Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 27 janvier 2012 | Mise en ligne à 18h52 | Commenter Commentaires (255)

    Lana Del Rey est là pour rester

    Lana-Del-Rey-Born-To-Die65987

    En vérité, je n’ai pas porté attention à Video Games jusqu’à ce que le buzz écume et déborde du chaudron. Comme vous, j’ai fini par regarder le clip sur You Tube… Et après ? De prime abord, l’intérêt d’un buzz aussi viral, aussi contagieux, c’était le buzz en tant que tel. Autre phénomène viral de l’internet, fulgurant sur la Toile.

    Or, lorsque Elizabeth Grant alias Lana Del Rey s’est fait ramasser à la suite de sa prestation timorée, pour ne pas dire erratique, lors de l’émissionSaturday Night Live, j’ai entrepris de me pencher sur son cas…

    À l’écran, on devine les rénovations du facies, les lèvres gonflées chez le chirurgien,. On observe ces doigts garnis d’ongles rapportés, démesurément longs. On voit la teinture des cheveux. Le look néo-kitsch, l’angle rétro-nuovo, la mine ténébreuse.

    On peut toujours s’en tenir à cette perception sommaire. On ne s’en tient pas là.

    On écoute plusieurs fois les 15 chansons de Born To Die et… on se prend une dose agréable de substance pop. Dose qui a, finalement, peu à voir avec la vague médiatique, pas plus qu’avec son ressac réprobateur.

    Des gueules comme celle-là, doit-on le rappeler à quiconque y voient un signe indéniable de superficialité, n’abritent pas que des cervelles d’oiseau. Comme on en reçoit après avoir écouté certaines chanteuses reconstruites (Dolly Parton, par exemple) et dont le buzz a été savamment construit (Madonna, Britney, Gaga, etc.).

    Conclure à l’éléphant blanc, conclure au ballon dégonflé avant son envol, conclure à l’artificiel, conclure à la pitoune surfaite par ses plasticiens et stratèges, conclure à la superficialité, l’arnaque, le vide, la maladresse ou l’interchangeabilité, voilà autant d’éléments d’une grille critique sommaire et d’autant plus prévisible.

    Le phénomène Lana Del Rey suggère d’ores et déjà plus de complexité que le modèle classique de la jeune chanteuse pop jetable après usage. Derrière cette moue botoxée, derrière cette «self styled gangsta Nancy Sinatra», il y a une vraie gravité dans le ton. Un vrai nuage au-dessus de la tête. Un vrai coeur qui peut se briser. Un vrai corps qui peut se faire baiser. Une indolence véritable. Une sincérité sans frime. Une propension à la caricature et de l’autodérision.

    On y repère des ambiances insolites de paumés, beaux, grimés et farouches. Il y a ce lien paradoxal entre la jeune fille posée et la garce délinquante, entre la romantique et la hardcore. Relation intéressante entre cul et tête, entre superficialité et profondeur. Malgré la construction patente de Lana Del Rey, on sent une certaine grâce, un certain raffinement, une certaine sensualité.

    Qui plus est, il y a cette prise sur le destin, cet esprit conquérant des stars qui ne se laissent pas décrocher aisément de leur constellation. Somme toute séduisante, cette voix a été mise en évidence par de fort bons producteurs (Emile Haynie, Justin Parker, Robopop), puisant dans la pop classique ou rétro, dans les bandes originales de très bons films, dans le hip hop, dans l’esthétique indie pop. Oui, plusieurs de ces chansons tiennent la route.

    Voilà ni plus ni moins de la bonne pop via laquelle s’exprime un personnage construit et habité par une vraie personne, bien au-delà du botox et des ongles artificiels.

    Alors ? Sans se rouler par terre, sans crier au génie, sans magnifier quoi que ce soit, parions que Lana Del Rey, la plus virale des icônes pop par les temps qui courent, est là pour rester. Le feu est pris, et le déferlement de critiques quasi haineuses à son endroit n’aura d’autre effet que d’en alimenter les braises.

    Lana Del Rey, profil Wiki

    Born to Die, profil Wiki

    Site officiel


    • Dommage qu’Interscope ait juste essayé de reproduire Video Games plein de fois pour faire un album…c’est répétitif, non? Et trop long. Les morceaux sortis avant l’album sont de loin les meilleurs…

    • @piedgauche

      Répétitif??? Avez-vous écouté les chansons au complet ou seulement une minute chacune?

      Et ce n’est pas trop long, ce disque tient très bien la route. Des chansons plus faibles, il y en a, mais la majorité sont très bonnes. J’adore le mélange de R&B urbain moderne et de rétro avec les instruments à corde. Nancy Sinatra gone gangsta, exactement. Off To The Races, Lolita et National Anthem sont excellentes. Et Video Games aussi, bien sûr.

    • Joli timbre de voix :un peu de Winehouse et même un soupçon de Diamanda Galas.Et en plus des `lèvres à la Julia roberts ou à la Murielle Moreno.Pas mal du tout.

    • Très belle pause musicale, merci. Un article à point. Mais je vais retourner à l’écoute de Bryan Ferry.

      Malgré de très bonnes chansons, je crois que ce sera une autre carrière éphémère.

      Je ne crois pas que j’aurai une très bonne “compilation” de LDR en 2017.

    • Video Games, chez Jools Holland: http://www.youtube.com/watch?v=IOP2Yd_jpYQ

      Autre lieu, autre performance.
      Il y a beaucoup un non-dits (super intéressants) dans sa présence,
      et un côté sexy complètement à l’opposé de, disons, Rihanna et consoeurs.

    • La nouvelle *saveur du mois*…

      Un produit à consommer avant …

      en attendant la prochaine!

    • Sa tête me fait penser à la pitoune blonde de Mars Attack! À dire vrai, cette image déforme toute écoute que je pourrais en faire…

    • Tout compte fait…

      J’aime mieux écouter ça:

      http://www.youtube.com/watch?v=-fmCoUjOMXU&feature=related

    • @alainbrunet

      Ouf. Là, tout comme pour Anna Calvi, vous errez un brin, je crois.

    • J’adore l’ambiance qui se dégage de ce “Born To Die”… J’étais de la baloune internet-you tube et Lana Del Rey ne m’a décidément pas déçu avec cet album. Sa performance à SNL ne m’a pas épaté non plus… je ne comprends pas vraiment ce qui est arrivé, mais j’avais vu d’autres performances “live” fort louables.

      “Le feu est pris, et le déferlement de critiques quasi haineuses à son endroit n’aura d’autre effet que d’en alimenter les braises.”

      On ne peut mieux dire!

    • ”Or, lorsque Elizabeth Grant alias Lana Del Rey s’est fait ramasser à la suite de la prestation timorée à Saturday Night Live,”

      Mauvaise prestation ou style complètement incompatible avec ce genre de tivi show ?

    • Bon article M. Brunet!
      Ça fait changement de celui de votre consoeur de travail: (http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/nathalie-petrowski/201201/23/01-4488437-lana-del-rey-un-cas-pour-star-ac. )

      Suis-je le seul à retrouver un peu de Hope Sandoval dans la voix de cette superbe Lana
      au look étrange, beauté à la fois surmaquillé et naturelle?

      @atchoum :
      Dans certain concours de musique classique, on cache les musiciennes derrière un rideau pour ne pas que la «robe» influence l’oreille des juges… à essayer chez vous aussi peut-être.

      G.Boudreau

    • Je me suis intéressé au cas ‘Lana del Rey’ après avoir lu l’article de votre consoeur N.Petrovski. Il est certain que sa performance a SNL était très faible, par contre, le disque est excellent, les clips sont envoutants et sur youtube on peut trouver d’autres performances d’elle en spectacle ou elle est excellente. Born to die, sera certainement un des disques marquants de 2012…

    • C’est 100% win. Je viens de pré-commander l’album deluxe qui sort dans quelques jours.

      Esthétique seventies et mélange ‘Alison Goldfrapp+Tori Amos+Nicole Kidman’ = Buy.

    • ça me fait prendre conscience encore une fois comment nous sommes dans une ère de Patchwork. Du patchworking maitrisé, au sommet, sous sa forme la plus intéressante. On fouille dans le passé; musical, visuel, mode, esthétique, et on recycle les éléments pour en faire une oeuvre composite. Je pense que nous sommes officiellement sorti de l’ère vintage, celle bêtement nostalgique. May we live in interesting times.

    • @jon8

      À propos de SNL, nul doute que l’espace musical offert aux artistes est archi nul. Kanye West et Ke$ha ont eu l’air fou lors de leurs performances. Arcade Fire était terriblement cacanne. Mais seulement Ashlee Simpson s’est vraiment autodétruite sur scène, avec son playback non synchrone.

      Quant au patchwork de Lana del Rey, je le trouve barbant et non-pertinent. Mais bon, si le paradigme shifte…

      D’ailleurs, vous pouvez déjà voir les effets post-LDR sur l’industrie. Prenez Ren Harvieu, par exemple, qui rajoute du Godard et du Dusty Springfield à la sauce :

      http://www.youtube.com/watch?v=4sDhhMWoIp4

    • Moi. j’aime, bien que j’aie mal pour elle … C’est pas du Botox, ce sont carrément des implants dans les lèvres, Ouille. Re-ouille.

      Mais bon, y’a qu’à pas regarder. La musique ça se goûte mieux les yeux fermés.

    • C’est de la marde pour émoustiller les gars. Marketing. Aucune personnalité. Elles sont toutes pareilles, elles fréquentent les mêmes chirurgiens esthétiques. La fameuse babine gonflable pour ressembler à Angelina Jolie c’est laid.

    • Je suis avec intérêt LDR depuis que ghost nous a mis sur la piste cet été. Ses vidéos qui pigent dans les cartoons américains et les brumes à la Humphrey Bogart me plaisent beaucoup. Et cette fille!!!! Une sirène qui nous attire dans des les eaux troubles. En tout cas, pour moi, ça marche.
      Je la vois comme un mix entre Catherine Deneuve et Amy Winehouse. Oui je sais, ça clash!
      Une composition mix qui balance entre le contrôle frigorifiant et la désinvolture à la fois baveuse et désespérée. Très loin de la midinette, elle envoie allègrement paître ses détracteurs. Rien de la fille qui s’écroule devant les assauts répétés de ceux qui voulaient la voir se péter la gueule. Un mauvais show?
      Ouin ça se peut, pis? La vie continue!

    • Il est évident qu’après un premier album qui est passé plutôt inaperçu, Lizzy Grant est allé se chercher du monde qui pouvait l’emmener là où elle voulait aller. Y a un problème?
      Oui on sent les influences rap. Emile Haynie a aussi produit pour Eminem, Kaynie West et surtout Kid Cudi. Ça paraît sur l’album? On se demande quelle est la part de LDR et la sienne? On s’en fout. Par bout, ça donne du emo rap…Et moi, j’adore. Je ne sais pas trop pourquoi on tente de spéculer sur la longévité de sa carrière. Elle est là, là. Et elle prend bien sa place.
      Elle a beau chanter vivre dans une roulotte, on sait bien que cette fille n’est pas Eminem. Elle est issue de la classe moyenne et vient de Lake Placid NY.
      Je préfère, et de loin, le sexy classy de LDR à celui qui embrasse trop large pour moi…de Lady Gaga.
      Ceci dit, elle n,a pas une grande voix, surtout quand elle force trop dans les basses pour faire plus vamp…mais elle a une voix unique qui me fait de l’effet. Toute une signature.
      J’ai entendu plusieurs performances live sur youtube et c’est souvent moyen mais j’irais quand même la voir en show, n’importe quand!

    • Lana Del Ray, très beau produit de son époque. Chansons agréables, look très étudié avec un côté rebelle à la Jolie et une classe à la Streisand. Tant qu’elle soignera ses chirurgies ( on va sûrement lui proposer des implants mammaires bientôt) et saura s’entourer des bonnes personnes elle va durer une petit bout c’est certain. Mais s’intéresserait-on à Lana si elle avait l’air d’un pichou ? Vraiment une très belle Barbie.

    • J’adore ce débat parce qu’il met en lumière un tas de contradictions.

      On la juge sur son look superficiel, alors qu’on m’a toujours appris que de juger quelqu’un sur son look EST superficiel.

      On lui reproche la construction de son personnage alors que c’est l’histoire même de la musique pop.

      On lui reproche de ne pas avoir de crédibilité indie, mais du même coup, on dit qu’elle n’est pas assez pro et qu’elle a l’air perdu quand vient le temps de passer dans des contexte très mainstream comme SNL.

      Ha, les grands prêtres orthodoxes de la crédibilité, ce que je les adore. Surtout Petrowski.

    • Très bon texte Alain. Je contresigne.

    • Il y a des effluves de femme fatale de l’âge d’or hollywoodien (Rita Hayworth dans Gilda, Lana Turner, etc.) mais aussi de cartoons (on pense très fort à Jessica Rabbit et à Betty Boop dans Kinda Outta Luck).

    • Toutes ces industries jouent avec le côté soft porn, séduction, sexe. Anne-marie Losique qui se tortille au Gros Cave en bikini. Où sont les vrais sentiments? Où est le vrai amour? Il n’y a plus d’efforts, de persévérance, de patience, tout est dans l’éphémère, la facilité, le racolage. Il en résulte d’une société de solitaires, dépressifs, désabusés qui ne croient plus en rien d’où le reborn mystique chiquette du bouddhisme, du paranormal, de la quête spirituelle, des pèlerinages en montagne, du yoga et tutti quanti.

    • Ça risque de finir en Lindsay Lohan ou en abus de substances plastiques implantées. Lol

    • Hope Sandoval wannabe. Je préfère l’originale !

    • @PLGIROUX : On parle ici de la performance de Kanye pour son dernier album solo? Mais voyons, c’était peut-être dans les meilleures performances de SNL, avec celle de Neil Young (Rocking in a Free World) et celles de Nirvana.

      Je vais réécouter l’album car je trouve qu’Alain a généralement du goût mais j’avoue que la première écoute ne m’a pas surpris, j’Ai trouvé cela un peu trop répétitif. Et j’avoue qu’en tant que musicien, ça m’écoeure un buzz de cette ampleur qui fait qu’une artiste n’a jamais roulée sa bosse et qu’elle part en vendant une grosse salle New-Yorkaise et en étant l’invitée de SNL…

      On a aussi dit que Lana sonne un peu comme du David Lynch… ce qui me frustre énormément puisque David Lynch a écrit et produit un album avec la chanteuse Chrysta Bell en 2011 qui est VRAIMENT excellent mais qui n’a pas connu un grand succès vu qu’il n’y avait pas de buzz! Je ne peux pas assez vous le conseiller, c’est définitivement dans mon top 3 de 2011. This Train de Chrysta Bell.

    • C’est possible qu’il y ait les effluves dont parle Ghost, et je les vois aussi, cependant moi l’effet des VIDÉOS sur moi, c’est que je trouve cela ADOLESCENT comme ceux de Coeur de Pirate d’ailleurs. Ce n’est pas l’évocation des anciens.

      Alors que les icônes du passé dont on me parle si je les revois, je vois des femmes, de la maturité mais il y a une question d’époque et de génération. De référents, je vois des connaissances sur Facebook ou nouvelles connaissances début trentaine et dans certains de leurs goûts, je les trouve bébés.

      Mais oui, mais oui… On pourrait dire, non pas plus que Coeur de Pirate, elle est toujours adolescente mais que dans son oeuvre elle reste connectée à cette période de sa vie, comme d’autres eux sont connectés à l’enfance ou la petite enfance et sans nostalgie (dans un sens de vouloir revenir en arrière).

      Et pour me convaincre mieux, pour moi, il aurait fallu que je l’entende d’abord avec mes oreilles plutôt que mes yeux dans ces vidéos là. Remarquez je suis pas contre, je la trouve parfaite pour un public ADOLESCENT ou un public de 25 ans et moins. À la limite un peu plus.

      Pour l’écoute de sa voix ? Je la trouve très belle. Il y a quand même dans cette musique un esthétique que j’aime sauf que je connais déjà. Un esthétique que semble beaucoup, beaucoup aimé notre ami Ghost. J’aime aussi, je veux juste explorer autre chose de plus ”contemporain” ? Probablement.

      —————————

      Elle est là pour rester ? Rester ou partir ? Et pour aller où ? Rester une incontournable ? Peut-être, on verra.

      Je lui souhaite une belle carrière, c’est tout.

    • Rita Hayworth c’est une femme. Lana Del Rey, c’est une petite fille. Bon, je la rencontrerais en personne, je ne dirais pas cela. C’est une femme aussi mais les vidéos sont très adolescentes à mon avis.

      Rien de mal, à cela. Et des histoires d’adolescents peuvent encore et toujours me toucher. C’est juste que l’on connaît déjà, c’est du déjà vu. C’est pas comme pour les plus jeunes dont ce sont les premières expériences. Oui, oui, oui… Chaque nouvel amour et un nouveau début, certes et re-certes.

    • Sur la maturité, on pourrait en discuter longuement et revoir des films d’époque. Quel âge avait James Dean dans ”La Fureur de vivre”, ou même prenez du sport et revoyez des entrevues dont avec Serge Savard qui venait d’être nommé Capitaine du Canadien de Montréal et comprenait très bien son rôle, aujourd’hui des vétérans en fin de carrière non pas cette maturité et mêmes les dirigeants et les entraîneurs l’ont pas.

      http://www.youtube.com/watch?v=u2BGbSVGCwM

      Évidemment, notre monde change et nous avons une espérance de vie de plus en plus élevée. Et l’environnement est de plus en plus complexe alors on se pose plus de questions ?

      Et cela ne peut être qu’en apparence ce semblant de maturité. Des personnes plus âgées, qui ont eu des enfants jeunes à leur époque ont moins de maturité intellectuelle que des adolescents de nos jours. La vie est remplie de paradoxes.

    • Nicole Kidman ? Elle est mon amie sur Myspace et à sa demande. LOL LOL… Mais, c’est vrai en plus. C’était pour promouvoir son travail qu’elle fait comme ambassadrice des Nations Unies.

    • Fascinant comme cette femme semble provoquer la contreverse, sans vraiment le mériter il me semble… Enfin. Personnellement, je n’aurais aucun intérêt à la voir en show. Ces videos me prouvent qu’il vaut mieux la voir derrière le masque d’une mise en scène. D’ailleurs, la dernière fois où je suis resté scotché à mon écran pour visionner un video parce qu’il était hypnotisant par le bizarroïde, c’était Pass this on de The Knife: http://bit.ly/wbQVF0
      Ici, ce n’est peut-être pas autant Twin Peaks-ish mais ça laisse dans l’ambiguité et c’est ce qui rend efficace le tout.

      ”…parions que Lana Del Rey, la plus virale des icônes pop par les temps qui courent, est là pour rester. Le feu est pris, et le déferlement de critiques quasi haineuses à son endroit n’aura d’autre effet que d’en alimenter les braises.”

