Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 17 mars 2010 | Mise en ligne à 12h04 | Commenter Commentaires (28)

    Le prix de la gratuité

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Mario Roy

    Peut-être n’apprécie-t-on pas suffisamment à quel point l’internet a instillé chez les gens l’idée que certains «produits» sont destinés à être gratuits. Et que les vendre plutôt que les donner consiste à exploiter les malheureuses masses laborieuses… Par exemple, l’information : on en trouve des tonnes accessibles sans frais sur le web, de sorte qu’on oublie que récolter l’information de qualité, la traiter et la diffuser coûte les yeux de la tête. (Il y a le journalisme dit «citoyen», bien sûr, mais ça atteint vite ses limites.)

    64259Exemple encore plus courant : la musique, bien sûr. Les jeunes en écoutent de plus en plus, mais la paient de moins en moins. (On m’a déjà expliqué qu’il est mal de pirater un artiste québécois, mais correct de pirater un artiste américain. Ingénieuse théorie. Et un artiste français ? Ou russe ? Ou sénégalais ? …)

    Apparemment, il devient plus compliqué de pirater des films. Et ce, depuis un changement à la loi, notamment, et compte tenu d’une offensive de choc des majors .

    Hier, un pirate montréalais a été condamné à deux mois de prison pour avoir «filmé» puis mis en ligne des films (américains, sans doute…) projetés en salles. Apparemment. il faisait ça pour le «kick», comme on dit. Une sorte de sport extrême. C’est apparemment la deuxième personne au Québec à être condamnée pour cette offense (l’autre l’a été en février 2009) et le premier pirate cinématographique (!) à être envoyé en prison.

    Si ce n’est pas pour l’argent, fait-on ce genre de choses dans le cadre, justement, d’une adhésion consciente ou non à la culture de la gratuité ? Ou par simple bravade ?  Sais pas. Vous savez, vous ?


    • L’un des arguments contre le piratage concerne le fait que «X fait moins d’argent». Soit, mais là où j’ai de la misère, c’est que le principe qui guide les maisons de disque ou de production, c’est de faire «le plus d’argent possible». On va répliquer que cet argent permet à de nouveaux talents de s’épanouir, donc que c’est en quelque part à cause du piratage (qui existe depuis que la cassette existe…) si certains talents ne peuvent émerger. Je ne sais pas, mais quand je vois une Lady Gaga (ou un Usher, ou …) devenir méga-populaire du jour au lendemain et se mettre à faire des millions, je me dis qu’il y a peut-être aussi un changement de culture au sein de l’industrie qui pourrait s’opérer. Et n’oublions pas que les artistes font très peu d’argent avec les disques (ça va au reste du système), mais il y a aussi les redevances radiophoniques, les chansons vendues à l’unité (iTunes et autres), les chansons réutilisées à la télé, les entrevues payées dans les magasines ou à la télé, les soirées corporatives, les produits dérivés, etc. Et c’est sans oublier les spectacles à 30$, 70$, 150$, 350$ du billet… Le problème avec les majors, c’est qu’en musique, comme au cinéma, le but est de devenir multimillionnaire, plus simplement de bien vivre de sa passion. Après, on vient pleurer si un changement de mentalité changent les plans…

      Vincent Beaucher
      Shebrooke

    • Je suis un jeune et je n’ai pas un cenne, donc acheter un album à 16$, c’est pas vraiment possible pour moi, je dois le télécharger. Mais grâce au téléchargement, j’ai au une liste d’au moins 200 cds qu’ils faut que je me procure de le futur, sans le téléchargement, j’aurais sans doute j’aimais pensé à acheter ses artistes. Je vois le téléchargement comme un emprunt à une immense bibliothèque, tu l’écoute, et tu le retourne en le supprimant de ton ordi soit lorsque tu l’achète ou qu’après une ou deux écoutes tu n’aimes pas. Pensez-vous vraiment que le nombre de téléchargement est égale à celui d’album vendu ?

      Pour la question des films, je penses que c’est à l’industrie de s’adapter, plusieurs personnes n’aime pas aller au cinéma, et possèdent un grand écran à la maison. ils n’ont qu’a sortir leurs films en Dvd – Blu-ray en même temps qu’au cinéma. Je ne penses pas que les gens ont vraiment le goût de voler le film, ils veulent seulement le voir instantanément, dans le confort de leur maison.

