Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Samedi 20 mars 2010 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (17)

    Cancer: voyons-nous la vie en rose?

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    Photo Martin Chamberland, La Presse

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    L’image du cancer dans les grands médias est complètement déformée. C’est le constat troublant auquel arrive une équipe de chercheurs américains après avoir épluché plus de 400 articles de quotidiens et de magazines à grand tirage.  Ces reportages sur le cancer ont été publiés aux États-Unis, mais les conclusions auraient sans doute été très similaires avec un échantillon canadien. Car elles sont tout à fait représentatif du discours ambiant sur cette maladie.

    - Le tiers des articles traitaient de personnes ayant survécu ou ayant été guéries. À peine 10% parlaient de patients mourants ou décédés. Dans la vraie vie, environ la moitié des Américains frappés du cancer succomberont à cette maladie ou aux complications qui en découlent.

    -  Si la majorité des reportages évoquaient des traitements comme la chimio ou la radiothérapie, moins du tiers mentionnaient la possibilité d’effets indésirables (douleur, nausée, perte de cheveux, etc.) Et moins de 15% prenaient la peine de préciser que ces traitements ne parviennent pas toujours à soigner ou à prolonger la vie du patient, ou que certains cancers sont tout simplement incurables.

    - Finalement, moins de 3% des textes abordaient la question des soins palliatifs ou des traitements de fin de vie.

    «Une information irréaliste peut induire le public en erreur», dénonce l’article publié cette semaine dans Archives of Internal Medecine. Les auteurs, tous des médecins, s’inquiètent que les patients prennent de mauvaises décisions par ignorance, en choisissant par exemple un traitement «héroïque» au lieu de soins palliatifs qui pourraient adoucir les derniers mois de leur existence. «Même si un cancer peut être impossible à guérir, la douleur peut toujours être traitée. C’est ce que je dis à mes patients», souligne l’un des auteurs. Le biais optimiste des médias ne l’étonne pas. «Ils nous racontent ce qu’on veut entendre», dit-il.

    Et ce qu’on entend de plus en plus, c’est que le cancer est une épreuve dont on triomphe à force de volonté. Ça se reflète jusque dans les pages nécrologiques, où les décès surviennent souvent «au terme d’un courageux combat contre la maladie».

    Je ne doute pas de l’importance de participer activement à sa guérison, mais comme je le mentionne en édito, je trouve qu’on met beaucoup de pression sur les patients et leur entourage. Apprendre qu’on fait une rechute ou qu’il n’y a plus rien à faire doit être assez difficile comme ça. Ce n’est vraiment pas nécessaire d’en rajouter avec cette idée absurde qu’on a «perdu son combat». Qu’en pensez-vous?


    • Je l’ai vécu avec ma mère, ces apôtres du positivisme infini qui pullulaient autour d’elle. Si tu es positive, tu vas guérir! Qu’est-ce que le positivisme a à voir là dedans? Il faut être RÉALISTE. Elle s’est acharnée pendant des mois, à essayer toute sorte de traitement, à souffrir le martyre. Tout ça pour gagner son combat.

      Foutaise…C’est, en effet, de mettre beaucoup de pression sur les malades,qui n’ont vraiment pas besoin de ça!

      D. Bélanger

    • Cette enquête est très vraie… Je voudrais souligner un point : Il serait parfaitement inutile de lutter contre un cancer par la «pensée positive». Une étude d’un chercheur de l’université Laval en aurait fait la preuve récemment (nouvelle parue dans Cyberpresse ou Le Devoir, je ne m’en souviens pas…).
      Je suis moi-même en chimio depuis 4 mois et je n’ai aucune assurance que ces traitements, douleureux au possible, vont me guérir…
      Le «positivisme» des medias est désolant.

      Bertrand Léger, 72 ans

    • Moi, ce qui me scie en deux, c’ est la sur-sur-sur-sur-sur-exposition médiatique du cancer du sein.

      D’ ailleurs, si le cancer est une maladie, le cancer du sein, lui, est une cause. Ou bien une
      maladie -vedette.

      Je crois qu’on devrait abolir les associations qui ne se préoccupent que d’ UN cancer et ne financer qu’un seul organisme qui lutte contre tous les cancers, qui touchent autant les hommes que les femmes.

      Ainsi, ce serait des médecins spécialistes qui détermineraient quelles sommes sont consacrées à tel ou tel cancer, selon la prévalence réelle de la maladie et non selon sa popularité médiatique.

      Il faut en finir avec le spectacle ( des vedettes nous montrent leurs seins ! ) et les idéologies pour redonner sa place à la science.

