Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 17 février 2010 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (46)

    Le français aux JO: les retombées

    quebec_s

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    La quasi-absence du français dans les performances artistiques de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques a fait couler énormément d’encre. Au Québec, les commentaires sont unanimement critiques. Pour ce qui est des médias francophones, cela n’a rien étonnant. Mais The Gazette a aussi exprimé sa déception, en éditorial et dans la chronique de Don Macpherson. «Le Canada a raté une belle occasion de montrer au monde – et à lui-même – comment fonctionne un pays bilingue et biculturel»,  constate le journal.

    Le Globe and Mail, de Toronto, déplore aussi en éditorial le choix des metteurs en scène de la cérémonie: «Il ne s’agit pas d’un simple irritant. Ce n’est pas non plus une question de rectitude politique. Toute célébration de l’histoire, de l’identité et de la nationalité canadienne doit – certains diraient par définition – donner une place égale au français et aux plus de 7 millions  de Canadiens francophones.»

    Pour les Québécois qui croient au Canada, de tels textes sont rassurants, surtout après que les blogues de divers médias anglophones aient fait une grande place aux commentaires intolérants.

    La presse canadienne-anglaise n’était évidemment pas unanime. Le National Post admet que «les Canadiens francophones ont le droit de se sentir négligés.» Du même souffle, cependant, le Post qualifie les réactions outrées des francophones de «crises d’adolescents»…

    Le Vancouver Sun écrit: «Il reste presque deux semaines de compétition, de fête et de spectacles. Nous ne voulons pas nous laisser distraire par les éternelles complaintes régionales qui trop souvent font office de dialogue dans ce pays.» Et le Sun de déplorer un problème beaucoup plus grave: le fait qu’on ait entouré la vasque olympique d’une clôture…

    Sans doute corrigera-t-on le tir lors de la cérémonie de clôture. Mais la mauvaise impression demeurera. Une occasion ratée, comme le dit The Gazette. La chef du Parti québécois, Pauline Marois, y a vu un argument de plus en faveur de l’indépendance: ««L’indifférence, c’est pire que le mépris. Cela veut dire que l’on n’existe plus, que nous sommes une quantité négligeable, que nous ne sommes pas importants et à la limite, que nous sommes un poids.» Cette interprétation est simpliste et excessive. Autant j’estime inexcusable l’attitude du COVAN pour la cérémonie d’ouverture, autant je constate que les organisateurs ont fait en sorte que le français soit très présent sur les lieux des compétitions. On a aussi aménagé à Vancouver une Place de la francophonie qui donne à la culture québécoise francophone une visibilité inédite dans cette région du pays. La politique et l’histoire sont faites de nuances.

    Quand on voit la fête faite d’un bout à l’autre du pays au skieur Alexandre Bilodeau, devenu un héros national à la suite de sa médaille d’or, on ne peut pas dire que les Canadiens anglophones ont donné l’impression que nous, Québécois francophones, sommes «un poids». Seulement, la plupart d’entre eux nous apprécient davantage quand nous réussissons que quand nous nous plaignons. Il faut dire que nos critiques ne sont pas toujours aussi justifiées que cette fois-ci.

    Parlant d’Alexandre Bilodeau, peu de Québécois savent que la remise de la médaille d’or à Alexandre Bilodeau a eu lieu au stade BC Place, lors d’un spectacle en l’honneur du Québec, tenu en grande partie en français, auquel participaient Mes aïeux, Karkwa, Gregory Charles et plusieurs autres.


    • Il faudrait demander aux organisateurs des Cérémonies d’Ouverture et à la direction du Vancouver Sun comment ils auraient réagi si les Jeux Olympiques avaient eu lieu au Québec et que les cérémonies se seraient déroulés uniquement en français, ou presque. Est ce qu’ils auraient eu une plainte régionale ?

      Noël Sicotte

    • Malgré toute la beauté sportive que devraient représenter ces Jeux, il n’en demeure pas moins que «l’oublie» du français (je parlerais d’avantage d’une attitude de je-m’en-foutisme) représente un autre chapitre d’une histoire répartie sur plusieurs tomes des difficultés, d’épreuves et d’insultes que doivent affronter les Québécois et les Canadiens-Français au sein de cette nation….

      Bien entendu, il est facile de s’attarder sur certains hauts-faits de la cause nationale et il est de la liberté de tous d’en faire ressortir les côtés positifs qui s’y rattachent mais en résumé, il n’en demeure pas moins que les JO des Vancouver démontrent une fois de plus que le Canada n’est pas un pays bilingue, mais un pays étrangé au nôtre, le Québec.

      Dommage aussi que certains éditorialistes soient aussi vendus à la «canadian nation…»

      ben denis

    • En rapport ave le sujet de la place du français dans la cérémonie d’ouverture des jeux d’hiver. J’ai entendu un de responsables expliquer, à mode de prétexte, que les concepteurs australiens ne connaissaient pas bien les méandres de la particularité de la question linguistique canadienne. Voyons donc ! Canada a engagé un entrepreneur, lui a passé une commande et celui simplement l’a exécutée. L’entrepreneur aurait pu être de toute autre origine et il n’était pas tenu de se prononcer sur la manière de faire face à nos questionnements internes. Il serait intéressant de connaître les termes du contrat que les responsables canadiens lui ont fait signer. C’est ces derniers qui devraient être conscients de la réalité linguistique canadienne et c’était à eux de formuler le besoin d’accorder une place digne au français lors de la cérémonie en question. Les australiens ont fait une bonne et belle job et je suis convaincu qu’ils auraient pu faire une meilleure place au français….si on leur avait demandé. En terminant, un autre responsable a déclaré : «… tant de bruit pour rien ; n’importe qui peut constater, actuellement à Vancouver, que le français est présent partout. Allez voir dans les restaurants, les hôtels et le petit commerce…». Ceci est peut être vrai, mais ce n’est pas cela que le reste de la planète voit. Il y avait une opportunité, une fenêtre ouverte vers le monde à la cérémonie d’ouverture pour montrer un Canada bilingue, mais la francophonie a du se contenter de ramasser des petites miettes sous la table.
      R. Hevia

