Nathalie Collard
Avez-vous lu le très bon dossier de mes collègues Ariane Lacoursière et Rima Elkouri samedi dernier (ici, ici et ici)? Il portait sur les livres au programme dans les écoles québécoises. On y apprenait entre autres que si certains enseignants font encore livre Gabrielle Roy et Camus à leurs élèves, d’autres ont abdiqué et mettent désormais au programme des romans comme Twilight ou encore, des oeuvres new age comme L’Alchimiste de Paul Coelho.
L’important, dit-on dans certaines écoles, c’est de faire livre les élèves. Mais est-ce le cas? Rien ne nous assure que des oeuvres faciles feront lire davantage de jeunes une fois qu’ils auront quitté l’école. En contrepartie, on fait perdre le temps de bien des élèves en leur proposant des livres sans envergure.
L’école n’est-elle pas l’occasion de mettre les jeunes en contact avec des textes difficiles?
Qu’en pensez-vous? Et si vous étiez enseignant, quel titre mettriez-vous au programme?











p-y-au-japon
2 février 2010
05h18
Lorsque j’étais au secondaire, (Collège Jean-Eudes) nous avons lu plusieurs livres qui, aujourd’hui encore, me restent gravés dans la mémoire. Je suis d’avis que nos jeunes devraient lire des classiques et des romans qu’ils ne seraient peut-être pas portés à lire si le choix était le leur. Même si je garde un mauvais souvenir du livre ‘Au Bonheur des Dames’ de Zola, force est d’admettre aujourd’hui que ce livre est un exercice fastidieux mais Ô combien impressionnant de description.
Les laisser lire Twilight et autres cochonneries n’est pas leur rendre service, il y a moyen de tremper dans des romans plus ‘actuels’ sans pour autant sacrifier la qualité. Je crois qu’il s’agit du moment propice pour les éduquer sur la littérature classique, même s’il s’agira peut-être du dernier roman qu’ils liront.
soyouz1
2 février 2010
05h53
Je crois qu’il faut que les jeunes lisent des livres qui vont les intéresser. En tout respect pour la littérature québécoise, je ne crois pas que des bouquins comme Bonheur d’occasion soit vraiment matière à stimuler leur intérêt pour la lecture. Si les livres ne sont pas adaptés à la dynamique et aux intérêts des jeunes, il ne faudra pas se surprendre que ceux-ci cessent de lire par la suite. J’ai toujours préféré les livres que j’ai pu choisir plutôt que les livres qui étaient au programme à l’école. Ce n’est certainement pas des pièces de théâtre démodées ou des livres du terroir qui m’ont amenés à aimer la lecture…
dcsavard
2 février 2010
06h03
Les textes difficiles doivent être au programme d’enseignement autrement, les gens ne se donneront jamais la peine ou très peu de s’attaquer à de tels auteurs qui sont pourtant des phares et des références littéraires.
Le pablum c’est bien bon, mais un moment donné il faut passer au steak. Et si l’important est de lire, ça ne veut pas dire qu’il faille lire n’importe quoi. Sans compter que sans ouvrages de référence, les gens risquent de se désintéresser à plus long terme de la lecture parce qu’ils ne seront jamais capables d’aborder autre chose que des historiettes amusantes et superficielles où la maîtrise de la langue est presque facultative étant donnée la pauvreté des constructions syntaxique et du vocabulaire de bas niveau. Le raisonnement s’apprend aussi par l’enrichissement du vocabulaire et par la littérature. A défaut de fabriquer des robots capables de se comporter en humains, nous fabriquons des humains capables de se comporter en robots.
danbel
2 février 2010
06h08
Tout ce qui est un tantinet difficile a été éradiqué des écoles. Faudrait surtout pas traumatiser ces pauvres petits étudiants. Lire Camus et faire un effort de lecture risquerait de les marquer à vie.
Faut tout de même avouer que l’école est fidèle à elle-même, en français comme ailleurs. Niveler par le bas.
soucoupe333
2 février 2010
06h17
Transmettre la passion de la lecture, c’est d’abord par les enseignants qu’elle passe. Suffit qu’ils soient passionnés et qu’ils sachent la transmettre, peu importe le livre.
alexcp
2 février 2010
06h18
Dostoyevsky
lagrenouille
2 février 2010
06h24
C’est bien, lire les classiques. Je l’ai fait et j’en suis heureuse. Pourtant, si je ne les avait pas lus, je ne m’en porterais probablement pas plus mal… Certains d’entre eux étaient extraordinaires et d’autres, d’une platitude hallucinante.
À quoi sert-il de lire des classiques selon moi? À s’ouvrir l’esprit, à apprendre à reconnaître une littérature bien construite, à se questionner, à se divertir. Le plus important: il faut en retenir quelque chose… Maintenant, pourquoi ceci ne pourrait-il pas être obtenu en lisant des oeuvres plus récentes? Parce que, bien franchement, un livre n’a pas besoin d’avoir été écrit depuis des siècles ou des décennies pour être extraordinaire… Il faudrait savoir reconnaître la valeur de ce qui se crée aujourd’hui, des classiques de demain…
J’ai fait lire “Le Zubial”, d’Alexandre Jardin, à mes étudiants (niveau collégial), pour les faire réfléchir aux concepts de normes sociales et de liberté. Si je me fie aux discussions que cette lecture a suscitée, ainsi qu’à la qualité des compte-rendus de lectures qui m’ont été remis, je referais l’expérience n’importe quand.
Oui, j’aurais probablement pu leur faire lire un classique qui aurait traité des mêmes thèmes, mais je ne sais pas dans quelle mesure cette lecture aurait été aussi enrichissante pour eux. Peut-être aurais-je pu faire suivre Le Zubial par un Zola, par exemple, pour réfléchir à ces questions dans une perspective historique, mais en 45 heures de cours, on fait ce qu’on peut, pas toujours ce qu’on veut…
soyouz1
2 février 2010
06h28
L’objectif, c’est que les jeunes lisent!!! En leur faisant lire du Camus, du Zola et autres auteurs Ô combien reconnus, on va les convaincre de plus jamais lire de bouquins. À quoi bon lire une oeuvre reconnue si c’est la dernière qu’ils vont lire. J’ai commencé à aimer la lecture avec mes propres choix, certainement pas avec des pseudos classiques dont le langage est souvent désuet!
martinboily
2 février 2010
06h39
@ soucoupe333,
Transmettre la passion de la lecture, c’est d’abord par les parents que ça passe.
Oui il faut faire lire des livres plus difficiles aux étudiants. Pour la majorité de ceux-ci, ce sont les derniers livres qu’ils liront de leur vie, autant en profiter pour leur montrer, ne serait-ce que fugacement, qu’il existe une vie intellectuelle au-delà de Twilight, justement.
mesangeai
2 février 2010
06h44
Je ne suis pas une enseignante mais une grand-mère de 3 petites-filles. J’ai lu les articles en question et comme d’habitude, très appropriés. Mais, je n’ai pas v u d’auteurs québécois lesquels, à mon avis, devraient être lus par nos enfants: Dominique Demers, Chrystine Brouillet … Présentement, je lis la grande quête de Jacob Jobin (un livre sur les fées) Hon! Une femme de mon âge. Je crois sincèrement que la lecture d’un livre doit éveiller notre curiosité, notre enchantement et nous donner le goût d’INVESTIGUER d’autres auteurs.
lefranc
2 février 2010
06h45
la bible!
dans un context factuel, historique, politique, linguistique et rationel. Non pas religieux!!! C’est un très bon ouvrage à DÉMYSTIFIER!!! afin que personne se fasse berner par ce livre d’ordures putrides et les vipères qui s’en servent.
le_cyclope
2 février 2010
06h48
Il ne faut surtout pas se limiter; lire, c’est lire.
Bon, il y a des auteurs un peu plus plates (essayer Georges Bernanos), mais la culture c’est ça: puiser à toutes les sources.
alex_cyr
2 février 2010
06h50
Druon pour l’histoire,
Solzhenitsyn pour la terreur,
Orwell pour l’avenir,
Asimov pour le fun.
jack-the-ripper
2 février 2010
07h08
En quoi Camus est-il difficile à lire? C’est une littérature accessible.
Pour ma part je fais lire mes enfants moi-même, je n’attends pas après l’école. Ils ont commencés avec des bandes dessinées, maintenant ils en sont à Agaguk, Jonathan Livingston le goéland et Le vieil homme et la mer.
Encore quelques années et je vais les initier à Camus, Kafka, Rolland Barthes et autres incontournables.
Mlle_Esme
2 février 2010
07h10
C’est le parent qui donne le goût de la lecture. C’est ensuite à l’école d’encourager ce goût. Et c’est à l’enseignant à susciter l’intérêt en traduisant, en actualisant le contenu des livres dits classiques, en démontrant, avant lecture, ce qui se cache entre les lignes. Aimer un livre difficile, ça s’apprend.
sosquebec
2 février 2010
07h21
Vraiment désolant comme constatation. Il y a lieu de s’interroger sur la permissivité de notre système de l’éducation. Du choix douteux des lectures proposées à la diplomation annuelle de milliers de futurs chômeurs issus des départements de sciences humaines.
http://www.sosquebec.blogspot.com
gujutras
2 février 2010
07h21
d’accord avec Soyouz1.
Dans mon cas, 15 minutes de lecture et c’est automatiquement le sommeil! pour être honnête je n’ai lu que les livres obligatoires du cegep. Mieux vaut que ce soit des livres qui suscite au moins l’intérêt! et by the way, puisque je n’aimait pas Michel Tremblay, je crois que tous les profs de francais me prennaient pour un extra-terrestre. J’ai donc perdu tout intéret en cette espèce de culture.
ride124
2 février 2010
07h23
Comparer Twilight à Paolo Coehlo, c’est un peu brute ca. Arlequin à Dany Laferriere aussi?
Pour avoir lu moi aussi du Zola au secondaire, je n’en garde aucun bon souvenir. J’en retiens que de longue description sauf peut-être le J’accuse qui exprime bien le contexte de l’affaire Dreyfus. Mais qui connais l’affaire Dreyfus au Québec aujourd’hui?
Je crois que le meilleur livre lu au secondaire est un de Romain Gary ou Émile Ajar?!. M’enfin, avec tous les accommodements raisonnables, est-ce qu’on peut toujours faire lire à un élève de 17ans un livre portant sur une garderie d’enfant de pute?
re3e
2 février 2010
07h24
les grands classiques , socrate platon , zola Dostoyevsky camus sartres/de beauvoirs
franclep
2 février 2010
07h32
Attention de comparer la lecture à l’école avec le temps des années 60-80. À ce moment là nous n’avions pas les technologies d’aujourd’hui. Nous étions moins inondés de divertissement trop facile. (Internet et tous les I-Apple). L’approche face à la lecture était, disons plus facile. Tu avais la lecture ou quelques émissions de télé pour te divertir ou pour dévouvrir le monde. Tes recherches pour les trauvaux scolaires s’effectuaient à la bibliothéque.
Je crois très important qu’il faut développer le goût de la lecture (de la lecture d’un livre).
Si le thème est de s’assurer de pourvoir à la culture, à enrichir la culture générale ou spécifique de nos étudiants, il y a de nos jours d’autres moyens technologiques plus attrayant.
Comment développer le goût de la lecture aujourd’hui en 2010, j’ai pas vraiment la réponse. Mais ça vaut la peine de chercher.
themusicalbox
2 février 2010
07h43
Au Cégep, mes professeurs nous faisait lire des tonnes de livres intéressants: du Camus, du Vian, du Tremblay, du Zola (pas un très grand fan du style personellement) et autres. D’ailleurs, ça ne fait pas si longtemps que j’ai passé par le système collégial, j’imagine que ça n’a pas changé tant que ça.
Je pense que le problème se situe plutôt au niveau des enseignants. Comme l’a dit Soucoupe333, il suffit d’être passionné pour le transmettre à ses étudiants. Si le professeur s’intéresse lui-même à des insignifiances à la Twilight, aucune chance pour qu’il mette une vraie oeuvre littéraire dans les mains de ses élèves.
diji
2 février 2010
07h47
C’est une fille qui détestait les cours de français à l’école qui vous écris. Je détestais passer des mois et des mois sur Zola, sur Dumas. Merci mes profs d’avoir insisté. J’aime lire maintenant parce que je comprends ce que je lis. Quand je vois des amis plus jeunes incapables de tourner une phrase, ça me désole. On a tellement plus à apprendre à fréquenter les meilleurs.
Quand j’étais plus jeune, on avait des programmes enrichis, réguliers et allégés. On les a abolis pcq on croyait condamner les élèves de l’allégé à y resté. Maintenant, tous sont en allégé ou quoi. Est-ce que la clientèle la plus faible en a réellement profité? Si non, pourquoi toujours viser sur le plus petit commun dénominateur?
Mentalité de facilité, parler de son vécu, tout, tout faire pour éviter le décrochage, populisme, loi du moindre effort, mépris des meilleurs et de l’élite d’où ce nivellement par le bas encore et toujours. Voilà le Québec où je vis.Voilà le Québec qui me désole.
lecoach
2 février 2010
07h49
Pourquoi ne pas avoir un poste de poète national, ou encore d’artiste national, et qu’entre autre cette personne désigne quelques uns des livres que les enfants québécois devraient lire.
ilisepa
2 février 2010
07h57
Les professeurs ont perdu le contrôle de leur enseignement. Trop de programmes, de nouvelles approches, d’interventions extérieures (fonctionnaires, entreprise privée, syndicat, parents, médias…)qui viennent alourdir la tâche. Le prof doit faire lire ce qu’il aime vraiment. C’est un question de bon sens (pendant que c’est encore possible…les élèves de la réforme seront au collège en septembre 2010, ouille!). Baudelaire, Rimbaud, Maupassant, Flaubert, Kafka, Camus, Duras, primo Levi (pour la mémoire), Houellebecq (pour la controverse), donc jamais de Michel Tremblay (que je trouve ennuyeux et mal écrit). On enseigne bien que ce qu’on aime…et la liste peut-être très longue.
corax
2 février 2010
08h04
Personnellement, c’est Le Rouge et Le Noir qui m’a traumatisé au secondaire, plus qu’Au Bonheur des Dames. Et malgré mon parcours au privé, je suis de ces élèves qui n’a jamais eu à lire du Michel Tremblay, je l’ai fait par moi-même.
Par contre, en quoi populaire égale-t-il foncièrement mauvais? Bon, d’accord pour Twilight, mais y comparer Paulo Coelho c’est autre chose. Je trouve le parallèle de Mme Elkouri injuste, surtout lorsqu’elle en remet avec les romans Harlequin. L’Alchimiste n’est peut-être pas une sommité de la littérature, mais la notion de trouver sa voie dans la vie peut être franchement pertinente pour un ado, non? Et le côté nouvel-âgeux qu’elle lui reproche peut être assez rafraîchissant si on le compare au carcan judéo-chrétien qui affuble lourdement bien des grandes oeuvres.
Je crois qu’on doit conjuguer les textes classiques plus difficiles, qui semblent souvent bien loin du quotidien des élèves, avec des oeuvres plus contemporaines et accessibles, dans la mesure où la qualité est au rendez-vous et les textes provoquent la réflexion et le dialogue.
jsbaribeau
2 février 2010
08h05
Dans les écoles secondaires, je ferais mieux connaître ce grand écrivain qu’était JACQUES FERRON, lequel proposait voluptueusement un français d’une qualité inébranlable.
J’ai enseigné au niveau collégial (collèges classiques et cégeps) pendant 37 ans et, dans l’ensemble, mes étudiants ont dû lire beaucoup d’oeuvres de qualité comme Fahrenheit 451, 1984, Le meilleur des mondes, Le zéro et l’infini et d’autres oeuvres relativement «importantes». Je faisais aussi lire des textes de John Saul et le livre de Richard Langlois sur «l’économisme».
Je pense que les étudiants et étudiantes sont toujours disposés à lire des oeuvres de qualité. Pour cela il faut les encadrer et bien leur expliquer le pourquoi du comment.
Alors, il faut y aller gaiement et ne pas sous-estimer les étudiants et étudiantes.
JSB, sociologue des médias
rogiroux
2 février 2010
08h09
Bon! Semblerait que c’est plus facile de *bitcher* contre le système, les enseignants et les élèves que de faire des suggestions comme le demande Me. Collard…
On se demande bien pourquoi…
Mes suggestions (genre voyages autour du monde par la même occasion):
- Les enfants de minuit (Salman Rushdie)
- Moby Dick (Herman Melville)
- 1984 (G. Orwell)
- L’Odyssée d’Homère
- Le vieil homme et la mer (Hemingway)
- L’étranger (Camus)
- Alexis Zorba (Nikos Kazantzakis)
- Don Quichotte (Cervantès)
- Huckleberry Finn (Mark Twain)
- L’amour au temps du Choléra (Gabriel Garcia Marquez)
- Vendredi et les limbes du Pacifique (Michel Tournier)
- Contes, essais, poèmes d’Edgar Allen Poe
(traduits par Beaudelaire et Mallarmé… ça ajoute une certaine dimension…!)
- L’écume des jours (Boris Vian)
- Le journal d’Anne Frank
- Vol de nuit (St-Ex)
- Les fleurs du mal (Beaudelaire)
- San Antonio (Frédéric Dard) …Ôô…
etc… etc…
Liste québécoise plus tard!
glork2007
2 février 2010
08h10
Ayn Rand
- Atlas Shrugged
- The virtue of selfishness
- Capitalism, the unknown ideal
- The fountainhead
Desillusions
2 février 2010
08h11
Les étudiants devraient lire les livres suivants :
- Le Savoir-vivre d’aujourd’hui
- Vive la politesse ! de Françoise de Guibert et Anne Wilsdorf
- Le petit livre du respect de Jean Gastaldi
- Le protocole des sages de SION.
- Le livre jaune no.1 à 7
- Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine de John J. Mearsheimer, Stephen M. Walt, Collectif, et Nicolas Guilhot
marcusrex
2 février 2010
08h15
Vous voulez donnez le goût de lire aux étudiants?
Cessez de leur donner des vieux livre plates à lire!!!!
Merde, comment voulez-vous intéresser l’adolescent moyen à lire si vous lui donnez Molière? Je veux bien croire qu’il devra y passer éventuellement, mais d’abord, donnez lui quelque chose qui l’intéresse!!!
De la science-fiction, de la fantaisie, quelque chose qui saura l’intéresser!!!
Une fois qu’il aime lire, là tu lui donnes les gros bouquins!
Vous voulez vous assurez qu’il n’aime pas lire? Donne lui Agaguk à lire comme premier livre à l’école. Décrochage garantie!
