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André Désiront

Le Vendredi 20 Novembre 2009 | Mise en ligne à 8h53 | Commenter Aucun commentaire

Découvrir la Norvège par terre ou par mer?

Q : Mon mari et moi aimerions faire un voyage en Norvège. Nous hésitons entre les diverses formules disponibles : un voyage indépendant, un auto-tour, un voyage de groupe accompagné ou une croisière. Nous tenons absolument à voir le fjord de Geiranger et le Sognefjord et à faire une excursion sur le train Flamm. Quelle est la meilleure façon de découvrir ce pays? Par terre ou par mer?
Francine Tessier

R: Une croisière est une formule bien confortable (notre chambre nous suit et pas besoin de refaire les valises tous les jours) lorsqu’on veut avoir un aperçu d’un pays, mais il faut réaliser qu’elle ne fait qu’effleurer la destination. Bon nombre de gens profitent d’une croisière pour se faire une idée et, si ce qu’ils ont vu leur a plu, ils retournent sur place pour approfondir.

Quant aux circuits pour la Scandinavie, au départ de Montréal, ils traversent également d’autres pays (en l’occurrence la Suède, le Danemark et, parfois, la Finlande), donc ils ne consacrent à la Norvège qu’une partie du temps qui leur est imparti. À vous de savoir si vous voulez obtenir un aperçu du pays ou si vous tenez à en voir davantage. Dans ce dernier cas, pourquoi ne combineriez-vous pas parcours maritime et trajet terrestre.

La compagnie Hurtigruten (www.hurtigruten.com), qui jadis livrait le courrier et les marchandises, dessert 34 villes et villages de la côte norvégienne entre Bergen et Kirkenes, au-delà du Cap Nord. Elle exploite aujourd’hui des navires très confortables et elle commercialise ces trajets sous forme de croisières (sept jours en direction nord et six jours en direction sud), mais elle vend aussi des tronçons de parcours.

Vous pourriez prendre un passage entre Bergen et Tromso (ville située à 400 kilomètres au nord du cercle polaire arctique, mais encore loin au sud du Cap Nord), puis louer une voiture pour redescendre à Bergen, 1800 kilomètres plus bas. Pour ce faire, il faut emprunter les routes E8, E6, puis la E10. À partir de Narvik, l’autoroute E10 traverse deux archipels sublimes : ceux des îles Vesteralen et des îles Lofoten. On passe d’île en île avec des traversiers.

À A, village le plus méridional des Lofoten, un traversier ramène voitures et passagers à Bodo, sur le continent. Les 450 kilomètres qui séparent Bodo de Trondheim, en contournant ou en traversant les fjords (là aussi, il y a plusieurs traversiers à prendre) constituent un des parcours routiers les plus spectaculaires du monde (et des plus sinueux). De Trondheim, on peut rejoindre Bergen en faisant des détours par le Geirangerfjord et le Sognesfjord qui sont les fjords les plus spectaculaires d’un pays où ils se comptent par dizaines.

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Le Mercredi 18 Novembre 2009 | Mise en ligne à 10h38 | Commenter Un commentaire

À propose de musées édifiants et stupéfiants

Noyé dans la pléthore de manifestations enrobant les célébrations du vingtième anniversaire de la chute du mur, l’événement a failli passer inaperçu. Pourtant Belin a désormais son Musée de la Saucisse au curry – le Currywurst Museum – qui a ouvert ses portes le 15 août dernier, devenant ainsi la 175e institution muséale de la capitale allemande.

Le Currywurst Museum n’est pas le seul musée de la saucisse en ce pays où l’on en fait une si grande consommation – je pense par exemple à celui consacré à la saucisse thuringienne, qui a pignon sur rue dans la ville de Wachsenburggemeinde, en Thuringe, précisément! Et ce n’est pas, loin s’en faut, la seule bizarrerie muséale de la planète touristique!

