NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Mario Roy
Denis Philippon avait vraisemblablement prémédité sa mort. Il avait cherché des témoins pour valider son nouveau testament et laissé entendre à la ronde qu’il était fortement déstabilisé par une rupture. D’où la question, toujours posée en ces cas-là : aurait-on pu prévenir une telle tragédie, celle de ce père qui tue son fils de quatre ans et deux inconnus en causant deux collisions ?
Et prévenir comment ?
Son entourage laisse entendre que l’homme paraissait en effet très déprimé (mais pas forcément suicidaire). Mais ensuite, que fait-on en ce cas-là ? On appelle le CLSC ? Ou la police ? En disant : Monsieur Untel ne va pas très bien ? Personne ne fait ça évidemment… Et un homme ne le fait pas pour lui-même non plus, on le sait bien aussi. Le voudrait-il qu’il n’aurait nulle part où vraiment aller. On l’a dit mille fois et il y a eu des études là-dessus (ah! le rapport Rondeau !) : le réseau de la santé n’est pas sympathique aux hommes et il n’existe à peu près pas de ressources spécialisées comme il en existe beaucoup pour les femmes… lesquelles ont en outre des réseaux personnels la plupart du temps beaucoup plus élaborés que ceux des hommes.
Donc, les hommes se suicident. Beaucoup. Plus ou moins trois par jour au Québec (sans compter un certain nombre d’accidents d’auto, justement, dont on n’est jamais sûr s’ils ont ou non été provoqués). Et les hommes le font en tuant parfois leurs proches -beaucoup plus rarement des inconnus. C’est alors l’horreur intégrale, doublée d’un vaste sentiment d”impuissance et, surtout, d’un déferlement de haine vis-à-vis l’homme qui est en cause (il faut parcourir le web depuis 24 heures pour comprendre l’intensité de ce sentiment à l’endroit de Denis Philippon).
Puis on oublie.
Et, bien entendu, personne ne fait rien, y compris dans ces besogneuses administrations que rien ne pousse à agir pour venir au secours des hommes mal pris : ce n’est pas vendeur, ni auprès de l’électorat, ni auprès des groupes de pression bien organisés, ni auprès des médias.
De sorte qu’il ne reste que le système D. Et on se demande : porte-t-on suffisamment attention à l’humeur et au moral des hommes qui nous sont proches ? Que ferait-on, chacun de nous, si on redoutait un «accident» chez un de ceux-ci ?










jinnyoutaouais
26 mai 2010
05h48
Il y a TOUJOURS des signes avant-coureurs, dont l’entourage ne se souvient par bribes qu’une fois l’irréparable commis. Et ces signes remontent souvent à très loin. Telle expression souvent employée en farce plate, tel comportement un peu bizarre, mais dont on ne faisait pas trop de cas, telles confidences faites par d’autres et qu’on a mises sur le compte du radotage ou de la calomnie, tels gestes de violence commis sous l’effet de la boisson ou d’une drogue, mais qui furent vite pardonnés devant les remords poignants de l’agresseur.
Il serait intéressant de savoir combien de femmes se suicident et “suicident” leurs enfants avec elles à la suite d’une rupture amoureuse. C’est un phénomène typiquement masculin attribuable à la perte de pouvoir et de contrôle sur la femme. Le “manque de ressources” est trop facile. Rien n’est moins sûr que s’il y en avait davantage ce genre d’homme y aurait recours.
jinnyoutaouais
26 mai 2010
05h50
Signature: G. Bertrand
mlebel
26 mai 2010
06h55
Le sujet est très sérieux. Assez tabou aussi, je pense. Il renvoie au grand individualisme régnant dans note société. À chacun de se débrouiller, semble être le message dominant. On voit le résultat! À l’État d’aborder sérieusement la question, celle-ci ayant clairement une dimension collective. Mais il faut agir devant tous ces drames et souffrances! Se désoler et pleurer ne sont pas des solutions.
Michel Lebel
alex_cyr
26 mai 2010
06h57
Quand j’entend une histoire semblable je me pose
toujours la même question.
Qu’est-ce qu’elle lui a fait?
