Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Vendredi 3 septembre 2010 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (39)

    Le logiciel libre s’impose

    Microsoft AFP2

    Les services publics vont devoir se faire à l’idée: il n’y a pas que Microsoft dans la vie. (photo AFP)

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie désormais que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Oups! La Société des transports de Montréal (STM), qui avait lancé un appel d’offre pour acheter près de 2600 licences Microsoft Office 2010 standard, vient de se raviser. Le c.a. a suspendu le processus pour analyser les impacts de l’implantation d’une nouvelle plate-forme de bureautique com­me OpenOffice ou autres produits comparables, a in­diqué la porte-parole de la STM, Odile Paradis, dans un courriel au Soleil. Sage précaution. Parce que la STM n’aurait pas eu beaucoup de chances devant les tribunaux.

    Il n’y a qu’à voir comment la Cour supérieure a ramassé la Régie des rentes du Québec (RRQ) en juin dernier. La Régie avait décidé, en 2006, d’acheter pour plus de 700 000$ de licences Microsoft (Vista Business, Office Professional Plus 2007 et Visio Standard 2007). Et s’attendait visiblement à ce que ça passe comme du beurre dans la poêle. C’était compter sans Savoir-Faire Linux, un fournisseur de services informatiques spécialisé dans le logiciel libre*.  Minute, a dit SF Linux: ça prend un appel d’offres.

    La RRQ ne voulait rien savoir. Elle utilisait la suite Office depuis 1996 et ne voulait pas changer. Elle a prétendu que les logiciels libres ne répondaient pas à ses besoins et, donc, que c’était un cas de fournisseur unique – ce qui lui évitait d’aller en appel d’offres.

    Le juge n’a pas annulé le contrat, car l’installation des logiciels Microsoft avait été complétée plus de 18 mois auparavant. Mais il a donné tort à la Régie sur toute la ligne.

    Il cite le ministère des Services gouvernementaux, pour qui les logiciels libres sont «un choix adéquat comme élément de la stratégie d’informatisation d’une administration publique.» Et dénonce les manigances de la RRQ pour ne pas les considérer. Un fonctionnaire est allé jusqu’à demander à la firme CGI de l’aider à répondre au promoteur de Linux/OpenOffice… en exigeant évidemment la confidentialité.

    La Régie ayant renoncé à en appeler, ce jugement marque un point tournant au Québec. Les services publics  ne peuvent plus ignorer les fournisseurs qui travaillent avec ces solutions.

    Pour Cyrille Béraud, le patron de Savoir-Faire Linux, la victoire n’est pas que commerciale. C’est aussi une question de valeurs.  Bravo. Mais de mon point de vue très terre-à-terre, c’est également une excellente nouvelle pour les contribuables. Comme l’a noté le juge Denis Jacques, Microsoft aurait pu être retenue quand même au terme d’un appel d’offres, mais elle aurait peut-être dû réduire son prix. On n’a jamais intérêt à lever le nez sur la concurrence. Les fonctionnaires, qui paient avec l’argent des autres, ne devraient pas l’oublier.

    * «Le logiciel libre est un logiciel constitué de programmes dont les auteurs ou éditeurs fournissent, sans restrictions ni coûts supplémentaires, le code source aux utilisateurs. Ils accordent ainsi aux utilisateurs le droit d’étudier, adapter, modifier, reproduire ou distribuer le logiciel en tout ou en partie sans avoir à demander d’autorisation, ni payer de droits. Le logiciel libre peut généralement être téléchargé gratuitement.» – Savoir-Faire Linux c. Régie des Rentes du Québec, 3 juin 2010


    • Dans un esprit d’equite. la decision du juge est incontestablement la bonne.
      Utilisateur Linux depuis 2001 , j’ai vu l’evolution et le perfectionnement des logiciels.Il y a un temps,loin passe maintenant, ou pour etre en mesure d’utiliser ce systeme d’exploitation il fallait etudier et etre tres proactif pour en faire usage.
      Ce temps est revolu. Loin de nous les sessions de compilation interminables de Gentoo ( stage 1 ) ou des complications de Slackware. Nous sommes a l’ere des Ubuntu et autres qui s’installent aussi sinon plus facilement que Windows.
      Nous sommes a l’heure ou a peu pres tous les utilisateurs windows ont le niveau de connaissance necessaire a operer une station Linux. Pour ce qui est simplement des alternatives libres sous windows , le travail la aussi est remarquable.Firefox , Open Office Thunderbird et compagnie sont des produits tout aussi performants et dont la mise a jour est des plus simples. Ils sont incontestablement egaux/superieurs dans la qualite du code , leur vitesse d’execution et leur fiabilitee. Pour ce qui est de l’usage gouvernemental j’ai moi aussi bien acceuilli la decision de la cour car effectivement le monde GNU/Linux logiciel libre offre une technologie de pointe, utilisee dans les plus grands centres de donnees au monde ( 70% du top 500 des superordinateurs ou a peu pres )
      et ce depuis longtemps. Microsoft et ses proposants voudraient bien convaincre tous les usagers que Linux est une cochonnerie et que personne n’en veut , reste que cette ligne de pensee n’est plus valide. Les produits et services disponibles pour les usagers commerciaux , gouvernementaux et residentiels sont excellents.

      Il est plus que temps d’assurer au logiciel libre un acces egal a qualitee egale.

      Richard Hebert

    • J’appuie le logiciel libre ; et je l’appuie chaque jour plus depuis que je roule sur linux plutôt que windows. Je vous invite à l’essayer facilement en téléchargeant le cd-live d’ubuntu (ou autre distribution linux. Vous utilisez déja probablement linux sans le savoir dans certains matériels électroniques ; la plate-forme de cellulaire android est basé sur linux.

