Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Jeudi 11 mars 2010 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (14)

    Doit-on en finir avec les cocktails de financement?

    normandeau_s

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Nathalie Collard

    Les échanges étaient musclés, lundi, à l’Assemblée nationale. La vice-première ministre, Nathalie Normandeau, était furieuse à la suite des accusations du député Bertrand St-Arnaud. Le député de Chambly est revenu à la charge à propos d’un cocktail de financement qui a eu lieu en octobre 2008, et au cours duquel Mme Normandeau avait amassé 43 000 $ pour le Parti libéral.

    C’est Christian Côté, dirigeant d’une filiale de la firme de génie-conseil Dessau (impliquée dans le scandale des compteurs d’eau à Montréal)  qui avait organisé l’événement. Mme Normandeau assure qu’il l’a fait à titre personnel et que Dessau n’avait rien à voir dans la planification du cocktail.

    Le financement des partis politiques est au coeur des débats ces jours-ci. Depuis le 16 février ont lieu les audiences publiques entourant le projet de loi 78 sur les régles de financement des partis politiques.

    Vision Montréal présentait son mémoire hier après-midi. Mardi ,c’était Québec Solidaire ainsi que le Directeur général des élections du Québec, Marcel Blanchet.

    Ce dernier estime que le problème des prête-noms constitue la principale faille de la loi électorale. En effet, comme la loi interdit aux entreprises de contribuer à la caisse des partis politiques, elles demandent à leurs employés de signer des chèques qui leur seront remboursés par la suite.

    M. Blanchet déplore cette situation, mais affirme qu’il existe sans doute d’autres moyens que d’envoyer des enquêteurs pour éplucher la comptabilité d’une entreprise.

    Lesquels? Bien sûr, on ne peut pas ériger un mur parfaitement étanche entre les entreprises et les partis politiques mais il existe sans aucun doute des façons de resserrer les règles d’éthique. Le financement populaire est une avenue. Le respect du registre des lobbyistes aussi (on sait que ce ne sont pas toutes les entreprises qui s’y inscrivent…). On peut également songer à abaisser le plafond des dépenses électorales permises.

    Faut-il le rappeler, la tenue d’une enquête publique aurait permis d’exposer toutes les pratiques douteuses actuellement en cours qui, sans être illégales, sont parfois à la limite de l’éthique. Malheureusement, les voix qui réclament une telle enquête sont de moins en moins nombreuses.

    Les consultations sur le projet de loi 78  se terminent le 17 mars.

    (Photo Le Soleil)


    • Il faut bien que le Parti Libéral trouve les $75,000.00 de salaire complémentaire de M. Charest. Cet argent ne pousse dans dans les arbres…Il vient de contributions volontaires faites par des gens qui s’attendent à un retour d’ascenseur.
      Y-a-t-il un autre endroit au monde où un peuple n’ a pas les moyens de payer son premier ministre convenablement, et doit donc quémander de l’argent? Ça fait pas mal “pic-pic” comme situation, pour un pays sois-disant riche.
      Si le fait de payer le premier ministre à sa juste valeur nous permet collectivement d’économiser des millions de $ par année en contrats de construction plus “équitables”, qu’est-ce qu’on attend? Ce serait un excellent retour sur l’investissement!

      Vincent Maranda

    • l’argent devrait aller directement au gouvernement en place et les deputés devrait financer eux-memes leur partis avec leur faramineux salaires d’elus( combien de mois et d’heures de travail font-il vraiment ?)
      Daniel Robert

    • Ce qu’il faudrait plutôt faire c’est en finir avec les lois inapplicables et hypocrites sur le financement des partis. Visons plutôt la transparence et laissons les contributions se faire librement.

      L’argent viendra toujours de là où est l’argent, aucune loi ne changera jamais ça. En tentant de le faire on ne fait qu’encourager la corruption.

      P brasseur

    • Je vois déjà les anti-gouvernement crier et vociférer les conflits d`intérêtes et toutes les calamités envers le parti libéral. Mais, je veux vous dire que ces pratiques sont aussi courantes au PQ, à l`ADQ.

      Dans quelques semaines débuteront les campagnes de financement du PQ et beaucoup se font des les maisons privées des député(es), et que voit-on dans les stationnement des rues avoisnantes de ces personnes, des maires de toutes allégeances, des ingénieurs qui représentent leur bureau, des hommes et femmes d`affaires, etc …., Alors, ceux qui voudraient dire que les partis de l`opposition sont plus blanc que blanc, le blanc pourait avoir à se salir vite.
      G. Levesque

    • De cocktail en cocktail, cela explique sans doute pourquoi le gouvernement est toujours sur la balloune. Les créditistes se contentaient de passer le chapeau à chacune de leurs assemblées, et c’est une des raisons pour lesquelles ils n’ont jamais pris le pouvoir malgré tout leur folklore poétique.

      Abolir les affiches dans tous les endroits ou les voies publiques durant les campagnes électorales serait une bonne solution contre les collusions. Comme le fait d’interdire toute campagne de lavage de cerveaux sur les grandes ondes entre deux élections ou trois bonnes intentions; étant entendu à l’avance que les politiciens veulent toujours votre bien, c’est-à-dire votre argent.

      Ou encore permettre les déplacements des politiciens en train seulement lors des scrutins. Ou limiter leur apparition à la télé à une fois par semaine seulement entre les campagnes. Voire même abolir toute représentation théâtrale dans les Parlements à longueur d’année pour tous les médias.

      Ce qui en plus de permettre à Ti-Gilles de fermer des portes ouvertes et d’ouvrir des portes fermées comme tous les bons concierges du Parlement, nous éviterait de gaspiller nos sous inutilement à déblatérer dans le Grand Vide, qui d’une petite torture mentale par ici avec la vérité, ou quoi d’autre encore d’une impétration plus véridique par là pour ses petits-z-amis l’air de rien.

