Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Samedi 20 mars 2010 | Mise en ligne à 17h20 | Commenter Commentaires (88)

    Il faut une entente

    Photo David Boily, La Presse

    Photo David Boily, La Presse

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    Les syndiqués du secteur public ont manifesté par milliers à Montréal samedi, à quelques jours de la date limite qu’ont fixée les parties pour conclure une entente, le 31 mars. L’écart, notamment au sujet des salaires, est considérable: le front commun syndical demande une hausse des salaires de 11,25% sur trois ans alors que le gouvernement propose 7% sur cinq ans.

    L’échéance du 31 mars n’est pas sacrée, c’est simplement la date de la fin des conventions collectives imposées par loi spéciale en 2005. La présidente du Conseil du Trésor a tout de même annoncé vendredi qu’elle lançait un sprint de négociation dans l’espoir de parvenir à un accord d’ici l’échéance.

    L’état des finances publiques est tel que les exigences du front commun paraissent déraisonnables. Par contre, le gouvernement devrait offrir des augmentations permettant au moins à ses employés d’absorber l’augmentation du coût de la vie. Le ton modéré employé par le premier ministre, Jean Charest, au cours d’une entrevue à La Presse, est rassurant à cet égard. Toutefois, le ras-le-bol exprimé samedi après-midi par les syndiqués sera difficile à calmer.

    De chaque côté, on devrait donner priorité aux domaines qui sont les plus importants pour les citoyens et pour l’avenir du Québec, soit la santé et l’éducation. Selon quel principe les hausses de salaires devraient-elles être exactement les mêmes pour tous les employés de l’État? Une infirmière joue un rôle plus important qu’un commis de bureau, particulièrement en contexte de pénurie; cela devrait se refléter dans l’amélioration de ses conditions de travail. De même pour un enseignant.

    Enfin, le gouvernement et le front commun doivent faire l’impossible pour parvenir à une entente, dans le respect des contraintes imposées par les ressources limitées de l’État. Les lois spéciales ont un effet malsain sur les relations de travail et, par conséquent, sur la qualité des services offerts à la population.


    • Les fonctionnaires ont la sécurité d’emploi, ils peuvent se contenter de rajustements modestes en fonction du coût de la vie.

      Par contre, les infirmières c’est autre chose. Qu’on leur donne des conditions d’emploi décentes, des horaires prévisibles, et un travail au sein d’équipes stables composées de collègues à temps plein. Ces histoires d’heures supplémentaires obligatoires, c’est une horreur. Que le réseau français s’inspire du réseau anglais qui a largement réglé ces problèmes et qu’on en finisse.

      Il y a une limite à gérer comme ses pieds.
      J. Bouthillier

    • Sur le sujet du réseau de la santé, j’en ai appris une bonne aujourd’hui. Mon beau-père, qui a 81 ans, est en pleine santé. Cependant, il doit voir le médecin de temps à autre, pour de petits ennuis. Il n’a pas vu son médecin, qu’il consulte depuis de nombreuses années, depuis 2 ans. Il a besoin d’une consultation maintenant.

      Mais il a appris qu’il ne peut pas obtenir un rendez-vous sans adhérer à une coopérative, au coût de 100 $. C’est nouveau. Je n’en crois pas mes oreilles. Est-ce une blague? Est-ce légal? Je croyais que les Québécois avaient une couverture santé. Je tombe des nues. Quelqu’un peut-il m’éclairer à ce sujet?

      J. Bouthillier (je signe pour le billet précédent également)

    • On en veut toujours plus sans jamais se demander si on a la capacité de payer pour. Qu’on augmente les salaires de 11.25% ne me dérange pas du tout en autant qu’on coupe la taille de la fonction publique de 11.25%. Là on commence à faire des choix, des vrais choix, des choix neccessaires pour notre société.

      Paul Gendron

    • bloganon

      20 mars 2010
      17h35
      Les fonctionnaires ont la sécurité d’emploi, ils peuvent se contenter de rajustements modestes en fonction du coût de la vie.

      Par contre, les infirmières c’est autre chose. Qu’on leur donne des conditions d’emploi décentes, des horaires prévisibles, et un travail au sein d’équipes stables composées de collègues à temps plein. Ces histoires d’heures supplémentaires obligatoires, c’est une horreur. Que le réseau français s’inspire du réseau anglais qui a largement réglé ces problèmes et qu’on en finisse.

      Il y a une limite à gérer comme ses pieds.

      J. Bouthillier

    • Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi on ne se contenterait pas de la moyenne comme compromi.

      Je comprend bien les employés de l’état québécois, qui sont sous-payés par rapports aux municipaux ou fédéraux d’être en colère.

      Marc Nguyen

    • CORRECTION!

      Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi on ne se contenterait pas de l’inflation comme compromi.

      Je comprend bien les employés de l’état québécois, qui sont sous-payés par rapports aux municipaux ou fédéraux d’être en colère.

      Marc Nguyen

    • Le gouvernement DOIT écouter ses travailleurs et les respecter. Les demandes du secteur public sont raisonnables et justifiées. Une entente est essentielle après la loi imposée en 2005.

      marie-claude désilets
      enseignante

    • Oui, il faut une entente, mais je doute que ça arrive. Les syndicats croient avoir le public de leur côté, mais dès que les positions salariales se durciront, je crois que la majorité de la population voudra de la modération dans les attentes salariales. Après tout ce qu’on a entendu, par exemple, du personnel hospitalier, ce sont les conditions de travail qui feraient problème. Alors qu’on travaille de ce côté. Surtout, si les partis d’opposition ont des solutions géniales, qu’ils les dévoilent donc, au lieu de critiquer. Après tout, ils veulent le bien public, non?
      L. Niquet

    • Il faut que le secteur public affronte de plein fouet le gouvernement et ne se laisse pas intimider par les menaces, et je vous assure que cette fois-ci, ils ne manqueront pas leur coup et le gouvernement sait très bien qu’il va sécher avec un décret. J’espère que leurs présidents ne les laisseront pas tomber comme la dernière fois. Ce sont pour la plupart des travailleurs de premières lignes et ce sont ces gens qui nous reçoivent et s’occupent de nous.
      E.V.Ross

    • Faudrait expliquer sa au maire Tremblay,lui qui déteste les cols bleus,surtout apres une convention imposer avec des recul de 15%,alors ,pas étonnant,que nous voulont un rattrapage`
      Robert Doucet

    • Ce qui aiderait grandement à la négociation, ce serait d’abord que le gouvernement arrête de mentir. Avec ses propositions de jouer dans les congés de maladie, les congés fériés, les régimes de retraite et autres, malgré le blabla qui promet 7% en 5 ans, en réalité c’est un recul de plus de 6%, peut-être jusqu’à 8 ou 9%, tout n’étant pas finalisé et comptabilisé.

      Et vous bons journalistes, pouvez-nous nous dire la vérité?

      C’est quand le tour des employés de l’état d’avoir des augmentations de salaires qui accotent l’inflation? Ça fait plusieurs années, il me semble qu’on fait notre part pour les finances publiques. Déficit zéro, on a écopé. Lors des dernières (fausses) négociations, décret et 1.19% d’augmentation en moyenne par année et maintenant, autre recul. Si mon salaire avait suivi l’inflation depuis 2001, c’est $5000, au bas mot, de plus, par année, que je gagnerais. Oh! je les entends qui disent, si elle n’est pas contente qu’elle aille ailleurs. Et pourquoi, puisque c’est si bien, ne viennent-ils pas combler les postes vacants?

      Il faut que la population et le gouvernement se mettent dans la tête qu’ils ne peuvent éternellement avoir le plus grand panier de services qui soit, des services de qualité, sans y mettre le prix. Un moment donné, c’est moins pour moins cher.

      L. Paquette

    • Premièrement, dans tous les rapports indépendants sur l’équivalence des salaires publiques vs privées, incluant les fonds de pension et la sécurité à vie de l’emploi, le publique est payé 21% de plus.

      Deuxièmement, la productivité est inférieur de 15 à 40% dépendant des postes et emplois, en plus de tous les congés payés, des congés maladies, et des vacances à hauteur de quatre semaines en moyennes.

      Troisièmement, la stabilité à l’intérieur d’un poste, exemple faire du suivi à domicile est souvent de 10 changement pour un bénificiaire sur une période de 3 à 4 ans, dans les services sociaux ou agence, un chat n’y retrouverait pas son petit, et le bénificisaire ne sait plus qui a son dossier, et celui qui l’a, ne connait pas le bénéficiaire et ne fera pas affaire avec le bénéficiaire avant d’être transférer sur un autre poste.

      Quatrièmement, tous les scandales, tous les erreurs médicals, tous les erreurs de dossiers, tous les abus que l’on voit dans les journeaux et télévisions ne sont pas quelque chose de virtuel, il y a un grand nombre de personnes qui sont responsable, mais que la machine couvre, défend, garde à son service et qui commetrons d’autres erreurs.

      Cinquièment, le publique en général, commence à craidre les hôpitaux, pour son pauvres services et sa propension à l’erreur, pour la malpropreté, le C difficiles, les virus, qui sont seulement présent et attrapable à l’hôpital. Des services sociaux, des ministres qui paniques, genre, H1N1, la MAPAQ avec les fromages et ses gros pieds dans une petite assiette, et son incapacité à reconnaitre ses tords.

      Sizièmement, on voit, et pas seulement au provincial, mais au municipal, la nonchalance, genre dormir dans les camions, la voirie, les agences, les ministères genres scolaire, avec 6 changement de professeur à la maternel en quelque mois, les abus des ministres, des conseillés, des conseils d’administration.

      Septièmement, je pense que pour commancé, on devrait pensé à 1982, avec la baisse de salaire de 20% pour la fonction publique, après, couper à son minimun, c’est-à-dire presque rien tout l’appareil des agences qui ne servent à rien d’autre que se gargariser et sauver leur emploi, pensé à donner au secteur privé une grosse parti du système de la santé, et à cout moindre vous aurez un service de santé comparable au autres pays qui ont un système de santé universelle pour les bénificiaires, publique et privé, avec de la compétition.

      Vous verrez alors que s’il y a compétition, le secteur publique ne pourra pas survivre à moins d’avoir un changement fondamentale d’approche, de mentalité, de but à atteindre, d’objectif.

      Le secteur privé sait comment faire pour survivre et progressé, vous en avez la preuve tout autour de vous tous les jours. Et le service à la clientèle est son seul moyen d’avoir des clients. Le secteur publique n’a jamais apris, et présentement c’est leur plus grosse crainte, comment compétitionné alors que la productivité, les salaires, les avantages, sont tous des facteurs aggravants pour eux

      M Caissy-Cyr

    • Bonjour bloggeur(e)s,
      Je me souviens il y a longtemps, mon père me disais que ça prendrais un syndicat pour négocier avec les patrons, leurs salaires et conditions de travail. Certainement, car les boss comme on dit ambitionnais sur les employé(e)s et de beacoup à l’époque (recul de 40 ans) Seulement comme toute chose devrais avoir une fin, il serait temps que les syndicats se retirent. C’est rendu trop loin, tout le monde le sais que les syndicats protègent souvent les pas bons qui se poigne le…

      Ils attendent d’être syndiqué et voilà, c’est chose faites ma job, juste à faire le minimum à gros salaire….
      Les syndicats abusent de leurs pouvoirs et quand ils n’ont pas raison, ce sont les menaces de débrayage, manifestation, et j’en passe.
      Les salaires qui montent toujours et toujours, l’essence, hydro-…..québec, mettez en encore….Où cela finira t il?