      Et j’irais même à dire que les logiciels libres peuvent définitivement mieux répondre à nos besoins ; les couts de formation étant égaux, entre payer 700 000$ pour des bouts de papier (licences microsoft tm) ou 700 000$ (et je suis sur que ça en couterait moins) pour adapter-améliorer (”customiser” en bon polonais) un logiciel, le choix m’apparait facile.

      Guillaume Blouin-Beaudoin

    • Je ne suis pas certain que l’avantage des logiciels libre sois financier.

      Je m’explique: l’intérêt du logiciel libre (FOSS) réside dans la capacité des utilisateurs à les modifier à leur guise, selon leurs besoins. Aussi, les données sont généralement stockée avec des formats de fichiers ‘ouverts’, ‘lisibles’ par quiconque sans avoir à acquérir la licence des librairies d’interprétation, ce qui permet une plus grande interopérabilité entre différents logiciels. (i.e. Les formats Microsoft – .doc, .xls, .docx – ne peuvent être lus dans leur entité qu’avec les logiciels de microsofts ou ceux qui ont acheté une licence pour le code d’interprétation. Oui vous pouvez ouvrir un .docx dans Open Office, mais la plupart des fonctionalités spécifiques à MS office seront absentes). Les données ne sont ainsi plus à la merci de la volonté du fabricant du logiciel. En fait, vous avez la possibilité de devenir vous-même le fabricant de vos outils.

      C’est ce qui m’amène à conclure que l’avantage financier est moindre que l’on puisse le croire. Certes, les loficiels libres gratuits ne coûte rien à acquérir. Mais le gouvernement devra (ou plutot devrait) embaucher des développeurs pour modeler ces outils à ses besoins. Ce qui est loin d’être une mauvaise chose. Tel ministère aurait besoin de telle fonctionalité sur les feuilles de calculs? Pas besoin de supplier Microsoft ou Apple de l’inclure dans leur prochaine version (ce qu’ils ne feront que si c’est rentable pour eux seuls), suffit d’engager quelques développeurs et de modifier le code du logiciel libre déjà en notre possession. Ce n’est pas nécessairement moins cher, mais on garde ainsi un plus grand contrôle sur ces outils et nos outils sont mieux adaptés à nos tâches.

      L’entreprise privée fait déjà appel à des developpeurs “in-house” pour bâtir des outils qui ne sont pas disponibles sur le marché et qui risquent très peu de le devenir car le nombre d’acheteurs potentiel est très limité.

      George Delaplace

    • La stratégie de Microsoft est de forcer le renouvellement de ses logiciels en cessant le service sur ses plus vieux logiciels et en modifiant systématiquement ses systèmes d’exploitation.

      Étant un utilisateur de logiciels en particulier de traitement de texte, de tableur et de banque de données depuis les débuts de la micro-informatique, j’ai constaté depuis environ 10 ans que pour ces trois type de logiciels il n’y a pas eu d’évolution significative qui justifie pour la majorité des usagers d’en changer la version.

      Et ce qui est désagréable et non productif, c’est que les changements de version nous obligent à réapprendre à les utiliser. Le passage d’office 2003 à 2007 en est un exemple.

      Le logiciel libre est un alternative qui si elle se traduit par une stabilisation des logiciels et une réduction des coûts sera utile pour la société.

      Les ressources économisées pourrons être attribuées à des projets plus utiles.

      Daniel Legault

    • C’est rare, très rare que je sois en parfait accord avec un édito de Cyberpresse.

      Le logiciel libre devrait s’imposer aussi dans les commissions scolaires. Des milliers de dollars sont flambés à chaque année pour des licences Microsoft et on ne développe aucune autre expertise que l’usage de Microsoft Office.

      Je me demande par quel tour de passe-passe les hauts fonctionnaires sont devenus si convaincus qu’hors Microsoft, point de salut.
      Simon Chartrand

    • D’ailleurs, mon commentaire est écrit en utilisant Ubuntu 10.04 et open office, les deux étant gratuits. Un bon éditeur d’images gratuit The Gimp. J’utilise la version 32 bits. J’utilise aussi XP pro en parallèle et je vais devoir quand même me procurer Windows 7 64 bits pour certaines fonctions spéciales. Tout dépend des besoins de chacun.
      E.V.Ross

    • C’est une excellente nouvelle.

      Premierement, la concurrence, ca fait du bien.

      Deuxiemement, les documents produits avec des logiciels libres vont pouvoir etre facilement lus aussi longtemps qu’on le voudra.

      Ce qui n’est pas le cas des logiciels fermes, encryptes, qui se forcent pour compliquer la lecture… Dans 100 ans, qui va encore avoir Word 2010 pour lire les archives du gouvernement ?
      Et vous allez rouler ca sur quel ordinateur ?
      David St-Onge

    • J’utilise Ubuntu sur mon ordinateur après que Vista m’est laissé tombé. Je ne connaissais rien de ce système d’exploitation, mais il était gratuit. Je l’ai essayé -pourquoi pas. J’ai été épaté.
      On retrouve Open Office, un substitut de MS Office; GIMP, un logiciel qui ressemble à Photoshop; et plein d’autres programmes qui valent l’effort d’essayer et de maîtriser.

      Mais l’inconvénient majeur qui empêche quiconque de faire le grand saut vers le logiciel libre est peut être ça : l’inconnu. On connait tous des gens qui paniquent quand ils sont catapultés hors de leur niveau de confort lorsqu’ils voient leur écran disparaître en raison d’un bogue. La plupart veulent que l’ordinateur fonctionne. Point. Le reste est trop compliqué.

