Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
  • Lire la suite »

    Mardi 16 mars 2010 | Mise en ligne à 5h55 | Commenter Commentaires (42)

    Se reproduire: un droit?

    167871-26_m

    Photo: François Roy, La Presse

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Ç’aurait dû être une bonne nouvelle, mais dans les circonstances, ça a fait une drôle d’impression. Les traitements de procréation assistée devraient être accessibles sans frais dès la fin du printemps, a annoncé le ministre de la Santé jeudi dernier. Les Québécois qui souhaitent utiliser ces coûteux services ont dû pousser un soupir de soulagement: le gouvernement Charest va enfin tenir sa promesse de les aider.

    En même temps, l’annonce tombe bien mal. Les urgences recommencent à déborder, les délais en chirurgie cardiaque à s’allonger et les patients à mourir en attendant d’être soignés. Et voilà qu’on arrive avec une nouvelle commande. Non seulement le ministère de la Santé devra-t-il dépenser des dizaines de millions de dollars supplémentaires pour y répondre, mais son réseau hospitalier sera mis à contribution. Amenez-en des défis!

    La Commission de l’éthique de la science et de la technologie semble être la seule à voir la réalité en face. «Dans un contexte où les ressources budgétaires, matérielles et humaines se font plus rares – on le constate cette semaine encore avec le débordement des urgences de Montréal – les moyens ne suffiront pour combler touts les besoins. Raison de plus pour bien distinguer entre les droits et les désirs», souligne l’agence gouvernementale en rappelant que le «droit à l’enfant» n’existe pas.

    La question n’est pas de savoir si c’est une bonne chose d’aider les gens qui n’arrivent pas à avoir d’enfants. Ce qu’il faut plutôt se demander, c’est si la procréation assistée est le meilleur usage qu’on puisse faire des ressources qu’on s’apprête à lui consacrer – compte tenu du fait que les ressources en santé ne sont pas seulement limitées, mais nettement insuffisantes. Pour moi, la réponse ne fait pas de doute. C’est non.

    La lutte à la dénatalité? Si nous décidons, comme société, qu’il est préférable d’encourager la conception locale plutôt que l’adoption internationale ou l’immigration, qu’on sorte la procréation assistée du budget de la Santé et qu’on impute ça au développement économique ou à un autre ministère. Et de grâce, fichons la paix aux hôpitaux qui n’offrent pas déjà ce service. Ils en ont déjà plein les bras avec leurs patients actuels, qu’on laisse les cliniques privées s’organiser pour répondre à la demande.


    • Se reproduire n’est pas un droit, c’est un désir. Le gouvernement, surtout en santé, a de la difficulté à répondre aux “besoins” de base de la population et maintenant on va s’occuper des désirs des couples en manque de bébé?

      On est une société de bébés gâtés. Quand tu es rendu à mettre sur un même pied d’égalité un besoin de base (la santé) et un désir (se reproduire) ça va mal dans la chaumière. Si encore on en avait les moyens. C’est vrai que laisser crever nos personnes âgées dans les corridors des urgences c’est pas bien grave, il faut se reproduire à tout prix.

      D. Bélanger

    • Bonjour,

      je suis directement concerné par ce sujet et je ne vois pas la pertinence que le gouvernement fournisse ce type de service. Le choix d’avoir ou non des enfants est un choix personnel qui ne devrait pas avoir de résonnance sur le régime public. Étant présentement dans le processus, je suis conscient que les frais sont élevés, mais cette décision fait suite à une réflexion profonde et ma conjointe et moi avons lié cette décision à un budget afin de réaliser notre rêve. La problématique est réelle pour le suivi lors de la grossesse par contre, il est devenu difficile de trouver un médecin pour le suivi de grossesse et les efforts devraient être mis sur ce dossier plutôt que la procréation.

      Stéphane Roberge

    • Autre question : que combat-on par la procréation assistée. Sans vouloir réduire l’aspect psychologique de la question, je crois que nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence des traitements de fertilité.
      Si l’on ne concoit pas c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. En forcant les choses nous allons a l’encontre de la nature qui dit non et perpétuerons ce cycle.
      Ce n’est peut être pas très humain de dire non à la procréation assistée, mais c’est peut être fichtrement naturel.

      Pour moi non : ce n’est pas un droit ni une priorité de société

      I Chabot

    • La reproduction n’est pas un droit, C’EST UNE LIBERTÉ. Ce qu’il veut dire qu’on peut prendre les mesurse nécessaires pour la protéger. C’est vrai que de plus en plus, le gouvernement deviens enemi numéro 1 du peuple et la tendence semble se maintenir.