Et, oui, je lis beaucoup, mais j’ai commencé avec des livres choisis pas moi pour moi, pas par un profs de littérature qui ne comprend rien au goûts de lecture du jeune moyen.
cancla
2 février 2010
08h17
@soucoupe333: Les enseignants, aussi passionnés soient-ils, ne peuvent pas transmettre leur passion de la lecture aux élèves du secondaire aussi facilement. Les livres sont lus à la maison, bien loin du professeur, et les élèves se découragent rapidement lors de la lecture.
Pour ma part, je pense que mes enseignants ont fait de bons choix de livres depuis mon arrivée au secondaire: Le Matou, Le Petit Prince, Les Misérables, Les Cerfs-volants de Kaboul, Un bonheur insoutenable, A.B.C. contre Poirot, Le Parfum, …
Les professeurs doivent, selon moi, faire un compromis entre les livres plus populaires et les ouvrages culturels, historiques, qui ont marqué les générations…
etiennem24
2 février 2010
08h24
C’est toujours un plaisir de livre un bon lire.
cinemoose
2 février 2010
08h25
La bagarre, de Bessette, justement pour l’importance de la lecture;
Centre-ville, de Jean-Jules Richard, pour leur montrer les éclopés de la ville dans les années d’après-guerre;
Germinal, de Zola, pour la dignité dans la misère et les dérapages des révolutions.
La Scouine, d’Albert Laberge, pour le terroir sale et crotté.
Il y a tellement de bons livres que j’aimerait lire et relire avec eux, année après année…
Sylvain
ina34
2 février 2010
08h25
Je crois que cela dépend du niveau et du milieu.
Dans un milieu défavorisé, avec des jeunes venant de familles où personne ne lit et qu’ils n’ont jamais lu beaucoup, la priorité doit d’abord être de les faire lire. Et pour qu’ils veulent le faire, ils doivent lire ce qui les intéresse. Des romans jeunesse ou des bandes dessinées, ou autre.
Une fois que la lecture est apprivoisée, on peut passer à une autre étape et introduire graduellement des oeuvres plus complexes. J’ai lu, au secondaire et au cégep, des livres que je n’ai pas aimés sur le coup, mais dont j’apprécie maintenant la valeur. Cependant, même à l’époque, je les trouvais pertinents pour le cours dans lequel leur lecture était demandée. En outre, l’enseignant doit savoir intéresser ses élèves à ce qu’ils lisent et leur montrer de quelle façon cela peut se rattacher à leur univers.
Et puis, certains romans actuels bien écrits, pourquoi pas?
pbrasseur
2 février 2010
08h28
Les oeuvres choisies de Claude Larose…. Voila qui cadrerait bien avec leur environnement naturel!
mrjinx
2 février 2010
08h38
@p-y-au-japon
Je suis d’accord avec toi pour ton 2eme paragraphe. Il y a des classiques de la littérature que je n’aurais jamais lu si mes profs n’en aurait pas obligé ( moi aussi au college Jean-Eudes ). Si ca continue, on va faire lire Tintin au tibet dans quelques années. J’ai lu des classiques pour apprendre la syntaxe, les structure de phrases, la ponctuation et l’orthograpghe (ishhhhhh, c’était mon point faible çà), pas pour aimer la lecture et c’est surment pas en lisant Harry Poter que j’en aurais appris autant.
aoli
2 février 2010
08h39
Merci à Bryan Perro pour Amos d’Aragon! La lecture occupe désormais une place importante dans la vie de mes enfants et Twilight en fait partie.
allonsvoyons
2 février 2010
08h40
Je me rappelle avoir bien aimé Agaguk mais j’avais braillé d’ennui en lisant “Meunot maître draveur”. En passant, vous dites deux fois “livre” au lieu de “lire”! Attention!
sebsurleweb
2 février 2010
08h45
On peut très bien lire les livres populaires chez soi et la plupart de ceux-ci manquent de profondeur. La littérature ne résume pas à lire des histoires, mais de voir comment des auteurs transmettent des idées, des points de vues, transmettent leur imaginaire. C’est aussi apprécier comment ils utilisent la langue et l’écrit comme un compositeur le ferait avec la musique.
Une autre facette de la littérature, c’est de comprendre dans quel contexte l’auteur a fait son écrit, dans quelle société et les valeurs de l’époque. Aussi, c’est de comprendre le symbolisme présent dans le livre comme on peut en trouver dans la musique et le cinéma.
calpomag
2 février 2010
08h46
Madame Collard,
Il n’existe qu’une seule façon d’élargir la culture littéraire: la lecture.
Il n’existe qu’une seule façon de lire: en y trouvant du plaisir.
J’ai toute ma vie été un lecteur avide. Comme tant d’autres, j’ai commencé avec des bandes dessinées, poursuivi avec des romans jeunesse, évité comme la peste les lectures obligatoires des “classiques” pour finir, petit à petit, par m’y adonner.
D’ailleurs, la catégorie “lectures faciles” ne veut rien dire. Il n’y a que de la bonne littérature et de la mauvaise littérature. Le Petit Prince est-il difficile? Cent ans de solitude est-il facile?
veridik
2 février 2010
08h49
@ alexcp
Dostoïevski est un auteur très très difficile, dont les meilleurs livres (ceux qu’il faudrait faire lire) on souvent plus de 800-900 pages. Et la compréhension des références philosophiques et spirituelles de cet auteur nécessite une connaissance approfondie de l’histoire et de la chrétienté.
Comment demander à des jeunes de lire cela à 15 ans dans un contexte scolaire, avec des cycles annuels de 4 étapes de 45 jours d’école chacune (avec un livre au moins à chacune de ces étapes, avec tout le travail grammatical qu’il y a faire en plus en classe et à la maison?
Il faut être exigeant, mais réaliste!
En secondaire 4 et 5, il y a au minimum 8 romans à lire habituellement en tout.
Je ferais une liste de 12 auteurs et les professeurs devraient obligatoirement choisir 4 d’entre eux étalés sur les deux années, en plus d’un choix de deux auteurs étrangers traduis en français, et de 2 autres livres au libre nchoix du professeur.
Voici les auteurs parmi lesquels je demanderais aux enseignants de choisir: (excluant la poésie et le théâtre)
Albert Camus
St-Exupéry
Jules Verne
Émile Zola
André Malraux
Réjean Ducharme
Michel Tremblay
Marguerite Duras
Guy de Maupassant
Gabrielle Roy
Anne Hébert
Boris Vian
Étrangers:
(très arbitraire, j’en conviens)
Kafka
Hemingway
Calvino
Kundera
Orwell
Huxley
Poe
Marquez
Asimov
Au cégep, ils auront tout le temps de lire les Dostoïevski, Borges, Conrad, Aquin et autres auteurs complexes du même niveau.
bermasse
2 février 2010
08h54
Je ne sais pas quels livres les jeunes devraient lire, mais comme on l’a vu dans les articles, il faut un plan d’ensemble. Comme les jeunes peuvent changer souvent d’école, et même de commission scolaire, ce plan doit émaner du ministère pour éviter les redondances. Le plan doit proposer une progression dans les difficultés, une vue d’ensemble des époques, des genres (roman, essai, poésie, théâtre) et des pays. Ce plan doit aussi couvrir les cours de langue première et de langue seconde. Il doit aussi couvrir l’enseignement de la maternelle au cégep. Il devrait permettre des lectures critiques et permettre le rapprochement et la confrontation des lectures.
Mes suggestions (surtout pour la fin du secondaire): Camus (L’étranger), Racine (Phèdre), Salinger (Catcher in the Rye), Alain-Fournier (le Grand Meaulnes). Pour la poésie: Verlaine, Rimbaud, Apollinaire, Prévert (évidemment), Éluard, Villon. Pour les essais, un peu de Montaigne, “traduit” en langue un peu plus moderne pour savoir que certains sujets, telle la problématique de l’éducation, sont populaires depuis longtemps et qu’il n’y a pas que les connaissances qui font l’objet de l’éducation… Évidemment, chaque personne propose une liste différente, mais il faudrait quand même qu’on en arrive à s’entendre sur une liste de base qui soit la même à travers le système francophone et qu’il y ait une liste équivalente dans le système anglophone et que les évaluations tiennent compte des lectures faites.
mephistau
2 février 2010
08h56
Le pire c’est que y’a plein de bons livres qui sont courts et faciles à lire.
Candide, Le Parfum, Le Petit prince, Comment faire l’amour avec un nègre…, Des souris et des hommes etc.
Venez pas me dire que ces livres-là ne seraient pas aimés.
tipoporapido
2 février 2010
08h57
@Dc Savard; Tout à fait d’accord avec vous. Moi ce fut Marie-Claire Blais, imposée en secondaire 3 par mon enseignante de français, qui m’a fait passer du Pablum au steak comme vous le dite si bien.
Mais plus que tous mes profs inspirés et inspirants (j’en ai eu plusieurs) ce sont mes parents et ma famille qui ont eu le plus d’influence sur moi. Chez nous tout le monde lisait, qui des romans, qui des essais, qui des bande dessinées ou des journaux…il y avait toujours à lire!!!
Aujourd’hui c’est pareil chez moi et j’ai un fils qui a d’énorme problème en lecture. J’ai plaisir à le voir lire Le guide de l’auto…au moins il lit!!!
littleviking26
2 février 2010
08h59
Je lis les commentaires des gens et je vous trouve très dur. Tout d’abord, il faut savoir de quel niveau d’enseignement on parle. Il y a un monde entre le secondaire 1 (12-13 ans) et le secondaire 5 (16-17 ans).
Personnellement, ma mère a tout essayé pour me faire lire quand j’étais jeune. Je ne lisais que des bandes dessinées, pour elle ce n’était pas des livres. Puis, vers l’âge de 12-13 ans, j’ai découvert Bilbo le Hobbit que j’ai dévoré. A suivi la trilogie du seigneur des Anneaux et l’œuvre d’Agatha Christie (principalement Poirot, je déteste Miss Marple) ainsi que d’autres polar. La phase science fiction a suivi, dont toute la série Dune de Frank Herbert. Une fois cette phase finie, je me suis mis à lire des romans “plus littéraires”.
Je partage mon cheminement littéraire pour montrer que depuis je m’intéresse aux grands classiques, mais que certains me sont insupportables. C’est le cas de Gabrielle Roy, que j’ai dû lire à l’école. J’ai détesté, pourtant j’ai beaucoup apprécié Voltaire, Camus, Dostoïevski, Tremblay, Kérouac et autres écrivains considérés “sérieux”.
Je ne suis donc pas prêt à jeter la pierre aux enseignants qui essaient d’intéresser les jeunes à la lecture par des ouvrages “moins sérieux” (je trouve que le terme cochonneries est trop fort”). La lecture est une activité qui s’apprivoise, ça demande de l’effort dans un premier temps, car ça nécessite une certaine part de concentration. Un peu comme apprendre le vélo les premières fois (j’essaie un parallèle ici) alors qu’une fois habitué il n’y a plus besoin de se concentrer. De plus, avec la masse de loisirs qui s’offrent aux jeunes aujourd’hui, il doit être de plus en plus difficile de les intéresser à la lecture. Surtout dans notre société du jeter après consommation et de la satisfaction instantanée. Nous sommes dans un monde complètement différent que celui de la jeunesse de la majorité des personnes qui ont écrits sur ce blogue.
bermasse
2 février 2010
09h07
Une petite correction à votre titre: “élèves” plutôt qu’”étudiants” peut-être. “Étudiants” est un anglicisme dans le cas présent (calque de “students”). Définition du Robert: “Étudiant: Personne qui fait des études supérieures et suit les cours d’une université, d’une grande école”.
mlebel
2 février 2010
09h08
Soyons sérieux! Les écoliers doivent lire des livres de qualité et pas du fast-food littéraire. Un point, c’est tout. Passons!
bananajoe
2 février 2010
09h09
Le problème, n’est pas le sujet d’un seul livre, mais l’homogénéité de l’ensemble des oeuvres qui sont données aux jeunes.
Désolé, mais quand j’avais “Le Hussard sur les toits” à lire, en secondaire 3, j’en avais rien à foutre. Résultat, j’arrivais en bas d’une page, et j’avais déjà oublié le haut de la page. Ça ne m’intéressait pas et comme tous les livres sont de ce type, j’ai jamais appris à aimer lire.
Belle histoire, mais y’a des gens pour qui lire des émotions, c’est pas leur tasse de thé.
J’aurais tellement été plus intéressé par des livres/essaies, sur l’évolution de l’homme, la physique, le fonctionnement de l’univers, l’éthique… des sujets plus technique ou philosophique qui poussent la réflexion plus loin que “Que représente le corbeau noir dans ce chapitre ?”
Réponse : La peste, la mort, etc !!!!! Je suis sérieux là !
generalamherst
2 février 2010
09h11
1)Je sens que les pseudo intellectuels vont manifester toute leur pseudo supériorité intellectuelle en se tapant du ”name dropping” : après tout, l’important quand on lit une platitude absolue comme Patrick Modiano, c’est de s’en VANTER.
2)Par classique, on entend évidemment ”auteur français méprisant envers les Américains, bien gauchiste et bien pensant, si possible qui hait la religion catholique”.
generalamherst
2 février 2010
09h17
Pour qu’un livre soit bien vu par le MEQ, faudrait que…
1)”Tout le monde est beau, tout le monde il est gentil” (sauf évidemment les Américains)
2)”de belles valeurs” (vive la tolérance, sauf envers les sales cochons de bourgeois capitalistes, les méchants Anglais, les méchants industriels)
3)”pas de violence” (traduction, il se passe rien dans le texte, si ce n’est un bobo qui s’analyse)
Et apres ca, on se scandalise que les jeunes lisent des mangas, de la fantasy, ou de la science fiction. Vous savez, en 1870 aussi, on encensait des auteurs d’une platitude absolue en se consternant que la jeunesse aimait des romans vulgaires de Dumas.
pinkeek
2 février 2010
09h18
Je suis quelqu’un qui lit beaucoup, et je dois avouer que mon secondaire a été très pénible à cause des “lectures forcées” qu’on m’a entré dans le crâne. J’ai détesté “Bonheur d’occasion” au point de ne plus lire un seul livre durant un ans, moi qui en lit d’habitude un par mois au minimum.
Mon copain, qui n’est pas un grand lecteur, a perdu tout goût de la lecture avec les lectures qu’on lui a imposé au secondaire.
J’ai adoré notre professeur en secondaire qui nous as remis au début de l’année une liste de 200 livres autorisés. On pouvais choisir celui qui nous plaisait.
Bref, le prof gardait le contrôle sur nos lectures, tout en nous laissant décider de ce qui nous plaisait.
jeguyarchambault
2 février 2010
09h20
Il y aurait deux solutions pour régler de façon définitive le problème du choix des auteurs à faire lire de façon obligatoire au secondaire et au collégial. Chacune de ces manières aurait le mérite d’arrêter de traiter ce problème dans les médias avec un air scandalisé et outragé à tous les cinq ans.
1- Chacune des 15 régions administratives du Québec envoie un représentant des professeurs de littérature
du secondaire et du collégial en conclave d’une durée indéterminée. Leur mandat : choisir les 200 oeuvres de la littérature à mettre au programme obligatoire des cours de littérature du secondaire et du collégial.
Ce choix devra se faire au consensus des 15 membres élus démocratiquement au suffrage universel par leurs collègues en région.
Tant qu’il n’y a pas consensus entre eux, quinze sur quinze, ces personnes restent en conclave. En attendant, les oeuvres au programme sont choisies de la même manière qu’actuellement. Autant dire, compte tenu de la difficulté d’obtenir un consensus en la matière, que l’on continue comme avant jusqu’à la fin des temps.
2- Un règlement provincial oblige chaque professeur de littérature du secondaire et du collégial de n’étudier dans leur cours que des oeuvres choisies parmi les 2500 répertoriées dans le livre de Bernard Pivot publié dans les années 1990 et intitulé La bibliothèque idéale.
gaetrem
2 février 2010
09h26
Soyouz1, par ses propos, résume assez bien la philosophie de l’éducation qui prévaut au Québec depuis trop longtemps. Les parents et les éducateurs croient qu’il ne faut jamais contraindre les jeunes à quoi que ce soit. Les obliger, un tant soit peu, à dépasser leurs «penchants naturels», est percu comme une attaque à leur spontanéité ou à leur épanouissement. Moi, on m’a forcé, gentiment, à lire Roy, Hébert, Aquin, Gide, Camus, Malraux et bien d’autres. Aujourd’hui, je leur dis merci. Dans mon temps, les adultes avaient des exigences envers les enfants. L’engeance de la pop psycho n’avait pas encore fait tous ces ravages.
generalamherst
2 février 2010
09h29
Vous êtes libre de me croire sur ce point ou non, mais j’achète plusieurs dizaines de livres par années-souvent 2 ou 3 par semaine, au total (quoique, pour être honnete, la majorité sont des livres de niveau historique) Si évidemment il a un bon tiers de BDs, comics et manga là dedans, ca reste une consommaiton plus qu’honorable.
Je fais un effort pour me ”taper” des auteurs francais moderne. Je suis completement incapable de les lire. Des choses comme Amélie Nothomb, ca me tombe des mains d’ennui : même une série de fantasy moyenne et méprisée par la critique comme ”Kûshiel” (qui, d’ailleurs, susciterait l’intérêt de la lecture chez les garçons….) m’apparait comme-sincèrement-nettement plus intéressante : contrairement à de nouveaux users, je suis incapable de feindre un amour pour un auteur qu’on aime pour sembler intellectuel.
generalamherst
2 février 2010
09h32
Autre problème fondamental. On impose au Québec des auteurs québécois. Scusez, mais, criez, pleurez, faites ce que vous voulez, mais Laure Conan, elle est PLATE. Menaud maitre draveur, c’est PLATE. Le Survenant, que je me suis fait imposer trois fois, c’est PLATE.
Qui lit par PLAISIR ces auteurs ?
wildnfree
2 février 2010
09h32
Et bla, bla bla et bla… Avant de se casser la tête à saoir ce qu’on devrait *imposer* comme lecture, il serait peut-être bon d’enseigner pourquoi on lit ! Donner le gout de la lecture pour ce qu’elle est, ce qu’elle apporte.
Personnellement, imposer une lecture, c’est la même chose que de m’imposer un plat dans un grand restaurant. Lisez, n’importe quoi, du derrière de la boite de Corn Flake aux encyclopédies. Découvrez vos sens de curiosité et de compréhension du pouvoir de la lecture.
Le jour où l’on arrêtera de voir la lecture, tout comme la langue par les yeux de pseudo peuteux, les jeunes liront, naturellement, avec plaisir !
blockesubversif
2 février 2010
09h34
Il est capital que les étudiants québécois soient introduits aux grands classiques de la littérature québécoise, qu’ils lisent Ducharme, Aquin, Kokis, Hébert, etc. Mais également, on doit les introduire aux poètes, les Vanier, Chamberland, Miron, aussi les grands écrits politiques; Nègres Blancs d’Amérique est un essentiel, l’oeuvre de Michèle Lalonde et son viscéral Speak White aussi.