      Or, Linux et les logiciels libres commencent à devenir facilement accessibles et leur utilisation est de plus en plus « mainsteam ». Et leur compatibilité s’améliore avec la participation d’un nombre de plus en plus grand d’utilisateurs qui font part de leurs observations. Les versions s’améliorent dans le bon sens, avec des corrections assez régulières.

      D’un point de vue économique, ça vaut la chandelle, surtout lorsque l’utilisateur moyen dans une entreprise ne fait que, dans la plupart des cas, taper des textes, écouter de la musique et envoyer des courriels. D’ailleurs, des spécialistes seront toujours présents pour leur venir en aide. Un petit prix à payer comparé au montant déboursé pour l’achat des programmes à grande échelle.

      Yoan St-Onge

    • Pourquoi toujours vouloir changer ce qui va bien présentement.
      Au lieu de changer les applications des usagés pour sauvez de l’argent, bien arrêter donc plutôt d’engager des cadres, directeurs, boss,…qui siphonne le cash du gouv par leurs primes, compte de dépense, voyages, restos, etc . Présentement il doit y avoir 2 cadres (cadres, professionnel..etc) pour chaque employés…ça aucun sens.

      Je suis sûr que le gouv va sauver encore plus d’argent.

      D. Jean

    • “Pourquoi toujours vouloir changer ce qui va bien présentement”? ( D. Jean).

      C’est une bonne question, mais ce n’est pas celle qui nous intéresse ici à mon avis. En effet, l’objectif est plutôt de se demander si on a considéré toutes les alternatives qui s’offrent à nous lorsque vient le temps de changer, ce moment étant souvent imposé par les fournisseurs en logiciel lorsqu’une nouvelle version est disponible. Il s’agit en fait d’une réflexion différente mais nécessaire, je crois, lorsqu’on considère que plusieurs gouvernements et organisations publiques à travers le monde utilisent déjà les logiciels libres avec succès.

      Josianne Marsan

    • Content de voir qu’il y a de plus en plus de gens qui tentent linux ;
      message aux différents départements gouvernementaux et commissions scolaires en charge de l’acquisition de logiciels, de systèmes d’exploitation et du matériel :

      au lieu d’”upgrader” vers windows et devoir payer les licences en plus du matériel toujours plus puissant parce que l’ancien n’est plus supporté, depuis sa création, linux demeure plus stable en terme d’utilisation du matériel, spécialement du vieux matériel.

      Gestionnaires, faites plaisir à la planète et à vos budgets ; les vieux 486, macs et pentium 1 qui dorment dans vos entrepôts et sous-sol d’école ne sont pas des déchets ; ils sont encore très aptes à remplir vos besoins en logiciels de bureautique (genre traitement de texte et tableur ; open office) ; pas assez d’ordis pour nos écoles et bibliothèques?, laissez moi en douter.
      Les gains d’utilisation du logiciel libre et de linux m’apparaissent énormes : réduction du cout d’achat et d’entreposage du matériel, conversion de couts de licence de microsoft tm pour un logiciel inadaptable en salaire de technicien/formateur linux qui adaptera le logiciel selon vos besoins les plus spécifiques (technicien/formateur que vous payez probablement déja), mot de passe nécessaire pour installation de logiciels par l’utilisateur, logiciels testés par la communauté (pas de virus / spyware)…

      Vivement plus de concurrence en informatique…
      Maintenant, j’aimerais bien entendre les arguments de ces gestionnaires qui pronent le maintient de l’o.s. windows ou du matériel mac ; ils semblent peu nombreux…

      Guillaume Blouin-Beaudoin
      moi je suis pc, et ça marche du tonnerre depuis que linux est dessus

    • Il est normal qu’un organisme, qui utilise les deniers publiques, doivent chercher les solutions les moins dispendieuses.

      J’ai suivi les procès de la RRQ et c,était incroyable comment les administrateurs ne semblaient pas préoccuper par le prix, leurs idées était faite et ils ne voulaient absolument pas changer… C’est ens là sont dangeureux pour nos services publiques et j’espère qu’ils ne sont plus en poste ou du moins ne prennent plus de décisions monétaires car c’est manifestement pas leurs domaines…

      Cependant, je suis pas non plus pour l’obligation d’utiliser les logiciels libres dans la fonction poublique. Il faut quand même réaliser que les différences entre OpenOffice et MS Office sotn quand même énorme, assez que les utilisateurs auront de besoin de formation. Et en fin de compte, dans certains cas, il se peut que ça coûte plus chers…

      Bref, la solution fonctionnel la moins dispendieuse doit toujours être choisie, libre ou non.

      Étienne Rodrigue

    • Désolé, mais quand on utilise beaucoup de formules avancées dans Excel, OpenOffice ne tient pas la route. Alors on se retrouve avec des difficultés dans les équipes financières dans les entreprises.
      Mes enfants ont été exposés à OpenOffice et à MS Office. Quand ils font leurs travaux ils vont automatiquement vers MS Word. Quand ils tchates, ils ragent contre les outils sur la plateforme Linux et préfèrent de loin MSN Messenger.
      Pourtant ils sont jeunes, sont ouverts aux technos. Ils n’ont pas derrière eux une longue histoire d’utilisation de mêmes technologies, donc une résistance aux changements. Dernièrement ils m’ont demandé de les débarrasser de Linux pour installer Windows sur le PC.

      De mon côté, je préfère de loin les outils Windows. Pour avoir passer 10 jours pour réussir à faire fonctionner une carte réseau sans fil sur Linux parce que les drivers étaient inexistants alors que la même carte a fonctionné en moins d’une minute sous Windows… mon temps est trop précieux pour le gaspiller à tenter de faire marcher ma panoplie d’outils externes (par exemple, mon stylo numérique).

