Cyberpresse.ca



André Désiront

André Désiront - Auteur

André Désiront
Collaboration spéciale

Depuis 1984, André Désiront couvre l'actualité reliée au domaine du voyage pour un magazine spécialisé.

Lire la suite »

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Le Lundi 21 Août 2006 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (4)

Avec qui grimper le Kilimandjaro?

Publié dans la catégorie Général

Nous désirons faire prochainement l’ascension du Kilimandjaro. Quels sites Internet et quelles agences pouvez-vous nous conseiller ? François Moreault, Sherbrooke.Les agences québécoises qui programment le voyage au Kilimandjaro tiennent compte du facteur « adaptation à l’altitude » et fournissent généralement un encadrement impeccable. Parmi elles, je mentionnerai Karavaniers du monde www.karavaniers.com, Explorateur www.explorateur.qc.ca , Club Aventure www.venicehotel.com et Expéditions Monde www.expeditionsmonde.com

Par contre, beaucoup de candidats à l’ascension préfèrent faire affaire avec un voyagiste local parce que cela revient moins cher. Généralement ils repèrent leurs noms dans les guides de voyages consacrés à la Tanzanie ou à l’Afrique de l’Est (Routard, Lonely Planet, Footprint, etc…). Ils sont situés à Dar es Salaam, capitale de la Tanzanie ou à Arusha, la grande ville proche du Kilimandjaro. Plusieurs agences de Nairobi, au Kenya, organisent également des treks par la voie Rongaï. L’étape suivant consiste à déterminer si ce voyagiste est fiable et s’il est solvable. Pour cela, je vous conseille de vérifier si le grossiste est membre de l’association des tour opérateurs de Tanzanie (la TATO pour Tanzania Association of Tour Operators), ce qui est déjà une garantie de fiabilité, à l’adresse www.tatotz.org ou la KATO pour le Kenya (www.katokenya.org ). À ces deux adresses, vous trouverez d’ailleurs une liste des voyagistes qui pour la plupart (du moins en Tanzanie) proposent des treks au « Kili ».
Vous trouverez également une liste d’opérateurs locaux et internationaux à l’adresse www.kilimanjarodirectory.com, en cliquant sur les sections Climb Kilimanjaro, Climb Mt Kilimanjaro, Mt Kilimanjaro, etc… J’ai entendu dire du bien de Nature and Discovery, un voyagiste d’Arusha (www.naturediscovery.com) www.naturediscovery.com

Si vous choisissez un voyagiste local ou un voyagiste européen (il y a d’excellents spécialistes au Royaume Uni et en France), sachez que les prix varient de 750 $ à 2000 $ US par personne pour l’ascension. Parfois, les opérateurs les moins chers paient mal leurs porteurs (l’ascension requiert de trois à cinq porteurs par participants) ou ils les surchargent (au-delà de 25 kilos de matériel par porteur, cela relève de l’exploitation).

Comme il n’y a pas de pentes abruptes, l’ascension du Kilimandjaro ne requiert aucune compétence particulière en matière d’alpinisme: une bonne condition physique suffit. Quelques 20 000 personnes tentent l’ascension chaque année. Les deux tiers se contentent de gagner le pic Gillman, à 5685 mètres et environ la moitié persistent jusqu’au sommet du pic Uhuru, point culminant du massif à 5895 mètres d’altitude.

Il existe six voies d’ascension. La plus fréquentée est la voie Marangu, aussi surnommée « Coca Cola Trail », ce qui veut tout dire. La plus appréciée est la voie Machame et il faut compter quatre jours et demie pour monter et une journée et demie pour redescendre par la voie Umbwe, qui est très rapide (et très difficile en montée). On mentionnera encore la voie Rongaï, pour les gens qui abordent la montagne en venant du Kenya (Rongaï est le nom du poste frontière).