      Ce serait si simple de baisser les frais hydro-électrique, impôt, frais de production, partout où c’est trop élevé et irraisonnable.

      Un salaire à la mesure des compétences et capacitées de chaque travailleur, travailleuse, se basant tout de même sur efficacité au travail, avec des comités de gestions pour salaires ou autres, comme on appelais dans le temps et appele encore souvent (comité de boutique) à chaque entreprise. Il y a tellement de personnel compétant dans plusieurs domaines, plus besoin de syndicat.
      Fini les manipulations, chaque entreprise ce gère seule!

      Une sérénité reviendrais partout, plus calme, plus de gôut au travail, moins d’inquiétude de perdre emploi, ce serai un + .

      Une nouvelle mode faut que cela parte de quelque part! Toute façon si cela continue à ce rythme, tout va péter tantôt, il y a plusieurs signes à date…..

      JG Pinard

    • D’accord avec vous M. Pratte sur la différenciation de l’augmentation en fonction de l’emploi occupé.

      Quand un chauffeur d’autobus gagne plus que la personne qui enseigne à nos enfants, il y a un sérieux problème de priorité!
      Salaire médiocre attire des gens médiocre!

      Et pourquoi pensez-vous qu’un grand nombre de jeunes enseignants quittent après quelques années!

    • (oops, pour moi commentaire de 17h39)

      Olivier Gagnon

    • Je suis un enseignant d’anglais au primaire et j’ai refusé de participer à la manif d’aujourd’hui. Ma délégue syndicale voulait savoir pourquoi.

      J’ai répondu que je suis très conscient des enjeux, comme l’intégration des élèves en difficulté et tout le bla bla bla administratif. Cependant, la population québécoise ne retient qu’une chose; le salaire.

      À cet égard, je refuse d’insulter les parents de mes élèves en participant à une manif pleine de voeux pieux, alors que tout le monde ne fait que se demander intérieurement de quoi aura l’air l’augmentation salariale. Mon salaire est bon, puis j’ai la sécurité d’emploi. Alors je me tais.

      Ma délégué était un peu perplexe devant mon explication et j’ai continué en disant, “Je n’attendrai pas après le gouvernement pour m’enrichir ou m’épanouir. As-tu compris pourquoi j’ai mon entreprise personnel et d’autres boulots?”

      Alors que la population travaille jour et nuit pour avoir une existence digne et confortable, qui serais-je, du haut de ma permanence au sein de l’État québécois, pour demander davantage?

      P. Nguyên

    • J’ai tellement hâte que les journalistes arrêtent de niveler par le bas! Comme s’il n’était question que de salaires dans cette négociation… je regrette mais je ne me considère pas “gras dur” comme plusieurs semblent le croire, certes, deux mois de vacances l’été (non payés) puisque je suis enseignante, mais ô combien d’heures supplémentaires en bénévolat puisque je ne suis pas payée à l’heure mais bien à l’année… je n’ai que 6 jours de maladie pendant l’année ce qui est en soi suffisant sauf si on a des enfants… je considère que mon travail mérite de meilleures conditions pour que mes élèves bénéficient d’une meilleure qualité d’enseignement! Je pense que c’est une profession qui fait peur à plusieurs jeunes… je comprends pourquoi!

      Josée Bélanger

    • Nous assistons encore une fois à un triste spectacle au Québec. Voir 75 000 manifestants en réclamer encore plus est tout simplement affligeant.

      Avez-vous remarquer ce qui se passe dans le monde actuellement? Le mot d’ordre est coupe de salaire et baisse du nombre de fonctionnaires partout à travers le monde. Nous sommes en DÉFICIT, en connaissez-vous beaucoup des entreprises privés qui accepterais de donner des augmentations salariales alors qu’elle est en difficultés? Pourquoi cela serait différent aux gouvernements?

      Je propose un petit jeu… À tous qui se plaigne de leur misère au gouvernement, je suggère de mettre à la fin de vos messages votre salaire annuel pour qu’on voit l’étendu de votre pauvreté… Moi je suis au privé et je fais dans les environs de 40 000 à 42 000$ annuellement avec en prime 2 journées maladies et vous?

      D. Veilleux

    • Il faudrait que les employés de la fonction publique reviennent sur terre et regardent la réalité, particulièrement leur réalité, bien en face:

      On vit dans un monde dont les institutions et les façons de faire sont chamboulées, par les nouvelles règles imposées par la mondialisation et par la décroissance démographique (au Québec, du moins).

      Tous les travailleurs “normaux” (du privé) sont sans cesse menacés de perdre leur emploi et doivent constamment faire des concessions et encaisser des reculs dans leurs conditions de travail et leur progression salariale.

      Alors, les prises d’otages répétitives et éhontées de la population par les syndicats de la fonction publique, ça fera!

      Je rêve d’un gouvernement plus musclé et autoritaire, voire un brin tyrannique. qui casserait ces syndicats, les foutrait à la porte de nos institutions et ramènerait le balancier dans le droit chemin entre les droits des travailleurs de l’État et ceux des payeurs de taxes.

      Ces fonctionnaires sont totalement déconnectés, sont gras durs et égoïstes.

      Pas tous, bien sûr, mais une large majorité.

      Je le sais, j’en connais personnellement.

      - Jocelyn Hicks -

    • Vivement que le modèle québécois se plante dans le mur (ça s’en vient, et plus vite qu’on le pense), pour que le gouvernement (donc la population) puisse reprendre le gros bout du bâton lors des négos avec les mafias syndicales.

      La Grèce, ça ne vous dit rien? Le Québec est le suivant

      Tristan Morelli

    • J’ai tellement hâte que les journalistes arrêtent de niveler par le bas! Comme s’il n’était question que de salaires dans cette négociation

      C’est parce que les syndicats parlent juste de ca justement.

      Yves Béchard

    • Ce qui me laisse perplexe, c’est qu’à chaque fois que les employés de lÉtat revendique, on leur dit d’attendre, qu’il y a crise économique, que les citoyens n’ont plus les moyens de renflouer le gouvernement qui est cassé.

      Il est toujours cassé, le gouvernement, parce qu’il est entre les mains de savates qui savent graisser les ti n’amis et ne rien laisser pour lea autres; il est contrôlé par des gens qui gaspillent à gauche et serrent la vis à droite.

      Il est vrai qu leur ’sécurité d’emploi” a grande valeur. Mais j’ajouterais ceci:

      -la sécurité d’emploi devrait être un phénomène universel.

      -Et si les informières l’ont, la sécurité d’emploi, ça ne les empèche pas de déserter la profession. Idem pour les profs. Ca veut peut-être dire quelque chose, ça, non?

      Jean-François Lacerte

    • Toutes les ententes devraient être reconduites d’office, sans négociations, au salaire actuel indexé à l’inflation. APRES on pourra s’asseoir avec les syndicats et se donner un an définir une politique salariale globale et un arbitrage obligatoire. Toute des discussions sont un cirque pour amuser le bon peuple et justifier le salaire des centaines, et des centaines de négociateurs…

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/07/le-jugement-de-dieu/

      Pierre JC Allard

    • Pas facile de se faire une opinion tant les discours divergent. Est-ce que 1 milliard de plus fera de meilleurs enseignants et de meilleures infirmières? Certainement pas de moins bons en tout cas. Jusqu’où aller dans l’amélioration des salaires quand 10% des travailleurs sont à la recherche d’emplois, quand un pourcentage important de la population active travaille au salaire minimum? Je ne sais pas. Les enseignants et les infirmières ne devraient-ils pas eux aussi contribuer à l’amélioration des conditons de travail en partgeant les quarts de travail ou les groupes difficiles. Pourquoi est-ce toujours les jeunes enseignants qui ont les groupes dont les “anciens” ne veulent pas? Toujours choisir le meilleur par “ordre d’ancienneté” n’est-il pas un genre de cercle vicieux parce que les plus jeunes lorsqu’ils prendront de l’ancienneté voudront à leur tour profiter des avantages que leur donnera leur ancienneté? Pourquoi 40% de précarité chez les enseignants sous prétexte que les “anciens” prennent des allègements de tâches, épuisent leurs congés maladie, occupent des postes probatoires à la direction, et quoi encore?
      R. Gilbert

    • @joséemontreal:

      bien d accord avec vous. les enseignants méritent plus . beaucoup plus.

      mais les employés de la fonction publique arriveront pas a faire brailler le paquet d employé non syndiqué au salaire minimum qui n ont aucun congé de maladie et +

      osman mehmet gazi

    • Je choisis mon boulot, tu choisis le tien. Ca ne me tente pas de payer plus de taxes pour que certaines personnes s’enrichissent sur mon dos. Les fonctionnaires gagnent beaucoup plus que moi et on de meilleurs conditions de travail que moi malgre mes etudes. J’ai choisi de faire un metier que j’aime. J’en accepte les concequences que je connaissais avant de commencer mes etudes commes tous ces fonctionnaires devrait aussi accepter.

      Jean-Philippe Cote

    • Il n’y aura pas d’entente. Pourquoi les syndicats céderaient-ils ? Aucun risque de fermeture des hôpitaux ou des écoles. Pourquoi le gouvernement céderait-il ? L’opinion publique estime que les fonctionnaires sont bien payés, ont un fonds de pension et la sécurité d’emploi pour toujours. De plus le gouvernement peut toujours décider par décret. Les syndicats diront à leurs membres que tout est de la faute du gouvernement. Le gouvernement dira que les contribuables ont gagné. J’ai l’impression d’assister à une mauvaise pièce de théâtre où les rôles sont figés.
      A. Champagne

    • Voici les offres du gouvernement:
      5% sur 5 ans,
      Les congés fériés passent de 13 à 11,
      Les congées maladie passent de 12 à 8,
      Si tu est atteint d’une maladie t’empèchant de travailler, tu est congédié
      après 6 mois(au lieu de 2 ans),
      (Dans 20 ans on va laisser mourir les gens dans les hôpitaux, c’est déjà
      commencer).
      Donc, on coupe dans les avantages sociaux.
      C’est pas 5 %, c’est 0%.

      En conclusion, M. l’édito, vous êtes très mal informés.
      Les employés de l’État vont dans la rue pour les avantages sociaux!