      En entreprise j’ai vu des ingénieurs passés des dizaines de jours à tenter de configurer leurs postes de travail Linux… pendant ce temps le projet prenait de retard, ce qui a un impact important suir les finances d’une entreprise. Pourtant les autres ingénieurs qui utilisaient Windows étaient opérationnels en moins de quelques heures de configuration de leurs outils.

      On s’arrête souvent sur l’aspect “gratuit” en terme de coûts d’achat, mais on sous-estime grandement les aspects de configurations qui viennent avec Linux. Et je pourrais discourir sur encore sur tout ce qui touche la gestion centralisée d’un parc de plusieurs milliers d’ordinateurs…

      G. Lacasse

    • Enfin! Les gens commencent à s’ouvrir les yeux.

      Il faut garder en tête que le lobbying des grands du logiciel propriétaire (Microsoft et Oracle entre autres) est très fort. Souvent la décision d’utiliser le logiciel propriétaire nait d’un besoin de sécurité pour les têtes dirigeantes : effectivement, ces grandes corporations offrent des services de soutien à l’usager qui sont, il faut l’avouer, bien rodés la plupart du temps, ce qui facilite la résolution de problèmes.

      Or, avec le logiciel libre, les organisations doivent se responsabiliser et développer elles-mêmes leur propre expertise afin de maintenir leur infrastructure informatique.

      La différence tient du fait que le logiciel propriétaire demande des dépenses récurrentes en licences ET en personnel. Le logiciel libre coûtera cher dans les premiers temps, mais une fois l’expertise acquise, les coûts récurrents sont de loin moindres. Il est aussi important de noter que de plus en plus d’entreprises comme Savoir Faire Linux peuvent maintenant accompagner des organisations au passage au logiciel libre.

      Dans certains pays, au niveau des services public, pour faire l’acquisition d’un nouveau logiciel propriétaire, on doit démontrer qu’il n’existe pas d’équivalent libre qui correspond au besoin.

      Il semble qu’ici, ça soit encore le contraire… Mais cette ère achève… Enfin!

      Hugo Ouellet

    • Finalement!!!

      Je peux comprendre pourquoi qu’il est impossible d’acheter autre chose que MS Office mais l’attitude de gouvernement sur ce dossier me pue au nez.

      J’ai travaillé longtemps pour une commission scolaire. L’attitude des haut placés est que si ça ne coute pas cher, ce n’est pas bon.

      Pensez seulement aux ordinateurs destinés aux élèves. Pourquoi paie-t-on des licences, aussi gros soit le rabais, quand on peut télécharger OpenOffice gratuitement? Ce dernier est quasi identique à MS Office, surtout pour les fonctionnalités utilisées par des élèves du primaire et du secondaire, et il GRATUIT!!!!

      A-t-on tellement d’argent dans les commissions scolaire qu’on peut se permettre de payer pour des MILLIERS de licences de MS Office inutilement?

      La réponse est, de toute évidence, non.

      (oops, oublié de signer)

      Mark Giguere
      Gatineau

    • Je crois que l’idée première de l’utilisation de logiciels libres est son adaptabilité et son évolution simple et rapide.

      Un écosystème sous Linux est beaucoup plus évolutif et adaptable que n’importe quel autre système. Plusieurs grands dans le monde l’ont compris. Pour avoir une idée de qui utilise Linux, voici une liste non exhaustive: http://www.aaxnet.com/design/linux2.html

      S’il y a une organisation qui valorise la stabilité et la sécurité de leurs systèmes informatique, c’est bien la US Army. Et ce qu’ils pensent de Linux? “Evidence shows that Linux is more stable”

      C’est sur que la transition d’un système à un autre est toujours un peu problématique et occasionne des coûts supplémentaires. Mais “in the long run” Linux a, et aura toujours, l’avantage sur Windows.

      Suite a un bris de ma carte maîtresse de mon ordi, j’ai du la changer. Sur mon disque dur je “dual boot” avec Linux Ubuntu et Windows XP. J’ai un vieil ordi de plus de 6 ans, un Celeron 2.4Ghz.
      Après le changement de la carte maîtresse (un modèle différent de ma vieille carte), j’ai perdu accès à Windows XP, il refuse de partir avec le fameux BSOD. Linux lui? Ça ne lui a pas fait un pli sur la différence. Il est parti comme si rien n’avait changé. Preuve irréfutable de la stabilité et de l’adaptabilité de Linux.

      Imaginez maintenant ce scénario dans une entreprise, ou un département gouvernemental, avec plus de 1000 postes. Les bris de matériels sont courants, sinon fréquents. Maintenant, pour ceux qui l’ont déjà expérimenter, calculer le temps de réinstallation de Windows sur les postes qui ont dû faire un changement majeur de leur matériel. Les coûts supplémentaires initiaux du changement vers Linux viennent juste d’être absorbés, “drète-là”.

      Non, vraiment, il n’y a aucune façon de calculer les coûts qui n’avantage pas l’implémentation de Linux à la grandeur d’une organisation, sauf peut-être une vision à très court terme. Et malheureusement, c’est ce que notre gouvernement nous offre.

      Yves Chaput

    • J’adore Linux et le monde Open Source. Toutefois, j’y vois quelques inconvénients:

      1) La plupart des utilisateurs normaux, c’est à dire les employés de bureau, sont des gens qui ont été exposés et formés à la plateforme Microsoft depuis plusieurs années. Faire une transition à un nouvel environnement complet implique des coûts énormes de formation supplémentaire. Ceci est sans parler de la compatibilité COMPLÈTE de certains logiciel lors d’échange commerciaux avec d’autres entreprises.

