NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Mario Roy
Par l’effet du hasard, alors que j’écris ces lignes, la chaîne CNN diffuse un reportage dont le thème, affiché au bas de l’écran, est celui-ci (je traduis) : «Le prix à payer pour prolonger la vie / Une veuve demande : est-ce que ça vaut le coup ?»…
Ainsi donc, au Canada, l’affaire revient mardi devant le Parlement fédéral, saisi du projet de loi privé de la bloquiste Francine Lalonde sur l’euthanasie. Souvent, nous avons l’occasion ici de pencher en faveur d’une ouverture qui serait faite aux moyens de mourir dans la dignité. Mais est-ce à dire que la cause est entendue et que nous avons à ce sujet toutes les certitudes ?
Bien sûr que non.
Ici dans le Globe and Mail , Margaret Somerville (photo), juriste et professeure à l’université McGill (et dont les positions sont souvent controversées) , signale les dangers d’une ouverture trop grande à l’euthanasie et au suicide assisté. À notre époque, existe en effet un mélange dangereux : une population qui vieillit et a de plus en plus besoin de soins de santé ; et les coûts de ceux-ci qui grimpent en flèche, grugeant une partie de plus en plus grande du Trésor public. On devine le caractère explosif de la chose…
Selon elle, dans les endroits au monde où la mort «volontaire» a été plus ou moins légalisée, on a vu s’étendre rapidement les «motifs» justifiant l’euthanasie. Et ce, jusqu’à perdre tout repère moral. L’impression que «ma vie est complétée», comme pourrait le dire un candidat à la mort, est-elle vraiment suffisante, comme on le plaide maintenant ailleurs ?…
Je n’avais pas vraiment vu les choses sous cet angle. Et vous ?










hdufort
15 mars 2010
15h40
Le droit à la mort touche à un enjeu qui est assez difficilement saisissable, mais qui est en quelque sorte le fondement de toute approche humaniste: la réduction de la quantité de souffrance dans le monde. En quelque sorte, ce principe très subjectif nous permet de sortir le problème de la souffrance du cadre religieux et biologique traditionnel. Il permet aussi d’éviter les “solutions” cyniques ou instrumentalisées, du type “la patient mourra tôt ou tard” ou encore “peu importe la souffrance ou la joie, puisque tout cela disparaîtra dans la mort”.
L’on pourrait définir un indicateur du taux de bonheur chez l’humain, la “souffrance instantanée”, soit le nombre de personnes souffrant à tout moment sur la planète. Il est évident que l’on peut réduire ce nombre en donnant un meilleur accès à la nourriture et aux soins de santé aux personnes habitant dans les pays du tiers-monde. Plus près d’ici, on peut réduire la souffrance en détectant plus tôt les cas d’abus sexuel, d’inceste, de violence familiale, et en agissant collectivement.
Mais lorsqu’on aborde le problème de la souffrance dans l’optique de maladies ou de maux incurables, dont la seule action possible (médicalement) consiste à rallonger avec plus ou moins de succès la durée de vie misérable et douloureuse du patient, la mort peut finir par s’imposer comme une solution valable.
Or, c’est dans ces situations que deux grands principes humanistes, la lutte pour la vie et la lutte contre la souffrance, deviennent soudainement des antagonistes. Pire encore, les médecins font serment pour protéger la vie, mais pas pour combattre la souffrance. Cela est d’autant plus curieux lorsque l’on constate que l’immense majorité des consultations médicales, en Occident, sont faites pour corriger des problèmes d’inconfort ou de douleur, qui ne mettent pas la vie en danger.
Le rôle de nos médecins est aujourd’hui autant de combattre la souffrance que de protéger la vie; mais leur serment professionnel n’en tient nullement compte. Les médecins seraient-ils hors de leur champ de compétences morales lors de la majorité de leurs consultations?
Nous sommes encore, à mon avis, bien loin de pouvoir aborder les questions relatives à l’euthanasie, dans notre société. Les enjeux moraux et sociaux ne sont même pas définis. Il faudrait faire, au plus vite, une sérieuse réflexion éthique sur le sujet; surtout qu’il faudra bien prendre des décisions tôt ou tard. Sans quoi la jurisprudence s’imposera un peu n’importe comment, avec des résultats aléatoires et probablement absurdes, voir immoraux et injustes.