      Claude Sirois

    • Même bonne vieille histoire. Depuis que Lesage a déclaré: «La Reine ne négocie pas avec ses sujets». J’ai tout vécu. Les gars de la CSN qui ont mis le feu au pavillon St-Vallier à Chicoutimi parce qu’en désaccord avec le Gouv., l’emprisonnement des chefs syndicaux, cette infirmière qui voulait m’empêcher d’aller faire la tournée de mes mes malades parce qu’elle piquetait, ces instituteurs qui travaillent toujours trop fort alors que leurs élèves sont plus cancres que jamais, ces infirmières que j’adore, d,abord parce que ma soeur et ma femme en sont, mais qui ne font pas pitié tant que ça, ces fonctionnaires que j’ai bien connus, et qui ne connaissent pas le stress et ne le connaîtront jamais, la Carbonneau, qui dégaine à brûle-pourpoint sur à peu près tous les sujets,«doctement», sans jamais se faire remettre à sa place, surtout pas par un ministre. Misère des riches… Sécurité d’emploi, deux mois de vacances, gros fonds de pension administré par autrui, liberté de dire à peu près n’importe quoi. Un Québec que j’essaie de fuir, sinon physiquement, du moins abstraitement.
      Claude Dufour

    • il me semble qu’il y a beaucoup de reponse de la part de syndiqué(es) sur ce blogue. a mon sens ils demandent trop.la capacité du gouvernement( NOS IMPOTS !) a payer est limité, c’est comme si les syndiqué(es) pense que cette argent pousse dans les arbres !! c’est insensé.je travaille comme gestionnaire dans le privée, et si mon patron n’a pas d’ouvrage ou qu’un contrat ne se concrétise pas il renvoie, a la maison ,du personnel pour absorber la baisse du revenu . ceci est impossible au gouvernement a cause des emplois qui sont proteger par leur TRES avantageuse conventions syndicale.contentez vous donc d’un ajustement qui reflete l’inflation et considerez vous TRES chanceux de pouvoir prendre votre FARAMINEUSE retraite a 55 ans !
      d.robert

    • Je suis pour une grève, longue, immédiate et qui ne respecterait aucune loi sordide votée en cachette par un gouvernement libéral qui en a tellement rien à foutre de l’ensemble de ces piliers de la société. Enseigner c’est s’appauvrir, soigner c’est se rendre malade et qu’on ne vienne pas me remplir les oreilles avec des «deux mois de vacances payées». C’est une grève longue et fastidieuse qu’il nous faut, que le gouvernement de la «santé privée» implose…

      Isabelle Paquette

    • J’ai une suggestion: augmentons les salaires, et en contrepartie, donnons une valeur taxable à la sécurité d’emploi à vie dont bénéficient les employés de l’état. D’après moi, ça vaut au moins $20,000 de bénéfice taxable, sinon plus. Aucun payeur de taxes ordinaire ne bénéficie de ce privilège – même dans les grosses entreprises syndiquées, les travailleurs ne sont pas à l’abri d’une fermeture ou d’une restructuration. Mettons un peu d’équité la-dedans!
      Gaston Lalande

    • En conclusion, M. l’édito, vous êtes très mal informés.
      Les employés de l’État vont dans la rue pour les avantages sociaux!
      Claude Sirois

      À mon sens, les employés de l’État vont dans la rue pour accroître ou conserver leurs privilèges supérieurs. Point final.

      Le vrai problème, c’est que 75,000 personnes (et 475,000) ne peuvent publiquement admettre, qu’on me pardonne la variation dans l’expression, qu’elles sont grasses et dures. À mille lieues du citoyen moyen.

      Par ailleur, quand on tolère la présence de personnes comme Michel Arsenault, le président de la FTQ dans ses rangs, c’est qu’on endosse totalement qu’il nous endosse. Ça en dit long sur la sincérité de ces gens.

      Employés de l’État? Comparés à la population en général, ils sont globalement riches, puissants, arrogants, improductifs, surpayés, échelle supérieure de tous les avantages sociaux, économiquement ne créent pas la richesse mais choisissent de la taxer avec la complicité du législateur… pour des services de répondeurs.

      De toute manière, cette manifestation d’hier réunit des gens qui se foutent totalement de leur prochain et des citoyens en général. Nous ne sommes que le faire-valoir de leur combat. Relisez le commentaire de test_2004. Qui ose s’en éloigner risque le péril de l’isolement et de l’intolérance.

      Individualisme, quand tu nous tiens…

      P Drolet

    • 75,000, c’est fantastique! Enfin un groupe qui se tient debout. La seule opposition que ce gouvernement a eu depuis 2003. Je vous le dis, Charest n’est pas sorti du bois. Il ne réussira pas à berner 500,000 personnes.
      E.V.Ross

    • 5% au docteur Barrette ça doit donner comme 20000$ à 25000$ de plus alors qu 5% à un enseignant moyen (en terme d’expérience et de scolarité) ça doit donner environ 2000$ c’est-à-dire 400$ par année ou 2$ par jour. Je ne crois absolument pas au docteur Barrette quand il prend la défense des infirmières… il veut le gros lot pour lui, le très gros lot et il est prêt à tous les chantages pour y arriver. Un des problèmes c’est sans doute le mur à mur… Pour quoi 5% à tout le monde?
      R. Gilbert (Je ne fais pas partie du front commun)

    • Question comme ça à ceux et celles qui trouvent que les employés de l’état exagèrent :

      Pourquoi manque-t-il tant d’enseignants qualifiés dans nos écoles et d’infirmières, si les conditions sont si bonnes ?

      Avant de parler des manques de revenus de l’état, qui empêchent d’offrir des conditions de travail plus attrayantes pour ces salariés (je n’en fait pas parti, je travaille à mon compte), pourquoi ne pas s’interroger sur le recours aux agences d’infirmières, qui nous coûte une fortune, à l’utilisation, à très grand frais, par le gouvernement de logiciels MicroSoft alors que du logiciel libre tout aussi performant et sécuritaire existe, des problèmes du Ministère des Chars (MTQ), qui paye plus cher les entrepreneurs qu’ailleurs, à l’électricité qui n’a que deux taux, donc qui permet aux plus riches de chauffer leurs garages et piscines, des nombreux organismes (conseil de ci, conseil de ça, observatoire de ci, de ça, comité de ci, de ça) du gouvernement qui ne servent à pas grand chose…

      M’semble que la priorité devrait être d’offrir des conditions de travail intéressantes pour les employés en première ligne (infirmières, enseignants) de manières à avoir de meilleurs services.

      Simon Chartrand.

    • Salaire ”brut” 18,000/an et tous ceux qui gagnent moins de 25,000/an arrêtons de travaillé juste une journée pour voir comment se portera cette société!!!
      Les décideurs qui sont dans les vapeurs des chambres de commerces et du patronat de la haute finance ne semblent pas s’apercevoir qu’une ”énorme”partie de la population vis sous le seuil de pauvreté qu’ils ont eux-même défini à 22,000/an.
      C’est pour quand cette fameuse lutte à la pauvreté???
      Le partage connaissez vous ça?
      Gilles Ménard

    • La sécurité il y en a certe dans la fonction publique mais elle ne garantie pas un emploi si on le fait mal. Chez mon employeur nous avons fait mettre dehors environ 10 personnes parce quelle était dangereuse et incompétente cette année. Même si elles étaient protégées par la sécurité d’emploi elle se retrouve sur le chômage. Maintenant le salaire. Dans la santé en tant qu’infirmière au top de l’échelle salariale (après 12 ans de travail à temps complet) je gagne 31$ de l’heure. Pas pire oui. Mais dans le privée l’infirmière qui vient faire la même job que moi en remplaçant ma collègue de travail gagne entre 40 et 50$ de l’heure. Ce qu’on ne dit pas par contre c’est que l’agence privée de personnel pour la payer envoie une facture non pas entre 40 et 50$ de l’heure à votre hôpital mais plutôt au delà des 85 à 100$ de l’heure. Il faut quand même une marge de profit…. pour cette pauvre compagnie privée… qui paie cette note ben c’est nous tous. Les augmentations de salaires que nous demandons oui viennent couvrir l’augmentation de l’IPC mais également cette disparité avec le privé où il y a un manque à gagner d’environ 9%. Il y a 2 ans nous avons eu l’équité salariale, maintenant cette équité devrait être faite en considérant tous les emplois du privée. Donc une infirmière pourrait alors gagner plus qu’un croupier au casino, d’une caissière à la SAQ ou d’un chauffeur d’autobus. Il faut savoir ce que l’on veut: un hôpital privée où il vous en coûtera 500 000$ pour une opération à coeur ouvert ou 15 000$ pour se faire enlever la vésicule biliaire, ou un système de santé public qui peut vous offrir des services de qualité et gratuit.

    • Mme Paquette Bravo:-)
      Oui, une grève générale et illimitée, je suis d’accord avec vous Isabelle.

      De toute façon Charest a déjà préparé son baillon, et le public est contre vous.

      Alors, allez-y vous n’avez rien à perdre.
      Votre force étant le nombre vous pouvez forcer ce gouvernement menteur à s’expliquer.
      De l’argent il y en a……la preuve il en trouve pour les namis du parti.

      Vous avez la force entre vos mains, il faut montrer à TOUS ce que ce gouvernement est
      entrain de faire…..mettre la HACHE dans les services publics……
      vendre les services publics au privé……profit d’un petit groupe seulement.

      Je suis tellement désolée d’être trop vieille pour vous suivre.

      Attention par contre, que vos dirigeants syndicaux ne couchent pas avec Charest…..
      C’est déjà arrivé que les syndicats sucent le gouvernement, méfiance minimale.

      Allez-y il est plus que temps que certains se réveillent.
      Bravo et lâchez pas car vous avez raison quand vous dîtes que Charest en a
      RIEN À FOUTRE du peuple.
      Lui et SES PPP au pouvoir pour les NAMIS du pouvoir et du profit.
      Il a déjà fait assez de mal comme ça.

      De tout coeur avec vous:-)
      Louise April(Laloue)

    • @ joseemontreal
      ce n’est pas une augmentation du salaire des enseignants qui va augmenter la qualité de l’enseignement, désolée

      Johanne Bouthillier

    • @ilisepa

      Vous dites: “…Enseigner, c’est s’appauvrir.”

      Un enseignant du primaire et/ou du secondaire qui est au sommet de l’échelle gagne 71 000 dollars + avantages sociaux + retraite administrée par l’État. Je ne vois pas où se trouve la notion de “pauvreté” dans votre raisonnement.

      Je suis moi-même un enseignant et je trouve scandaleux que l’on s’acharne sans arrêt au sujet du salaire, tout en disant de manière angélique, “Wa mé tsé, cé aussi pour lé con-dzissions deu travail tsé, komm l’intégration dé élèves turbulents tsé!”

      Si vous voulez gagner davantage, n’attendez pas après l’État et démarrer une petite entreprise comme moi.

      Cette propension à se replier systématiquement sur l’État pour son bien-être et son avancement est ridicule. Pendant ce temps, autour de nous, des gens travaillent 48 semaines sur 52 afin d’essayer de gagner un revenu conjoint de 60 000 dollars pour donner une qualité de vie à leurs enfants.

      J’ai la sécurité d’emploi, un bon salaire et oui oui, 2 mois de vacances pendant l’été. Ainsi, je suis dans l’obligation morale de me fermer la gueule et de ne pas me plaindre. Comme le dit si bien la toune, “Shut up, just shut up, shut up, just shut it up…”

      La population mérite mieux. Elle mérite une fonction publique moins gourmande et moins revendicatrice.

      P. Nguyên, B.Éd. enseignant d’anglais

    • On ne cessent de parler des problèmes de ceux qui gagnent plus de 20$/hre mais quand discuterons nous de ceux qui gagnent 10-12-14$/hre et qui sont sous le seuil de pauvreté.Ils y en a beaucoup plus à ce niveau que les dirigeants et bien nantis semblent s’apercevoir,j’ai l’impression souvent que leurs bien-être les rend ‘’stone”.
      Ils subventionnent des firmes pour construire des petits châteaux mais ils ne font rien pour bien loger décemment les moins nantis qui consacrent 60% de leurs salaire pour se loger seulement.Le jours où ces pauvres vont faire la grève générale ils investiront surement dans leurs armée pour les mater.
      À dormir au gaz comme ils le font ils risquent de se retrouver un jour avec une encore plus grande criminalité et désobéissance civile.
      À créer de plus en plus d’inégalité nous perdrons surement bientôt notre statut de ”Plus meilleur pays du monde”!
      Gilles Ménard

    • @laloueapril et @ilisepa

      Je vous appui entièrement dans votre démarche pour une grève générale et illimité. Ainsi, la population québécois pourra enfin s’apercevoir à quel point vous leur êtes inutile. Bien sur, j’exclus le personnel médical et enseignant.