Pour ma part, j’ai fait lire en tout ou en partie à mes élèves du niveau post-secondaire nombre d’ouvrages parmi les précédents mais aussi Normand Lester et Le livre Noir du Canada anglais ou son copain Philpot et son bouquin sur l’empire Desmarais. Comme les médias au Québec sont presque tous (hormis Le Devoir) portés à soutenir (voire enfoncer de force dans la gorge) une vision commune et tronquée de la société québécoise, il est important que l’enseignant soit aussi un rempart qui sache inculquer le sens critique…
AirIcarus
2 février 2010
09h37
En lisant certains commentaires, je suis catastrophée! Comme s’il n’y avait pas de nuances entre Camus et Twilight! Et si les jeunes ne lisent qu’un alignement de mots qu’ils ne comprennent pas, sommes-nous plus avancés? S’ils lisent un seul grand classique ou deux dans leur vie et qu’ils sont écoeurés de la lecture à vie, avons-nous gagné?
Ce que je trouve dommage, c’est qu’on ne diversifie pas ce qui est au programme non plus. Et les classiques de la science-fiction, du policier, de la poésie, de la bande dessinée? Lisez le roman graphique « Persepolis » de Marjane Satrapi et essayez de dire que c’est du facile ou que c’est du n’importe quoi… Si les intérêts des élèves se situent dans d’autres genres et qu’ils n’ont jamais l’occasion de les aborder, peut-être perdons-nous de précieux lecteurs.
J’ai lu « Oliver Twist » en secondaire 1 et j’ai détesté. Pourquoi serais-je fière de l’avoir lu, je ne me rappelle plus d’une seule ligne! Pourtant, je sais que si je l’avais abordé dans un autre contexte, plus tard, j’aurais peut-être apprécié. J’ai adoré « Des souris et des hommes » de Steinbeck en secondaire 4 et « 1984 » de Orwell au Cégep. Nous changeons énormément entre 13 et 17 ans, les livres que nous lisons devraient refléter ça aussi.
De mon côté, je suis auteure de romans fantastiques pour la jeunesse. Malheureusement, je sais qu’aucun professeur n’oserait mettre mes livres au programme. Le fantastique, c’est débile. Un professeur me l’a déjà avoué autour d’une table ronde dans une conférence universitaire. Le pire, c’est qu’elle n’a jamais lu mes livres…
La clé dans tout ça, c’est l’ouverture d’esprit. Ce qui n’a rien de commun avec la facilité.
kerguidou
2 février 2010
09h37
Voilà un débat auquel j’aimerais bien participer, mais qui est au-dessus de mes forces. Je ne vois pas comment recommander un type de livre plutôt qu’un autre pour donner le goût de la lecture parce que je ne peux imaginer vivre sans lecture. Dans mon petit cerveau, une vie sans lecture est une vie immensément ennuyante, sans histoies, sans fantaisies et dans laquelle on trompe l’ennui par la musique pré enregistrée. Je n’aimais pas trop les lectures forcées parce que ça m’obligeait à lire autre chose que ce que j’avais envie. Je finissais généralement par faire les lectures obligatoires la veille de l’examen alors qu’on avait un mois pour les lire.
Ce préambule établi, il y a un juste milieu à trouver. Certains des livres que l’on m’a fait lire au cours de mon cursus étaient profondément ennuyants, certains des classiques, certains des des modernes. Parmi les classiques intéressants, on trouve le livre de la jungle, germinal ou l’indémodable Beaudelaire. Dans les modernes, on m’a fait subir une belle journée pour mourir et sans atout et le cheval fantôme. Bref, tout ça pour dire que ça devrait être choisi au mérite du livre et non par rapport au statut de classique, moderne, ou populaire.
Après tout, un bon nombre de classiques en litérature comme en musique, ne sont que des œuvres populaires de leur époque dont on a conservé la tradition de les lire.
claude_lafreniere
2 février 2010
09h44
Bon matin Mme Collard
Ouf… il y en a tellement. En voici quelques uns:
De Cervantes: Don Quixote
De Rabelais alias “Alcofribas Nasier”: Les aventures horrificques du Grand Gargantua
De Jonathan Swift: Les Voyages de Gulliver
De Gustave Flaubert: l’Éducation sentimentale, Madame Bovary, Salambô, Bouvart et Pécuchet et le Dictionnaire des Idées Reçues
De Fiodor Dostoievsky: Les Possédés
De Lewis Carrol: Alice au pays des merveilles
De Paul Valery: Introduction à la Méthode de Léonard de Vinci, Soirées avec Monsieur Teste
De Franz Kafka: La Métamorphose, Le Procès (dans une nouvelle traduction: celle de Vialatte est une m****. Voir à ce sujet Milan Kundera: Les Testaments Trahis)
De Thomas Mann: La Montagne Magique
De Robert Musil: Les Désarrois de l’Èlève Törless
De Ernst Jünger: Orages D’Acier, Les Falaises de Marbre
De Vassili Grossman: Vie et Destin
De Milan Kundera: La Plaisanterie, L’Insoutenable Légèretè de l’Être
De Jorge Luis Borges: TOUT!
D’Umberto Eco: Le Nom de la Rose et Apostille au Nom de la Rose…
De Georges Perec: La Disparition
De Raymond Queneau: Zazie dans le Métro
Et ainsi de suite à l’infini (voir la nouvelle de Jorge Luis Borges: La Bibliothèque Infinie)
–
Claude LaFrenière
petit-jean
2 février 2010
09h51
-Propaganda : Comment manipuler l’opinion publique (1928), de Edward L. Bernays, «inventeur » des premières techniques modernes de manipulation de l’opinion publique (il invente lui-même le terme conseiller en relations publiques – inspirer de conseiller juridique). Très instructif et ce n’est pas un roman (la lecture ce ne devrait pas être seulement axée sur la fiction)
-Un roman du terroir, genre Les Anciens Canadiens (1863), de Philippe Aubert de Gaspé.
C’est quand même important le folklore et sa permet de raconter des belles histoires québécoises à nos enfants plus tard.
-Un livre d’environ 200 pages au choix (livre des records guinness exclut).
-Beaucoup d’articles, bons ou mauvais.
Au-delà de la lecture de fiction, les gens ont aussi besoin d’apprendre à lire des articles (revues, journaux) de façon critique.
Si on ne veut pas que le nombre d’analphabètes de l’information augmente, faudrait bien réagir. Tout le monde peut écrire un article sur le net, mais ce n’est pas tous les articles qui se valent, loin de là.
JennySoShy
2 février 2010
09h56
Plutôt que de dresser une longue liste d’ouvrages “incontournables”, je me contenterai de proposer à chaque professeur de littérature de se faire un devoir de relire “Comme un roman”, de Pennac, avant d’entamer chaque année scolaire… Inspirez-vous-en, puis tâchez à votre tour de devenir inspirants…
Aucune lecture ne devrait être “forcée”, toutes devraient être offertes.
Et puis faites la lecture à vos élèves, à haute voix…
menoplz
2 février 2010
10h04
Pour ceux qui pensent que le genre de science fiction ne peut être “d’envergure”, croyait le ou non, comme lecture obligatoire au CEGEP je me suis tapé “Les chroniques martiennes” de Ray Bradbury… un régale!!!!
dkca
2 février 2010
10h04
Je suis un lecteur de looongue date, j’adoooore les livres.
Pourquoi alors suis-je contre l’idée d’IMPOSER un choix de livres à un jeune ??
( D’ailleurs, IMPOSER un CHOIX , c’est dégueux, non ? ).
À la rigueur, je serais presque en accord avec le Droit # 1 du lecteur selon Pennac :
http://www.bonbonbisous.com/les-10-droits-du-lecteur-selon-daniel-pennac/
cladonie
2 février 2010
10h12
@ veridik : Dostoïevski, un auteur complexe ? Certainement, mais en même temps, pas du tout. Pour l’avoir presque tout lu très jeune, je pense que son oeuvre reste relativement facile d’approche, puisqu’elle est très viscérale. C’est sûr qu’un ti-cul du secondaire ne comprendra pas grand-chose aux questionnements religieux des Frères Karamazov ou au errements idéologiques des Démons, mais ça ne veut pas dire qu’il ne pigera rien pour autant. Enfin, j’admets que ces gros romans ne sont peut-être pas des lectures appropriées pour des élèves du secondaire, mais je ne vois pas pourquoi un adolescent serait incapable de lire Le Joueur, qui reste un roman très bien, où on voit à échelle miniature tout ce qui caractérise l’oeuvre de Dostoïevski.
Personnellement, je suis en train de terminer mon parcours universitaire pour enseigner la littérature au collégial. Déjà, quand j’étais une étudiante de Cégep, je savais que c’était vers ça que je me dirigeais et je portais attention aux choix qui étaient faits par les enseignants et en général, pour les livres que je n’ai pas aimés, ce n’était pas tant le livre lui-même qui m’avait tant rebuté que le manque d’introduction préalable effectué par l’enseignant. Par exemple, j’ai eu à lire, dans un cours de théâtre, Andromaque, de Racine. J’ai détesté, principalement parce que je n’ai rien compris. Je devais faire tant d’efforts pour parvenir à comprendre ce qui se passait que je n’ai pas eu la chance de percevoir lors de cette première lecture la très grande beauté des vers de Racine. En y repensant, je pense que si le prof ne nous avait pas laissés à nous-même avec ce texte difficile, j’aurais pu apprécier davantage. D’ailleurs, je pense que ce genre de contextualisation préalable s’impose puisque, en l’occurrence, les lecteurs projetés par l’auteur savent d’avance de quoi il retourne. Mais d’une manière ou d’une autre, j’espère être capable de faire voir à mes futurs étudiants que la littérature n’est pas une question de “vieux” livres ou de nouveaux livres. J’ai lu des textes récents qui étaient incapables de la vivacité et de l’actualité qu’on peut voir chez des auteurs morts depuis des siècles, commes Cervantès ou Diderot.
Mais d’une manière ou d’une autre, il n’y a aucun choix facile. Et quel que soit celui de l’enseignant, il sera bon pour certains élèves, mauvais pour d’autres. S’il choisit des textes difficiles, ceux qui ne sont pas même capables de lire des textes faciles par eux-mêmes seront complètement perdus. S’ils choisissent au contraire des textes faciles, ceux qui seraient capables d’aller plus loin n’auront pas l’occasion de développer leur potentiel (ce qui est bien dommage, car la lecture, dans une existence humaine, ce n’est pas seulement un passe-temps, ni même une expérience artistique, c’est aussi une compétence qui développe l’esprit d’analyse et de synthèse qui sert dans bien des aspects de nos vies). Mais je suppose qu’il doit quand même y avoir moyen de mettre la main sur des textes qui réussissent à être faciles tout en étant profonds et bien écrits. Sauf que je pense d’une manière ou d’une autre que cette décision ne devrait pas relever uniquement des enseignants eux-mêmes, et qu’il ne serait pas mauvais d’imiter la France et d’établir, au niveau du ministère, une liste de textes assez vaste, parmi lesquels les enseignants auraient l’embarras du choix, mais qui ne relèveraient pas du jugement arbitraire d’un enseignant qui aura eu, dans sa formation (je me base sur le programme de l’UQAM) à peine sept cours universitaires de littérature, soit à peine l’occasion d’explorer très superficiellement l’histoire littéraire.
poypoypoy
2 février 2010
10h13
Pour moi l’important c’est de lire de tout! De ne pas s’enfermer dans un style de livre.
Evidemment, pour développer l’amour de la lecture il faut que ça commence bien avant le secondaire et les parents doivent donner l’exemple en lisant et en promouvant la lecture auprès de leurs enfants.
missivedutexas
2 février 2010
10h14
Ce qui fera parti des examens provinciaux devrait être décidé par l’ensemble des commissions scolaires, pas le gouvernement central à Québec. Les commissions scolaires devraient elle-mêmes décider des manuels qu’elles utiliseront, et l’école peut bien décider des livres que les étudiants auront à lire.
Faut en finir avec les “solutions” grande échelle du gouvernement centrale de Sa Majesté au Québec.
Certains n’aiment pas lire, ce qui est bien regrettable car cela manquera à leur culture, donc qu’on les laisse choisir au moins quelque chose qui les encouragera à lire.
Personne n’a d’enfant ici ou quoi? Tous sont des individus à part entière et ce qui fonctionne avec un ne fonctionne pas nécessairement avec l’autre.
Mais réveillez-vous par Toutatis!!
marcusrex
2 février 2010
10h25
@blockesubversif
“il est important que l’enseignant soit aussi un rempart qui sache inculquer le sens critique”
Je dirais plutôt votre approche est plus du genre à “portés à soutenir (voire enfoncer de force dans la gorge) une vision commune et tronquée de la société québécoise”.
En imposant la lecture qui ne fait que soutenir VOTRE opinion politique (et le livre de Lester ‘Le Livre noir du canada anglais’ est un pamphlet biaisé et rempli de propagande de la pire sorte), vous être directement coupable du crime dont vous accusé les médias.
Il n’y presque pas pire abus de pouvoir qu’un enseignant qui essaie de présenter ses convictions politiques comme les seules qui sont valables. Un adult qui, en position de pouvoir, utilise cette position pour manipuler des jeunes gens qui, n’ayant pas son expérience, prendra tout ce que l’enseignant va dire comme étant ‘officiel’. D É G E U L A S S E !
La meilleur manière de reconnaitre un bon enseignant est simple: je devrais INCAPABLE de deviner ou savoir ses positions politiques. Si je suis capable de savoir comment le gars vote, c’est qu’il a fait quelque chose de mal.
mamamiiia
2 février 2010
10h26
Je suis issue du système public et j’ai fréquenté une polyvalente très ordinaire. Par contre, mes enseignants ont d’abord essayé de me faire aimer la lecture avant de passer à des oeuvres plus littéraires et j’en suis fort heureuse. Aujourd’hui, je lis de tout et je suis en mesure d’apprécier une lecture divertissante autant qu’une lecture plus littéraire. Rien ne sert de forcer un élève à lire Camus ou Balzac sans le préparer. Je crois pertinent d’amener les élèves à progresser dans leurs lectures. On peut bien commencer par Twilight pour les accrocher si c’est une lecture à la mode, mais l’important est de lui faire découvrir progressivement des écrits plus littéraires. Il ne faut pas oublier qu’il y a une courbe d’apprentissage à prendre en considération et que le rôle de l’enseignant est de l’accompagner dans ce cheminement.
carbone-14
2 février 2010
10h29
Le Petit Prince se trouvait dans la région des astéroïdes 325, 326, 327, 329, et 330. Il commença donc par les visiter pour y chercher une occupation et pour s’instruire.
Le premier était habité par un roi. Le roi siégait habillé de pourpre et d’hermine, sur un trône très simple et cependant majestueux.
- Ah! Voilà un sujet! s’écria le roi quand il aperçut le petit prince…
Il ne savait pas que, pour les rois, le monde est très simplifié. Tous les hommes sont des sujets.
- Approche-toi que je te voie mieux, lui dit le roi qui était tout fier d’être enfin roi pour quelqu’un….
Mais le petit prince s’étonnait. La planète était vraiment minuscule.
- Sire, lui dit-il… Je vous demande pardon de vous interroger…
- Je t’ordonne de m’interroger, se hâta de dire le roi.
- Sire, sur quoi régnez-vous?
- Sur tout, répondit le roi avec une grande simplicité.
- Sur tout?
Le roi d’un geste discret désigna sa planète, les autres planètes et les étoiles.
- Sur tout ça? dit le petit prince.
- Sur tout ça…. répondit le roi (en lui montrant ses beaux livres).
Car non seulement c’était un monarque absolu, mais c’était un monarque universel.
- Et les étoiles vous obéissent?
- Mais bien sûr, lui dit le roi. Elles obéissent aussitôt. Je ne tolère pas l’indiscipline (dans mes livres)……
Le petit prince bâilla. Il regrettait son coucher de soleil manqué. Et puis il s’ennuyait déjà un peu :
- Je n’ai plus rien à faire ici, dit-il au roi. Je vais repartir!
- Ne pars pas, répondit le roi qui était si fier d’avoir un sujet. Ne pars pas, je te fais ministre!
- Ministre de quoi?
- De….de la Justice!….
matantekifume
2 février 2010
10h31
Comment faire lire des classiques au Québec ou des livres le moindrement difficiles quand les professeurs sont tout aussi incultes que les élèves?
Ils ne seront même pas capables de lire eux-memes ces livres et encore moins de les comprendre et donc de les expliquer a des enfants hyperactifs.
Les aprets les font garder 24 heures sur 24 7 jours sur 7….croyez-vous que maman va lire un livre à ses bambins pour les endormir, les calmer, les faire reflechir sur la morale? C’est pas mal plus facile de les faire regarder des films de Disney.
Ainsi faire lire twilight est un pis aller…dans 10 ans ou 15 ans, on ne lira plus rien à l’école, on montrera des films ou des ”programmes informatiques d’apprentissages”. C’est le malheur de la democratie: les ouvriers d’antan ne savaient meme pas lire, alors que l’élite etait -en general- hautement éduquée (latin, grec, grands philosophes, theatre, etc…). Aujourd’hui le proletariat lit, ils est le marché principal pour les imprimeurs et editeurs….et memes l’elite a fini par avoir les memes gouts que les ouvriers: lecture facile et pseudo-philosophique a la Coehlo.
En gros, on est en plein moyen-age…seules les grandes ecoles privees feront lire des classiques et feront reflechir les eleves…
respectable
2 février 2010
10h31
Deux livres essentiels pour devenir une personne accomplie et juste: La Thorah et le Talmud.
centre-ville
2 février 2010
10h32
Il y a de bons bouquins qui s’écrivent de nos jours et qui allient qualité de langage et pertinence du récit. Ils se présentent sans la longue feuille de route de l’auteur et la réputation du livre lui-même qui parfois, sans le vouloir, dans le cas des classiques, peuvent intimider un lecteur débutant.
Spontanément, je pense au Rapport de Brodeck de Philippe Claudel et aux Cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini.
Et je suis d’accord concernant Agaguk et Menaud maître-draveur… Quelle horreur, à l’époque. Pieds nus dans l’aube de Félix Leclerc eût déjà été plus sympathique, si l’on tient tellement au terroir.
Michel602
2 février 2010
10h35
Quels livres? ou De quelle façon intéresser les jeunes à la lecture en 2010?