      Pour la vente de ces deux produits piratés, je penses que c’est là le problème.

      Bruno Lapointe

    • @12h49
      oublie de signer.

      La raison pourquoi il y a tant de piratage? Pour envoyer un message que les gens ne veulent pas d’un système hyper-contraignant où les “majors” dictent aux consommateurs ce qu’ils doivent écouter.

      Les géants état-uniens de l’automobile n’ont pas voulu écouter les consommateurs qui voulaient des voitures économiques, alors que les japonais et les européens eux ont offert des petites voitures. Et on sais la suite de l’histoire, qui se répète avec l’industrie du cinéma et de la musique.

      Les consommateurs ne veulent pas de DVD/Blu-Ray qui t’empêche d’écouter un films si tu n’habite pas où le “majors” de dictent d’habiter, ou bien il t’offre une version de moindre qualité. Par exemple, un film est traduit en France, Région 2, avec un magnifique coffret. Mais la région 1, elle, ne se voit offrir qu’une petite version de base. Et ce, pour le même prix, que la version coffret n’est offert qu’en anglais.

      Sans oublier toutes les options de sécurités qui rendent le visionnement d’un DVD compliqués, voir impossible sur certain lecteurs. Et tant pis si ça ne marche pas, on ne reprend pas les titres. J’ai acheté un coffret et celui-ci ne fonctionnait pas sur mon lecteur portable, mais numéro 1 dans mon ordinateur. Pas de lecture en avion pour moi.

      Tu télécharges un film sur un site légal et tu changes d’ordinateur. Désolé, vous devez racheter le produit, sinon, on vous considère comme un criminel.

      Non, si les “majors” veulent être respectés, qu’ils commencent par respecter le consommateur et qu’ils arrêtent de vouloir tout contrôler.

      Quant à la musique, je dois dire que je ne télécharge ni écoute pas grand chose du coté québécois. Les derniers crus des dernières années font vraiment pitiés.

      P. Busque

    • Pour aller dans un cinéma filmer un film pour le piraté, je crois qu’il y a un peu de bravoure et la recherche de la reconnaissance. Ces gens la veulent être celui qui “release” le film sur internet. C’est un moyen pour certain d’aller se chercher de l’estime de soi. Bravé l’autorité et les risques pour redonner au autres. Cela fait très robin des bois des temps modernes.

      Je pense aussi qu’il y a un malaise au niveau des compagnies de productions et distribution. Ils ont tellement mauvaises réputations qu’il est normal pour certain de ne pas les rémunérer.

      Il y a eu beaucoup d’entêtement et d’arrogance de leur part. Ils ont complètement manquer le virage numérique qui aurais pu être autrement plus payant pour eux.

      Et la situation ne change pas, ils sont de pire en pire, ce qu’on entend d’eux c’est qu’ils poursuivre des pauvres gens en leur fesant payé des amandes énorme qu’il ne sont de toute manière pas en mesure de payé.

      Les majors devraient revoir leur méthode de distribution et de communication. Cesser de taper sur les pauvres “clients potentiel” et plutôt promouvoir les bienfait d’acheter la musique via leur moyen.

      Facilité, Simplicité, Sécurité.

      Ils ne semble toujours pas admettre qu’ils ont complètement raté le virage numérique…

      Imaginé une “Vault” ou tous les médias numériques que nous achèterions serait garder en copie a vie, tant que nous conservons notre login/password. De plus, elle serais accessible de partout. Je veux écouté le dernier album de x au bureau? je me log sur leur site web et je pèse sur play…

      mais non..
      David Bourque

    • 17 mars 2010
      13h28

      1) Vu les subventions qu’ils reçoivent, et suivant la logique tordue mentionnée dans ce billet (que je n’approuve pas), ce sont plutôt les artistes québécois qui devraient être piratés. Via taxes et impôts, on paye déjà pour les entretenir, et chèrement vu la qualité en général.