    • Mis à part le Québec qui est bilingue dans les faits, le reste du pays est unilingue anglais. Le Canada officiellement bilingue est une abstraction. Cessons de nous étonner que le français soit oublié. Nos plaintes n’ont jamais eu d’effet sur le ROC. C’est comme ça au Canada, à prendre ou à laisser.
      A. Champagne

    • Vous écrivez: ”On a aussi aménagé à Vancouver une Place de la francophonie qui donne à la culture québécoise francophone une visibilité inédite dans cette région du pays. La politique et l’histoire sont faites de nuances.”

      Ben oui…. Aussi vide comme opinion que si j’écrivais; ”Au Québec ont a aménagé des réserves qui donne à la culture autochtone une visibilité inédite dans cette région du pays. ”

      Ha oui c’est vrai, la politique et l’histoire sont faites de nuances. Surtout lorsqu’on en retient bien que ce que l’on veut.

      Pierre Gravel
      St-Gabriel de Brandon

    • “Parlant d’Alexandre Bilodeau, peu de Québécois savent que la remise de la médaille d’or à Alexandre Bilodeau a eu lieu au stade BC Place, lors d’un spectacle en l’honneur du Québec, tenu en grande partie en français, auquel participaient Mes aïeux, Karkwa, Gregory Charles et plusieurs autres.”

      Voilà qui est très normal ! Et après cela répare-t-il le formidable affront du spectacle d’ouverture, et celui qui se prépare pour la fermeture ???
      Plus jamais l’Indépendance du Québec s’impose, tout naturellement.
      Le Canada…non merci !

      Michel Notredame

    • Pour avoir sillonné le Canada d’est en ouest pendant de nombreuses années, je sais un peu de quoi il retourne.

      La cérémonie d’ouverture est à l’image de ce que le ROC, ou alors le RDC, pense de nous, c’est-à-dire à peu près rien, sinon que nous sommes une minorité comme les autres au pays. Je l’ai constaté à maintes reprises. Que nous soyons là que nous soyons séparés c’est du pareil au même, blanc bonnet bonnet blanc. Nous ne les intéressons pas, on me l’a même carrément déjà dit et plus d’une fois.
      La plupart d’entre eux ne connaissent pas notre histoire et même la leur si ça se trouve.
      Il s’agit d’indifférence ou de mépris, appelez ça comme vous voulez mais c’est la triste réalité et rien ne changera les choses; si elles avaient dû changer, ce serait déjà fait depuis longtemps.

      Alors la cérémonie d’ouverture des jeux n’a rien de surprenant, elle dépeint très bien le sentiment général au Canada concernant le Québec et je ne comprends pas que tout le monde s’énerve avec ça, que les gens soient surpris, jouent les vierges offensées crient au mépris à l’indifférence ou au rejet, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, c’est normal.

      Personnellement je ne suis même pas vexée, je suis rendue ailleurs, je n’attends plus rien depuis des lustres, j’ai compris pas besoin de me faire un dessin.

      S’il faut leur arracher des «sentiments» de force, alors là ce n’est pas très valorisant.
      Ce que nous faisons présentement c’est quêter une reconnaissance, comment peut-on s’humilier à ce point…Les miettes qui tombent de la table, très peu pour moi, je veux le repas au complet.

      Ceux qui refusent de voir la situation telle qu’elle est ont la tête dans la sable.
      Et comme une importante partie de la population du Québec a la tête dans le sable nous risquons bien de mourir étouffés.

      Le Canada anglophone est ce qu’il est et ce qu’il a toujours été.
      Je ne leur en tiens même pas rigueur, je n’ai pas de temps à perdre, je suis passée à autre chose.
      Louise Collette
      Montréal

    • Je suis totalement déçu de la façon dont les choses se sont passées et se passent encore aux jeux olympiques d’hiver au Canada anglais, car faut bien le dire, c’est au Canada anglais qu’ils se passent. Tout le prouve par l’absence du français. Ce ne sont pas les quelques bribes de français à peine perceptibles que l’on peut dire qu’on a respecté la langue de plus de 7 millions d’habitants du Québec. Alors arrêtez de penser que le Canada est un pays bilingue. Le Québec l’est, mais pas le Canada. D’ailleurs ce fut une erreur monumentale que de demander d’avoir les jeux à Vancouver où le température est la plus chaude de tout le pays, étant même de plus en plus chaude. C’aurait été bien pour des jeux d’été à cause de la proximité de l’océan et de beaucoup de cours d’eau mais pas pour les jeux d’hiver. On aura beau sortir toutes sorte d’arguments, on a jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression. Le reste de la planète sait maintenant que ce n’est pas important de s’exprimer en français dans ce merveilleux et vaste pays qu’est le nôtre. Pour une fois j’appuie Pauline Marois, on nous a tout simplement ignoré et laissé pour compte. Il ne nous reste qu’à espérer qu’il y aura une meilleure présentation de la plus belle langue au monde, le français, lors des cérémonies de fermeture.
      Fernand Archambault
      Sherbrooke, Qc