Pour évoluer au delà de 5000 mètres, l’organisme requiert une période d’adaptation, sinon on court le risque de développer des oedèmes pulmonaires et – pire – des oedèmes cérébraux susceptibles d’entraîner la mort. C’est ce qui est arrivé à la québécoise Normande Langevin, de Gatineau, qui avait tenté l’ascension en compagnie de son conjoint et d’un autre couple, en janvier 2005. C’est un risque dont tous les guides locaux ne tiennent pas nécessairement compte. En février dernier, je publiais dans La Presse et sur Cyberpresse un article concernant ce risque. Vous pouvez le consulter sur Cyberpresse en effectuant une recherche avec le mot « Kilimandjaro ».

  • Nous grimperons le Kilimandjaro en octobre prochain, je suis l’organisatrice de l’expédition au profit du CLDI un organisme qui me tient beaucoup à coeur(www.cldi.info). J’ai fait l’ascension du Kili en 2004 avec la société d’arthrite ce qui m’a donné l’idée de le faire pour un autre organisme dans lequel je suis très engagée. Il y a des erreurs à ne pas commettre, il faut prévoir des journées d’acclimatation, de la nourriture de qualité, le bon équipement, enfin il faut savoir avec qui on traite, c’est important!

  • Mon mari et moi avons grimpé le kilimandjaro en 2005, et, je puis vous dire que vous avez tout à fait raison de bien mentionner que l’on ne doit pas partir à la légère. Nous avons vu plusieurs cas de personnes déçues.
    En effet, il existe des grossistes locaux qui proposent cette excursion à un prix défiant toute concurrence. Il faut faire très attention à ce genre de marchandage. Pour obtenir un prix très bas, ils sous-traitent avec de petites agences locales sans scrupules qui emploient du personnel sans qualification, et qui ont du matériel souvent désuet. Par mesure d’économies, vous pouvez rater votre voyage ?.
    En effet, Nature et Discovery hyperlien ainsi que Wild spirit Safari - hyperlien -sont, sans conteste, parmi les meilleurs. Ils sont plus chers que les autres, mais ont des points très forts, guides très professionnels francophones et anglophones, des équipements en excellente qualité. Ce sont des organisateurs très sérieux.
    Vous parliez de la voie Machane, c’est probablement la plus belle, elle nous fait découvrir tous les aspects de la montagne, mais il existe aussi deux autres voies d’accès, rapides et raides, qui offrent de superbes panoramas, mais, attention, elles sont conseillées qu’aux grimpeurs expérimentés : la voie Umbwe et la voie de Mweka.

  • Un simple petit commentaire «mathématique». Si, comme vous le dites, «les deux tiers se contentent de gagner le pic Gillman, à 5685 mètres et environ la moitié persistent jusqu’au sommet du pic Uhuru, point culminant», il faut crore que le «Kili» est magique puisque plus de gens se rendent à ces deux sommets que le nombre total de personnes qui entreprennent l’escalade. Ou est-ce que j’ai mal compris?
    En passant, j’aime bien voyager et j’apprécie les commentaires que je trouve dans le courrier du voyageur. Merci.

    Réponse: Les 50% des 20 000 grimpeurs qui persistent jusqu’au pic Uhuru, sont des gens qui ont déjà atteint et dépassé le pic Gillman.

  • Je reviens du Kenya où j’ai rencontré un guide qui fait à la fois l’ascension du mont Kenya et celui du Kilimanjaro. Il est bien sympathique, informé, professionnel et je me sentais en toute confiance avec lui. Vous pouvez le rejoindre à Nanyuki (ville près du mont Kenya) au 0 11 254 (0) 722 88 30 14. Il s’appelle James Mugo. En passant directement par lui, cela vous coûtera beaucoup moins cher que de passer par une agence.

Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

Liens favoris

Catégories

    carte postale (3)

    Courrier (66)

    Général (386)

Blogues sur Cyberpresse

Calendrier

Novembre 2009
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
« Oct    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30