Malgré tous les efforts de mon entourage, je n’ai jamais aimé la lecture par contre les images, les vidéos etc… J’adore. Je suis un lecteur de livres “How to” exclusivement. Je lis parce que j’ai besoin de savoir quelque chose en particulier. Jeune, lorsqu’on me posait la question, je répondais fièrement: “Je ne lis pas mais je fréquente des gens qui lisent. Cela suffit.”
Votre sujet ramène à ma mémoire des moments difficiles dans ma scolarisation. “Pas encore un autre livre à lire.” Le résultat fut qu’il m’a fallu attendre la quarantaine avant de pouvoir écrire correctement avec un minimum de style et encore…
Alors ce qui va suivre risque d’être une hérésie pour plusieurs mais je pense que de forcer en 2010 des jeunes à lire des livres n’est pas utile. Par contre, les initier à la lecture est essentiel.
Je serais prof et voici comment je m’y prendrais. Je veux faire comprendre la métaphore. Je sors deux ou trois textes de très bons auteurs qui illustrent mon topo et je demande aux étudiants dans quel texte, ils ont trouvé la meilleure métaphore et pourquoi.
Mon prochain topo: la structure de phrase et l’intérêt des différentes façons de présenter un sujet.
Si l’on veut pouvoir écrire il faut lire mais tout est dans la méthode d’apprentissage.
Se farcir un livre au complet lorsque le sujet ne nous intéresse pas, non seulement ne fait un lecteur mais plutôt l’inverse.
Nous sommes en 2010 et comme le souligne un commentateur, il faut s’ajuster. Sans tomber dans le fast food, il faut aller vers une pédagogie qui permet à la fois une initiation à la lecture et l’élimination de l’interminable ennui. La réponse est peut-être une pédagogie plus rythmée et rapide avec des textes solides.
Une dernière idée: il semble que les lecteurs assidus au Québec sont peu nombreux de toute façon. Est-ce que cela ne veut pas dire que la majorité ne sera jamais des lecteurs assidus?
Conclusion, mettons l’accent sur ceux qui liront en leur offrant du “bon stock” et donnons la chance aux autres d’embarquer s’ils y trouvent leur compte en utilisant une pédagogie adaptée à notre rythme de vie rapide.
OldPro
2 février 2010
10h36
Sans hésitation je dirais: La série des enfants de la terre.
Jean M. Auel: Les enfants de la terre. 7 tomes. Une excellente façon de s’éloigner de la technologie. Un retour vers la préhistoire. Un chef d’oeuvre à lire absolument.
diclo
2 février 2010
10h39
Les jeunes au secondaire devrait lire ” Les insolences du frêre Untel “. La lecture pourrait autant être combiner aux cours de francais et d’histoire.
pipirocksteady
2 février 2010
10h45
-Un loup est un loup (Michel Folco)
-Les Piliers de la Terre (Ken Follett)
-L’aveuglement, Tous les noms, L’histoire du siège de Lisbonne, etc. (Jose Saramago)
-Mon nom est Rouge (Orhan Pamuk)
- Tous les Arsène Lupin (Maurice Leblanc)
-La part de l’autre (Eric-Emmanuel Schmitt)
… et tellement plus encore!
Notez bien que mes choix s’adressent surtout aux garçons; ne sont-ils pas ceux sur qui on doit se concentrer? Ça a marché pour moi en tout cas.
hdufort
2 février 2010
11h01
Il faut un leur faire lire une sélection de romans québécois, français, francophones, américains, étrangers. Mais aussi des romans du 19e, début 20e et fin 20e siècle. Pour être en mesure de mettre une oeuvre dans son contexte historique, géographique et culturel, l’étudiant doit tout d’abord se placer lui-même dans un courant, dans une époque et dans un espace géographique-culturel. La littérature québécoise est relativement jeune, mais elle compte déjà de nombreux trésors; par exemple, “L’avalée des avalés” de Réjean Ducharme se lit très bien aujourd’hui et touche à des thèmes qui s’accordent bien, par exemple, au débat autour de Bouchard-Taylor. On pourrait sortir des dizaines d’exemples. Mais pour débuter son exploration littéraire, l’étudiant pourrait commencer par découvrir ce qui se trouve dans son propre jardin. Quitte ensuite à élargir ses horizons vers la douce France, vers le Vietnam (qui s’est très bien métissé avec le Québec, littérairement), les incontournables États-Unis, la Belgique, les pays Scandinaves, etc.
xcheshirecat
2 février 2010
11h05
Vous en voulez une bonne ?
Secondaire 5 -> Un roman harlequin
J’ai failli dégueuler tout le long, et je m’ennuyais de mes “inspecteur specteur” que j’avais comme lecture volontaire et que j’avais du mettre de côté pour lire ce roman poubelle
Les textes choisis devraient être des textes intéressants pour les élèves, mais ayant une qualité de plume.
Sinon, les livres de François havard en sont justement un exemple
LeGrandO
2 février 2010
11h06
Étant donné la tendance générale et quasi-inéluctable au nivellement par le bas dans la société, conséquence de la démocratisation de la culture, je doute qu’on se mette à uniformément imposer des classiques aux jeunes du secondaire. La tendance actuelle est au “multi-tasking”, au survol superficiel d’une multitudes de sources, plutôt qu’à une analyse plus poussée et plus approfondie d’un nombre plus restreints de documents. Le problème, c’est que cette analyse en profondeur est, à mon avis, nécessaire au développement d’individus à part entière capables de se questionner et d’interpréter le monde qui les entourent. Et cette capacité d’analyse, elle passe nécessairement par la lecture d’oeuvres un tant soit peu compliquées.
Du fast-food intellectuel, une partie des jeunes en mangent à la pelletée quotidiennement, que ce soit à la télévision, sur internet, dans la musique qu’ils écoutent et dans les films qu’ils regardent. C’est correct, tout le monde le fait, et on ne leur demande pas d’écouter du Bach en regardant des films d’Ingmar Bergman à tous les soirs avant d’aller lire du Heidegger avant de se coucher. Par contre, ça reste notre responsabilité en tant qu’adultes de les éduquer pour que ceux-ci soient en mesure de devenir de meilleurs individus. Et oui, cela passe par l’imposition de certaines oeuvres, autant au niveau des films et de la musique que des livres. Laisser aux jeunes le loisir de choisir tout ce qu’on leur enseigne, c’est abdiquer le devoir qu’on a tous, collectivement, envers eux.
cestquitonpapa
2 février 2010
11h14
San-Antonio et Alfred Jarry … ils sont bien assez dévergondés pour lire ça et les jeux de mots sont merveilleux pour apprécier la langue française.
statisticien
2 février 2010
11h16
Mon professeur de Philo au cégep m’a forcé de lire l’Étranger de Camus. J’ai été marqué à vie ! Pour le meilleur et pour le pire (il disait ca tout le temps !)
gl000001
2 février 2010
11h27
Surtout pas “Thérèse Desqueyroux” de Mauriac qui était obligatoire en sec. 4 Eurk !!!
Le comte de Montecristo (le premier livre qui m’a intéressé à la lecture après les Bob Morane)
Quelques Zola comme La terre, Germinal surtout pas La faute de l’abbé Mouret
L’avalée des avalés
Agaguk
Les Misérables
Des contes d’Andersen comme la Petite sirène (les jeunes l’ont probablement vu en cartoon)
Le bossu de Notre-Dame (aussi en cartoon)
Sur la route (Kerouak)
Tous les livres de Bernard Werber. Pas de la grande prose mais des idées !!!
Excellent OldPro. Le enfants de la terre !!! Bonne suggestion
@Marcusrex
Tout ce qui est écrit dans les livres de Normand Lester sont vérifiables et documenté. C’est probablement dégueulasse, mais c’et la vérité. Le pire est qu’en parlant avec des Ontariens, on s’apercoit qu’ils ne sont même pas au courant des horreurs que leurs ancètres ont fait. J’en connais quelques-uns qui ont changé un peu leur façon de voir l’éternel conflit Québec-Ontario grace à ces livres.
twolaneblacktop
2 février 2010
11h37
Moi aussi, en philo au CEGEP : lecture de LA FAIM DU TIGRE de René Barjavel, qui m’a permis de tout relativiser par la suite (Dieu merci !) …
jsbaribeau
2 février 2010
11h40
J’aimerais dénoncer une conception «débiloïde» de LA LIBERTÉ, laquelle conception consiste à refuser LES LECTURES FORCÉES, à les dénigrer, à les considérer comme relevant d’un autoritarisme rétrograde et intolérable.
Dans toute société les «vieux», les «aînés», les «adultes» ont la responsabilité d’être des éducateurs dont le rôle est de TRANSMETTRE certaines valeurs, idées et connaissances. En vieillissant les jeunes ont de plus en plus la responsabilité d’en prendre et d’en rejeter. L’école n’est pas un îlot de dictature ou un lieu marqué par un dogmatisme gratuit et arbitraire. Mais dans une école ce sont les ADULTES, incarnés par les ENSEIGNANTS (et par les autres «intervenants»), qui ont la charge de l’éducation des jeunes. Ces jeunes peuvent résister ou être mécontents. Mais les vieux ne doivent pas plier comme des lâches et des poltrons dès qu’apparaissent certaines critiques ou récriminations.
Nombreuses sont les personnes, dans nos sociétés, qui ont peur des jeunes et des enfants, lesquels risquent, dans certaines circonstances, de devenir de petits roitelets dérisoires, ignares et barbares.
Dans les écoles il faut IMPOSER des lectures obligatoires, adaptées aux capacités de la majorité des étudiants. Tant pis si certains petits bébés gâtés, gavés et autoritaires refusent cette façon de procéder. Mais je sais, par expérience, que de nombreuses personnes seront, un jour, ravies de s’être fait imposer certaines lectures, bien ou mal choisies.
En ce qui me concerne j’ai fait le vieux cours classique et il m’est arrivé de râler et de «chialer» contre l’obligation de lire certains ouvrages ou livres. Mais aujourd’hui je sais gré à ces éducateurs, de compétence variable, de ne pas m’avoir enseigné UNE FAUSSE LIBERTÉ, fondée sur des caprices juvéniles et superficiels.
Ce qui est certain, c’est qu’à l’heure actuelle certains enseignants, minoritaires mais existants, sont des ignares et des incompétents. Certains sont des agents de L’ENSEIGNEMENT DE L’IGNORANCE (pour utiliser ici le titre d’un livre de Jean-Claude Michéa). Je recommande d’ailleurs la lecture de ce court livre intitulé «L’enseignement de l’ignorance est ses conditions modernes» (éditions Micro-Climats)
Notre société québécoise actuelle a besoin d’un électrochoc majeur pour rappeler aux vieux et aux jeunes leurs responsabilités respectives.
Jean-Serge Baribeau, petit vieux qui tient à prendre ses responsabilités!
samsuffi
2 février 2010
12h05
C’est par La Presse que j’ai appris à aimer la lecture. Mon père a été un abonné de La Presse depuis toujours, et je le vois encore fumant son gros cigare, sur la berceuse, sa figure derrière ses deux immenses pages ouvertes.
Sartres, Camus, Proust, Zola, Céline,etc. trop lourd = Non
Antoine de Saint Exupery = Oui
Ma suggestion aux enseignants: embarquer La Presse dans vos cours. Le Devoir est trop élitiste et le Journal de Montréal, trop simple.
Ne surtout pas commencer par le philosophe allemand Edmund Husserl (phénoménologie), quoiqu’un petit 5 minutes de temps à autres…
littleviking26
2 février 2010
12h07
Suggestion aux enseignants :
Est-ce qu’il serait envisageable d’aborder le problème de lecture par le concept de club de lecture? Mélanger les lectures venant du professeur avec celles suggérées par les élèves?
Si je me remémore mon parcours académique, les enseignants profitaient des lectures pour lier à cela la réalisation d’un texte (généralement un essai critique ou un résumé de lecture) ou encore d’une présentation orale. Dans certains cas nous avions le choix du livre à lire. L’aspect académique avait l’effet sur mon expérience de lecture de diminuer la satisfaction ou le plaisir que je pouvais en tirer même si j’avais vraiment apprécié la lecture.
Pourquoi ne pas tout simplement prendre des périodes pour discuter avec les élèves, les considérer comme des êtres capables de penser, réfléchir, avoir une opinion et d’entretenir une discussion. Dans les premiers temps, les discussions peuvent être orientées, mais avec le temps celles-ci peuvent être libres. Je pense que le concept pourrait être bénéfique, en augmentant le nombre de lectures faites dans une année tout en diminuant le nombre d’évaluations qui y sont reliées.
Je pense que nous serions surpris des propos qui pourraient être échangés même sur un livre comme Twilight (je le prends en exemple, car il a souvent été cité dans le blogue comme un exemple de “médiocrité littéraire”, j’avoue ne pas connaître du tout de quoi il en retourne sur ce sujet). Tout livre touche leurs lecteurs pour différentes raisons à différents niveaux. Les livres populaires le sont pour une raison, ils touchent les gens sur des aspects universellement partagés. Une fois que ces aspects sont identifiés par le groupe il est facile de faire évoluer une discussion et suggérer une lecture en lien avec ces aspects.
Le concept de club de lecture pourrait ainsi permettre à l’enseignant de se mettre à jour et orienter le choix futur de lectures “imposées” en s’arrimant aux préoccupations des élèves.
neltz
2 février 2010
12h11
Qui peut le plus peut le moins. Continuons à faire lire de petits livres simples (simplets) aux jeunes…
La réflexion et la pensée se développent essentiellement par la lecture, et non en contemplant les nuages. Une pensée critique se développe à force de travail. Nul n’a avancé que c’était chose facile. Pourquoi alors opter pour la facilité de junk-livres?
(Lire de la bande dessinée n’a pas que du mauvais : allez-y avec Spiegelman, Andreas, David B., Baudoin et bien d’autres. De la littérature en image, ça existe aussi…)
bloganon
2 février 2010
12h14
Si j’enseignais, je dresserais une longue liste de suggestions de lecture, plus ou moins adaptées au groupe d’âge des élèves, chaque titre étant accompagné d’une brève description, du nombre de pages et d’une cote de difficulté (1, 2, 3). Chacun des livres devrait être reconnu comme bien écrit et faire partie de la littérature mondiale ou locale.
Ce ne sont pas les choix qui manquent!
Vincent_B
2 février 2010
12h16
Calpomag a tout à fait raison.
L’idée que telle ou telle lecture est «bonne» ou «mauvaise», c’est du n’importe quoi. D’ailleurs, si les lectures «du bon vieux temps» issues du collège classique et autres avaient tellement d’impacts sur le développement du goût de lire, les parents et grands-parents d’auourd’hui seraient tous des lecteurs avides, les plus jeunes auraient tous le goût de lire par émulation, et le français se porterait de façon extraordinaire au Québec…
linda_g
2 février 2010
12h21
‘Transmettre la passion de la lecture, c’est d’abord par LES PARENTS qu’elle passe.’ Excusez-moi de reprendre votre phrase.
Si les enfants n’ont pas l’exemple et l’encouragement des parents, arrivés à l’école ils auront une multitude de défis à surmonter. Je crois qu’il faut les laisser lire du fast- food et tranquillement leur mettre des petits chefs-d’œuvre sur leur assiette.
À nos dernières vacances mon ado avait fini la lecture de ses BD, mine de rien, je lui suggère ‘ L’Étranger ‘, il l’a dévoré. Quand j’ai fini ‘La canicule des pauvres’ il a voulu le lire car les commentaires de mon mari et moi le rendaient curieux.
Comme parents et éducateurs que nous sommes, nous devons faire notre part. Si les parents attendent que le film sorte pour ainsi ne pas lire le roman, qu’attendez-vous des enfants?
L’école doit être complémentaire, arrêtons de leur laisser la responsabilité. Elle doit imposer la lecture de classiques (mettre la barre haute) et au moins pendant leur adolescence ils auront lu des livres intéressants qui les interpelleront tôt ou tard.
siresagud
2 février 2010
12h36
Je crois que le mixte entre un choix de roman fait par l’étudiant et des lectures obligatoires est la solution. Il ne faut certes pas renier l’Étranger d’Albert Camus qui est une source de discussion et de réflexion. La poésie qu’en à elle, n’est en rien quelque chose d’utile. Je pense qu’il faut explorer certains classiques mais que la lecture contemporaine à sa place, et ce dans tous les genres. Il faut faire découvrir aux jeunes plusieurs genres pour qu’ils puissent trouver celui qu’ils préfèrent. Si, bien entendu donner le goût de lire est l’un des buts principaux à atteindre.
Kamouraska n’est pas à suggérer!
doula
2 février 2010
12h45
Je pense que bien dirigée, n’importe les lectures de classiques peuvent être passionnantes. Pour moi, les livres commes Twilight et co ne devraient pas être touchés à l’école – tout comme le fast food n’a pas sa place dans les cafétérias scolaires. À force de niveler par le bas, les étudiants n’auront plus aucune culture générale. Quel désastre !
J’ai eu une enseignante de français formidable au secondaire, d’une culture immense, qui avait le don de nous intéresser à la litérature (tous les élèves, même ceux qui n’auraient jamais touché un livre de leur plein gré). Elle lisait souvent à voix haute, nous expliquait le contexte historique ou culturel, avec images ou vidéos à l’appui.
Des grands auteurs, il y en a des tonnes, et pour tous les goûts. Zola, Hugo et compagnie, bien sûr. Mais aussi Émile Ajar et Salinger, Duras, Maalouf, Orwell, Barjavel, Kerouak, et j’en passe. Impossible de trouver là-dedans des livres qui vont capter l’intérêt des élèves ? Foutaise ! De devoir se contenter de Harry Potter et compagnie, c’est de la véritable paresse intellectuelle.
ps je suis totalement d’accord avec neltz – il y a de la très grande litérature BD. Maus de Spiegelman devrait quant à moi être obligatoire au secondaire. Le problème, c’est que c’est cher la BD…
AirIcarus
2 février 2010
12h48
@ jsbaribeau
Bravo! Belle conception de la jeunesse! (J’espère que vous lisez l’ironie entre ces lignes) Et pour ceux qui parle de “leur temps”, justement, nous ne sommes plus dans “votre temps”. Nous sommes aujourd’hui. Il y a donc un peu d’adaptation à faire…
Il ne faut pas oublier qu’il y a encore une centaine d’années, beaucoup de gens étaient illettrés donc ils ne lisaient pas. Aujourd’hui, à peu près tous les gens lisent, peu importe du milieu d’où ils proviennent. C’est un droit pour tous et personne ne devrait exprimer du mépris par rapport à ce qui se lit. Il n’y a plus juste “l’élite” qui a le “droit” de lire.
Moi-même je n’aime pas les best-sellers faciles et à l’eau de rose, mais je me réjouis que tout le monde puisse trouver des lectures satisfaisantes à la hauteur de ses capacités.
