Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
  • Lire la suite »

    Vendredi 24 septembre 2010 | Mise en ligne à 16h58 | Commenter Commentaires (93)

    Portrait intime de nos anglos

    Photo David Boily, La Presse

    Photo David Boily, La Presse

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    Statistique Canada a publié jeudi dernier un portrait détaillé, fondé notamment sur le dernier recensement, de la minorité anglophone du Québec. Il en ressort une image beaucoup plus nuancée que celle que se font de cette communauté la plupart des francophones. On y constate que les anglo-Québécois sont en grande majorité bilingues, envoient en grand nombre leurs enfants à l’école primaire française ou en immersion, parlent très souvent français lorsqu’ils sont dans des commerces ou des établissements institutionnels. Tout en étant très attachés à leur langue, les anglophones d’ici semblent fort bien intégrés au Québec français des années post-loi 101.

    «Nos» anglophones sont cependant inquiets pour l’avenir de leur communauté. Bon nombre d’entre eux estiment que la présence de l’anglais a diminué depuis dix ans dans la municipalité qu’ils habitent et s’attendent à ce que cette tendance se maintienne. Les autres données de l’étude ne semblent pas justifier cette inquiétude: la grande majorité des anglophones vivent dans des villes où l’anglais est omniprésent, s’informent à l’aide de médias de langue anglaise, travaillent en anglais (de même qu’en français, souvent), se font soigner en anglais, etc.

    En vrac, quelques statistiques intéressantes:

    - Malgré tout ce qu’on entend sur la menace pesant sur le français, il n’y a péril en la demeure. Depuis 1971, le pourcentage d’anglophones au Québec est passé de 15,9% à 11,9%, tandis que le pourcentage de francophones a grimpé de 81,9% à 84,2%.

    - Au cours des quatre dernières décennies, la proportion d’enfants vivant dans des familles où l’un des parents est anglophone et l’autre francophone a presque doublé, atteignant 45%. Or, dans ces familles, c’est le plus souvent la langue française qui est transmise aux enfants comme langue maternelle.

    - Bien que la proportion reste petite (10,6%), de plus en plus d’anglophones de langue maternelle parlent aujourd’hui le français à la maison. C’est ce qu’on appelle un transfert linguistique, dans ces cas-là en faveur du français. À l’opposé, à peine 1% de Québécois dont le français est la langue maternelle ont adopté l’anglais comme langue d’usage.

    - De 1971 à 2006, le nombre de Québécois parlant anglais à la maison a chuté de 100 000; durant la même période, le nombre de Québécois parlant français à la maison a grimpé de 1 215 000 .

    - des personnes ayant immigré au Québec avant 1961 qui ont effectué un transfert linguistique, 74% ont choisi l’anglais. Toutefois, les immigrants les plus récents qui ont effectué un transfert linguistique ont très majoritairement choisi le français. La Charte de la langue française a porté fruit.

    - 69,8% des anglo-Québécois estiment être en mesure de tenir une conversation en français, tandis que seulement 36% des francophones disent pouvoir faire la même chose en anglais. Ce faible taux de bilinguisme des Québécois francophones vient appuyer l’avertissement lancé par l’ancien président de la Société des alcools et de Loto-Québec, Gaétan Frigon. Dans un texte publié samedi dans La Presse, M. Frigon écrit: «Que l’on soit d’accord ou pas, nos jeunes seront éventuellement perdants s’ils ne maitrisent pas l’anglais tout simplement parce que les jeunes d’ailleurs, eux, vont le maîtriser. Il va falloir qu’en tant que peuple, nous soyons assez matures pour mettre de coté l’anglais symbole de la domination britannique et adopter l’anglais devenu par la force des choses la seule langue internationale. (…)  Sinon, on deviendra tout simplement un ghetto francophone sans avenir.»

    - Autre motif d’inquiétude pour les Québécois de langue française: la proportion de jeunes adultes anglophones détenant un diplôme universitaire reste plus élevée que celle des jeunes francophones (38% contre 26%).

    Les anglophones du Québec ont beaucoup oeuvré, au cours des dernières décennies, pour s’intégrer au Québec français moderne. Il n’est pas certain que nous, les Québécois francophones, ayons fait notre bout de chemin pour mieux comprendre les anglophones de chez nous, et pour s’en faire des alliés plutôt que des adversaires, héritiers de Wolfe et de Durham.


    • Bah! Nos anglos ne font plus partie de nos préoccupations depuis une bonne vingtaine d’années. Ce sont les immigrants musulmans qui sont devenus les gros méchants loups qui bouffent du pure-laine au p’tit-dej.