AlexCyr
therichrocco
26 mai 2010
07h55
Le problème principal, c’est que d’un côté, on n’apprend pas aux hommes d’être des hommes et qu’un jour, ils devront faire face à des ruptures et que cela fait partie de la vie.
De l’autre, on glorifie le suicide et même le meurtre (comme dans ce cas) en laissant sous entendre que ces actions viennent du courage de vouloir mettre fin au désespoir.
Richard Thériault
desillusions
26 mai 2010
08h02
Dans la cette société québécoise féminisé, on s’en sacre des hommes.
En faite, on fait tout pour tout simplement l’écraser.
Ça saute aux yeux juste à regarder présentement dans les médias, les groupes de rencontres, même dans les écoles primaires ou présentement il 4 fois plus de jeunes garçons qui sont sur les pilules que les petites filles. (pourquoi ????) etc.
Alors surprenez-vous pas s’ils y en a une couples qui sautent une coche. Et ça risque pas de diminué d’après-moi. Avec une génération d’enfants drogués qu’on est entrain de créer. Wow. ça va être beau tantôt.
desillusions
26 mai 2010
08h03
Oups..oublié de signer.
ET n’oublié pas que nous sommes toujours les champions des pilules en amérique du Nord.
Jean Denis
laloueapril
26 mai 2010
08h13
M.Roy vous écrivez……:
[ Puis on oublie. ]
Le grand public, qui est maintenant fâché, révolté, écoeuré, oublie,oubliera.
La mère elle, n’oubliera jamais.
Les autres enfants eux, n’oublieront jamais.
Les deux familles elles, n’oublieront jamais.
Sincères sympathies à ces deux familles.
JAMAIS pour les personnes concernées de près, l’oubli s’installera…. jamais.
Et lorsque ça commencera à aller un peu mieux, un autre cas se présentera.
Et tout sera à revivre, revoir, repenser encore une fois.
Et les hommes EUX, que font-ils pour régler LEURS problèmes?
Et les hommes EUX, pourquoi pensent-ils que leur femme leur appartient?
Et les hommes EUX, pourquoi pensent-ils encore avoir le pouvoir sur une femme?
Les gars vous êtes les seuls capables de régler VOTRE problème.
Heille les gars! réveillez-vous ça presse.
Par chance ces gars, cas problèmes sont minoritaires.
Louise April(Laloue)
Je me souviens encore……et pour toujours:-(
melio
26 mai 2010
08h42
A court terme : mettre en oeuvre les reccomendations du rapport Rondeau. Des ressources sociales sont nécessaires, et des campagnes pour encourager les hommes à s’en servir.
A plus long terme :
Plutôt que d’affulbler nos garcons de l’épith`te ridicule “mon petit homme” (as-t-on déjà entendu “ma petite femme” ?), leur enseigner la possibilité d’exprimer leur émotion et la valeur des réseaux sociaux. Aussi, peut-être, leur doner un meilleur sens de leur valeur propre via la promotion d’une image plus valorisante de la masculinité.
Aussi ; comprendre et admettre que la fin d’une relation, d’un mariage, n’est pas aussi benin que de remettre son char loué au concessionnaire. C,’st un traumatisme des plus intense qui mérite considération, plutot que le mépris traditionnelement réservé à l’”ex-qui-le-prends-pas”. ON devrait tout faire pour ensigner aux gens à nepas s’engager à la légère, puis aider les gens qui se sopnt engagés à résoudre leurs différents, plutot que de leur paver la voie de la séparation rentable…
Enfin: le systeme de justice familiale est trop dur pour les homme divorcés. Garantir un meilleur accès aux enfants, soustraire les pères à l’arbitraires des ex agressives, ramener les enjeux financiers à de plus raisonnables mesures.
Toutes des mesures qui pourraient aider à réduire le nombre de drames familiaux, sachant qu’on ne les éliminera jamais.
Christian Dulude
bananajoe
26 mai 2010
09h17
Ça c’est comme l’étude qui est sortie la semaine dernière qui prouve que l’homme fait lui aussi un post-partum après l’accouchement de l’enfant.
