent ou pas, ce n’est pas l’accent. C’est le manque de profondeur et d’authenticité. Comme le dit si bien M. Brunet, c’est le résultat qui compte. Au bout du compte, si une chanson ne nous donne aucune émotion, même pas un petit sourire, peu importe la langue, c’est raté.
thx1138
11 mars 2010
08h43
@antoinepierpont
Les américains ne s’intéressent pas beaucoup aux autres cultures, c’est vrai. Et pour cause… Les É.U. sont si vastes et diversifiés dans leur propre culture, c’est une micro-planète. Il faudra bien un jour admettre que l’anglais est incontestablement la langue universelle et que tous et chacun devrait en connaître au moins quelques rudiments. À l’ère des réseaux sociaux sur le web, on ne peut que constater ce fait indéniable. Mais l’envers de la médaille est que ça envoie un message aux jeunes générations d’artistes que le seul moyen d’être entendus et compris par le plus grand nombre, c’est de se conformer au moule anglophone. Et c’est tellement plus cool… Pour moi le cool du cool, c’est de réussir à se démarquer dans sa propre culture.
Mais là se pose une nouvelle question car il est un autre fait indéniable : L’anglais fait partie de la culture québécoise. C’est imprimé dans notre mémoire collective, qu’on le veuille ou non. D’où peut-être cette ambivalence identitaire qui nous caractérise tant…
martin70
11 mars 2010
09h26
Salut,
Mon commentaire ne porte pas sur cet article mais comme je n’ai aucune comment vous communiquer ceci je m’essaie ici !!!
Comment Lapresse peut-elle ne pas parler de Muse au centre Bell hier soir ?!? 17,000 personnes et un spectacle comme on en voit rarement… le seul site ou media digne de ce nom qui en parle ce matin…ruefrontenac.com. La presse: nada. Incroyable. On ne parle quand même pas d’un petit évènement… vous parlez de tout et de rien, mais pas un mot sur Muse. Après on s’étonne que le lectorat des media mainstream s’effrite…hmmm, faudrait peut-être se rebrancher.
phil8791
11 mars 2010
09h27
@thx1138
Je crois qu’un autre facteur qui entre en jeu est la plus grande différence en français, versus l’anglais, entre la langue parlée et la langue écrite, surtout au Québec.
Ce n’est que mon opinion mais il me semble que même lorsque je chante une chanson de Miossec (c’est premiers albums rockaient quand même assez) sous la douche, en français européen qui se rapproche souvent un peu plus de la langue écrite, ça ne sonne pas naturel puisque ce n’est pas la langue que je parle à tous les jours. Mais en même temps, je ne crois pas que si j’étais auteur, je voudrais écrire en joual.
Quand je chante Islands in the Stream ou In the Ghetto, pas de problème. Je chante le même anglais que je parle.
Mais bon, certains artistes comme Karkwa, Daniel Bélanger et autres sont capable d’écrire de bonnes chansons en bon français donc c’est possible et peut-être que davantage de musiciens devraient le tenter. En devenant la norme de rocker en québécois, peut-être que moins d’artistes d’ici sentiront leur musique plus naturelle en anglais.
Pour ce qui est des américains et la culture, je passe mon tour. Mais je tiens à rappeler que la langue anglaise, au contraire de la culture américaine, est très ouverte sur le monde et que plusieurs mots s’ajoutent sans traduction au dictionnaire anglais à chaque année. C’est pourquoi on retrouve plusieurs mots français tels quels comme « cuisine » ou même « chaise longue » dans le Oxford.
mariezou
13 mars 2010
12h43
On parle peu l’anglais au Brésil” a écrit l’une des personnes qui ont commenté cette avalanche de chansons en anglais.
En effet. Et on y apprend l’espéranto qui se porte bien à Cuba aussi.
Et ce, malgré le fait qu’il ne soit pas possible de l’apprendre à l’école comme n’importe quelle autre langue.
Le seul pays où les enfants ont ce droit s’appelle la Hongrie. Bravo à ses dirigeants qui ont compris que si une langue internationale doit être parlée couramment par TOUS (pourquoi laisserions nous une partie de la population sur le bord de la route?), et non bafouillée, balbutiée par un troupeau impressionnant de vaches espagnoles, à côté de ceux qui parlent couramment une langue nationale, il faut que cette langue soit très facile, à écrire et à prononcer et qu’elle se pononce partout de la même façon.
Il n’en existe qu’une, c’est l’espéranto. Essayez sur lernu.net!
Dans quelques semaines vous correspondrez déjà avec de nombreux espérantistes partout dans le monde et peu après vous parlerez.
Esperanto estas 10X pli facila ol naciaj lingvoj.
Autre avantage: son apprentissage facilite celui des autres langues (voir springboard2languages).
Combien aurions-nous d’espérantistes dans le monde si tous les pays permettaient à ses enfants de l’apprendre au même titre que les autres langues étrangères.
En Hongrie l’espéranto arrive en 3ième position au bac, avant le français.
Amike, Marie Anne.
dom87
14 mars 2010
17h04
Les francophones qui chantent en anglais le font pour de multiples raisons. Il y a évidemment le facteur économique qui entre en ligne de compte, à cause du marché que l’on peut rejoindre grâce à cette langue, mais il y a aussi autre chose.
Tout d’abord, la culture tend à se mondialiser et la langue de la mondialisation est l’anglais. La musique n’échappe pas à ce phénomène planétaire.
Ensuite, la radio et les médias jouent un grand rôle dans la création des futurs artistes. Le fait que les palmarès et les ondes soient accaparés par des artistes anglophones donnent peu de modèles aux futurs artistes, qui ont surtout accès, pour les chansons bien écrites, à du contenu anglophone.
Finalement, il y a aussi un phénomène musical et linguistique qui rend l’écriture de bonnes chansons pop ou rock en anglais beaucoup plus facile qu’en français. Les accents toniques de la langue anglaise se prêtent beaucoup plus facilement à une métrique en 4/4 accentuée de manière rock que les accents toniques français qui se trouvent toujours à la fin des mots et des phrases. Ce phénomène explique en partie pourquoi plusieurs groupes rock français et québécois nous sonnent insipides par rapport à leurs pendants anglophones, et ce, même si le texte est d’une excellente qualité poétique.
Je suis étudiant en musicologie à l’Université de Montréal et j’ai étudié ce phénomène de le cadre de mes études. Je me ferai un plaisir de partager mes découvertes avec les intéressés.
lecteur_curieux
27 mars 2010
17h21
Je voulais parler de d’autres Français qui chantent en anglais et qui ont peut-être fait un album mais même pas en vente sur iTunes du Canada seul celui de France pour un album avec une date de sortie dite en 2007…
http://www.myspace.com/kimnovakk
Pour faire une vraie évaluation il faudrait plus mais moi c’est en deux minutes que j’ai fait ma première évaluation… Oui vous êtes intéressants et bienvenue…
Tout comme d’autres dont j’ai donné les liens ici mais qui n’ont peut-être pas encore un ”véritable” album.
Redonnons-en juste un :
http://www.myspace.com/satimatamusic
Et c’était peut-être ”Rencontre” que j’avais écoutée lors de leur acceptation… Et tiens, ils n’ont pas une certaine parenté artistique dans leurs goûts avec Water On Mars ?