
Les Danois ont assisté en plein air à l'élimination de leur sélection nationale de football jeudi soir à Copenhague.
On a manqué le début du match. Mais on était là quand les Danois se sont mis à lancer des verres de bière en direction de l’écran géant installé en plein air place Radhuspladsen.
Leur sélection nationale perdait 2-1 contre les Japonais en Coupe du monde de foot, et les dernières secondes s’égrenaient au cadran. Ils étaient des milliers, sur la grande place de Copenhague, devant le Tivoli et le clocher majestueux de l’hôtel de ville. Partout, du rouge et du blanc, les couleurs nationales. Des gens coiffés de casques de viking ou drapés dans le pavillon national. La bière coulait à flot, de la Carlsberg et de la Tuborg, on dirait que les Danois ne boivent que ces deux là. Même ici, on entend le chant des vuvuzelas, ces trompettes africaines, décidément la marque de commerce de ce Mondial 2010.
Un instant, on a craint l’émeute. Les policiers étaient prêts, discrets mais présents au milieu de la foule. Ici, ils se déplacent par peloton de six, dans des camionnettes qui traversent la ville à vive allure, toutes sirènes hurlantes. Le match a pris fin et, de dépit, des partisans ont lancé leur bouteille par terre. Le sol a été vite jonché de détritus, de tessons de verre, et les gens ont quitté la grande place à pied ou en vélo.
Des dizaines de gens, déjà passablement émêchés, sont allés se réapprovisionner en bière au dépanneur voisin. Le tenancier avait prévu le coup, il se tenait accoudé sur des centaines de canettes de Carlsberg, sans doute commandées pour l’occasion. Des bières bues ensuite en plein air sous l’oeil vigilant – mais bienveillant – des policiers de l’escouade anti-émeute.
Aux dernières nouvelles, pas d’émeute, pas de vitrines cassées. Mais les sirènes de police, les chants de joie et les beuglements ont retenti jusque tard dans la nuit de Copenhague. Une belle soirée de la Saint-Jean. On n’ose pas imaginer leur réaction s’ils avaient gagné le match!

Les vuvuzelas ont retenti jusqu'à Copenhague.