      Aucun doute là dessus.

    • Une voix très proche de Nicole Atkins.

    • Je trouve que sa voix à des intonations qui me font un peu penser à Steevie Nicks mais en plus grave. Surtout la légère raisonance nasale et le trémolo discret qui sont très agréable à écouter.

    • Par curiosité…

      http://mondoamore.nicoleatkins.com/

      Rapidement comme cela, perso je vois plus les différences entre les deux voix que les ressemblances.

      ———————

      @Scotch

      Ses lèvres moi m’évoquent plus Mick Jagger… ;) Nah, ce n’est pas vrai.

      Elles m’évoquent plus quelque chose dont ce ne serait pas gentil de parler. Il vous faudrait relire Michel Tremblay dans ”Thérèse et Pierrette à l’école des Saint-Anges” ou ”La Grosse femme d’à côté est enceinte.” Pour une jeune fille et une difformité. Bon, cela doit aussi dépendre de l’angle de la caméra, car ce n’est pas si pire que cela. La chirurgie esthétique que les autres se font faire, ne me regarde pas !!!! S’ils sont bien dans leur peau, tant mieux pour eux.

      Évidemment, on risque de songer à Michael Jackson qui est un archétype extrême… Il y avait son vitiligo, sa relation avec son père, etc. On ne concluera pas à des bibittes chez des cas bénins.

      Dolly Parton elle ? Bien là c’est une femme en parfait contrôle de sa destinée ou plutôt qui s’assume totalement. Alors, il y a pas de problèmes dans ces cas là.

      Et pour d’autres qui se cherchent ? Écoutez, c’est leur art qui importe au final. S’ils ont accompli leur destinée sur cette terre et qui est plus grande que celle de d’autres, ils en ont fait beaucoup plus que l’extrême majorité.

    • Sur la chose pas gentille mais qui n’est qu’une impression je vais la dire finalement, ”un bec-de-lièvre”. C’est exagéré, ce n’est pas vraiment cela.

      Par contre, quand on est artiste public comme cela on est examiné sous tous les angles, toutes les coutures par les caméras. Alors, c’est difficile d’être toujours esthétique. De plus chanter, est un acte physique c’est presque du sport. L’élégance du geste du mouvement ou de la pose n’y est pas à chaque instant pour tous. La caméra aussi amplifie certains contours, défauts ou qualités, selon le point de vue, la perspective.

      Bien des gens sont très surpris en rencontrant en personne une personnalité vue qu’au cinéma ou au petit écran ou encore sur des photos. Et ce n’est pas que la mise en scène, c’est la perspective et le nombre de dimensions d’une photo ou d’un écran.

      Le maquillage aussi fait une différence.

    • @interzone

      On parle de son deuxième passage à SNl, en septembre 2007, si l’internet et wikipédia sont capables d’exactitude. On ne parle pas de son plus récent passage, et de son trip de ballerines.

    • J’ai ben aimé le trip de ballerines et de cuir rouge.

    • Je ne me suis jamais moqué de Lana Del Rey. Le brouhaha récent j’ai trouvé çà de mauvais gout. Mais quand j’ai entendu Video Games l’an dernier, qui avait fait tout un buzz, j’avais haussé les épaules. Il était clair pour moi dès le départ le potentiel mainstream de cette artiste dans une ère post-Adèle et post-Winehouse. Je m’étais dis que ce serait un autre cas ou un bon artiste dans le genre (Beach House) sera ignoré par la radio, et remplacé par un artiste comme Del Rey. Cela dit, je pensais pas qu’elle prendrais autant d’ampleur si rapidement (quand Petrowski cause musique, çà a pris de l’ampleur). Je n’ai pas entendu l’album de Del Rey, mais je ne suis pas attiré par les extraits. Je n’ai jamais aimé Norah Jones non plus. Il y a comme des sonorités grammyesque en musique pop, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, mais çà me repousse. Jamais je n’aurai pu prédire que Bon Iver irait jusqu’aux Grammys, mais j’avais senti l’accessibilité de son dernier album. Dans ma tête c’était “wow, wow, recule, hi-hah, recule”. Je suis peut-être un éternel snob, mais je pense que çà provient de mes sources punk, cette idée de ne pas faire de compromis en art pour plaire à plus de monde.

      Et pour Del Ray, bien les producteurs avec qui elle travaille c’est assez pour me donner une idée avant d’avoir entendu, que ce sera pas pour moi.

    • Oops, j’ai un message qui passe pas!

      En attendant, j’ajoute que Del Rey, c’est parfait pour l’auditoire moyen de La Presse, donc oui elle va rester, et les gens vont parler d’elle et n’auront pas entendu Beach House ou d’autres bons artistes dans un régistre semblable.

    • @sultitan
      L’auditoire moyen de La Presse….Puisque t’es un steady, j’imagine que l’auditoire moyen de La presse, c’est toi.

    • Ça fait peur un peu. J’ai entendu votre chronique à la Première Chaîne et un extrait audio.

      Ma première impression? C’est vrai qu’au-delà du contenant, il y a du contenu. mais, on dirait que c’est dans la mouvance d’Amy…

      Une autre poquée avec un mal de vivre encouragée par vous savez quoi! Un autre destin tragique à l’heure du XXIe siècle.

      J’espère que non…

    • @Sultitan

      J’essaye pour le fun…

      http://www.youtube.com/watch?v=Zw5hkqTiAPI&feature=related

      Je trouve que ce n’est pas du tout dans le même registre alors les comparaisons sont difficiles. Ce groupe m’agace moins que les vidéos de Lana Del Rey, par contre. Mais dans les deux cas, je trouve que c’est pas une découverte ni une révélation pour moi.

      Certes, ils peuvent être très bons pareil tous les deux. Et la révélation, ou encore votre chemin de Damas (lol) peut venir au moment où vous ne vous y attendez pas. Alors, c’est bien correct, le blogue parle d’artistes et ils vous allument ou pas pour le moment. Évidemment, cela peut ressembler à une forme de relativisme que certains condamnent mais nous ne sommes pas auditeurs, lecteurs ou mélomanes dans l’obligation d’écouter attentivement ou de se faire une évaluation pour guider le public. Pas des critiques ni des guides musicaux.

    • On oppose à Rihanna ? Bien Rihanna c’est bon pour les jeunes filles de 9 à 15 ans, 16 peut-être.

      Alors que notre protoganiste ici… Peut-être plus pour de 17 à 27 ans filles ou garçons. Évidemment, elle peut aussi intéresser des chercheurs et autres qui veulent faire des analyses. Bon mais pour l’écoute, c’est de la pop bien construite et plus classe. Les Rihanna, c’est de la Pop Fm avec un p’tit côté j’imagine dance.

      Non mais les fillettes et jeunes adolescents s’ennuieraient à mourir en écoutant Lana del Rey, voyons donc… Ils sont pas encore prêts. Pour ceux plus âgés, et initiés… C’est du déjà vu, mille fois avant même avec sont talent.

      Les vidéos font même penser à certaines pubs !

    • ‘’son” talent.

    • Sultitan, cette vision de la musique me paraît pour le moins étriquée, je le dis en toute amitié. Tu dis que c’est une vision snob par opposition aux goûts du public moyen, par dégoût du plus grand nombre, mais en fait tu bases tous jugements esthétiques sur ce qu’aime ou pas le plus grand nombre, sans vision personnelle. C’est ce qu’on appelle l’indie fallacy. Or, il y a de grandes musiques très populaires (surtout dans le genre pop dont le but est justement le plus grand nombre) et des artistes méconnus du grand nombre dont l’expérimentation et l’indépendance camouflent la médiocrité. Et en fait, ce snobisme est surtout temporel: connaître en premier les artistes qui vont ensuite se “vendre” au plus grand nombre. C’est ce qu’on voit ici: tous le monde aimait Lana tant qu’elle n’avait pas vendu un millions de singles. Pureté toute puritaine.

      Moi aussi c’est mon passé punk-new wave qui me fait à l’inverse détester cette attitude. La phrase que j’entendais le plus quand j’étais jeune, véritable topoi de l’alternatif, c’était: “je ne les aimais que lorsqu’ils ont sorti leur premier 12 pouces”, je préférais Nick Cave dans The Boys Next Door, je préfère Warsaw à Joy Division, avant qu’ils fassent des compromis avec Love will tear us appart, blablabla. Tellement convenu.

      Bien plus intéressants pour moi les artistes qui se frottent au plus grand nombre et qui amènent, en contrebandier, des choses vénéneuses, capiteuses, mêlées à ce qui paraît du premier abord inoffensif.

    • À l’inverse, j’aime les artistes méconnus, comme Nick Drake, qui ont essayé d’être populaires sans y parvenir, soit parce qu’ils étaient en avance sur l’horizon d’attente du public, soit parce qu’ils sont trop idiosyncratiques pour toucher la masse. Un artiste qui fait tout pour ne pas être populaire ne se définit que négativement et son non-succès n’est souvent dû qu’à des expédients artificiels (prod botchée exprès, son agressif, bizarreries) qui ne viennent pas d’un désir de création authentique, à moins bien sûr que ce soit une esthétique développée.

      Sinon, cette façon de trancher populaire ou non empêche de vraiment apprécier une oeuvre. Lana Del Ray n’a rien à voir avec Adèle à part la grosse voix soul, et si elle se rapproche davantage d’Amy Winehouse, son esthétique de collage est très différent dans l’approche de celle d’icelle Amy, plus puriste vintage.

    • @norvègequébec

      L’auditeur moyen de La Presse n’est pas la même chose que le participant moyen de ce blogue.
      L’auditeur moyen recherche la légèreté, alors que nous sommes reconnus pour notre lourdeur.

      @Lecteur-Curieux

      Beach House n’invente rien dans la lignée dream pop à la Hope Sandoval,
      mais l’album Teen Dream sera surement retenu comme un des bons albums
      de la présente décennie. Ce succès critique est déjà assuré, mais çà n’aura
      pas atteint le grand public comme Del Rey.

      Dommage que vous n’aimez pas. Essayez avec un bon chocolat chaud
      lors d’une tempête de neige.

      http://www.youtube.com/watch?v=HeaHW-rUsUQ&feature=related

      http://www.youtube.com/watch?v=njbmwfndFH4&feature=related

      Les commentaires participent à la critique. J’ai des amis ou contacts
      que je considère des “guides musicaux” et eux me considèrent de
      la sorte aussi pour ce qu’on s’amène les uns les autres. C’est
      un principe d’échange. À mon avis, les employés de magasins
      de disques d’expériences sont les meilleurs guides.

      @unholy

      Mais j’ai jamais aimé Del Rey, moi. Non, non, je ne suis pas fermé à un artiste mainstream. J’adore Madonna, elle a un sens inné de la “bonne toune” (commissaire, si elle n’écrit pas souvent sa musique). Lady Gaga a une couple de très bonnes pièces sur son dernier CD, malgré les hits sirupeux proche de Céline Dion.

      Lol, Nick Cave n’est pas un bon example. Artiste méga-respecté. Peut-être….Morissey? Il y avait une artiste mainstream que je trouvais pas si mal car çà ressemblait à du vieux mainstream 70’s (Karen Carpenter, comme tout le monde dit). C’est Rumer, mais c’est surtout connu in England (protégée d’Elton). Et je adore la musique de drag queen des années 80 commentée par Boulga l’autre jour (Culture Club? Yes!…Je sais que ç’pas çà qui voulait dire, mais ….”Time Oh Give
      Me Time, Time makes lovers feel, like they’ve got something real, but you and me we know they’ve got nothing, but time” c’est pure genius… ). J’aime certains hits de Nikki Minaj. Je adore Ke$ha! (J’aime son esthétique trash). Alicia Keys est une artiste mainstream très respectable. Même Beyoncé, à ses heures.

    • Unholy
      “Un artiste qui fait tout pour ne pas être populaire….”

      En partant si ton but c’est d’être réellement innovateur, tu fais tout
      pour ne pas être populaire. C’est un hasard si Rockit d’Herbie
      Hancock (et Laswell) est devenu populaire. Ce n’était pas programmé
      pour l’être. Il y a très peu de musique mainstream innovatrice, mais
      çà arrive.

    • Je ne comprends pas l’idée de relativiser la qualité d’un disque, d’un artiste ou d’une chanson en affirmant qu’un autre artiste mériterait plus ce succès. Ça ne veut rien dire d’autre à part que ça tentait à quelqu’un de nommer un artiste plus obscur que l’artiste critiqué.

    • « En partant si ton but c’est d’être réellement innovateur, tu fais tout
      pour ne pas être populaire. »

      Je suggère aux blogueurs de réfléchir à cet argument duquel je m’abstiendrai de répliquer… Ça pourrait être long et je n’ai pas le temps ce matin ! À vous de jouer, donc.

    • Il semble y avoir un ajout de chants amérindiens dans Born To Die qui est pas mal. En fait faudrait que j’écoute l’album. Je dis juste que quand le hype a parti sur Del Rey (je parle d’un hype de hipsters, pré-mainstream: on ne savait pas encore que Juliette Lewis allait la rendre populaire), je n’ai pas embarqué. Video Games ne me fait pas écumer.

    • «En fait faudrait que j’écoute l’album.»

    • On parle quand même d’un gars qui a consacré une bonne dizaine de paragraphes à expliquer son désintérêt pour Smile et ce, sans l’avoir écouté.

    • Les artistes connaissant une popularité instantanée à travers une innovation (Giorgio Moroder?), c’est rare. En général, çà prend une couple d’années pour que le public mainstream digère et/ou recycle une innovaton musicale (et nous parlons du domaine du pop).

    • C’est rare aujourd’hui, effectivement, mais le taux de rareté fluctue selon les époques et les conjonctures. En 1969, par exemple, ça n’avait rien à voir avec 2012 – et je le dis sans nostalgie aucune. Qui sait ce qui se produira en 2019 ?

    • En tout cas, moi je la trouve moins innovatrice et que Miles Davis.

    • J’ai aimé Madonna parce qu’elle était un e fille d’immigrant du Bronx. À l’époque, on pouvait s’identifier à elle. J’ai décroché lorsqu’elle est devenue la muse de Gautier. Del Rey est déjà une gosse de riche qui se paie un trip comme Jacques Villeneuve. Elle est déjà un mauvais exemple pour les ados complexées, elles le sont toutes même les belles. Mais bon ça fait partie du fantasme de mononcles sur le blogue. Bientôt, elle va donner une entrevue pour dire que c’est difficile de trouver un homme qui l’aime vraiment pour elle et pas pour ses babines. De toute façon, argent, pouvoir, beauté, elle va se faire fourrer comme les autres.

    • Toujours sur Lana Del Rey, je trouve les mots choisis par votre collègue Émilie Côté excellents. Ces comparaisons me viennent bien plus en tête que les grandes icônes d’Hollywood. Par ailleurs, je n’ai absolument rien contre, sa note relativement élevée, être critique et m’y prêter au jeu, peut-être aurais-je accordé la même note ou un peu moins à cause des vidéos pour moi. Je la cite :

      ”un bon soap musical ” , c’est quoi un bon soap ? Cela existe ? Des bons acteurs qui jouent dans des soaps d’après-midi ? Ok, possible. Et un bon soap, pour les années ‘80. C’était Dallas et Dynasty, diffusés en soirée en prime time. Mais pour notre, artiste, elle me fait pas penser tant que cela aux soaps.

      Je continue la citation.

      ”Prenons Lana Del Rey pour ce qu’elle est: une lolita à la voix langoureuse qui chante sa solitude et ses déboires sentimentaux dans les effluves d’une soirée triste qui se noie dans l’alcool.

      Avec ses longs cheveux de princesse, ses lèvres pulpeuses et ses longues robes de soirée satinées, Lana Del Rey évoque une vamp de soap américain ou un personnage de Gossip Girl, qui assume la caricature de ses sentiments à fleur de peau.”

      Pourquoi ? J’aime l’image du soap ? Car à côté des vraies de vraies légendes, c’est de la frime, dans les vidéos ce qu’elle dégage. Du moins, pour moi. Pour des adolescents et d’autres cela peut être différent. Et la comparaison est injuste mais ne vient pas de moi, au départ. Cela peut quand même démontré, qu’elle a de la culture.

      Un autre texte, sur le web qui m’enlève les mots de la bouche.

      http://www.slate.fr/story/48351/lana-del-rey-sexisme

      Je parle de la citation suivante :

      ” et on pourrait finalement facilement comparer Lana Del Rey à Kristen Stewart, l’héroïne sacrificielle de Twilight. ”

      Exactement, le même effet, et toujours au niveau des vidéos, pas au niveau de la voix derrière sur l’album ou dans les vidéos sans l’image. À l’époque, j’avais fait un gros effort pour aller voir Twilight 2, avec des enfants dans ma famille. Ouf ! La seule que j’avais trouvé intéressante dans celui-là c’était la petite rousse jouant la vampire Victoria et avec les yeux rouges !

      L’album peut mériter pareil la bonne note. Et côté effet, on peut revenir en arrière et penser à Vanessa Paradis. La gamine, qu’on nous imposait, elle m’énervait. Et ensuite avec Gainsbourg, c’était pas encore cela. Mais, mais, mais… Contrairement à Céline Dion qui a fait sa transition avec Luc Plamondon… La petite Paradis l’a faite avec Gainsbourg. Et aujourd’hui, quelle femme, elle est devenue, quelle femme !!!!!!! Et c’est le rôle du cinéma de magnifier.

      Les grandes icônes d’antan le sont toujours. Repensons à Katharine Hepburn, quelle légende !!! Ou encore la Callas. Et j’imagine Claude Gingras, qui fait peur, à certains artistes quand il l’a rencontrée. C’est lui qui devait avoir le tract.

    • @Sultitan

      Pour Beach House, j’ai pas dit que je n’aimais pas, je ne connais pas. C’est une première impression, je recherche un coup de foudre ou une révélation. Sinon, bien il faut attendre ou se prêter à une écoute très attentive.

      « En partant si ton but c’est d’être réellement innovateur, tu fais tout
      pour ne pas être populaire. »

      Il y a plusieurs façons d’être innovateur. Le côté vrai de ceci, dans un genre d’avant-garde, c’est que la personne qui fait cela, ne dit pas ne pas vouloir être populaire mais pas tout de suite. Elle travaille pour les générations futures. Ou vous faîtes de l’expérimental, de la recherche.

      Quand même, ce n’est pas cela, pour moi être innovateur non plus. C’est comme en affaires !!! L’homme d’affaires que j’ai connu qui a été le premier dans son secteur a utilisé un nouvel équipement. C’est lui l’innovateur !!!!! Évidemment l’équipementier qui a fabriqué, l’était aussi et a fait un excellent travail. Et les chercheurs qui ont travaillé à mettre au point l’idée, ont été très brillants. Sauf que pour innover, il faut mettre en pratique ! Et si l’innovation est bonne, quand vous aurez du succès, tous les autres vont vouloir vous copier ! Dans les arts, j’ai un peu, des réticences avec cela. Tout de même, nous pouvons voir les fortes influences.