    • Les jeux de Vancouver sont fantastiques!
      Que les méchants séparatistes arrêtent de gâcher le plaisir de tout le monde…!!
      Il ne sont pas les seuls sur cette terre!!
      Et il y du français aux Jeux…des bénévoles francophones, une scène musicale dédiée à la Francophonie, cérémonies de remise des médailles bilingues… Garou a chanté lors des cérémonies d’ouverture….
      Qu’est-ce que les séparatistes veulent de plus?????
      Parfois, j’ai honte d’être Québécois…

      Bravo à Alex Bilodeau, un vrai Canadien (et Québécois) fier de son pays!!
      Gilles Duceppe n’a pas le monopole des valeurs québécoises!
      Tout ce qu’il fait, c’est critiquer et rabaisser le Canada (et il est payé par les Canadiens en plus!!)

    • Vivement des jeux à Québec en francais seulement!

      Jonathan Grégoire

    • Plusieurs intervenants se demandent quelle aurait été la réaction du Canada anglais si une cérémonie d’ouverture de Jeux olympiques au Québec avait laissé une place minime au fait anglais.

      Pour nous rafraîchir la mémoire, consultons les archives de Radio-Canada au 16 décembre 1999 à propos d’un différend linguistique survenu avant la tenue des IVe Jeux de la Francophonie en 2001 à Ottawa-Hull :

      Dispute sur l’importance du français aux Jeux de la Francophonie (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/37/37186.htm)

      Les prochains Jeux de la Francophonie, qui se tiendront dans la région de Hull-Ottawa en 2001, se dérouleront en anglais et en français. Québec affirme que le Comité d’orientation des jeux n’arrive pas à s’entendre sur la place du fran¸ais dans l’organisation et le déroulement des Jeux de la Francophonie.

      La ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, demande que les présentations et les annonces soient faites uniquement en fran¸ais lorsque les cérémonies, les compétitions et les concours se dérouleront en territoire québécois. Mais selon elle, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et le gouvernement fédéral s’y opposent. La ministre considère qu’une telle situation risque de dénaturer l’essence même de la manifestation sportive, qui vise la promotion du français.

      Son collègue au Loisir, au Sport et au Plein-Air, Gilles Baril, rappelle que les Jeux du Commonwealth, tenus en Colombie-Britannique en 1994, se sont déroulés presque exclusivement en anglais, sans que personne ne proteste.

      Les deux ministres québécois ont écrit au président du Comité d’orientation des jeux, le ministre fédéral Don Boudria, afin que ces Jeux de la Francophonie se déroulent surtout en français.

      ———

      On se dit qu’il existe vraiment deux poids et deux mesures au Canada, quand ça peut se dérouler exclusivement en anglais en Colombie-Britannique, mais pas exclusivement en français au Québec.

      Mais revenons aux Jeux de Vancouver. Il faut croire que quelque chose a foiré entre 2005 et la semaine dernière, surtout quand on lit le communiqué suivant en provenance du bureau de Jean Charest (http://premier.gouv.qc.ca/salle-de-presse/communiques/2005/octobre/2005-10-07.shtml) :

      Un partenariat important pour le Québec et le COVAN

      Montréal, le 7 octobre 2005 – Le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, et le directeur général du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN), monsieur John Furlong, ont annoncé aujourd’hui la signature d’une entente de partenariat. Le premier ministre de la Colombie Britannique, monsieur Gordon Campbell, était aussi présent par téléconférence. Ils étaient accompagnés du ministre de l’Éducation, du Sport et du Loisir, monsieur Jean-Marc Fournier, du ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, de la Francophonie canadienne, de l’Accord sur le commerce intérieur, de la Réforme des institutions démocratiques et de l’Accès à l’information, monsieur Benoît Pelletier, ainsi que de monsieur Richard Pound, membre du CIO et membre du Conseil d’administration de Vancouver 2010.

      L’Accord-cadre prévoit une série de secteurs où le Québec et le COVAN entendent collaborer. De l’entraînement des athlètes de haut niveau, en passant par la promotion de la culture québécoise et de la langue française, la promotion d’opportunités d’affaires et de formation en emploi, l’offre de services linguistiques et d’assistance terminologique au développement de programmes de sensibilisation pour les jeunes, l’entente de partenariat conclue aujourd’hui est l’amorce d’une collaboration fructueuse, tant pour le COVAN que le Québec.

      L’entente signée aujourd’hui prévoit notamment l’ouverture prochaine d’un bureau permanent du Comité d’organisation à Montréal pour assurer une présence et une plus grande visibilité des Jeux dans l’Est du Canada.

      (…)

      « Nous désirons profiter de la tenue des Jeux au Canada en 2010 afin de promouvoir la dualité linguistique et la diversité culturelle de notre pays et nous sommes reconnaissants du leadership que le Québec entend jouer en appui aux Jeux, pour le bénéfice de tous les Canadiens. Notre partenariat avec le Québec est primordial pour le COVAN et nous nous comptons très chanceux de pouvoir bénéficier de son expertise, principalement en français, dans différents domaines associés à la réalisation de notre vision » a ajouté le directeur général du COVAN, monsieur John Furlong.

      (…)

      Le premier ministre a finalement souligné son attachement à ce projet. «L’envergure des Jeux offre une opportunité exceptionnelle au Québec, à toutes les Québécoises et à tous les Québécois, de mettre en valeur et de promouvoir la spécificité de notre culture et de notre identité », a conclu celui-ci.

      ——–

      Cette belle entente n’a strictement jamais été mise en oeuvre.