H. Dufort
tango12
15 mars 2010
16h00
Le jour où, à 70 ans, je vais manger de la purée 24/7, où je vais être incontinent et cloué à un lit où je sais que ça seulement aller en se dégradant, ce n’est pas un “ptit jeune” qui fait le tier de mon âge qui va venir me dire comment je dois ou ne dois pas mourrir…
My two cents…
Guillaume Fortin
carbone-14
15 mars 2010
16h11
Mourir en paix ou vivre en harmonie? Voilà la question zen qu’il faudrait sans doute se poser avant de faire installer des chambres à gaz pour désengorger les urgences dans nos hôpitaux postmodernes.
Pour bénévoler depuis quelques années déja dans un centre de soins prolongés, je n’ai vu encore personne à date demander expressément de quitter pour de bon; même si la chose finit parfois par devenir un peu ennyante dans une chaise roulante il faut bien l’admettre.
Mais l’Internet n’est-il pas là pour désennuyer les gens justement? J’en ai même vu qui pitonnaient à Notre-Dame en attendant leur médecin, et tant qu’à attendre pour attendre, le mieux serait selon moi de tout simplement laisser attendre tout ce beau monde encore un peu sans plus.
Pas de solutés intempestifs. Pas d’annalyses inutiles, ni radios superflues. Rien d’autre que du calme de la tranquillité, avec peut-être un bon porto si besoin, et c’est tout. Pour moi personnellement en tout cas. Quant aux autres, je ne sais pas….
Yvon ROY, Mtl.
pragmatisme
15 mars 2010
16h24
J’ai vu mon grand-père mourrir péniblement, dans une longue agonie, d’un cancer de la gorge. Je l’ai vu passer de 160 lbs a 90 lbs. Incapable de manger et de parler. Il est mort d’épuisement et dans la souffrance parce que sa gorge était rendu trop étoite pour respirer. Imaginez passer une semaine à respirer dans la paille la plus fine que vous trouverez, tout ça en plus d’avoir des douleurs tenaces. Enfin ajoutez la certitude que vous allez mourrir dans les jours à venir.
Depuis ce jours je suis pour l’euthanasie.
P. Leblanc
mlebel
15 mars 2010
17h14
Je suis surpris que vous soyez surpris, M. Roy. Les arguments en faveur et contre l’euthanasie sont très bien connus! Je partage le point de vue de Mme Somerville, donc pour l’essentiel opposé à l’euthanasie. Je conclurai en disant seulement qu’il n’y aura jamais consensus sur le sujet. Ce qui n’empêchera jamais quelqu’un de ne pas mourir un jour…
Michel Lebel
bloganon
15 mars 2010
17h21
« Selon elle, dans les endroits au monde où la mort «volontaire» a été plus ou moins légalisée, on a vu s’étendre rapidement les «motifs» justifiant l’euthanasie. »
Où ça? quels motifs? des détails svp.
J. Bouthillier
jm48
15 mars 2010
17h48
Bien que le droit à la mort soit, pour moi fondamental, je trouve dangereux de permettre l’euthanasie. A quand le gouvernement qui décidera que d’ avoir mal voté diminue tellement notre qualité de vie qu’ il est inutile de nous laisser vivre?
J. Millo
croquis
15 mars 2010
20h11
Cocktail explosif du vieilissemnt et de la pénurie
Sujet bien emmené M Roy. Ces aspects d’une trop grande facilité à passer à l’acte trottaient aussi vaguement dans ma tête.
Une conjecture menaçante
Le Québec est spécialement frappé par un vieilissement de la population et une pénurie effarante d’infirmières etc .
Manque criant de personnel
Ce matin je visitais une personne âgée qui parle de suicide tellement elle est découragée, souffrante de diabète( pied coupé) coeur malade etc Une infirmière passait. Elle est sortie de la cuvée des infirmière de 2003 de Momonrency. Elles étaient 200 au début du cours, 50 à la fin. Apres les stages, il n’en restait que 10 et aujourd’hui il en reste 6. Les condition de travail et traitement sont questionnables.
La jeune infirmière est patiente et lente comme se doit avec les personnes âgées, 80 ans pour le cas dont nous avons été témoins, fruit aussi du hasard : mon travail ne permet pas de passer des heures avec des personnes âgées mais lorsque je reçois un signal clair de suicide,( même si je connaIS PEU LA personne ) j’arrête tout et déploie toutes mes ressources, comment dire ”de bonheur ”; je les emmène au resto, leur prépare un bon repas à la maison, je les écoute et tranche aussi et nous entammons un plan d’action pour la sortir de la dépression du découragement, régler les problèmes addition de moult choses qui, au détail deviennent montagne.