      Des expériementaux sont plus des ”créateurs”, des ”chercheurs” que des innovateurs. Leurs trucs sont plus que nouveaux mais n’intéresseront pas tous suffisamment de gens. Ce n’est pas leur but, de toute façon. C’est de trouver, ce qui sera la musique du futur. En faisant des essais et des erreurs. Ou de critiquer le système et un ordre bourgeois pour penser à des mouvements du passé.

    • @scotch

      Je suis vraiment pas d’accord avec vos arguments. Et pour moi, elle est loin de représenter un fantasme. Côté mononcle ? Oui, j’en ai un que j’assume. Coeur de Pirate, serait là avec son album et son sourire. J’imagine que je l’acheterais. Malgré l’imaginaire adolescent dans les vidéos. J’aime encourager les jeunes. Mais je capote, pas sur les jeunes femmes avec leur physique encore d’adolescentes. Coeur de Pirate, dans la vie, Béatrice Martin est rendue plus loin que dans les vidéos et chansons. Elle est une femme, une jeune femme. Elle a absolument droit, de faire un genre de flashback sur cette période pas si lointaine.

    • «En tout cas, moi je la trouve moins innovatrice et que Miles Davis.»

      Hahaha !

      Je pensais aussi à Stockhausen…

    • Ce n’est pas une innovatrice, c’est un phénomène. Et pour critiquer un phénomène, il n’est pas nécessaire d’écouter l’album. On ne fait pas une critique de celui-ci. Et le buzz, peut vous faire l’effet contraire de l’album. Qui nous semble avec la belle voix et la musique de bon goût, bien fait. C’est l’impression qui se dégage. Pas d’innovation là, non plus.

      Adele, aussi une très belle voix. Je l’entendais à la radio hier. Mais cela m’intéresse pas vraiment. Et pour des belles voix, cela peut être injuste car la comparaison va se faire avec des très, très grandes du jazz ou de la Soul, peu importe. Dans mon esprit, en tous les cas.

      Et encore sur le mot ”innovation” et popularité… Je pense que cela va souvent ensemble au contraire.

      Tiens on peut facilement dire que Les Beatles étaient innovateurs.

      Et on pourrait le dire aussi d’Elvis Presley, même s’il s’inspirait fortement de d’autres artistes avant lui. Un innovateur et un défricheur ce n’est pas tout à fait pareil. Et un esprit, disons très fortement révolutionnaire et qui veut tout changer et reconstruire, c’est au-delà de l’innovation, cela.

    • @Sultitan

      Tu confonds une ”innovation” avec une ”découverte”.

    • Et si je reprends mon homme d’affaires. Évidemment cela fonctionnait pas au début. Il lui a fallu retourner voir l’équipementier et faire refaire et encore par après ajuster ses machines.

      Mais quand cela c’est mis à rouler, les amis !!! Et que l’équipementier l’a appeler : ” Cela va très bien. Monsieur …. ”

      L’autre de répondre : ” Je suis bien content. C’est en plein cela qu’on cherchait, du monde capable de faire de quoi avec ce qu’on avait mis au point. ”

    • Dans la majorité des cas, la pop nous offre son flot de lieux communs, de bons sentiments, d’invitations à la norme, de mauvais goût, de divertissement aussi léger qu’un sandwich à l’oeuf sans jaune. Lana Del Rey ne fait certes pas dans la recherche fondamentale mais réunit les caractéristiques et affects d’un personnage intéressant, traversé par des valeurs contradictoires, par des concepts dont le poids de la substance varie et déstabilise le récepteur. Sans annoncer la naissance d’une nouvelle Madonna (beaucoup trop tôt pour l’affirmer) , sans vraiment me pâmer, j’y vois beaucoup plus qu’un personnage de soap propulsé dans la pop. Beaucoup plus qu’une gosse de riche en quête d’émotions fortes. Trop de variables enrichissent ce personnage pour qu’on puisse simplement s’en tenir à une description détachée. Il y a quelque chose de plus chez Lana Del Rey… pourtant très pop.

    • Sur Lana Del Rey, j’ai parlé de l’effet que procure sur moi les vidéos et j’ai aussi pensé à Vanessa Paradis. Qui est beaucoup plus que ”Joe le taxi” , ”Maxou” ou ”Un Mosquito”, c’est une femme quoi !

      Et j’écris encore beaucoup… On nous a confié la tâche de réfléchir sur l’innovation… LOL ;)

      Je pense aussi à l’inventeur Jean Saint-Germain. Il ne se décrit pas comme un innovateur mais comme un inventeur ! Et dans une entrevue, il disait qu’il n’avait aucun regret d’avoir vendu son invention pour 1000$ US pour le biberon playtex. Car 1000$, dans ce temps là, ce n’était pas rien et celui qui a acheté son inventio, je crois que c’était passé par un investisseur avant la compagnie, avait pris un risque énorme et qu’il n’y avait aucune garantie que cela allait fonctionner.

      http://bottin.inventeur.info/reportage/st-germain/st-germain.htm

      Notre description de Lana Del Rey est loin d’être détachée, c’est à cause des vidéos et du buzz. Elle ira plus loin ? Probablement. Si, pour notre part, on préfère attendre qu’elle soit ”artistiquement” devenue une femme, je ne vois pas le problème. Et j’ai le même effet avec Coeur de Pirate. Que j’aime quand même de plus en plus entendre jouer à la radio, notamment chez nos amis de CIBL et même si elle a pas ou plus besoin de ce coup de pouce. Si c’est bien fait, c’est bien fait !

    • Ce que l’artiste est et ce qu’il incarne pour vous. Voilà deux ! Et avec les années, les deux peuvent venir à se confondre.

      Un personnage ? Alys Robi, elle comprenait le jeu à jouer et presque jusqu’à la toute fin. Dire que certains se plaignaient de ce qu’ils voyaient comme des caprices. C’était une autre époque, toutefois, où le mythe était savamment entretenu.

    • “Ce n’est pas une innovatrice, c’est un phénomène”

      C’est surtout un produit préfabriqué pour distribution de masse!

      On s’en reparle après la sortie de son 3e album…

    • De quelle usine sort-elle ? On s’en reparle au 3e album, ça c’est certain.

    • De toute manière, sur les produits fabriqués… On pourrait revenir aux Jackson 5, dans le temps de leurs débuts.

      Un côté fabriqué et arrangé, tout en étant exceptionnels. Et eux, ils manquaient pas leur apparition à la télé. C’est que ce n’est pas pareil et ce n’est du même genre de phénomène dont on discute. Michael Jacskon était un ”performer” né.

      Sur Lana Del Rey, est-elle un produit préfabriqué ou une artiste véritable ? J’ai l’impression plus du second tout en ayant été mise en marché avec une méthode qui aurait pu être employée pour un produit préfabriqué. Et c’était le même feeling avec Vanessa Paradis.

      Écoutez, ce n’est encore qu’un début et on explore pas la psyché de la jeune femme en ce moment. Tout de même, c’est ce que Ghost ou Alain voient. De la profondeur ou une certaine profondeur. Bien d’accord mais visuellement, pour moi cela n’y est pas encore. Au niveau de l’écoute, cela semble très bien même si j’en ai pas plus le goût que cela. Je connais déjà. Pour être juste, par contre, et comparez à beaucoup d’autres en marché cela est plus beau, plus profond et a plus de classe. Auditivement. Visuellement, je trouve le collage pas assez mature et intégré. Bien oui, bien oui, il faut pas demandez à une jeune femme d’être ce qu’elle n’est pas encore, c’est une évolution. Il y en a quand même qui sont des révélations immédiates. Elle ? Cela semble être le cas et déranger en même temps. Parfait ! Un artiste se doit aussi d’être prêt à affronter les critiques et remarques avoir une certaine carapace, malgré sa sensibilité.

      Si elle m’inspire plus visuellement l’héroïne de Twilight que Rita Hayworth, c’est qu’elle n’est pas encore rendue là. Pour le chant, c’est très beau et musique classe ! Déjà vu, remarquez…

    • La pop culture est immanquablement une construction, fabrication destinée au marché de masse. Une fois qu’on a formulé ceci, il faut étoffer sa grille, admettre que la variété n’est pas aussi monolithique que prévu par l’école de Francfort (Adorno, surtout) au milieu du XXe siècle ou la sociologie critique des années 60-70 (dont je me réclame itou mais pas exclusivement). Depuis lors, la grille s’est étoffée considérablement, n’est-ce pas ? On peut ainsi observer que chaque «construction» est plus ou moins intéressante, plus ou moins substantielle que d’autres, traversée par des variables différentes, etc. Entre Marie-Mai et Lana Del Rey, il y a un monde de différences comme il y en a un entre Céline Dion et Coeur de Pirate. Il n’est ici question que de «fabrications», pourtant.

    • ”et les gens vont parler d’elle et n’auront pas entendu Beach House ou d’autres bons artistes dans un régistre semblable.” – Sultitan

      Beach House, semblable ? Lorsque j’écoute les deux, je ne suis pas immergé de la même ambiance du tout.

    • Beach House n’a définitivement rien à voir. Dois-je rappeler que ce rapprochement a été fait par quelqu’un qui n’a pas écouter le disque de LDR?

      Moi aussi avant que j’entende Motorhead, je croyais que ça ressemblait au Wu-Tang…

      Au sujet de l’innovation. Il y a un tas de trucs innovateurs qui passent comme totalement passéiste parce que personne n’a les outils pour repérer cette innovation. Je donne un exemple inspirée d’une discussion que j’ai eu la semaine dernière.

      Mettons que je vous mets une chanson italo-disco très rétro. 99% des gens vont penser que cette pièce provient directement des années ‘80 ou qu’elle n’est que la reproduction actuelle de ce son sans quoi que ce soit de nouveau. Or, il se peut qu’il n’en soit rien. Voilà pourquoi.

      En 1981, l’italo disco ne sonnait pas comme celui de 86 car l’artiste de 1981 n’avait pas les mêmes machines que celui de 1986. Bref, l’artiste de 1986 possédait 5 ans d’innovations technologiques. Ensuite, l’artiste de 1986, soucieux de ne pas apparaitre dépassé, n’utilisait que les machines super récentes et ne voulait pas sonné dépasser en utilisant les mêmes machines que l’artiste de 1981.

      Ce n’est qu’avec beaucoup de distance qu’un artiste, 10 ou 20 ans plus tard, peut penser utiliser toutes ces technologies, celles de 1981 comme celles de 1986, sans aucune discrimination. Or, personne ne va le remarquer. Peut-être même pas l’artiste. Les seuls qui verront que tous ces trucs n’ont jamais été utilisés simultanément avant, ce sont les geeks obssessifs qui connaissent tous les sons de synthés et de boites à rythme par coeur. Pour la grande majorité des gens, des critiques et des musiciens, ce ne sera qu’un artiste rétro de plus. Mais il se peut que derrière cette impression se cache quelque chose n’ayant jamais été fait avant.

      Je suis étonné, très sincèrement, que derrière les nombreuses discussions menées ici sur l’innovation, la dimension technologique ne soit jamais prise en compte, comme si tout ça dépendait strictement du seul génie de l’artiste.

    • @lecteur

      La meilleure pièce de Beach House, selon moi et beaucoup d’autres:

      http://www.youtube.com/watch?v=ITOAtVwF5Wc

      Mais sinon, le groupe (qui est très bon) fait dans la *Dream Pop* à fond la caisse:

      RYM-definition: Dream Pop is a genre characterized by an overall subdued atmosphere – from the vocals to the melodies – producing a dream-like, sleepy, or spacious feel. As the name suggests, songs are structured around traditionally Pop-sounding progressions, often with a steady though de-emphasized beat and vocals that are lower in the mix and possibly run through effects so as to offer a more ethereal feel.

      Ne me demandez pas pourquoi mais j’ai écouté les albums de Beach House en loop au bureau il y a quelques semaines et au bout d’un moment tu ne sais plus trop si tu dois allumer des bâtons d’encens ou te coucher en position foetale.

      Lana Del Ray fait plutôt dans la Pop Baroque, c’est très différent. Je n’ai pas entendu l’album complet, on jugera plus tard. Pour l’instant le potentiel est définitivement là.

    • “De quelle usine sort-elle ?” (AB)

      Interscope!

      C’est sa compagnie de disques qui a choisi son nouveau nom d’artiste

      Elle est la fille d’un millionnaire… Ça aide toujours un peu!

      On a tenté de faire disparaitre de la Toile
      le maximum d’informations concernant sa première mouture artistique …

      Je lui souhaite toute la chance du monde… Juste pas ma tasse de thé!

    • Juger la musique d’un artiste selon la condition sociale de ses parents : the way to go.

    • Juste pour être certain, c’est quoi le revenu limite de mes parents pour que j’aie le droit de faire de la musique et que ma crédibilité soit intacte?

    • En tout cas, Jon Caraminca du New York Times n’a pas l’air impressionné par LDR:
      http://www.nytimes.com/2012/01/29/arts/music/born-to-die-lana-del-reys-debut-album.html?_r=1&ref=music&gwh=D8108A75EAE567EE2C3658A5A7192A94
      Moi non plus d’ailleurs.

    • @rogiroux

      Je vois exactement où voulez en venir, mais je ne suis pas d’accord avec votre lecture que j’estime étriquée – sauf votre respect. On ne peut résumer ce phénomène à un petit frame-up à bon marché, à une falsification, au trip décadent d’une gosse de riche. N’allez pas croire pour autant que j’écoute LDR en boucle depuis quelques jours ! Je viens plutôt de me taper du Marcel Dettmann, du Ben Klock, suivi de l’album Bach Johannes-Passion des Voix Baroques et de l’Ensemble Arion.

    • no.6, si c’est le NY Times qui le dit, ne reste qu’à s’incliner. Après tout, nous ne sommes qu’au petit Québec…

    • @ Alain ~ Vous avez raison!

      Je suis un peu beaucoup de mauvaise foi concernant la nana!

      L’avenir nous dira ce qu’elle a dans le ventre…

      et ses grosses babines qui semblent sorties direct d’un *body shop* de voiture…

      Et je me tape du Stan Getz (At Nalen with Jan Johansson)…
      le dernier Leonard Cohen… John Scofield (Works For Me)…
      Mandy Patinkin (Mamaloshen) et du bon vieux CCR.

    • Bon dimanche en perspective !

    • @sultitan

      J’aime ton lien de Beach House, cela me plaît. Mais est-ce meilleur musicalement que Lana Del Rey pour autant ? Pas certain. C’est une esthétique très différente et on est pas dans le même mood. C’est plus ”indie” et ”introspectif” alors que notre artiste ici c’est plus pop du type classe.

      Marie Mai ? Bien, franchement, après l’avoir vue à Star Académie et encore un peu, je trouve qu’elle a encore un certains guts, un certain chien et donc un certain talent. Par contre, au niveau inspiration artistique et au niveau de la créativité dans ce qu’elle fait… C’est pas tellement fort.

      Céline Dion ? Je vais la laisser tranquille dans mon énième réplique. Parlons plutôt de Marie-Élaine Thibert et dès la première fois que je l’ai vue du temps que je regardais encore Star Académie, une vraie voix de chanteuse alors qu’on comparait avec les autres lors de ce gala. Par contre, les mauvaises inspirations dont (pardon Céline) Céline Dion. Et si on l’écoute un peu, on dirait qu’elle fait du GINETTE RENO mais 35 ans, en retard. À Ginette, je pardonne plus. Mais à une jeune femme, elle devrait être plus inspirée et mieux conseillée. Bon, mais ce n’est pas grave. Et pour Ginette Reno, comme d’autres ici, on ”rêve” encore qu’un grand créateur utilise son immense potentiel toujours présent même à son âge. Si en attendant, elle préfère rester en famille et faire des albums avec son fils. C’est bien correct.

      Et on pourrait dire pareil pour plusieurs artistes de variétés. Ils sont des bons exécutants qui savent chanter, danser, … Le véritable créateur pourrait les engager ces gens si on avait les moyens oui des types à la Andrew Lloyd Weber.

      Encore sur notre Céline… Très bien dirigée commercialement mais artistiquement cela me déplaît.

      Comparer Céline et Coeur de Pirate ? Aucune comparaison possible, elles ne sont pas du même type ni de la même école.

      On peut toujours comparer Céline Dion et Ginette Reno. Bien moi, je préfère Ginette. Un parti pris ? Mais les vrais grandes chansons et grands moments de Ginette outre être une icône populaire sont sûrement plus rares.

    • Alors sur les artistes fabriqués bien on manque peut-être de fabriquants… Ou plutôt de créateurs qui eux les metteraient à leurs mains.

      ”Oui tu as de la voix. Mais arrête de gueuler c’est nul à ch… ”. LOL

      Des grands metteurs en scène, hommes de théâtre, réalisateurs, pourraient faire plein de choses avec des talents plus au niveau de l’exécution que de l’inspiration et leur montrer ou exiger qu’ils fassent ou pas telle chose.

      Évidemment, les grands interprètes ou ceux faisant des solos seraient révélés là également. Avec des bons exécutants, c’est d’un grand chef d’orchestre que l’on a besoin !!!

    • Video Games de Ornette Coleman et Metheny > Videogames de Lana Del Rey

    • Le rapprochement que j’ai fait avec Beach House c’est que les deux artistes (d’après Video Games) me semblent descendu de l’archétype de Hope Sandoval, tout en allant dans des directions différentes. Mais j’ai mentionné aussi Winehouse et d’autres plus proche des gouts “hollywoodiens”. L’artiste semble aspirer à Hollywood par ses vidéos, et elle a déjà accédé à ce monde grâce à Juliette Lewis. On l’entendra surement dans les crédits d’un film prochain, probablement un film avec Angelina Jolie en tête.

      Quins, pour Effet-P, un classique italo-funk (que j’ai écouté bien des fois), Ronnie Jones
      et Video Games!

      http://www.youtube.com/watch?v=I3G7oj0GqRs

      (en passant j’ai jamais aimé l’expression “italo”. Christian W Duguay et autres DJs de CKMF utilisaient l’expression “dance music” au début des années 80, pour différencier ces nouvelles musiques synthétiques du disco. Comme Lime a été un groupe important “italo”, je trouve l’expression absurde, mais bon…)

    • C’est d’abord l’aspect “bigger than life” ou “self-important” des vidéos de Del Rey qui m’a fait reculé ou provoqué mes soupçons. Le coté “fabriqué”, c’est que les vidéos utilisent des stratégies visuelles semblables à celles des méga artistes pop de Sony ou autres majors, ou disons des plus mainstream des artistes (je pense au “new country” (Lady Antebellum), etc). Le 3ième vidéo m’avait fait pensé à du Chris Isaak, mais sans l’authenticité. Je me demande effectivement ce que Lynch penserait de Del Rey, lui le plus subversif des artistes face à Hollywood, alors que celle-ci vénère pratiquement ce monde là (du moins tente de vouloir poursuivre le mythe).