      2) Je crois que les gens sont prêts à payer pour la musique qu’ils consomment, mais les gens sont moins cons qu’il y a 15 ans… ils refusent de se faire avoir et de payer 20$ pour un album qui contient 2 bonnes chansons et 10 “fillers”. De plus, les gens en ont marre de payer trop cher un album X pour engraisser les dinosaures que sont les maisons de disques, qui n’ont jamais su s’adapter aux nouvelles réalités.

      Le modèle “iTunes” prouve que les gens sont disposés à payer, en autant que l’on ne les prenne pas pour des abrutis.

      3) Pour la peine de 2 mois donnée à ce type qui piratait, on est en plein twilight zone… Ou qu’on réduise sa peine, ou que l’on augmente de façon importante la peine des pédophiles, violeurs, meurtriers et autres crimes violents! Je n’accepte pas ce “2 mois” lorsque l’on sait que des criminels violents se prennent 6 mois pour des crimes pires.

      Tristan Morelli, T-R

    • Pourquoi les gens piratent?

      Parce qu’on paie trop cher pour des trucs qui n’en valent pas toujours la peine, par défi, parce qu’il s’agit de produits non-disponibles, pour faire passer un hype à ses connaissances sans impliquer des dépenses pour tout le monde.

      Une autre question en retour : pourquoi tout devrait coûter quelque chose?

      C’est une réaction. Plus on va nous charger, plus on va trouver des moyens pour que ça ne nous coûte rien.

      Quand La Presse va se décider de faire payer pour accéder à son site, la fréquentation va baisser en flèche et l’accès au site par des moyens détournés va augmenter de façon inversement proportionnelle. Tannés et tannées de payer pour tout.

      C’est trop simple de s’imaginer que les opérations de piratage sont là pour s’attaquer aux distributeurs ou pour faire de l’argent. C’est bien plus qu’une simple question d’argent.

      En espérant que ça vous donnera un peu d’éclairage sur ce que mes connaissances et moi pensent de la gratuité/piratage.

      Ben Lemay

    • Montréal est (était?) l’endroit où on piratait BEAUCOUP de films américains. Soit en anglais directement ou en mixant la bande sonore anglaise après. Montréal était très ciblé par les “majors” et il fallait que quelque chose soit fait. Ils menacaient même de ne plus envoyer les films dans nos cinémas.

      Olivier Gagnon

    • ouch
      On dirait que la qualité de la musique québécoise est mise en doute.
      Donc, si je comprends bien, lorsque de son propre chef on décide qu’un album ne vaut pas la peine d’être payé, on a le droit de le pirater. Lorsque de son propre chef et après ses propres recherches on a l’opinion qu’une étiquette fait asse d’argent sans nous, on a le droit de pirater. Donc c’est la morale de chacun et qu’on foute la paix aux pirates?
      Je ne suis pas certain d’être d’accord.
      Oui il faut que l’industrie de la musique s’adapte, mais ce dont je me rends compte c’est que ce seront toujours les gros qui arriveront à s’adapter, et que si les gens ne trouvent pas la musique québécoise bonne en général, c’est qu’ils n’ont pas la curiosité ou l’accès pour aller plus loin que la sauce sirupeuse qu’on nous sert à la radio et la télé. encore une fois, y’a que les gros qui passent, d’où un certain cynisme, je dirais un cynisme compréhensible.
      Hors de l’empire point de salut?
      Mais je ne suis pas d’accord sur le fait que la musique coûte cher. Un disque à 20$ que tu écoutes 20 fois, ça ne fait bien qu’un seul dollar la fois. Si tu vas au concert ou au match de hockey, on parle de 75$ peut-être, et une seule fois.

      Alors me faire dire que la musique est chère je n’y crois pas.
      Me faire dire que les gros de l’industrie prennent toute la place et empêchent de beaux talents d’être entendus ça j’y crois.

      F. Gravel

    • Bonjour M. Roy

      Un bref commentaire. Quel que soit le “modèle économique” il y a deux règles incontournables:

      1- Rien n’est gratuit
      2- Si c’est gratuit, c’est quelqu’un d’autre paye.

      La “gratuité” ou non d’un produit ou d’un service – devrait – être déterminée par son auteur/créateur. C’est le cas par exemple des licences «Creative Common» ou les Droits d’auteurs qui sont tous les deux juridiquement valables, valides et violés régulièrement car l’occasion fait le larron.