      C’est donc, de toute évidence, de méchants “séparatisses” qui se plaignent que l’on ait ignoré le fait français aux Jeux olympiques, car ce ne peut être la désinvolture des John Furlong de ce monde qui ont échoué dans leur mission de “promouvoir la dualité linguistique et la diversité culturelle de notre pays”. Oh que non!

    • Mille excuses de n’avoir pas signé mon commentaire.

      R. Adams

    • De toute évidence, les organisateurs ont cru qu’il s’agissait des Jeux de Vancouver et non des Jeux du Canada.

      L. Forget

    • ET QUE DIRE DES MÉDIAS FRANCOPHONES : RDS ET V QUI NE TRADUISENT MÊME PAS LES VIGNETTES EN BAS D’ÉCRAN: ON PARLE DE MEDAL’S CEREMONY, DE GOLDEN MEDALIST, DE TECHNIC ET ARTISTIC ?
      ET PERSONNE NE SE PLAINT; POURTANT C’EST DANS NOS MÉDIAS, ICI AU QUÉBEC.

      FRANÇOIS CARON

    • M. Pratte,

      vous parlez de simplisme et d’excès du PQ. Mais vous dites:

      “Quand on voit la fête faite d’un bout à l’autre du pays au skieur Alexandre Bilodeau, devenu un héros national à la suite de sa médaille d’or, on ne peut pas dire que les Canadiens anglophones ont donné l’impression que nous, Québécois francophones, sommes «un poids». ”

      Oh, “sivouplait”!!! C’est vous qui simplifiez à outrance maintenant. La seule raison que pour laquelle les Canayin célèbrent Alexandre Bilodeau est parce qu’il leur a enfin donné une raison de célébrer leur patriotisme chauvin. Go Canada go! Ça n’a rien à voir avec leur respect du peuple Québécois. Votre amour inconditionnel de la fédération vous aveugle. Wake up, sti!

      Le pire, c’est que je suis aussi fédéraliste (bien que mou). Et j’ai été outré par la cérémonie d’ouverture. Pour toutes les raisons que l’on sait déjà, et pour le québec-bashing primaire qui a suivi. Plus le temps passe, et plus je me demande ce que nous faisons dans le même pays. Économiquement, ça fait du sens: nous sommes plus fort unis que séparés. Mais pour le reste, yen a marre!!!

    • zut, encore oublié de signer. grrr.

      Marc-Aurèle Gagnon

    • Il faudrait rappeler au National Post qui qualifie ces réactions de “crises d’adolescents” que la position officielle du gouvernement du Canada, exprimée par écrit par le ministre James Moore, est qu’il n’y avait pas suffisamment de français lors de la cérémonie d’ouverture.

    • “et je ne comprends pas que tout le monde s’énerve avec ça,” sapine

      ===

      Voici l’explication: parce que les Québécois payent encore des taxes dans ce pays.

      Jean Émard

    • C’est drôle mais en lisant l’article de Vincent Marrissal ce matin, je ne pouvais que me dire que la survivance du français dans ce pays est plus que jamais menacée. Sur le site du Star, je suis allé lire cetrains commentaires adjoints à l’article de Chantal Hébert mais aussi ceux de son collègue Travers qui a aussi écrit sur la question du français à Vancouver. C’est sidérant!!!! 9 fois sur 10, les blogueurs expriment leur dégoût des Québécois, leur agacement de notre volonté légitime que l’on respecte une des deux langues officielles du pays. Comme le contrepoids politique de la souveraineté semble s’atténuer, il semble que le ROC n’ait plus à cacher son dédain du Québec. C’est bien dommage. Même le plus ardent fédéraliste québécois ne saurait cautionner le ressentiment négatif et cette explosion d’inimitié qu’affiche le Canada anglais envers le fait francophone, mais surtout le Québec en particulier.

      Il est vraiment, plus que jamais, nécessaire de choisir son camp. L’émancipation et la pérennité du français ou l’assimilation???

      W.J. MacAvoy
      Ste-Angélique, Québec
      natif du ROC, mais francophile converti.

    • A deux reprises dans l’histoire récente du Quebec, les gens se sont fait demander si ils voulaient continuer a faire partie de ce Canada. Les gens ont voté pour que le Québec fasse partie du Canada, eh bien qu’ils assument.
      Peut-être sauront-ils comment voter si jamais la question est reposée pour une troisième fois, mais j’en doute.

      Patrick Bardoul

    • Il n’est pas surprenant que les options politiques de chacun transpirent dans les commentaires mais souvent on ignore les faits. Je vis en Colombie-Britannique depuis plusieurs années et je n’ai jamais senti qu’on ne respectait pas ma langue et ma culture, bien au contraire. D’ailleurs, moi j’ai été estomaqué du peu de place fait au français lors de la cérémonie d’ouverture car je sais, comme vous le dites, qu’il y a eu beaucoup d’interventions avant les jeux pour mettre le COVAN en garde. Donc, comme franco-colombien, nous aussi nous protestons contre cette iniquité voire cette aberration.

      Mais il ne faut pas partir en peur et juger tout le monde à partir de ça. C’est vrai que dans le ROC il y a une espèce de réticence face au Québec pour des raisons évidentes mais cette réserve ne vise pas les francophones qui vivent hors Québec – je le sais je le vis à tous les jours! Souvent dans un magasin à Victoria quand on entend mon accent, on me répond dans un français souvent laborieux (classe d’immersion) mais on est fier de me dire qu’on parle français. Il y a plusieurs festivals en CB de la communauté francophone, les plus célèbres à Maillardville et à Nanaimo où il y a participation de tous les groupes linguistiques. Il faut aussi mentionner que notre communauté n’est pas composée uniquement d’anciens Québécois, loin de là; il y a des gens nés ici, des Acadiens, des franco-ontariens et aussi un très grand nombre de francophones originaires d’autres pays, notamment d’Afrique.