    • Sultitan, ta logique est circulaire: tu crois que rien de populaire n’est novateur, mais que rien de novateur ne peut être populaire. Du coup, tu ne vois pas la novation dans la pop. C,est un apriorisme critique. Ce n’est pas étonnant que tu sois passé par l’art, car ton discours est directement de la rhétorique moderniste. Pour être valable, un artiste doit être dans l’avant-garde, inconnu et faire table-rase du passé. Or, ce n’est pas comme cela que fonctionne la pop. Dans la pop, il y a une tension entre les conventions et l’expérimentation: on donne aux gens ce qu’ils veulent, mais il faut absolument mettre une louche d’innovation, souvent cachée comme la partie submergée de l’iceberg, sinon les gens auraient l’impression que c’est du déjà vu et s’en désintéresserait. C’est ce que Hitchcock appelait remplir la tapisserie: tu donne aux gens un bon vieux films de suspense, puis en contrebande tu le remplies de trucs fous, obsessionnels, profonds. C’est ce que fais Lana. Même si Video Games joue avec la grande pop capiteuse, c’est une chanson cinglée et qui ne ressemble à rien véritablement. Arrête avec Hope Sandoval, rien à voir.

    • @unholy

      Merci Ghost, ton dernier commentaire combiné à celui de 8h06 ce matin exprime beaucoup mieux que je ne le pourrais ce que je pense de la vacuité des interventions de Sultitan.

    • Une analyse du texte de Video Games avec cela alors ? Évidemment, cela ce serait pour ceux qui se sont procurés l’album ou bien ceux qui veulent le lire en ligne et suivre cela.

      ”Même si Video Games joue avec la grande pop capiteuse, c’est une chanson cinglée et qui ne ressemble à rien véritablement. ” Moi, je trouve que c’est ce que cela incarne pour Ghost mais on ne regarde pas les mêmes choses. Et ce n’est pas si important au final de savoir qui a tort ou raison. L’artiste va s’imposer à vous au moment que vous serez prêt à la recevoir.

    • @Sultitan

      Tu n’as jamais aimé le mot italo-disco. Pourtant ce n’est pas la même chose que la dance music de CKMF.

      W Duguay ? J’ai plus connu Michel W Duguay, de CKOI. Pour CKMF, j’ai connu leurs animateurs quand j’avais 13, 14 ans, 15 ans.

      Dans le temps, j’aimais cela la vocation ”dance music” de CKMF.

      Pour l’italo-disco, on peut bien mettre cela comme un genre de dance si on veut mais c’est plus précis.

      Pour moi, c’est italien… Oliver Onions des films de Bud Spencer étaient-ils disco ? Italo, en tous les cas.

      http://en.wikipedia.org/wiki/Guido_%26_Maurizio_De_Angelis

      Baltimora et son Tarzan Boy… Lol…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Baltimora

      Cela en a fait partie plus tard.

    • “Très bon texte Alain. Je contresigne.” excellent.

      Je pense que ce texte de AB est en fait un hommage à Ghost (ou la réponse au pastiche, va savoir). Le but : trouver du sens là où la masse croyait, par erreur, qu’il n’y en avait pas vraiment. C’est ce qu’on appelle l’imagination sociologique à l’université.

      Remarquez, je n’ai rien contre, pour re-citer l’autre.

    • @ghost

      Tu la défends mais tu la compares à des tellement grands. Hitchcock, c’est un génie !!! Ok tu ne la compares pas directement au grand Alfred Hitchcock mais tu dis qu’elle fait un peu la même chose…

      Si cela ressemble à rien véritablement alors que pour moi je trouve que c’est du déjà entendu ou écouté c’est qu’il doit y avoir deux côtés à la médaille. Outre que l’on voit pas la même chose et que l’on a pas vu ou écouté les mêmes choses.

      Musicalement je trouve cela profond pareil. Visuellement, cela l’est peut-être pour une jeune femme de son âge alors que pour un schnock de mon âge, cela l’est pas ou bien n’est pas si touché.

    • Puis évidemment aussi si on compare des vidéoclips avec le cinéma cela peut être injuste. Le cinéma, le grand cinéma sont des oeuvres de génies et avec des très grandes interprètes. Le clip pour la chanson pop est quand même rarement de la même trempe.

      Et j’ai beau trouvé cela adolescent, une très bonne partie de la pop qui a un peu de velléité de toucher un plublic assez grand va chercher à séduire les adolescents et les jeunes adultes. Avant le grand cinéma, on peut bien leur présenter des oeuvres en apparence plus accessibles.

    • Les critiques sur elle sur sa prestation à SNL ou sur son apparence physique, son pour la grande majorité à côté de la track et pas à peu près.

      http://www.divertissonsnous.com/2012/01/20/lana-del-rey-massacre-son-live-au-saturday-night-live/

      Juste à la voir, on voit bien que c’est un personnage plus ”intérieur”, qu’extraverti…

      Et on pourrait encore revenir au petit Michael Jackson qui lui était peut-être timide dans la vie mais a ussitôt qu’il avait un micro dans les mains ou qu’il pouvait occuper la scène ou que les kodaks s’allumaient était en pleine vie.

      On voit tout de suite que cette fille n’est pas une bête de scène et le sera probablement pas. Cela lui enlève pas son talent. Et elle peut faire quelque chose de plus intimiste tout en étant profond.

      Ok…

    • Mononcle Ghost lâche ta masturbation intellectuelle et avoue que tu es bandé sur cette midinette. L’article du NYTimes est très bon. J’ai beaucoup ri.

    • @LC
      Tu es une sacrée bibitte.

    • @scotch

      1. http://www.frmusique.ru/texts/b/brassens_georges/fernande.htm

      2. C’est une évidence je viens de la bibitte à Tibi. (Abitibi).

    • @Lecteur-Curieux

      Çà doit être Michel W Duguay. C’est pas CKMF? J’avais 8 ans et j’enregistrais des mix à la radio (la nuit, les fins de semaine). C’était du “dance music” non-stop (terme utilisé par les Djs, je croyais avoir entendu W Duguay là), et il y avait une voix robotique de temps à autre qui disait “CKMF 94….Supermix…..Dance…” ou un trucs du genre. Je cherche encore des titres de hits de cette période là.

      @Unholy
      Je différencie les termes “musique populaire” et “rechercher la popularité” (avoir du succès). Il y a des cas de hits extrêmement populaires et innovateurs, mais çà me semble rare. Même une musique facile comme le house, çà a pris 2 ou 3 ans à démarrer pour le grand public. Même chose pour le rock n roll. “I Feel Love” a été un hit instantanné qui utilisait des nouvelles technologies, mais Donna Summer était déjà connue. Elle a pris un risque, quand même. Beyoncé prends quelques risques, aussi (parfois). En fait, nommez-les (à part les Beach Boys, svp) les grands hits populaires qui ont été si innovateurs. Moi je pense que l’innovation çà prends 2 ou 3 ans à être digéré avant de devenir grand public. Le dubstep est grand public en UK. Çà a pris 5 ou 6 ans.

      En effet je ne devrais pas utiliser la comparaison de Sandoval. Car je ne parle pas vraiment de la voix des chanteuses. C’est David Roback qui je trouve qui a été une grande influence sur la musique d’aujourd’hui. Beaucoup de bands sonnent comme la musique de David Roback (Opal, Mazzy Star), sans le savoir. C’est ancré dans le subconscient collectif.

    • Bon, je met un lien pour les abitibiens:

      http://www.youtube.com/watch?v=7glIgV60Ju4

      Mais voilà, c’est quand même flatteur pour un artiste de se faire dire qu’il y a des relents de Roback dans sa musique. Ok, Del Rey ratisse plus large, d’après la pièce Born To Die (et le 4ième video me fait penser à une “next Likke Li”), mais je parle de la première impression que j’avais eu en entendant Video Games et 1 ou 2 autres pièces de l’artiste (probablement la 3ième ici, je ne m’étais pas arrêté pour noter, et vraiment je ne pensais pas que ce serait elle le next big gossip tellement il y avait de talentueuse musiciennes l’an passé).

    • Sultitan,

      ”Comme Lime a été un groupe important “italo”, je trouve l’expression absurde, mais bon…”

      En effet, une bonne partie du son italo a été crée… à Montréal. J’utilise ce terme parce qu’il est consacré et aussi parce que ce son été particulièrement populaire en Italie et qu’il est largement utilisé pour ce genre de musique.

      Ça me semble plus spécifique que ”dance music”, terme parapluie plus générique. L’utilisation de ”dance music” débute à la suite du disco, mais ne se limite pas à l’italo et vient ensuite englober la house et le trucs comme C+C Music Factory qui n’ont rien à voir avec l’italo.

      Du reste, Lime, comme bien d’autres, est un espèce de pont entre le Hi-NRG et l’italo, deux termes quasi interchangeables dans certains cas. D’ailleurs, les artistes montréalais qui sont reconnus comme important dans l’italo (Trans-X, Lime, Purple Flash, ect.) était souvent qualifiés de Hi-NRG aux States.

    • @Sultitan

      Ton dernier lien de Opal – Northern Line me plaît et moi il me fait penser à autre chose et cela vient du cinéma… Bon j’extrapole avec les westerns et Ennior Morricone… Bien oui, on entend quelque chose et des premières impressions nous viennent…

      Pour ce qui est des termes employés, oui Effet Placebo a une bien plus grande connaissance du milieu que moi. Car pour moi, j’utiliserais le terme Hi-NRG pour Trans-X. Ou peut-être ”new wave”. Pour moi, les termes ont toujours été un peu flous anyway.

      Puis oui, oui pour CKMF 94, Dance Music avec leur voix robotisée, je connais cela par coeur. Kétaines ou pas, on écoutait les Lirette, Roch Denis, Coco Douglas, bon mais pas tellement longtemps. J’allumais la radio et la changeait de poste pour tomber sur des hits ou autre. C’était pas une éducation mélomane, mais quand même, je trouve qu’ils avaient plus de personnalité que de nos jours et que ceux aimant le disco même si une autre gang le détestait au moins ils aimaient de la musique et la ramenaient de New York. Cela c’est un peu avant à la fin des années 70.

      J’imagine pareil que pour les auditeurs des grandes années d’avant, c’était le début de la fin pour la radio commerciale. On parle en terme de créativité et d’innovation.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Lime_(groupe)

      On dit disco/Hi-NRG

      Italo moi je pensais que c’était plus italien ou ceux très proches dans ce style de disco.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Italo_Disco

      Les définitions varient d’un pays à l’autre et d’un milieu à l’autre et pire d’un individu à l’autre.

      Et un artiste, une chanson peut contenir plusieurs styles.

      ”New wave” , ”Dance Music” et autres c’étaient des termes souvent employés dans ma pré-adolescence et début d’adolescence. Un animateur avait des lunettes teintés colorées et les gars l’appelaient Fernand ”New Wave”.

    • Ennio Morricone…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Ennio_Morricone

      Westerns de Sergio Leone ou d’autres westerns de d’autres bien oui le train, le chemin de fer, cela me fait faire des liens tout de suite avec des films de ce type.

      Mais là c’est juste un lien… Il y en a plein d’autres qui vous viennent en tête pendant l’écoute…

      Les années ‘60, peut-être.

      On peut pas identifier tous les artistes que l’on a déjà entendus. Mais je ne fais pas de liens avec ce que j’ai entendu et vu de Lana Del Rey. Chacun ses liens et sa mémoire ou ses connaissances.

    • ”Moi je pense que l’innovation çà prends 2 ou 3 ans à être digéré avant de devenir grand public. ”

      Peut-être que oui, mais ce n’est pas un problème. C’est difficile à dire. Par contre, certains bonzes de l’industrie croient sûrement plus que cela. Ils doivent avoir une probabilité plus élevée de réussite avant de propager et diffuser à travers tous leurs réseaux. L’innovation passe d’abord par l’underground ? Plus souvent, en tous les cas.

      Ou pour reprendre l’exemple de la radio par des radios alternatives ? Bien sûr. Quoique les radios privées ont déjà accordé plus de place à l’innovation dans les années ‘70, dans les années ‘80, il y en avait moins mais encore une personnalité et un certain goût de la musique à défaut diraient certains d’avoir bon goût dans la musique. Fin des années ‘80, c’est devenu juste du commerce point à la ligne ou presque.

    • Lecteur,

      ”Pour ce qui est des termes employés, oui Effet Placebo a une bien plus grande connaissance du milieu que moi. Car pour moi, j’utiliserais le terme Hi-NRG pour Trans-X. Ou peut-être ”new wave”.”

      Trans-X est le parfait exemple de la touche new wave dans le Hi-NRG/italo et vice-versa. La frontière entre le Hi-NRG et l’italo n’est pas claire du tout et souvent, c’est à peu près interchangeable même si tu trouveras des gens pour dire que ce n’est pas du tout la même chose.

      Dans les années 2000, c’est toutefois l’appellation ”italo disco” qui est la plus utilisée. En bonne partie, c’est une question de marketing. Ainsi, l’italo disco est désormais perçu comme cool et branché (du moins ça l’était il y a quelques années), ce qui n’est pas le cas du Hi-NRG.

    • @boogie

      Bien envoyé hahaha ! Quant à votre diagnostic «d’imagination sociologique»… bien avant de faire exclusivement dans le «pointu», j’ai couvert une tonne d’artistes de variétés qui m’ont permis de voir ce que je n’aurais pas vu dans les retranchements de mes propres goûts… qui ressemblent un tant soit peu aux vôtres. J’ai été un peu «contaminé» par mon corpus, avez-vous déjà déduit ? Vous pouvez y voir autant «d’imagination sociologique» que vous le voudrez, je persiste et signe – que ghost contresigne ne regarde que lui… excellente blague au demeurant ! Je vous confie, par ailleurs, avoir eu exactement votre réaction lorsque fut lancé Like A Virgin… À bien y penser, c’était pire que Born to Die.

    • Bon..ben… Lana del Rey n’a pas encore grimpé toutes les marches qui mènent vers le Temple.

      http://pitchfork.com/reviews/albums/16223-lana-del-rey/

    • Que Pitchfork n’aime pas était aussi prévisible que le lever du soleil chaque matin.

    • Faire des gorges chaudes devant ce phénomène, du haut de sa position «de référence», tient de la norme prévisible, indeed.

    • Derrière son bec qui m’incite à croire qu’elle s’est évadée du bassin des ornithorynques au zoo de Granby, son pseudo de Chevrolet des années 50 et son air de néo-starlette hard pré-gangbang, il y a une créature émue et émouvante, c’est sûr. Ça sent plus la mort que la vie, sa mixture.

      Videogames, c’est bon, mais ça me rappelle trop « Wicked Games », qui était beaucoup meilleure comme chanson et comme vidéo, sans compter que Chris Isaak était – et est toujours – beaucoup plus beau que Lizzy-Lana ne sera jamais belle.

      Est-ce que sa présence et son apport seront durables? Que puis-je en savoir. Elle est là, ce qui est déjà beaucoup.

    • @richlega

      Vous etes toujours là?

      Pourquoi parais-je comme le dernier des mohicans ici alors que les critiques importants, maintenant qu’ils s’expriment, ont tous mon avis? Avoir eu le contrôle, Lana Del Rey aurait pu prendre son temps pour écrire d’autres chansons de qualité comme celles sorties dans les derniers mois. Interscope s’est plutôt pressé pour profiter du buzz et a rushé un album, avec 5-6 bons morceaux, et 10 fillers.

      Non?

    • *Wicked Game

    • piedgauche , six bonnes chansons dans un album pop (et rien d’autre que de la pop), c’est déjà un exploît. Bien sûr, Interscope doit avoir mis la pression, mais conclure à 10 fillers est aussi prévisible lorsqu’on est en position d’autorité. Je parle évidemment de vos «critiques importants»…

    • @piedgauche Voici ce qu’en dit Lana del Rey
      I spend eight fucking years writing gorgeous songs and someone in a meeting says ‘gangsta Nancy Sinatra’ and that’s that.
      8 ans…quand même…………..

    • Je me sens pas tellement ”raccord” avec la critique de Pitchfork, qui se nomme Lindsay Zoladz. Elle a quel âge cette critique ? Et elle me rappelle une certaine Nathalie Petrowski d’une autre époque dans une certaine critique.

      ”You’d be hard pressed to find any song on which Del Rey reveals an interiority or figures herself as anything more complex than an ice-cream-cone-licking object of male desire (a line in “Blue Jeans”, “I will love you till the end of time/ I would wait a million years,” sums up about 65% of the album’s lyrical content)”

      Peut-être qu’elle se pose en victime à quelque part mais pour le cornet à deux boules, il s’adresse certainement pas à moi.

      Pour Blue Jeans que j’avais pas encore regardé attentivement, c’est ma chanson préférée et vidéo préféré plus haut même si je trouve qu’elle comme de nombreuses filles ne sont pas attirés par les bons gars… LOL… Anyway, je parle pour les plus jeunes, moi je la vois pas du tout comme un objet de désir cette fille là dans mes yeux. J’ai pas de peine à imaginer que pour des gars de son âge ou un peu plus jeune ou plus vieux, oui mais pas pour moi.

    • Et je ne conseille pas à cette critique de lire Nelly Arcan car elle ne la comprendrait pas plus que Richard Martineau ou peut-être même Guy A. Lepage.

    • Nelly Arcan… J’y ai songé quelques fois en me faisant aller «l’imagination sociologique» au sujet de Lana Del Rey. Bien sûr, on rétorquera qu’elles n’ont (n’avait) pas pas les mêmes velléités artistiques ni les mêmes origines de classe, mais ont peut-être partagé le même nuage noir au-dessus de la caboche… et le même chirurgien plastique.

    • Révision. J’aime les chansons Video Games et Born to die mais j’aime pas tellement leurs vidéos pour mes raisons mentionnées plus haut.

      Par contre, j’aime Blue Jeans et son vidéo et j’aime aussi Kinda Outta Luck, la chanson et le vidéo (sans être un grand vidéo). Elle est plus jolie aussi dans Blue Jeans que dans Video Games, de mon point de vue.

      Et si j’ai critiqué c’est même avec la pensée contraire, c’est parce qu’elle est encore jeune et en recherche de son identité de femme ”artistiquement” parlant. Je vois plus une fille qui s’interroge qu’une vamp qui peut séduire tous les hommes. Une fille qui veut s’affirmer en même temps et séduire. Quoi de plus normal ?