      Le cas du piratage des œuvres cinématographiques est un exemple d’abus créé par la facilité avec laquelle la technologie d’échanges pair-à-pair permet de copier et de répandre ces copies partout.

      Je signale que le P2P est aussi utilisé à d’autres fins que le vol à grande échelle et son utilisation est parfaitement légitime par ailleurs. Les débats concernant l’utilisation du P2P et le respect des droits d’auteurs n’est pas près de s’éteindre car d’un côté comme de l’autre, les «pro» et »anti» sont de mauvaise foi ce qui est fréquent chez les yahous, la pire variante de primates à qui l’évolution des espèces a permis de pulluler sur cette planète.

      Dans le cas de la distribution des films, le problème principal est qu’il se fait selon des méthodes en retard sur les technologies disponibles. Si le lancement des nouveaux films se faisait selon un modèle économique permettant leur achat à un prix raisonnable et diffusés avec les nouvelles technologies, cela éliminerai plusieurs intermédiaires devenus inutiles, en ferait émerger de nouveaux et règlerait en bonne partie du problème.

      La création d’iTunes pour les œuvres musicales est un exemple de ce qui peut être fait. Même chose mais autrement par Jamendo ou Magantune par exemple. L’industrie du cinéma n’est pas rendue là car trop d’intermédiaires entre les créateurs de films et les amateurs de films ont intérêt à maintenir les choses telles quelles.

      Cela étant dit, ce n’est pas une excuse pour pirater des films comme dans le cas évoqué dans votre billet.

      Que de œuvres cinématographiques anciennes et difficilement accessibles au grand public soient disponibles sur les réseaux d’échanges de fichiers, je n’y voit pas grand mal même si légalement c’est pour le moins “sur le bord de la ligne”… Sur ce point particulier, la législation est inadaptée.

      Par exemple: le film «Casablanca» avec Humphrey Bogart est encore soumis à des droits d’auteurs si je ne m’abuse et peut-être acheté sur Amazon pour une vingtaine de dollars. Ne serait-il pas plus simple de le mettre en téléchargement sur un équivalent d’iTune pour une somme inférieure? Entre vous et mois, $20 est un peu cher pour un film de 1942 dont tous les acteurs et artisans sont morts et qu’on ne regardera qu’une fois. Plus simple sur «The Pirate Bay» qui existe toujours et est maintenant hébergé en Allemagne.

      Dans le cas de films récents, la présence de copies piratées disponible dans les premiers jours de la sortie d’un nouveau film me choque un peu et je préfère les voir sur grand écran, le mardi car c’est moins cher, ou attendre la sortie du DVD pour le louer. Ce serait quand même plus simple de me permettre de le télécharger pour mettons $5.00… Cela n’éliminerait pas les copies illégales mais les rendraient moins alléchantes. Une copie à moi, légale, de haute qualité avec des “goodies” en plus (poster, photos, extraits coupés, etc.) comparé à un truc mal filmé par un gars dans un cinéma …

      Les gars qui copient des films dans les cinémas sont sans doutes des voleurs mais les types qui dirigent l’industrie du cinéma des rétrogrades, c’est le mois qu’on puise dire. Un peu voleurs aussi vu ce qu’ils empochent sans autre mérite que d’être “the man in the middle”…

      Voilà, c’était mon commentaire (gratos).

      :-)

      Claude LaFrenière

    • S’ils veulent que je paie pour ma musique, alors que itune s’arrange pour que quand j’achète une chançon via son site, que celle-ci fonctionne sur tous mes ordis, téléphone, et autres équipements.

      Jacques Denis

    • Autre mythe que les majors entretiennent de façon tout à fait malhonnête: Un album téléchargé = Une vente perdue.
      Et c’est d’ailleurs sur cette logique débile qu’ils s’appuient pour estimer leur manque à gagner.

      Ce qu’ils oublient de mentionner, c’est que quelqu’un qui télécharge un album X ne l’aurait pas forcément acheté à 16-17-18$.

      Tristan Morelli, T-R

    • Je sais pas mais ce que je sais c’est qu’il y a quelques années j’ai acheté un DVD et au début il y avait des annonces (environ 2 trailers de 2:00 chaque) que je ne pouvais même pas “skipper” ou faire aller plus vite.

