Les conditions de travail des journalistes ne sont pas toujours faciles.
Petit retour sur les départs récents à Radio-Canada. Mon texte.
AJOUT: Alain Saulnier, le directeur général de l’Information, tient à préciser que depuis août 2008, 36 journalistes “temporaires” ont obtenu un poste permanent à Radio-Canada.










noirod
9 janvier 2012
13h52
Sujet dont on peu débattre longtemps.
Auparavant les jeunes devaient s`exiler en région pour se faire un nom et apprendre les rudiments du métier. Ca avait l`avantage de leur donner une initiation complete sur tous les aspects reliés au métier.La question à poser c`est est ce que les jeunes sont vraiment prêts a faire les sacrifices reliés au bon vieux bas de l`échelle ?
Car de l`autre coté il y a tous ces sites internets parfois spécialisés qui permettent à certain de tres bien vivre sans avoir eu a passer par des sentiers à défricher.
Dans la région montréalaise pour toutes sortes de raison il y a un nombre réduits de postes alors que dans la région de Québec on fait appel a des talents locaux…
Malgré l`apparition des postes de nouvelles en continu on peut croire que la fermeture de différentes salles de nouvelles et la convergence maintenant en place a beaucoup plus limités les postes à temps plein.
Il y a aussi ce faux débat qui voudrait qu`une appellation controlée protege les vieux routiers du métier de cette nouvelle mouture mieux adaptée aux nouvelles technologies.
Mais il y a surtout a l`instar de tous les autres corps de métier la vieille garde et ses acquis qui restent en place de plein droit. Or ce phénomene à la radio et à la télévision est un peu contradictoire avec la précarité historique des emplois dans ce domaine mené par les cotes d`écoutes.
L`avenir n`est donc pas plus rose et pas plus sombre qu`avant mais il est différent et il faudra prévoir deux phénomenes a plus ou moins court terme qui vont encore changer le paysage. La disparition éventuelle ,graduelle et peut-être inévitable des éditions papier des quotidiens et le départ de toute une génération de journalistes arrivés en plein boom d`une industrie déja d`une autre époque.
gl000001
9 janvier 2012
14h29
L’avenir semble être le Huffington Post.
“I’ll Huff, and I’ll Post, and I’ll blow your profession down” pour parodier le loup qui a détruit les maisons de Bugs Bunny qu’il avait lui-même achetés des deux premiers petits cochons.
claude_lafreniere
9 janvier 2012
14h32
Bonjour Mme Collard
À lire votre texte, l’avenir n’est pas rose pour les jeunes gens voulant devenir journalistes. Certes, vous ne l’avez pas écrit pour les décourager mais simplement pour faire état de la réalité désagréable qui est le lot du journalisme professionnel (y en aurait-il un autre?). Et après tout une bonne partie du travail et de la vocation journalistique n’est elle pas d’énoncer publiquement les faits?
Le problème de la multiplication anarchique des sources d’information plus ou moins fiables, le prétendu journalisme “citoyen” (je déteste ce qualificatif à la mode des milieux de la “gauche caviar”), la pollution des faux journaux (Voir, Metro, etc) et les “mashup” qui pompent le travail des autres comme le “Huffington Machin” semblent annoncer pour certains la mort du journalisme “traditionnel” ou au mieux sa profonde mutation.
Je ne suis pas d’accord avec cette façon de voir les choses: passé l’engouement temporaire pour ces publications inqualifiables (non parce qu’elle le sont mais parce que je ne trouve pas le bon qualificatif: honte à moi), les lecteurs intéressés par les reportages étoffés et les mises en contexte se lasseront du prêt-à-penser et du tout à l’égout 2.0. (Hum… Trop optimiste: je dois être malade en phase ± terminale mais bon…)
Quelles sont les solutions possibles? Je ne sais pas. J’ai cependant une hypothèse: les professionnels du journalisme doivent redoubler d’effort et s’engager à ne publier que du contenu original et remarquable. Ce serait la seule façon de se démarquer de l’info cheap 2.0 ou du numéro que l’on voudra. C’est plus facile à dire qu’à faire mais ceux d’entre vous qui on un boulot (syndiqués) ne sont tout de même pas sur la paille, mangent plein leur ventre et ont la tête sortie suffisamment de l’eau pour faire face à la musique. Z’êtes quand même pas des prolétaire. Je me trompe?
Parce qu’après les fleurs, voici le pot! Je trouve que beaucoup trop de vos collègues sont routiniers et un brin paresseux. J’ai même déjà osé écrire dans un commentaire sur la Cyberpresse que le journalisme était devenu une sorte de refuge de la paresse intellectuelle. (J’aurais dû manger une palette de chocolat avant, j’aurais été moins scrogneugneu…).
“To make a long story short”: arrêtez de vous plaindre, ça pue le corporatisme à plein nez et vos lecteurs ont des préoccupations plus importantes que les mini-malheurs de boulot de gens au ventre plein. Allez HOP!
Remarque: le 4 ième pouvoir. Le journalisme ferait parti de l’État? Ne serait-ce pas le premier contre-pouvoir? Contre celui de l’État mais aussi celui de l’opinion des foules stupides?