ALLO, on est en 2010 et ça prit tout ce temps avant de s’en rendre compte ! Une autre preuve que l’aspect émotif de l’homme est souvent tassé dans un coin.
Yves Deschamps
simon_v
26 mai 2010
09h24
La réponse à la dernière question est non, on ne porte pas assez attention aux besoins des hommes. Mais je laisserai d’autres en débattre mieux que moi, une fois sur deux que j’écris un texte sur le sujet, je me fais censurer…
Tout cela pour dire que je comprends cet homme sans l’approuver. J’ai moi-même eu mille fois l’envie de foncer contre un pilier de béton, mais chaque fois je me suis retenu de le faire pour mon garçon. Et parce que j’aime la vie en général, malgré que tout ce qui est viril en société est évacué ou blâmé. Triste.
Simon Vadeboncoeur
samsuffi
26 mai 2010
10h01
Ça fait 6 mois que je ne cesse de répéter sur les blogues de La Presse que le Québec a choisi de jeter aux vidanges sa dimension spirituelle. Avez-vous déjà vu, dans le monde entier, un automobiliste faucher 6 cyclistes d’un coup? La société québécoise a décidé voilà une quarantaine d’années de plutôt prendre le détour vers l’absurdité où le mot Vie, ne signifie plus rien. Le Québec méprise les gens qui pratiquent leur spiritualité via les religions en les traitant de débiles mentals. Les Québécois méprisent les gens qui sont plus nantis, en les traitant comme des égoïstes. On jette les foetus à la pochetée. Nos universités sont dans la misère. L’Ontario va prendre possession du Québec, car l’Ontario ne rejette pas la spiritualité, la richesse, l’abondance…, j’ai hâte qu’on change cette société québécoise malade. En passant, nos gangs de rue sont en train de détruire le SPVM.
Enquête publique oblige. Il faut penser à enlever aux policiers leurs revolvers. Nos jeunes garçons doivent se familiariser avec la sexualité homosexuelle à l’école afin de contrer l’homophobie dans notre société.
On pourrait demander aux garçons d’embrasser d’autres garçons. C’est permis par la loi et ça ferait plaisir à notre société homosexuelle.
Nos filles doivent aussi recevoir de l’information sur les méthodes de contraception, mais surtout favoriser l’avortement gratuit et sécuritaire. Le Québec devrait ouvrir ses portes toutes grandes à Haïti, car le Québec, c’est Haïti. Pourquoi ne pas nommer la mafia en charge de tous les travaux de construction au Québec?
Vous voyez, M.Roy, le bonhomme en question n’existe même pas. Ces hommes dont vous parlez n’existent même pas. Je vous le dis, c’est le temps de changer de société : un seul gouvernement, soit à Ottawa, une seule province, soit Québec-Ontario. C’est la seule façon de contrer l’Absurdité.
E.V.Ross
xcheshirecat
26 mai 2010
10h05
Au niveau du moral, peut-être que les hommes ont moins de ressources, et peut-être qu’on leur porte moins attention, mais il faudrait de base qu’on se batte pour, et au moins, qu’on les demande
Par contre, au niveau médical du corps, les hommes ont beaucoup moins de problèmes.
Se trouver un gynécologue à moins de 3 hr de route est tout un défi.Si en plus, on a pas de médecin de famille ou qu’il n’est pas accessible…Et c’est nous qui avons la contraception à s’occuper, en plus d’avoir l’appareil qui demande le plus de soin “interne”
Mais même si on lui avait donné du soutien psychologique, en tant que société, je pense qu’il y avait un gros manque de soutien de la part de l’entourage. On est rendu avec 350 amis facebook, mais il y en a pas un qui vient nous voir dans la vraie vie pour nous aider.
Un ami qui aurait pu déceler plus rapidement, ou qui aurait peut-être pu avertir les autorités du drame qui se préparait.
Rose-Marie Paradis
mtlp
26 mai 2010
10h42
@samsuffi
”Avez-vous déjà vu, dans le monde entier, un automobiliste faucher 6 cyclistes d’un coup?”
Vous êtes sérieux? Ce genre de chose se produit à chaque jour dans le monde, et à un rythme bien plus meurtrier dans une foule de pays. Vous pensez que les routes indiennes sont sécuritaires?? Plus qu’au Québec? Il faut manquer énormément de perspective.