      Gauthier, Pierre

    • Tout à fait d’accord pour que ce soit les cliniques privés qui s’occupent de ce problème, mais avec remboursement comme c’est le cas pour les avortements. Si le droit à l’avortement a pu être inventé, pourquoi pas le droit à l’enfant? Tout ce que ça prend dans notre société pour créer un droit, c’est un bon groupe de pression et de lobbying.

      Dominic Lafrenière

    • Le titre dit ” Se reproduire: un droit?”
      Je suis tenté de dire oui, mais malheureusement c’est non. C’est le destin qui décide. Je suis d’accord avec le sens donné a la discussion dans avec cet éditorial. Les soins de santé au Québec sont déficients et depuis le temps qu’on essaie de les régler, il n’est pas normal que les ressources soient encore plus plus divisées.
      Je comprend les gens qui ont milité pour que l’état leur vienne en aide et ils ont raison de demander cette aide. Mais ce n’est pas au système de santé de prendre ces dépenses non liées à la santé. Le gouvernement devrait faciliter l’accès aux services de procréation assistée et permettre des incitatifs fiscaux qui en diminuerai le cout. Cependant, cela ne doit pas se faire au détriment des malades qui attendent d’avoir des soins. On a eu suffisamment de cas de décès dans les couloirs d’urgence récemment pour comprendre que le système de santé est malade et en augmenter sa charge ne fera qu’amplifier un problème récurrent depuis trop longtemps.

      Patrick Bardoul

    • Chaque adoption internationale coûte plusieurs milliers de dollars Pendant ce temps, des Québécois jettent plus de quatre-vingt enfants par jour à la poubelle. Ne pourrait-on pas donner un coup de pouce à la relation naissance-adoption en accordant quelques milliers de dollars à des mères en doute afin de les encourager à laisser la vie à leur enfant et à le confier à des parents désireux de le couvrir d’amour?

      Cela n’a rien à voir avec le commerce des enfants. Il s’agit d’aider des mères, des enfants et des parents en détresse.

      — Georges Allaire.

    • OOPS| J’ai oublié de signer:
      Parfaitement d’accord. La terre déborde déjà d’humains. Qu’on facilite l’adoption internationale.

      Bernard Massé

    • Se reproduire naturellement : OUI c’est un droit! Ce reproduire artificiellement : NON!
      Pour ce qui est de notre argent qui bien depensé ou mal depensé. Ça pourrait être un bon débat, mais la liste est longue… Il serait plus simple de tout simplement réduire la taille de l’état.

    • Des couples infertiles ont toute liberté d’utiliser les connaissances de la science afin de retrouver cette fertilité qui permet la naissance d’enfants. Ce n’est pas gratuit, on le sait, les coûts sont faramineux. Toutefois, est-il normal de vouloir faire payer toute la société pour obtenir de tels soins? Je regrette, mais je n’ai pas le goût de payer pour les aspirations de voisins qui veulent des enfants. Je veux bien aider les familles et faire ma part par le biais de mes impôts, mais de la à engloutir des impôts dans des cliniques de fertilité, il y a un fossé.
      La fertilité c’est personnel. Quand le Gouvernement décide de payer pour ces cas, il me vole mon argent et à ce titre, je me sens dans une situation d’hold-up tout simplement. On sait qu’il va le faire, il n’entend rien, il fait à sa tête et il continue à nous empoisonner l’atmosphère.
      Gilles Pelletier, Québec

    • Bonjour,

      D’entrée de jeu, je désire préciser que j’ai été confrontée à cette question après avoir fait une fausse couche (après des traitements de fertilité, mais pas in vitro). Comme l’hôpital nous suggérait de prendre la voie de l’in vitro, nous avons sérieusement-très sérieusement-réfléchi et nous avons décidé d’adopter. A l’international dans notre cas puisque l’adoption locale était encore beaucoup trop compliquée, longue & pénible. Mais si la situation était telle qu’aujourd’hui, celà se ferait ici.

      Les nord-américains ont une conception très égocentrique de la maternité: je veux MON enfant. Eh bien, est-ce à dire que la fille que j’ai adoptée, n’est pas MA fille…? Lorsque je me lève pour elle la nuit, elle est MA fille, je vous l’assure! Il faudrait peut-être s’ouvrir aux conceptions par exemple des Inuits ou des Africains qui considèrent qu’un enfant est l’enfant de tout le village.

      Tout ça pour dire que, dans tous le cas, les enfants ne nous sont que PRÊTÉS et que nous devons faire de notre mieux pour les accompagner dans la vie. N’y a-t-il pas de preuve plus tangible que lorsqu’un bébé meurt à la naissance??? Ne serait-il pas aberrant de financer IN VITRO ET LES AVORTEMENTS…??? Non, mais, faudrait peut-être que la main gauche parle à la main droite!!!!