      Ce fut le dernier DVD que j’ai acheté.

      Quand les compagnies commenceront par respecter ceux qui payent, les consommateurs vont commencer à les respecter.

      Matt Gilles

    • Les vrais albums (comprendre ceux qu’on écoute de la première à la dernière chanson), je les achète.

      Je n’ai plus 20 ans et pourtant, il n’y a pas un album de Genesis, Yes, Pink Floyd, Bowie ou Led Zep que je n’ai pas dans ma discothèque.

      Par contre, je ne me gène pas pour télécharger de vieux singles des années 60, 70 (endisqués par des “one hit wonder” !), ou encore des chansons à la pièce de groupes qui n’ont fait qu’une poignée de bonnes tounes diluées sur trop d’albums à prix déraisonné.

      Et si les majors continuent à rire de nous avec le prix des DVD, je me mettrai bientôt à pirater des DVD, chose que je n’ai encore jamais faite. Payer $30 pour un film de Louis de Funès… on se fout de notre gueule !

      Normand Laporte

    • Je télécharge de la musique, des films/téléséries, des jeux et certains programmes. Je le fais dpuis le fameux Napster et sans me sentir coupable de vol. Je ne vois pas pourquoi je devrais payer un prix élevé pour des produits qui sont disponibles gratuitement. Ce n’est pas logique. L’industrie change, c’est aux compagnies de s’ajuster. Le capitalisme est fondé sur la compétition et la capacité des compagnies à s’adapter constament aux changements. (Ok j’y vais un peu fort…). Leurs stratégies fut de faire du lobbying pour passer des lois, sans rien changer dans leur modèle. Les internautes ont continué à paufiner leurs techniques, si bien que maintenant la bataille est perdue pour les dinosaures.

      Supposons que j’ai envi de voir le film Jurrasic Park II demain soir. Trois options s’offrent à moi.

      1) Je vais louer le film. C’est à 10 minutes de marche de chez moi. La location est autour de 2$ pour un vieux film. Je dois retourner le film avant 7 jours, sinon je vais payer des frais.

      2) Je vais acheter le film. Le Marché Central est à 10 minutes d’auto de chez moi. Je vais devoir payer 25$, mais je vais avoir le film pour la vie!

      3) Je vais sur l’internet. Je google ”Jurrasic Park II torrent”. Je clique sur le lien. 3-4 heures plus tard, j’ai le film, gratuitement, et pour la vie.

      L’option 3 est celle qui demande le moins d’effort et le moins d’argent, en plus de me permettre de garder une copie du film. C’est l’option logique. Cette pratique n’est même pas illégale au Canada. Même si elle l’était, croyez-vous la police en mesure d’interdire ou de sanctionner cette pratique? Moi non plus.

      Alors je télécharge, je sauve des sous et du temps, et j’en ai rien à cirer du préjudice économique que je cause à Spielberg, Madonna et Brad Pitt.

      -B. Grandchamp

    • Ce jeune pirate montréalais sera sous les verrous plus longtemps qu’Earl Jones et Lacroix et de plus son dossier l’hypothèquera pour la vie. Une bonne façon de règler le problème en prenant un bouc émisssaire, une vieille tradition qui ne change rien aux coeurs de pirates que nous sommes et je parle ici de toutes les formes de piratage économique qui en fin de compte ne sont le produit que de nos insécurités.
      N. Décary-Charpentier

    • À la lecture des commentaires affichés, je conclus que les gens n’ont rien à cirer des principes liés à la propriété intellectuelle et que c’est l’intérêt personnel qui prime. Je ne suis pas d’accord du tout avec cette moralité élastique. Pour moi, télécharger illégalement, c’est voler. Regarder un film piraté, c’est voler.
      Line Niquet

    • @nooorm
      J’ai acheté un coffret l’an dernier de fims de Louis de Funès 175$ et j’en suis bien heureux.
      Il y a toutes sortes de goûts mon cher.
      Gilles Ménard

    • Je veux rajouter mon cas:
      Je n’écoute pas vraiment de musique. Par contre, j’écoute la radio parlée beaucoup. Ce qui est génial avec ca c’est les fameux “podcasts” qu’on peut écouter quand on le veut. Je me suis même acheté un réveil matin WIFI pour écouter les radios du monde en “streaming” sur internet. On ne choisit pas l’horaire de nos chansons/émissions mais ca donne un très grand choix.