Louis Morissette
lineni
26 mai 2010
10h47
Tout être humain connaît la détresse dans sa vie. Forcément. La différence, c’est la façon de la vivre. Les femmes ont tendance à pleurer haut et fort, à se confier et à consulter, si besoin est. Les hommes, eux… Assez de préjugés. Les hommes doivent apprendre à se confier et à consulter. Les hommes doivent apprendre à écouter et à dire à leurs amis, leurs connaissances qui ne vont pas bien d’aller consulter, chercher de l’aide. Ne me sortez pas l’excuse du système de santé ou de services sociaux qui ne s’intéresse qu’aux femmes. C’est archi-faux! Les lignes Info-Santé, les lignes téléphoniques anti-suicide, les CLSC sont là pour tout le monde. Les urgences psychiatriques aussi, si nécessaire.
L. Niquet
gasston
26 mai 2010
11h08
M. Roy, vous demandez comment prévenir ce genre de choses? Commençons par prendre la moitié des subventions de toutes sortes versées par le gouvernement à une multitude d’organismes d’aide ou de pression féministes, pour créer un (un seul!) organisme d’aide aux hommes. Ce serait équitable, non?
G. Lalande
sophiesexologue
26 mai 2010
11h25
“… rien ne pousse à agir pour venir au secours des hommes”.
Vous venez ici de nommer un élément important. Est-ce qu’on va réellement au secours des femmes? Pas tellement… Un des éléments important dans la philosophie des maisons d’hébergement au Québec, c’est de travailler sur l’empowerment des femmes. Si elles ne souhaitent pas recevoir des services, rien de les emprisonne dans les maisons. C’est la même chose ailleurs.
Bien sûr il y a une multitude de services offerts aux femmes qui sont victimes de violence conjugale, mais c’est le fruit de combien de luttes qu’ont mené les femmes?
Est-ce qu’on rendrait réellement service aux hommes “en venant à leur secours”? Le premier pas, c’est de reconnaître qu’on a besoin d’aide; si un homme ne reconnaît pas qu’il a besoin d’aide, il refusera très certainement qu’on l’aide!
D’ailleurs, je trouve que vous êtes très injuste! il est faux de dire qu’il n’existe aucun service pour les hommes. Il en existe, mais il est vrai que la majorité de ces services sont assurés par le communautaire et que les services sont moins institutionnalisés (comme les services aux femmes d’ailleurs).
Un des éléments à développer, c’est de dépister les hommes en détresse à la suite d’une rupture amoureuse lorsqu’ils vont consulter pour un autre motif; mais il faut que les hommes reconnaissent leur vulnérabilité et aillent consulter pour ça!!!
À ce sujet, l’Anse de Valleyfield (un organisme donnant des services aux hommes) travaille sur un projet de recherche pour construire un outil de dépistage pour les intervenant(e)s des services publics pour ensuite référer les hommes dans des ressources d’aide.
Mais le grand défi reste d’amener les hommes à DEMANDER de l’aide. Comment on fait ça? On encourage les hommes qui sont des modèles dans notre société à témoigner de leur vulnérabilité malgré leur grande force. C’est en proposant des modèles d’hommes qui sont capables de reconnaître la force de demander de l’aide qu’on amènera les hommes à demander de l’aide. Encore aujourd’hui, on associe une demande d’aide à la faiblesse.
Alors monsieur Roy, je réitère que “secourir les hommes”, comme vous le dites, n’est pas la solution; il faut mobiliser les hommes et les amener à se regrouper lorsqu’ils ont besoin d’aide, comme l’ont fait les femmes depuis des décennies (et même plus!)
Si c’est une cause qui vous préoccupe, impliquez-vous! Devenez un de ces hommes qui seront capables de témoigner de ses vulnérabilités sans avoir peur de passer pour un faible!
sophiesexologue
26 mai 2010
11h26
Flûte, j’ai oublié de signer: Sophie Morin, sexologue
q.terreux
26 mai 2010
11h34
desillusions
26 mai 2010
08h02
___
Il existe des organismes au Québec pour l’aide aux hommes en difficulté.