Ceci dit, on ne peut pas demander à un enfant qui n’a jamais vu de livres traîner chez lui (car les parents ne lisent pas), de se taper un Dostoïevski d’entrée de jeu. Non seulement il ne comprendra rien, mais on risque de l’échauder à vie. Relativisons, s’il-vous-plaît!
Il y a des tonnes de titres intéressants pour initier les jeunes à la lecture (Asimov, Bradbury, Orwell, etc.) qui les toucheront aussi. Et ce ne seront pas seulement de beaux titres qu’ils débiterons lors des cocktails d’intellos plus tard…
bertrandtoupin
2 février 2010
12h56
J’ai 30 ans et j’adore lire. En moyenne, je dois bien lire 1 livre (roman, essais, etc.) par deux semaines. Cependant, je n’ai aucun intérêt à lire des livres qui ne m’intéresse pas.
Ce qui m’a fait découvrir pour de bon la lecture, c’est lorsque mon professeur de français de secondaire 5 nous a fait lire “1984″, “Le meilleur des mondes” et “Le joueur d’échecs”. Là j’ai compris que la lecture, ce n’était pas seulement fait pour s’endormir! Depuis, je ne fais que lire, de tout les styles.
vincentc.
2 février 2010
13h00
Les classiques, québécois, français, russes, américains, etc… c’est dur mais cela fait partie de la formation de base. Nous ne sommes pas égaux et nous ne le serons jamais, laissons le reste faire les choses. À vouloir niveler par le bas nous aurons la société que nous mériterons plutôt que celle que nous voulons.
delbosco
2 février 2010
13h01
Au secondaire, une de mes professeures nous laissait choisir entre 3 livres pour chaque cycle(par ex pour le fantastique: Chroniques martiennes ou 1984 ou le K). L’avantage, c’est qu’on avait plus de chances de tomber sur un livre sur lequel on accrochait. à la fin, on était quand même exposé à 3 classiques.
L’effort, c’est la prof qui le fournissait en préparant à chaque fois 3 examens différents.
Anecdote sur “les parents doivent donner le gout de la lecture”: Pour “Madame Bovary”, mon amie avait l’exemplaire de son père quand il était au secondaire. Il avait dessiné un pendu dedans. Les parents aussi ont eu 16 ans!
mout
2 février 2010
13h02
Quel plaisir ce matin de découvrir que les messages des blogueurs contiennent très peu de fautes de français et très peu de fautes d’orthographe!
S’il y a quelques avantage à lire, c’est certainement de savoir écrire , savoir s’exprimer correctement et clairement! vous ne croyez pas?
Mon enfance a été bercé par les romans d’aventures tel Frison Roche (scout) Henry de Montfreid, Joseph Kessel et ces grands aventuriers qui ont fait l’histoire de l’aéropostal .
La curiosité d’apprendre et de lire est la responsabilité au départ de la famille. Les professeurs viennent s’ajouter à ce défi. À l’âge de quinze ans, mon professeur m’a donné le goût et le besoin de savoir en m’initiant à certains auteurs classiques.
Mes choix furent personnels ensuite.
La lecture est une drogue douce :-)) une accoutumance délicieuse, un goût d’apprendre et moment privilégié que je n’abandonnerai pour aucune considération!
moptop
2 février 2010
13h03
Je suis sortie du collégial il y de cela moins de cinq ans. Selon mon expérience, je crois que les lectures choisies devraient être des oeuvres pertinentes qui ont bien vieilli ou vieilliront bien. Ensuite, les lectures ne devraient pas être trop longues, ce qui permettrait aux élèves de mieux se concentrer sur les éléments importants du récit. Lire des oeuvres courtes et moyennes permettrait d’offrir plus de lectures. Les oeuvres choisies devraient être variées: auteurs de différents pays, de différentes époques, de différents styles.
Imposer des lectures longues et plates à mort (Bonheur d’occasion et le survenant en secondaire cinq, quelle horreur!) n’aide en rien les élèves! Les lectures doivent intéresser le jeune et éveiller sa curiosité. Plusieurs jeunes de secondaire 4-5 n’ont presque jamais ouvert un livre de leur vie; comment pourraient-ils apprécier et bien analyser une longue oeuvre de Zola ou Dostoievski?! En forçant les élèves à lire des livres longs et fastidieux, on en accroche peut-être certains, qui finalement diront qu’ils sont contents d’avoir lu Madame Bovary, mais on en dégoûte définitivement beaucoup d’autres de la lecture, et ce n’est pas toujours réversible!
Je pense que les gens qui lisent des livres développent une ‘maturité de lecteur’, c’est-à-dire qu’il y a certaines oeuvres qui ne paraîtront pas intéressantes avant que soit acquise une certaine expérience en lecture. Ce n’est peut-être pas vrai pour tout le monde, mais ce l’est certainement pour moi!
Les professeurs devraient aussi donner un choix aux élèves. Ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour le prof, quoique les profs semblent en avoir déjà beaucoup sur les bras de nos jours.
En conclusion, je crois que l’humour rend une oeuvre littéraire très accrocheuse, et il ne manque pas de classiques qui en usent. Voici ma petite liste…
- L’écume des jours – Boris Vian
- La ferme des animaux – George Orwell
- La fée carabine/Au bonheur des ogres – Daniel Pennac
- Histoires fantastiques – Edgar Allan Poe
- Le poney rouge/La perle – John Steinbeck
- Nouvelles d’Isaac Asimov
- Poèmes de Jacques Prévert, de Nelligan, textes de chansons de Richard Desjardins, Brassens, etc…
- Romans graphiques: The Complete Maus: A Survivor’s Tale – Art Spiegelman, Louis Riel: A Comic-Strip Biography de Chester Brown, et The Strongest Man in the World: Louis Cyr par Nicolas Debon
- La vie devant soi – Romain Gary
- Hey, Nostradamus – Douglas Coupland
- Alice au pays des merveilles – Lewis Carrol
- Nouvelles de Jorge Luis Borges
- Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini
- Catch 22 – Joseph Heller (lecture un peu plus demandante, mais si, si géniale!)
- Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank et Le corps (nouvelles de Stephen King)
habs25
2 février 2010
13h05
Les profs devraient donner des choix aux élèves pour chaque livre à lire. Je ne suis pas fervent d’amener des trucs comme Twilight aux élèves. Je suis d’accord que ce n’est pas leur rendre service. Voici personnellement des livres que j’ai lu et aimé lire au secondaire:
- Dix petits nègres (un must)
- Les Piliers de la Terre
- Agaguk
- Voyage au centre de la Terre
- Les Misérables
- La Ferme des Animaux
- Croc Blanc
- 1984
- Des Souris et des Hommes
berthalaroche
2 février 2010
13h12
Je lis depuis l’âge de quatre ans et j’ai toujours aimé la lecture. Ma mère lisait beaucoup et ma grand-mère également. Il y avait une tonne de livres à la maison et plusieurs grands classiques. J’ai tenté de lire plusieurs fois Les trois mousquetaires ou La reine Margot de Dumas mais je me suis tannée avant la fin; des descriptions qui n’en finissaient plus et un langage qui n’est plus de ce monde.
Pourtant j’ai adoré Sartre et Camus que j’ai lu au cégep ainsi que d’autres livres du même acabit. Il y aussi Le rouge et le noir de Stendhal qui m’a rebuté dès le début. Et que dire de Proust! “Longtemps, je me suis couché de bonne heure…” Disons que ça manque d’appât pour attirer un jeune… :-) J’ai tenté de faire lire les livres de la Comtesse de Ségur à ma fille de 12 ans mais elle n’aime pas ça.
Toutefois, elle a tout lu les Harry Potter, Twilight, Quatre fille et un jeans, Le journal d’Aurélie Laflamme et tutti quanti! Il faut faire attention à tout ça; il est bon de lire les classiques (certains) pour la culture que ça peut nous apporter mais c’est pas toujours bien intéressant. Il faut éviter de mettre tous les romans populaires dans le même bain.
J’ai bien aimé lire Twilight comme lecture de divertissement mais je ne le mettrais pas sur le même pied que d’autres lectures plus sérieuses. Toutefois, j’aimerais bien qu’elle lise Les rois maudits, les meilleurs romans d’histoire que j’ai lus de ma toute ma vie!
Aladesgrosjos
2 février 2010
13h15
On devrait faire lire les classiques québécois , point.
Faire lire des livres que probablement plusieurs jeunes n’auront pas la chance de lire, ou n’auront tout simplement pas le goût de le faire plus tard.
Il faut donc imposer des ouvrages et aussi ,réformer les cours d’histoire ,question de pouvoir dire que l’on enseigne vraiment l’histoire aux jeunes du Québec.
Le temps passé à l’école et les ouvrages lu ,devraient donc être davantage encadrés vers l’histoire et la culture du Québec.
Les jeunes , ceux qui le veulent ,liront Harry et ses sorciers la fin de semaine ,et Camus et Sartre lorsqu’ils auront vingts ans ,au Cégep ou à l’Université.Chaque chose en son temps.
Si,pendant le secondaire , on pourrait faire en sorte que les jeunes sortent de là avec une bonne base historique et culturelle québécoise , tous les autres ouvrages étrangers lus par la suite feront plus de sens et seront plus faciles à comprendre.
Bref ,c’est le fameux ,connais-toi toi-même!
Si l’on ne connait pas son histoire ,ses racines ,comment réussir à comprendre vraiment l’autre , le monde?
Et oui ,on doit IMPOSER la chose.
L’école n’est pas sensée être divertissant et amusant.
L’école est sensée être un lieu d’apprentissage ,d’efforts et de réflexion.
Ce qui est sensé être “le fun” à l’école ,c’est d’apprendre.
Et il n’y a pas grand chose à apprendre ,dans la littérature bonbon.
Il n’y pas grand chose à tirer de Sartre ou de Camus non plus, lorsque l’on ne connaît pas le monde dans lequel on vit ,et comment le monde c’est bâtit.
On impose bien les mathématiques et l’algèbre aux jeunes sans se poser de question;alors qu’on impose de la littérature digne de se nom également.
Les jeunes n’en seront que gagnants.
hdufort
2 février 2010
13h16
Lire des phrases complètes, lire des paragraphes, comprendre un texte ou une histoire. Voilà l’objectif PREMIER de l’apprentissage de la lecture. Ensuite viennent l’enrichissement culturel, la mise en contexte, le sens artistique, la capacité d’analyse. Il faut aider l’enfant à gravir les échelons.
andrep.
2 février 2010
13h18
Aldous Huxley: “Le meilleur des Mondes”
Toujours d’actualité!
blockesubversif
2 février 2010
13h26
@Marcusrex : ne vous en faites pas, mes étudiants ont aussi le loisir de lire (parfois en anglais, parfois dans leur version traduite), les Barbara Kay, Barbara Amiel, Diane Francis, Lawrence Martin, Jan Wong, etc.
packington
2 février 2010
13h30
Il faudrait commencer par leurs apprendre à lire.
Car s’ils lisent comme ils écrivent sur les sites que tous connaissent, impossible de leur faire lire quelque livre que ce soit.
gillesmenard
2 février 2010
13h34
Étudier c’est une tâche et non un jeu.À toujours tout ramener au plaisir et à la facilité nous a conduit à devoir vivre maintenant dans un monde où la seul valeur que puissent accepter les jeunes soit l’amusement et la légèreté de la pensée.
C’est pourquoi la droite est de plus en plus puissante et que les valeurs de partage et de solidarité sociale sont entrain de disparaître.
maxg
2 février 2010
13h36
je ne vois pas le mal à faire lire harry potter et twilight à des enfants de 12-13 ans, probablement mieux ca que les écoeurer des le départ avec des trucs qui n’intéressent absolument pas des enfants de cet age
mais vers la fin du secondaire:
Fahrenheit 451, 1984, Le meilleur des mondes, Dune, Le seigneurs des anneaux, Peacefull warrior…
des livres tres divertissants qui sont aujourd’hui des classiques ou meme des biographies…
Mais rendu au cégep, et bien, on a un paquet de pseudo intellectuel qui ont listé de tres bons livres dans les posts précédents
jsbaribeau
2 février 2010
13h45
À AIRCLARUS:
Quelle que soit l’époque historique vécue par les humains, la tâche des «vieux» en est toujours une de TRANSMISSION aux jeunes. Alors, MON TEMPS n’est pas révolu. C’est vous qui n’avez pas encore compris L’HUMAINE CONDITION, sur un plan anthropologique, philosophique et sociologique!
MEILLEURES SALUTATIONS!
Jean-Serge Baribeau
gadur
2 février 2010
13h46
L’important est de faire réfléchir les étudiants, cela n’a pas forcément de lien avec le fait de leur donner des textes difficiles à lire (La Ferme des Animaux de Orwell est un bon exemple de cela). L’analyse du texte, sa compréhension, sa signification priment sur une quelconque notion de faire lire des livres taxées de Grands Classiques par les universitaires en littérature oeuvrant dans un ministère. C’est de l’orgueil mal placé.
D’après moi, un Grand Classique c’est comme un grand vin, on ne peut l’apprécier qu’après avoir bu des vins moyens ou de la piquette, il faut qu’il y ait une gradation avant d’arriver à Zola ou Proust. Ce qui ne veut pas dire que nous devons donner de la piquette à lire à nos étudiants, mais un bon roman sans prétention comme en compose Marc Levy, suffira amplement à intéresser les étudiants. Autre points majeurs, ce qui intéresse les filles, n’intéressent pas forcément les garçons, au lieu de faire lire un livre à la fois, peut-on leur faire piger un titre dans un pool de titres possibles ? Moi, en secondaire 5, la consigne était on ne peut plus simple : vous lisez 12 livres québécois dans l’année et vous faites un essai de 2 pages sur le livre. Alors au lieu de me taper Michel Tremblay, et bien j’ai pu lire Agaguk et plein d’autres livres de Thériault.
D’après moi, la question principale est : comment amener les jeunes à la lecture ? Mon humble avis est que si Le Rouge et le Noir avait été ma première lecture, je n’aurais probablement pas persévéré. Par contre, étant donné que mes parents et mes professeurs m’ont encouragés à lire des livres passionnants lorsque j’étais plus jeune (essentiellement la courte échelle !!), j’ai pu me taper sans ciller Bonheur d’occasion au secondaire et 100 ans de solitude au CÉGEP. Sans ces lectures légères je n’aurais jamais pu lire, par choix et par plaisir, l’oeuvre de Zola (les Rougons-Macquarts) pendant mon CÉGEP.
Bref, la lecture on ne la force pas, on ne l’impose pas, ça vient à vous la première fois que vous restez debout jusqu’aux petites heures pour comprendre comment pourra bien se terminer ce magnifique roman qui vous tient au bout de votre chaise et ce …. peut importe le titre du roman.
C’est ça que les professeurs doivent obtenir, bien avant de se demander quel grand classique il pourrait bien leur faire lire.
Quant à Twilight …. ça c’est de la piquette.
MadMAf
2 février 2010
13h53
Peu de gens ici, sinon personne, ont débuté leur amour de la lecture en se tapant Malraux, Dostoyevski ou Genet.
C’est vers 12-13 ans qu’on débute une relation avec le livre, habituellement en lisant un roman qui nous parle, qui nous fait rêver. Dans mon cas, ce fut du Jules Verne et, ensuite, Dumas avec ses mousquetaires.
À l’Université je me suis mis aux “classiques”.
Obligez des jeunes à lire des “classiques” est la meilleure façon de les écoeurer à jamais de la lecture.
L’important est qu’ils lient. Entre 6 et 11 ans, laissez-les lire n’importe quoi: bandes dessinées, magazines, courts romans. l’important est de développer le goût.
maya545
2 février 2010
13h57
Un bon classique est un livre qui transcende le temps et qui reste d’actualité dans les thèmes abordés qu’il ait été écrit il y a 200 ans, 100 ans ou 2 ans. C’est un livre qui fait réfléchir et remettre certaines choses en question à la personne qui le lit. Un livre intemporel.
Mais il y a un temps dans la vie pour aborder un classique. L’unanimité ne sera donc jamais atteinte sur le choix d’un roman car chaque personne n’est pas rendu à la même étape dans sa vie.
Une liste de livres suggérés (15 ou 20) m’apparaît donc préférable à un livre imposé pour tous.
Voici mes suggestions :
-”La ferme des animaux” de Georges Orwell
-”Vendredi ou la vie sauvage” de Michel Tournier
-”Le vieil homme et la mer” d’Ernest Hemingway
-”L’Étranger” d’Albert Camus
-N’importe quel Jules Verne
Mais aussi des livres plus récents:
-”Un parfum de cèdre” d’Ann-Marie McDonald
-”Lignes de faille” de Nancy Huston
-”Tarmac” de Nicolas Dickner
-”Le troisième orchestre” de Sylvain Lelièvre
-”La petite fille qui aimait trop les allumettes” de Gaétan Soucy
-”Le ciel de Bay city” de Catherine Mavrikakis
Aborder les livres selon les grands genres littéraires m’apparaît aussi une bonne idée pour faire découvrir toute sorte de lecture aux jeunes:
-Roman historique
-Roman fantastique
-Poésie
-Essai
-etc.
Et pour intéresser les jeunes, il faut surtout un prof motivé qui sait introduire les livres et les genres littéraires afin de donner le goût aux élèves d’ouvrir le livre en question. Car si le livre est ouvert à reculons, le lecteur sera très difficile à conquérir.
Sur ce, bonne lecture!
cakoue
2 février 2010
14h00
Mon mari et moi avons tout bonnement cessé de faire confiance à l’Ecole pour inculquer une quelconque notion de littérature classique à ma fille de quatorze ans – nous sommes désormais sa référence en littérature et autres aléas de la vie. Cependant il ne faut pas non plus croire que l’Ecole est faite non plus pour tout faire à notre place.
Petit exemple – l’autre jour mon mari lui a fait un cours sur Hégel et a même expliqué la différence entre la vision d’Hégel et celle de Sartre – et elle était intéressée !
OUI OUI OUI NOS JEUNES EN MANGERAIENT D’HÉGEL ET AUTRES AUTEURS SI ON LEUR EN DONNAIT LA CHANCE !
reparti
2 février 2010
14h00
Le Prine de Machiavel.
Pour savoir ce qu’est réellement la politique, et connaîtrent ceux qui contrôlent leurs vies.
noirod
2 février 2010
14h03
Le ministere ne doit pas imposer des lectures mais plutot offrir un choix de lectures variées . Il faut absolument faire en sorte que le jeune se sente libre et volontaire de se lancer dans l aventure. Le risque a l école c est l imposition de lectures religieuses et potentiellement laveuses de cerveau et de lectures trash et non appropriées au niveau du jeune.
Le parent est le seul qui peut avoir un reel leadership en donnant l exemple et en étant traineux un peu coté livres. Il y a dans le livre l apprentissage du francais,du vocabulaire,de l orthographe,de l histoire,de la science bref au jeune a choisir sa voie.