    • très bon texte Alain. Je n’ai pas consulté mon ordi de la fin de semaine et je viens juste de le lire.

    • Est-elle si refaite que cela cette Lana Del Rey ? Je le sais pas ce sont ses lèvres dans Video Games vues de profil que j’ai critiquées.

      Pour ma comparaison avec Nelly Arcan ? C’est à cause du fait d’être objet du désir des hommes. Est-ce si voulu ? Ou bien la femme en est victime ? Les deux à la fois ?

      Le personnage dans son cas, peut-être pas la femme qui a besoin du regard des autres pour exister, celui de son amoureux. C’est pas comme Madonna qui était selon mon point de vue, pas torturée du tout, dans Material Girl ou autre Like a Virgin. Il y a un fond de tristesse chez cette Lana Del Rey.

      Ok, je me prononce sur quatre chansons écoutées.

    • Cher Boogie, j’aurais été franchement déçu si tu en avais raté une à mon égard. Bonne blague, au demeurant.

    • Effe_placebo, ton texte de 13h55 est le meilleur texte que j’ai lu ici, merci. Vraiment intéressant.

      Si on revampe le passé en faisant des mélange inédits, même si c’est imperceptible d’un oeil non averti, on ne fait rien d’autres que celui qui inventerait de la pop plus contemporaine (parce que tout invention qui paraît plus authentique n’est rien d’autre en définitive qu’un mélange intertextuel). Ça expliquerait la nouveauté d’Amy Winehouse qui, même si elle semblait faire de la girl group vintage, effectue plusieurs déplacements et variations.

      Par ailleurs, et pour répondre à Sultitan, une invention ce n’est pas seulement un nouveau style, genre dubstep. Déjà, importer un style underground dans un format pop, ce n’est pas donner à tout le monde et il faut être inventif en diable (quand des gens comme les Beatles et Bjork importent la musique contemporaine dans le format pop, il crée car l’hybridation n’est jamais évidente; ce serait comme de dire qu’un pépiniériste ne crée rien car les deux roses existaient déjà avant la nouvelle). La plupart des mélanges sont monstrueux, chimériques.

      Par ailleurs, créer une grande chanson, le miracle que c’est, c’est déjà une question d’invention. Il y a plein de musiciens qui expérimentent à tout va et qui sont bien incapables de créer une grande chanson (pop ou non) qui marque les esprits. Mozart n’a pas révolutionner les styles musicaux mais il a fait suffisamment de grandes pièces pour être au rang des plus grands.

    • @hardy_canyon

      30 janvier 2012
      09h50
      Videogames, c’est bon, mais ça me rappelle trop « Wicked Games », qui était beaucoup meilleure comme chanson et comme vidéo, sans compter que Chris Isaak était – et est toujours –beaucoup plus beau que Lizzy-Lana ne sera jamais belle.
      **********************************************************************

      Chris, oh oui, oh oui, Chris. C’était très bon. lol

    • Ghost,

      Merci. Je suis d’accord avec ce que tu dis aussi.

      Amener, disons, Stockhausen (par exemple) dans un contexte pop est aussi une innovation. On ne peut dire bêtement ”Stockhausen l’avait déjà fait”, justement parce qu’il ne l’avait pas fait dans ce contexte pop.

      À la rigueur, je me demande s’il n’est pas plus difficile de faire passer des innovations très pointus dans le contexte très rigide de la pop que d’être innovateur dans un contexte où tout est permis.

    • @AlainB.

      La question qui tue: Est-ce de la pop intelligente? Ça m’a toujours fait rire cette expression.

    • Oui scotch, je crois cette fille intelligente. Perturbée mais capable de faire de bonnes chansons, construire son personnage et choisir de bons réalisateurs pour servir ses chansons. Au risque de me répéter, je ne suis pas en pâmoison mais je suis touché par le personnage. Eh non… je ne bande pas en la regardant, pour reprendre votre élégante rhétorique.

    • @alainbrunet

      30 janvier 2012
      12h11
      Oui scotch, je crois cette fille intelligente. Perturbée mais capable de faire de bonnes chansons, construire son personnage et choisir de bons réalisateurs pour servir ses chansons. Au risque de me répéter, je ne suis pas en pâmoison mais je suis touché par le personnage. Eh non… je ne bande pas en la regardant, pour reprendre votre élégante rhétorique.
      ********************************************************

      Construire son personnage dites-vous? C’est ça le problème selon moi. Choisir de bons réalisateurs pour servir ses chansons. Merci Papa. J’aimais mieux l’authenticité de Madonna au départ, c’est ce qui a fait sa popularité. Madonna s’est construite elle même. Ce sont les autres qui voulaient travailler avec elle pas le contraire.

    • L’homme chevaleresque en vous qui veut sauver la midinette en perdition. Poor little rich girl. La woman so alone des Doors in her little Hollywood bungalow qu’aucun homme n’ose consoler?

    • On ne demande jamais à une fille qui est moyenne physiquement d’être Einstein. Ni à des gars, d’ailleurs (Chris Isaak n’est pas une lumière). Alors qu’on le demande à une jolie fille pour lui faire expier sa beauté. Et si le sex-appeal féminin était devenu un tabou?

      “À la rigueur, je me demande s’il n’est pas plus difficile de faire passer des innovations très pointus dans le contexte très rigide de la pop que d’être innovateur dans un contexte où tout est permis.”

      Effectivement, il est plus difficile, et donc méritant, d’expérimenter dans un champ très conventionnel. C’est d’ailleurs pour cela que l’innovation est souvent cachée et il faut la débusquer alors que dans l’avant-garde l’innovation est mis de l’avant comme la valeur en soi.

      C’est doublement méritoire: d’avoir transplantée Stockhausen dans un format pop et d’avoir ouvert la pop à Stockhausen.

      Par ailleurs, les vraies inventions sont souvent accidentels (tel rythme qui fonde un genre) ou amenées par un artiste secondaire dont la forme révolutionnaire sera reprise par un grand artiste (par exemple le stream of consciousness, inventé par Edouard Dujardin en 1887 et repris par James Joyce et Virginia Woolf avec plus de succès). Historiquement, il est souvent moins important d’avoir été le premier à dire ou faire quelque chose que d’avoir donné à celle-ci l’importance qu’elle mérite.

    • Scotch, tu juges toujours ce que sont (ou plus exactement ce que tu crois qu’elles sont sans être vraiment informés) les personnes et non ce qu’elles font ou disent. Laisse-moi te dire que c’est très dur de ne pas faire pareil avec ta personne.

    • scotch, Madonna s’est construite elle-même, c’est vrai. Pour ses premiers albums ? Hmmm pas vraiment. Quant à LDR, elle est certes pour beaucoup dans la construction de son personnage. Nous verrons bien par la suite,on n’a pas de boule de cristal à portée de main. Et il n’y a pas lieu de faire des comparaisons directes entre une carrière et un début de carrière. Votre fiel quant à LDR tient à quoi ? Vous n’aimez à peu près aucune chanteuse depuis que vous écrivez sur ce blogue, sauf une couple. Joss Stone, pour citer cette exception historique…

    • À tout prendre, si Lana Del Rey n’était qu’une personnage entièrement fabriquée à coup de logiciels par un producteur démiurge payé par son papa et qu’elle n’aurait écrit ou décidé, ce serait tout aussi intéressant artistiquement parlant, sinon plus.

    • Joss Stone, à peu près aussi intéressant qu’un géranium.

    • @unholy_ghost

      30 janvier 2012
      12h57
      Scotch, tu juges toujours ce que sont (ou plus exactement ce que tu crois qu’elles sont sans être vraiment informés) les personnes et non ce qu’elles font ou disent. Laisse-moi te dire que c’est très dur de ne pas faire pareil avec ta personne.

      ********************************************

      Je ne suis pas un personnage public, ni une personnalité artistique, je viens commenter comme les autres une performance artistique. Cela n’a rien de scientique.

    • Quant à «l’authenticité» de Madonna, laissez-moi rire. Qu’y a-t-il de moins construit au juste ? Croyez-vous qu’une femme de mon âge passe ses nuits au congélateur pour maintenir un tel physique ?

    • @unholy_ghost

      30 janvier 2012
      13h06
      Joss Stone, à peu près aussi intéressant qu’un géranium.
      *********************************************

      Joss Stone est belle, intelligente, talentueuse, elle a du caractère, elle est indépendante. Elle a envoyé paître sa compagnie de disque, elle a fait un disque elle-même avec sa gang avec les moyens du bord.
      http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=310916188945188&id=125990337519878

    • Et personne ne s’en souvient… Joss Stone en résumé: imitation R&B, blue eyed soul rassurante pour maman – avec trois décennies de retard.

    • @alainbrunet

      30 janvier 2012
      12h59
      scotch, Madonna s’est construite elle-même, c’est vrai. Pour ses premiers albums ? Hmmm pas vraiment. Quant à LDR, elle est certes pour beaucoup dans la construction de son personnage. Nous verrons bien par la suite,on n’a pas de boule de cristal à portée de main. Et il n’y a pas lieu de faire des comparaisons directes entre une carrière et un début de carrière. Votre fiel quant à LDR tient à quoi ? Vous n’aimez à peu près aucune chanteuse depuis que vous écrivez sur ce blogue, sauf une couple. Joss Stone, pour citer cette exception historique…
      *****************************************************

      En effet, j’aime très peu de gens. Lorsque j’étais plus jeune, je voulais être aimée par tout le monde. Maintenant, je n’ai plus de temps à perdre, je donne mon énergie à ceux qui le méritent. Ma phrase préférée sur mon profil Facebook.

      “Truth is, everybody is going to hurt you; you just gotta find the ones worth suffering for.” -Bob Marley

    • ”Et personne ne s’en souvient… Imitation R&B, blue eyed soul rassurante pour maman.”

      Coudonc, est-ce que je me suis emparé du pseudo d’Alain sans m’en apercevoir?

    • @alainbrunet

      30 janvier 2012
      13h21
      Quant à «l’authenticité» de Madonna, laissez-moi rire. Qu’y a-t-il de moins construit au juste ? Croyez-vous qu’une femme de mon âge passe ses nuits au congélateur pour maintenir un tel physique ?

      ********************************************

      J’aimais son authenticité du début. Comme je l’ai écrit auparavant, j’ai décroché vers Vogue et lorsqu’elle est devenue la muse de Gautier.

      Quant à Joss, je l’adore. Je l’avais mise dans mes choix musicaux sur Facebook et je reçois tous ses vidéos, son travail en ce moment, elle est transparente, naturelle, elle ne se prend pas pour une autre, un vent de fraîcheur.

    • http://www.facebook.com/pages/More-Love-Official/125990337519878

    • “-Je ne suis pas un personnage public, ni une personnalité artistique, je viens commenter comme les autres une performance artistique. Cela n’a rien de scientique.”

      WOW!!!!!!!!!!!!! je viens de relever tes commentaires scotch. Ou bedon je ne sais pas lire, ou bedon à aucun moment tu ne critiques la performance artistique. Tu ne critiques que la fille et au bout du compte, je n’en conclue qu’une chose, c’est que t’es varte de jalousie.

      -C’est de la marde pour émoustiller les gars. Marketing. Aucune personnalité. Elles sont toutes pareilles, elles fréquentent les mêmes chirurgiens esthétiques. La fameuse babine gonflable pour ressembler à Angelina Jolie c’est laid.
      -Toutes ces industries jouent avec le côté soft porn, séduction, sexe. Anne-marie Losique qui se tortille au Gros Cave en bikini. Où sont les vrais sentiments? Où est le vrai amour? Il n’y a plus d’efforts, de persévérance, de patience, tout est dans l’éphémère, la facilité, le racolage. Il en résulte d’une société de solitaires, dépressifs, désabusés qui ne croient plus en rien d’où le reborn mystique chiquette du bouddhisme, du paranormal, de la quête spirituelle, des pèlerinages en montagne, du yoga et tutti quanti.
      -Ça risque de finir en Lindsay Lohan ou en abus de substances plastiques implantées. Lol
      -J’ai aimé Madonna parce qu’elle était un e fille d’immigrant du Bronx. À l’époque, on pouvait s’identifier à elle. J’ai décroché lorsqu’elle est devenue la muse de Gautier. Del Rey est déjà une gosse de riche qui se paie un trip comme Jacques Villeneuve. Elle est déjà un mauvais exemple pour les ados complexées, elles le sont toutes même les belles. Mais bon ça fait partie du fantasme de mononcles sur le blogue. Bientôt, elle va donner une entrevue pour dire que c’est difficile de trouver un homme qui l’aime vraiment pour elle et pas pour ses babines. De toute façon, argent, pouvoir, beauté, elle va se faire fourrer comme les autres
      -Mononcle Ghost lâche ta masturbation intellectuelle et avoue que tu es bandé sur cette midinette. L’article du NYTimes est très bon. J’ai beaucoup ri.
      -@AlainB.
      La question qui tue: Est-ce de la pop intelligente? Ça m’a toujours fait rire cette expression.

    • Décrocher à partir de Vogue (1990) ? Sauf True Blue (1986), c’est précisément là que j’ai accroché haha !

    • Joss Stone, la fille qui a chaque album dit que c’est son “premier vrai album” et qui à chaque fois nous fait le coup de l’authenticité en santé (n’est-elle pas végétarienne, ne chante-elle pas nu pied?). Tellement indépendante que son album avec ses chums est chez Virgin… Avec son style Janis Joplin pitoune au sourire Pepsodent. Pour les mamans effectivement, pour ne pas dire les matantes.

      L’authenticité est un mythe. On dira que Bon Iver est authentique parce qu’il est seul à sa guitare dans un camp en bois rond, comme les pionniers de l’Ouest (le summum de l’authentique, sauf que la plupart des mythes de l’Ouest ont été propagé par des mythomanes qui n’ont jamais monté à cheval, genre, pour oublier la Guerre de sécession).

    • Et Joss Stone a aussi un père riche, la pauvre. Ça pas dû être facile, la pauvre.

    • “je viens commenter comme les autres une performance artistique”

      C’est précisément ce que tu ne fais J-A-M-A-I-S.

    • “Coudonc, est-ce que je me suis emparé du pseudo d’Alain sans m’en apercevoir?”

      Je crois qu’il nous pastiche, le coquin. ;-)

    • @alainbrunet

      30 janvier 2012
      13h37
      Et personne ne s’en souvient… Joss Stone en résumé: imitation R&B, blue eyed soul rassurante pour maman – avec trois décennies de retard.
      *****************************************

      Ouais ben moi j’aime mieux ça que les artistes torturés, angoissés comme Claude Legault qui n’arrêtent pas de jouer sur leurs angoisses et leur mal de vivre. J’ai déjà assez des miennes, je n’ai pas besoin des leurs. Même chose avec Éric Lapointe et son personnage écorché. Même chose avec les maudites images bleutées de Podz et la même petite note de piano bien appuyée. Hier, j’étais dans la cuisine lorsqu’ils ont présenté des extraits de son prochain film sur le gars qui n’a pas commis le viol pour lequel il a été condamné. J’entendais juste la maudite petite note de piano comme dans Minuit le soir. Peut-être que ce sont des histoires et des sons qui plaisent aux petits bourgeois, gogauche caviar, Plateau Mont-Royal mais moi, j’en ai rien à foutre de ce mélo, emo stuff.

    • @unholy_ghost

      30 janvier 2012
      14h03
      “je viens commenter comme les autres une performance artistique”

      C’est précisément ce que tu ne fais J-A-M-A-I-S.

      ****************************************

      Parce ce que je n’intellectualise pas la musique comme toi. C’est dans mon sang. J’aime ou je n’aime pas.

    • @unholy_ghost

      30 janvier 2012
      13h58
      Joss Stone, la fille qui a chaque album dit que c’est son “premier vrai album” et qui à chaque fois nous fait le coup de l’authenticité en santé (n’est-elle pas végétarienne, ne chante-elle pas nu pied?). Tellement indépendante que son album avec ses chums est chez Virgin… Avec son style Janis Joplin pitoune au sourire Pepsodent. Pour les mamans effectivement, pour ne pas dire les matantes.

      L’authenticité est un mythe. On dira que Bon Iver est authentique parce qu’il est seul à sa guitare dans un camp en bois rond, comme les pionniers de l’Ouest (le summum de l’authentique, sauf que la plupart des mythes de l’Ouest ont été propagé par des mythomanes qui n’ont jamais monté à cheval, genre, pour oublier la Guerre de sécession).
      *****************************************************

      F u c k you! Tu tombes mal parce que j’ai vécu sur un ranch en Alabama. Je suis partie seule à l’âge de 19 ans dans le fin fond de l’Alabama. Beat that!

    • @norvegequebec

      30 janvier 2012
      13h56
      “-Je ne suis pas un personnage public, ni une personnalité artistique, je viens commenter comme les autres une performance artistique. Cela n’a rien de scientique.”

      WOW!!!!!!!!!!!!! je viens de relever tes commentaires scotch. Ou bedon je ne sais pas lire, ou bedon à aucun moment tu ne critiques la performance artistique. Tu ne critiques que la fille et au bout du compte, je n’en conclue qu’une chose, c’est que t’es varte de jalousie.

      -C’est de la marde pour émoustiller les gars. Marketing. Aucune personnalité. Elles sont toutes pareilles, elles fréquentent les mêmes chirurgiens esthétiques. La fameuse babine gonflable pour ressembler à Angelina Jolie c’est laid.
      -Toutes ces industries jouent avec le côté soft porn, séduction, sexe. Anne-marie Losique qui se tortille au Gros Cave en bikini. Où sont les vrais sentiments? Où est le vrai amour? Il n’y a plus d’efforts, de persévérance, de patience, tout est dans l’éphémère, la facilité, le racolage. Il en résulte d’une société de solitaires, dépressifs, désabusés qui ne croient plus en rien d’où le reborn mystique chiquette du bouddhisme, du paranormal, de la quête spirituelle, des pèlerinages en montagne, du yoga et tutti quanti.
      -Ça risque de finir en Lindsay Lohan ou en abus de substances plastiques implantées. Lol
      -J’ai aimé Madonna parce qu’elle était un e fille d’immigrant du Bronx. À l’époque, on pouvait s’identifier à elle. J’ai décroché lorsqu’elle est devenue la muse de Gautier. Del Rey est déjà une gosse de riche qui se paie un trip comme Jacques Villeneuve. Elle est déjà un mauvais exemple pour les ados complexées, elles le sont toutes même les belles. Mais bon ça fait partie du fantasme de mononcles sur le blogue. Bientôt, elle va donner une entrevue pour dire que c’est difficile de trouver un homme qui l’aime vraiment pour elle et pas pour ses babines. De toute façon, argent, pouvoir, beauté, elle va se faire fourrer comme les autres
      -Mononcle Ghost lâche ta masturbation intellectuelle et avoue que tu es bandé sur cette midinette. L’article du NYTimes est très bon. J’ai beaucoup ri.
      -@AlainB.
      La question qui tue: Est-ce de la pop intelligente? Ça m’a toujours fait rire cette expression.
      ******************************************************

      Tu as oublié: “Elle va se faire fourrer comme les autres”. Pourquoi à chaque fois qu’une femme critique une autre femme elle est jalouse? Si j’étais jalouse de NDR, je serais jalouse de Joss Stone?