La lenteur du malade dans un monde qui court effleure
Pour illustrer, je me suis cassé une côte la semaine dernière et je marchais avec une extrême lenteur. Or la personne de 80 ans qui parlait de suicide marche 24 heures sur 24 avec cette lenteur. Alors on prend le rythme de la personne par anticipation ou souvenir de la souffrance. Vous me comprenez : je suis attendu pour souper, je dis les choses simplement.
Résumons l’angle : avant de réfléchir sur cette question. Demandons nous en société, quelle qualité de vie nous avons à offrir pour contenir la convergence de deux phénomènes : la longévité et l’absence criant de services médicaux.
Je reviendrai peut-être sur les cas extrêmes dont parle M Leblanc
mes hommage m’sieur Roy et intervenants
Yvan Lavoie
bungalowbill
15 mars 2010
20h50
“un mélange dangereux : une population qui vieillit et a de plus en plus besoin de soins de santé … les coûts de santé qui grimpent en flèche”…
Ajoutons une province endettée et vous êtes vraiment surpris de cet angle?
M. Charest ne venait-il pas cyniquement de lancer l’idée d’un débat sur la “mort digne” tout juste avant les fêtes? Doit pas être surpris lui. En tout cas, beau changement de paradigme, ça te réorganise la file d’attente à l’urgence ça mon ami. Sans compter que les cliniques vétérinaires pourraient être mises à contribution.
C. Côté
jp_martel
15 mars 2010
22h17
D’entrée de jeu, Mme Somerville indique qu’elle inclut le suicide assisté à l’intérieur du terme “euthanasie”. À partir de là, pas de surprise, elle ne s’intéresse qu’aux informations qui confirment l’idée qu’elle s’était faite avant même de commencer sa recherche.
Y aurait-il des recherches objectives disponibles sur le sujet?
J.-P. Martel
gall
16 mars 2010
01h11
L’émission House nous montrait récemment un médecin voulant avouer publiquement sa mise à mort dans la douceur d’un cancéreux souffrant et esseulé qui était sous ses soins. L’impression laissée par l’émission était la justice de cette action, sa générosité même. Pourtant, à bien y penser, n’érigeait-on pas l’abandon dans la solitude en un droit et la mise à mort en une clémence? Certes l’abandon favorise la dépression. Par contre la compagnie dans la persévérance n’apporte-t-elle pas la dignité dont on parle tant? Quand on te tient la main et quand on t’offre une présence jusqu’au bout, par delà la souffrance, ne vaux-tu pas plus que lorsqu’on t’expédie dans l’au-delà?
Si, par contre, on insistait que la souffrance a priorité sur la vie, pourquoi n’accorderait-on pas alors l’assistance au suicide aux gens déchirés dans le coeur et dans l’âme lorsqu’ils se trouvent trahis ou abandonnés par ceux qui leur avaient promis fidélité? La mort du corps est-elle vraiment plus pénible que la mort du coeur?
S’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime, peut-on vraiment prétendre qu’enlever la vie de ceux qu’on aime est pareil amour?
— Georges Allaire.
franbot
16 mars 2010
01h27
Ah! Cette chère Somerville qui, comme toujours, saupoudre son texte du mot “moral” sans jamais nous expliquer en quoi cela consiste : “Legalizing euthanasia causes death and dying to lose the moral context within which they must be viewed. Maintaining that moral context is”
Et, encore comme elle le fait bien souvent, commence son texte par des références creuses au fait que ça ait été considéré immoral pendant des millénaires (citation needed).
Elle nous a joué les mêmes cartes dans ses “articles” à propos de la légalisation du mariage gai, y allant de plus d’une belle “naturalistic fallacy”.
Comme le fait remarquer quelqu’un sur le site du Globe, bien qu’elle porte le titre d’éthicienne, elle ressemble beaucoup plus à une moraliste qu’autre chose.
Frantz Botin
jolico
16 mars 2010
01h41
Madame Somerville indique que des hommes âgés – souvent de ceux qui recourent au suicide – se servent de l’euthanasie comme substitut au suicide… Ben ouin! Faut bien avoir des diplômes de juriste et de professeurE pour dire des niaiseries comme ça!