      Les gens veulent commander LEUR bébé comme ils commandent LEUR repas au resto. Le mythe du petit bébé parfait, tout rose subsiste toujours. Nous avons adopté notre fille et avons en plus gagné de connaitre sa famille biologique ailleurs, dans un autre pays. C’est l’expérience la plus enrichissante qu’il nous été donné de vivre.

      Loin de moi l’idée de comparer les enfants aux animaux, mais la SPCA a compris le problème d’usine à chiots & autres. Afin de diminuer le nombre d’euthanasie, ils essaient d’inciter les gens à plutôt adopter un animal.

      Que dirons-nous si, dans quelques années, nous ne pouvons obtenir notre chirurgie cardiaque (c’est d’ailleurs déjà une réalité!) ou de remplacement de hanche (ou autre) par que les fonds sont consacrés à l’in vitro??????????

      C’est bien évident qu’il y a des choix déchirants à faire. Que ce soit comme société ou comme individu, nous ne pouvons tout avoir. Si je n’ai pas d’argent pour payer les nécessités de base de ma fille, dois-je acheter ma télé écran plasma (ou 3D)? Ou devrais-je attendre???

      Liette Robin
      mère adoptive d’une fille de 9 ans.

    • Je réalise que mon commentaire sera un peu redondant, étant donné des commentaires ci-dessus, mais je désire quand même ajouter mon vote:

      Mon épouse et moi avons adopté à l’international. Les frais importants étaient déductibles d’impôt (au provincial seulement à l’époque), mais la plus grande part était à nos frais. C’était correct. Quand je vois les sommes en jeu, ça nous coûterait collectivement moins cher si le gouvernement payait complètement les frais d’adoption internationale plutôt que les frais de fécondation in vitro, avec une garantie de succès en plus. Faire payer la fécondation in vitro par nos impôts, c’est vraiment n’importe quoi.

      François Sawyer.

    • Avoir un enfant n’est pas un droit, c’est un privilège.

      Je suis contre cette décision du gouvernement.
      Un enfant, n’est pas selon moi un produit de consommation.
      On ne s’achète pas un enfant.
      Encore moins le faire payer par les autres.

      Louise April(Laloue)

    • Je pars du principe que si t’as pas les moyens de payer pour la fécondation in vitro, t’as pas les moyens de payer les quelque 200 000 $ que ça coûtera pour l’élever jusqu’à sa majorité. Ce n’est pas à moi de payer pour les lubies et les désirs de quelqu’un d’autre. Commençons par nous occuper des vrais problèmes actuels (gens qui ont besoin de soins pour ne pas mourir et qu’on laisse en plan, petits vieux abandonnés dans les centres, surpopulation dans les classes, etc.) avant d’ajouter d’autres personnes dans l’équation. L’infertilité est une incapacité à concevoir, pas une maladie mortelle. Personne n’est mort de ne pas avoir tous ses désirs comblés. Si quelqu’un définit sa vie uniquement par sa capacité à enfanter, peut-être que le problème est ailleurs.

      Justine Dubé

    • Se «reproduire» est-il un droit? La stérilité est-elle une maladie ou un état? L’incapacité de faire des enfants entraine quelles conséquences pour un couple? La «société» doit-elle payer pour cela?

      C’est drôle mais j’ai comme l’impression qu’il ne s’agit pas ici de «se reproduire» mais juste «d’avoir un enfant», comme on se procure à tout prix autre chose qui nous intéresse.

      Un peu comme pour l’écriture, et comme le disait un certain philosophe: «On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire mais parce qu’on a envie de dire quelque chose».

      Il y a des fois ou, mutatis mutandis, l’envie de se reproduire m’a l’air de ressembler à cette envie d’écrire si bien décrite par Cioran en juste assez de caractères pour entrer sur Twitter.

      J-F. Couture. (À qui la nature et sa conjointe ont fourni gratuitement la possibilité d’avoir une descendance.)

    • Se reproduire n’est pas un droit. C’est une conséquence naturelle d’un acte naturel. Ça peut être un désir, un projet, mais pas un droit. Qui sait d’ailleurs si la nature n’a pas des raisons d’empêcher la fertilité?

      Avant de subventionner les traitements de reproduction assistée, coûteux et aux résultats incertains, il faudrait prendre des mesures préventives. 1) Encourager les couples à se reproduire plus jeunes, dans la vingtaine, quand leur corps sont les plus aptes à le faire. 2) Assainir notre environnement plein de produits qui affectent la fertilité.

      J. Bouthillier

    • Tout dépens comment ont voit le tout. Je suis d’accord pour dire que c’est un privilège. Toutefois, c’est un peu ironique de voir le gouvernement subventionner à grand coup de millions les garderies, mais négliger les familles peu fertiles. Dans cette mesure et dans la mesure de l’effondrement démographique, c’est sûrement un plus.