Il suffit de naviguer sur le Net et vous en trouvez plusieurs.
Encore faut-il avoir le courage de demander de l’aide. Les hommes ont plus de difficultés avec le fait d’avouer leur détresse.
Dommage !
@ E.V. Ross
On sent beaucoup d’amertume dans vos propos. Vous avez de la difficulté à les exprimer correctement. Surement la colère !
Si la religion ou la vie spirituelle est si primordiale pour vous, vous pouvez trouver de l’aide auprès de votre église peut-être.
Mais permettez-moi d’avoir des doutes
Robert Duquette
dcsavard
26 mai 2010
11h41
Quelqu’un demandait plus haut qu’est-ce qu’elle lui avait fait? Aller s’installer à un endroit où il devient impossible pour le père de voir régulièrement ses enfants, il me semble que ce n’est pas rien. N’importe qui qui a des enfants et les aiment comprend ça. Ça n’excuse pas le geste, là n’est pas la question. Vous pensez que lui, il devait passer à travers ça comme si de rien n’était parce qu’il est de notoriété publique que les pères n’aiment pas leurs enfants.
Problème typiquement masculin? Le taux de kidnapping d’enfants par les parents démontre que les mères le font autant que les pères. Maintenant, peut-être que les mères ont plus de recours pour régler les différents à leur avantage, ce qui explique qu’elles ne sombrent pas dans la même proportion que les hommes dans la maladie mentale et la dépression post-séparation. Et pour avoir vu de près certains divorces, je dirais qu’on peut se compter chanceux que ce genre de situation ne se produise pas plus souvent.
@lineni,
et t’apprend ça comment à te confier? Tellement facile à dire et tellement pas de solution en bout de ligne. Encore une façon de balayer sous le tapis les problèmes.
David-Charles Savard
dcsavard
26 mai 2010
11h58
@sophiesexologue,
oui, il existe de l’aide pour les hommes à la condition de se positionner comme groupe venant en aide aux hommes violents, c’est la condition sine qua non pour obtenir du fiancement gouvernemental. Quand tu arrives là, tu n’es pas un homme en détresse qui cherche de l’aide, non, tu es un homme violent qu’il faut contrôler. Pourquoi ils ne vont pas consulter vous demandez-vous?
Maintenant, dire aux hommes de se regrouper, c’est aussi relativement facile et certains l’ont fait, mais vous avez déjà vu ça le fonctionnement d’un groupe formé par des hommes en détresse qui tentent d’aider d’autres hommes en détresse? Il y a là une problématique qui fait que ces groupes finissent par éclater ou dérailler.
David-Charles Savard
gadur
26 mai 2010
12h25
@sophiesexologue
Men will be men. Votre texte semble assez utopique et dénote une forte … incompréhension de ce que sont les hommes. Je dois dire que de lire ce genre de généralisations me fait toujours un peu sourire. Je vous rassure, il y a du vrai dans ce que vous dites, mais honnêtement à force de se faire dire que : “les hommes sont simples”, je pense que vous avez finit par y croire.
Petite note avant de continuer : j’ai trouvé assez bizarre que, dans le même texte, vous demandiez à d’autres de se mobiliser (monsieur Roy) alors que vous dénoncez, avec verve je dois dire, un problème de société. Quoi ? Les éditorialistes ne peuvent plus émettre une opinion sans créer, en parallèle, un organisme pour militer en faveur de la dite opinion. Pourquoi demandez-vous cela à un éditorialiste ? Avouez que c’est très très bizarre, mais vous n’y aviez peut-être pas réfléchi (j’écris souvent des niaiseries dans la chaleur du moment, cela arrive aux meilleurs d’entres nous).
Personnellement, je ne sais trop que penser de ce drame horrible. Devons-nous, sur la base de ce fait divers sordide, mobiliser les ressources de la société et procéder à des changements dans l’urgence ? Faut-il immédiatement tirer des conclusions de ceci ? Allons-nous même arriver à tirer des conclusions valides de ceci ? Je ne sais pas, je ne pense pas. Il va falloir une action en profondeur et il va falloir laisser passer la colère et l’horreur.