      Yvon ROY, Mtl, Journal LA LANTERNE

    • Non seulement il ne faut pas abolir la formule du financement publique des partis politiques mais elle doit devenir la seule et unique source de financement de nos politiciens. Le scandale c’est que des entrepreneurs de tout acabit financent nos partis politiques dans l’espoir d’un retour d’ascenseur.
      Les politiciens doivent être exclusivement au service des citoyens et ils doivent être financés par la collectivité.

      Fernand Turbide

    • Non seulement faut-il en finir avec ces coktails de financement, mais il faut aussi en finir avec les dépenses électorales trop élevées: il faut abolir les pancartes électorales en premier, diminuer les pubs radio et télés des partis politiques. De plus, si l’on veut une vraie démocratie, il faut établir la proportionnelle. Tout parti avec plus de 5 % des votes devrait être représenté à l’Assemblée nationale. En ce moment, PQ et PLQ sont satisfaits du présent système car ils se partagent le pouvoir à tous les 8 ans. Et la seule réforme que propose le PLQ c’est d’augmenter le nombre de députés ! On ne veut pas plus de députés. On veut la proportionnelle pour que s’établisse une vraie démocratie. On veut aussi des référendums sur les questions importantes. Les “réformes” proposées par les deux partis frères (PQ et PLQ) sont de la poudre aux yeux. La vraie démocratie c’est deux choses: la proportionnelle et les référendums. 40 % des gens n’ont pas votés aux dernières élections parce qu’ils sont découragés du système actuel, de la dictature parlementaire de style britannique à deux partis souvents forts semblables. Même en abolissant les coktails de financement, nous nous retrouverions encore pour 100 ans avec le PLQ et son frère le PQ comme acteurs principaux à l’Assemblée nationale. Il faut casser le parlementarisme britannique et passer à autre chose.

      P. Savard
      Saint-jean-sur-Richelieu

    • À vu de nez, ce genre d’évènements nous rappellent toujours un ou deux voyages en Europe où sans regarder notre montre, nous devinons qu’il est aux environs de dix-sept heures et que pour certains, la journée aura été dès plus stimulantes.

      Ces rencontres de financements ne sont certainement pas dissociées du Parti et du même Parti qui est récipiendaire du Pouvoir. Dans tout ce beau monde, si on veut trouver des “dragons de vertus”, on va chercher longtemps. La politique n’est pas une matière qui a la propriété de blanchir les âmes ou de les garder blanches, mais elle peut surtout les éprouver.

      Le Parti Libéral du Québec manque tout simplement de classe, pour ne pas dire plus, de se vautrer dans tout ce qui peut créer une parfaite pétaudière, sorte de “red light” à ciel ouvert et qui n’attirent que des activités grotesques.
      Gilles Pelletier, Québec

    • Les cocktails de financement des partis politiques sont de très belles activités pour ramasser des fonds pour l’organisation, la permanence du parti, la publicité, les salaires …C’est démocratique et légal. Pourquoi toujours vouloir détruire la liberté des gens. Le contrôle excessif dans une société mène à la dictature. On ne respecte plus les croyances religieuses des gens (cf garderies religieuses), bientôt, on devra justifier le pourquoi de notre choix politique. Même La Presse a des activités de collecte de fonds (encan de journalistes et guignolée pour les moins bien nantis): très belle façon adéquate de faire sa publicité. En viendra-t-on à numéroter les dalles du plancher pour nous guider?
      E.V.Ross

    • Les cocktails de financement ne sont pas tant problématiques que ça. Encore faut-il que leur coût soit assumé par les donations et non pas par une entreprise organisatrice…

      Abaisser le plafond de dépenses admissibles et ajouter un financement populaire proportionnel aux votes obtenus comme au fédéral réduirait le besoin des partis de chercher de l’argent.

      Sébastien Blais
      Boisbriand

    • La ministre serait plus avisée de demander à son propre personnel d’organiser ce genre d’événements… et d’y inviter des participants plus diversifiés.

      J. Bouthillier

    • N’est-ce pas chez nos voisins les américons que la loi sur le financement des partis vient d’être modifiée tout récemment ???

      Dorénavant, au nom de la pseudo-liberté d’expression, les grandes compagnies pourront ouvertement solliciter les “prostitués” en campagne, qui accepteront volontiers leurs “contributions” contre un retour d’ascenseur ultérieur, cela va de soi…

      Ça ressemble déjà beaucoup trop aux pratiques de copinage en place au parti libéral, autant fédéral que provincial (souvenons-nous des “commandites” !!!).
      C’est dans ce genre de “démocratie” que nous voulons vivre ?

      Les contributions devraient toutes être mises dans une grosse poche, et séparées également entre tous les députés, peu importe le parti ou la représentation en chambre.

      “I have a dream”… où l’intelligence, la vision et la compétence des candidats triompheraient aux élections, sur la quantité de sous amassée, les discours pré-fabriqués, la quantité de pancartes placardées sur les poteaux ou le nombre de fois que la belle gueule d’un tarlais passe en prime time à la télé…

      Mais ce n’est qu’une utopie; on a le système qu’on mérite faut croire.

      Normand Laporte

    • @samsuffi,entièrement d’accord je ne peux rien y rajouter.
      n.y.grenier

    • Oui, abolissons les activités de financement pour ne garder que le financement par les particuliers. Il faudrait que le particulier déclare qui est son employeur. Si trop de particuliers d’un même employeur donnent beaucoup et souvent, le DGE pourrait plus facilement cibler ces entreprises afin de vérifier si cette entreprise n’utilise pas des prête-noms.

      N. Young

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