      Dans plupart des cas, les parents peu fertiles ayant recours à la procréation assisté font de bons parents (i.e. l’enfant est désiré, pensé et planifié), alors que dans certains cas, les parents (trop) fertiles font de mauvais parents (i.e. spirale de la pauvreté).

      Le privilège des certains mauvais parents coûte des millions au système d’éducation, en orthopédagogues, psychologues, techniciennes en éducation spécialisées, en ratio plus bas d’élèves/étudiants. Dans 80 % des cas, le mauvais comportement des enfants est directement l’effet de l’incompétence parentale ou d’une génétique peu souriante (Troubles d’attention-Hyperactivité, combinée à un refus ou une incompétence de donner la médication appropriée)

      Certains intervenants font bien de souligner que c’est un privilège. On devrait retirer ce privilège plus rapidement à bien des parents déjà fertiles, mais totalement incompétents. En contrepartie, donner ce privilège plus rapidement aux parents peu fertiles et compétents.

      Frédéric Picard

    • Je serais porté à dire «non» pour toutes les raisons économiques et sociales déjà évoquées.
      Mais puisque l’on accepte de payer, on devrait être très sélectif. Ainsi, ce droit devrait être refusé aux femmes qui, par leurs actions, ont partiellement détruit leur système reproducteur via des avortements NON-THÉRAPEUTIQUES, le port du stérilet ou de toute autre façon agressive. Mais oubliez ça! Le discernement est un concept interdit dans ce gouvernement.
      Et puis, jusqu’à quel âge ce “droit” devrait-il être reconnu? Même la femme normalement fertile risque d’avoir de gros problèmes après 40 ans. De tels traitements seraient encore plus risqués.
      En fait, ce choix de notre gouvernement de payer cette opération traduit très bien sa vision d’ensemble. À savoir, prioriser les besoins de ceux qui vont à contresens d’une vie sociale, honnête et respectueuse de la nature. On n’a qu’à penser à l’argent qu’il donne généreusement à des entrepreneurs crapuleux (contrats illégaux) ou aux accommodements “déraisonnables” qu’il encourage, ceci parmi de nombreux exemples.
      Mariette Payeur

    • Étant moi-même concernée par la question, je suis choquée par vos réponses qui font preuve de fort peu de solidarité collective.
      Premièrement, pour ceux qui soulèvent l’idée de favoriser l’adoption internationale au détriment des traitements en fertilité, sachez que ce serait une solution bien plus coûteuse – on parle de 550$ pour une insémination artificielle et entre 15 000$ et 50 000$ pour une adoption à l’internationale. D’ailleurs, l’adoption internationale est loin d’être une sinécure. Il n’y a que quelques pays qui sont ouverts à l’adoption et ceux-ci ne le font qu’à contrecoeur, en mettant beaucoup de bâtons dans les roues des adoptants.
      Ensuite, je suis choquée que tout le monde trouve normal de financer toutes les interruptions de grossesse mais s’insurge à l’idée d’aider des couples qui veulent devenir parents. Outre le fait que c’est un non-sens évident, je vous rappelle qu’il vous faudra bien des jeunes pour payer pour vos retraites quand dans 15 ans 25% de la population sera âgée de plus de 65 ans au Québec. Un peu de vision d’avenir ne vous ferait pas de mal.
      En plus, le fait de financer les traitements en infertilité ne va pas engorger les hôpitaux: la plupart des traitements se font dans les cliniques privées, à l’exception des prélèvements (mais ça, c’était déjà le cas).
      Bref, je ne comprends pas vos réticences et je trouve que votre manque de vision d’avenir est déplorable.
      J. Daigneault

    • Je suis renversé de constater que personne ne semble réaliser que les problèmes de fertilité sont UN PROBLÈME DE SANTÉ. La reproduction est un phénomène naturel tout comme le sont la croissance, la respiration et la digestion. Au surplus, les commentaires exprimés jusqu’à date semblent réduire la reproduction à un “choix personnel”, “une lubie” (celle-là vraiment, je l’aime bien…) ou un caprice d’enfant gâté. Comment peut-on être devenus aussi individualistes? Il me semble qu’il faut rappeler à tous que la reproduction assure la perpétuation de la race humaine, perpétuation qui constitue le seul sens, d’un point de vue purement objectif, qu’on puisse donner à la vie.

      Quant à l’argument du “je ne veux pas avoir à payer pour ça”, comment peut-on, en acceptant cette logique, payer sans broncher le pontage coronarien du mangeur invétéré de viande rouge et de friture, le cancer du poumon du fumeur, la greffe de foie de l’alcoolique ou la chirurgie bariatrique de l’obèse morbide? Le traitement des conditions que je viens d’énoncer, qui sont toutes des maladies “auto-infligées” presque volontaires, engloutit des sommes colossales chaque année sans que quiconque ne s’insurge. Je n’arrive pas à justifier, dans ce contexte, le refus de traiter l’infertilité, un problème de santé parfaitement involontaire.