Le problème de suicide des hommes québécois est assez consternant, tout comme la réussite scolaire, tout comme le décrochage. Je pense que cet amalgame de problèmes que notre société vit présentement est, en soit, la toile de fond de ce genre de fait divers. “Les filles sont meilleures à l’école” … vraiment? En tout cas, j’ai souvent entendu et lu ce mensonge éhonté.
Madame Morin, il s’agit ici de problèmes très lourds et généralement ignorés de la société québécoise. Les hommes ne demandent pas d’aide, grosse nouvelle. Mais, en tant que société, allons-nous attendre ce que vous décrivez (que les hommes apprennent à demander de l’aide, qu’il se forme des associations masculinistes) pour agir ? Vous pensez que la solution réside dans la formation de groupe de pression masculin pour s’assurer que nos fils cessent de décrocher, que nos concitoyens arrêtent de se suicider et que nos garçons soient plus performant à l’école ? hummmmm… dans un monde de rêve peut-être … après des années de sensibilisation peut-être …. honnêtement, j’en doute.
C’est une cause très peu glamour que vous demandez à monsieur Roy et d’autres de défendre, un homme en colère qui chiale sera très peu écouté. C’est pas grave, c’est la vie, on fait sa propre chance. Mais, pourrait-on au moins admettre que notre société aurait avantage (économiquement, à tout le moins) à travailler fort fort sur les problèmes de suicide, de décrochage et de réussite scolaire de nos concitoyens masculins. Peut-on admettre qu’avec les défis qu’entrainera la décroissance démographique, il serait quand même prioritaire d’arrêter de penser que les hommes et les garçons n’ont qu’à apprendre à mieux crier à l’aide ?
Je ne fais que poser des questions. Je n’ai évidemment aucune réponse à apporter et je pense que nous devrions laisser ces familles se recueillir et vivre leur deuil avant de déclencher ce genre de grand débat (si nous le déclenchons).
gabriel durany
gren
26 mai 2010
12h26
Fatalité. On n’a pas tous la chance de choisir comment on va mourir. Ce monsieur a choisi sauf qu’il n’a pas demandé a son fils si lui ça lui tentait de crever de cette façon. C’est très malheureux mais on n’empèchera jamais quelqu’un de faire un geste fatal comme cela. Nous ne vivons plus dans une société simple. Cette complexité fait que certaines personnes n’ont pas la capacité de supporter cette façon de vivre et mettent fin a leur jour. Aussi un peu de mauvaise éducation qui fait en sorte que cette possession de tout prime sur le respect des autres.
n.y.grenier
hermy
26 mai 2010
14h02
@desillusions,
Je suis 100 % d’accord avec vous.
À l’école primaire, dès que les petits garçons ne se comportent pas ’sagement’ comme des petite4s filles, on les met sur le ‘ritalin’. Ayant travaillé pendant 31 ans dans les services sociaux, j’ai été témoin de ce phénomène qui a émergé il y a une vingtaine d’années. Or, ayant été ‘GELÉS’ pendant toute leur enfance, forcément, quand arrive l’âge adulte, les hommes ne savent pas comment gérer leurs émotions.
Puis, après, on se pose des questions sur le suicide chez les hommes…
André Delisle, Montréal
scotch
26 mai 2010
16h23
Les hommes se vengent sur leur femme, leurs enfants et les autres. Les femmes retournent la violence contre elle-même. Cela ne veut pas dire que les femmes souffrent moins. Elles souffrent en silence, contrairement aux hommes elles font des suicides lents tandis que les hommes font des coups d’éclat. Mais c’est une occasion pour les masculinistes de venir chiâler leur détresse. Il y avait un article hier dans La Presse qui notait encore le haut taux de suicide au Québec.
H. Lemieux
alesage
26 mai 2010
17h02
Il n’y a pas que le Rapport Rondeau qui fait état du peu de ressources offertes aux hommes. Germain Dulac dans ‘Aider les hommes…aussi’ fait état de ‘inadéquacité’ (pour emprunter ses mots) de l’ensemble du réseau socio-sanitaire en ce qui a trait à leurs approches inappropriées et cela, dû à une méconnaissance des hommes. Réseau faut dire, composé en grande partie de femmes bien au fait des problèmes de femmes et soumises à ce que les féministes d’état s’évertuent à faire circuler comme soit disant vérités sur la condition générale des femmes.