      À la base, un travail de fonctionnaire est une source de dépense et est contre productif. Malheureusement, il nous en faut pour faire le travail de base et c’est ce que j’appelle un mal nécessaire. La vérité est que si demain matin Charest en congédie 100 000, y a personne qui va voir la différence.

      Je vous laisse sur une citation de Reagan qui j’espère vous fera méditer… “Les grands esprits ne sont pas au gouvernement. Si c’était le cas, ils seraient embauchés par les entreprises.”

      D. Veilleux

    • Pourquoi les contribuables ne se lèvent pas eux aussi pour aller manifester et dire “On est tanné de payer et de se faire prendre pour des valises !!”.

      Peut-être parce que nous, à la place de manifester pour tout, on travaille pour gagner notre paie et nos augmentations et on a pas le temps pour se plaindre pour tout au gouverne-maman…

      Coupons la moitié des fonctionnaires et après donnons à ceux qui le méritent vraiment une très bonne augmentation et là j’embarque à 110%. Mais si le gouvernement donne ENCORE une cenne de plus aux pousseux de crayon je vais… ah c’est vrai. J’ai rien à dire. Je suis SEULEMENT un contribuable qui gagne sa vie normalement et je ne suis pas syndiqué… :-|

      Olivier Gagnon

    • À tous ceux qui croient que les infirmières ne méritent pas de meilleures conditions de travail…

      J’aimerais bien que vous puissiez me suivre au travail pendant toute une semaine, sur un département de chirurgie du CHUM et ensuite me dire que nous ne méritons pas mieux que ce que le gouvernement nous offre. Et je suis prête à parier la même chose en ce qui concerne les professeurs.

      Oui, contrairement à bien d’autres nous avons des salaires qui sont vivables… mais est-ce que vous vous réveillez la nuit à 4h du matin en panique car vous croyez que vous avez peut-être oublié de mettre le bracelet d’allergie à votre patient? Est-ce que vous appelez en plaine nuit pour vous en assurez? est-ce que vous avez rêvé de votre travail chaque nuit durant les 6 premiers mois de votre travail? Est-ce que la plus petite erreur d’inattention peut causer la mort de quelqu’un? Avez-vous à vivre avec des gens qui vous insultent, vous frappent, pleurent, hurlent de douleur, dont vous devez tenir la main parce qu’ils ne veulent pas mourir seuls? Lorsque vous rentrez au travail, vous savez à quelle heure vous en repartirez…. ce n’est pas notre cas…

      Avez-vous, à 25 ans, comme moi et de nombreux collègues de mon âge, été mis en arrêt de travail pour épuisement professionnel? car la fatigue et le stress relié aux responsabilités de ce travail sont trop difficiles à gérer?

      Mais malheureusement pour moi, j’aime mon travail. Je trouve merveilleux d’être parfois capable de faire une différence dans la vie des gens et de les aider à passer à travers une des pires épreuves de leur vie. Je dis malheureusement car ce serait si facile si je n’aimais pas mon travail… je pourrais tout laisser tomber, comme bien d’autres le font. Ce qui n’est toujours pas exclus. Car je ne pourrai pas tenir la route indéfiniment dans ces conditions.

      Alors oui, je crois que nous méritons beaucoup plus que ce qu’on nous offre. Surtout pour les responsabilités que nous avons.

      Marie-Eve Comtois (infirmière)

    • J’invite tous ceux qui chiâlent contre les trop bonnes conditions de travail dans la fonction publique d’aller s’y dénicher un emploi. Vous y perdrez très vite vos préjugés.

      Il y en a des fonctionnaires qui sont gras dur et ne travaillent pas beaucoup. Ils sont souvent cadres et occupent des postes élevés. Mais allez voir les secrétaires, les agents de bureau, les préposés au renseignement, etc. Vous vous rendrez compte que ces gens-là gagnent un salaire très moyen (commençant dans les 20K et allant dans les 35/40K maximum) et travaillent autant que vous.

      Les centres d’appels du gouvernement, vous trouvez qu’ils ne sont pas performants? Vous est-il venu à l’idée que c’est parce qu’ils n’arrivent pas à garder leur personnel? Beaucoup d’emplois de préposés nécessitent plusieurs semaines de formation, et un pourcentage assez élevé abandonnent pendant la formation ou en début d’emploi; ou encore se font offrir d’autres emplois au salaire plus élevé.

      La plupart des organismes publics comptent plusieurs dizaines, sinon plusieurs centaines d’employés. La comparaison des salaires avec le privé est non pertinente si elle n’est pas faite avec des entreprises de taille égale ou supérieure. Et dans ces cas-là, le c’est au public que les salaires sont moins hauts, et c’est pire encore si l’entreprise privée est syndiquée. Mais c’est certain que si vous prenez la moyenne de tout le secteur privé, incluant les gens travaillant dans de petites PME, le public va ressortir avec des salaires plus élevés. (J’ai déjà travaillé pour une petite PME, il y avait de très bons côtés, mais le salaire était bien moindre – on ne peut pas tout avoir, vous savez).

      J’aimerais que les gens qui se targuent du fait qu’ils travaillent au privé et doivent s’inquiéter pour leur emploi comprennent que la mécanique du privé et celle du public ne peuvent pas être pareilles parce que le but des organisations publiques et privées est très différent. C’est normal que les conditions ne soient pas les mêmes, elles ne sont pas nécessairement plus faciles.

      La sécurité d’emploi a une valeur, c’est certain, mais elle rend des services aussi. Elle permet qu’il y ait une stabilité dans le personnel, elle permet de garder l’expérience des gens, elle permet de minimiser les possibilités de corruption. Pensez-vous que ça coûtait moins cher à l’époque où les employés du gouvernement changeaient en fonction du parti au pouvoir? Les gens choisis par le parti au pouvoir parce qu’ils avaient voté du bon bord ou fait des dons étaient-ils nécessairement compétents? Sans mesure de contrôle comme la sécurité d’emploi, ne pensez-vous pas qu’il y aurait de la corruption, très profondément ancrée, dans certains ministères? Et qui dit corruption dit coûts plus élevés.
      Bien sûr, ça ne met pas automatiquement à l’abri de l’avoir. Mais ça diminue les possibilités.

      J’ai connu les deux, le public et le privé, et je ne trouve pas un plus facile que l’autre. Il y a aussi des avantages à travailler au privé, malgré qu’il n’y a pas la même sécurité d’emploi. Travailler avec un service, que l’on va adapter au client pour qu’il continue de faire affaire avec vous, c’est pas mal plus facile que de travailler avec des lois, qui ne peuvent être changées rapidement. Je suis témoin de situations aberrantes auxquelles je ne peux rien faire, même si je sympathise profondément avec les personnes qui sont au prises avec ces problèmes. Mais ce sont des gens que le privé ne pourrait pas aider mieux; peut-être même qu’il ne les aiderait pas du tout.

      J’ai beaucoup de vacances et de congés maladie, mais mon assurance collective coûte très cher et j’ai de nombreuses retenues. Je vis avec quelqu’un qui travaille au privé, qui gagne un salaire égal au mien mais il lui en reste plus parce que les retenues sont beaucoup moins élevées et ses augmentations de salaires annuelles bien supérieures aux miennes. Mais très peu de congés maladie et de vacances. Il y a des avantages et des inconvénients à tout. Faut juste faire avec.

      En fait, la sécurité d’emploi a ses bons et ses mauvais côtés. D’abord, c’est faux de dire qu’on n’a plus jamais à s’inquiéter de son emploi. Il y a bel et bien des comportements et des fautes qui peuvent valoir un congédiement – il faut que ce soit grave, d’accord. Mais ça se peut. Il y a également moins de mobilité – pour avoir une promotion, il faut passer des concours, qui ne sont offerts que de loin en loin; même si vous voyez un emploi pour lequel vous estimez avoir toutes les compétences, si vous n’avez pas le bon classement pour, votre candidature n’est même pas examinée. Il y a un concours que ça fait des années que j’attends de pouvoir faire – la dernière fois, je n’avais pas tout à fait le nombre d’années d’expérience exigées.

      Je pourrais continuer longtemps, mais j’ai déjà trop écrit. Au sujet de la négociation en cours, j’espère qu’il y aura entente; à mon avis, çe ne brassera pas tant que ça sur la question salaire, d’après tout ce que j’ai lu et entendu dire, ce n’est pas ça le problème présentement, c’est davantage sur la question des congés et autres conditions de travail. Je pense qu’il y a moins de régler ça avec de la bonne volonté des deux côtés. (Mais là peut-être que je rêve…)

      S. Dufour

    • @bloganon
      Vous n’avez pas compris mon message… je ne parle pas de salaire, oh que non!! par contre quand j’aurai des services pour aider le nombre grandissant d’élèves en difficulté (orthophonistes et psychologues INEXISTANTS! mais dont l’évaluation est requise par le ministère pour donner des services…) mon enseignement sera de meilleure qualité pour les élèves dits “normaux”… Sachez que je n’irais pas faire soigner mon cancer par un médecin généraliste… c’est pourtant ce que l’on demande aux enseignants… les conditions de travail sont loin de se limiter à des vacances, un salaire et une retraite (pas à 55 ans, cela n’existera plus…), je parle ici du respect des élèves pour qui je me lève chaque matin et pour lesquels j’aimerais me sentir satisfaite du travail accompli auprès d’eux!!
      Josée Bélanger, enseignante en première année

    • Si les fonctionnaires ne sont pas contents de leurs conditions de travail et de leur salaire, qu’ils aillent travailler dans le privé ou qu’ils prennent leur retraite. Comme le dit si bien Normand Lester: “Beaucoup de fonctionnaire sont des traine savates.” Une société avec autant de fonctionnaires que nous ne peut être riche et productive. Le Québec s’il était indépendant serait aussi endetté que la Grèce (chiffre du ministère des Finances du Québec). Que Charest fasse un homme de lui: qu’il impose un décret dès le 31 mars.

      P. Savard

    • En faite, ceux qui sont pas contents qu’on (les contribuables) chiale, vous n’avez qu’à vous plaindre à vos syndicats. Ce sont eux qui ont décidé de mettre TOUS les fonctionnaires dans le même panier, pas nous. C’est à cause de eux que vous les infirmières et enseignantes n’allez pas avoir autant que ce que vous devriez. Pas nous.

      Coupons dans les pousseuz de crayon et gelons/abaissons les salaires. Augementons les salaires et les conditions de travail du parapublic. Vous allez avoir la population derrière vous mes chers. Mais n’essayez pas de nous faire accroîre qu’une commis à la SAAQ vaut la même chose qu’une infirmière… c’est là que vous vous tirez dans le pied et c’est la faute de vos syndicats ca.

      Olivier Gagnon

    • Journalistes au boulot, aux vraies affaires !

      Il est souhaitable – le passé nous l’a démontré négo enseignant 1978- envisager le dénouement de tout cela sous l’angle d’un calcul électoral et la rencontre de zones d’influence.

      L’influence des radios en quête de cotes d’écoute, alimentées par les seules lecture des journaux, le matin, monteront leur cote d’écoute en poussant d’un bord : le sensationalisme ou le ”commentaire facile”

      On voit l’importance, M Pratte du journalisme écrit.

      Il faudra des dossiers solides fouillés, complets. Votre intuition de base de nourir d’abord le monde l’éducation et de la santé trouvera-t-elle preneur chez vos collègues journalistes à La Presse ?