      Antoine Martin

    • Hum.

      Bizzard de société où faire des enfants est vue comme un caprice et l’avortement comme un droit inaliénable. Ca en dit beaucoup.

      Korut Zelva

    • Le gouvernement finance l’avortement à 100%. Il est vrai que les Québécoises de souche adorent ce moyen de contraception (avortement), mais ça coûte cher, beaucoup trop cher. Qu’on commence pas faire payer à raison de $1000./avortement. Et plus la demande est forte, plus le prix augmente. Deuxièmement, cesser d’équiper les populations extérieures au Canada de carte d’assurance-maladie, comme le Liban, le Maroc, l’Algérie, bref, voir à exercer un contrôle plus serré. Troisièmement, que le gouvernement oblige un ticket modérateur de $10./visite. Ainsi, de cette façon, on aura assez d’argent pour aider les couples qui veulent des enfants par la procréation assistée. Ce sont d’abord les cliniques d’avortement qu’il faut éliminées de la gratuité et laisser ce domaine au secteur privé (Morgentaler).
      E.V.Ross

    • J’aimerais répondre à quelque uns des arguments qui reviennent le plus souvent et que je trouve particulier.

      @ laloueapril Quand vous vous opposez au financement de l’invitro par le gouvernement parce que “un enfant ça ne s’achète pas” La réalité c’est que cela devient effectivement un bien de consommation puisque seulement les plus riches peuvent se permettre ce luxe, cela devient effectivement un privilège.

      @ libredevivre Si on part de l’idée que l’infertilité n’est pas une maladie mortelle donc que l’état ne doit pas intervenir je pense qu’on pourrait déjà couper la moitié du budget du ministère de la santé.

      D’une manière générale l’habitude qu’on certain d’opposer les besoins du système de la santé à quelque chose avec lequel il ne sont pas d’accord (le genre d’argument n’investissons pas dans un stade/un casino/un développement x mais mettons tous notre argent pour régler les problèmes du système de la santé) est un raccourci intellectuel. Jugeons un projet sur son mérite.
      Dans le cas du projet de loi sur la procréation assistée le bien-fondé d’intervenir à ce niveau par de l’idée que cela va permettre de sauver de l’argent au système de santé en prévenant les grossesses à risque, les naissances multiples et les maladies infantiles. J’attends toujours que quelqu’un argumente à ce sujet. Même vous Madame Krol

      Évivdemment les raccourcis intellectuels c’est plus rapide.

      En ce qui concerne l’adoption internationale je suis pour. Malheureusement cela ne dépend pas tellement de la volonté du gouvernement québécois. De plus les enfants adoptés malheureusement ont souvent des problèmes de santé ce qui constitue un nouveau fardeau pour notre pauvre système de santé. Voilà que vous payez à nouveau. On s’en sort pas.

      Philippe Gauthier

    • Les budgets de la santé devraient servir à la santé. Les traitements de fécondation n’ont rien à voir avec la santé : c’est un luxe, on peut s’en passer et on n’est aucunement malade.

      Nous habitons en Ontario, à la limite de la Montérégie. Mon épouse est diabétique depuis 35 ans. Elle a obtenu il y a quelques mois une pompe à insuline subventionnée par le système de santé de l’Ontario : on lui a remis une pompe d’une valeur de 7 000 $ et elle reçoit une subvention trimestrielle de 600$ qui couvre environ la moitié des coûts afférents à cette pompe. Les assurances de groupe ne couvrent rien de tout cela. Depuis qu’elle l’utilise, mon épouse a pu stabiliser son diabète et minimiser les conséquences neurologiques et autres.

      Nous avons l’intention de déménager dans le Bas-du-Fleuve où se trouve la famille, mais voilà : non seulement devrons-nous payer plus d’impôts et de taxes de vente, mais il faudra racheter la pompe et dépenser 2 400 $ par année. Parce que le Québec ne paie rien pour les pompes à insuline.

      Mais les traitements de fécondation, ce seraiot OK (un moyen d’accroître le nombre de contribuables?) et on entend même parler de défrayer les opérations de changement de sexe.

      Bref on se pose sérieusement la question de revenir au Québec : cela défie toute logique. Là nous sommes à 700 km de nos petits-enfants et on parle en plus d’instaurer des péages sur les autoroutes…

      Alain Kradolfer

    • @couche

      Vous écrivez : « Ensuite, je suis choquée que tout le monde trouve normal de financer toutes les interruptions de grossesse mais s’insurge à l’idée d’aider des couples qui veulent devenir parents. »

      L’interruption de grossesse est un acte médical qui, s’il n’est pas pratiqué sous la supervision des professionnels de la santé, peut mettre en danger la santé de la patiente. C’est sous cet angle qu’il faut voir la nécessité d’offrir le service d’interruption de grossesse.