    • Scotch,

      Le point de Norvège, c’est surtout de montrer que contrairement à ce que tu prétends, tu ne critiques jamais ou presque la performance artistique. Son petit collage ne fait que mettre ceci en relief.

      Pour le reste, une femme qui critique un femme n’a pas l’air jalouse, sauf quand… elle a l’air jalouse. Cette impression naît à partir des choses que tu cibles dans ta ”critique” et des mots que tu emploies, pas de la critique elle-même.

    • C’est mon point effectivement.

    • @norvege

      Et lui est-ce qu’il est varte de jalousie?
      *************************************************************
      rogiroux

      29 janvier 2012
      14h44
      @ Alain ~ Vous avez raison!

      Je suis un peu beaucoup de mauvaise foi concernant la nana!

      L’avenir nous dira ce qu’elle a dans le ventre…

      et ses grosses babines qui semblent sorties direct d’un *body shop* de voiture…

      Et je me tape du Stan Getz (At Nalen with Jan Johansson)…
      le dernier Leonard Cohen… John Scofield (Works For Me)…
      Mandy Patinkin (Mamaloshen) et du bon vieux CCR.

    • Lui, il admet être de mauvaise foi.

    • “F u c k you! Tu tombes mal parce que j’ai vécu sur un ranch en Alabama. Je suis partie seule à l’âge de 19 ans dans le fin fond de l’Alabama. Beat that!”

      Ben tu tombes mal car j’étais été élevé par des loups dans une réserve indienne du Kentucky.

    • “Parce ce que je n’intellectualise pas la musique comme toi. C’est dans mon sang. J’aime ou je n’aime pas.”

      Justement, nos goûts, surtout ceux basés sur des préjugés sur ce qu’on croit connaître d’un artiste, n’a vraiment aucun intérêt. Je te conseille Contre Sainte-Beuve de Marcel Proust:

      “Un livre est le produit d’un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices. Ce moi-là, si nous voulons essayer de le comprendre, c’est au fond de nous-mêmes, en essayant de le recréer en nous, que nous pouvons y parvenir. Rien ne peut nous dispenser de cet effort de notre cœur.”
      Marcel Proust, Contre Sainte-Beuve.

    • @effet_placebo

      30 janvier 2012
      14h48
      Scotch,

      Le point de Norvège, c’est surtout de montrer que contrairement à ce que tu prétends, tu ne critiques jamais ou presque la performance artistique. Son petit collage ne fait que mettre ceci en relief.

      Pour le reste, une femme qui critique un femme n’a pas l’air jalouse, sauf quand… elle a l’air jalouse. Cette impression naît à partir des choses que tu cibles dans ta ”critique” et des mots que tu emploies, pas de la critique elle-même.
      *******************************************************

      Vous n’avez rien compris de ce que j’ai écrit. Pour moi, cette fille est de la frime mais ça marche en marketing. J’espère qu’elle a au moins payé les droits d’auteur pour les archives dans ces vidéos. Juste une déformation d’ancienne étudiante en histoire et communication.

      Je vais faire un collage de ce que j’aurais aimé que vous reteniez de mes propos: (Cherry picking)

      “Aucune personnalité. Elles sont toutes pareilles, elles fréquentent les mêmes chirurgiens esthétiques”.

      Citation remise dans son contexte:
      “Toutes ces industries jouent avec le côté soft porn, séduction, sexe. Anne-marie Losique qui se tortille au Gros Cave en bikini. Où sont les vrais sentiments? Où est le vrai amour? Il n’y a plus d’efforts, de persévérance, de patience, tout est dans l’éphémère, la facilité, le racolage. Il en résulte d’une société de solitaires, dépressifs, désabusés qui ne croient plus en rien d’où le reborn mystique chiquette du bouddhisme, du paranormal, de la quête spirituelle, des pèlerinages en montagne, du yoga et tutti quanti.”

      Davantage une constatation sociologigue sur le phénomène de l’heure.
      Tout comme on peut associer Britney Spears à l’hypersexualisation chez les jeunes filles et dans les médias.

    • N’a vraiment aucun intérêt pour les autres*

    • “ses” vidéos.

    • “Et lui est-ce qu’il est varte de jalousie?”

      Mouwah…?

      Meuh non…

      *La chair est triste, hélas ! et j’ai écouté tous les disques
      Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres.*

      ((Avec mes excuses à Mallarmé))

    • scotch. On a surtout très bien compris que tu n’as lu aucune entrevue avec cette fille et donc on ne sait pas sur quoi tu te bases pour dire qu’elle n’a aucune personnalité. Tu n’as aucune idée non plus de son implication dans la production et dans la conception de l’album, ni pourquoi elle est allée chercher qui elle est allée chercher pour trouver le son et l’image qu’elle voulait. L’étudiante en communication doit bien savoir que tout ça est le résultat d’un travail d’équipe. On ( et le on inclut uniquement la personne qui parle) ne croit pas non plus que tu l’as écouté plus d’une minute et 1/4 avant de te faire une opinion déchaînée sur le fait que c’est de la marde. Étudiante en communication???La fille a travaillé son image, c’est peut-être pas à ton goû. C’est correct. Pas besoin de varger dessus comme si ta vie en dépendait.

    • @unholy_ghost

      Justement, nos goûts, surtout ceux basés sur des préjugés sur ce qu’on croit connaître d’un artiste, n’a vraiment aucun intérêt.
      **********************************************

      Et parce que vous avez des préjugés favorables c’est acceptable? Personne ne la connaît cette fille. Moi, je vois une jeune femme qui joue sur son côté image superficielle parce qu’elle veut vendre un personnage. J’espère juste qu’elle ne se fera pas prendre au piège. Tant qu’au talent, perso, je ne trouve pas que Céline Dion en a, ni DLR mais ça pogne. Qui suis-je pour juger? J’ai eu la chance d’avoir une mère chanteuse d’opéra. Je sais ce qu’est une belle voix. Désolée. Et ce que j’ai aimé de l’article du NYTimes parce que je l’ai lu, c’est la critique sur son côté nonchalant. Tu te présente à SNL, tu dois performer. Tabarnak! C’avait l’air d’être un privilège pour elle rien de plus. Tu iras voir le DVD de Michael Bublé au MSG, tu vois que le gars a travaillé fort pour arriver là et qu’il est reconnaissant envers son public. Cela s’appelle une éthique de travail. Et comme ancien prof, je vois une génération de paresseux qui ne fait pas d’effort. Ils veulent la gratuité, ils veulent le succès de la téléréalité mais ils ne veulent pas travailler.

    • WOW. Comme dirait Marc Labrèche, ça c’est de l’ENTERTAINMENT!
      Je suis content de voir que je ne suis pas le seul à trouver un peu absurde le flot d’insanités qu’on déglutît sur LDR. Ça ressemble pas mal à du “Bullying de cour d’école” et ça pue la jalousie à plein nez. Critiquer une vedette pop d’avoir l’air artificielle… Je rêve ou quoi?
      Je viens d’écouter l’album et à part une certaine redondance, je trouve ça plutôt agréable.

      @ scotch
      Tu ne serais pas un Troll, par hasard?

    • Non, Crimsonviking, car elle est aussi comme ça dans la vie (je ne la connais pas, mais ça vient de mon sang, je suis comme ça).

    • “Heaven has no rage like love to hatred turned…
      Nor hell a fury like a woman scorned.”
      (William Congreve)

    • Scotch, Bubblé est un phony qui ne fait (mal) que ce qui a été inventé par d’autres voilà 60 ans. À peu près la même valeur qu’une statue antique en plâtre acheté chez Zellers.

    • “Et comme ancien prof, je vois une génération de paresseux qui ne fait pas d’effort.”

      Bon, après les préjugés, les généralisations vaguement socio.

    • Assez d’énergie dépensée sur cette niaiserie. J’ai du travail à faire.

    • Scotch, tu ne serais pas Richard Martineau par hasard?

    • @crimsonviking

      30 janvier 2012
      15h37
      WOW. Comme dirait Marc Labrèche, ça c’est de l’ENTERTAINMENT!
      Je suis content de voir que je ne suis pas le seul à trouver un peu absurde le flot d’insanités qu’on déglutît sur LDR. Ça ressemble pas mal à du “Bullying de cour d’école” et ça pue la jalousie à plein nez.
      ****************************************************
      Je suis tellement jalouse, je rage de ne pouvoir avoir des babines enflées comme elle et oui je suis un Troll. Satisfait.

    • @rogiroux

      30 janvier 2012
      15h44
      “Heaven has no rage like love to hatred turned…
      Nor hell a fury like a woman scorned.”
      (William Congreve)

      *******************************************

      C’est très sexiste, dès qu’une femme veut exprimer son opinion et qu’elle le fait de façon affirmée et agressive c’est parce qu’elle est une frustrée. En effet, frustrée par les injustices qui sont correctes lorqu’elles sont défendues par des hommes pour des hommes.

    • @ scotch
      En fait, quand je parlais de jalousie, je ne faisais pas du tout référence à toi. Je trouve simplement tes commentaires démesurément agressifs alors qu’on jase d’une chanteuse pop somme toute assez innoffensive.

    • Franchement scotch! Y a plein d’hommes qui se font ramasser, ici même sur le blogue.. est-ce qu’ils vont dire que c’est parce qu’ils sont des hommes? franchement ça fait pitié comme argument.

    • @crimson Parlant de jalousie…j’ai vu Jaga dans une petite salle de 300 personnes hier. Es-tu varte de jalousie?? Si oui, je vais te pardonner… parce que t’es un homme!

    • @ norvegequebec
      Je dois effectivement implorer ton pardon, car je suis jaloux de toutes les couleurs. Merci d’avance!

    • @norvegequebec

      30 janvier 2012
      16h22
      Franchement scotch! Y a plein d’hommes qui se font ramasser, ici même sur le blogue.. est-ce qu’ils vont dire que c’est parce qu’ils sont des hommes? franchement ça fait pitié comme argument.
      *********************************************
      Jalousie et justice sont deux choses différentes. L’argument de la jalousie ça fait pitié comme argument.

    • Scotch tu es difficile à saisir mais je pense que c’est la vie qui t’a amené à penser ainsi notamment sur des filles et les jeunes femmes s’habillant d’une manière jugée trop sexy ou autre quand tu as parlé notamment dans les écoles de celles que tu as vues. En tous les cas.

      Par ailleurs, on voit très bien que c’est très instinctif pour d’autres car ce que tu dis de Bublé : ”Tu iras voir le DVD de Michael Bublé au MSG, tu vois que le gars a travaillé fort pour arriver là et qu’il est reconnaissant envers son public. Cela s’appelle une éthique de travail.” Cela c’est plutôt un contraire de coach de hockey de la LNH depuis les 20 dernières années. Puis cela a rien à voir avec la qualité artistique, tu peux travailler très fort et avoir peu de créativité. Par ailleurs, tu dis ne pas aimer Céline Dion, côté travail et on parle ici de vraie de vraie workaholic tu peux pas trouver ou presque meilleur ou presque pire exemple si tu penses le contraire, la même chose pour la reconnaissance du public…. Je préfère de beaucoup Plume Latraverse : ” Ma gang de ciboires”. Bon, mais tu aimes aussi Plume ! Enfin, une valeur artistiquement défendable !!!!!!!

      Au hockey sur la métaphore du travailleur on connaît très bien les plombiers et on a été ”pris” avec les Brian Skrudland et Mike Keane. Bien, ils ont réussi leur carrière, aucun problème mais ils ont fait rêver qui outre leurs coachs ?

    • @Scotch

      Si ce n’est pas de la jalousie, c’est autre chose mais on peut penser que cela lui ressemble. Tu ne sembles pas accepter plusieurs femmes jouant avec leur sex-appeal et surtout si elles sont victimes des hommes. Mais qui te dit qu’elles sont heureuses ? Et puis ce sont des personnages.

      Pour Lana Del Rey, elle est perturbée ou c’est son personnage ? Et c’est aussi trouble que Nelly Arcan ou bien c’est un passage de l’adolescence (vécue artistiquement par flashback sur le passé et en s’inpirant de grandes icônes) à l’âge adulte ?

      Nelly Arcand dénonçait ce que les femmes subissent et comme elles deviennent victimes de leur image. Certains l’ont accusé de contradiction mais qui de mieux pour témoigner qu’une femme qui le vit vraiment ?

      Est-ce que des groupes féministes ce sont prononcés sur Lana Del Rey ? Ce serait intéressant de voir leurs interprétations pour voir si je pense qu’elles se trompent mais je suis un homme. Je ne vis pas la réalité des femmes. Prisonnières d’une image disent-elles. Une image et un idéal de minceur, de jeunesse, de beauté.

      Mais sur des femmes qui argumentent comme cela et sur la diversité de la beauté. Je suis un homme et avec mes goûts. Cela veut pas dire que telle femme plaît à plusieurs hommes qu’elle va me plaire à moi. Il y en a pour tous les goûts et tous les styles.

      Ceux qui dénoncent la superficialité ? Je trouve pas que vous regardez à la bonne place, le personnage de cette fille semble torturé. Tout est calculé d’avance selon vous ? C’est une possibilité. Et après ? Madonna, elle ne semble pas torturée. Et pour le côté du superficiel du look, elle était dénoncée par beaucoup, car certains et certaines ont des craintes. Craintes démesurées à mon avis.

    • yay! 180 commentaires :-0

      ça brasse..!
      est-ce que ça mérite une lecture autre qu’en diagonale ?

    • @lecteur_curieux

      30 janvier 2012
      16h58
      Scotch tu es difficile à saisir mais je pense que c’est la vie qui t’a amené à penser ainsi notamment sur des filles et les jeunes femmes s’habillant d’une manière jugée trop sexy ou autre quand tu as parlé notamment dans les écoles de celles que tu as vues. En tous les cas.

      Par ailleurs, on voit très bien que c’est très instinctif pour d’autres car ce que tu dis de Bublé : ”Tu iras voir le DVD de Michael Bublé au MSG, tu vois que le gars a travaillé fort pour arriver là et qu’il est reconnaissant envers son public. Cela s’appelle une éthique de travail.” Cela c’est plutôt un contraire de coach de hockey de la LNH depuis les 20 dernières années. Puis cela a rien à voir avec la qualité artistique, tu peux travailler très fort et avoir peu de créativité. Par ailleurs, tu dis ne pas aimer Céline Dion, côté travail et on parle ici de vraie de vraie workaholic tu peux pas trouver ou presque meilleur ou presque pire exemple si tu penses le contraire, la même chose pour la reconnaissance du public…. Je préfère de beaucoup Plume Latraverse : ” Ma gang de ciboires”. Bon, mais tu aimes aussi Plume ! Enfin, une valeur artistiquement défendable !!!!!!!

      Au hockey sur la métaphore du travailleur on connaît très bien les plombiers et on a été ”pris” avec les Brian Skrudland et Mike Keane. Bien, ils ont réussi leur carrière, aucun problème mais ils ont fait rêver qui outre leurs coachs ?
      ***************************************************
      Un n’empêche pas l’autre. On peut combattre la corruption et mettre la hache dans les conventions collectives béton des syndicats corporatistes. Perso, dans son cas, je pense qu’elle n’a ni talent, ni éthique de travail.

      Pour ce qui est des jeunes filles, je trouve qu’elles ont trop de pressions sexuelles et qu’elles sont soumises à trop de critères de beauté. Ça vaut aussi pour les femmes en général.

      Pour ce qui est de Plume. Je l’adore. Il est aussi un ami d’un ami qui m’a sauvé la vie. Alors, je l’aime en plus par procuration. Côté authenticité, tu ne peux pas battre ça.

    • Être fan de Plume et Bubblé, ce n’est pas piqué des vers…

    • @Scotch

      ”Perso, dans son cas, je pense qu’elle n’a ni talent, ni éthique de travail.” Tu parles toujours de Lana Del Rey ? Côté talent, je ne suis pas d’accord, et je ne parle pas de sa prestation à SNL mais je crois que cela va avec son personnage que moi j’ai jugé complexe et même complexé dès le départ. Son talent, pour moi avec la voix notamment m’a sauté aux yeux ou peut-être aux oreilles.

      Pour l’éthique de travail ? Je n’en ai aucune idée à savoir si c’est un bourreau de travail ou plutôt une fille plus ”farniente” et de nos jours, contrairement à toi, j’ai l’impression qu’on valorise trop la productivité, une approche productiviste et pendant qu’ils ne travaillent pas ou pour ceux travaillant moins c’est quand même la consommation et sur-sur-surconsommation qui est valorisée.

      ”Pour ce qui est des jeunes filles, je trouve qu’elles ont trop de pressions sexuelles et qu’elles sont soumises à trop de critères de beauté. Ça vaut aussi pour les femmes en général.” Je peux le trouver aussi, mais qui te dit que Lana Del Rey, n’est pas en partie victime de cela aussi ? Et c’est ce que tu lui reproches ? Par ailleurs, je l’ai écrit, il faudrait je trouve apprendre aux jeunes femmes à se défendre contre ces modèles là et leur inculquer l’indépendance d’esprit. Cela étant dit, sans dénigrer les autres femmes qui ne sont pas leurs modèles et ne font pas les mêmes choix qu’elles. Les plus enveloppées qui vont critiquer les filles minces. Voyons donc… Les plus maigres subissent elles aussi des moqueries très nombreuses. Mais quand elles commencent à s’affirmer ou avoir un peu plus de formes, elles plaisent à de nombreux gars. Et sur celles devenant mannequins ? Sont-elles toutes complexées et mal dans leur peau ? Je ne le crois pas.

      Alors je trouve que c’est un angle féministe qui ne veut voir que les choses à travers qu’un côté de la lorgnette et qui se met même à dénigrer des femmes. En disant qu’elles ne sont que des ”pitounes”, des ”objets sexuels” , des victimes des hommes. Il y a une part de vérité là-dedans mais aussi une forme de complexe. Assumez-vous !

    • @ghost sur scotch

      ” “Et comme ancien prof, je vois une génération de paresseux qui ne fait pas d’effort.”

      Bon, après les préjugés, les généralisations vaguement socio. ”

      Je vois aussi le danger de la généralisation mais je ne parlerais pas de socio. Ce serait plus du côté de la psycho et même de la psychanalyse que je chercherais une explication à cette affirmation. Et c’est son vécu à elle comme ancien prof. Qu’est qui n’a pas fonctionné pour Scotch dans son expérience avec le système et avec les élèves ? Ce n’est pas ici, l’endroit pour en discuter. Plusieurs profs vivent quand même des expériences difficiles et cela semble bien différent des enseignantes des années ‘70 et ‘80, celles qui avaient de l’expérience.