      C’est certain que l’assimilation nous guette toujours mais nous faisons des efforts pour protéger notre langue et notre culture et nous avons aussi besoin du phare qu’est le Québec pour nous appuyer. Ne jugez pas le ROC sur les imbécillités faites par le COVAN pour la cérémonie d’ouverture – ça ne représente pas la majorité de nos compatriotes d’ici.

      P. Rousseau
      Sooke, CB

    • Voici un texte trouvé sur le Net qui résume parfaitement ma pensée :

      La fierté canadienne là où ça compte

      « Les signes de fierté canadienne sont partout », disait une journaliste de la télé du réseau anglais de Radio-Canada.

      Elle faisait référence aux nombreux Canadiens déambulant à Vancouver ou sur les lieux des compétitions.

      Des femmes et des hommes avec leur tuque, leur manteau, leur foulard, leur pantalon qui ont tous plus ou moins le même dénominateur commun : la feuille d’érable, le rouge vif canadien (voire libéral), ou, encore plus subtil, le gros Canada bien imprimé.

      Vous avez des doutes sur leur identité? Peut-être sont-ils des Américains, après tout? Non, leurs multitudes de « Go Canada » achèvent vos doutes.

      Les Canadiens (anglais surtout) se couvrent de Canada pour mieux se différencier des Américains. Et, étrangement (ouvrons les livres de psychologie classique), pour copier un peu leur patriotisme.

      Pendant ce temps sur une autre chaine de télé (toujours canadienne), il est question de la « so called French crisis ». Un journaliste du National Post basé à Calgary s’étonne de cette tempête dans un verre d’eau : « Vas-tu falloir qu’on détermine des quotas de français à chaque fois qu’on tient un événement », disait-il en substance.

      Calgary semble loin du Québec, imaginez Vancouver…

      Voir le reste à : http://www.jpdarcey.com/blog/

    • Je partage l’avis de Mme Marois et d’une certaine Sapine dans ce blogue. Il y a une limite à accepter des choses inadmissibles. Si le Canada anglais, en général, ne veut rien savoir du Québec et du fait fancophone canadien, aussi bien quitter le Canada. D’ailleurs, c’est lui qui nous aura mis dehors! Si un immense effort n’est pas fait dans les prochaines années(5 ans) par les élites politiques et sociales du Canada anglais pour reconnaître pleinement la dualité culturelle de ce pays, je pense sincèrement qu’il est préférable de quitter le navire canadien. Ce sera à regrets, mais ce sera ainsi. La farce anglophone unilingue aura assez duré! Et le mépris aussi!

    • Oh come on, c’était parce que c’était LA journée du Québec à Vancouver que Gregory Charles et Lynda Thalie (on parle bien de culture québécoise?) étaient là

    • Bonjour, pourquoi revenir sempitenellement sur le sujet, le Canada est un pays anglophone. Peu importe les professions de foi, peu importe les beaux discours c’est toujours pareil. J’ai 61 ans, et depuis 1970 rien n’a changé, et rien ne changera. On est une sur dix, et on mé.rite le traitement de une sur dix.

    • Il me semble que c’était écrit dans le ciel que les francophones seraient les (éternels) oubliés au cours de cette cérémonie d’ouverture, ceci n’étant pas une première. L’expression “deux solitudes”, ça vous rappelle quelque chose?

      Ce pays est peut-être culturellement trop grand.

      Benoit Forget

    • Bonjour Monsieur Pratte,

      Je suis toujours surpris à quel point vous aimez vous mettre la tête dans le sable.

      Après cet affront aux JO, vous gardez encore vos lunettes roses en disant qu’Alexandre Bilodeau a été décoré de sa médaille avec des artistes québécois à ses côtés. Vous dites que peu de Québécois sont au courant de ça, mais vous, est-ce que vous êtes au courant de combien de canadiens anglais étaient présents et avaient déjà entendus ces artistes auparavant?

      Si quelqu’un me donne un coup de poing au visage ou me crache dessus (comme ce que les organisateurs ont fait au peuple québécois), je ne me contenterais pas d’un clin d’oeil comme excuse ou comme geste pour me rassurer que tout va bien, je me respecte trop.

      J’espère que certains autres Québécois se respectent encore comme peuple et qu’ils se souviendront longtemps du traitement qu’ils leur aient réservés au Canada.

      Pour les autres, je vous dirai une réplique les Canadiens anglais aiment bien nous dire lorsque nous faisons une erreur de langage en anglais: “Speak THE fucking language”, soit le seul et l’unique.

      Merci Monsieur Pratte de contribuer à ce que nous soyons plus qu’un souvenir à plus ou moins long terme.

      Olivier Michaud
      Montréal

    • Monsieur Pratte, sortez la tête du sable! Avez-vous entendu le concert des hargneux venant du ROC? Vous l’avez, votre explication envers du peu de cas pour la langue française aux Jeux de Vancouver. Bien sûr, nous apprécions tous la victoire du jeune Bilodeau, c’est bien de vouloir placer le projecteur sur lui, sans aucun doute. Mais la façon on considère l’autre langue officielle du Canada à ces Jeux, voilà le plus préoccupant, cessez donc de jouer les “spin-doctors”! Dans ces conditions, la victoire d’Alexandre Bilodeau aurait pu se passer n’importe où sur la planète, mais pas dans son pays!

