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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 17 février 2010 | Mise en ligne à 15h20 | Commenter Commentaires (9)

    Vélo Québec est-il trop proche du parti du maire Tremblay?

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    Au centre, Suzanne Lareau, PDG de Vélo Québec, et André Lavallée, ancien responsable de l’aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville de Montréal. (Photo La Presse)

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Nathalie Collard

    Petite controverse aujourd’hui dans le monde municipal: en épluchant les dépenses des autres partis, Projet Montréal a découvert que le parti du maire Tremblay, Union Montréal, avait loué les locaux de Vélo Québec, rue Rachel, le jour des élections.

    L’étude du budget d’Union Montréal révèle aussi que c’est l’organisme Vélo Québec, anciennement dirigé par Michel Labrecque (candidat pour Union Montréal et actuel président de la Société de transport de Montréal), qui avait déboursé le coût des repas offerts aux bénévoles (la facture lui avait été remboursée par la suite).

    En entrevue avec mon collègue Martin Croteau, la pdg de l’organisme, Suzanne Lareau, déclarait qu’elle avait appuyé son ami Michel Labrecque en son nom personnel et que cela n’impliquait pas l’organisme à but non lucratif qu’elle représente. Il faut rappeler que Vélo Québec agit à titre de consultant auprès de la Ville, en plus de recevoir certains contrats de l’arrondissement Plateau Mont-Royal.

    J’ai appelé Mme Lareau pour lui demander si avec le recul, elle ne regrettait pas d’avoir loué les locaux de son organisme à un parti politique. Mais elle persiste et signe. Selon elle, il n’y a aucun problème à se prononcer en faveur d’un candidat de qualité (Michel Labrecque en l’occurrence) avec qui elle partage les mêmes valeurs.

    Quant à ceux qui estiment que ce rapprochement avec le parti au pouvoir nuit à la liberté de parole et de critique du lobby pro-vélo, Mme Lareau affirme qu’ils ont tort.

    «Je soupçonne Projet Montréal d’avoir une crotte sur le coeur parce que nous ne les avons pas appuyés et parce que Michel Labrecque a refusé de joindre leur parti, dit-elle. Il y a toujours des gens qui ont critiqué Vélo-Québec depuis sa fondation, il y a 20 ans, et il y en aura toujours.»

    Je ne suis pas d’accord avec Mme Lareau. Si elle a tout à fait le droit d’appuyer publiquement un candidat à titre individuel, elle n’aurait jamais dû mêler Vélo Québec à ses activités partisanes. L’organisme ne lui appartient pas.

    Qu’en pensez-vous?


    • Absolument d’accord. Elle ne semble pas réaliser qu’elle met en jeu la crédibilité de son organisme. On appelle ça un conflit d’intérêts.

      Maintenant, au moins, on a l’heure juste : on sait que Vélo-Québec est un organisme lié à Union Montréal et qu’ils ne sont pas objectifs quand ils se prononcent sur le transport à Montréal.

    • Oups : Jean Richard

    • Comment assurer un financement des OBNL adéquat sans que ceux-ci tombent dans la tourbillon politique(volontairement ou non) ? Est-ce que les systèmes d’attribution des subventions sont fait de façon impartiale à Montréal pour les OBNL? Quel est le lien entre les OBNL et les administrations locale ?

      Si la rigueur n’est pas présente au niveau de la construction, il est opportun de se questionner de la rigueur au niveau des subventions d’OBNL. Partisannerie ou non ?
      Que la directrice prête ou non son local, ce n’est pas important, si les subventions ont suivi un processus adéquat, qu’ils ont été obtenue dans les règles de l’art… Mais pourquoi une organisation provinciale reçoit autant d’argent de la Ville ?

      Louis Fournier

    • Mme Collard,

      Ça n’est pas là la seule manifestation d’une fusion entre un choix personnel et l’appartenance à un regroupement quelconque.

      Les associations étudiantes font la même chose. Les syndicats font la même chose. Pourquoi s’en formaliser ici?

      Un syndicat, par exemple, devrait se contenter de négocier les conditions de travail de leurs membres cotisants, point à la ligne. La position de la CSQ sur l’euthanasie? IRRELEVANT.

      En définitive, la question que vous soulevez est pertinente. Cependant, ce n’est pas la situation de Vélo Québec qui pose problème mais la situation généralisée.

      Martin Côté
      Chicoutimi

    • Peu importe les politicailleries et les partis au pouvoir en ce domaine,ce qui compte c’est qu’il y ait plus de vélo,plus de rues piétonnières,moins de stationnements et plus d’espaces verts.
      Et une fois pour toutes moins d’automobiles,moins d’autoroutes et plus de transports en commun.
      Vive le retour a la nature de l’humain,moins d’artificiel et donc meilleure santé.
      Gilles Ménard

    • “il n’y a aucun problème à se prononcer en faveur d’un candidat de qualité”

      ===

      L’excuse classique. Étant donné que le candidat est de qualité ça me permet donc de tripatouiller les règles éthiques.

      Jean Émard

    • Trop de pdg d’organisme à but non lucratif gère l’entreprise comme si elle leur appartenait.

      Si une entreprise à but lucratif aurait fait la même chose il y aurait un tolé.

      Bernard théroux

    • @Jean Richard,

      franchement! C’est clair que Vélo Québec, indépendemment des faits révélés ici, n’est pas objectif concernant le transport à Montréal. Les automobilistes sont objectifs eux? Voyons donc! Ça en devient ridicule par moment cette fixation sur l’objectivité. Il y a quelqu’un qui croit que Vélo Québec fait la promotion de l’automobile en milieu urbain? Vélo Québec est constituée de cyclistes qui se sont donnés une voix pour exprimer leur désir que le vélo ait toujours plus de place et droit de citer en ville et en campagne comme moyen de transport, pas juste comme loisir.

      Le problème est plutôt que Vélo Québec en se rapprochant d’un parti politique donné, risque d’être moins critique envers les infrastructures et réglmentations visant les cyclistes si ce parti se retrouve au pouvoir et au détriment des cyclistes qui constituent ce regroupement. Rien à voir avec l’objectivité, mais avec le fait de ne pas servir les intérêts du groupe qu’il représente.

      Daniel Savard
      - Contorsionniste à deux roues -

    • @dc savard
      Très bonne constatation.Je suis bien d’accord avec cela.
      Gilles Ménard

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