      Ce n’est pas une question de valeurs. C’est une question de santé.

      Aider les couples qui veulent des enfants absolument issus de leur lignée génétique? Ce n’est pas une question de santé.

      Faut-il créer un nouveau programme social, qui s’ajoute à la ribambelle des programmes existants? C’est sous cet angle qu’il faut considérer l’aide gouvernementale à la fertilité.

      Robert-Louis Lemieux

    • Je pense que la réflexion de “antoinem” est très pertinente, au-delà de la question du droit à enfanter.

      L’idée d’augmenter encore le fardeau fiscal des Québécois pour financer les traitements de fertilité m’est très déplaisante, mais sur quelle base les refuser à des gens qui paient déjà une fortune en impôt pour financer l’absurde système de garderies à 7$, ou les traitements chirurgicaux des fous du volant ou de la moto? Et que penser des traitements aux cancéreux qui ont fumé toute leur vie? La liste est longue de ces traitements qui sont pris en charge par l’État et qui sont la conséquence d’une irresponsabilité personnelle, et non d’un malheureux hasard génétique.

      Sans avoir jamais eu besoin de traitements de fertilité moi-même, je me mets dans la peau de ceux qui n’ont pas les moyens de s’en payer car ils doivent financer les soins des autres via les impôts qu’ils suent, et je les comprends d’être en colère.

      Sébastien Côté

    • Si “se reproduire” n’est pas un droit, donc par conséquent, les garderies à 7$ et les frais universitaires ridicules que nos bébés gatés d’étudiants payent ne sont pas des droit non plus mais bien des privilèges. Donc si mes impôts subventionnent ces deux derniers, pourquoi pas le premier? Ou l’inverse, si mes impôts ne doivent pas subventionner le premier, pourquoi continuer à subventionner les CPE et les universités?

      Normand Thouin

    • Le taux de réussite des fécondations in vitro est d’environ 25%

      Et le risque de malformation et/ou retard intellectuel et moteur est beaucoup plus élevé.

      Donc, grosso modo, seulement 250 000$ pour chaque millions investis sera efficace (25% de réussite) et des soins très onéreux (à vie) devront être dispensés aux enfants nés avec une malformation qui sont plus numbreux que par conception naturelle.

      Je dis ça juste comme ça … Je suis pas actuaire … Mais je doute que les impôts que payeront les nouveaux citoyens rembourseront les pertes.

      Enfin. Je suppose que quelqu’un là-haut sait compter avant de prendre une telle décision.

      Alexandre Trauner

    • Pauvre M Charest, il a encore pris une décision qui va à l’encontre du désir de la population pour faire plaisir a une petite clique.

      On devrais garder notre argent pour s’occuper des vivants avant de la dépenser pour la fécondation artificielle. De toute facon il y a déja trop de monde sur notre pauvre petite planète.

      Robert Gauthier

    • Quand une femme a déjà eu trois ou quatre enfants, qu’elle s’est fait ligaturer, on ne peut pas dire qu’elle ne peut pas avoir des enfants. Survient un divorce, une nouvelle union, et un nou-
      veau conjoint vasectomisé. Et voilà, que ce couple veut un enfant à eux. On doit renverser la
      démarche initiale. Dans ce cas là, je ne veux pas payer pour une procréation assistée. Là où je
      veux bien contribuer, c’est quand un couple en est à une première ou une deuxième grossesse… mais dans le cas d’un couple reconstitué, ayant déjà des enfants, je crois que l’on se doit d’assumer nos propres décisions et leurs conséquences. Ce n’est plus une ques-
      tion d’infertilité, ils en ont déjà fait la preuve ! Des cas comme celui-là, il y en a plus que moins… vous n’avez qu’à trouver les forums où l’on en discute et vous serez surpris de le
      constater. NON aux nouveaux couples ayant déjà eu des enfants avec des premiers conjoints
      F. Trottier!

    • Il est écrit ici des choses bizards, genre:

      “Se reproduire n’est pas un droit, c’est un désir. ”

      “Se reproduire n’est pas un droit. C’est une conséquence naturelle d’un acte naturel. ”

      ” En forcant les choses nous allons a l’encontre de la nature qui dit non et perpétuerons ce cycle.”

      “Parfaitement d’accord. La terre déborde déjà d’humains.”

      “Ce reproduire artificiellement : NON!”

      “Non ! …. mère adoptive d’une fille de 9 ans.”

      “L’infertilité est une incapacité à concevoir, pas une maladie mortelle.”

      “Les traitements de fécondation n’ont rien à voir avec la santé : c’est un luxe, on peut s’en passer et on n’est aucunement malade.”