      2) Les nouveaux employés de bureau sont usuellement formés à utiliser la plateforme Microsoft. Il est illusoir de penser qu’ils sauront parfaitement naviguer dans la saveur XYZ de Linux et de la suite de bureautique offerte.

      3) Microsoft fournit aussi un bon support aux entreprises 24/7 rapide et efficace, et ce pour de longues années.

      4) Autre aspect: dans beaucoup d’entreprises, il ne s’agit pas juste d’une collection de petit PCs, mais bien d’une architecture d’entreprise où des logiciels intégrés gèrent un parc complet de ressources (Remote assistance, VPNs, sécurité répondant aux normes gouvernementales, etc.). Les solutions Linux sont mal adaptées à certains de ces contextes.

      Comparer le coût des logiciels d’un PC linux par rapport à celui d’un PC Windows c’est choisir d’ignorer beaucoup de coûts supplémentaires et se contenter d’une solution de remplacement partielle.

      Sébastien Blais

    • Concernant OpenOffice, il ne faut pas oublié que c’est une propriété de Sun Microsystem qui a été acheté par Oracle Dernièrement.

      Sun a mis beaucoup d’effort dans le logiciel libre et était leader à plusieurs niveau: OpenOffice, OpenSolaris, Virtualbox, MySQL, etc..

      Cependant, Oracle n’est pas autant partisan du logiciel libre que Sun l’était. Il y a des bonne chances que ces logiciels voit leur développement ralentit ou arrêter. Vu qu’ils sont opensource, il pourra y avoir des Fork (reprise du code pour un autre logiciel) mais Sun donnait beaucoup de ressources à ces logiciel.

      On pourrais croire que les logiciels sources sont développer par des programmeurs bénévoles, mais bon, ce n’est pas tout a fait le cas. Même un programmeur doit se nourrir. La grande majorité du code provient de salarié de différente compagnie. La contribution de gens purement bénévole n’est que minoritaire.

      Donc, migrer vers OpenOffice peux être risquer puisqu’il y a des bonnes chances que le logiciel stagne à l’avenir puisque qu’Oracle n’a pas l’intention de faire de cadeau.

      C’est une très mauvaise nouvelle pour le monde de l’open source. Sun, un des plus grand collaborateur s’est fait acheter par un des pire ennemi de l’open source.

      David Bourque

    • Bonjour Mme Krol

      Ça fait du bien de lire votre éditorial d’aujourd’hui. Que les “logiciels libres” soient une option à considérer par les administrations publiques a enfin trouvé le chemin des médias grand public à défaut d’avoir encore atteint les décideurs…

      Je tiens cependant à souligner qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de coût d’acquisition des logiciels: les coûts d’opération sur le long terme sont aussi à considérer de même que celui de la transition de “logiciels propriétaires et fermés” à celui des “logiciels libres et ouverts”.

      Mais, même en tenant compte de ces coûts, il semble bien que des économies substancielles sont possibles.

      Un exemple d’une implantation à succès d’Ubuntu Linux est celle de la Gendarmerie française. Voir par exemple: Les gendarmes français sous Ubuntu http://ubuntu-party.org/france-gendarmerie-nationale Même chose pour l’Assemblée Nationale en France…

      Cependant les avantages d’une telle technologie ne sont pas seulement financiers: elle permet aussi la transparence, la sécurité et la confidentialité des systèmes de traitement de l’information.

      Bonne journée. :)


      Claude LaFrenière
      http://www.google.com/profiles/climenole

    • Je suis partagé sur cette question…

      Premièrement, ça ne peut être que bénéfique pour les contribuables que les organismes publiques se rendent compte qu’il existe autre chose que les produits Microsoft et la firme CGI. La compétition c’est bon pour ceux qui payent.

      Cependant, il faut savoir voir plus loin que le coût des licences quand on évalue un produit. Les logiciels de traitement de texte sont certainement les logiciels les plus utilisés dans les bureaux et pour une organisation aussi gargantuesque que le gouvernement, les frais de formation et de migration pourraient êtres énormes. Des projets dont les coûts explosent parce qu’on a mal ciblés les besoins et qu’on s’est embarqués avec des technologies qui ne convenaient pas, j’en ai vu plus d’un depuis que je suis dans l’industrie.

      Aussi, si je reprends cette partie de votre texte:

      “Ils accordent ainsi aux utilisateurs le droit d’étudier, adapter, modifier, reproduire ou distribuer le logiciel”

      Vous êtes certaine de vouloir que la fonction publique se mette à faire ça? Ce n’est pas comme si son historique en termes de technologie est particulièrement glorieux…

      Aussi, juste pour clarifier certaines choses, je voudrais mentionner que le logiciel libre n’est pas indissociable du système Linux. En fait, Linux n’est lui-même qu’un logiciel libre parmi d’autres. Je travail avec des logiciels libres à tous les jours mais pourtant mon poste de travail roule sur Windows.
      Il en va de même pour les formats standards et ouverts. Ce n’est pas parce qu’on utilise un logiciel propriétaire qu’on ne peut pas produire du data dans un format ouvert. PDF est un exemple de standard ouvert qu’on utilise presque tous les jours.

      Finalement, ne faisons pas l’erreur d’aller associer le logiciel libre avec des valeurs sociales d’égalités et de partage ou autre chose du genre. Il ne s’agit ici que d’une méthode différente de développer des logiciels et faire de la business.

      Serge Bélanger

    • @ttc1

      Quand il y a plkusieurs PC à gérer, des images des systèmes d’exploitation sont créées, autant pour Linux que pour Windows. Remettre une image sur un disque dur ne prend pas plus de 10 à 15 minutes.

      Aussi, advenant des bris majeurs de postes de travail, les utilisateurs se font remplacer leur PC rapidement afin d’être opérationnel le plus vite possible. Le poste défectueux prend la direction de l’atelier pour être réparé, reconfiguré, remis en service. Le poste défectueux peut aisément être pris en charge par le technicien qui peut faire d’autres tâches pendant la réinstallation de l’image et des logiciels sur le poste de travail.

      Les entreprises supportant des milliers de PC ont des mécanismes évolués et centralisés pour faire la gestion du parc informatique. Il ne font pas la gestion des PCs un à un comme à la maison.

      G. Lacasse

    • Ouais les enveloppes brunes vont se faire plus rare pour les cadres des sociétés d’états….

    • Oups!
      Signé F. Blitz

    • Ouvrir le sujet de l’informatique : Performance vs Capitalisme, c’est comme ouvrir une boîte de Pandore.

      Pourquoi les jeux ne sont pas mieux programmé, pourquoi intel, hp, Dell voudraient qu’on change d’ordinateur aux 6 mois, pourquoi les codes des jeux sont si lourds. Pourquoi microsoft sort XP,Vista,7 en dedant de 7 ans(pour pas gros différence d’utilité et presque zéro retro-compatibilité) Pourquoi les nouveaux Office sont toujours plus lent(sur une machine à 2000$) que la version précédente??!! Qui est pourtant presque la même affaire!

      J’aime me faire fourrer par les fabriquant d’ordinateur et les logiciels, ou est-ce que je pourrais donc flasher mon cash si ils ne me forceraient pas de changer au 2 ans??!!!
      Patrick McMullen

    • Utilisateur, administrateur et consultant Linux depuis 1993, je comprends que certains ont connu des mésaventures avec Linux, toutefois, votre expérience personnelle souvent très limitée n’est pas applicable en entreprise. Dans une entreprise, il y a du personnel spécialisé pour s’occuper des plateformes informatiques, qui sont elles-mêmes normalisées, etc. La solution Linux est tout à fait viable en entreprise aujourd’hui. L’appellation Open Office pour désigner la suite bureautique dont il est question ici devrait plutôt être OpenOffice.org ou Oog, OpenOffice désigne un autre produit et est une marque déposée.

      Les administrations publiques devraient systématiquement considérer les logiciels libres avant toute autre solution pour la simple et bonne raison que ce sont des deniers publics qui sont dépensés et que les logiciels libres sont des logiciels dont la propriété intellectuelle est publique. Il serait donc tout à fait normal que la portion d’impôts que chaque contribuable paie et qui sert à financer une platforme informatique est ses outils logiciels retourne quelque chose à la communauté. Financer le logiciel libre par des acquisitions et l’embauche de consultants ou employés réguliers dédiés à ces logiciels que l’ont peu adapter exactement aux besoins de l’administration publique permet d’améliorer un bien public accessible à tous. Philosophiquement parlant et éthiquement parlant, les deniers publics devraient favoriser le bien public plutôt que l’entreprise privée. On se calme, je ne suis pas non plus en train de dire que l’entreprise privée est une grosse méchante chose, mais je suis simplement à dire que le réflexe premier des administrateurs du bien public devrait être complètement à l’opposé de ce qui a été observé dans le cas de la RRQ et de la STM.

      Pour ceux qui s’inquiètent, l’administration publique Française fait un grand usage des logiciels libres, de même que plusieurs autres administrations publiques européenes incluant des polices nationales.

    • Oups, signature: D.C. Savard

    • @ouate_de_phoque,

      vos enfants sont comme tous les enfants, des moutons. Les miens ont le même réflexe parce qu’ils veulent utiliser exactement la même bébelle que leurs amis autrement ils ont l’impression d’être des nerds ou out. C’est loin d’être un argument pour discréditer le logiciel libre. De plus, ils ignorent probablement comme vous qu’il existe des solutions Linux de messagerie instantanée qui permettent de regrouper sous une seule application toutes les messageries connues: Yahoo Messenger, Google Talk, MSN, AOL Messenger, etc… Bien plus pratique que MSN qui ne parle qu’à MSN parce que Microsoft ne peut que promouvoir ses propres produits et désir conserver captifs de ses applications et serveurs ses clients.

      D.C. Savard

    • c’est ben beau économiser… mais faut pas juste le faire à court terme !

      la majorité des gens ne le savent pas, mais la très grosse majorité des techniciens informatique ne connaissent pas Linux et ne veulent pas l’apprendre.

      c’est un monde sans standard, où on en perd son latin très rapidement.

      Je connais une entreprise dont les Windows ( serveur aussi ) ont été remplacé par Linux et OpenOffice… résultat : tout va pour le pire dans le pire des mondes ! les pilotes conçus pour Linux ne fonctionnent pas à 100% des besoins des utilisateurs comme les originaux le fesaient…
      Ils devront payer le gros prix pour faire venir un spécialiste Linux pour régler les bobos apparus depuis leur migration…

      Y a combien de version de Linux ? et ils ont tous des différences… ouff !

      A long terme, c’est encore les contribuable qui paieront plus cher car le prix pour l’entretien d’un gros réseau Linux est BEAUCOUP plus élevé qu’un réseau “standard” Windows.

      Ben Langevin

    • @ouate_de_phoque

      Effectivement, dans les grandes entreprises et gouvernements, le parc informatique est tellement gros qu’ils n’ont pas le choix d’y aller avec des images de systèmes pour facilité l’installation d’un nouveau PC. Par contre, ça les obligent à toujours avoir exactement la même configuration matérielle. Donc toujours faire affaire avec le même fabriquant matériel comme avec le même fournisseur des licences logicielles.