      Robert Giroux

    • M. Pratte présente un éditorial fort intéressant qui me force à me poser la question: pourquoi faisons-nous un si grand tappage sur la question linguistique quand nous sommes déjà à 89% francophones? Quand est-ce que nous formerons une assz grande majorité pour cesser de vivre dans la crainte et la xénophobie qu’elle entraîne? 90%? 92,46%? 95%? Peut-être devrions-nous déveloper une nouvelle obsession “nationale”? J’en propose une sur l’assainissement des finances publiques!

      Paul Gendron

    • M. Pratte, comme souvent, vous ne présentez qu’un seul côté de la médaille et vous usez d’arguments téléguidés pour tracer des liens douteux entre les anglophones québécois et la question de la défense du français.

      Vous donnez des stats depuis 1971, mais le portrait linguistique et ethnique actuel du Québec n’a rien à avoir avec le contexte d’avant 1990-2000.

      Je ne suis pas sûr qu’on obtiendrait les mêmes variations si on étudiait les 10 dernières années, alors que le rattrapage de la loi 101 est terminé et qu’on aborde les vrais défis pour le français.

      La langue française n’est absolument pas menacée par les anglophones de naissance qui vivent au Québec. Le défi, c’est l’intégration francophone des immigrants allophones et le portrait de l’immigration est beaucoup plus parlant que celui de la minorité anglophone pour analyser l’avenir du français au Québec.

      Par ailleurs, vous dites: il n’y a pas péril en la demeure. Doit-on attendre que le français soit réellement menacé pour prendre les moyens de protéger cette culture?

      pas de péril? Et si ces chiffres concernaient l’économie ou la criminalité et non la langue, je ne suis pas certain que les éditorialistes comme vous diraient la même chose.

      P. Beauchamp

    • Je veux bien croire que l,anglais soit la langue internationale des affaires,mais combien de Québécois ont envie de devenir des hommes d’affaire.
      Et sachant que le capitalisme est sur sont déclin pensez vous que se soit utile pour un jeune de vouloir accéder au monde des ”affaires”
      C’est l,écoeurantite de ce monde que les jeunes décrocheurs que je fréquente ont,ils n’en veulent pas de ce monde de l,économie dominante ce qu’ils veulent c’est de l’humanité et du partage simplement dans un monde plus vert.
      Gilles Ménard

    • Il n’y a que vous, M. Pratte, pour écrire de telles choses.

      Mais bon…allons-y.

      Allez-vous vraiment ne vous baser que sur des statistiques pour dresser un portrait des communautés anglophones du Québec? combien d’anglo-québécois connaissez-vous personnellement? en côtoyez-vous quotidiennement? Moi oui.

      J’ai également évolué dans le réseau scolaire anglo-québécois pendant cinq ans et trois ans au sein d’une communauté anglophone en région. Je compte parmi mes amis proches des anglo-québécois de Montréal, de Québec et d’autres villes québécoises, et ce, depuis l’adolescence. À mon humble avis, dire que la grande majorité des anglo-québécois sont bilingues est une aberration. La plupart sont en mesure parler le français de la rue, donc le français québécois familier, criblé d’anglicismes…mais la grande majorité ne pourrait survivre dans une université francophone. Donc, oui, la grande majorité peuvent se débrouiller en français dans leur vie de tous les jours…mais de là à dire qu’ils sont bilingues. Non, je regrette.

      Cela dit, c’est un peuple pour lequel j’ai énormément de respect; je connais bien leur histoire, leur culture et suis conscient de toutes leurs contributions à la société québécoise. Mais arrêtons de rêver…même les jeunes anglophones se foutent complètement du français, au même titre que leurs parents; les programmes de français /d’immersion française dans les écoles publiques anglophones sont de piètre qualité et les jeunes n’apprennent pratiquement rien – au même titre que les programmes d’anglais langue seconde dans les écoles publiques francophones.

      D’accord en ce qui concerne le transfert linguistique; par contre, les 68% qui *estiment* (les gens ont toujours tendance à surestimer leurs compétences linguistiques) être en mesure de tenir une conversation en français devrait logiquement être dans les 90%. Et de toute façon, M. Pratte, ce ne sont pas les anglo-québécois qui représentent une menace pour le français au Québec, mais bien le fait que le Québec soit entouré par plus de 400 millions d’anglo-saxons dans un contexte nord-américain. Le français au Québec est donc précaire de par sa situation géolinguistique.