On peut lire dans un extrait de The New England Journal of Medicine du 10 mai 2007:
http://content.nejm.org/cgi/content/abstract/356/19/1957
qu’en 2005, 1,7% des décès en Hollande étaient dus à l’euthanasie, 0,1% au suicide assisté. En 2001, avant que la loi sur l’euthanasie soit adoptée en Hollande, 2,6% des décès étaient dus à l’euthanasie, et 0,2% le résultat d’un suicide assisté. 0,4% de TOUS les décès n’auraient pas été à la demande spécifique du patient. La sédation palliative de 5,6% en 2001 aurait augmenté à 7,1% en 2007. Ce n’est quand même pas le quart de la population qu’on euthanasie en Hollande! Ce n’est quand même pas une hécatombe!
Le PubMed de janvier 1994 du National Institute for Health (États-Unis) rapportait:
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8010168
(Euthanasia: the Dutch experience)
que 79% des décisions de fin de vie avaient rapport à des gens âgés de plus de 65 ans, les raisons étant: perte de dignité – 57%, douleur – 46%, horrible façon de mourir naturellement – 46%, dépendance sur autrui – 33%.
Ceux qui n’ont jamais connu la douleur intolérable n’ont aucune idée de ce que ça veut dire. Ceux qui n’ont pas vécu avec de la douleur chronique pendant un grand nombre d’années n’ont aucune idée de ce que ça veut dire. Ceux qui n’ont jamais vu la vie des personnes pour qui tous les moindres gestes de la vie doivent être exécutés par d’autres n’ont aucune idée de ce que ça veut dire. Ceux qui ont toujours pu gérer leur vie sans avoir besoin des autres n’ont aucune idée de ce que peut être la perte totale d’autonomie.
Quand on vit avec la douleur au quotidien, on voudrait pouvoir savoir que si la situation devait empirer, il y aura une porte de sortie. C’est triste que quand une solution humanitaire existe, on laisse les gens dans le merdier, on laisse les gens tenter de se suicider et, s’ils ne réussissent pas leur coup – un gros pourcentage – on les fout à l’aile psychiatrique et on les bourre de cochoncetés qui les réduisent à l’état de poupées de guenilles. Je ne demanderais jamais l’euthanasie pour quelqu’un d’autre, mais je voudrais avoir le droit de la demander pour moi-même : c’est-tu clair ou c’est-tu pas clair? Ça ne me tente pas de devoir un jour me faire torcher par d’autres, incapable de manger autre chose que de la bouette, devoir dépendre de personnes qui ne me sont pas familières pour mon moindre confort, si seulement je suis encore capable de demander (qui va venir me gratter le bas de l’omoplate qui me torture? me changer de couche quand ça fait deux heures et plus que j’ai pissé et chié dedans?) Pardonnez mes longueurs. Je vais commencer à préparer un mémoire pour la Commission sur l’euthanasie bientôt.
Josette Lincourt
drek2
16 mars 2010
02h04
Les pays-bas ont le plus bas taux de centenaire dans sa population.
Les médecins qui tuent leurs patients ne peuvent plus être poursuivi car le fait qu’ils pouvaient être poursuivi faisaient en sorte que de nombreux médecins pratiquaient l’euthanasie mais ne la déclarait par peur d’accusations.
De nombreuses personnes agées fuient le pays pour l’Allemagne par peur d’être suicidé.
Madame Somerville a raison, la pratique de l’euthanasie ou du suicide assisté s’élargit avec le temps dans les endroits où elle est en vigueur, elle se banalise.
On tue des dépressifs et des malades fraichement diagnostiqué avec des maladies dégénérative en première phase. Et dans plusieurs des cas, les soins palliatifs périclitent, sauf peut-être aux pays-bas où ils auraient amélioré récemment leur système, mais en Belgique ils seraient très rudimentaires.
Avant de commencer à penser à tuer les mourants (parfois même les non mourants) il faudrait penser à améliorer nos soins palliatifs car présentement, il est évident qu’une forte proportion des gens préfèrent mourir plutot que de mourir dans nos mouroir que sont nos CHSLD.
Dominic Pageau
jon8
16 mars 2010
03h10
La froide réalité est qu’il faut, dans une société, garder un pourcentage minimum de productivité lors d’une vie humaine.