      Les journalismes ainsi doivent nous donner l’heure juste sur l’invasion du privé en santé, qui avec de beaux salaires néglige les avantages marginaux d’une retraite; quête de profit ” illimitée et sauvage du privé ” et la tendance d’une économie libérale etc. doit être sous haute surveillance

      Je dis bien ”de base” parce que le dossier santé et éducation comme savez est complexe: négos en bloc ou sectoriel, dégraissage de la fonction public ( on en rêve ) etc.

      Ne rêvons pas: le calcul électoral va dominer. À moins que l’information écrite fonce dans le tas. Trève de première page sur la burqa ou sur les peur de la H1N1 machin truc, Tiger Wood, etc

      Les valeurs passe par le fric .
      Et donc, ce que la Presse traitera sera relancé par nos quelconques animateurs de radio vers les électeurs qui déjoueront ou rationaliseront MAITRISERONT les calculs électoraux.

      Au total, la bonne nouvelle c’est qu’on ne manquera pas de nouvelles intéressantes

      Yvan Lavoie

    • Je suis un enseignant de cégep. Je voudrais juste rappeler au gens que l’augmentation de salaire n’est pas notre principale revendication. Je suis presque sûr que nous accepterions un revenu indexé au coût de la vie (2% par an sur 5 ans, ça fait 10 %). Il faut ajouter à cela des fonds pour limiter le nombre d’étudiant par classe, limiter le nombre de cours à monter pour les nouveaux prof et voilà, le tour est joué! Ça donne autour de 13 % sur 5 ans. Le gouvernement dit qu’il a besoin de limiter les augmentations en éducation à 3,2 % par an pour combattre le déficit. Ça donne 16 % d’augmentation sur 5 ans. Ma proposition entre dans le cadre.
      La présente proposition du gouvernement est de 7%. Avec l’inflation, on s’appauvrit. C’est irrespectueux.
      Si on se fait imposer une baisse de salaire, je serai alors pour une grève générale illimitée et j’écrirai en grosses lettres au début de chaque cours combien le gouvernement LIBÉRAL m’écœure.
      L’éducation n’est-elle pas une priorité pour l’économie de demain ?

      Olivier Laroche

    • Ici les gens ne travaillent pas pour le bien-être de la société,ils ne travaillent pas non plus par amour de leurs boulots ils travaillent pour le cash$$$ et le bien_être des banques et de la môdite économie capitaliste.
      Le même niveau de vie pour tous et la fin du gaspillage de la sur consommation c’est ça le partage équitable pour la société.
      Un gauchiste de Québec.
      Gilles Ménard

    • gasston (Gaston Lalande) évalue la sécurité d’emploi à un avantage de 20 000 $ / année (imposable). Est-ce à dire que ce bon monsieur est prêt à descendre dans la rue pour que le gouvernement accorde une augmentation de 20 000 $ aux 46 % des employés de la fonction publique et parapublique qui ne bénéficient pas de la sécurité d’emploi ?

      Simon Chartrand

    • Je rêve de voir le jour un tous les biens pensants qui se permettent de critiquer se donnent la peine d’aller chercher leur information à plusieurs source. Faire des recherches pour trouver les bonnes réponses d’une source qui n’offrent qu’un seul point de vue. Il est certain qu’il y a des salaires moindres que le salaire d’une infirmière ou d’une enseignante. Mais pour devenir l’un ou l’autre, cela a demandé du sérieux dans les études à partir du secondaire minimum. Ce n’était pas à la porté de ceux qui préféraient s’amuser plutôt qu’étudier. Par la suite, en plus du temps il fallait investir de l’argent. Avec des prêts et bourse, tu ne vit pas, tu ne survit même pas. Mais lorsque le rêve est réalisé, la réalité nous rattrappe et déçoit. On ne te donne pas les moyens de faire ce pourquoi tu as rêver. Parce qu’on a coupé les dépenses, tu dois traiter des patients comme si c’était une chaine de montage, des élèves comme si c’était des poupées. Le facteur humain ne compte pas. Et ce n’est pas par la volonté de l’infirmière ou de l’enseignant.
      Le privé serait mieux? Mais qui aura les moyens de se payer des soins de santé dans le privé sauf les chefs d’entreprise, les ministres et autres hauts salariés. Même une enseignante et une infirmière n’aura pas les moyens de payer un service de santé entièrement privé. Et pour ceux qui croient qu’il faudrait qu’on gagne moins par solidarité pour les bas salariées, c’est ce qu’on appelle le nivellement par le bas. Mais ce n’est pas ce qui ferait avancer une économie. Nous devons être compétitif afin de ne pas perdre nos fonctionnaires en soins infirmièrs ou en éducation car ils partiront ailleurs et il ne restera rien pour la classe moyenne. Mais n’oubliez que c’est avec vos impôt qu’ils ont étudiés mais que si une infirmière quitte pour le privé, que ce privé fait des gros sous sur le dos de tous les contribuables, posez-vous la question, si cette grosse entreprise privé va payer des impôts autant que vous ou vas profiter de nombreuses évasion fiscales…Ou est-ce que cette entreprise privée qui profite de la formation donnée par nos impôts va investir dans nos CEGEP ou Universités? Et n’oubliez pas que s’il y a 3000 infirmières qui sortent de l’école et qu’on en a besoin de 3000 dans le réseau public, si les conditions sont plus avantageuses au privé, elles vont se diriger vers le privé et non vers le public. C’est le même bassin de candidates qui sont disponibles. Et si 2000 sur 3000 vont vers le privé c’est le public qui en souffrira. Et ça c’est une réalité. Un réseau de santé public c’est une chance égale pour tous mais il faut en prendre soins. Il faut donc mettre que le public soit attractif et compétitif. Lorsque nos ministres engage un haut dirigeant pour Hydro-Québec et la caisse de dépot et qu’ils viennent nous dire qu’il faut les payer chers pour recruter les meilleurs avec des primes et tout ce qu’il faut, ils le font. Est-ce qu’il y a beaucoup de nos savants critiques qui s’élèvent contre ces scandales lorsque le rendement s’avèrent zéro et qu’ils ne seront pas imputable de leurs erreurs et auront droits à des primes au rendement même sans rendement? Alors qui trouvent que les fonctionnaires ont la belle vie, faites un choix dans vos priorités de ”chialage”

    • @ jocelynx et plusieurs…

      Moi je suis fonctionnaire au gouvernement fédéral. Nous sommes bien payés mais rien d’exagéré, avec de très bon avantages mais rien d’exagéré là non plus (beaucoup de congés de maladies, accumulables, mais qui sont perdus à la retraite contrairement à la croyance populaire), bref, nous sommes mieux traités qu’au privé je pense, malgré les nombreux inconvénients liés au fait de travailler au gouvernement.

      Évidemment, je crois que plusieurs de mes collègues, et moi inclus, ne serions pas à l’emploi du gouvernement du Canada si ce n’était pas des bonnes conditions. Nous sommes tous des diplômés (bac ou maîtrise) et pour la plupart nous venons de l’extérieur d’Ottawa. Nous avons tous été les meilleurs à avoir appliqué sur des milliers dans tout le Canada. Une main d’œuvre de qualité, ça se paye.

      Mais là où il y a une main d’œuvre de qualité, professionnelle, je ne vois pas l’intérêt d’un syndicat qui demande toujours plus et qui tente de nous mettre en grève. Nous sommes privilégiés de servir nos concitoyens et nous nous assurons de bien dépenser l’argent du public, parce que c’est aussi notre argent. Je pense qu’il faudrait interdire les syndicats dans le secteur public et qu’un organisme indépendant s’occupe de la question des salaires, congédiements et mises à pieds.

      Maintenant pour le problème des infirmières, des techniciennes à $60,000 par année, il n’y en a pas beaucoup ailleurs. Je pense que la question des salaires a été réglée depuis le règlement sur l’équité salariale.

      Pour ce qui est des horaires, pourquoi est-ce qu’ils n’instaureraient pas un système comme dans les services policiers? Une grosse semaine de jour, une grosse semaine de soir, une grosse semaine de nuit et une semaine de congé. Sinon qu’il s’entendent parce que les malades ils n’arrêtent pas d’être malade la nuit…

      Matt Gilles

    • @gillesmenard

      Le moteur de l’humanité est la cupidité ne le saviez-vous pas? Comment croyez-vous que les grandes avancées de notre civilisation se sont fait? Par du monde qui ne pensais qu’à autrui? Bien sur que non, il pensais d’abord à eux seul. Je ne connais aucune personne qui travaillerais avec acharnement s’il n’y aurais pas un gain à la fin. Enlever ce gain et c’est le déclin de l’humanité. Je n’ai aucun problème à ce que les meilleurs est les meilleurs salaires.

      D Veilleux

    • @simon_c
      Savez vous que une augmentation de 20,000$ c’est le salaire annuel d’une sacré bonne partie de la population qui sont oubliés et laisser pour compte dans un système de plus en plus axé sur l’enrichissement de déjà bien nantis comparativement à nous les simple travailleurs qui gagnons un salaire sous le seuil de pauvreté.
      Au moins qu’ils nous construisent des logements abordables et qu’on nous donne la gratuité du transport en commun pour au moins aller travailler.
      À 18,500$/an avec 2 enfants ,que font-ils pour nous qui les torchons.

      Gilles Ménard

    • Donc si tu as moins de talent pour les livres et les chiffres et que tu peut quant même être un spécialiste du torchage de riches par tes job de bras tu devra être condamné à te faire marcher dessus par ces bien nantis.
      Ça ressemble à de l’apartheïde économique cela.
      Pourquoi celui qui travaille à nourrir le riche ne mérite-t-il ^pas un salaire décent ou du moins être bien loger et nourri sans que ça lui coute sa chemise(logement 60% du salaire minimum).
      Il est ou se contrat de lutte à la pauvreté,le minimum s.v.p.
      Je n’ai rien contre ceux qui gagnent beaucoup,j’en connais,mais le partage équitable de la richesse collective ne semble pas se faire,ils administrent toujours en fonction de faire grossir encore plus des trucs qui sont déjà gros et bien à l’aise.
      Ils bâtissent des condos mais jamais de logements abordables pour les simple ”travailleurs à bas salaire,pourquoi?
      Est-ce plus ”rentable” de voir ces pauvres se criminalisé ou se péter des dépressions.
      Attendez vous une révolte quoi?

      Gilles Ménard

    • Je travaille dans un restaurant. Serveur est mon métier. En 2008, baisse de revenu de 20%. En 2009, un léger rattrapage de 5 %. 2010 semble poursuivre une remontée. Néanmoins, on peut dire que mes revenus ont diminué de façon drastique si on compare a 2007. Je trouve que les travailleurs de la fonction publique ont un statut privilégié comparé a la grande majorité que sont ceux qui subissent les lois du marché. Quel est la proportion de fonctionnaires qui ont perdu leur emploi a cause de la crise en 2008 et qui sont ensuite venus grossir les rangs a l’assurance-emploi? Selon moi…zéro! Si ils veulent avoir des augmentations pour suivre le cout de la vie, eh bien, je suis d’accord. A condition qu’ils en subissent aussi les contrecoups comme adieu la sécurité d’emploi et bonjour l’assurance-chômage. Comme tous les travailleurs de l’ombre qui ne sont pas syndiqués.
      Patrick Michel

    • Le Front Commun ne veut pas améliorer ses conditions mais les maintenir.