      Alain Pérusse
      Montréal

    • Pas besoin d’aller ailleurs au Canada: le ROC, vous pouvez le vivre ici-même à tout les jours.
      Aller explorer le merveilleux West-Island, et découvrez des noms exotiques comme Beaconsfield, Kirkland, Roxboro, D.D.O.. Faites vous amis avec les charmants citoyens de ces cités qui se feront un plaisir de vous répondre ”I don’t speack french” avec un air de dégoût que vous n’oublierai pas de sitôt.

      Oubliez l’Europe, le Sud, l’Asie, et vivez l’aventure à quelques minutes du centre-ville de Montreal (J’ai bien dit Mone Three Hall). Et surtout traitez moi de sale raciste.

    • Le Canada est une vrai farce concerant le billinguisme. Ce qui me fait le plus rire ces quand je vois des gens dire qu’il y a uniquement des franco au Québec, je pense que ces gens la ne connaisse pas le Canada et surtout n’y a jamais voyagé.

      Le Manitoba, L’Ontario et ou faut pas oublie le NB ont beaucoup de franco. 7 millions au Canada, ne me dit pas que ces rien!! Même les jeux en Chine était plus billingue que ceux de Vancouver.

      Pour moi le meilleur pays qui vie pas un billinguisme mais un trilinguisme est la Suisse. En Suisse les pluspart des gens parle les 3 langue officiel. Francais, Allemand et Italien. A l’école il leur montre les 3 langues et même pas l’anglais!! Et ils vivent et respecte chacune des langues du pays!

      Au Canada SEUL au Québec on est obligé d’aprendre les 2 langues, alors que partout au Canada l’anglais seulement est obligatoire a l’école! Pour moi on devrait faire comme en Suisse.

      Seb Arpin

    • Afin de montrer la créativité et la diversité culturelle canadienne, nous avions absolument besoin d’embaucher un Australien. C’est évident.

      Hugo Dufort

    • Non seulement Vancouver a fait un affront au Québec, a totalement manqué son coup pour montrer sa culture bilingue et bi-nationale au reste du monde, mais a aussi manqué de respect pour le reste du monde:

      “24 Langues
      1. Les langues officielles du CIO sont le français et l’anglais.
      2. À toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en français, anglais,
      allemand, espagnol, russe et arabe.
      3. En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique
      et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf disposition expresse
      écrite contraire.” adresse de la charte olympique http://www.olympic.org/Documents/Reports/FR/fr_report_122.pdf

      Le Canada, qui se vante d’être un pays bilingue, aurait pu facilement démontrer son sérieux pour les jeux. Et non, nous sommes témoins des pires jeux d’hivers de l’histoire, En plus, on a totalement ignoré le Québec, l’autre nation du Canada.

      This is the real Canada!

      J’en profite pour féliciter Bjorn Ferry, Suédois, pour sa médaille d’or en biathlon, et Alexandre Bilodeau, Québécois, pour sa médaille en ski acrobatique. Allez le Québec, allez la Suède! And for Canada, I hope it goes from bad to disastrous :)

      Signé avec amour, Sylvain Racine, Suède

    • M. Pratte vous prenez la peine de citer quelques réactions ou opinions mesurées et réfléchies sur la question de la part de commentateurs anglophones. Vous devriez savoir que c’est inutile et que seule la position des anti-francophones enragés sera écoutée, reprise et montée en épingle pour mousser une hostilité inverse.

      Oui, l’absence de la réalité culturelle francophone était déplorable dans cette cérémonie d’ouverture. Mais cessons d’y voir la manifestation d’un soi-disant vaste mépris collectif de la part de l’ensemble de nos concitoyens anglophones hors-Québec. L’erreur est le fait du COVAN, pas d’un pays tout entier.

      Si la population canadienne ordinaire, de toutes communautés linguistiques, était vraiment si hostile aux Québécois, aurait-elle acclamé si spontanément et sincèrement le jeune Bilodeau? À moins que tous les spectateurs anglophones rassemblés à Vancouver soient, par un curieux effet de présélection statistique, non représentatifs de l’ensemble de la population canadienne-anglaise, que certains s’affairent pourtant à présenter comme majoritairement intolérante…

      @radams
      Vous faites un parallèle avec les annonces dans les deux langues aux Jeux de la Francophonie en déplorant que “ça peut se dérouler exclusivement en anglais” à Vancouver.

      Vous auriez avantage à écouter de plus près. Lors des compétitions, les annonces des participants et des résultats en fin de performance ou de course se font dans les deux langues officielles, du moins dans les quelques compétitions que j’écoute (pas le hockey qui ne m’intéresse pas, mais notamment la victoire de Maëlle Ricker, que je viens justement d’entendre interviewée… en français à R-C; probablement une habile manoeuvre pour jeter de la poudre aux yeux et masquer le complot francophobe du reste du Canada).

      Cela n’excuse bien sûr nullement les failles de la cérémonie d’ouverture.

      Luc Pomerleau, Gatineau

    • Si l’on avait voulu des jeux olympiques bilingues au Canada, il aurait fallu que ceux-ci se tiennent à Québec.

      Même la ville d’Ottawa ne pourrait que difficilement tenir des jeux olympiques bilingues.

      Le bilinguisme au Canada est une supercherie quasi-intégrale au sujet de laquelle il ne faut entretenir aucune illusion mais dont il faut néanmoins dénoncer inlassablement la fonction idéologique cruciale.