L’enfance, jusqu’à, disons 18 ans en moyenne, est ”non-productive” puisque liée à l’éducation; la société paie plus à cette partie de la population qu’elle n’en bénéficie.
Même pattern pour les retraités. Pire encore pour les retraités malades.
Il faut admettre qu’il est normal que la société ne soit pas parfaitement efficace (nous ne sommes pas des machines, tout de même!) mais il faut faire très attention au déséquilibre. Une société qui mets trop de pression sur une petite partie de la population pour trainer la caravane au complet s’expose à de très gros problèmes.
Une chose est certaine: tu ne peux pas avoir un étudiant qui se traine les fesses sur les bancs d’écoles jusqu’à 30 ans pour ensuite prendre sa retraite à 65 ans et vivre peinard jusqu’à 100 ans sans qu’il puisse y avoir de problème à n’avoir été productif pour la société que 35% de sa vie.
Sachant que la dernière année de la vie d’une personne est la plus coûteuse en frais de santé, il faut effectivement se poser de douloureuses (et délicates) questions.
J. Ménard
d.lafreniere
16 mars 2010
07h36
J’ai toujours vu les choses sous cet angle. Comme le dit l’article; “once legalized, euthanasia cannot be controlled”.
Nous avons un excellent réseau de soins palliatifs au Canada. Oui il coûte cher, mais au moins il permet au personnel de la santé de faire leur travail qui est de prodiguer des soins aux malades et mourants, et non pas de tuer les malades pour faire de la place aux cas moins pires.
Dominic Lafrenière
pasfollelamouche
16 mars 2010
09h09
Il faut d’abord définir où commence l’acharnement médical afin de pouvoir dire où commencera l’euthanasie.
Contrairement à ce que prétend drek2, les pays-bas ne pratiquent pas l’euthanasie en phase 1 d’une maladie dégénérative, ils précipitent la fin lorsque la qualité de vie a complètement fuit la personne, et ce, après avoir discuté avec la personne concernée, soit lae patient lui même s’il est suffisament lucide pour le faire, autrement, avec la personne qui en a la charge.
La question que je me pose est la suivante. Peut-on parler de suicide assisté ou d’euthanasie lorsqu’on ne réanime pas une personne de 85 ans qui est gravement malade depuis de nombreuses années, qui erquiert des soins constants, qui a été hospitalisée en urgence, encore une fois(c’est la quatrième en moins d’un an), et dont le coeur a arrêté de battre spontanément à 4 reprises en 24 heures? EN ce qui me concerne, il s’agit plutôt d’acharnement médical, dans ce cas précis, on refuse de respecter l’oeuvre de la nature, purement et simplement, peu importe si la clause de non réanimation figure ou pas au dossier du patient, le coeur est usé et n’a plus la force d’aller plus loin, il l’a fait savoir 4 fois plutôt qu’une en l’espace de 24 heures, peut-on respecter ça?
Et que penser d’aider un patient souffrant de cancer à en finir rapidement en lui administrant de fortes doses de morphine afin d’affaiblir le coeur et causer son arrêt quand la douleur est devenue insupportable? Je crois qu’il s’agit là de respect et d’un geste de compassion humaine.
D’autant que je sache, personne n’a jamais mentionner qu’il fallait aider ou donner les moyens de mourir à une personne dépressive qui n’a que le goût d’en sortir une bonne fois pour toutes… Personne n’a non plus parlé d’euthanasier une personne pour le simple fait qu’elle est âgée. Personne n’a mentionné qu’il faille éliminer d’emblée une personne qui vient d’être diagnostiquée de SLA.
On se calme, on évalue la situation avec un peu de froideur, on réfère aux gens qui ont vu mourir un proche lentement dans la souffrance immense et sans moyens à pouvoir la contrôler ou mieux, à l’éliminer.
Marie Tanguay
gren
16 mars 2010
17h08
Lorsqu’il y aura une discusion honnête entre les médecins traitants et les patients en oubliant les principes religieux, les problêmes de l’euthanasie sera réglée. Le patient a qui on fait comprendre que son état ne se replacera pas,et que juste le temps l’amènera vers la mort,devra prendre la décision. Je reste a l’hopital jusqu’a la fin en souffrant ou non ou j’en termine avec la vie avec l’aide des médecins. Si le malade n’est pas capable de prendre la décision lui même, la est tout le problême. Quelqu’un de la famille ne doit jamais avoir la décision finale. Seulement le patient.
n.y. grenier