      “Aider les couples qui veulent des enfants absolument issus de leur lignée génétique? Ce n’est pas une question de santé. ”

      “Pauvre M Charest, il a encore pris une décision qui va à l’encontre du désir de la population pour faire plaisir a une petite clique. ”

      Triste constat et la preuve que l’on doit investir massivement dans les hôpitaux psychiatriques.

      Louis Richard
      Montréal

    • @sebacote, antoinem

      La santé de personne n’est menacée par l’infertilité. Ce n’est donc pas un « problème de santé », pas plus que ne l’est la calvitie.

      Le système de santé traite tous ceux qui sont malades, sans égard à la cause.
      Notre système d’assurance automobile indemnise les accidentés de la route sans égard à la faute.

      Ce sont les systèmes les plus justes et les moins coûteux.

      Les coûts de notre système de santé ne découlent pas de la nature universelle du système, ils découlent d’une mauvaise organisation du travail et d’une politique médiocre en termes de prévention.

      On ne fait pas de la prévention en privant de soins ceux qui en ont besoin, comme on ne prévient pas le crime en punissant de la peine capitale les criminels épinglés.

      L’élimination des mauvais risques (c’est bien de ça dont il s’agit) a donné naissance à toute une industrie aux États-Unis avec pour conséquence une explosion des coûts et des dizaines de millions d’individus sans couverture.

      On en revient toujours à la même chose : éducation et prévention.

      Robert-Louis Lemieux

    • C’est du masochisme. Faisons nous mal. Nous avons du mal a soigner les vivants et maintenant aidons a en créer d’autres. D’autres qui dans quelques années vont prier pour avoir un médecin de famille et espérer ne pas avoir a aller a l’hopital.
      n.y.grenier

    • L’Organisme Mondial de la Santé a décrété que l’infertilité est une maladie du système reproducteur. En conséquent, ayant un système de santé public, il est logique de payer pour le traitement d’une maladie du système reproducteur. Par ailleurs, la plupart des pays développés financent de tels traitements.

      J. Daigneault

    • J’ai soumis – et signé – un commentaire où je soulignais que les enfants nés en 2010 dans le cadre d’un programme de procréation assistée et subventionnée ne sont pas seulement un cadeau fait à leur parents par l’État, mais également un cadeau fait à l’État par les parents…

      Ces enfants qui naissent en 2010 seront en 2035 des contribuables. Et en 2040, ils seront vos médecins, vos infirmières, vos ingénieurs, les moteurs de l’économie québécoise.

      En quoi ce commentaire était-il à ce point subversif qu’il doive être banni?

      Paul J. Kessler

    • Bientôt les gens vont demander à ce que l’internet soit un droit…

      Pour moi, on devrait faciliter l’adoption des enfants québecois ammenés à la DPJ… entre autre qu’on attende pas 5 ans que la mère junkie se revire de bord…

      Les liens du sang, c’est juste du sang. alors priorisons de s’occuper des enfants déjà vivants. Mo-même j’adopterais, si ce n’était pas si cher et compliqué… pas le gout d’être mère qu’à 35 ans.

      C’est ben plate pour les couples infertiles, mais dans la vie on ne peut pas tout avoir. Vaut mieux avoir un enfant adopté que pas du tout. Et ce n’est pas à la société de payer pour les désirs.

      La, on va payer en double : on paie pour les enfants de la DPJ qui n’ont pas de vraie famille, et on va payer pour en ammener d’autres

      Par contre, ce n’est pas comme pour l’avortement : l’avortement, si c’est réellement un accident, le bébé serait dans une famille qui n’aurait p-e pas les moyens de s’en occuper et la société paierait encore plus.
      Mais, 7 avortements pour une même fille, coupons lui les trompes, quelque chose !

      Et, aussi, personnellement je trouve que même juste être parents, ca devrait être un privillège laisser aux gens responsables qui le méritent. La, la société paie encore, pour les ptits bums et les BS de père en fils (pas que tout les BS sont des crosseurs), et autres

      Rose-Marie Paradis

    • Oh, et à ceux qui parlent de soigner les fumeurs, les accidentés de la route qui ont conduit saoul…
      Qu’est-ce qui vous prouvent qu’on est plus d’Accord avec ca ?

      Par contre, le fumeur, avec ses taxes sur les cigarettes, s’auto-finance d’avance… c’est pas le cas de l’obèse et du conducteur saoul, ni des parents infertiles.

      Rose-Marie Paradis

    • @ rllemieux

      Intéressant parallèle entre l’infertilité et la calvitie. Je ne sais pas cependant si les médicaments qui peuvent être prescrits contre la perte des cheveux sont ou non remboursés par le régime public d’assurance-médicaments. Je présume aussi que la consultation médicale de l’homme qui s’inquiète de sa perte de cheveux est remboursée par la RAMQ. Ayant tous mes cheveux et n’étant pas à risque de les perdre, je ne peux cependant dire si ce que j’avance est fondé!