      Harold Simonon

    • La possibilité de la tenue de jeux d’hiver à Québec à la renverse.

      Quel est le pourcentage de gens parlant français parmi les athlètes qui participent à ces jeux Olympiques tenus à Vancouver? Serait-il plus élevé que 15%. Cela est représentatif du nombre de gens qui ont visionné le spectacle d’ouverture des jeux de Vancouver. Des millions de gens de l’extérieur du pays, dans des pays comme la Russie, l’Allemagne, la Suède, les États-Unis, la Chine, la Corée, le Japon, etc. Combien de francophones du Québec auraient pu mieux faire que les nombreux chinois qui habitent Vancouver, pour recevoir et accompagner les athlètes venant des pays asiatiques? Le français aussi rare que la neige à Vancouver? Les jeux de Vancouver ne sont pas les jeux du Canada et parmi les athlètes, c’est le petit nombre qui parle français et combien parmi nos athlètes ne connaissent pas au moins quelques mots d’anglais? Est-ce que vous M. Pratte, Lise Bissonnette qui parle de « Scandale » et ces autres francophones intéressés pourriez répondre à cette question?

      Si cela a donné des munitions aux indépendantistes, comme on le dit, c’est tout simplement la tenue de jeux olympiques à Québec qu’on vient de mener à la renverse. Les jeux de Calgary, de Montréal, de Vancouver n’auraient jamais pu se tenir sans l’apport et la collaboration du gouvernement fédéral et il faudrait plus que des miracles pour que Québec puisse le faire. 2022 à oublier. Il y aura 2017 qui marquera le 375ème anniversaire de la fondation de Montréal auparavant et cela rappellera les jeux qui se sont tenus dans la métropole aux yeux du monde entier. Rollankd Lambert

    • @Luc Pomerleau

      Je me suis adressé aux gens qui se demandaient si le bilinguisme serait appliqué si des Jeux olympiques avaient lieu au Québec. Ils y ont eu lieu en 1976, et le bilinguisme y a été appliqué. « Heaven forbid » que la cérémonie d’ouverture se déroule majoritairement en français alors que « Her Majesty the Queen » nous gratifiait de sa présence! En fait, le Canada anglais figurait de façon si éminente dans la cérémonie d’ouverture des Jeux de Montréal que c’est une jeune Torontoise qui a allumé la vasque aux côtés d’un jeune Québécois. Mais ça, le Canada anglais semble l’avoir oublié.

      En 1994, les Jeux du Commonwealth se sont déroulés à Victoria, en Colombie-Britannique. Ces jeux réunissaient des États ayant en commun l’usage de l’anglais, en tant que membres de l’ex-Empire britannique. Le français en a été à peu près exclu, même si l’événement se déroulait dans un pays officiellement bilingue.

      En 2001, les Jeux de la Francophonie se sont déroulés à Ottawa et Hull. Ces jeux réunissaient des États ayant en commun l’usage du français. Le bilinguisme y a été à peu près intégral, malgré le fait qu’ils se déroulaient en partie sur un territoire officiellement francophone.

      Deux poids, deux mesures. C’est ça le parallèle que j’ai fait.

      Je sais très bien que les annonces se font en français, en anglais et parfois dans une troisième langue aux Jeux. Il en était de même à Beijing, Turin, Salt Lake City, Athènes, Sydney et d’autres lieux, qui n’ont pourtant PAS le français comme langue officielle. Le CIO est plus officiellement bilingue que le Canada, faut-il croire.

      Par ailleurs, vous constaterez dans mon intervention précédente que le COVAN avait signé une entente de coopération technique avec le gouvernement québécois « afin de promouvoir la dualité linguistique et la diversité culturelle de notre pays (…) pour le bénéfice de tous les Canadiens. » Cette entente prévoyait notamment l’ouverture d’un bureau de rayonnement à Montréal. Peut-être que si cette entente avait été mise en application et que ledit bureau avait effectivement ouvert ses portes, l’exposition de responsables du COVAN à la culture francophone aurait évité aux Francophones l’affront de ne figurer que sous forme d’«afterthought» dans le volet culturel de la cérémonie d’ouverture.

      Mais, bon, il est comme ça le Canada anglais. Il oublie parfois, après 236 ans, que la Couronne d’Angleterre nous a permis de continuer de vivre en français sous son autorité et nous considère comme des vaincus qui devraient tout simplement se la fermer et rentrer dans les rangs.

      Je ne lui ferai pas ce plaisir.

      R. Adams

    • Pathétique Québec….

      GET OVER IT!!!!!

      P Brasseur

    • Je pense que la raison de la cérémonie d’ouverture en anglais est pour plaire à un maximum de gens à l’international. Même si les Jeux avaient eu lieu à Montréal (ou à Québec!), l’anglais aurait également été important (personne n’aime lire des sous-titres). Les Jeux ne sont pas juste écoutés par des Canadiens.

      Je pense aussi que l’omniprésence de l’anglais lors de la cérémonie d’ouverture est plutôt due à une mauvaise organisation, une organisation de dernière minute. Je ne pense pas qu’un discours séparatiste est nécessaire parce que le français n’a pas été valorisé lors d’une cérémonie d’ouverture pour des jeux olympiques.

      Je trouve cela con que le français n’ait pas été présent, mais je ne sens que mon identité ait été bafouée. Peut-être que je ne suis pas assez nationaliste. Toutefois, je dois avouer que le fait qu’un Canadien français soit le premier a gagné une médaille d’or en sol canadien me fait plaisir et que je considère cela comme une victoire qui va au-delà d’une reconnaissance linguistique lors d’une cérémonie.