      Une leçon de sociolinguistique vous ferait le plus grand bien.

      Bruno Falardeau.

    • Toujours aussi de mauvaise foi quand on aborde la question, monsieur Pratte. À vous lire, les anglophones du Québec sont une pauvre minorité menacée qui se francise à vue d’oeil. J’en reviens tout simplement pas que l’on puisse défendre un tel point de vue, surtout quand on vit à Montréal… J’ai travaillé jusqu’en 2007 dans le West-Island et les anglos qui supposément utilisent le français en public, j’en ai pas vu beaucoup… Des anglos qui se francisent, j,en ai jamais vu, mais des francophones hors Québec qui s’anglicisent, ça oui.

      Juste pour bien mettre les choses en perspective, 87,7 % des franco-ontariens sont bilingues. Ça en dit beaucoup, mais ça ne dit pas tout : en Ontario, tout se passe en anglais. Au Québec, les anglophones vivent et travaillent en anglais, et c’est aussi la langue qu’ils utilisent en public, quoiqu’ils prétendent. Je suis bien placé pour le savoir.

    • J’ai oublié de signer.

      Stéphane Thibodeau

    • Boulechite!
      Juste à aller faire un tour au Carrefour Laval et laisser faire les sondages auxquels on fait dire n’importe quoi.
      Denis Roussel

    • Excellent texte Monsieur Pratte. Un bon pavé dans la mare des séparatistes qui prétendent que le Français est constamment menacé et qu’il faut à tout prix se séparer. Le Québec a réglé son problème de langue Française. Celle-ci n’est plus du tout menacée. Au contraire, beaucoup de Francophones se sont isolés en refusant d’apprendre l’Anglais qui est la langue internationale. Nos deux gros défis sont les suivants:

      1) Devenir le plus possible bilingue pour pouvoir occuper pleinement notre place au niveau mondial.
      2) Nous prendre en main pour mieux nous administrer. Améliorer notre système de santé et d’éducation. C’est notre plus gros défis.

      Gilles Tremblay, Québec

    • J’imagine qu’avec le nouveau questionnaire de recensement du gouvernement conservateur, ce genre de statistique et d’analyse n’aura plus aucune importance.

      Michel Héroux

    • >>Bon nombre d’entre eux estiment que la présence de l’anglais a diminué depuis dix ans dans la municipalité qu’ils habitent

      Et ils ont raison: j’ai même été servi en français dans un resto de DDO aujourd’hui même.

      -Jean Saisrien

    • Intéressant en effet.

      Les anglophones ont en effet fait du chemin à ce niveau et on remarque du progrès.

      Mais deux statistiques (entre autre) me chicotent un peu :

      Langue la plus parlée à la maison (tableau 3.4.2) : Il y a plus de personnes non-anglophones qui parlent l’anglais à la maison qu’il y a de personnes non-francophones qui parlent le français à la maison. L’attrait de l’anglais pour les allophones est encore très fort et ça me fait toujours un petit pincement au coeur quand des non-anglophones choisissent de vivre en anglais au Québec…

      Voir le tableau dans l’annexe en particulier. Des allophones de 35-44 ans qui ont fait un transfert linguistique, c’est 80% en anglais contre 20% en français. À 35-44 ans, c’est l’âge à laquelle on s’installe et à laquelle on élève nos enfants… ouch !

      Consommation des média (tableau 4.4.2) : Connaissant la qualité, la vigueur et la popularité de la télévision québécoise francophone, n’est-ce pas étrange de lire que seulement 11% des anglophones regardent la télé dans les deux langues?? (et seulement 3% principalement en français)

      Steve Beaulieu

    • Ah M.Pratte,
      Je regardais la caricature de Charest et Bellemarre en Pinnochio (Hervé Philippe de La Tribune) et je me disais en lisant votre texte qu’il manquait un personnage; devinez qui ?
      Franchement, gardez-vous une petite gêne…!
      Robert Alarie

    • Bon dieu Pratte, vous ne lâcherez donc jamais le morceau? Vos articles sont les mêmes les uns après les autres et font toujours preuve de la même mauvaise fois. Je plains les simples d’esprit qui se feront avoir par vos paroles perfides. Si au moins vous étiez un bon journaliste, quelqu’un de neutre.
      Alexandre Lavoie

    • @jean_saisrien

      Tellement vrai que dans mon quartier, traditionnellement francophone, on se fait servir en anglais dans certains commerces maintenant.