      Dans cette même veine, parallèle pour parallèle, les difficultés érectiles ne menacent la santé de personne non plus et les on les traite pourtant.

      À tout événement, il me semble que selon votre raisonnement, le traitement des problèmes de fertilité doit être apparenté à la correction d’un problème de nature personnelle. Je suis tenté de faire le parallèle avec les interventions de chirurgie esthétique: ce sont bien là des actes médicaux, mais ils ne visent à pallier aucune menace à la santé de quiconque.

      Je tiens également à préciser le sens de ma première intervention: je ne remets aucunement en cause le bien-fondé du fait que notre système traite tous les patients qu’on lui présente, peu importe la cause de leur état. Je préfère payer plus d’impôts (et j’en paie beaucoup, comme viennent de me le rappeler les déclarations de revenus que je viens de compléter…) pour vivre dans une société qui n’abandonne pas ses malades à leur sort. J’en ai plutôt contre le fait qu’on justifie le refus de défrayer le coût des traitements de fertilité (notez qu’on dit “traitements” de fertilité, ce qui me semble illustrer qu’on cherche bien à régler un problème) en arguant qu’il ne s’agit pas d’une condition médicale. Dès lors qu’on admet que l’infertilité est une maladie, on doit accepter de traiter cette maladie, à plus forte raison du fait qu’on accepte dans notre système de traiter toutes les maladies, peu importe leur cause, y compris celles qu’on peut considérer être auto-infligées.

      Antoine Martin

    • Jamais nous ne serions assez égoïstes, moi et ma conjointe, pour avoir recours présentement à la procréation assistée en cas d’infertilité. Il y a tellement d’enfants qui ont besoin de parents, et il y a tellement plus urgent et important à l’heure actuelle dans notre système de santé. Mais visiblement, le gouvernement a perdu le sens des priorités.

      Comme vous dites si bien, compte tenu du fait que les ressources en santé ne sont pas seulement limitées, mais nettement insuffisantes, la réponse est NON. Que ceux qui doivent comprendre comprennent.

      S.Gagnon

    • @louis-richard

      Ça va être probablement un peu difficile “d’INVESTIR MASSIVEMENT dans les hôpitaux psychiatriques”, parce que le gouvernement a décidé d’investir 80 millions par année pour la procréation assistée….

      S.Gagnon

    • J’ai un peu de misère à me situer dans le débat et je lis chacun des commentaires attentivement. J’irai un peu dans le sens de Louis Richard (16 mars 2006) qui commente :
      « Il est écrit ici des choses bizarres, genre: »
      … sauf que je m’en dissocie quand il conclue
      « Triste constat et la preuve que l’on doit investir massivement dans les hôpitaux psychiatriques» : Ce genre de propos est carrément déplacé !
      Je voudrais mentionner le problème auquel sont confrontés les personnes atteintes d’agoraphobie. Ils nécessitent des traitements qui ne sont pas couverts, et ils doivent donc en assumer les frais. Pour cela ils n’ont pas d’autre choix que demeurer sur le marché du travail mais comme il leur est souvent très difficile de sortir de leur domicile, leur existence devient parfois un véritable enfer.
      Il existe plusieurs approches thérapeutiques dont l’efficacité varie selon les patients. Il leur faudra essayer parfois plusieurs avenues pour trouver celle qui leur convient… pendant ce temps la facture s’allonge.
      L’agoraphobe est seul… privé du secours de l’état, face à l’incompréhension des autres. Il me semble que son désespoir est sans commune mesure en regard du chagrin que peut éprouver les couples infertiles.
      Peut-être pourrait-on commencer par aider les plus mal pris ?… ceux qui souffrent en silence.
      Yves Tison

    • @
      Ainsi, que dire de quelqu’un qui veut sauver la planète avec 80 MM ?

      À la santé, ce n’est pas l’argent qui manque, c’est de l’organisation. Avec des directeurs de la santé publique des 18 régions du Québec qui demandent au gouvernement et à Loto-Québec de retarder d’au moins un an le projet d’offre de jeu en ligne, l’on peut constater que ceux-ci sont des maîtres dams l’Art de se foutre la tête dans le sable pour ne pas s’occuper des problèmes de première ligne.

      Il y a tellement de gens pour des études bidons qu’il ne reste plus grand monde en première ligne dans le réseau de santé.

      Dire qu’il manque de l’argent dans notre système de santé en montrant des situations horibles se rapprochant de la négligence criminelle c’est comme coupé le bras à un enfant quéteux pour qu’il rapporte plus.

      Louis Richard

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur Cyberpresse

  • Calendrier

    mars 2011
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité