
Il y a des problèmes qu’on ne rencontre que dans une grande ville du vélo comme Copenhague. Comme d’égarer sa bécane au beau milieu d’un stationnement où sont garés des centaines de vélos.
Il m’a fallu un bon 15 minutes de recherche avant de retracer ma bicylette mardi, à la sortie du centre des conférences de Copenhague où j’assiste depuis hier à la conférence internationale Vélo City Global 2010.
Entre le moment où j’ai stationné mon vélo en matinée et celui, quelques heures plus tard, où j’ai entrepris de le récupérer, des centaines de vélos avaient rempli les supports disponibles.
Or à Copenhague, rien ne ressemble plus à un vélo qu’un autre vélo. Presque tout le monde ici conduit des vélos de grand-mère, comme on dit chez nous, avec guidon simple, une seule vitesse et un frein à pédale derrière. Heureusement, j’ai fini par retrouver ma fidèle bécane dans ce fouillis indescriptible.
Vous n’imaginez pas combien il y a des vélos à Copenhague. La capitale danoise compte environ 35 000 supports à vélo. Il y a en a partout: près des gares, des bouches de métro, des édifices à bureaux et même près des centres commerciaux. J’ai vu le stationnement d’un centre commercial bondé de vélos. Et dans les trains, les sièges sont rétractables pour ranger les bicyclettes.
Certaines villes européennes connaissent d’ailleurs une pénurie de stationnement pour les vélos. C’est le cas de la ville hollandaise d’Utrecht, selon ce qu’a raconté au Droit un représentant de cette ville. Les 20 000 supports à vélo d’Utrecht ne suffisent plus à la tâche. Les autorités ont entrepris d’en installer 20 000 autres, tout en sachant que ce sera insuffisant pour répondre à la demande.
Le maire de Gatineau, Marc Bureau, est débarqué à Copenhague lundi soir. Il termine un périple des grandes villes européennes avec la première dirigeante de la Commission de la capitale nationale (CCN) Marie Lemay, le conseiller d’Ottawa, Jacques Legendre, et quelques fonctionnaires.
Le groupe a visité Amsterdam, Utrecht, La Haye et Berlin. Rencontrés au centre des conférences mardi matin, les gens de la délégation se disaient enchantés de leur expérience. Ils ont eu l’occasion de pédaler deux heures à La Haye. Le maire Bureau a été impressionné par un stationnement de 4 étages pour les vélos à Amsterdam. Là-bas, dit-il, les vélos sont partout, au point où ils en deviennent encombrants.
Anecdote: le maire Bureau l’aurait échappé belle. Alors qu’il sortait d’une gare, il n’a pas vu une piste cyclable où s’amenait à toute vapeur un groupe de cycliste. Il a été sauvé in extremis par un cri d’avertissement de Marie-Claude Martel du service d’urbanisme de la Ville de Gatineau.
Les villes du vélo ne sont pas toujours de tout repos!










leformateur
22 juin 2010
11h05
ouais, Bravo Marc!!!
Sérieux…est-ce que l’on peut plus s’en balancer?!
Nos pistes sont désuettes et les cyclistes sont partout dans les rues et se prennent pour les maîtres et rois de nos artères! Ils sont très encombrant ici aussi au cas où vous ne l’auriez pas remarqué!!!
Dépenser tant d’argent des contribuables pour aller visiter des stationnement de vélos à quatres étages!!! Vous auriez dû investir dans de nouvelles pistes avant d’aller visiter ses villes…ou dans les quarante-douze études de cas et de grenouilles avant de pouvoir rajouter un 200m de piste à Gatineau !
Tout un voyage…toute qu’une dépense!!!
J’espère qu’il va nous rammener un souvenir au moins…
marcandre33
22 juin 2010
18h53
Merci pour ce beau blogue. C’est très intéressant!
Ça donne le goût d’y aller, d’aller découvrir cette belle ville de vélos. Vos textes nous font voyager.
magenest
23 juin 2010
08h44
Merci Patrick de faire découvrir aux gens d’ici la mentalité transport de Copenhague. Je m’intéresse depuis longtemps à ce qui ce fait dans cette ville humaine orientée piétons et vélos. J’espère que vos billets et votre implication donneront des idées aux élus et à la population du Québec et que l’on pourra voir grandir cette mentalité ici.
@leformateur: À lire votre commentaire, on voit qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire! Encore peu de gens ici comprennent que le vélo est le moyen de transport de l’avenir. Plusieurs villes d’Europe sont très en avance dans le domaine et il est certainement utile de s’en inspirer.
leformateur
29 juin 2010
10h02
@magenest, Oui le vélo est le mode de éplacement de l’avenir, aucun problème avec ça!! C’est que nos pistes sont désuettes, ne se rendent nul part, la Ville de Gatineau à un ÉNORME chemin è faire avant de se dire “ville-vélo”. Aller faire un tel voyage, dans le contexte où nous sommes, est une abhération complète et total!!!!!!!!! La ville n’est même pas capable de raccorder ses pistes sans devoir faire des analyses et études pendant 2 ans avant d’être en mesure de faire quoi que ce soit! Nos conseiller eux-mêmes semblent avoir des troubles à comprendre que “le vélo est le moyen de transport de l’avenir”….je continue à croire en mon commentaire, que ce voyage de notre cher maire ne fût qu’une dépense des plus inutiles de nos fonds publics!! Quand on dit que nous ne sommes mênme pas en mesure d’offrir une piste pour la Trans-Québec, que les vélos doivent rouler sur l’accotement du boulevard Maloney ou de la 148, ne venez pas me faire croire que le vélo est la priorité à Gatineau!