      Le problème que feint d’ignorer monsieur Pratte, avec toute sa partisanerie évidente sur la question, c’est que le français n’est pas menacé par la minorité anglophone, mais bien par les allophones. Monsieur Pratte choisit délibérément de ne prendre en compte que les données qui l’arrangent. Évidemment, si on ne prend que les taux de transfert linguistique bruts, il semble y avoir un progrès : 50% versus 48% pour l’anglais. Seul problème : les immigrants nés aux Québec choisissent à 64% l’anglais comme langue d’usage. Si seulement 39% des immigrants qui ne sont pas nés au Québec choisissent l’anglais, c’est surtout parce que les immigrants venant de pays à tradition francophone sont favorisés. Le problème de fond cependant, c’est l’attrait de l’anglais chez les immigrants nés ici.

      Ce qui explique le nombre élevé de Québécois parlant anglais à la maison : 17,1%, concentrés principalement dans la région de Montréal. Ce qui explique que les francophones sont maintenant minoritaires à Montréal, et que 48,4% des Montréalais utilisent le plus souvent l’anglais.

      http://www.statcan.gc.ca/pub/89-642-x/2010002/article/section3-fra.htm

      http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rima-elkouri/200901/13/01-817370-la-langue-de-montreal.php

      Bref, on est très loin du portrait que vous tracez, monsieur Pratte. D’ailleurs, je ne crois pas que vous trouverez beaucoup de Montréalais pour affirmer que Montréal se francise… Même dans certains quartiers traditionnellement francophones, comme Ahuntsic ou le Plateau, on entend de plus en plus l’anglais.

      Stéphane Thibodeau

    • Je parle mieux que la plupart des francophones que je connait, et je suis anglophone. Peut-être notre communauté n’a pas aussi peur de l’éducation que la communauté francophone?

      Ceci dit, je me considère priviliégé dans le monde des affaire grace a mes connaissances en langues.

      T Rightman.

    • gillesmenard: Pourquoi parler 2 langues, 3 langues ou même 4 langues quand on peut n’en parler qu’une seule, écouter TVA, demeurer ignorant et s’isoler?

      Vous avez bien raison Gilles, il n’existe aucune chaîne télé, aucun journal, aucun ouvrage et aucun livre en anglais qui ne parle pas d’économie et d’affaires!

      Vive l’ethnocentrisme québécois dans toute sa splendeur! Aucune ouverture sur le monde, aucune vision, que le “nous” de Popo Marois, dans l’ignorance la plus crasse et la peur des méchants anglos qui mangent du bébé francophone au petit déjeuner!

      Amen

      Tristan Morelli

    • @gillesmenard – vous me décevez énormément, monsieur Ménard! L’anglais, ce n’est pas que la langue des affaires, c’est la langue de communication internationale la plus utilisée. Même pour se doter petit à petit d’un monde plus vert, il va falloir que les gens communiquent entre eux, pas seulement d’un rang à l’autre à la campagne, jeunes ou pas jeunes, accrochés ou pas…
      J. Lincourt

    • @ paul_gendron

      …pourquoi faisons-nous un si grand tapage sur la question linguistique quand

      nous sommes déjà à 89% francophones?…..

      M. Gendron, nous sommes 84.2% et non 89% de francophones selon le tableau 2.2.1 Population selon la première langue officielle parlée,

      Il faut différentier dans ce sondage deux choses :
      Population selon la langue maternelle
      Population selon la première langue officielle parlée,

      De plus, à la lecture de ce sondage, la proportion de francophone selon la langue maternelle à diminuée passant de 82.5% en 1951 à 79.6% en 2006.
      Ce sont les tierces langues (immigration oblige et c’est bien) qui a le plus augmenté passant de 3.7 à 12.3% de 1951 à 2006 (tableau 2.1.1). Cette augmentation est due à l’ouverture du Québec à l’immigration entre 1951 et aujourd’hui.

      Ce sondage indique aussi une chose soit : l’intégration des immigrants (grâce à la loi 101) à la langue française. Ce sondage démontre l’ouverture de la société Québécoise à l’immigration et la capacité des immigrants à apprendre la langue officielle du Québec. Car sans l’apport des immigrants, le % de la population selon la première langue officielle parlée, aurait diminuée et non augmenté.

      Il faut aussi noter que le taux annuel d’accroissement de l’Anglais selon al langue maternelle parlée (tableau 2.1.2) à recommencé à croître depuis 2001 (0.27%) ce qui est supérieur à langue maternelle français (0.20%) Ce tableau indique surtout une chose, le déclin de l’anglais comme langue maternelle s’est produit lors des blocs-années allant de 1971 à 2001 (Soit en gros les années fortes des gouvernements Péquistes) Ce déclin est-il causé par un exode des Québécois de langue Maternelle Anglaise vers le ROC? Je le crois.