      Christian Daigle

    • Je suis d’accord, ma conjointe est décédée du cancer en 2007, je ne me souviens plus du nombre de fois qu’elle s’est fait dire qu’elle avait dû subir un choc émotif pour développer le cancer, ou bien, qu’avec la pensée positive elle guérirait son cancer. Elle s’est battu durant 4 ans et a vécue la cupabilité durant tout ce temps.

      J’aimerais bien que les médias arrêtent de montrer tous ces ”vendeux” de livres positif pour vaincre une maladie telle que le cancer. Et pour finir, comme dirait l’autre, le cimetière est rempli de personnes positives.

      Richard Vachon

    • C’est la vague du positivisme. C’est tellement enfantin. Une personne malade est une personne malade.

      Le cancer ça doit être très difficile. Le diagnostic est terrible, les chirurgies, les traitements etc…. en ayant toujours le spectre de la mort en tête. Les gens malades ont besoin d’être soutenus il n’ont pas besoin d’être maternés.

      Ont à bien le droit d’être négatif quand ça marche mal.

      Le Positivisme ambiant… les ondes positives remplacent la religion…. Je suis pas certain que nous y avons gagné au change.

      Jean Dumont

    • Dans l’imaginaire actuel, il faudrait vivre jusqu’au moins 90 ans, sans maladie, dansant la lambada jusqu’à la toute fin. Ridicule, mais c’est ainsi, avec le culte du beau corps parfait. Mais on sait que tout cela est du vent. Le cancer , mieux vaut “vivre avec”, que lutter “courageusement contre”. C’est un fin psycholgue des âmes qui m’avait dit cela en me parlant de cette maladie. Une appproche qui vaudrait mieux que celle de la “lutte courageuse et héroïque”. Et une approche qui serait meilleure pour l’espérance de vie. Il ne s’agit pas de se complaire dans la maladie, mais reconnaître que la maladie, la mort , font partie de la vie.

      Michel Lebel

    • Pour n’avoir point de sexe, le cancer ne saurait avoir besoin de lunettes roses en effet, et la première chose à faire avant de prétendre renseigner le grand public serait sans doute de bien informer les lecteurs concernés; notamment sur leurs stades en autres, qui vont déterminer plus précisément toutes les étapes à suivre par la suite.

      L’évolution des dits cancers évoluant par ailleurs de façon tout à fait inexplicable, comme pour la prostate entre autres, où la survie des malades traités demeure toujours égale à celle des patients non traité après dix ans; ce qui est un peu bizarre en effet, et les thérapies concernées devraient donc se limiter à des méthodes très prudentes, pour ne pas dire assez conservatrices par voie de conséquence énigmatique évidemment.

      Une des causes les plus courantes en mauvaise information dans le public consistant sans doute à voir de trop gros spécialistes venir nous parler qui des vertus assurées de telle ou telle diète pour maigrir; ou quoi d’autre encore de méthodes plus que douteuses qui auraient consisté à irradier indistinctement toutes les patientes souffrant ou ayant souffert de cancer du sein depuis dix ans, mais dont le diagnostic parfois douteux aurait pu laisser à désirer dans moins de 1% des cas seulement malgré tout.

      Loin de moi l’idée bien sûr de vouloir aller suggérer que tous les médias sont trop gras, ou que tous lesdits trop-gras en question ne suivent pas tous leur diète adéquatement; voire même sans autre raison plus manifeste par la même occasion que celles du oui-dire ou des on-dit de madames ou de monsieurs pas toujours très adéquatement informés tout comme certains spécialistes soit trop pesants d’une part, ou peut-être pas assez bien soignés avec des soi-disant calories vides de l’autre pour résumer la question.

      Mais en tout état de cause, et même pour des malades soignés selon les règles de l’art le plus strict, certains petits impondérables comme le C. difficle ou quelques autres petites bibittes pas toujours adéquates dans le décor viennent parfois troubler quelques esprits pour rien; quand ce n’est pas les mêler davantage sous prétexte d’Apocalypse ou de fin du monde imminente selon certains dits journalistes recyclés en ministres de la Santé sans autre compétence plus pertinente en la matière que les mangeurs de légumes ou autres fantaisistes le plus souvent assez folkloristes sur le sujet pour ne pas dire mieux.

      Ce qui me rappelle justement le cas de mon ancienne voisine qui avait commencé par perdre ses cheveux suite à une chimio pour un cancer du sein; avec insuffisance rénale secondaire pour laquelle elle avait été obligée de suivre une dialyse pour trois ans, même si son cancer du sein semblait bel et bien guéri selon toute apparence selon son très grand spécialiste de 1 mètre 50 à peine.