A Lesage
dcsavard
26 mai 2010
18h49
@scotch,
et les avancées féministes, elles se sont faites comment? Avec des féministes venues chiâler leur détresse me semble bien. Il y en a une gang qui reprochent aux hommes de n’être point organisés pour se supporter et s’aider et là vous arrivez pour dire que vous ne voulez rien savoir de ce que vivent les hommes et qu’ils aillent mourir en silence dans leur garde-robe sans déranger personne, comme savent si bien le faire les femmes.
Délirant votre discours!
David-Charles Savard
ramses2.1
26 mai 2010
19h17
“Les hommes se vengent sur leur femme, leurs enfants et les autres. Les femmes retournent la violence contre elle-même. Cela ne veut pas dire que les femmes souffrent moins. Elles souffrent en silence, contrairement aux hommes elles font des suicides lents tandis que les hommes font des coups d’éclat. ” – scotch
===
Généralisation abusive.
Jean Émard
scotch
27 mai 2010
11h43
@ dcsavard et ramses2.1
Les avancées féministes c’est de la marde, (j’avais une discussion avec une amie cette semaine, nous étions toutes les deux très très déçues). À part la contraception et l’avortement, le reste est un leurre. Ah j’oubliais, une avancée pour celle qui ont choisi des jobs de gars dans la fonction publique municipale avec des syndicats de gars: policiers, chauffeurs d’autobus et les baby boomers. Pour les autres, le féministe n’a rien donné, au contraire, je me retrouve dans une situation pire que ma mère même après des années à l’université. Pour ce qui est des services, il n’y en a pas plus pour les femmes que pour les hommes. Les services dans les CLSC sont pour les hommes et les femmes. Ils sont aussi pourris pour les femmes que pour les hommes. Quant à la violence conjugale, je fais partie des femmes qui avaient 20 ans dans les années 80. On prenait des cours d’autodéfense, des cours d’aérobie. Pas un homme nous aurait battus, on savait se défendre. On ne dérangeait pas la police, ni personne, il fallait prendre notre vie en main avec des salaires de merde parce qu’il n’y avait plus un emploi syndiqué dans la fonction publique. Ah oui, j’oubliais, il restait des emplois à statut précaire dans l’enseignement. L’endroit où les femmes se font traiter comme de la merde, font des dépressions, tombent malades etc. Mais ce n’est pas grave ce sont juste des femmes. Quand les hommes laissent l’enseignement, là c’est grave, le Journal de Montréal, le gros Arcand et Dutrizac se mettent sur le cas. De plus, j’ai suivi un cours en recherches féministes en communication à la maîtrise. On apprenait que les hommes avaient les meilleures jobs à la radio, à la télévision, les meilleurs salaires. Ça n’a pas beaucoup changé. Par contre, il y a beaucoup de femmes recherchistes qui travaillent dans l’ombre…
H. Lemieux.
Jean Émard, ce n’est pas une généralisation abusive, c’est un constat. Quand les hommes souffrent c’est de la faute de la société et tout le monde doit s’en occuper. Quand c’est une femme, elle prend son trou.
ramses2.1
27 mai 2010
14h12
“Jean Émard, ce n’est pas une généralisation abusive, c’est un constat. Quand les hommes souffrent c’est de la faute de la société et tout le monde doit s’en occuper. Quand c’est une femme, elle prend son trou.” scotch
===
Non tu généralises à outrance. Je peux pas croire que tu t’en rends pas compte.
Jean émard
scotch
28 mai 2010
10h49
@ ramses2.1
Je ne généralise pas à outrance, j’ai étudié le sujet lors d’un cours en communication à la maîtrise sur le traitement médiatique de la violence faite aux femmes. J’ai un gros dossier de presse si ça t’intéresse d’avoir des preuves. Mais tu n’as qu’à voir les derniers événements médiatiques pour contaster que la blessure d’égo chez l’homme est beaucoup plus spectaculaire que chez la femme.
H. Lemieux