      Les seules choses “illégales” que je downloads c’est les émissions de télévision. Je n’ai pas le câble et Global a plus de neige que d’autres choses. Alors je downloads le lendemain les émissions en qualité HD que je regarde. Puisque c’était déjà sur les réseaux publics, je considère ca “correct” puisque de toute facon je pourrais légalement faire une copie par la télé pour l’écouter plus tard. Par contre, pirater des films qui viennent de sortir en cinéma… je suis pas mal contre.

      Les technologies comme Netflix permettent d’écouter des films sur sa TV par internet en très bonne qualité à un prix vraiment bas (10$/mois pour autant de films qu’on veut). Pour la musique, iTunes permet de downloader et acheter les droits d’une chanson à 99¢. Si le format d’apple ne fonctionne pas avec un appareil, c’est tout à fait légal de downloader la chanson en MP3 par la suite car les droits ont été payés.

    • Signature:

      Olivier Gagnon

    • L’industrie n’arrêtera pas le phénomène parce que le vrai problème dépasse leurs frontières juridiques. La majorité du piratage dans le monde se fait en Eurasie. Ils peuvent arrêter l’Américain ou le Canadien, mais ont-ils le bras assez long pour faire arrêter le chinois ou le russe qui les piratent? Non.
      De toute façon le piratage sert l’industrie et la propagande américaine puisque le chinois découvre la culture américaine et la “démocratie” qu’ils veulent tant promouvoir.
      Le piratage sert leurs intérêts sauf peut-être en Amérique et en Europe. Mais tant qu’il y aura des chinois et des russes, nous aurons accès à des “tonnes de copies” gratis sur le web.
      Qui arrêtera le chinois ou le russe?

      M.-A. Beaudry

    • 2 mois de prison? Voilà qui détruit mon image de ce qu’est une prison: un endroit ou l’on y confine des gens dangereux pour la société! Très dangereux un filmeur de cinéma, il peut vous lancer sa caméra! pfff. Je n’ai aucune pitié pour l’industrie du film et de la musique et particulièrement maintenant. On est allé voir Alice au pays des merveilles en 3D. Cout de 2 billets 30$. Film: mauvais très déçu. En temps normal j’aurais exigé un remboursement! bref je ne suis pas le seul à être insatisfait de ce système ou l’on peut vous faire payer pour un mauvais produit. J’achète ma musique lorsque je peux le faire directement par le site web de l’artiste (ex: Les 3 accords, cougarettes, etc…) et jamais je ne paie plus de 10$ pour un téléchargement.

      Guillaume Jutras

    • S’il avait fallu que je paie pour lire un tel texte, je ne l’aurais pas fait! Cette gratuité, peut vous attirer du cash via de la pub sur votre page…

      Si je veux écouter de la musique gratuitement, il y a des milliers de groupes sur Myspace qui veulent être écoutés et qui sont prêts à donner leurs chansons. Si j’adore un groupe, j’achète leurs albums, mais acheter un album pour une chanson, je ne veux plus. Dieu merci on peut les acheter à la pièce maintenant. Aussi, je vais les voir en spectacle.

      Il m’est arrivé de payer pour des logiciels qui étaient de la pure cochonnerie et dont la durée de vie était limitée à celle du système d’exploitation. Je ne paie plus pour des logiciels, il y en a des gratuits et si je les aime bien, je peux faire un don via Paypal.

      Le culte du profit en vendant de la cochonnerie, je n’adhère pas!

      Hector Laframboise

    • Premièrement pour la musique. J’ai déjà une 100aine de CDs payés et autant non payés. Les non payés, c’est que je ne les écoute pas souvent, des essais, et des trucs que je n’acheterais pas. Je les emprunteraient à un ami ou à la bibliothèque, c’est juste bien plus convenable de les télécharger au lieu d’aller à la bibli (ici, on voit le problème du modèle).