      L’avantage Linux ici est sa souplesse envers les différentes configurations matérielles.

      Par contre, son désavantage est lorsque les logiciels requis ne sont disponibles que sous Windows, comme plusieurs CAD et autres programmes graphiques. Et aussi MS Office pour ceux qui utilisent les options les plus avancées de Word et Exel. Les utilisateurs sont tellement habitués à utiliser ces fonctions, ou programmes, qu’ils sont peu ou pas du tout enclins à changer. Compréhensible mais pas impossible.

      En fait, la seule raison qui peut être évoquée contre Linux est la résistance au changement. De ce que j’ai pu lire ou entendre, il n’y a rien sous Windows qui est infaisable sous Linux.

    • Oups… oublier la signature de mon précédent message.

      Yves Chaput

    • @qccomment,

      vos affirmations sont tout à fait gratuites. Je connais plusieurs entreprises québécoises utilisant plusieurs serveurs Linux sans problème et contrairement à ce que vous dites, la plupart des logiciels ouverts suivent les normes quand elles existent à contrario de Microsoft qui décide qu’elle est la norme. A preuve, tout ce que Microsoft a fait pour dévier de la norme édictée par la W3C en matière de présentation Web afin de forcer les entreprises à se doter de serveurs Microsoft et rendre les pages incompatibles avec des fureteurs autres que Internet Explorer. Et l’entretien d’un réseau Linux est en fait moins dispendieux que l’entretien d’un réseau Windows.

      Il n’y a pas non plus plusieurs versions de Linux, il n’y a qu’un seul noyau et plusieurs distributions qui sont simplement des façons différentes d’offrir Linux. Vous jouez à fond la carte classique de Microsoft envers Linux: FUD (Fear, Uncertainity and Doubt).

      D.C. Savard

    • Rien contre le logiciel libre, au contraire, mais qu’on se le dise… OpenOffice, c’est pas exactement ça encore!

      Ce sera bien rigolo quand nos débrouillards fonctionnaires se heurteront à quelques incompatibilités, impossibilités d’afficher tel ou tel fichier comme il se doit parce qu’OpenOffice ne l’interprète pas correctement, etc. ;)

      Un suite de logiciels aussi complexes qu’une suite bureautique demande des années de paufinement… OpenOffice et cie n’arrivent pas encore à la cheville de Microsoft Office

      Tristan Morelli

    • Au fait, petite précision. N’y voyez pas une charge contre le libre de ma part. Je travaille sur du Linux à longueur d’années, puisque nos besoins spécifiques requièrent de rouler sous cet OS.

      Là où j’ai mes doutes, c’est sur la partie “bureautique” des alternatives offertes sous ce système. Comme je le mentionnais, OpenOffice est bien, mais en autant que l’on reste dans les formats supportés, ou que l’on utilise des fichiers Word, Excel et cie. pas trop complexes (tableaux, etc.)

      La réalité étant ce qu’elle est, inutile de dire que les gens sont pour la plupart sous MS Office… vous comprenez où je veux en venir!

      Tristan Morelli

    • Je partage la perception de Sébastien Blais puisqu’il aborde la question sous l’angle de l’infrastructure. En effet, le Libre au gouvernement ne peut se résumer à OpenOffice ou à Linux…

      Je crois que la majorité des utilisateurs sont loin d’être des “powerusers”. Il reste un groupe qui fait un usage plus poussé de l’ordi avec les fonctions avancées de Word/Excel et surtout Visio. La plupart des utilisateurs ont appris l’informatique sur le tas et ne connaissent que l’approche Microsoft. Leur connaissance de l’informatique est trop limitée pour aborder une migration sereinement.

      Parler du Libre au gouvernement nécessiterait de regrouper les arguments sous 3 thèmes:

      - remplacement d’Exchange et autres serveurs par des solutions libres
      (peu de gens s’y connaissent)

      - remplacement des postes de travail simples par des solutions libres
      (ce qu’on lit ici en ce moment et ce n’est que la pointe du iceberg)

      - gestion des postes de travail avancés sous windows
      (ce qu’il faut admettre)

      Par ailleurs, la question des formats (peu de gens s’y connaissent) est cruciale et constitue une des principales étapes du processus. Aussi, le contrôle de ces formats par une multinationale étrangère ne doit pas être banalisé.

      Le dossier des achats de licences Office est un faux débat. Une cible permettant de sensibiliser le public à une réalité importante: il existe une alternative économiquement intéressante, stimulante pour l’économie québécoise et conforme aux exigences de pérennité.

      Il faut enjoindre les élus à endosser le Pacte du Libre, à lancer des études concrètes d’implantation de solutions libres dans l’infrastructure. Cela ne sera pas visible par le public. Mais ce sera néanmoins une des premières étapes à franchir.

      Sophie Romano

    • Petite précision à ceux qui sortent les gros canons pour discréditer l’alternative Linux, que je sache OpenOffice.org roule sous Windows. En conséquence, il n’est nullement requis dans les dossiers concernés de convertir la plateforme de base des utilisateurs finaux à Linux.