Mais le parent doit etre un guide aussi et inciter le jeune a des lectures nouvelles afin de lui permettre des découvertes et persister par le biais de cadeaux a noel ou de récompenses livres et de certificat cadeau chez un libraire ou un abonnement a la bibliotheque.
Je crois toutefois qu il faut éviter de tomber dans la facilité et de ne pas se borner qu a un style ou une époque.
eggraid
2 février 2010
14h05
@re3e : Pourquoi Dostoyevsky est le seul à se mériter une lettre majuscule?
Pour ma part, j’ai eu un excellent prof au Collège Ahuntsic (Marc Savoie pour le nommer). Il m’a initié à plusieurs auteurs étrangers tels que Junichiro Tanizaki et Alexandre Pouchkine, mais m’a également appris à apprécier les auteurs classiques avec Shakespeare et Molière ainsi que la littérature contemporaine de Salinger à Beigbeder (ok, j’ai peut-être lu Beigbeder par moi-même, c’est toujours un peu flou quand je pense au CEGEP). Bref, en une session, (45 heures de cours) notre groupe a parcouru des dizaines d’univers différents au fil de quelques 2 000 pages. Étant donné les heures d’étude nécessaires pour terminer le programme de science nature, ces lectures n’ont pas toujours été faciles, mais merci encore Marc.
mellymel
2 février 2010
14h20
gillesmenard
2 Février 2010
13h34
Votre discours m’ennuie.
Nous avons une vie à traverser, je ne vois pas pourquoi on devrait le faire sans plaisir.
L’école c’est pas une tâche mais une période d’apprentissage, d’instruction.
Donnez- moi donc des exemples pour justifier vos dires selon le fait que les valeurs de partage et de solidarité sont entrain de disparaitre???
La lecture est un plaisir et pour la rendre ainsi on doit avoir un plaisir à le faire. A l’école il est normal de lire des livres qui nous apprennent quelque chose par contre de là à lire Palomar d’Italo Calvino il y a une marge.
Je crois que vous ramenez souvent les sujet à la politique ou plutôt à votre Québec solitaire mais jamais d’argument qui pourrait nous faire croire à nous les jeunes qu’on devrait vraiment penser à ce parti.
Je crois au contraire que la solidarité sociale a pris le dessus sur nos vies, nous travaillons beaucoup pour les autres et pas beaucoup pour nous. Et dites vous qu’avec vos beaux discours qui ne “fit” pas avec vos rythmes de vie vous ne gagnerez pas de points chez nous les jeunes.
Pour répondre à la question du blog
J’ai une fille de 16 ans qui lit ou plutôt mange les livres!!! Elle en lit plus de 5 par semaine. Son professeur de français lui prête les livres qu’elle a lu durant ces études, elle va à la bibliothèque et on en achète beaucoup. La lecture chez moi est très importante du fait qu’avec la lecture on peut s’évader, apprendre, se détendre et bien d’autre chose. Ma fille peut passer du monde de Sophie à Twilight toujours en les dévorants des yeux. De l’autre côté mon fils de 9 ans lui pour l’instant se contente de Bande-Dessinée. Je crois qu’il faut les amener à apprécier la lecture pour leurs donner envie d’aller plus loin par la suite dans ce qu’ils lisent. Peut importe ce qu’ils lisent, ils apprennent si ce n’est que la grammaire qui devient meilleure avec la lecture.
charleebraun
2 février 2010
14h52
J’ai lu du Camus,Voltaire……parce que je devais le faire pour mes cours de francais..boring….Puis j’ai découvert Bob Morane,alors je me suis intéressé à la lecture
Les ixe 13 de Pierre Saurel(Daigneault)
Biggles de W.E.Johns
Le matin des magitiens de Pawels et Berger
La saga de Dune de Herbert
La saga Hypéryon de Simmons
Les dingodossiers,Tintin,Tartine…..
Clancy,Forsyth,Coonts,Brown,Simmons…..
C’est comme pour la musique,chacun ses gouts….
isabellaR
2 février 2010
14h55
On oublie le primaire. Il y a des classiques de la littérature jeunesse, des poésies, des fables que des enfants de 8 à 11 ans sont en mesure de lire. Un enfant qui est en mesure de lire des oeuvres plus consistantes à la fin du primaire sera déjà accroché au secondaire. Le nivellement par le bas se retrouve surtout au primaire. C’est désolant.
Avec un comité de parents à l’école, je me suis impliquée afin de faire inscrire au programme pédagogique de l’école l’importance de la culture générale. Ainsi, plutôt que de faire lire n’importe quoi, on leur proposerait des histoires ayant un contenu plus soutenu, à caractère historique, classique… C’est fait! Mais ça ne change absolument rien. Ce sont les professeurs qui ont le dernier mot et ils ne mettent pas cette exigence en pratique. Trop compliqué, certains n’iment pas lire… Toutes les excuses sont bonnes. Ce n’est pas seulement au niveau de la lecture: s,il y a un film présenté à l’école il y a de fortes chances que ce soit Shrek ou un truc du genre. C’est ce qu’ils aiment!!! nous disent l’équipe école.
Déception totale. Envie de faire l’école à la maison.
jonathangregoire
2 février 2010
15h30
1984! parceque c’est de plus en plus d’actualité
ignatius.j.reilly
2 février 2010
15h33
UN INSTANT!
Le plaisir provient souvent de la façon dont le livre est enseigné. Un mauvais professeur peut ainsi rendre indigeste et incompréhensible un roman comme Twilight. Les livres eux-mêmes sont rarement “plates”.
Pour aborder la question plus directement, je me demande de quels jeunes parle-t-on ici? Ceux de 12 ans (secondaire 1) ou ceux de 18 ans (cégep)?
Lire, c’est grandir. Cependant, il ne faut pas forcer les choses. Camus, Hugo, Zola et Cervantez ne sont pas faits pour un adolescent de 14 ans. À l’inverse, faire lire L’Alchimiste au cégep infantilise les étudiants plus que tout. Oui, Harry Potter peut faire l’affaire… si le jeune débute son secondaire.
Pour ma part, voici mes suggestions :
Terre des hommes (Saint-Exupréy)
Parfum de poussière (Rawi Hage)
L’Écume des jours (Boris Vian)
Tortilla Flat (John Steinbeck)
L’Assommoir (Émile Zola)
Saga (Tonino Benacquista)
La nuit des temps (René Barjavel)
La Chute (Albert Camus)
marie-madelaine
2 février 2010
15h48
,,,,,,,,,,,,,,,,,, j’ai aimé lire aussitot que sais su lire, je lis en moyenne une vingtaine de livres par semestre,,, quand ‘j’étais jeune ,( 13-16 ans)je faisais parti (du club des bouquineurs” et nous avions une émission à la radio locale pour discuter des bouquins que nous avions lu,,, et en ce moment je lis des livres en anglais et en italien ,aussi en espagnol,,,, tout ce qui peut m’aider à ma renseigner sur ce qui nous entoure,,,,,,,,, la vie,le monde, l,’histoire,l’actualité, etc etc tout ce qui vit, tout ce qui bouge, tout ce qui se passe, est important et essentiel,,et il faut donner aux plus jeunes les moyens de le faire.. et ce, le plus tot possible,,,merci…
hdufort
2 février 2010
15h54
Je ne crois pas qu’il soit bien avisé de faire lire des livres moralisateurs aux enfants (je pense à Coelho, Barjavel, Richard Bach ou même Bernard Werber). Il y a tellement de livres intéressants à lire, pourquoi s’obstiner à faire avaler aux enfants nos obsessions morales? Que la lecture soit avant tout un exercice formateur (apprentissage et pratique de la lecture) et un plaisir, le plaisir de lire une histoire passionnante et bien écrite. Pas besoin de culpabiliser les enfants sur leurs impacts écologiques ou de leur imposer un pélerinage new age gnan-gnan.
Même le “Le petit prince” me semble être un peu à côté de la plaque; c’est plus un petit carnet avec une morale à deux sous qu’un chef-d’oeuvre de la littérature française. Quoi, il est interdit de ne pas aimer Saint-Ex et de trouver son “petit catéchisme rénové façon Rousseau” d’un intérêt douteux? Il est interdit de trouver que la prose du “Petit prince” est bien mince, pour ne pas dire pauvre.
Entre “Le petit prince” et “La gloire de mon père”, je pencherais vers le second. Et j’ajouterais quelques Arsène Lupin, qui sont un pur plaisir à lire pour un enfant 13 ou 14 ans.
37tao44
2 février 2010
15h56
un truc pour faire lire les jeunes: donnez leur le seigneur des anneaux. quand ils vont voir le nombre de pages, il vont être contents de s’intéresser à la peste ou à 1984.
vlad_drac
2 février 2010
16h00
Le problème, c’est que trop souvent, on offre des vieux bouquins dans lesquels les jeunes ne peuvent se reconnaître.
Ça prend des trucs plus modernes. Pourquoi pas oeuvres mordantes et contemporaines, comme par exemple 99 francs, de Beigbeider ? Cinglant, mais l’aspect trash piquerait l’attention de la jeunesse et lui donnerait peut-être le goût de lire davantage.
sgtsin
2 février 2010
16h14
À notre école secondaire, on avait une banque de livres pour chaque niveau et il fallait en lire deux par étape. On appelait ça le défi-lecture. C’était souvent des livres jeunesses, ramassé au fils des ans par les professeurs. Les professeurs nous recommandaient d’éviter les livres les plus mince, parce que c’était souvent les plus ennuyeux. Pas de grand auteurs, des livres comme l’adaptation de ET l’extraterrestre (sec. 3), même si j’ai lu la version de Jules Verne du Titanic. J’ai aussi pu redévorer les Harry Potter, même si je les avais tout à la maison (pratique surtout quand ton deuxième livre de l’étape devait être lu). Je me suis aussi endormi sur l’histoire du jeune noir homosexuel qui se fait violer par un athlète pédophile qui a aussi une aventure avec une journaliste sportive lors de jeux d’Atlanta :(. dommage que je ne me rappelle pas du titre, je vous le déconseillerai fortement.
C’est au cégep que j’ai fait connaissance avec les grands auteurs. Celui dont je vais me servir pour construire mon argumentation, c’est Daniel Pennac, avec son essai «Comme un roman». En gros, il s’installe dans une classe de dernier niveau en France et il se met à lire un gros roman pendant les cours de français. Tout ce que les jeunes ont à faire c’est de l’écouter. Pas de notes, pas de dissertation et ils tombent sous le charme… Pennac lui-même admets que c’est une utopie, mais notre enseignant, dans sa présentation du livre nous a dit que c’était le genre de livre qui était obligatoire dans les facultés d’éducation. Et ce qui est le plus important, c’est le dernier chapitre : Les droits imprescriptibles du lecteurs. Le 5e c’est le droit de lire n’importe quoi et le 6e c’est le droit au bovarysme ( qui vient de mme Bovary) Je suis parfaitement d’accord avec lui. Ce n’est pas en forçant les jeunes à lire des livres de haute culture qu’on va les faire aimer la lecture. Ni en les forçant à lire les m**** dans les librairie ( faut bien qu’elles fassent de l’argent). Il ne faut pas non plus plus leurs laisser l’impression que la lecture est une job ( l’être humain est paresseux).
La façon que mes parents ont trouvé a été de prendre les livres de Walt-Disney et de me le faire lire juste après le film correspondant. Quand j’ai compris que le livre et le film racontait la même histoire (insipide après les années j’avouerai, je déteste profondément Cendrillon aujourd’hui) j’ai fait le déclic et je me suis mis à lire. Je continue encore encore aujourd’hui. Cela va de roman de fanfiction de Star Trek à Notre-Dame-De-Paris, que j’ai lu durant les vacances des fêtes ( beaucoup d’humour, même si la fin nous fait définitivement pleurer). En plus de me taper la littérature scientifique propre à mon domaine. Je lis moins que je le voudrais, mais je lis quand même et j’ai bien l’intention un jour de lire les miliers de classique de la littérature qu’on arrête pas de citer un peu partout.
N.B. Pour ceux qui sont partisans du «il faut leur donner des oeuvres actuelle»: les livres du Défi-lectures était tous des livres assez actuels, et pourtant les jeunes ne les lisait pas pour la plupart, parce que c’était une trop grasse job. Deux livres, 10 petites questions (choix de réponses) a répondre à l’ordinateur et 20% de donner dans ton bulletin. La moitié des jeunes ne se donnais pas la peine de les lire non plus. Alors, le problème n’est pas là non plus.
Je suis vraiment désolée pour les fautes, même si ca parait mal, mais je suis malheureusement un peu pressée par le temps.
gadur
2 février 2010
16h16
ignatius.j.reilly
Je crois que dans ce genre d’exercice vous devriez toujours considérer que vous avez le prof le plus merd%que possible et, ainsi, choisir les livres qui, par leur seul contenu, sont les plus intéressants possibles.
Avec une telle méthodologie, rien à perdre, le bon prof rendra un bon livre encore plus intéressant. Le mauvais, ehhh bien, il aura de la difficulté, même s’il se force, à rendre le bon livre inintéressant (notez que vous pouvez tout de même rencontrer quelque champion du monde de la platitude, mais j’estime, basé sur mon expérience personnelle et celle des gens qui m’entourent qu’ils sont très rares)
Sans rien enlever au corps professoral, la méthodologie est pas mal plus pragmatique si vous la basez essentiellement sur le matériel d’enseignement (le livre dans ce cas). Elle est plus pragmatique pour la simple et bonne raisons qu’il y aura toujours une minorité de mauvais profs.
doula
2 février 2010
16h19
@hdufort – Bonne idée pour Arsène Lupin – ce sont des livres passionnants qui risquent d’accrocher plusieurs adolescents (et adolescentes) à la lecture, sans tomber dans le gna-gnan. J’ajouterais Jules Verne. Pour ce qui est des livres moralisateurs, pourquoi pas (à partir d’un certain âge seulement), tant que la morale ne se situe pas toujours du même côté ! L’important, c’est la diversité, non ?
calpomag
2 février 2010
16h21
Il est parfaitement stupéfiant de constater que, sur l’ensemble de propositions de lecture déversées dans ce forum on ne trouve tout simplement aucune qui reflète les intérêts des jeunes d’aujourd’hui. Pourtant, un parent moyennement attentif à la vie de ses ados ne peut pas manquer de savoir qu’il existe une monumentale production littéraire inspirée des thèmes qui aujourd’hui fascinent les jeunes. Il suffit de regarder les titres dans les librairies, ceux sur lesquels les yeux des adultes sclérosés que nous sommes ne s’arrêtent jamais.
Alors, pourquoi ces œuvres ne trouvent pas place dans le palmarès des administrateurs de la culture? Snobisme? Manque d’intérêt? Ignorance?
Je lis beaucoup et depuis toujours, tout comme ma fille de 14 ans. J’admets ne pas lire ce qu’elle lit mais je me garde bien de qualifier de mauvais ou de facile ce que je n’ai pas lu.
La façon la plus myope de qualifier les jeunes d’ignares est de ne pas savoir ce qu’ils savent. Ça fait paraître la myopie lucide.
doula
2 février 2010
17h02
@calpomag
Je comprend vos arguments, et il est vrai que la production jeunesse que l’on trouve en librairie est étendue et correspond aux “intérêts des jeunes d’aujourd’hui”. Par contre, si l’on se contente de les nourrir de ce qu’ils aiment déjà, comment les inciter à découvrir d’autres saveurs, qu’ils apprécient ou non, c’est une question de goût personnel. De plus, que savez-vous exactement des intérêts des jeunes d’aujourd’hui ? J’en connaît plusieurs qui se passionnent pour autre chose que “les titres (…) sur lesquels les yeux des adultes sclérosés que nous sommes ne s’arrêtent jamais”.
kimleclerc
2 février 2010
17h13
Imposer certains livres c’est vouloir formater les esprits. On dirait qu’au-delà de Camus point de salut. La production littéraire mondiale est riche. Pourtant, lire au Québec est une corvée, on nous dit tu dois lire ceci et cela, ne lit surtout pas ça. Pas surprenant que le taux de lecture soit plus bas ici que partout ailleurs. Si l’on suscite le goût de la lecture, l’envi d’expérimenter des textes difficiles viendra d’elle-même.
veridik
2 février 2010
17h23
@ calpomag
Je comprends votre préoccupation et celle de beaucoup d’autres sur l’aridité et l’éloignement des intérêts des jeunes des livres proposés.
Mais nous parlons ici de livres qui doivent être analysés, décortiqués, qui serviront de bagage culturel et de balise sur ce qu’est une grande oeuvre dans un monde qui ne propose que du plaisir instantané.
Le but de l’école “secondaire” est de doter l’élève d’une culture “seconde” sur laquelle il s’appuiera pour s’insérer dans une société qui a une histoire de 5000 ans et qui n’est pas née avec le dernier Patrick Sénécal.
Si aucun prof ne force les élève à lire Zola, Dumas, ou Camus, comment pourront-ils découvrir ces auteurs et ainsi maîtriser les bases sur lesquelles la civilisation à laquelle ils participent s’est construite?
La littérature n’est pas qu’un simple divertissement: elle est aussi une formation à la pensée dans son contenu et sa forme. Les classiques poussiéreux ou ennuyeux ont traversé les époques parce qu’ils sont porteurs de cette culture second et qu’il représentent la somme des réflexions de toutes les époques.
L’étranger de Camus date du milieu du 20e siècle, mais il marque le point où est arrivée le monde occidental avec la modernité et l’indivualisme, et préfigure l’absurdité croissante de l’existence qui caractérise justement cette culture de l’instant des années 2000. On ne peut pas en dire autant de Twilight!
S’en remettre aux goût des élèves signifierait nier l’évolution de la pensée et accepter que les jeunes repartent de l’école sans le bagage sur lequel la culture occidentale s’est construite.
Le rôle des parents est de donner le goût de lire, le rôle de l’école est de baliser la route de la littérature avec des oeuvres solides et des moyens de les comprendre.
lmcsawy
2 février 2010
17h25
Commençons par les 7 tomes de Harry Potter: ça représente une bonne quantité de page bien écrites. Passons ensuite au Code de Da Vinci, pour finir avec le Seigneur des Anneaux, dont les 3 tomes sont plus difficiles, mais demeurent un défi surmontable .
Dans les 3 cas, les jeunes auront déjà vu (et adoré) les films, alors ils ne verront pas cela comme une punition.
Par la suite, ceux et celles qui seront “accroché(e)s” à la lecture accepteront les textes moins populaires comme les classiques que plusieurs suggèrent. Les autres ne seront probablement jamais de vrais bons lecteurs.
gillesmenard
2 février 2010
17h31
@mellymel
Voyez vous je suis très en contact avec la jeune génération et je suis même pour beaucoup d’entre ceux que je fréquente une référence de sagesse et d’ouverture.