      Malgré le discours ambiant et la quasi unanimité en dehors des gens directement intéressés pas ces négociations des employés du gouvernement, il est faux de prétendre que le Front Commun vise à faire des gains salariaux ou à aller chercher de nouveaux avantages. Bien sûr les demandes officielles semblent exagérées dans le contexte mais c’est le jeu de toute négociation. On demande beaucoup, l’autre partie offre peu et on finit par s’entendre sur un juste milieu, un terrain où aucune des deux parties ne se considère perdante.

      L’indexation à l’inflation par exemple, ne constitue ni un gain ni une perte puisque les revenus de l’employeur compensent les couts supplémentaires. Les avantages sociaux ne sont pas non plus une perte sèche pour l’employeur. Il s’attire ainsi et retient des employés de qualité et s’assure d’une bonne productivité en ayant des employés heureux, ou alors moins angoissés par les tracas de la vie. Occasionnellement on peut échanger des avantages qui ont des effets pervers pour d’autres ayant un impact plus actuel.

      Ainsi on peut faire des déclarations trompeuses en disant que le Front Commun demande 8 milliards $ de plus et que le gouvernement offre 2,3 milliards $. Si l’inflation commande 5 milliards, 5 milliards serait un statu quo où personne n’est perdant. Même le 7% d’offre que claironne le gouvernement c’est du toc puisque ses offres officielles sont de 5% et le 2% n’est qu’une carte dans sa manche, la dernière étant la matraque législative.

      Le gouvernement est dans le trou. D’accord, mais pourquoi l’appauvrissement des fonctionnaires serait LA solution. Le déficit, il appartient à toute la population, dont les fonctionnaires font partie. Donc qu’on fasse payer le déficit par tous.

      Qu’il offre simplement quelque chose près du statu quo avec indexation et on verra si l’offre ne sera pas acceptée avec empressement.

      Jeannot Vachon

    • Étonnant qu’on parle encore de moyens insuffisants pour payer adéquatement les fonctionnaires et donner des services supplémentaires en santé et en éducation. Étonnant parce c’est un secret de polichinelle, il y a un gaspillage éhonté dans toutes les sphères du gouvernement!

      Un exemple : ma voisine enseigne l’infirmerie en stage final. Plutôt que de remplacer les infirmières qui «lâchent» par d’autres qui sont dans le système, on engage des infirmières du privé, au double du salaire. En plus, ces dernières se foutent éperdument de donner ou non la note de passage aux étudiantes, qu’elles soient compétentes ou non. C’est logique, elles ne se sentent pas responsables de ce système! Partisanerie, favoritisme racial, etc. L’argent coule à flot, tout est beau dans le meilleur des mondes…

      Autre exemple sur les conséquences du sous-financement de l’éducation : les profs débarquent en masse de l’enseignement, on le sait déjà (c’est assez pathétique que personne ne réagisse). À l’école où ma conjointe enseigne, pas une semaine sans qu’un prof, une secrétaire ou un cadre sacre son camp! La dernière en liste est une directrice qui a claqué la porte à six mois de sa retraite! Écoeurée par le manque de ressource. Peut-être ces revendications syndicales sont sincères, non? Il y en a-t-il pour croire encore que ce sont des bébés gâtés?

      Simon Vadeboncoeur

    • Je connais dans ma famille des gens a la retraite qui ont une pension non indexée et qui payent des impôts pour payer des salaires a ces cancres de la société. Notre gouvernement qui représente les Québécois doit négocier avec ses employés représentés par des syndicats qui exploitent leurs employés par les cotisations et doivent a tout pris justifier leur revenus scandaleux. De plus a chaque augmentation de salaire autant augmentent les revenus de la gang a carbonneau. Ne vous en faites pas chers citoyens vous allez encore vous faire flouer par votre négociateur et les ti-clins syndicaleux vont augmenter leur revenus.
      n.y.grenier

    • @davev

      “Le moteur de l’humanité est la cupidité ne le saviez-vous pas?”
      Vous semblez prisonnier d’une idéologie inhumaine, ou trop humaine. C’est dommage.
      D’autres pensent que nous sommes plus que des animaux égoïstes. D’autres ont des idéaux. D’autres croient qu’ensemble nous pouvons faire mieux.
      Votre cynisme et votre vision individualiste du monde n’améliorent pas les choses.

      Olivier Laroche

    • J’ai oublié de mentionner qu’a la lecture de certains commentaires de fonctionnaires,ils sont plus intelligents,que leur représentants syndicaux qui ne travaillent pour leur augmentation de revenus. Citoyens réveillez vous.
      n.y.grenier

    • Actuellement, une grosse partie du problème est le “front (de bœuf) commun”… Négocier une seule convention mur-à-mur pour tous les employés de l’état peu importe le corps de métier est une aberration…

      Je suis d’accord pour améliorer les conditions de travail des infirmier(e)s, diminuer la charge des enseignant(e)s (moins d’élèves par classe), et probablement autres choses selon chaque corps de métier, mais considérer tous les employés de l’état sur un même pied d’égalité c’est ridicule!!!

      Et les foutu dirigeants syndicaux devraient EUX faire leurs part… #1 :Abolition de la formule Rand!! #2 : Diminution des cotisations!!! Et j’en passe…

      Ces mêmes syndiqués viendront-ils défendre les employés au salaire minimum en restauration pour leurs accorder les mêmes droits et conditions, quitte à faire monter leurs facture de resto de 40 à 50%??? Sûrement pas!!! Trop habitués à croire que tout leur est dû, ils crieront au vol..

      Et bien moi qui ne suis pas dans la fonction publique et qui ne suis pas syndiqué, je crie NON à ce vol collectif de la part des syndicats!!

      Honte à la CSN, la FTQ et tous les autres!! Bandes de déconnectés irresponsables!!

      Frederic Jobin
      Quebec

    • J’ai de la difficulté à comprendre comment des gens qui gagnent plus que 30,000$/an disent qu’ils n’arrivent pas.L’année où de toute ma vie j’ai gagné le plus c’était 22,000$ et je suis toujours vivant.
      C’est l’appât du gain qui semble les animer,le beurre et l’argent du beurre.
      Si les gens vivaient plus simplement et sans gaspillage un salaire de 25,000$/an pour tous serait suffisant.
      Cessons de penser productivité et sur consommation et nous aurons le monde que nous semblons tous désirer.
      Il est encore temps de décider la simplicité avant qu’elle nous soit imposée.
      C’est quoi cette course à la consommation qui ne fera que nous détruire au lieu d’en laisser un peu pour nos enfants que nous disons aimer.
      Gilles Ménard

    • Je suis dans le privé. L’année dernière, j’ai eu 0% d’augmentation et cette année, j’ai eu 1,5% et l’année prochaine, je ne sais pas ce que je vais avoir. Dans la dernière année, ma compagnie à couper presque le tiers de ses employés. À un certain moment, il faut accepter la réalité économique du monde dans lequel on vit.

      Mais c’est certain qu’avant d’en prendre sur le dos de ses employés, le gouvernement devrait travailler à améliorer l’efficacité de tout ses services. Mais avec cette nouvelle efficacité, les syndicats devraient accepter des mises à pied….

      Sylvain Rivard

    • Bonjour, je lis une très forte hargne contre les employés de l’étât, des gras durs, des ci, des ça. Pourtant il y a une époque pas si lointaine, les années 70, on considérait ces emplois comme sous-payés, moi le premier j’ai levé le nez. Par contre, aujourd’hui, on critique leur fonds de pension, leur sécurité d’emploi etc….
      Quand on ne vise que le salaire, que l’on épargne pas, que l’usine ferme, et bien essayons de faire subir à ces gens la même situation que la nôtre. Pierre Fortin qui se fait aller la trappe sur la fonction publique, demandez lui donc de renoncer au RREGOP, ou peut-être le RRE, encore plus intéressant que le RREGOP, et je suis assuré de sa réponse:NON. Le propre du québécois c’est l’envie. Écoutez une couple de chanson de Félix, c’est toujours d’actualité.
      Les jaloux, prenez votre trou.
      Bernard Ouellet

    • Il manque présentement d’enseignants dans les écoles. Dépêchez-vous c’est quatre ans d’université. Quoi? Vous n’avez pas terminé votre secondaire? C’était trop plate et difficile? Vous vouliez travailler tout de suite? Moi j’ai fait d’énormes efforts pour y parvenir. J’ai, avec ma conjointe, une dette d’étude de plus de 30000$. Il me semble des années d’études en médecine, ingénierie ou autre ça doit se refléter dans le salaire.

      Depuis 2004 le salaire minimum est passé de 7,30$ à 9$. Une augmentation d’environ 23% en 6 ans (et ce n’est pas encore assez à mon avis). Avec la dernière convention et les offres actuelles, c’est environ 13 % en 11 ans qu’on nous offre. Si le coût de la vie augmente d’environ 2% par année, nous perdons 9% de notre pouvoir d’achat. C’est peut-être pas pour rien que les restaurants vont moins bien. Peut-on nous aussi avoir des augmentations?

      P. Lesieur

    • @pat2net
      En 2007 un travailleur en bas de 20,000/an avait des problème à se loger et voyager pour aller travailler,il y mettait plus de 40-50% de son revenu et aujourd’hui en 2010 il met encore le même pourcentage pour cela même si comme vous dites le salaire minimum a augmenté de 23%.Il y a la le problème d’entretenir une classe a demeurer en dessous pour que l’autre classe deviennent plus riche.Il n’y a plus d’équilibre,il y a les très pauvres et de plus en plus de très riches qui eux semblent avoir de la grosse misère!Pauvres petits gâtés,ça braille tout le temps.
      À56 ans j’ai appris à vivre la simplicité volontaire non par choix mais par obligation et je crois que certains de l’autrefois appelée classe moyenne(30-40,000$/an)devrons eux aussi faire de la simplicité de vivre un enjeu primaire de leurs vies.J’ai toujours travailler mais jamais gagné plus que 22,000$ et n’ayant pas pu cotiser à aucun régime je doit aujourd’hui invalide à cause de mon travail très dur physiquement vivre avec 880$/mois que me donne le BS.Mon loyer est de 400/mois vive la vie.
      Il y en a beaucoup ici qui se plaignent mais qui en même temps gaspillent et vivent au dessus de leurs moyens.
      Merci au payeurs de taxes et impôts ,sauf que les dirigeants administrent mal votre contribution. Ils construisent des Colisés et des autoroutes sans penser à mieux loger et nourrir les démunis qui ont souvent eux aussi contribuer à la société.
      Gilles Ménard

    • Je lève mon chapeau aux stratèges syndicaux qui ont formenté ce front commun, mettant ainsi sur le même pied, infirmières, enseignants et pousseux de crayons de tout acabit.

      Comment le bon peuple, bien au courant des conditions de travail INACCEPTABLES qui prévalent dans nos hôpitaux et nos écoles, pourrait-il ignorer les revendications des infirmières et des enseignants. Personne n’est contre la vertu.

      Mais quand je vois les “fonctionnaire”, ces pousseux de crayons de toutes sortes, descendre dans la rue et exiger plus d’argent, j’ai le goût de vomir…
      il y a un monde de différence entre le travail effectué par un(e) infirmièr(e) ou un(e) enseignant(e), dans des milieux archi-stressants et avec une clientèle pas toujours facile (patients et étudiants), et les employés des bureaux ou comptoirs de services (le mot est fort !) des différents ministères.

      Avez-vous déjà vu ben des employés de la SAAQ stressés vous ? des vendeurs à la SAQ courrir ? des personnes au comptoir du ministère du revenu au complexe Desjardins s’énerver parce que la file de gens qui attendent est longue ?