      Je n’achète pas en ligne pour deux raison. Le choix trop restreint parfois mais surtout la qualité trop basse. Quand je peux, je télécharge des FLAC ou APE. Il est difficile d’acheter à la pièce des fichiers de qualité maximale. Puis, les DRM, problèmes de formats… trop de trouble. J’aime mieux acheter un CD qu’en ligne.

      Pour les films. Le club vidéo à côté de chez nous a fermé bien que j’en louait régulièrement. Donc aucun club proche de chez moi, pas d’auto donc voilà. Je télécharge, écoute, conserve si c’est bon. Je n’achète jamais de films mais par contre je vais souvent au cinéma. À 10$ le film chaque (20$ à deux!) s’ils sont en “dessous”… c’est qu’ils ne savent pas gérer leurs affaires. Je réécoute très rarement le même film donc l’achat n’est pas intéressant pour moi.

      Il faudrait donc que le modèle rende le tout beaucoup plus accessible par internet. Même la presse, si on veut l’acheter en ligne il faut un abonnement par ordinateur… (du moins il y a un an) c’est pas très “user friendly” ça non plus…

      J. Lapointe Montréal

    • @proculation
      Avez-vous essayé de ”télécharger”?
      Gilles Ménard

    • @colon101
      C’est vrai que nous aurons accès à des tonnes de copies ”gratuites” sur la ”Toile”.!!!
      Gilles Ménard

    • Montréal, capitale du piratage? Vraiment pas. À Toronto, les films qui sortent le vendredi à midi sont disponibles à mon dépanneur et dans certains centres d’achat le vendredi soir. Pour 2$… J’ai presque eu le goût d’acheter Avatar en 3D, par pure curiosité… Selon moi, il y a 2 types de pirates: Ceux qui le font pour le kick et pour se faire un peu de fric, et ceux qui le font pour faire BEAUCOUP de fric. Ces derniers sont ceux dont la police devraient se préoccuper. Car il ne faut pas se leurrer: une grosse partie de cet argent sert à financer des activités criminelles. En suivant de près les pirates professionels, je suis certain qu’on pourrait obtenir beaucoup d’informations sur certains groupes criminels “exotiques”.

      Quant à savoir ce qui pousse les gens à consommer du “piraté”, j’ai l’impression que les entreprises de distribution oublient que la relation entre l’artiste et son public devrait être l’élément déclencheur qui justifie l’achat. C’est peut-être pour cette raison que l’industrie du disque est beaucoup moins affectée au Québec qu’ailleurs. Il y a une proximité et un respect entre les artistes et leur public qui ne sont pas aussi présents ailleurs.

      Les distributeurs ont profité pendant des décennies du fait que le divertissement devait passer per eux pour être distribué. Cette situation a créé un marché qui repose sur des fondations en argile. Aujourd’hui, presque n’importe qui peut se produire et se distribuer sans être des créatures des “majors” (Lady Gaga (Et oui, elle s’auto-produit!!!) et Lorenna McKinitt en sont de bons exemples). Sans le respect et la proximité, le piratage est inévitable. Et selon moi, c’est une bonne chose. L’égémonie des grandes compagnies de distribution tire à sa fin. Le marché va probablement éclater et permettre à plus de gens de faire de l’argent raisonnablement, plutôt que de concentrer des revenus faramineux dans quelques entreprises. Enfin une saine compétition dans le monde du divertissement.

      P. Barabé

    • Il y a une façon de rémunerer les créateurs toute en encourageant la diffusion de la culture. Il faudrait simplement que l’État accepte que c’est à la collectivité de prendre en charge la facture, comme pour la santé et l’éducation.

      Pierre JC Allard

    • Je suggère la lecture de cet excellent billet de Bruno Boutot, «La gratuité des médias sur Internet vaut de l’or», http://webmedias.boutotcom.com/2010/03/13/la-gratuite-des-medias-sur-internet-vaut-de-lor/

      Pour ce qui est de la musique et des films, je comprends bien qu’on parle de quelque chose de différent. D’ailleurs, je ne comprends pas trop votre «lead» M. Roy dans le contexte du corps de votre billet. Devrait-on comprendre que nous devrions nous sentir «coupable» de «consommer» gratuitement de l’info sur Internet?

      Mario Asselin

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