
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Les ennemis d’hier ont trouvé un terrain d’entente qu’ils n’hésitent pas à qualifier d’historique. Une vingtaine d’entreprises forestières et neuf groupes environnementaux d’envergure ont décidé de mettre fin aux hostilités et de travailler ensemble pour protéger la forêt boréale. C’est donnant-donnant. Les écolos suspendent leurs campagnes de boycott et cessent de faire pression sur les investisseurs pour que ceux-ci vendent leurs actions des sociétés forestières ou leur refusent des prêts. En échange, les entreprises s’engagent à laisser 29 millions d’hectares intacts au cours des trois prochaines années.
Comme l’a découvert mon collègue Charles Côté, cet accord national ne couvre pas toute l’activité forestière du Québec, loin de là. Mais le développement est quand même significatif. Les parties vont faire front commun dans leurs discussions avec les provinces et les autochtones, et se donnent à peine plus de deux ans pour implanter des normes d’aménagement durables. L’un des principaux objectifs est de protéger l’habitat du caribou forestier.
Évidemment, il reste énormément de travail à faire. Mais tout de même, c’est encourageant. L’industrie forestière, qui a souvent manqué de vision dans le passé, a l’intelligence de profiter du ralentissement de ses activités pour relâcher un peu la pression sur la ressource. Les groupes environnementaux, eux, récoltent le fruit d’innombrables années de pressions. Car enfin, s’ils n’avaient pas donné aussi mauvaise réputation au secteur en attirant l’attention sur ses excès, ils n’auraient pas eu grand chose à monnayer à cette table de négociations.
Photo: Un caribou forestier dans son habitat naturel (source: Entente sur la forêt boréale canadienne)










alex_cyr
19 mai 2010
06h46
Il n’y a plus d’argent à faire avec le bois.
C’est bien normal que les écolos soient content.
Alex Cyr
grandrocher
19 mai 2010
09h47
Trois ans , c’est bien court , et puis on ne nous dit pas combien l’industrie reçoit en compensation , ou en subvention pour mettre sur pied le programme .
R. G. Beaulieu
pmdderuelle
19 mai 2010
10h33
Tres heureux de la tournure des choses, cela va nous ouvrir des marches ou le sceau de recolte responsable, ecologique est reconnu et hautement apprecie.
Bravo pour cette bonne nouvelle par ces temps qui courent ou toutes nouvelles politiques sont source de cynisme .
pierre m de ruelle
pager
19 mai 2010
17h12
Les forestières ont tellement fait de déforestations qu’elles sont responsables d’une bonne partie du réchauffement du nord. Mais, présentement, les écolo s’en prennent au cO2…quelle stupidité.
Gilles Tremblay, Québec
thibault3
19 mai 2010
20h37
Bravo! Laissons les loups disséminer les troupeaux ,c’est tellement plus écologique…
Richard thibault