      Laissez-moi rire ! ces gras durs du système devraient prendre leur trou et se la fermer; leurs conditions de travail en font des priviligiés hors norme, et à part les tarlais de centrales syndicales qui sont payés pour faire croire à leurs membres qu’ils sont maltraités, personne ne gobe ces idioties.

      Et s’il y en a dans la fonction publique qui sont vraiment, mais VRAIMENT tannés de leurs conditions de travail et de leur job, faites donc comme nous tous du secteur privé: fermez vous la pis allez vous trouver un autre emploi… au privé bien sûr !!!

      Normand Laporte

    • @ simon_c

      Bien sûr que je n’irai pas manifester dans la rue pour augmenter de façon ridicule ($20,000) le salaire de certains fonctionnaires. Quelle idée farfelue.

      Vous n’avez peut-être pas bien lu mon post.

      Ce que je disais, c’est qu’il serait équitable pour tous les payeurs de taxes du Québec que les fonctionnaires “gras-durs” qui profitent de la pleine sécurité d’emploi participent un peu plus au financement de celle-ci, par le biais d’un impôt équitable sur leurs revenus.

      N’oublions pas que plusieurs travailleurs qui paient pour les “gras-durs” ne gagnent même pas $20,000 dans toute une année.
      Gaston Lalande

    • @gillesmenard

      Je suis d’accord avec vous que ce n’est pas facile pour personne. Je suis désolé pour votre situation. N’avez vous pas droit à la CSST?

      Il y a longtemps que la classe moyenne finance le système. Les plus pauvre n’ont pas à payer d’impôt (ou si peu) et les plus riches ont des évasions fiscales. Actuellement environ 35 à 40 % de mon salaires part en déductions de toutes sortes. Je suis heureux que mon impôt serve à aider des gens dans le besoin et à donner des congés aux mamans.

      Si on ne donne pas à la classe moyenne la possibilité de se maintenir (indexer les salaires) le système va s’écrouler et les plus personnes démunies seront les plus touchées. C’est vrai que les demandes syndicales sont un peu élevés mais avoué au moins que 13% en 11 ans c’est très peu quand on sait que tout augmente beaucoup plus rapidement.

      P. Lesieur

    • Les finances de l’état québecois ne vont pas bien du tout.
      Comme le groupe consultatif mit sur pieds par Québec le démontre bien, notre gouvernement intervient plus qu’ailleurs, taxe plus qu’ailleurs, et comme ces taxes de toutes nature ne suffisent pas, il s’endette plus qu’ailleurs on ne le fait.

      Qu’est-ce que l’on nous propose pour corriger la situation?

      Revoir le contrôle des dépenses, taxer plus et hausser les tarifications. Hors on a tout lieu de croire que le contrôle des dépenses vas, comme d’habitude, être surtout une campagne de communication avec ses mises en scène et des résultats promis qui ne se pointerons jamais ou bien peu, alors que les taxes et les tarifs eux seront bien concrets et immédiat, pour demain matin.

      Soit. On aime bien notre gros état, faut donc lui laisser entre les mains une plus grosse part du PIB. Et on nous dit qu’il faut faire la chose par les taxes et tarifs.
      Et quel est le premier effet au juste de l’augmentation des taxes et des tarifs?
      Ils augmentent le coût de la vie et l’indice des prix a la consommation…

      Hors, vous proposez monsieur Pratte comme minimum que, «le gouvernement devrait offrir des augmentations permettant au moins à ses employés d’absorber l’augmentation du coût de la vie.» Et comme il ne se renouvelle à peu près aucune convention collective sans couvrir l’augmentation de l’IPC, on doit se demander qui donc vas réduire ses revenus disponibles pour laisser plus de place au budget de l’état?

      Juste avec cet argument on peut conclure qu’il est nettement plus équitable d’augmenter les impôts que d’augmenter les taxes et les tarifs.

      Mieux, ou pire, les demandes syndicales ne sont pas à un maintient du pouvoir d’achat mais bien a une augmentation de celui-ci !

      Inutile d’aller plus loin dans l’attente d’une convention négociée monsieur Pratte, il n’y aura pas d’entente négocié, et il va y avoir un décret.

      Toute autre avenue est, soit utopiste étant donner la déraisonnabilité démontrée depuis fort longtemps de la part des syndicats, soit catastrophique par l’irresponsabilité que démontreraient nos politiciens.

      Pour éviter les pertes de temps vaut commencer à discuter immédiatement sur ce que devrait contenir ce décret.

      Jean Yves Arès

    • Salutations monsieur Pratte,

      Oui à une entente négociée

      Il est évident que ce front commun qui regroupe nos représentants est historique. La manifestation du 20 mars dernier est un bel exemple de la solidarité qui regne entre les diverses centrales syndicales. Malgré leurs différences ils se sont réuinis sous une seule et même bannière. Or est-ce là un plus pour mes conseours, confrères ainsi que moi-même qui oeuvront dans le réseau de la santé? Il est évident que les personnes dispensant des soins aux malades ont la cote auprès du public. Les sondages le démontrent. Le fait que nous soyons tous et toutes représentés à la table de négociation par ce front commun fait en sorte que peu importe notre titre d’emploi, les revendications sont les mêmes. Or je suis de ceux qui croient que toutes les personnes oeuvrant pour le gouvernement ont un role important à jouer et dispensent des services essentiels aux citoyens. Par contre telle n’est pas la perception du public. À leurs yeux l’infirmière devrait recevoir une augmentation plus élevée que le fonctionnaire qui travaille dans un bureau. De là notre dilemmne car les syndicats et le gouvernement Charest négocient en ne tenant pas compte du role de chacun d’entre nous qui travaillons auprès de nos concitoyens. Si les travailleurs de la santé qui tiennent ce réseau à bout de bras depuis trop longtemps déja, sont considérés comme étant au même niveau que n’importe quel travailleur de l’État, cela fera en sorte d’accroitre l’exode vers d’autres cieux plus clément. En effet des centaines sinon des milleirs d’entre nous songeons depuis des lustres à quitter ce système qui ne nous valorise pas et surtout qui ne nous écoute JAMAIS. Pourqupoi sommes nous toujours là? Parce que nous aimons notre boulot et surtout nous aimons ce travail auprès de nos semblables rendus vulnérables par leur état de santé. Moi qui croyait, comme bien d’autres, que Jean Charest pouvait changer les choses! Quelle déception!

      Jean Bottari
      St-Mathias-sur-Richelieu

    • Ça n’arrive pas tous les jours, mais je suis d’accord avec monsieur Pratte sur ce sujet.

      (N.B. Je travaille dans le privé et non-syndiqué)

      En bout de ligne, on va collectivement avoir les services qu’on va payer. À quoi bon ne pas payer correctement les infirmières et professeurs ? Qui va t’on avoir comme professeurs pour nos enfants ou comme infirmières pour nous soigner si on n’offre pas des conditions de travail favorables.

      Je serai tout à fait à l’aise à augmenter de belle façon les salaires et conditions de travail des infirmières et des profs de primaire / secondaire.
      Pour le personnel administratif, il y a du ménage à faire.

      Pour ce qui est de la “capacité de payer”, c’est une question de priorité. Allez passer un samedi après-midi dans un Best Buy de ce monde et dites-moi sans rire que le Québec en est à ces derniers sous…

      Steve Beaulieu

    • Bonsoir,

      À ce que je vois, tout le monde veux les services mais pas la facture. Il va falloir que quelques citoyens se rendent compte que tout a un prix. Vous voulez des services mais rien payé ou presque. Imaginé vous que même le fonctionnaire paie pour ces services et cela à même sont salaire. Il paie son beurre le même prix que vous. Vous voulez que les fonctionnaires travaillent au salaire minimum. J’ai travaillé dans le privé 14 ans et maintenant dans la fonction publique depuis 12 ans. Bien je n’ai jamais eu à me préoccupé de la sécurité d’emploi dans l’un comme dans l’autre. Vous voulez que le gouvernement nivelle les salaires par le bas comme pour tout le reste. Eh bien je suis d’accord. Mais je suis aussi d’accord pour que le personnel de la Fonction Publique nivelle les services aux citoyen pas le bas aussi. Question d’équité. Du salaire que ce soit dans la fonction publique ou dans le privé cela se gagne avec le temps et les compétences. Quand le gouvernement était en surplus il y a quelques années il a imposé ces conditions (par le bas bien sûr) via un décret. Maintenant, il invoque les difficultés budgétaires. Alors à quand les vrais négociations. Quand le publique qui revendique des services auront la voix pour les personnes qui leurs rendent ces services?
      Les coupures des personnels sont là (1 sur 2 de remplacé) mais pour ceux qui restent il faut donner les mêmes services mais à salaire de moins en moins bon. Bien sûr pour avoir l’équité avec les plus bas salarié. Est-ce normale?

      Pour trouver l’argent, il faut couper dans les services. Il ne faudrait pas que je sois PM car je n’ai peut-être pas de BAC et plus, mais je sais comment fonctionne un budget. Quand les choses dégénèrent, je ne demande pas à mon voisin de couper sur son salaire. Je coupe dans mes dépenses et les services que j’utilise. Bien il faut couper sans la fonction publique et bien d’accord. On commence à couper ou?

      R Grenon

    • @pat2net
      La CSST ! faites moi rire.Pour se battre contre eux vous êtes mieux d’avoir un très très très bon avocat et encore il faut du cash$$$ pour ça.Il m’ont rémunéré 90% du salaire minimum ”net” durant 1 an et ensuite bonjour BS.
      Et aujourd’hui quand je dit que je suis BS en plus on me traite de lâche.C’est très bon pour le moral tout ça .Le jour où je prendrai vraiment les nerfs il diront qu’ils auraient pu m’aider s’ils avaient su.
      C’est pourquoi je passe mon temps maintenant à décrire la situation des faibles revenus sur les forum où la majorité des intervenants sont assez à l’aise.
      Au moins ici en demeurant poli ils ne peuvent me fermer la gueule.
      Gilles Ménard
      Solidaires les pauvres nous vaincrons.
      Gilles Ménard

    • À ceux qui envient notre sécurité d’emploi, qu’attendez-vous pour venir postuler? Ah bien sur, c’est mieux d’avoir au moins un sec. V, un cégep encore mieux. Il n’y a pas de poste ouvert comme serveur, journalier ou coiffeuse, etk, je n’en ai jamais vu d’affiché:

      À ceux qui disent que les salaires de la fonction publique du Québec sont de 21% supérieurs à ceux du privé, faudrait p-e commencer à vous renseigner. Lisez donc ceci: http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/remuneration/rapport_erg2008_pdf.htm. Les préjugés c’est tellement plus confortable.

      À ceux qui critiquent nos salaires, renseignez-vous avant: http://www.tresor.gouv.qc.ca/fr/ressources-humaines/conditions-de-travail-et-remuneration/a-propos/

      Pour ce qui est des avantages sociaux: il faut nuancer: les assurances collectives sont à 100% à nos frais et obligatoires, minimum 2000$/an, pour un célibataire, pas de frais dentaires ou de lunettes. Le fond de pension, est financer à au moins 50% par les employés, il en coute 7 à 8% de notre salaire supérieur à 14 000$. La formation, c’est so, so. Si vous êtes un professionnel, vous devrez sans doute, à vos frais et sur votre temps, compléter votre formation pour conserver votre titre professionnel. Alors, à prendre avec des pincettes, beaucoup de scepticisme la vantardise du gouvernement.