      Finalement, n’en déplaise à ce cher Jacques Parizeau, dont je n’ai pas à répéter sa ‘’célèbre phrase (phrase que je condamne) mais sans l’immigration, le fait français au Québec serait dans une bien plus mauvaise posture.

      Gilbert Duquette

    • «69,8% des anglo-Québécois estiment être en mesure de tenir une conversation en français, tandis que seulement 36% des francophones disent pouvoir faire la même chose en anglais.»

      J’avoue être un peu troublé par cette affirmation.

      Se peut-il que les 69,8% d’anglophones dont il est question ici vivent en grande majorité à Montréal et ses environs, seule région vraiment bilingue au Québec? En revanche, se peut-il que les 64% de francophones qui ne peuvent pas s’exprimer en anglais soient issus de l’extérieur de Montréal, là où la connaissance de l’anglais est, disons, beaucoup moins nécessaire? En effet, se peut-il qu’il soit plus urgent pour un anglophone de Montréal de parler français que d’apprendre l’anglais pour un Bleuet du Lac St-Jean, par exemple?

      Cette absence de précisions est troublante parce qu’on en vient à se poser des questions sur les véritables intentions d’un tel billet. Pourquoi, quand je visite ce blogue, ai-je toujours la désagréable impression que les Québécois francophones sont toujours médiocres, ont toujours tort ou posent toujours problème? Suis-je le seul à avoir cette impression? Veut-on nous éclairer ou insuffler une sorte de haine de soi?

      Lucien Jutras

    • Je peux accepter que de plus en plus de gens désirent maîtriser l’anglais, et pour ce faire tentent de bien des façons d’outrepasser l’esprit des lois linguistiques du Québec. Mais, ce qui m’agace souverainement c’est qu’on les laisse faire… Incroyable, que notre gouvernement ne sache pas discerner dans la volonté de cette maîtrise de l’anglais les lacunes du système d’enseignement. Si celui-ci était plus performant et innovateur à cet égard on en serait pas là.
      D’autre part, il reste encore les lacunes et le laxisme dans l’affichage en général. Loin de m’offusquer de l’affichage bilingue qui respecte le principe de prédominance du français, je me braque et ai le goût de mettre le feu à des affiches unilingues anglaises, aussi bien dans des milieux connus comme anglophones qu’ailleurs au Québec. Quand le gouvernement laisse faire les commerces qui gardent un affichage anglais en milieux français, là j’aurais le goût de superposer des bannières en français pour les corriger sans faire fuir les entreprises un petit peu imbéciles qui les y ont mises. Et en même temps, lorsque je reviens des autres provinces les affiches du ministère du tourisme unilingues françaises me semblent moins accueillantes envers nos visiteurs.
      Enfin, l’anglais n’est pas nécessaire dans la majorité des régions rurales, mais la population sait bien que la connaissance de l’anglais est utile même si non indispensable. Et encore là, c’est plutôt des lacunes de l’enseignement qui font qu’elle semble totalement absente dans ce milieux.
      Effectivement, comment pourrons-nous voir l’évolution de ces statistiques avec le gouvernement Harper au pouvoir?

      Michel Lasalle
      St-Jérôme, Qc.