En fait, le Musée de la Lessive qui, à Spa, en Belgique, retrace les diverses façons de blanchir le linge, de l’Antiquité à nos jours (on y trouve notamment des belles collections de fers à repasser et de boîtes de savons à lessive), lui rendrait certainement des points (Au fait, cette institution gère-t-elle des échanges culturels avec le Musée de la Machine à laver de Svitavy, en République tchèque?).

Et le Musée de la Toilette, de New-Delhi, avec sa superbe collection d’accessoires inventés par l’homme pour répondre «à cet irrépressible besoin de déféquer» (c’est ce qui est écrit dans l’introduction sur le site Web de l’institution), présente certainement un intérêt pédagogique plus palpitant.

Tout comme d’ailleurs, le Musée national du Phallus, à Reykjavik, une institution à teneur hautement scientifique consacrée à la phallologie, qui, comme l’indique le commentaire affiché sur la page d’accueil de son site, «…est une science jeune qui n’a pas plus de 25 ans». Infiniment plus jeune que son objet, en somme : on se demande comment les scientifiques ont attendu aussi longtemps pour se pencher sur la question! On y expose, notamment 150 spécimens (non pas à l’état naturel, mais naturalisés, est-il besoin de le préciser?), parmi lesquels ces 38 pièces si instructives, provenant de 15 espèces différentes de cétacés.

Entre autres institutions à haute teneurs éducative, je m’en voudrais de ne pas mentionner le Musée de la Banane, à Auburn (État de Washington), le Musée McDonald, de Des Plaines (Illinois : on y démontrer notamment l’évolution des méthodes employées par la chaîne de fast-food pour «peler, blanchir et frire les patates aux fil des ans»), le Musée du Corbillard, à Cazes-Mondenard (dans le département du Tarn-et-Garonne), le Musée de la Tondeuse à gazon, de Southport (Royaume-Uni), ou encore celui du Haschich, de la Marijuana et du Chanvre, aménagé dans un très bel hôtel du XVIIe siècle, à Amsterdam (je ne dirai pas que la collection est stupéfiante, ce serait trop facile, mais je signale que, comme dans tout musée qui se respecte, on y trouve une boutique!).

Plus près de nous, à Toronto, la célèbre famille Bata a ouvert le Bata Shoe Museum. Malheureusement, il n’arrive pas à la cheville du Musée international de la Chaussure, à Romans-sur-Isère (en Rhône-Alpes), qui expose 13 000 pièces. C’est là, et non à Toronto, que le touriste qui s’intéresse à la question pourra vraiment prendre son pied.

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Le Mardi 17 Novembre 2009 | Mise en ligne à 12h06 | Commenter Aucun commentaire

Un musée sous-marin à Cancun

Pour détourner les touristes qui se plongent en apnée autour du récif de corail d’Isla Mujeres, face à Cancun, le Parc national de Cancun, Isla Mujeres et Punta Nizuc va immerger 400 sculptures à quatre mètres de profondeur.

L’objectif est de détourner les 750 000 touristes qui viennent plonger chaque année sur le récif coralien de la côte ouest d’Isla Mujeres. Cette petite île de 34 kilomètres carrés, située à six kilomètres au large de Cancun, est une des destinations d’excursion favorite des touristes qui séjournent dans la grande station balnéaire mexicaine et sur la Riviera Maya.

Et une de leurs activités favorites est la plongée en apnée autour du superbe récif de corail, qui affleure presque à la surface, à la pointe ouest de l’île. Or, à cause des remous causés par ces plongeurs, et surtout à cause des déprédations qu’ils causent (un petit morceau de corail, c’est pas cher comme souvenir!), le récif a perdu 40% de sa masse depuis 20 ans et les experts estiment qu’il en aura perdu 80% en 2050.

Plutôt que d’interdire la plongée sur ces lieux, les autorités du parc national ont décidé de commander et de faire immerger entre 300 et 400 sculptures inspirées de personnages réels. Ce qui devrait détourner l’attention des touristes du récif corallien.

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