      Quand à la fameuse sécurité d’emploi, que vaut-elle? 0, zéro, nothing, nada, pour près de 50% du personnel puisqu’ils n’y ont pas droit. Pour les autres, si pour mon corps d’emploi, le taux de chomage est de 10% et le salaire moyen de 50 000$, selon moi, ça vaut 10% x 50 000$ soit 5 000$. On est loin des montants faramineux que certains lancent par jalousie.

      On veut des augmentation de salaire, mais aussi des conditions de travail décentes et respectueuses. On est tous conscients que les temps sont durs, que plusieurs ont perdu leur emploi et que dans ces conditions, c’est difficile de consentir des augmentations de salaires. Mais, où étaient-ils, ces GG quand dans les périodes de prospérité, ils s’enrichissaient et que nous nous contentions encore d’augmentations faméliques?

      Par conditions de travail respectueuses, moi, j’entends, respect des compétences, outils de travail adéquats. Les profs veulent des services professionnels pour leurs élèves, les infirmières veulent aussi avoir une qualité de vie, les fonctionnaires veulent être traité pour plus que des numéros, des pions qu’on déplace d’un poste à l’autre sans égard à leurs forces et faiblesses. Savez-vous qu’à chaque changement de gouvernement, c’est le branle-bas de combat dans les structure, organigramme et tâches. 2 ans au bas mot de perte de temps. Chaque nouveau ministre qui croit qu’il sera plus smatt que son prédécesseur. Un ti-clin qui n’a jamais rien géré de plus gros qu’une épicerie qui croit qu’il va révolutionner le monde et mettre les fonctionnaires à leur place. En fait, il démotive son monde au max, puis après, s’il est intelligent, il essaiera de réparer les pots cassés. Depuis près de 20 ans, j’ai vu plusieurs ministres et sous-ministres, mais à peine un ou deux qui étaient compétent.

      SIGNÉ L PAQUETTE

    • Comment peut-on se manger la laine sur le dos, ce que je peux lire ci-haut est une honte. Pourquoi ne pas admettre une fois pour toutes que ce n est pas en nivelant pas le bas mais en EXIGEANT une vraie redistribution de la richesse que nous pourrons obtenir une vie decente a TOUS . Peut-etre devrons nous aller jusqu a la revolte. Je suis maintenant trop agee pour protester dans la rue, mais je pourrais faire un petit bout pour montrer mon ecoeurement, ma peine, mon desespoir et ma profonde horreur du monde dans lequel nous vivons. Danielle Gagnon

    • @Gaston Lalande : si, j’ai très bien lu votre message. Vous évaluez la sécurité d’emploi à 20 000 $ / année. Soyons donc équitable et augmentons le 46 % (je trouve que près de la moitié de la fonction publique et parapublique, c’est plus que “quelques”) qui ne jouit pas de cette sécurité d’emplois de ce montant.

      Si cette sécurité d’emplois vous fatigue tant, vous n’avez qu’à applique. Paraît qu’il manque de profs et d’infirmières. Les «gras-durs» seraient certainement heureux, en temps de pénurie, de voir un collègue de plus se joindre à eux.

      Personnellement, je suis resté contractuel et dans le privé, donc je n’ai aucun intérêt à défendre autre que d’avoir des services de qualité. Hors il manque de «gras-durs» (ces égoïstes qui ne contribuent pas à leur juste part).

      Anyway, j’aimerais bien voir comment vous arrivez au chiffre magique de 20 000 $ comme valeur de la sécurité d’emplois. Comme il y a des difficultés de recrutement chez les «gras-durs», on dirait que les employés potentiels évaluent ça à pas mal moins que ça.

      Finalement, la sécurité d’emploi, si je me souviens de mes cours d’histoire, fut accordé non pas pour faire plaisir aux fonctionnaires mais pour mettre celle-ci à l’abris du patronage.

      Mais on pourrait suivre les suggestions de coupures là-dedans, et les «gras-durs» changeraient selon les plogues de tous et chacun.

      Simon Chartrand

    • J’ajoute un petit complément d’information à mon commentaire précédent: J’ai 27 ans de service comme préposé aux bénéficiaires. Je travaille une fin de semaine sur deux depuis mes débuts. Je gagne un ÉNORME 18,50$ de l’heure. Et dire que certaines personnes me qualifient de ”gras dur” de la société! Vous qu’en pensez-vous?

      Jean Bottari
      St-Mathias-sur-Richelieu

    • @jeanbottari
      C’est tout de même plus du double du salaire minimum.
      Je comprends que ce n’est pas énorme comparativement à un machiniste chez Bombardier avionnerie que je connais qui lui gagne 42$ de l’heure.
      Gilles Ménard

    • Tel que mentionné dans d’autres interventions, j’enseigne l’anglais au primaire.

      Ce que je veux:

      1) Trouver le moyen d’avoir + de services pour élèves en difficulté

      2) Freiner l’intégration des élèves en ayant des balises plus restrictives. En langage simple: On peut en prendre, mais pas trop. Mais on peut en prendre.

      3) De l’argent dans les écoles SVP… Pour des livres, des conférenciers, n’importe quoi pour stimuler le quotidien des enfants.

      Pour ce qui est du salaire, je refuse d’embarquer dans ce jeu. Je gagne TRÈS bien ma vie et j’ai du respect pour les contribuables qui versent mon salaire.

      J’ai des collègues qui disaient aujourd’hui, “Oui mais, ce qui est proposé ne vient même pas rejoindre l’inflation!” J’ai répondu, “Alors tu n’as qu’à freiner ton train de vie. Une personne au privé aurait à gagner 100 000 par année afin d’avoir la même retraite que toi.” Ce fût le silence dans la salle des profs et j’ai été capable de savourer mon lunch en paix.

      La santé et l’éducation, c’est comme une zone de guerre. Plus vous êtes en première ligne, plus vous manquez de soldats, de vivres, de fournitures, de munitions, etc… Pendant ce temps, aux postes de commandement de division (commission scolaire) et au quartier-général (MELS), la vie est belle, les chaises sont neuves et les tables de réunions sont “flambettes” et en beau bois.

      Je préfère me concentrer sur les bonheurs du quotidien. Comme cet enfant tellement défavorisé qui n’a rien dans la vie mais qui tenait à me donner une de ses rares photos de bébé.

      @gillesmenard,

      Encore une fois, je dois vous signaler que j’admire la force avec laquelle vous défendez vos convictions. Je suis loin, très loin d’être en accord avec la plupart de vos propos, mais n’avez pas peur de vous assumer. Il y a une grande authenticité qui vous habite.
      P. Nguyên

    • Les dépenses que l’ont fait maintenant devront être payer plus tard. Il semble que ceci ne soit pas pris en compte par une trop grosse portion de la population québécoise.

      Il y a un point simple que CHACUN devrait comprendre. Les services que nous nous payons aujourd’hui et que nous transférons sur la dette aujourd’hui sont autant de services que nous ne pourrons plus nous offrir dans le futur. Pire encore, plus nous nous payons des services dont nous n’avons pas les moyens, plus il faudra faire des sacrifices dans le futur.

      Nous sommes maintenant à l’heure des choix. Soit nous redressons la situation maintenant ou soit nous continuons dans la voie de l’irresponsabilité. N’oubliez jamais ceci: Plus la dette augmente et plus le fardeau de la génération suivante sera important. Que léguerons-nous à nos enfants? Une montagne de dette qui handicapera les finances publiques pour une génération entière, voilà notre héritage. Nos enfants maudiront nos noms.

      C’est notre génération qui a engendré le problème et c’est notre génération qui doit le corriger. Il est temps de faire un ménage dans la fonction publique.

      Voici quelques qui pourraient être mis en oeuvre:

      1) Privatisation de la SAQ. Est-ce normal que les caissiers gagnent au delà de 20$ de l’heure? Je ne peux y répondre, mais le marché lui va y répondre. Contentons-nous de récolter les taxes sur l’alcool et laissons l’entreprise privé gérer tout ca;

      2) Fin du régime étatique de garderie. Aviez-vous déjà entendu parler de pénurie ou de problème dans les garderies privées avant? Bien sur que non. Le gouvernement a bien trop de choses à s’occuper pour perdre du temps à gérer un autre monstre administratif. Contentons-nous d’accorder des crédits d’impôts aux familles;

      3) Fin des subventions sous toutes ces formes. Les compagnies sont assez grande pour se débrouiller seul, s’il ne sont pas assez performante pour le faire, alors il doivent fermer leur porte et laisser meilleur qu’eux prendre la place. Pour les artistes Québécois, il y a une chose qui est très important de posséder lorsque l’on est artiste et c’est le TALENT. Le TALENT va vous permettre de vivre de vos oeuvres. Si vous êtes incapable de vivre sans subvention, c’est que vous n’avez pas de talent et vous confondez la passion avec le travail. Le peuple décidera si vous avez du talent en achetant vos disques. Tant qu’à moi, il me fera plaisir de vous encourager lorsque vous sera capable de rivaliser avec les meilleurs.

      D Veilleux

    • «(…) De chaque côté, on devrait donner priorité aux domaines qui sont les plus importants pour les citoyens et pour l’avenir du Québec, soit la santé et l’éducation. Selon quel principe les hausses de salaires devraient-elles être exactement les mêmes pour tous les employés de l’État? Une infirmière joue un rôle plus important qu’un commis de bureau (…)»

      Tout à fait d’accord, mais le gros bon sens ne prime pas dans le “ouernement” actuel. Peut-être farfelue à première vue, mais pourquoi ne pas créer un comité qui donnerait voix à la population? C’est bien toujours les citoyens qui paient, non?

      S. Dugas

    • Qui veut d’une fonction publique médiocre?

      Un dossier du Journal de Québec du 18 mars tentait de faire une relation entre les emplois au gouvernement du Québec et ceux des PME. La conclusion est évidemment que la fonction publique est mieux payée. Mais qui veut que son gouvernement soit géré comme une PME?

      Qui donc attend la crème des diplômés à la sortie des institutions scolaires si ce n’est les grandes organisations? Un emploi, ce n’est pas une loterie, avec une chance égale à tous. Les bons employeurs ont les premiers choix pour attirer les meilleurs éléments. Ça prend des notes et des qualités supérieures pour accéder aux bons emplois, puis il y a, au Québec, deux ans de probation et souvent jusqu’à 10 ans de travail occasionnel avant d’accéder à la sécurité d’emploi, une sécurité qui est tout autant à l’avantage de l’organisation.

      La bataille actuelle du front commun vise bien plus à conserver des acquis qu’à faire des gains. Ont-ils refusé à date une offre raisonnable, disons au même niveau que l’inflation? L’humeur générale est de les considérer comme surpayés et de les faire payer pour les problèmes financiers de l’état en leur reniant une indexation normale et en leur coupant des avantages sociaux.

      À offrir des conditions médiocres on finira par s’attirer des employés médiocres.

      jeannot Vachon

    • @ nooorm
      Vos exemples sont très mal choisi
      “Avez-vous déjà vu ben des employés de la SAAQ stressés vous ? des vendeurs à la SAQ courrir ?”

      Bien souvent les comptoirs de la SAAQ sont opérés par des organismes communautaires ou des sous contractants (lire les plus bas soumissionnaires) et leurs employés ne font pas partie de la fonction publique. Quand aux vendeurs de la SAQ, ils ne font pas partie non plus de la fonction publique, tout comme les employés d’Hydro Québec.

      Votre commentaire reflète bien plus de préjugés que de connaissance des faits.

      Jeannot_Vachon, je suis tout à fait d’accord avec vous.

      L. paquette

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