    • C,est à se demander si Jack Jedwab est sur le “payroll” de Stat-Can. Pratte dit que le pourcentage de francophones est à 84.2 %. Récemment dans des débats sur la langue, il écrivait qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter même si ce pourcentage était tombé sous la barre des 80 %. Peut-être devrait-on demander à “l’honorable” Michel Bastarache de nous aider à séparer le vrai du faux. De toutes façon, il est vrai que par nécessité, les anglophones ont appris le français. Rendons à césar ce qui appartient à césar. Mais les anglos sont-ils plus intégrés à la société québécoise at large ? Pas vraiment. Ils continuent pour l’immense majorité de vivre dans des ghettos ethno-linguistiques principalement localisés dans l’ouest de l’île de Montréal. Et de plus en plus à l’ouest car des arrondissements comme Dollard-des-Ormeaux n’ont pas grand chose de W.A.S.P. Ce qui m’indispose des anglophones, c’est leur manie d’éviter comme la peste toutes les institutions francophones. Alors que 20-25 % de la clientèle des universités McGill et Concordia est francophone, voit-on des anglos (des vrais anglais pur laine) étudier à l’université de Montréal ou à l’UQAM ? Ou dans des cégeps francophones ? On en voit très très peu. Il n’y a aucune réciprocité de la part des anglos. Alors que les francophones fréquentent assiduement les institutions d’enseignement anglophones, les anglos snobbent littéralement les institutions francophones. En ce qui concerne le réseau de la santé, c’est exactement la même chose. Jamais vous ne croiserez un anglo à St-Luc ou à Notre-Dame. Pourtant, les nouveaux québécois issus de l’immigration fréquentent en très grand nombre les institutions francophones. Les anglos écoutent-ils la télévision en français ? Bien sur que non. Vont-ils voir des spectacles d’humoristes en français ? Évidemment que non. La plupart des anglophones du Québec n’ont jamais visité la ville de Québec, c’est pour dire. Alors il est où le problème ? Le problème c’est qu’une majorité d’anglophones du Québec perçoivent encore leur langue comme étant supérieure. Pourtant, c’est quand même à cause du plus grand pays au monde de langue anglaise (les USA) que nous avons connus la plus grave crise économique depuis les années 30. C’est vrai qu’une petite minorité ethno-religieuse comptant pour 2 % de la population américaine a joué un rôle disproportionné dans le développement de la crise mais on ne s’aventurera pas dans ces eaux troubles. Vous n’avez qu’à lire “The Gazette” pour voir à quel point la mentalité des anglos évolue au rythme du glacier. C’est à se demander pourquoi ces gens ne font simplement pas leurs valises pour déménager où l’herbe est plus verte càd dans le ROC. Car vraiment , ils (sauf dans de rares exceptions) n’apprécient à peu près rien du Québec.

      S.Robert
      Repentigny

    • Les péquistes se servent d’un épouvantail à moineaux pour faire peur aux québécois…depuis des lunes qu’ils nous disent que le français est menacé au Québec….que l’assimilation nous guette, ce qui est FAUX dans la vraie vie…Depuis 1760 nous parlons ENCORE français en 2010.

      Si le français est menacé c’est par les québécois eux-mêmes:

      1-.mauvaise qualité du français écrit et parlé,
      2-. indifférence: quant à la qualité,
      3-.valorisation: du joual, des blasphèmes, de la vulgarité,
      4-.paresse: quant aux efforts à faire pour bien parler et apprendre à écrire correctement…
      5-.pauvreté de l’argumentaire,
      6-.tendance à insulter plutôt qu’à présenter des arguments sérieux et solides…

      Marie-France Legault. Québec.

    • Pour ma part, même si je suis d’origine viêtnamienne, je suis anglophone puisque j’ai été scolarisé du primaire jusqu’au Cégep dans le réseau Anglo. Ce n’est qu’à l’université que j’ai effectué le saut dans le monde francophone.

      Comme j’ai déjà mentionné dans un autre sujet de discussion sur cyberpresse, mes parents voulaient à tout prix que je suis polyglotte (trilingue) alors dès mon enfance, j’ai passé un samedi après l’autre à lire en français et à écrire cette langue aux 481041770 règles complexes. Ainsi, dès ma naissance en ‘79, mes parents savaient que l’intégration, ça passait aussi par le français.

      L’apprentissage du français a été parfois pénible car c’est une langue très complexe, là où chaque mot doit être pesé en raison de ses subtilités et connotations. Toutefois, même si l’anglais est ma langue principale (en tant que citoyen et enseignant), je trouve que le français est une “plus belle” langue à parler, écouter et écrire. Plus poétique.

      Le débat linguistique apporte donc des sourires à mon visage, car je ne vois pas en quoi il y a un problème. Tout mon entourage, tous mes élèves et tout mon voisinage sait que je suis “Le Viêt Anglophone” et personne n’en fait un épouvantable psycho-drame. Je suis respecté car je respecte la majorité francophone. Il me semble que l’on n’a pas à posséder une Maîtrise à l’université pour comprendre certaines notions qui se rapportent aux sensibilités culturelles.

      Bon, je vais maintenant envoyer ce texte, puis sortir mon “Bescherelle” pour confirmer que je ne suis pas allé vous poivrer d’énormités et de fautes de français. Bonne journée!

      P. Nguyên

    • Interessant commentaire, Steve Beaulieu.

      Voici une tentative de réponse à votre question au sujet de la télévision (et au risque de me faire taxer de snob):

      Le français utilisé dans la majorité des émissions québécoises les rend très difficiles à comprendre pour les non-francophones.