      Et tout allait très bien malgré tout jusqu’à sa récente diverticulite qui malgré son sac ne manqua pas de l’emporter finalement dans l’au-delà après avoir trop mangé de crudités. Ce qui ne l’empêcha pas de mourir heureuse malgré tout selon d’autres voisines de ma connaissance. Contrairement à un autre de mes voisins décédé récemment lui aussi d’un cancer du poumon et dont le sevrage de cigarettes obligatoire à l’hôpital a vraiment semblé le faire le plus souffrir avant la fin, malgré quelques petites douleurs ici ou là à son dire.

      Il est un peu normal de mourir un peu plus dans les centres d’accueil que dans les garderies je veux bien croire; mais après trois voisins tranquilles à peine en six mois, je songe sérieusement à changer de résidence et déménager dans un CPE au plus tôt au cas où….

      Yvon ROY, Mtl, Journal LA LANTERNE

    • J’ai un cancer de l’endomètre et j’ai eu des traitements de Radiothérapie au CHUS de Fleurimont. Je dois dire que les semaines ou j’ai habité l’Hotellerie du CHUS, j’ai rencontré plusieurs personnes atteintes de divers types de cancer. Le cancer du sein en effet est très médiatisé, pourtant il y a tant de sortes de cancers différents!

      C’est dommage mais il est vrai que le cancer du sein est la Vedette en effet et le reste se vit dans une quasi indifférence…

      J’ai eu de la pression d’un spécialiste afin de participer à un essais clinique:
      combinaison Radiothérapie et de Chimiothérapie en même temps, j’ai refusé
      et je ne le regrette pas car mes traitements m’ont causée beaucoup de douleurs
      et d’effets secondaires qui minent ma qualité de vie, de plus les spécialistes ne
      savent pas ce que cela donnera comme résultat et n’ont pas la capacité de me
      dire quel est mon pronostic de survie en cinq ans…

      Un spécialiste m’a même menti sur le stade réel de mon cancer… Je suis très
      déçue de cela! Il y a une différence en un stade 2B et le stade 3 C il me semble…
      Nous vivons une solitude et une angoisse qui affectent profondément le moral.
      Le cancer est encore un sujet ” Tabou ” mais celui du sein ont en parlent sans gêne!

      Je ne sais pas ce qui m’attend et l’angoisse est présente à chaque instant, malgré les efforts que je fais pour être positive… La réalité est très difficile à vivre!

      Si j’exposais des images de mon cancer après les traitements se ne serait pas accepté par la Presse Médiatique… Mais le sein oui…

      Est-ce que le sein est plus noble que le reste du corps?

      Jojhoelle Grondin

    • J’ai eu le cancer du sein il y a de celà 24 ans cette année.J’ai maintenant 56 ans.
      Je n’ai jamais retrouvé ma forme d’avant.J’ai encore des séquelles physiques de la chirurgie(mastectomie radicale),de la chimiothérapie et de la radiothérapie.Mais à cette âge et à n’importe quel autre,on souhaite seulement de vivre quelqu’en soit les conséquences plus tard.Mais advenant une récidive ou autre cancer,je ne sais pas ce que sera ma décision (dépendamment de la maladie et de sa progression) Car de la chimio une fois dans sa vie c’est déjà beaucoup.
      Ce qui m’intreppelle avec les personnes qui en sont atteintes c’est cette hyper publicité qui se propage autour d’eux.Je préfère et de loin de suivre cette étape de vie (pour ceux qui l’on)comme un respect pour soi qui demande plus souvent du silence et de la méditation.Pour moi celè m’a du moins apporté 24 ans de survie
      patricia paquin,val-d’or

    • Taux de survie sur 5 ans: 56%

      Jacques Plante

    • @ chdaigle

      Voir ce lien qui donne la prévalence de tous les types de cancer.

      http://www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2009001/article/10800/tbl/t1-fra.htm

      Vous verrez que le cancer du sein est le plus prévalent de tous les cancers, suivi de près par le cancer de la prostate, ce qui explique l’attention accordée à ces maladies.

      Ensuite vient le cancer colorectal.

      Avez-vous quelque chose contre les seins? Vous aimeriez mieux peut-être des photos de prostate ou de rectum?

      J. Bouthillier

    • “Je crois qu’on devrait abolir les associations qui ne se préoccupent que d’ UN cancer et ne financer qu’un seul organisme qui lutte contre tous les cancers, qui touchent autant les hommes que les femmes.” chdigle

      ===

      Une bonne idée. Sortir la politique de la lutte au cancer.

      Jean Émard

    • Pour en revenir à la question posée par Madame Krol, il faut une certaine dose de courage pour subir le rouleau-compresseur de la médecine. Mais soyons honnête, il s’agit de subir des traitements, d’endurer les effets secondaires jusqu’à la fin et non de mener un combat contre la maladie.