Probablement que les jeunes que vous fréquenter on une autre forme d’éducation que celle avec laquelle j’ai des contact.
Les parents des jeunes qui font parti de mon environnement humains sont comme moi socialistes,environnementalistes et ouverts sur toutes les cultures.Nous avons aussi beaucoup voyagé et pas dans des clubs med ou autres trappes à touristes.
La lecture et les loisirs autres que technologiques sont une parti intégrante de notre vécu.
Les valeurs de partage et d’écologisme sont ici la base de nos vies.
Alors de votre part de juger que mes valeurs non égoïste sont un manque d’intérret envers la jeunesse et bien vous repasserai.
J’ai aussi été dans ma région un membre fondateur d’une maison de jeunes et mon implication sociale à ce sujet est très considérer.
Il a été assez difficile de faire s’impliquer les gens de droite envers un tel projet et pourtant beaucoup de leurs enfants pouvaient aussi en profiter et l’apprécier contrairement que leurs parents qu’ils trouvaient bien souvent assez égoïste et trop matérialistes,de là les problèmes qu’ils connaissaient et pouvaient à la maison de jeunes trouvé une bouée.
einstaz
2 février 2010
17h35
Justine, ou les infortunes de la vertu.
pour bien les préparés
joseemontreal
2 février 2010
17h35
Beaucoup de lectures suggérées s’adressent à des étudiants de Cegep… mon fils commencera le secondaire l’an prochain et j’espère bien qu,on ne lui fera pas lire Zola ou Balzac en secondaire 1 !! Les classiques québécois?? Ce sont mes pires souvenirs de lecture (Salut Galarneau, Zone, Agaguk et Bonheur d’occasion… ouache!) Je pense qu’il faut lire des classiques de toutes les époques et de tous les coins du monde… ce qui inclus des romans non encore édités lorsque les baby boomers étaient à l’école!!
J’enseigne en première année du primaire et je me fais un devoir de raconter des histoires chaque jour… mes élèves aiment tous lire et ce depuis plusieurs années mais je ne les ai jamais FORCÉS… pourtant je travaille les classiques: petit chaperon rouge, trois petits cochons et je leur fais découvrir plusieurs auteurs (Tibo, Rascal, Ramos, Brown, Tremblay, etc…) je vous garantis qu’il y a de l’espoir!!!
gaetrem
2 février 2010
17h46
@ mout
Quel bon point vous avez là. La qualité du français écrit sur ce blogue est nettement supérieure à ce qu’on y retrouve habituellement. On voit immédiatement la différence entre ceux qui lisent et les abrutis qui ne regardent que la tivi.
ilisepa
2 février 2010
17h47
Malgré les fautes d’orthographe et les fautes de goût, il est très agréable et surprenant qu’un tel sujet puisse intéresser autant de gens. Merci. Il y a de l’espoir.
un prof de cégep presque découragé…
renaud_1
2 février 2010
18h30
@calpomag
D’accord avec toi, c’est important de donner des livres qui sont le fun a lire et qui interesse les jeunes. Personnellement j’aime beaucoup Camus mais son style est plutot austaire. Le genre d’ecrivain qui peut enlever le gout de lire aux eleves a jamais.
Au debut de la chronique ils parlent de Twilight. C’est evident que tu ne veux pas que tes eleves lisent Twilight mais si les jeunes trippent vampires presentement fais leur lire Dracula de Bram Stoker. C’est le classique des classiques dans le genre. Il y a des bonnes chances qu’ils accrochent la-dessus.
Un Sherlock Holmes pourrait interessant. Alice au pays des merveilles. Frankenstein. Faut que tu leur donnes des livres qui ont a la fois le cote rigoureux de la litterature classique mais qui ont egalement le cote divertissant des ‘turn pager’ a la Da Vinci code ou ‘Harry Potter’.
rllemieux
2 février 2010
18h55
On pourrait toujours commencer par leur faire lire leurs manuels scolaires!
ignatius.j.reilly
2 février 2010
18h57
@ gadur
Hum… Bref, il faut mettre niveler par le bas à cause… d’une MINORITÉ de mauvais professeurs?
Je crois plutôt que le “matériel” (pour reprendre votre vocabulaire) n’est rien sans un bon “mode d’instruction”.
Et d’ailleurs, ce qui est pour vous un excellent livre risque de déplaire à d’autres. Dès lors, il faut aller plus loin dans ce type de réflexion.
supercorm
2 février 2010
19h36
Je ne lisais pas avant .. jusqu’a temps que je lise un roman de John Grisham. J’ai eu comme une piqure, j’ai lu qques autres Grisham, et ensuite j’ai etendu mon repertoire.
Je crois que les jeunes devraient tout simplement lire ce qui leur tente, leur fait plaisir, le reste suivra. On en fera pas tous des Camus, mais j’avous que mon repertoire aurait ete bcp plus grand si j’avais eu des “Harry Potter” quand j’avais 8 ans.
supercorm
2 février 2010
19h39
En fait je crois que lire c’est comme les fromages … ont commence pas avec un Stilton ou un pont levesque, mais avec un cheddar ou un mozarella. Et il n’y a pas de mal a manger du cheddar toute sa vie, c’est une question de gout …
claude-henri
2 février 2010
19h53
Quelle question, tous les livres d’André Pratte! Il me semble que c’est évident! Comme ça il y aurait toujours plus de genre pour penser à “notre pétrole” et à “nos montagnes rocheuses”, ils nous appartiennent tellement!
Vehil
2 février 2010
19h56
J’ai 14 ans, je suis en secondaire 3, j’ai lu Maurice Druon, Dumas et Gabriel Garcia Marquez, mais j’ai commencé avec Harry Potter… Et devinez quoi? Ces livres ont traîné des mois sur l’étagère avant que je ne les ouvre, de mon propre gré, et je suis persuadée que si j’avais lu cent ans de solitude un an auparavant, j’aurai détesté. Il y a des stades à la lecture, un stade pour commencer et un stade pour découvrir. J’ai une amie qui n’a jamais lu de livre de sa vie, et elle a lu les quatre Twilight en une semaine. Et après ça, elle a compris que c’était amusant de lire, et ça ne m’étonnerait pas outre mesure que, dans cinq ans, je la vois avec un Voltaire sous le bras.
Par contre, je peux assurer avec certitude qu’il ne me reste du Petit Prince que la très nette impression d’avoir perdu mon temps. Je pense qu’en faisant lire des livres bons et actuels, il y a moyen d’intéresser n’importe qui à la lecture.
Je lis beaucoup de fantastique, c’est ça que j’aime; je vous laisse imaginer l’impression que m’a laissé Le Survenant: de vieilles idées dans un contexte quasiment médiéval (avec moins de charme…)
Si je devais recommander des livres (je parle juste de fantastique ici, c’est loin d’être un programme de cours) ce serait:
-Ayesha, la légende du peuple turquoise, qui serait sûrement refusé parce que quelque peu violent, mais avec une morale sur le racisme et le fanatisme religieux à vous faire pleurer (et une histoire d’amour pour les filles que ça intéresse).
-La Moïra, une belle histoire d’aventure qui entraîne le lecteur entre les pages
Et après ça, on ira voir pour Dumas, Voltaire, Dostoïevski et tous les autres… Ça viendra avec le temps.
calpomag
2 février 2010
20h15
@veridik
Vous attribuez à une partie de la littérature (celle que vous avez aimé) des qualités qu’elle n’a pas. Zola, Camus et Dumas sont sans doute de bons écrivains mais certainement pas les socles de civilisation que vous décrivez. J’ai lu Camus, j’ai apprécié Camus mais je suis passablement sûr que le monde serait le même s’il n’avait jamais écrit une ligne.
D’ailleurs, comment se fait-il que les socles de civilisation qu’on nous propose ici ignorent royalement à peu près toute la littérature anglo-saxonne, allemande, italienne et hispanique, toutes prétendument socles de la même civilisation occidentale? Je pourrais vous accuser (mais je ne le ferai pas) de probablement être dépourvu du bagage de la civilisation occidentale puisque vous n’avez probablement lu ni Gongora, ni Rulfo ni Coloane.
Les classiques (certainement pas tous) qui ont traversé le temps l’ont fait parce que d’universalité; pas parce qu’on a obligé des jeunes à les lire.
Finalement, je n’ai pas défendu l’idée que les classiques n’ont aucune valeur. C’est une autre question qui mériterait d’être débattue. Ce que j’ai énoncé est que la littérature qui intéresse les jeunes est probablement aussi riche de civilisation et que la moindre des choses serait de s’arrêter pour voir. Juste pour ne pas se limiter à ce qui a été en tentant d’apercevoir ce qui sera.
calpomag
2 février 2010
20h22
@doula
Est-ce qu’une solide connaissance des classiques incite à découvrir les saveurs des nouvelles formes d’expression? Est-ce que les érudits de Montaigne, Pascal et Tolstoï sont portés à goûter autre chose que du Gallimard ou La Pleïade? J’en doute.
Le monde est symétrique, et à chaque refus de la connaissance des jeunes correspond un refus de le connaissance des adultes . Sauf que c’est aux adultes d’être adultes, pas aux jeunes.
lunedecristal
2 février 2010
20h24
Les jeunes ont besoin de rêver, de s’évader, et je trouve que les romans d’aventures remplissent bien ce rôle.
Les romans qui mêlent l’histoire, la géographie et l’action me semblent indiqués.
Buckaroo_Banzai
2 février 2010
21h26
Les seuls livres que je n’ai pas aimé, sont ceux que j’ai été forcé de lire.
La question n’est pas “Quels livres faire lire aux étudiants?” mais pourquoi ne lisent-ils pas plus?
Parce que le bon monde veux qu’ils lisent des beaux livres.(des classiques, du québécois, etc.)
L’important n’est pas quoi mais qu’ils lisent, ce qu’ils veulent mais qu’ils lisent beaucoup.
Avec le temps leurs goût vont changer et ils iront vers autre chose.
estim-et-vous
2 février 2010
21h40
@Vehil …Bravo
Lire doit être, avant tout, un plaisir.
Est-ce que je lis pour impressionner ou pour m’enrichir?
Plus jeune je détestais, pour la grande majorité, les lectures obligés, je préférais les Bob Morane…
Aujourd’hui, lire est devenu pour moi une richesse, j’ai développé le goût, petit à petit.
Du classique au contemporain, de l’histoire au roman, je lie, tout simplement pour mon plaisir.
N’est-ce pas là une raison suffisante?
ramses2.1
2 février 2010
22h12
Ce qui serait encore plus important ce serait de mettre à la porte la bande de “chercheurs” en éducation du MEQ qui ne cessent d’expérimenter avec une génération de jeunes après une autre depuis 30 ans.
Le nivellement par la base a couté assez cher à la société québécoise et un ménage au MEQ s’impose (s’il n’est pas trop tard).
Pour les suggestions de lectures, je trouve la liste de claude_lafreniere parfaite.
ramses2.1
2 février 2010
22h15
“Pourquoi alors suis-je contre l’idée d’IMPOSER un choix de livres à un jeune ??
( D’ailleurs, IMPOSER un CHOIX , c’est dégueux, non ? ).” dkca
===
Tu ferais un parfait petit fonctionnaire du MEQ. :roll:
c1984
2 février 2010
22h24
@Vehil
Je ne vous crois pas, vous ne pouvez pas avoir 14 ans : après deux lectures de votre intervention, je n’ai trouvé que deux fautes de grammaire !
Ou encore peut-être avez vous réellement 14 ans, mais que vous venez d’immigrer au Québec cette année ?
sebastienmassey
2 février 2010
22h38
Le commentaire de la journée : “Camus est désuet”.
Misère.
gillesmenard
2 février 2010
22h55
@c1984
Vous seriez surpris de connaitre des jeunes de la gauche intellectuelle de mon coin de pays,ici,au Québec,qui sont très intéressés par la bonne culture et qui au contraire de certains élevés dans des principes de droite individualiste,ne font pas de fautes en français et en d’autres langues aussi.L’ouverture de l’esprit et l’envie de la connaissance sont plus probables dans un environnement de partage que dans celui du chacun pour soi.
gillesmenard
2 février 2010
23h25
@sebastienmassey
Bien d’accord avec vous si Camus est désuet et bien J.K.Rowling est passée date.
alexis26
3 février 2010
00h08
Personnellement, je me suis tappé mon lot de livres plattes à mourir au secondaire, et ça m’a dégouté de la lecture. Plusieurs années plus tard, je me suis fait très fortement suggérer “Dieu et nous seuls pouvons”, et la, wow! J’ai découvert que ça peut être agréable de lire un livre. Depuis, j’en lis quelques uns par année. Donc, je crois que nous devrions faire lire des livre qui vont donner le goût de lire aux jeunes plutôt que des classiques pompeux.
jeanfrancoiscouture
3 février 2010
00h27
@vehil. Jamais je n’aurais pensé lire un texte pareil écrit par un Québécois de quatorze ans. Ou bien vous êtes enduit d’une sorte de Téflon sur lequel la «Réforme» n’a aucune prise ou bien, comme le dit c1984, vous nous venez d’ailleurs.
Par contre, je n’ai jamais vu quelqu’un sachant écrire qui ne soit d’abord un avide lecteur. Ceci explique peut-être cela. Allez savoir.
Et un coup parti, que dirait de cette affirmation de Cioran un Yann Martel , lui qui envoie chaque semaine un livre à Stephen Harper: «C’est commettre une effraction qu’envoyer un livre à quelqu’un, c’est un viol de domicile. C’est empiéter sur sa solitude, sur ce qu’il a de plus sacré, c’est l’obliger à se désister de lui-même pour penser à vos pensées.»
jolico
3 février 2010
00h52
Mes parents étaient tous deux des lecteurs assidus. La mère de mon père avait été institutrice dans une “petite école de rang” dès ses 17 ans et les plus tendres moments de mon enfance ont été ceux où j’étais assise sur ses genoux et qu’elle me lisait des contes, des histoires dans “La Semaine de Suzette” (une ancienne publication de France). Mes parents lisaient toutes sortes de choses, des briques comme Kafka, aux romans policiers de Simenon, aux Agatha Christie, Le Troisième Reich, des biographies, des Prix Goncourt (dont la plupart étaient plus ennuyants que la pluie de novembre). Mais ils lisaient et m’ont souvent offert des livres qui allaient selon mon âge, comme “Le Petit prince” de Saint-Exupéry, une belle version avec images de l’Iliade et l’Odyssée, etc., et à la bibliothèque locale, j’ai lu “Barry chien des Neiges” quand j’avais environ 6 ou 7 ans. Ma mère a oeuvré beaucoup pour faire des levées de fonds et refourbir la bibliothèque de ma petite ville d’origine. C’est très rare que je me couche sans avoir lu. La grande littérature, c’est bien beau, mais si seulement on peut arriver à faire lire de bons livres bien écrits aux jeunes, ce sera toujours ça de gagné. Commençons par leur faire lire de l’agréable, pour peut-être passer à l’actualité, même si magazines et journaux ne sont plus les bons exemples de la langue bien écrite qu’ils étaient, ensuite on pourra penser à la littérature.
DCDoc
3 février 2010
00h57
Le livre qui m’a le plus marqué au secondaire est “Esprit de Bottine” de François Avard. C’est un livre récent d’un auteur québécois qui devrait plaire à la plupart des jeunes en plus de permettre de toucher à des sujets les concernant directement.
Dans le même ordre d’idée, mais en anglais cette fois-ci, il y a “Catcher in the rye’.
Un autre livre en anglais qui m’a marqué est “Animal Farm”.
En fait, plus j’y pense, plus ce sont les livres lues dans les cours d’anglais dont je me souvienne. “One flew over the cuckew’s nest”, “The Outsiders” (Stay gold Johnny Boy), “A Child in a prison camp”. Les anglophones connaissent leurs classiques. Je suis un peu contre les traductions de l’anglais par contre, vaut mieux trouver des livre en français ou des classique traduits d’une autre langue que l’anglais et faire lire ces livre en anglais.
Autre excellent livre que j’ai lu en français : “L’écume des jours”. De la littérature si éclaté peut allumer plus d’un adolescent.
“Le petit prince” est aussi un incontournable.
Je suis d’accord avec celui (ou celle, ou ceux) qui ont proposé “La part de l’autre” et la saga “Maus”. Je propose ici une autre bande dessinée, “The Watchmen”.
“La métamorphose”
“Alice au pays des merveilles”
Les pièces de Michel Tremblay sont plaisantes à lire et intéressantes pour les jeunes. Jouer un extrait des belle-soeurs à été toute une expérience. J’ai aussi lu un recueil de ses nouvelles et j’avais adoré.
“Histoire de Pi”, ce pourrait être une idée.
Du Jules Verne. Tout le monde aime ça du Jules Verne.
Des romans de Paul Auster. Je propose “Tombouctou”.
Amélie Nothomb.
J’avais bien aimé les nouvelles de Guy de Maupassant (”Boule de Suif” et le “Horla”).
La pièce “Le rhinocéros” de Ionesco aussi.
Des Agatha Christies.
Mais svp, pas de Gabrielle Roy. Pas de “Le Survenant”. Je veux bien croire que ce sont des livres importants car ils ont une valeur historique, mais ce n’est pas aussi un bon moyen de décourager les jeunes de la lecture. Ce n’est pas de la lecture de notre époque, ça a mal vieilli voilà tout. Il ne faudrait pas plus de deux roman(s) de ce genre (roman historique du Québec) dans le cursus des élèves du secondaire, sinon c’est trop, ça devient redondant et on perd l’intérêt des jeunes.
Pas “Les rois maudits” C’est tellement long.
Le moins possibles de romans La Courte Échelle. C’est pour le primaire. Ceux qui ne sont pas pour le primaire, on les retrouve à la bibliothèque, allez les chercher là-bas. Vous allez les reconnaître, vous en avez lu des pareils au primaire.
En gros, je crois que l’objectif devrait être d’intéresser les jeunes à des lectures différentes que ce vers quoi il irait spontanément. C’est pourquoi ce n’est pas une bonne idée de faire lire des “Harry Potter’, des romans de science fiction comme “Dunes”, des Stephen King, “Le Seigneur des Anneaux”, des romans La Courte Échelle ou encore les “Inspecteur Specteur”. Par contre, il faut trouver des romans qui ont le potentiel d’intéresser le plus de gens possibles. Ce n’est pas avec Gabrielle Roy qu’on attire des mouches. (”Lord of the flies”, autre excellent roman pour les jeunes).
Il faut aussi des romans qui les fassent réfléchir, sur lesquels on peut établir des discussions. Car s’il y a bien deux choses que la lecture scolaire devrait apporter, c’est du plaisir mais aussi de la réflexion.