      Né au Québec et vivant depuis 20 ans ailleurs au Canada, j’ai pu constater à quel point mes propres enfants francophones (mais ayant grandi à l’extérieur du Québec) avaient de la difficulté à suivre les conversations dans des émissions québécoises utilisant un français de niveau populaire. Seules les émissions d’information étaient compréhensibles pour mes filles. L’accent montréalais (oui, ça existe), le manque d’articulation et le niveau du vocabulaire étaient des barrières quasi-insurmontables pour elles.

      Alors vous pouvez imaginer la taille de cet obstable pour un anglophone!

      Roland Jodoin
      Calgary

    • Voyons M. Pratte, pourquoi citer des faits quand c’est tellement plus excitant de voir des complots!

      Ce qui menace le fait français au Québec c’est la piètre qualité du français qu’on y retrouve souvent, pas la poignée d’anglophones à Montréal, une communauté très active dans le développement de la collectivité. Mais bon, c’est plus facile de faire peur aux gens et d’exiger des joueurs francophones chez le Canadien de Montréal, question d’avoir de belles discussions: “Si tu veux scorer, il faut que tu dompes la puck dans l’coin puis que tu skates su’l forecheck!”

      Quelqu’un qui maîtrise sa langue (tout le monde fait des erreurs de temps en temps, c’est sûr) n’a aucune raison de se sentir menacé.

      Sébastien Massey

    • @gilbert duquette
      Même en admettant vos chiffres, le message reste le même…nous sommes une majorité écrasante au Québec et s’il, y a bien une culture et une langue qui devrait se sentir forte et confiante, c’est bien le français. Finalement, au sujet de vos taux de croissance de 0.2% et 0.27%, une façon de le voir est alarmiste…0.27% c’est 35% plus élevé que 0.2%. L’autre façon c’est de projeté linéairement ce taux de croissance sur l’avenir. Cette approche permet de voir que si nous sommes à 84.2% aujourd’hui, nous chuterons au niveau dangereusement bas de 80% en 2421!!! Oui, effectivement il y a grand péril en la demeure! Vite, gouvernement viens nous brimer nos droits car dans 411 ans nous serons…encore une majorité écrasante!

      Finallement, je ne peux m’empêcher de lire dans le texte de M. Pratte et certains commentaires, dont les miens, qu’il y a un nous et un eux. C’est vraiment dommage car nous sommes tous Québécois, peut importe notre langue maternelle ou d’usage.

      @gillesmenard

      Combien de Québécois ont envi de devenir hommes d’affaires? Je ne sais pas, mais si vous faites un tour aux HEC ou à l’ESG, vous pourriez en trouver un ou deux…peut-être même trois! Je vois dans vos écrits que vous semblez fréquenter un cercle social marginalisé et décroché. C’est bien en soit, mais il existe bien d’autres cercles sociaux plus intégrés à la société. Finalement, si l’anglais est effectivement la langue des affaires, elle est aussi la langue de bien d’autres sujets, dont les mouvements altermondistes et extrême gauche que vous semblez favoriser. C’est d’ailleurs la seule langue sur anti-capitalisme.org et anti-marketing.com pour ne nommer que deux sites parmi des milliers.

      Paul Gendron

    • @Marie-France Legault

      110% en accord avec vous, surtout le point #6 dont le pauvre M. Pratte est souvent victime.

      Aussi, je remarque qu’entre 1760 et 1960, c’est l’Église qui nous protégeait de cette soi-disant assimilation. Dans les 50 dernières années, ce rôle, comme bien des fonctions de l’église (santé, éducation etc…) est passé au gouvernment provincial. Nous n’avons que changé de berger, mais nous continuons de suivre, comme des moutons. Peut-être qu’un jour on voudra se prendre en main?

      Paul Gendron

    • @Tristan Morelli

      Une autre personne probablement venue d’ailleurs pour venir mépriser ouvertement les gens avec qui il vit. Comme si les Québécois étaient fermés sur eux-mêmes… C’est ridicule comme affirmation. Les Québécois forme l’un des peuples le plus bilingue au monde, et connait certainement mieux la culture anglophone que les anglophones ne connaissent la leur – culture québécoise que vous méprisez sans doute.