      M Michaud

    • Langue française vs JO à Vancouver

      Un de vos chronigueurs a presque fait une comparaison avec la mort du lugeur à l’ouverture des jeux. Je trouve que la représentation du français au Jeux olympiques de Vancouver est un débat stérile. Ils ont fait une place au français. Qui sommes-nous, (nous qui ne tolérons pas que quelqu’un qui nous parle en anglais dans notre province), pour juger une province anglophone qui pourtant fait un effort pour mettre le français en valeur? Nous devrions nous souvenir que nous sommes dans un pays bilingue – sauf pour ce qui est de la province de Québec… Je suis francophone de souche, mes parents étaient francophones, je travaille en français et je ne me suis jamais sentie en danger d’être assimilée.

    • Nous les Québécois aimerions donc ça que les Anglos fassent un peu d’effort pour nous.
      On a choisi 2 fois de laisser une chance au Canada anglais parce qu’on espère que peut-être…

      15 ans après avoir passé à 0.5% de se séparer d’eux: rien de nouveau!
      Les Anglos ne détestent pas les Québécois, mais ils s’en foutent complètement.

      92% des gens à Toronto, 92% des gens à Calgary et 92% des gens à Vancouver ne connaissent pas le français.

      J’ai hâte qu’un PM québécois leur dise: “Wake up, vous avez 5 ans pour nous prouver que vous voulez former un pays avec nous. Nous jugerons de vos efforts dans 5 ans par voix référendaire.”

      Ceci dit, je comprends les fédéralistes “romantiques” (ceux qui croient que les Anglos vont changer pour nos beaux yeux), mais personnellement, je n’y crois pas.
      Par respect pour ces romantiques, je laisserais une dernìère chance aux Canadiens anglais de se prouver. Tant mieux si ça fonctionne, le Canada est un beau pays. Mais s’ils continuent de s’en foutre après une demande formelle d’effort, on passe à autre chose.

      Y’a des limites à l’indifférence dans un couple.

      Steve Beaulieu

    • La portion congrue réservée au français lors des cérémonies d’ouverture n’est pas seulement un camouflet réservé au Québécois, mais à tous les francophones du pays, Acadiens, Ontarois, Fransaskois, Franco-Manitobains. Mais le fait que les Québécois ne sont pas portés à digérer en silence donne une occasion rêvée au bouffe-francos de casser de sucre et d’abreuver de fiel sa minorité officielle. Dans le fond, c’est toujours de même message : “Quand allez-vous prendre votre trou et vous fermer la gueule une fois pour toute ?!?!”

      M Bruyère

    • Trève de psychanalyse sociale, gardons ça simple. Les très arrogants organsiateurs ont voulu voler en solo et faire un show par et pour Vancouver avec quelques peuplades autochtones en prime. Jusqu’ici c’est la catastrophe logistique mais tous ceux qui critiquent sont des petits régionaux imbéciles selon eux (y compris les brits et les américains). Et bien qu’on leur envoie la facture totale et qu’on n’en parle plus.

      Yves Charette

    • Ce qui est absolument décourageant dans cette histoire de cérémonie d’ouverture, c’est qu’on en soit encore rendu là après tant d’années, C’est pas possible! Les bras m’en tombent devant la stupidité des organisatuers des Jeux. Que personne n’ait allumé ou écouté! Qu’on ne comprenne pas l’importance du biculturalisme officiel dans un pays comme le Canada! Il ne s’agit pas ici de bilinguisme personnel qui est généralement facutatif, mais de l’officiel, l’obligatoire, mais encore plus sérieusement, de biculturalisme. Et d’autant plus que le Canada est multinational, la nation canadienne anglaise, la québécoise, l’acadienne et les nombreuses autres nations autochtones et métis. Et où se trouvent deux grands cultures, l’une de langue anglaise et l’autre de langue française. Il me semble que ceci n’est pas difficile à comprendre! Mais c’est certainement difficile à vivre et à respecter pour certains! Plusieurs oublient que c’est le prix ou le tribut à payer pour vivre dans un Canada fédéral et uni. À force de l’oublier, on s’en va tout simplement à la dislocation du pays. C’est ainsi que l’histoire s’est souvent malheureusement faite.

      Michel Lebel

    • @radams

      Je vois que vous continuez d’appliquer à l’ensemble du Canada anglais des erreurs qui relèvent directement du COVAN. J’ai déjà indiqué que c’était à mon avis une interprétation incorrecte de la réalité. Nous devons donc nous laisser sur ce désaccord.

      Quant au français à Pékin, je ne me rappelle pas que les résultats des événements que j’ai regardés (l’athlétisme essentiellement) aient été annoncés et commentés aussi prestement dans les deux langues prescrites par la Charte olympique que ce que l’on entend à Vancouver. Mais c’est déjà lointain.

      Luc Pomerleau

    • Bon, ça y est: On va réclamer la souveraineté du Québec parce qu’il n’y avait pas assez de français à la cérémonie d’ouverture des JO à Vancouver. Menfin…

      François Sawyer.

    • @ramses2.1
      Oui je suis très au courant que nous payons encore des taxes au Canada, mais je soutiens qu’il n’y a pas matière à s’énerver avec le comportement du RDC, les choses demeureront ce qu’elles sont, ce qu’elles on toujours été, rien ne changera nous continuerons à quêter une reconnaissance, alors libre à nous de continuer à leur payer des taxes ou pas.
      Je remarque que certaines personnes ne signent pas et sont quand même publiées, alors on signe ou signe pas??
      Louise Collette
      Montréal

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