En conclusion, je crois qu’il est possible de faire lire des livre qui sont bons et actuels sans tomber dans le facile. L’essentiel, c’est d’intéresser les étudiants. Il y a aussi de livres, moins attrayant pour les jeunes, mais qui ont d’autres qualités pédagogiques et qu’on doit faire lire aussi. Il faut seulement ne pas abuser des livres de cette catégorie et prioriser l’autre catégorie.
Je ne crois pas que le ministère devrait imposer sa liste de livre. Par contre, il peut faire des suggestions et mettre des balises pour orienter les professeurs dans leur choix. Ceux-ci devraient, à leur tour, s’assurer que les élèves d’une même école lisent des livres différents à chaque année et pas 2 livres sur la deuxième guerre mondial par année.
Voilà !
jolico
3 février 2010
01h08
@allonsvoyons – Ce n’était pas plutôt “Menaud”, le maître draveur?
@wildnfree – Quand vous avez dit “Lisez n’importe quoi … du derrière de la boîte de Corn Flakes…”, vous m’avez rappelé un souvenir. Autour de 1984, je travaillais à l’Université Concordia et à chaque semaine, il y avait une petite biographie sur un(e) employé(e) de l’université. À mon tour, j’avais justement dit que je lisais beaucoup et même ce qui était écrit sur les boîtes de Corn Flakes quand il n’y avait rien d’autre à lire.
En passant, pourquoi ne pas faire faire des mots croisés dans les écoles? Ça aiderait sûrement pour le vocabulaire et la recherche dans les dictionnaires, en papier ou électroniques. (Et des Sudoku en maths, tant qu’à y être?)
menoplz
3 février 2010
02h01
Si l’objectif à atteindre est d’intéresser un jeune à la lecture, je réponderais à la question “Quels livres faire lire aux étudiants?” de la façon suivante: Il faut leur faire lire des livres qui parlent de ce qu’ils vivent et je citerais l’exemple de The Brief Wondrous Life of Oscar Wao de Junot Diaz qui peut peut-être les amener à lire La Fiesta del Chivo, Dune, The Lord of the Rings et bien d’autres qui peuvent à leur tour les amener sur d’autres sentiers.
De la même façon je dirai à un jeune qui a lu L’Alchimiste de Coelho que cette histoire est en fait un court récit de Borges (Historia de los dos que soñaron) dans un receuil intitulé La Historia Universal de la Infamia et je glisserais un mot sur El Aleph…et à partir de la, s’il lit Borges, l’objetif sera atteint et naîtra un nouvel lecteur, amateur de masturbation intellectuel, come dirais si bien, un professeur d’Analyse de Rentabilité des Projets à l’Université.
ppvr
3 février 2010
08h01
Hein ! Ils savent lire ? Vous êtes sur ?
AirIcarus
3 février 2010
09h03
Si c’est permis, j’aimerais lancer une question. En tant qu’auteure québécoise pour la jeunesse, en lisant ce blog, je me demande pourquoi j’écris et pour qui je le fais. En effet, tout ce que je lis depuis le début de ce débat, ne concerne aucun auteur québécois moderne. Surtout pas les auteurs jeunesse. Lorsqu’on les mentionne (par exemple les éditions de la courte échelle que j’ai vu citée), on semble les accuser de niveler vers le bas, de tomber dans la facilité si ce n’est dans la débilité. Pourtant , il y a d’excellents auteurs: Robert Soulières, Gilles Tibo, Michèle Marineau, Dominique Demers, François Gravel, Stanley Péan, pour ne nommer que ceux-là (et non, je ne fais pas partie de cette liste). Je me pose beaucoup de question par rapport à une culture qui n’encourage pas ses propres artisants et qui parfois les méprise… Si je me fais porte-parole de mes collègues, je crois que nous nous efforçons de produire une littérature actuelle et de qualité. Je ne dis pas qu’il ne faut que lire Québécois, il faut bien entendu diversifier, mais il serait intéressant que certains de ces livres qui nous réflètent soient au programme. Car si nous ne figurons pas aux palmarès des librairies, ni dans les programmes scolaires et que la majorité lève le nez sur nos livres, pourquoi écrivons-nous?
Seriez-vous scandalisés de savoir que, dernièrement, un programme du gouvernement qui encourageait la venue des auteurs dans les écoles et la lecture de leurs livres depuis plus d’une dizaine d’années a failli tomber à l’eau? Je le répète, qu’est-ce qu’une culture sans ses artistes?
dcsavard
3 février 2010
09h20
@Airlcarus,
de ce que je comprends, nous parlons de jeunes fin du secondaire et niveau CEGEP. La courte échelle, n’est évidemment pas pour eux, ils ont passé l’âge. Pour ce qui concerne les auteurs québécois modernes, ils ont leur place dans un cours de littérature québécoise. Mais, je me demande pourquoi vous vous posez des questions à savoir pour qui vous écrivez. Vous écrivez pour que votre livre soit retenu par le MELS comme lecture obligatoire au secondaire ou bien vous écrivez pour vos lecteurs? Ce que je veux dire, c’est qu’il y a une vie après le CEGEP et le secondaire.
patrk
3 février 2010
09h55
Revues de sports, de chars, de femmes, c’est-à-dire tout pour réveiller son intellect d’ado.
Pis Marx pour être ben sûr de savoir dans quel genre de gamic il est embarqué.
Ensuite, des B.D., ça fait oublier dans quel genre de monde on est.
Pat Desbiens
veridik
3 février 2010
11h06
@ calpomag
Il s’agit de cours de français ici, d’où les auteurs francophones.
J’aurais pu proposer Saramago, Naipaul, Rushdie, Conrad, Dickens ou autres classiques anglo-italo-latino-etc.
Quand je dis que Zola est porteur de civilisation, je veux dire que ce qu’il dit dans ses livres est fondamental pour comprendre qui nous sommes et d’où nous venons; qu’à travers ses descriptions froides et un peu laides, et ses personnages un peu gauches, il nous montre la rage d’une classe sociale, d’un monde prisonnier d’un ordre hiérarchique. Il nous montre aussi que l’humain se cache aussi derrière un salaud alcoolique et violent, que la mort aussi fait partie d’une condition sociale.
Ce n’est pas JK Rowlings qui peut en dire autant, en plus d’être un auteur TRADUIT, ce qui n’est pas la même chose au niveau de l’intégration d’une culture langagière (qui est aussi la mission de l’école française)
Les classiques sont des classiques parce qu’ils disent quelque chose d’assez important pour que leur message traverse le temps. Camus, Laclos, Verne, Tremblay, Duras: ces auteurs apportent quelque chose de majeur dans la pensée d’une civilisation. Je le répète, le but de l’école est d’INSTRUIRE et non pas d’amuser ou de divertir. Un bon prof saura toujours trouver le moyen d’intéresser ses élèves et c’est aux parents de leur transmettre le goût de la lecture pour le plaisir de le faire.
À l’école, lire n’est pas une fin en soi, c’est un moyen d’accéder à nos racines, à une structure de pensée, à une articulation et une profondeur d’esprit. On ne peut pas faire cela sans travailler un texte qui possède ces qualités en lui-même.
planete-quebec
3 février 2010
11h32
L’intérêt pour la lecture se développe en lisant des livres intéressants. Bravo donc à ces professeurs imaginatifs. Le Seigneur des Anneaux est un excellent titre à suggérer (Tolkien était professeur de littérature d’ailleurs), si ce n’est de sa longueur qui peut ne pas convenir en deça d’un certain âge. La version française est très bien faite.
Autres suggestions de livres intelligents pouvant susciter autant l’intérêt que la réflexion : “La Ferme des Animaux” ainsi que “1984″, de Georges Orwell
(évidemment, le ministère de l’éducation n’aime pas vraiment ces livres un peu trop éclaircissants pour l’esprit)
ramses2.1
3 février 2010
12h12
“Personnellement, je me suis tappé mon lot de livres plattes à mourir au secondaire, et ça m’a dégouté de la lecture. … Donc, je crois que nous devrions faire lire des livre qui vont donner le goût de lire aux jeunes plutôt que des classiques pompeux.” alexis26
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Quels que soient les livres au programme, il va se trouver certains qui n’aimeront jamais la lecture.
Ce n’est pas un argument qui justifie baisser la barre et niveler par la base.
herouxtown
3 février 2010
12h34
Mes ados lisent Internet. Ils passent leurs journées à lire….
renaud_1
3 février 2010
12h56
@veridik
La question ici c’est de développer l’intérêt des jeunes du secondaire a lire des livres.
Si tu leur présente un Zola avec ses descriptions froides et un peu laides et ses personnages de gauche salauds alcooliques et violents pour leur montrer la rage d’une classe sociale d’un monde prisonnier d’un ordre hiérarchique il y a des bonnes chances qu’ils décrochent assez rapidement.
De toute facon tu ne veux pas faire lire des livres qui pronent des idéologies trop radicales a des jeunes de cet âge-la.
Personnellement je n’aimerais pas savoir que mon enfant a un prof gauchiste, marxiste, ou de droite, qui lui fait lire des auteurs radicaux en lui entrant des idéologies dans la tête.
Ce que tu veux c’est les intéresser a la littérature. Si tu réussis a les intéresser a la littérature a cet âge-la c’est certains que plus tard ils vont découvrir les Zola, Camus ou Dosto par eux-même. Et rendu au Cégep ils auront leurs passe gauchiste révolutionnaire comme tout le monde et ce sera bien correcte.
Par contre au secondaire ca ne presse pas de leur faire lire des auteurs trop pesants.
S’ils trippent sur Twilight fait leur lire Dracula. Il y a un Sherlock Holmes qui vient de sortir en film, fait leur lire Sherlock Holmes. Bientôt il va sortir Alice aux pays des merveilles en film avec Johnny Depp. C’est une bonne occasion de leur faire lire un classique de la littérature.
MinetteG
3 février 2010
13h00
Je crois que faire lire Twilight aux jeunes constituent de nourrir et d’encourager la paresse intellectuelle. C’est aussi très démagogique, on leur donne ce qu’ils veulent parce qu’on a tellement peur de les emmerder. Bonjour les enfants téflons!
Pour ma part, au secondaire, on nous a fait lire La Bête humaine de Zola, Le Rouge et le Noir de Stendhal. Oui, nous étions peut-être un peu trop jeunes pour apprécier et comprendre, mais ce fut une ouverture sur la littérature et aujourd’hui, j’en suis reconnaissante.
Exiger plus, c’est obtenir plus. Twilight, c’est une façon de plus de niveler vers le bas et d’accepter que nos jeunes prennent l’école pour une grosse farce.
Par contre, Bonheur d’occasion est le livre le plus plate que j’ai lu et ça m’a donné une opinion négative et déprimante de la littérature québécoise et ça m’aura pris du temps à surmonter cette image.
calpomag
3 février 2010
13h04
@veridik
Zola n’est pas la seule façon d’accéder à la sociologie de classes ni aux vertiges de l’âme humaine. Si vôtre but est de permettre une meilleure compréhension du monde alors il faut choisir l’outil le plus efficace. Et l’outil le plus efficace pour façonner l’esprit des jeunes n’est certainement pas Zola. Si les spécialistes des littératures daignaient mettre de côté leur indécrottable snobisme ils pourraient facilement trouver dans des auteurs mieux en syntonie avec notre époque tous les outils requis.
Le purisme dont vous êtes l’avocat est tout simplement pervers : en voulant promouvoir l’instruction (je reprends vos mots) il fige dans l’ignorance la plupart des jeunes. Ça fait des siècles que l’école enseigne les classiques et ça fait des siècles que l’ignorance et l’inculture dominent la vie sociale. Faire plus de ce qui ne marche pas n’est certainement pas la solution.
planete-quebec
3 février 2010
13h08
“Quels que soient les livres au programme, il va se trouver certains qui n’aimeront jamais la lecture.
Ce n’est pas un argument qui justifie baisser la barre et niveler par la base.”
Vous comprenez, j’espère, que votre conception voulant que Camus ou Gabrielle Roy représentent la barre haute est entièrement subjective? J’ai lu je ne sais combien de livres et je considère Camus comme étant d’un ennui mortel et dont la réputation est surfaite. Une sorte de référence que les snobs aiment dire qu’ils l’aiment, justement par snobisme. Objectivement, aucun besoin d’enseigner cela à nos enfants.
raymondmarcandre
3 février 2010
13h36
Au Québec…
Du primaire au doctorat…
Le Larousse, le petit Robert et le Bescherelle!
JRMA
Matlo
3 février 2010
13h52
Personnellement, Germinal (Zola) et Le Procès (Kafka) sont deux ouvrages qui sont très passionnants et qui peuvent faire énormément réfléchir sur la société ainsi que la vie. Ainsi, ceci pourrait éveiller les jeunes à la lecture et à leurs environnements.
doula
3 février 2010
14h25
Y’en a plusieurs qui citent Camus ou Zola pour illustrer le fait que les classiques sont ennuyants à lire pour les ados. Mais cibole, entre Twilight et Camus, il y a une méchante marge et plein de choses à explorer. Non je ne ferais pas lire Camus à 14 ans. Faut arrêter de bloquer là-dessus pour justifier un nivellement par le bas, quand même.
archiloque
3 février 2010
15h03
@planete-quebec
“Une sorte de référence que les snobs aiment dire qu’ils l’aiment, justement par snobisme.”
Du grand n’importe quoi. Ce n’est pas parce que vous n’y avez rien compris que c’est le cas de tout le monde. Si je comprends bien, personne depuis 1942 n’a réellement aimé L’Étranger ?
I__Y
3 février 2010
17h35
Bonjour,
J’ai lu les commentaires et il y a de nombreuses suggestions de livres très intéressants pour des étudiants du secondaire ou même du cégep. Il y également de grands débats sur ce qui est ou non un grand livre ou une lecture appropriée pour un adolescent. Toutefois, je suis toujours un peu étonné par ces débats autour de la lecture, de l’apprentissage des langues et de l’éducation de manière générale. Je vais probablement être (très ?) dur, mais je trouve toutefois, que le point de vue qui se dégage de l’ensemble des messages (178 commentaires) est celui d’une société où les gens valorisent peu les sciences et la culture scientifique.
J’ai l’impression, toute personnelle, que c’est devenu une faute grave, probablement même impardonnable, voire mortelle que de faire quelques erreurs d’orthographes, de ne pas avoir lu un auteur à la mode très obscur ou un auteur dit “classique”, mais une espèce de fierté et d’indifférence bien heureuse que d’être ignorant au niveau scientifique et de la culture scientifique.
Quels sont les bons livres ?
Quels sont les livres importants à lire dans une vie ?
J’ai lu par exemple dans les commentaires
” Druon pour l’histoire,
Solzhenitsyn pour la terreur,
Orwell pour l’avenir,
Asimov pour le fun.”
Est-ce que l’on a tous oublié qu’un livre peut également servir à apprendre ?
Est-ce que livre = roman ?
L’humanité a effectivement parlé d’amour (Mme Bovary, Le rouge et le noir)…
elle a aussi parlé d’une madeleine et fait de très longues descriptions (Proust)…
elle a aussi parlé d’avenir et imaginé des aventures fantastiques et même prémonitoires (Jules Vernes) …
Toutefois, dans tout cela, l’humanité a aussi parlé du monde qui l’entoure. Elle a tenté de le comprendre et de l’expliquer aux autres par divers moyens dont les livres de vulgarisation. Alors dans vos listes où les livres pour comprendre le “monde” et ces livres qui nous initient aux sciences pures, aux mathématiques, à la biologie, à l’électronique …
La science fiction a été peu mentionnée dans les commentaires (Jules Verne,Isaac Asimov) que j’ai lu, la vulgarisation scientifique et les livres de sciences, aucunement. C’est comme si culture n’était pas culture scientifique.
Pourtant, il y a même plusieurs vulgarisateurs scientifiques écrivant en langue française. Un livre d’Hubert Reeves est une lectures très intéressantes pour un jeune du secondaire ou du cégep. Il y a des centaines de très bons livres vulgarisant de nombreux domaines de la connaissance. Le livre L’origine des espèces de Darwin est un voyage fascinant.
Ce qui est étonnant c’est qu’un jeune en 2010 peut faire son primaire, son secondaire, un cégep pré-universitaire (même dans un programme de baccalauréat international en science de la nature) et ne jamais lire un livre de vulgarisation scientifique ou même en entendre parler à l’école. En fait, un jeune peut même continuer ses études et faire un baccalauréat en science politique ou en administration et peut être même devenir député (ou même premier ministre du Québec) et ne jamais avoir lu un livre de vulgarisation scientifique. Ce jeune peut décider de faire une maitrise en science politique ou disons même un doctorat et jamais il n’aura à lire un livre de vulgarisation scientifique. Ce jeune (peut être pas si jeune maintenant) décide ensuite de poursuivre pour faire un post-doctorat en science politique dans une université des États-Unis ou de l’Europe … encore là il peut le faire problème sans même ouvrir un livre de vulgarisation scientifique.
veridik
3 février 2010
20h14
ahh petit pain, quand tu nous tiens…
ramses2.1
6 février 2010
20h04
“J’ai lu je ne sais combien de livres et je considère Camus comme étant d’un ennui mortel et dont la réputation est surfaite. Une sorte de référence que les snobs aiment dire qu’ils l’aiment, justement par snobisme” planete-quebec
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Bien sûr que Camus n’a aucun talent puisque que vous n’appréciez pas son oeuvre. LOL
Et le prix Nobel de littérature, il l’a reçu par “snobisme”. reLOL
romeo_nietzsche
27 février 2010
15h57
@ jeanfrancoiscouture
Je ne sais pas d’où vient ce stéréotype, mais figurez-vous qu’au Québec, de nombreux adolescents savent lire et écrire. Certains d’entre-eux se tiennent informés. D’autres sont politisés.
Quant à moi, j’ai lu Nietzsche à 13 ans sans aucune obligation. J’ai lu Camus, Céline, Bradbury, Kerouac, Burroughs, Sartre, Dostoïevski et Beaudelaire. Je vais bientôt lire Marx.
Il est vrai qu’une majorité de jeunes ne lit pas. C’est pour quoi il faut les habituer avec Folco, Orwell, Coelho ou Nothomb.
Un article dans la Presse traitait du déclin de la musique classique chez les jeunes. Le même phénomène se répète. Des génies comme Zoltan Kodaly, Bela Bartok, Palestrina, Mozart, Brahms et Beethoven doivent être abordés avec délicatesse pour ne pas dégoûter les jeunes. Il en est de même pour Zola, Flaubert, Platon et Kafka. Tout évolue. Il y a deux ans, je lisais Stephen King et Amos Daragon.
Roméo Ménard-Beaudin.