
Vous ne convaincrez pas Raimund Stabauer de porter un casque à vélo. En Europe, une importante fédération cycliste s'oppose au port du casque.
Vous savez comment le port du casque à vélo a un statut quasi-religieux en Amérique du Nord.
En Europe, une importante association cycliste a développé tout un argumentaire anti-casque.
La Fédération cycliste européenne (FCE) soutient que la promotion du casque cause plus de tort que de bien à l’image du vélo. «Elle donne l’impression que rouler en bicyclette est bien plus dangereux qu’il n’y paraît. À la longue, on craint que cela ne mène des cyclistes à délaisser le vélo et c’est ce qu’on veut éviter», dit Raimund Stabauer de la FCE, une fédération regroupant une cinquantaine d’associations cyclistes européennes.
La propagande en faveur du casque a pour effet de mettre le blâme sur les cyclistes en cas d’accident. Cette réaction fait bien l’affaire des compagnies d’assurance et des gouvernements qui peuvent ainsi décliner toute responsabilité. «La vérité, c’est que le port du casque n’augmente en rien la sécurité des cyclistes. En tout cas, pas autant que des limitations de vitesse et des infrastructures adaptées au vélo», dit M. Stabauer.
La protection qu’offre réellement le casque à vélo est aussi surestimée par ses partisans. «Pour offrir une réelle protection aux cyclistes contre les blessures à la tête, reprend M. Stabauer, il faudrait les obliger à porter un casque avec protection faciale.» Des casques de motocyclistes, en somme.
La FCE oppose sa propre batterie d’études à celles brandies par les partisans du casque à vélo. Dans les faits, démontrent-elles, les automobilistes et les piétons subissent davantage de blessures à la tête que les cyclistes. «Pourquoi alors ne leur impose-t-on pas le port du casque?» demande M. Stabauer.
Même dans le cas des enfants, la position de la FCE demeure très nuancée. «Les enfants ne roulent pas à des vitesses dangereuses et on pense que le libre-choix doit être laissé aux parents. Si quelqu’un se sent plus en sécurité avec un casque, et bien, qu’il le porte. Mais on ne doit pas oublier que les bienfaits du vélo compensent largement les risques qui y sont reliés. Et ça demeure vrai, port du casque ou non.»










demchris
24 juin 2010
08h37
Enfin des paroles sensés, j’en ai marre d’entendre tout le monde comme quoi on ai des irresponsable si l’on a pas de casque…my god comme ils disent y a plus d’accident à la tête en voiture qu’en vélo, est-ce que ça veut dire que l’on devrait porter un casque dans notre voiture.
Pour les enfants, ça ne fait que donner un faux sentiment de sécurité, en plus je ne peux plus compter le nombre d’enfant que je vois qui porte leur casque tout croche, apprenner donc à vos enfants comment se comporter sur une piste cyclable (toujours garder sa droite et non se promener en zigzagant dans tous les sens), et ce sera beaucoup plus intelligent.
Moi mon garçon n’a jamais porté de casque, j’ai passé pour un parent irresponsable mais je m’en fou, en plus arrêter de faire peur au monde avec les statistiques totalement farfelue 1 personne sur 6 qui pratique le vélo à des chances de subire un traumatisme cranien, voyons donc, c’est complétement aberrant comme chiffre, sur le nombre de personne que je connais qui ont fait du vélo dans leur enfance sans casque, y en aurait surement quelques uns qui auraient subit un traumatisme avec ces chiffres, alors que niet, je connais personne à qui c’est arrivé.
Sur le nombre de personne qui pratique le vélo, je crois que ce doit être l’une des activités sportives des plus sécuritaires (mise à part la pétanque…), le ratio d’accident vs nombre de pratiquant est très très bas…et oui, il y a parfois des accidents, et malheureusement les journaux adorent sauter la dessus pour en faire toute une histoire, et le monde se mets à capoter avec ça comme si c’était un sport extrème.
lagatta
24 juin 2010
11h04
Effectivement, des cours de sécurité à vélo pour nos enfants seraient salutaires. Les automobilistes et autres conducteurs au Pays-Bas et au Danemark sont aussi cyclistes depuis leur tendre enfance, et ça paraît.
Je pense que l’un des facteurs dans la manie de promotion du casque en Amérique du nord, à part le fait que c’est un “quick-fix” qui évite les mesures nécessaires pour améliorer la sécurité et que ça crée un nouveau marché pour des truquillots en plastique, est la popularité de vélos de montagne et autres montures peu adaptées aux déplacements urbains quotidiens par ici. Depuis toujours (au moins 40 ans) je pédale en selle d’un vélo de la vieille école – maintenant, un Raleigh Sprite noir, six vitesses, cadre femme. On tombe plutôt sur le côté, pas sur la tête – le problème de géométrie des vélos dits de montagne est évident.
Je veux par ailleurs souligner l’importance et l’obligation juridique d’avoir des lumières devant et derrière après le coucher du soleil. Ici je vois souvent des cyclistes casqués mais sans phares (quand je suis à Amsterdam – assez souvent pour des motifs professionnels/de recherche) c’est très rare de voir des cyclistes sans lumières.
legorf
24 juin 2010
11h11
Et vlan dans les dents.