      Il y a bientôt dix ans, j’ai eu un cancer du sein, version agressive, et j’ai donc eu droit à énormément d’attention médicale et à toute la panoplie de traitements. Tout ce que le patient a à faire, c’est de se présenter à tous ses rendez-vous, à passer énormément de temps dans des salles d’attente, et à subir les traitements. Ils sont franchement désagréables, ces traitements, ainsi que leurs nombreux effets secondaires. Il faut encaisser. Et mettre le reste de sa vie entre parenthèses pendant plusieurs mois. Mais a-t-on le choix? Le courage, c’est d’attendre que ça passe avec le sourire. Et si on en meurt, on n’est pas moins méritant, seulement moins chanceux.
      J. Bouthillier

    • @ carbone-14
      Vous me rappelez un autre aspect désagréable du cancer : le fait de devoir visiter si souvent l’hôpital, un nid à virus et microbes de toutes sortes, pendant les traitements, avec un système immunitaire grandement affaibli par ces mêmes traitements. Je n’ai pas souffert du cancer, mais des traitements du cancer. Un jour, on trouvera barbares les méthodes pratiquées aujourd’hui.

      Encore une fois, j’ai été chanceuse. Les microbes ne se sont pas intéressés à moi.

      J. Bouthillier

    • Le principal problème quand on parle d’une problématique comme le cancer dans les médias, c’est que 99% du temps, on en parle de façon globale: LE cancer tue dans telle proportion, on survit AU cancer dans tel pourcentage de cas… Pour en discuter intelligemment, il faudrait aborder le cancer comme un regroupement de milliers de maladies, avec des pronostics, traitements, conséquences sur la qualité de vie qui sont extrêmement différents. On ne peut pas comparer un cancer de la prostate, où dans une grande proportion les hommes atteints vont mourir d’une autre cause, avec un cancer des poumons, où pour presque toutes les morphologies le pronostic est très sombre…

      Plutôt que d’aborder la question sous un angle “positif” ou “négatif”, il faudrait sensibiliser les gens à ces diverses réalités. Pour certains cancers, il est tout à fait approprié d’être positif. Pour d’autres, la bataille sera beaucoup plus ardue. C’est seulement avec une vue d’ensemble que les gens seront mieux préparés à la réalité du cancer, qui touche directement ou indirectement toutes les personnes.

      Pour ce qui est du cancer du sein, pourquoi en parle-t-on autant ? Au-delà des diverses hypothèses que l’on pourrait soulever, il y a simplement la réalité statistique: le cancer du sein est, DE LOIN, le cancer qui touche le plus de femmes (et la 2e cause de décès par cancer pour celles-ci, après le cancer du poumon). De plus, certains cancers du sein (parce qu’encore une fois, il y en a plusieurs variétés qui ont chacune leurs caractéristiques propres), s’ils sont diagnostiqués rapidement, peuvent être traités efficacement. Il est donc important que les femmes soient conscientes de cette réalité, car leur vigilance est un outil de détection important. La “surexposition” du cancer du sein peut donc contribuer, selon moi, à sauver des vies.

      Tristan Chénier, Registraire en oncologie.

    • Je crois vraiment à la prévention en ce qui a trait à toute la question du cancer, même pendant les traitements (chimio, chirurgie…). L’image du Sida qui est répandue est la même que pour le cancer : il n’y a plus personne qui en meure ou même qui en souffre (juste à prendre une pillule par jour). En fait, que les gens aient la volonté de vaincre le cancer est une attitude des plus normales, des plus humaines. Et la volonté finit par s’épuiser. Pourtant, il en existe tellement de moyens pour combattre le cancer après les traitements classiques, mais ceux-ci nécessitent des études et des connaissances, et je pense que les gens qui ont le cancer ont moins le goût de connaître les médecines alternatives, d’autant plus que celles-ci ont une très mauvaise presse.
      Mes choix personnels sont : traitement de la médecine (chimio, radio, etc), Alimentation anti-cancer (dr.Richard Béliveau), et le Reiki.
      E.V.Ross

    • Mon père et ma mère sont tous deux morts du cancer. Mon père a suivi 6 traitements de chimiothérapie et, quand le cancer est revenu, 18 mois plus tard, a tout fait pour cacher la maladie et éviter de consulter de peur de se retrouver à nouveau en chimio. Pourtant, comparés à d’autres, les effets secondaires de ses traitements étaient faibles. Ma mère, elle, quand elle a eu son diagnostic, a refusé tout traitement. Où je veux en venir? Les gens savent que les traitements contre le cancer sont loin d’être une partie de plaisir et, à un certain âge, préfèrent mourir dignement de la maladie plutôt que de souffrir d’effets secondaires horribles pour des chances de guérison aléatoires. J’ai peur du cancer, mais j’ai encore plus peur de la chimio.
      Line Niquet

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