      Et concernant l’incompatibiité des formats de fichiers, et bien, de la suite Office de Microsoft, exportez vos documents dans des formats neutres tout simplement. Ah! Vous dites que les fonctionnalités de Word, Excel et autres à cet égard sont minimales? À qui la faute? Et pour quelle raison croyez-vous? Microsoft s’acharne à modifier ses formats d’une version à l’autre pour la rendre maximalement incompatible avec le reste de l’univers. Il serait temps d’arrêter d’agir en chiens de Pavlov devant Paul Allen et de dire à Microsoft que sa suite bureautique se doit d’adhérer strictement aux formats normalisés hein? Qui disait que Linux ne suivait pas de normes? Ici encore, c’est Microsoft qui fout la merde avec son format propriétaire pour éviter l’érosion de sa base de consommateurs pour le bénéfice de qui croyez-vous? De l’utilisateur ou bien de Microsoft?

      Qu’une entreprise privée fasse se quelle veut, je m’en tape. Mais là, il s’agit de mon gouvernement et de mes impôts. Et je répète, le gouvernement peut maximiser l’utilisation de mes impôts en adoptant les logiciels libres parce qu’ainsi il retourne quelque chose à la communauté. Nous en avons plus pour notre argent en tant que contribuables et pas seulement parce que le coût du logiciel est moindre, parce qu’il y a le bénéfice de financer le développement libre et que la propriété intellectuelle du libre est à tous. Au lieu d’engraisser des gras durs qui utilisent l’argent que nous leur donnons pour développer des méthodes pour nous rendre encore plus captifs d’eux dans le but de nous extirper encore plus de dollars et qui au final n’adoptent pas du tout les orientations de développement que pourraient souhaiter les usagers.

      Au fait, quel pourcentage des fonctions de Word l’utilisateur moyen fait-il usage? 1%? 5%? 10%?

      D. C. Savard

    • Ils ont de la difficulté à utiliser Excel avancé n’allez pas leur donner le code source. Qu’on leur laisse ça simple et basic. Car si on commence à faire dans les fonctions spéciales sur mesure, ils vont peut-être se mettre à aimer ça et se mettre à travailler ce qu’il ne faut surtout pas. C’est nécessairement l’administré qui va en faire les frais.

      simonpicotte

      simonpicotte

    • @DC Savard

      Mes enfants ne sont pas des moutons. Ils ont expérimenté les deux et fait leurs choix. Comme 99,9% de leurs amis sont sur MSN, c’est beaucoup mieux pour eux de parler de MSN à MSN. Oui ils ont essayé des plateformes de tchate qui permettent d’utiliser diverses messageries. Ces logiciels ne sont pas juste sur système Linux, nous en utilisons aussi sur Windows.

      De mon côté j’ai 30 ans d’expérience dans le domaine informatique dont 5 ans en développement de méga-logiciels sur les plateformes UNIX. J’ai administré divers types de systèmes UNIX; dirigé des équipes informatiques dans des PMEs et dans de grandes entreprises.

      Les logiciels libres ne sont pas la panacée, la réponse à tous les besoins. Dans certaines entreprises ils peuvent bien combler les besoins. Dans d’autres, pour en avoir fait l’étude, ils ne tiennent pas la route.

      Je suis d’accord à ce que le gouvernement fasse une étude sérieuse des diverses solutions sur le marché. Mais comme je dis toujours, ce n’est pas parce que c’est gratuit que cela rencontre les besoins. Je suis de ceux qui croient que toutes les solutions méritent d’être évaluées. Le prix n’est qu’un des éléments dans la prise de décision et non pas le seul élément. Quand vous mentionnez que le Gouvernement sauverait votre argent d’impôts en optant pour le logiciel libre, c’est que vous regardez un seul élément de l’équation, soit le prix d’acquisition.

      Prendriez-vous un contracteur juste parce qu’il vous dit qu’il est gratuit? Vous voudriez vérifier qu’il peut rencontrer vos besoins, vos critères, selon le contexte dans lequel vous ferez cette construction. Vous feriez une études comparative qui va au-delà du seul prix.

      G. Lacasse

    • @ouate_de_phoque,

      sauf votre respect, quand vous dites que vos enfants ne sont pas des moutons et qu’ayant expérimenté les deux ils optent pour MSN sous Windows parce que 99,9% de leurs amis sont sur MSN. Vous dites une chose et son contraire et en bout de ligne vous ne faites que confirmer que le choix de vos enfants n’est dicté que par leurs amis.

      Maintenant, pour le reste de votre argumentation plutôt embrouillée. D’une part, personne n’a parlé de panacée. La question de la gratuité n’est pas un argument de vente ni d’achat ici. Nous parlons de logiciels libres de droits et des avantages d’avoir accès à des logiciels libres de droits pour l’Etat et la raison pour laquelle c’est bénéfique pour la société en général (la communauté). Je ne parle pas de sauver de l’argent des impôts, je parle d’allouer cet argent à des logiciels qui retournent à la communauté et qui bénéficient donc à toute la communauté. Ce n’est pas du tout une question de prix. Vous n’avez rien compris de mon argumentation si vous croyez qu’il est basé sur la gratuité. D’ailleurs, aucun contracteur n’exécuterait un contrat gratuitement. Relisez mon propos avec attention, nulle part je parle du prix comme argument.

      D.C. Savard

    • @DC Savard

      Mes enfants n’ont pas choisi MSN uniquement pour être comme leurs amis. C’est une question de fonctions non disponibles ou bogguées dans les autres logiciels. L’objectif est de passer du temps agréable à échanger avec ses amis, pas à débogguer des logiciels ou chercher d’autres logiciels. Tant mieux s’il y a des gens qui aiment ces défis.

      En passant, il ne faut pas oublier les poursuites judiciaires qui sont en cours contre les logiciels dits libres. Plusieurs éléments de code propriétaire ont été détournés par des employés de certaines sociétés vers le logiciel libre. Il y a possiblement de mauvaises surprises à l’horizon.

      G. Lacasse

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