Depuis 9 heures ce matin, je vis sur la planète Huffington.
Rencontre de presse de 90 minutes, suivie d’une conférence au CORIM et d’une entrevue individuelle dans une suite d’hôtel du Vieux-Montréal. Quand je l’ai laissée, Arianna s’en allait dans la grande tour de Radio-Canada pour participer à l’émission 24 heures en 60 minutes d’Anne-Marie Dussault. Elle reprendra l’avion ce soir après un blitz médiatique intense, 25 entrevues individuelles et je ne sais trop combien de poignées de main.
On peut penser ce qu’on veut du Huffington Post, de sa politique de ne pas payer les blogueurs (car le blogue, affirme Mme Huffington, n’est pas un acte journaliste, c’est l’expression de soi…) ou de ses titres-choc mais il faut tout de même reconnaître que sa fondatrice est un phénomène sur deux pattes. En rencontre de presse ce matin, un de ses quatre Blackberry a sonné, interrompant la discussion. Loin d’être démontée, elle a pris le téléphone dans son sac à main, a regardé d’où venait l’appel et s’est écriée: «Ho, c’est Anne Sinclair!» «Anne, je suis en train de lancer le Huffington Post Québec, je te rappelle», a-t-elle lancé avant de raccrocher. C’était presque trop beau pour être vrai. (Était-ce vraiment Anne Sinclair au bout du fil, nous ne le saurons jamais) mais cette anecdote montre à qui on a affaire: une femme qui gère beaucoup de dossiers et qui a (presque) réponse à tout.
Elle en a fait la preuve ce matin en répondant très franchement aux nombreuses questions des journalistes qui ne lui ont pas fait de cadeau. On a parlé du bénévolat des blogueurs, du repiquage de texte, bref de tous les sujets controversés liés au Huffington Post. Le journaliste de The Gazette Jeff Einrich lui a même demandé ce qu’il en était des accusations de plagiat concernant sa biographie de Picasso…Bienvenue au Québec!
Arianna Huffington n’a esquivé aucune question.
Quant à sa conférence de ce midi, je l’ai trouvée moins intéressante que celle qu’elle avait donnée dans le cadre d’une conférence Infopresse l’automne dernier, sans doute parce que son public était moins ciblé qu’aujourd’hui. Cela dit, encore une fois, sa grande facilité à aborder tous les sujets (médias, politiques américaine et internationale, etc.) m’a frappée.
Vous pourrez en lire plus sur sa visite et le lancement de Huffington Post Québec demain dans les pages de La Presse.