V’là ma salade pour aujourd’hui et ça suffit. A+ (peut-être…)
Cordialement
–
C. LaFrenière
NC Cher monsieur, ceci est un blogue sur les MÉDIAS. Je parle donc de ce qui touche les MÉDIAS. La situation des journalistes est un sujet MÉDIAS à mon humble avis. Vous avez le droit de ne pas être d’accord ou de vous foutre du sort des journalistes mais alors, allez lire un autre blogue et cessez de m’écrire que mon sujet ne vous intéresse pas. Quand je vais dans un resto de poulet, ce n’est pas pour engueuler la serveuse parce qu’il n’y a que du poulet. Voilà, merci et bonne année à vous!
tokyo
9 janvier 2012
15h52
RDI avait réuni en fin de semaine le gratin de ses correspondants étrangers. Il y avait là
Mme Globensky
M. Bélanger
Mme Scazka
Mme Giraud
M. Abdalla
Mme Langlois
Mme Lamarche
M. Desjardins
Mme Mercier
M. Nicoloff
Mme Napier
M. Leprince
M. Chartrand
M. Auger
(à peine 4 mâles québécois sur 14 correspondants! La job a bien changé depuis Pierre Nadeau)
Toujours est-il que nos Tintins de Presqu’Amérique en ont vu du pays cette année! Et que d’aventures! Guerres, famines, terrorisme, tremblements de terre. Ils étaient partout, souvent au péril de leur vie pour mieux nous informer. Je ne savais pas si je devais en rire ou en pleurer tellement ça me semblait exagéré! Mais enfin, à Radio-Cane on n’a jamais dans la modestie
Jean Lapointe
vlrglqqf
9 janvier 2012
15h52
J’ai lu un truc sur l’influence des blogues par rapport à une nouvelle en tant que telle. Le public ou les participants s’expriment sur la chose via les blogues selon leur compréhension et leurs connaissances. Certains sont très habiles dans l’argumentation et commentaires. Tout ça pour dire que la nouvelle n’en est plus une puisqu’elle a déjà été passée au peigne fin, scannée et numérisée à l’infini.
Pour que tout fonctionne à la perfection dans les médias (journalisme) il faudrait un scoop à tous les jours ie. le suicide de Paul Laplante qui vient de se dérouler. Cependant le fait est local, sa portée se désagrège sur le reste de la planète. L’intérêt qu’on porte à ce cas n’a aucune incidence quelconque. Il faut faire le tri de ce qui se passe, vérifier la véracité des faits, d’où l’impact que peuvent avoir les points de vue différents qui proviennent du lectorat.
Peut-être fraudrait-il repenser le fonctionnement des médias vs les nouvelles techniques.
ugoh
9 janvier 2012
17h56
Madame Collard,
Si vous voulez tenir un blogue sur les Médias, vous devez accepter les critiques comme celles de M. Lafrenière, bien écrite et pertinente selon moi. De plus, vous devriez aussi être plus diligente et approuver les commentaires plus rapidement. Les gens qui s’intéressent à ces questions sont habitués à des délais d’approbation beaucoup plus rapides sur les autres blogues.
H. Breton
NC Il y a beaucoup de commentaires que je retiens et que j’hésite à publier car ils sont très durs envers des individus, insultent et dénigrent des gens. Et en plus, ils ne sont pas signés. Cet espace existe pour parler médias, pas pour insulter les gens.
marie-danielle
9 janvier 2012
22h23
Votre question pourrait se généraliser à d’autres emplois. En effet, la tendance est d’embaucher à temps partiel pour ainsi éviter les responsabilités qui vont avec le temps plein. Le monde journalistique est particulièrement touché parce que internet permet le transfert des informations rapidement avec peu de main d’oeuvre. Cette période me fait penser à celle où les artisans ont perdu leur emploi parce que le travail à la chaîne dans les usines démontrait qu’on pouvait se passer d’eux. Cependant, nous savons en allant dans les salons des métiers d’art que nous trouverons des objets uniques. Mais il faut en payer le prix. Je dirai donc que l’emploi de journaliste ne peut disparaître tout comme celui des artisans, mais il ne sera plus aussi accessible maintenant que nous sommes à l’ère d’internet. Et comme je le spécifiais au début de ce commentaire, la tendance étant l’engagement à temps partiel, la difficulté d’accéder au journalisme se trouve doublée.
Que la vie est étrange : dans les années 70, les offres de travail étaient limitées. Aux filles étaient proposées des études pour devenir secrétaire, infirmière ou enseignante. Peu d’ouvertures, mais toutes nous trouvions facilement un travail à temps plein. Aujourd’hui, la variété des emplois est impressionnante, mais pour y accéder , c’est une autre histoire.
M-D Turcotte
potomax
10 janvier 2012
09h18
Je fais partie de cette situation: j’ai fait mes études en ATM en journalisme et j’ai quelque peu dévié de mes aspirations, dont un poste à Radio-Canada faisait partie. J’ai une amie qui est monteuse là-bas, elle me rapporte les mêmes choses dont traitait votre article.
Malheureusement, ce ne semble pas être le seul endroit, ou le seul domaine de travail qui soit maintenant plus frileux à donner des permanences aux gens qu’ils embauchent. Parlez-en aux professeurs suppléants qui travaillent dans les commissions scolaires. C’est un symtôme récurrent de la génération Y qui entre sur le marché du travail.
claude_lafreniere
10 janvier 2012
13h25
Bonjour Mme Collard
Hum… je crois qu’il y a un malentendu. Disons que cela dépend de ma façon un peu raide de m’exprimer. Et puisqu’il m’arrive d’être “chevaleresque”, je prend tout le blâme pour moi.
To make a long story short: le sujet m’intéresse. Je soutiens que seule la qualité exceptionnelle du journalisme professionnel lui permettra de se démarquer des machins à la “Huff Post”. Cela et pas les complaintes corporatistes.
Bien cordialement.
–
C. LaFrenière