      Je me souviens d’une stagiaire au primaire qu’un élève rebelle avait fait pleurer. L’enseignante d’expérience cela lui prenait pas de temps elle. Sauf qu’à cette époque, on se posait sûrement moins de questions et le rôle social de l’école et d’essayer de changer le monde et tout était moins développé. Moins d’idéalisme, dans ce que je ressens. Avec certains élèves cela prend ou prendrait une armé d’intervenants et les budgets ne sont pas suffisants. Travailleur social, psychologues, pédo-psychiatres, etc. etc.

      La génération d’enseignants apparue à cette époque et qui se continue aujourd’hui suivie des Y semble moins ”tough” ou plus désorientée face à tous ces problèmes sociaux et sociaux-économiques.

    • Bon les amis, les arguments ont giclé sur les murs, le plancher et le plafond…

    • Scotch dit vraiment une chose intéressante avec laquelle je suis plus ou moins d’accord :

      ” . Et ce que j’ai aimé de l’article du NYTimes parce que je l’ai lu, c’est la critique sur son côté nonchalant. Tu te présente à SNL, tu dois performer. Tabarnak! C’avait l’air d’être un privilège pour elle rien de plus. ”

      L’émission n’était peut-être pas bien choisie pour elle. Ce n’est pas une ”performer”, ce n’est pas Céline Dion, ce n’est pas Ginette Reno, ce n’est pas Michael Jackson.

      Son personnage est plus timide et complexé dans ce contexte là, surtout qu’elle manquait d’expérience.

      Et la nonchalance peut être une bonne chose dans un certain contexte. Un privilège pour elle de passer là ? Qui te dit que ce n’était pas plutôt une CORVÉE ? Une obligation contractuelle acceptée mais dont elle en avait plus ou moins envie… Dans ce temps là, tu y vas pas ? Facile à dire.

      Et cela me rappelle Ghost quand il parlait de Lady Gaga à Star Académie et qu’il voyait bien, tout comme moi, qu’elle envoyait, en partie dis-je dans mon cas, promener Julie Snyder et le Star System. C’est une critique du système tout en étant dedans à la fois. De la subversion oblique avais-je dit à Ghost. Quelle meilleure subversion que celle qui passe d’abord inaperçue ?

      Sub-version. Une version sous-marine, en catimini, quoi de mieux pour préparer une mutinerie ? Lol . C’est une métaphore ! Le passage de Lana Del Rey à SNL si on revient à la psychanalyse ressemble à un ACTE MANQUÉ. C’est l’inconscient qui parle.

    • Pas beaucoup parler de musique…

    • “Sub-version. Une version sous-marine, en catimini, quoi de mieux pour préparer une mutinerie ? Lol . C’est une métaphore ! Le passage de Lana Del Rey à SNL si on revient à la psychanalyse ressemble à un ACTE MANQUÉ. C’est l’inconscient qui parle.”

      Wow, lecteur! Je vais te lire plus souvent…

    • Le personnage de Lana c’est plusieurs femmes en une. C’est un peu le personnage de Joan dans Mad Men (regardez sa pochette). Un ensemble de contradictions: femme forte tout en étant fleur bleue; mélancolique et les pieds sur terre; elle met les hommes à sa place mais elle devient tout chose dans les bras du sien; elle fait les choses à sa tête même si elle accepte les conventions; bad girl et fille sage. Même si elle se fait dire qu’elle est trop sexy, elle n’en a cure.

      Lana fait crasher ce 60s glamour avec l’aujourd’hui (jeu vidéo, gansta rap, etc.).

    • Difficile à saisir… Plus on s’en approche et plus elle s’éloigne ?

      Joan dans Mad Men ? Je n’ai pas assez regardé encore une fois, cette série juste parfois à Télé-Québec. Mais sur la physique de l’actice et ses formes. Cela est plus sexuel, pour moi, les courbes, la poitrine. Ayoye !

      Elle représente plus la ”femme fatale” pour moi, peut-être selon les valeurs de cette époque là. Mais un peu aussi en partie les miennes quoique différents physiques pour moi peuvent l’incarner.

      Et Christina Hendricks est née en 1975, elle, elle est dans mon ”range”. Ça c’est de la femme.

      Pour Mad Men, seulement avec quelques épisodes, je peux quand même dire que j’aime beaucoup. J’adore la complexité psychologique. Dans un épisode que je me souviens Joan Holloway me semblait ”victime” de l’homme consentante pour la relation mais victime.

      Et on pense à Marilyn Monroe dans les portraits qu’on fait d’elle. Alors que Madonna, c’est elle qui ”manipule” ou bien est le ”boss” face aux hommes. Alors que Marilyn est vue comme complexée et victime de son entourage, dans ses relations sexuelles. Ou encore très difficile pour elle d’atteindre une certain bonheur, d’être heureuse dans la vie.

    • J’aime le premier paragraphe dans la section History de la description suivante:

      http://en.wikipedia.org/wiki/Dance-pop

      Le “dance” (expression utilisée à l’époque par les charts Billboard) et le dance-pop, sont selon moi une majeure partie de la “musique de club synthé” des années 80 (avec le synthpop, new wave, et autres) avant l’arrivée des technologies qui ont permis le house (le terme “club music” s’est popularisé pas mal à l’époque du house). Dans les années 80, le mot “disco” était complètement évacué. Et je n’ai jamais entendu personne utiliser l’expression “post-disco” jusqu’à aujourd’hui. Dans les années 90, ont utilisait encore le mot “dance”, mais il y avait pas mal de “house pop” là-dedans, la radio ayant eu de la misère à digérer les nouveaux termes (par example, hithouse ou hiphouse, pour certains hits “house pop” incluant du rap).

      Quand j’ai découvert le Hi-NRG, au début 80, selon moi la différence c’était des technologies plus avancées, des beats plus rapides, et des voix de diva soul. C’était comme du dance “hi-tech”, froid mais avec des chanteuses soul, et çà jouait dans les clubs gays davantage qu’à la radio. C’était vraiment la transition entre le “dance” (synth-dance, devrais-je dire), et le house, mais çà on le saura bien des années plus tard. Là je lis Wikipedia et c’est pas tout à fait çà. Mais j’ai de la misère. J’ai l’impression de voir le terme galvaudé et détruire la signification que j’avais déduis à l’époque. Là je lis que “I Feel Love” c’est du Hi-NRG, mais dans ma tête, les technologies qui sonnent Hi-NRG, çà se pouvait pas dans les années 70. C’est comme “synth-dance, part 2″, chez moi. Je veux bien réviser mes connaissances, mais des fois je me demande si l’histoire de la musique pop n’est pas ré-écrite par des jeunes qui n’étaient pas là et mélangent des choses. Faut dire que c’était peut-être moi le “jeune”: le Hi-NRG est peut-être arrivé tard à mes oreilles, et de là cette impression d’un genre “updaté” du “dance”.

    • Pour la pochette, la photo plus haut moi elle me fait plus penser à une fille sage. Bizarre n’est-ce pas ?

      Et à l’héroîne de Twilight. Et si j’ai pensé aussi à Nelly Arcan, personnage très complexe, sur certaines photos, elle dans ses débuts pouvait incarner peut-être une fille sage. Oui, elle devenait écrivain et l’étudiante.

      Moi je vois une étudiante si ce n’est pas une écolière sur cette photo. C’est un peu exagéré, certes. À la limite même Pascale Lefrançois à l’époque. Mais, en plus sombre. Bon, ce qu’une photo, une femme, une personne peut vous évoquer cela est très spécial et varie très souvent d’une image à l’autre, d’un individu à l’autre.

    • Ce n’est pas important, le look de Lana. Je trouve qu’on ne devrait pas plus juger l’art d’un artiste de par son look, que de par le compte en banque de ses parents. Ou si on juge le look, c’est un aspect séparé. Vous critiquez le réalisateur du vidéo, ou le confectionneur de vêtement (l’habilleuse et le maquilleur, cas échéant).

      Qu’elle y reste à Hollywood, si elle aime le glamour. Moi çà m’intéresse pas, chacun ses gouts.

    • @sultitan

      Ce n’est pas qu’une question de look. Le corps parle lui aussi. Et ce qu’on fait avec. Le contenant versus le contenu ? Votre contenant est un véhicule de votre contenu, à vous de faire avec que ce soit vous ou un personnage.

      Comédien, acteur ou interprète dans la chanson, il faut que tu t’en serves !!! Et c’est plus profond qu’une question d’image lisse ou fabriquée.

      Beau ou laid, musclé ou maigre avec des formes ou pas. Il faut faire avec. Voyons donc, voir si le look de Woody Allen n’est pas important tout comme celui de Richard Desjardins. Ou encore de Big Mama Thornton. Ton physique, ton apparence, c’est toi et sert à exprimer ton identité personnelle et artistique. Ce n’est pas que du cosmétique.

    • ”Joan dans Mad Men ? Je n’ai pas assez regardé encore une fois, cette série juste parfois à Télé-Québec.”

      Écouter Mad Men en français ?? C’est légal de faire ça ?!?

    • Enlève les lunettes de Woody Allen et une partie de sa crédibilité s’envolerait drette là… Aussi simple que ça !

    • @sultitan

      ”La House music est un courant musical né au début des années 1980 à Chicago. Originellement liée à l’histoire des DJs, son nom provient du Warehouse, club de Chicago où officiait le DJ Frankie Knuckles. La house est constituée d’un rythme minimal, d’une ligne de basse proche du funk et de voix, samplées ou non.”

      http://fr.wikipedia.org/wiki/House_music

    • ”Légal” , moins bon que la version d’origine ? Cela se peut bien… Mais on regarde pas la télé de cette manière là… On (au sens de je) allume celle-ci et si le programme, le film ou la suite nous plaît on reste. Quand on est, un bon téléspectateur cela qui fait ses choix tout en les faisant de manière spontannée. C’est Télé-Québec ? Il doit y avoir des choses intéressantes notamment du cinéma.

      Sur une autre série dont j’ai regardé, pas au complet, mais les deux versions, je préférais beaucoup Desperate Housewives en anglais à Beautés désespérées en français.

      Ok, on a le droit d’avoir comme valeur de préférer les versions originales tout comme pour le cinéma. Sauf que pour la télé, c’est pas de même que je fonctionne et pour la radio non plus. C’est eux qui font la programmation, pas moi. Si c’est bon, tant mieux !!!

    • ”C’était vraiment la transition entre le “dance” (synth-dance, devrais-je dire), et le house, mais çà on le saura bien des années plus tard.”

      J’ai toujours trouvé que le genre House, en général, était la forme la plus vulgaire de la musique électronique; et c’est très probablement à cause des ingrédients ”funky” et ”vocal”, mais aussi à cause de sa prétention d’être en dehors de la ”pop”. Ouais, parce que franchement, avouons-le: de la House c’est orienté Pop dans ses racines.

    • Lecteur, y a peu de films qui sont horrible en V.F.
      …mais il y a des tonnes de séries télé qui sont douteuses en V.F. et certaines absolument honteuses. Dans le sens que ça dénature complètement les personnages, les dialogues… l’essence même de la série!
      Aussi bien dire, tant qu’à y être, que l’on peut contempler l’Himalaya au travers d’une carte postale. Je minimise, pour ne pas trop vous inquiéter.

      Le budget consacré (consacrable) par minute tournée aux traductions de séries télés est beaucoup moindre qu’au cinéma, et la qualité s’en ressent atrocement. Seinfeld en français, c’est horrible. Dr. House en français, c’est ignoble. Mad Men en français, je refuse de même y penser.

    • Lu ton commentaire du temps sur le blogue télé de Richard Therrien mais c’est pas du tout pour cette raison là, dans mon cas. Celle de ne pas comprendre l’anglais.

      Et sur Teletoon alors ? South Park (version française), moi je trouve que si c’est celle-là qu’on est habitué… Pourquoi pas ?

      Traducteur traître ? Peut-être que si, mais peut-être que non et cela peut-être une interprétation différente.

      Parlons d’une série plus ancienne, Les Simpson, vu dans les deux versions québécoise et originale. Je trouve, les deux excellentes. Pas vraiment vu ou pas assez la version française, un petit tour sur le web, cela ne veut rien dire.

      La traduction déforme, pas si sûr. Elle présente un point de vue différent. Celui ”français”. J’adore les expressions dans South Park. Regardé rapido ou très peu en québécois, j’ai décroché tout de suite.

      Mauvais ou pas ? Il faudrait avoir regardé les deux et encore. On aura nos préférences. Mais oui, oui, oui pareil pour certaines séries j’avais perçu toute la perte de verdeur un coup traduite alors, on se demande pourquoi cela a si marqué nos voisins dans ce temps là. C’est que la traduction est mal faite.

      Autre chose, c’est comme quand on est en immersion dans une autre langue ou que l’on fait son apprentissage, il ne faut pas chercher à traduire, il faut plutôt penser ”en anglais” ou ”en espagnol”. Du moins, c’était ainsi que j’en ai fait l’apprentissage. De préférence aussi aller regarder la définition du mot plutôt qu’essayer de le traduire en français.

      J’ai quand même pas de difficulté à vous croire pour Dr. House que l’on y perd au change. Cela peut vous plaire pareil. Si c’est fort au départ, j’ai de la difficulté à croire que tout s’en va rendu à la traduction sauf pour certains cas. Pour Mad Men ? J’ai plutôt l’impression qu’on passe de l’exceptionnel et qu’on demeure dans l’excellent ou à la limite le très bon. Évidemment que c’est une perte de qualité mais c’est mieux que de regarder TVA (quand c’est mauvais).

    • Sultitan,

      ”Là je lis que “I Feel Love” c’est du Hi-NRG, mais dans ma tête, les technologies qui sonnent Hi-NRG, çà se pouvait pas dans les années 70.”

      I Feel Love n’est pas du Hi-NRG. Le Hi-NRG arrive bel et bien après le disco. Ça serait donc un anachronisme. Mais l’utilisation d’une basse synthétique arpégiée en fait assurément une des pièces précurseur.

      ”dance “hi-tech”, froid mais avec des chanteuses soul, et çà jouait dans les clubs gays”

      I Feel Love, c’est drette ça.

      Quand au synth dance, qui serait un espèce de passage entre le disco et le Hi-NRG puis la house, je ne vois pas trop c’est quoi…

      Ce que moi je conclu, c’est qu’en 79-80, quand le disco ”traditionnel” meurt, la musique dance commencent à éclater et prend plusieurs chemins qui ont tous des précurseurs dans les différentes formes de disco : Hi-NRG/italo, dance pop, débuts du rap et de l’électro d’abord, suivi, plus tard dans la décennie, par la house, la techno et l’eurodance. C’est pourquoi on utilisait le terme parapluie ”dance music” qui englobait à peu près tout et qui permettait de ne pas se casser la tête puisque la frontière entre les sous-genres étaient parfois très floue.

      Jon8

      ”de la House c’est orienté Pop dans ses racines.”

      Euh, ouin. Mais c’est très clair dès le début de la house à Chicago que ça demeure underground. No Way Back d’Adonis, par exemple, n’avait aucun potentiel commercial ou radio. Et je ne parle même pas de l’acid House. Il y a de la house très commerciale et sirupeuse, mais il y a de la house tellement sexuellement hardcore que ça enlève tout potentiel commercial. Et certain truc sont tellement ‘’strippé” au minimum avec des productions rough, que malgré la diva et les mélodies, le potentiel pop est nié à la base. En ce sens , la house est une musique extrèmement subversive. Elle flirt avec la pop, mais y a souvent quelque chose de trop dérangeant pour qu’elle soit une véritable musique pop, acceptée par le mainstream et les momans qui vont danser dans les after hour de Laval. Elle est acceptable dans un cadre décadent ou la maman s’éclate (la fois dans sa vie ou elle va faire des speed), mais pas dans un salon avec la visite avec un gros pédé cuir qui gueule ”Sex maniac”.

    • @Jon8

      Au départ la house et la techno se voulaient électroniquement minimal et en effet, évacuer la pop. Finalement c’est devenu rien d’aure qu’une évolution technologique dans le “dance”. Les premiers DJs de house ne faisait qu’ajouter un beat lourd 808 par dessus des 12″ discos (des vrais) dans les clubs, et ils appelaient çà du house (plus tard l’expression “garage house” viendra pour un house directement influencé du disco (ne pas confondre avec UK garage)).

      Cela dit, de dire que le house est vulgaire. Euh, non. Il y a de très grands artistes du house. Et pour revenir à la notion de “succès”, le house était suversif, çà ne cherchait pas à jouer à la radio mainstream. Ils avaient leur propres radios pour çà à Chicago. L’esprit d’être dans la marge était présent au début du house comme avec le punk ou le hip hop. Même dans la musique club il y a une notion d”élite”, d’”avant-garde”, pourtant un domaine pas très intellectuel.

    • ”..de dire que le house est vulgaire. Euh, non. (…) le house était subversif, çà ne cherchait pas à jouer à la radio mainstream. (…) Même dans la musique club il y a une notion d”élite”, d’”avant-garde”, pourtant un domaine pas très intellectuel.”

      C’est de cette vulgarité là que je parle. Cet élan de condescendance que ces pectoraux huilés ne peuvent se payer.

      Oui, bien sûr qu’il y a de la house de qualité. Il y a de la qualité partout où l’on se donne la peine de fouiller, même si des fois il vaut mieux se déguiser en spéléologue pour entreprendre les fouilles… Ça reste une appréciation bien personnelle que de dire que la house c’est vulgaire, je suis peut-être juste heureux que l’on parle d’autre chose que des babines de Lara, c’est mal ?

    • @lecteur

      Oui je t’accorde que les South Park, Simpsons et autres Pixar ça peut être aussi bon en français (voire même meilleur!). Mais là, on ne parle pas du tout de la même chose. On parle d’animations dans ces cas là (somewhat beaucoup plus facile à assimiler les traductions) et non de véritables séries télé en chair et en os où la moindre subtilité dans l’intonation peut changer l’idée que l’on se fait d’un personnage. Sans parler, bien sûr, du sarcasme, ironie et jeux de mots auxquels la seule job de traduction devrait décourager n’importe quel humain sain d’esprit attitré à ce boulot coupe-gorge.

      Eh oui, encore une fois d’accord avec le ”penser en anglais” (ou whatever la langue) c’est d’ailleurs tellement vrai que je m’empêche carrément de suggérer à ma famille certaines séries s’ils sont pour la visionner en français, tellement je suis convaincu qu’il vont simplement gaspiller le potentiel. Mais bon.. fallait quand même pas croire qu’il n’y aurait pas de dommages collatéraux à vouloir ‘’sauver” notre chère langue, non ? ;-)

    • Moi j’ai écouté Dr House en français, pour la simple et bonne raison que souvent c’était la seule chose de bon à la télé (et dans toute la programmation de TVA) comme je n’avais pas le câble (maintenant, c’est mieux, je n’ai plus la télé). Et j’ai essayé de l’écouter en anglais et je n’y arrive pas: je le trouve vraiment plus baveux et viril en français. En dehors des subtiités d’une langue, je me demande si ce n’est pas ça qui joue en premier: quand on s’est habitué à une voix et un ton, on n’arrive plus à croire crédible l’autre langue, même si c’est la langue d’origine. Alors les gens qui disent que la VF est mauvaise, c’est surtout le changement de leur première impression qu’ils détestent.

    • Et Woody est meilleur en français.

    • @ghost

      On dirait une belle pastiche mais de qui ?

      ”pour la simple et bonne raison que souvent c’était la seule chose de bon à la télé (et dans toute la programmation de TVA) ” Excellent ! Excellent !

      ”Et j’ai essayé de l’écouter en anglais et je n’y arrive pas: je le trouve vraiment plus baveux et viril en français ” Vraiment ? J’ai de la difficulté à croire cela, si c’était une série britannique peut-être mais américaine ? Jamais ! Seul une série asiatique serait peut-être plus virile en français… En français québécois, international ou par des Français ? Bon, attention les préjugés. Et sur les Québécois et les Français, la virilité peut être exprimée de manière bien différente.

      ” Alors les gens qui disent que la VF est mauvaise, c’est surtout le changement de leur première impression qu’ils détestent. ” C’est fort possible bien que les arguments de Jon8 se tiennent. De la résistance au changement cela existe.

      Je crois, quand même, qu’une bonne traduction est une bonne adaptation, une bonne interprétation, cela n’a pas à être le même personne c’est celui des Français, des Québécois ou autre. Bon, des gens préféreraient dans ce temps là refaire la série avec des nouveaux comédiens.

      ”comme je n’avais pas le câble (maintenant, c’est mieux, je n’ai plus la télé)” Wow !

    • ”Et Woody est meilleur en français. ” J’ai vu les deux et pour moi cela semblait équivalent. Les Français comprennent bien Woody Allen. Le doublage de ses films sont bien faits en France et non au Québec ?

    • ” Sans parler, bien sûr, du sarcasme, ironie et jeux de mots auxquels la seule job de traduction devrait décourager n’importe quel humain sain d’esprit attitré à ce boulot coupe-gorge. ” Les Français excellent là-dedans autant que les intellos américains. Par contre, avec un français qui double un Américain, est-ce que cela va être raccord ?

      L’argument de Ghost, pastiché ou non reste quand même le meilleur de tous. Vos explications ont beau être très sensées, super intelligentes si tout cela n’est pas adapté au contexte du téléspectateur ou de l’auditeur. Cela ne peut pas fonctionner. Votre album est plus qu’excellent mais pour se le procurer la personne doit faire une heure de route ? Et pour aller à votre show ou votre restaurant là ce serait trois heures de route ? Bien, le type du public a des bonnes chances d’aller voir quelqu’un d’autre, qu’il aime peut-être un peu moins mais le coût sera bien moindre.

      ——————-

      Jon8 dit aussi :

      ” Aussi bien dire, tant qu’à y être, que l’on peut contempler l’Himalaya au travers d’une carte postale. ”

      Ah, la fameuse image de la carte postale mais vous savez, il y a des touristes qui se rendent sur place pour un voyage ou voir un paysage et dont cela ne vaut vraiment pas la peine dans un voyage organisé. La carte postale vaut moins, mais elle coûte bien moins chère. Et comparé à des touristes certains ayant vu des vraies belles photos, ayant lu des encyclopédies, ayant des correspondants et sans jamais sortir de leur pays. Ils auront une compréhension, 100 fois plus profonde et finalement réelle que ces touristes qui de toute manière ne vont là que pour prendre une mauvaise photo du paysage et d’eux comme preuve de leur voyage. Autrefois, vous auriez pu aller vous taper une séance de diapositives de ces touristes… LOL LOL LOL…

    • Ouais pour la télé le best c’est :

      ”J’avais la télé, mais ça m’ennuyait
      Je l’ai r’tournée… d’l'aut’ côté c’est passionnant”

      http://www.youtube.com/watch?v=ojY1Sj1-E0Q

    • @Effet_Placebo

      Pour moi le “dance” (ou le “synthdance”), c’est Roni Griffith, Lime, bref, pas mal de l’italo. C’est un son plus proche du new wave, de la musique européenne. En fait le dance à la frontière 80 (que je nomme “synthdance” ici, mon invention(?)), ce serait comme la version dance du synthpop, et d’autant plus influencé par çà que le disco.

      Je perçois le Hi-NRG comme un “synthdance” avancé, plus tardif (je pensais 1983 en montant), qui lui revisitait le disco. Disons, j’associais au Hi-NRG des artistes comme, évidemment Evelyn Thomas, mais aussi Miquel Brown, Laura Branigan, etc.. avec les synths plus “moderne”, plus “électro”, plus “techno pop”, je sais pas comment dire, mais les sons synths du Hi-NRG c’était (selon moi) souvent la fine crème, en avance sur Roni Griffith ou The Flirts. Des sons concassés avec plus de rapidité (example: “So many men, so little time”, je ne sais pas quelles machines étaient utilisées, mais c’était un son “advanced”, qui référençait le disco (Funkytown)). Voilà, je m’étais fait à l’idée que le Hi-NRG était un “dance” de club pointu, et je pense que certains DJs à Montréal (parce que je n’ai pas inventé cette impression) pensaient la même chose, probablement parce que l’expression est arrivée tard par ici. Là j’apprends que Roni Griffith, c’était du Hi-NRG. Ah bon…. Je dis juste que c’est pas la façon dont j’ai appris çà à l’époque même si j’étais probablement dans le tort (et çà fait très longtemps que je suis obsédé par la catégorisation, il va sans dire).

      Oui, l’italo est en mode depuis plusieurs années, mais j’espère çà ne partira pas, c’est juste éternellement bon.

      @Jon 8

      Pour comprendre comment le house était anti-pop, faut voir ce qui est arrivé avec sa soeur, le techno. L’expression “techno pop” existait avant l’arrivée du techno (voir l’album Musique Non-Stop de Kraftwerk). On utilisait même l’expression “techno pop industriel” (souvent sans le mot pop) pour désigner des bands EBM. Le techno, quand c’est arrivé, on nous vendait la salade d’une musique “épurée” (techno, sans le pop). Le house j’ai entendu çà la première fois en 1986 à CIBL (je pense par Marc Thivierge, je suis pas certain). C’étais décrit comme un retour au disco (exactement comme si le “dance” avait complètement irradier çà), mais de manière minimaliste, avec du “presque rien”. Les beats aussi étaient plus “loud” que la normale. Les premières années à écouter du house, c’est le loudness de cette musique qui impressionnait, et qui mettait en arrière tout le reste. Même des groupes EBM ont parti le genre “New Beat”, comme une tentative de joindre le EBM avec ces sons là (surtout le acid house, dont Psychic TV ont été les premiers à fournir une émulation européenne digne des artistes originaux de Traxx).

    • Sultitan,

      ”C’est un son plus proche du new wave, de la musique européenne. (…)ce serait comme la version dance du synthpop, et d’autant plus influencé par çà que le disco.”

      Ce que tu dis là, c’est à peu de choses près la définition de l’italo! : )

    • Effet, oui, c’est ce que je dis que l’italo moi j’appelle çà du “synthdance”. C’est le Hi-NRG qui est pas clair. Pour moi l’italo/synthdance c’est un son plus européeen, avec un peu de Montréal là-dedans, et le Hi-NRG c’est l’influence américaine sur ce type de synthdance, plus précisément les gros clubs gays de New York. Selon moi (avis très personnel), le Hi-NRG c’était comme une réponse américaine à l’italo. “Desire” de Roni Griffith c’était la toune clé de l’italo (synthdance),
      et “High Energy” d’Evelyn Thomas, la toune clé du Hi-NRG. Si tu joues une après l’autre tu vois toute suite la différence (Europe/USA…quoique j’ai l’air fou si Evelyn Thomas est européenne, en tout cas elle sonne américaine).

    • La magie de Youtube:

      Roni avec ses danseuses dans des condoms géants:

      http://www.youtube.com/watch?v=d7f4Xu-HWrQ

      Evelyn Thomas, formidable. Je n’avais jamais vu ce vidéo!:

      http://www.youtube.com/watch?v=c6uVXJ3×2Sk

    • Tout à fait d’accord avec toi, Sultitan. Il y a moyen de mettre en parallèle deux chansons qui illustrent bien la différence entre l’italo et le Hi-NRG. D’autres chansons semblent par contre à cheval entre les deux. C’est pour ça que je parle de frontière floue.

      Tu as raison aussi quand tu disais que ces frontières ont été reconfigurées a posteriori et que ce n’est pas nécessairement les mêmes termes que l’on utilisait de cette façon à l’époque. Je ne vois pas de mal à ça par contre. C’est souvent avec de la distance que l’on peut mieux délimiter les choses et qu’on en voit le besoin. Personne, en 1983, s’obstinait pour savoir si une chanson était de l’italo ou du Hi-NRG.

    • Moi je n’écoutais que de l’EBM (Front 242, Nitzer Ebb, À;grumph, Neon Judgement, Skinny Puppy) à l’époque et je n’ai jamais entendu ce terme. On disait techno si c’était plus synthé, industriel s’il y avait des sons d’usine.

    • je m’en allait dire ”hors-sujet” mais, hehe! enfin.. Quelqu’un (Sultitan, Placebo..) sait où se procurer des DJ sets (légalement bien sûr) ? J’aime beaucoup les Essential Mixs, j’en ai plusieurs que j’ai écouté des dizaines de fois, mais j’en cherche d’autres. Sur Itunes y a pas grand chose à se mettre sous la dent, à part James Lavelle, Zabiela, Trentemoller, James Holden…

    • nonchalance???? elle est tout simplement mal à l’aise, stressée dû à son inexpérience de la scène.

    • Je viens de me taper les 3 vidéos de Lanana un en arrière de l’autre…

      Je viens aussi d’appeler mon médecin pour qu’il me refile une prescription de Prozac!!

    • l’album complet est officiellement sorti aujourd’hui… j’écoute en ce moment.

    • Bon à la première écoute je donne un 7.5 sur 10. Un des meilleurs album Pop non-électro entendu depuis longtemps. On voit bien sûr que le côté *girlish* se dévoile plus sur les pièces qui n’apparaissent pas sur le EP, mais nous sommes quand même loin des fillers insipides (et mièvre au possible) qui peuplent un album comme 21 de Adèle. Un ratio de 1/3 est déjà un miracle pour ce genre d’album.

      La pièce ”Lolita” est clairement d’inspiration M.I.A., nice.
      les ”Born to die”, ”Blue Jeans”, ”Off to the races”, semblent être les autres pièces intéressantes, le restant de l’album passe du too-girlish-for-my-ears à correct-mais-pas-trop-souvent.

      Peu importe ce que l’on va en dire, l’album (et la mamzelle) va scorer très fort. Ça mix le mainstream et le assez-différent-pour-être-cool, donc WIN pour bien du monde (jeunes surtout).

      Dixit Alain Brunet:

      Lana Del Rey est là pour rester.

    • Rester pour 2 semaines, 2 mois peut-être?

    • Peut-être 20 ans, Scotch.

    • Ça va coûter cher de chirurgies esthétiques ! Lol

    • Excellent!

    • @Unholy

      C’est vrai, on utilisait pas “EBM” ici, mais j’avais vu le terme
      dans un magazine européen, vers la naissance du rave (l’article
      discutait du New Beat), comme si on avait tenté d’écarter toute
      cette musique de l’appellation “techno” rapidement.

      @Effet_Placebo

      Justement, je me souviens très bien d’avoir entendu des DJs
      parler de Hi-NRG comme d’un “nouveau genre” de dance vers 1983,
      ou 1984. C’est le terme italo que je n’avais jamais entendu avant
      Wikipedia.

      Pour les amateurs de la tendance David Roback/David Lynch
      qui semble être forte ces temps-ci:

      Widowspeak, album découvert en retard que je rajoute à mes meilleurs
      de 2011 (si c’est pas déjà fait, je l’avais rajouté quelque part):

      http://www.youtube.com/watch?v=wKNtoF4fUXU

      Trailer Thrash Tracys, quand même l’album de ce mois-ci à Rough Trade:

      http://www.youtube.com/watch?v=Zztx7FBMr04

      Là je ne suis pas en train de dire qu’il faut réduire Del Rey à cette catégorie: don’t panic!

      Il y a aussi Quilt a ajouté dans cette liste (plus Roback que Lynch), et plusieurs autres
      (une bonne partie des nouvelles “girl bands” (Frankie Rose, Dum Dum Girls, etc), et
      vous connaissez tous Dirty Beaches)):

      http://www.youtube.com/watch?v=NU87wfDaCLw

      Et quand on dit Lynch, on pense plus à ses films, sa collaboration avec Badalamenti,
      qu’à son album récent. En fait, en termes plus larges je dirais que c’est le Paisly Underground
      et le Southern Gothic qui sont en vogue (je parle des genres musicaux), deux scènes pas mal
      issues de San Francisco (mas bon, Spector aussi est en vogue, le “surf pop” aussi, on peut
      pas tout réduire à San Francisco).

    • Paisley Underground, et c’est plus un mouvement de Los Angeles.

    • @Unholy

      Évidemment!! C’est une erreur stupide de ma part. Je me suis mélangé avec le fait que le Paisley s’est influencé de la scène musicale de San Francisco des années 60. Je vieilli, il n’y a pas d’autres explications.

    • Pour ceux qui pensent que Lana est une créature lynchéenne, checkez ça (et remarquez l’ironie de la fille sur ses lèvres): http://www.youtube.com/watch?v=TeQyPxbxnGM

    • Sultitan,

      ”C’est le terme italo que je n’avais jamais entendu avant Wikipedia.”

      Même chose ici. Je me souviens d’avoir entendu ”Hi-NRG” déjà dans le temps. À ce que je comprends, le terme italo est toutefois utilisé depuis aussi longtemps.

    • Jon8,

      Pour le DJ set, je ne suis pas trop au courant de ça, mais Soundcloud est une voie à explorer. L’ennui est de retrouver là-dedans.

    • @Unholy

      Hmm…C’est de l’appropriation, Unholy. Lynch est-il au courant qu’on se sert de sa musique/esthétique pour vendre un produit?

      Si sa propre musique (à Lana) ne peut supporter le clip, c’est tout dire. C’est un simulacre poussé à souhait. Les autres artistes qui se revendiquent influencés par Lynch ne le démontre pas de manière si désinvolte.

      Au final, ce ne sont pas les femmes fatales qui ont les rôles principaux dans les films de Lynch.
      Quand c’est une femme, c’est plutôt la blonde ordinaire (Laura Dern) en état de psychose.

    • Sultitan, c’est une pub de Interview, pas un clip de Lana.

    • j’ai finalement trouvé via Google une page avec tous les Essential mix depuis le début (1993) total de 991 sets de 2 heures…. J’ai de quoi m’amuser pendant un bout (et faire buster ma limite bandwith)

      Le set de Portishead (oui, oui, Geoff Barrow était DJ) du 23 avril 1995 est une véritable pièce d’anthologie, à détenir absolument dans sa collection. C’est ce qui s’appelle se faire du fun!

    • Je n’avais jamais porté attention que l’émission passe de 3h à 5h du mat’

      http://en.wikipedia.org/wiki/Essential_Mix

      ..j’ai toujours écouté les sets en redifusion, jamais live.

    • @scotch

      Tu devrais écouter l’album au lieu de faire une fixation sur ses chirurgies plastiques!

    • @charkie

      J’ai écouté et regardé les vidéos ci-joints, ce n’est pas ma tasse de thé. Toutefois, sans en faire une fixation, notre regard fixe malgré nous ses lèvres artificielles.

    • Tenez-vous en au je, scotch. Je m’étonne d’avoir à vous le rappeler…

    • @alainB.

      Je suis vieux jeu, j’aime la formule du nous. C’est plus inclusif. Plus fédérateur comme diraient les Français.

    • Lana poursuit son « Comatose World Tour » demain soir à Letterman.

    • Oh yeah ? Ce post va atteindre les 500 répliques !

    • @scotch

      Le nous inclusif… Eh ben c’est la meilleure ! Désolé de ne pas l’avoir remarqué avant haha !

    • On peut aussi admirer les prothèses mammaires bleues qu’exhibait Björk au Colbert show. On peut aussi, mais c’est optionnel, écouter la musique mais bon, c’est plus intéressant de parler du costume. Pour les zélés, on peut aussi écouter l’entrevue et avoir une idées des applications Ipad sur la musique de Björk.
      http://www.pitchfork.com/news/45286-watch-bjork-on-the-colbert-report/

    • @alainbrunet

      1 février 2012
      13h39
      @scotch

      Le nous inclusif… Eh ben ! C’est nouveau chez vous !
      *********************************************

      À géométrie variable, de cette façon personne n’est responsable comme au Québec, tu peux renvoyer la balle à un autre palier de gouvernement ou à une autre instance afin de te débarrasser d’un problème.

    • De plus en plus limpide…

    • Avis aux intéressé(e)s : j’utilise toujours le je exclusif.

    • Scotch, c’est plutôt le nous exclusif…

    • Entre tu et nous…

    • Bon, passons à d’autres répliques plus édifiantes.

    • @unholy_ghost

      1 février 2012
      14h37
      Entre tu et nous…
      ****************************

      “Entre tu et nous…” Il y a eux. N’oublie pas.

    • Toutes les répliques qui mettront de l’huile sur ce feu seront malvenues. N’en rajoutez plus.

    • Objection, votre honneur!

      On peut parler objectivement du phénomène du “gaze” chez Lana Del Rey, tellement elle emprunte à l’iconographie hollywoodienne dans son “art”. Je ne pourrais pas dire parcontre si c’est une artiste assez poussée pour utiliser cette esthétique de manière critique, déconstructive
      (dévoiler ou ironiser la machinerie du vieux star system hollywoodien).

      En cinéma classique hollywoodien, le “gaze” de la femme est souvent éliminé, il ne s’agit que d’attirer l’homme.

      “In film, the male gaze occurs when the audience is put into the perspective of a heterosexual man.”

      http://en.wikipedia.org/wiki/Gaze

      (Par “male gaze” on sous-entend donc le “gaze” du directeur, de l’artiste, ou formellement de la caméra, qui tenterait de diriger “le regard général” des gens vers un objectif précis.)

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