      Le taux de bilinguisme au Québec est de 40%, comparativement à 11,7% chez nos voisins ontariens. Quand j’en vois féliciter les anglophones du Québec d’être CAPABLES DE TENIR UNE CONVERSATION à 69%, quand 89% des franco-ontariens sont BILINGUES… C’est nous qu’on accuse de fermeture sur les autres ! Est bonne. On ne trouve même pas anormal que des gens vivant au milieu de francophones n’aient pas un taux de bilinguisme plus élevé. Ça ne serait même pas concevable pour un francophone vivant ailleurs au Canada de ne pas être bilingue.

      http://www.salic-slmc.ca/showpage.asp?file=langues_en_presence/langues_off/taux_biling&language=fr&updatemenu=true

      Stéphane Thibodeau

    • Le salaire médian des hommes anglophones est de $27 008: $ 4 000 de MOINS que le salaire médian des hommes francophones, qui est de $30 854. Bien sûr, le Devoir n’en a soufflé mot! Espérons que La Presse a eu un sens plu aigu du devoir…

      Olivier Bamville

    • @Monsieur Ménard. J’ai dirigé une entreprise pendant 30 ans dans la région de Montréal. Mon entreprises exigeait que les employés soient bilingues par les affaires que nous avions avec nos clients Américains et autres. Dans mon recrutement, je puis vous confirmer que 90% des fois les gens bilingues étaient d’origine anglaise,italienne,portugaise,égyptienne, et quelques Québecois qui avait des parents ouvert sur le monde et qui leur avait permis d’aller apprendre l’anglais dans l’immersion ontarienne ou étasunienne. Ça c’est la vrai vie monsieur Ménard quoique vous tentez de nous faire avaler avec vos peurs.
      n.y.grenier

    • @Monsieur Ménard et ses amis je vous conseillerait de lire l’article de la presse de samedi le 25 septembre ecrit par M. Gaétan Frigon :UN GHETTO FRANCOPHONE?????J’espère qu’après cette lecture votre esprit s’ouvrira vers un futur plus agréable et prometteur pour les jeunes du Québec.
      n.y.grenier

    • @phazon
      Sachez mon cher que je n’écoute jamais TVA et que moi et mes enfants sommes trilingues.
      La pauvreté économique ne fait pas de nous des niais et sans éducation.
      Mes enfants ont fait l,université et travaille dans des domaines professionnel même si comme moi ils sont socialistes.Ils ont été à la bonne école voyez-vous.
      La priorité pour nous est l’humanisme et non l’économisme capitaliste.
      Gilles Ménard

    • Je ne suis pas étonnée des résultats de cette étude puisque c’est ce que je constate quotidiennement que ce soit au travail ou dans notre vie de quartier. Le plus frappant est de voir les enfants et les ados d’origines diverses échanger entre eux en français avec accent européen.

      Si les immigrants les plus récents qui ont effectué un transfert linguistique ont très majoritairement choisi le français, cela se verra davantage dans quelques années quand leurs propres enfants fréquenteront l’école. Par contre, je comprends aisément que “les personnes ayant immigré au Québec avant 1961 qui ont effectué un transfert linguistique, 74% ont choisi l’anglais.” Ils sont allés vers ceux qui les ont embauchés massivement.

      Mais… mais… mais… on aura beau parler des progrès du français, cela en vexera toujours quelques-uns.

      Et j’ai nommé l’ineffable Pierre Curzi et ses apôtres.

      Y Labonté

    • @rightman

      25 septembre 2010
      01h24

      Que vous avez raison..les Francophones du Québec qui se sont assis sur leur loi 101 et ont adopté la langue la plus facile (Michel tremblay, …

      Gilles tremblay

    • Commencer par bien parler le français au lieu d’avoir des blasphèmes à toutes les trois ou quatres mots pis après cela vous pourriez jeter votre vénin sur les méchants anglais.

      Juste à regarder les émissions de télé québecoise et nos chers artistes, qui pour eux le blasphème est si important et cool bien je me dis que ce sont les québecois qui sont eux-mêmes les pires ennemis pour la disparition de notre si belle langue et non les anglais.

      Et puis je peux vous assurer et j’en suis la preuve vivante que de plus en plus d’anglais apprennent le français et à mon emploi, si un anglophone n’a pas une cote de BBB pour sa deuxième langue bien il ne peut pas être promu et croyez-le ou non, bien la plupart d’entre-eux réussisent tandis que le québecois lui, parce jaloux qu’il peut difficilement parler anglais bien c… sur l’anglophone.

      Je suis québecois pur laine et sachez que plusieurs d’entre-vous faites vraiment pitié. Il est si facile de vomir sur les anglais mais regardez vous dans un miroir et vous allez voir que vous n’ètes pas mieux.

      Beaucoup de mes amis sont anglophones et sachez que c’est toujours un plaisir d’être avec eux, c’est juste dommage que certains québecois sont bornés pis au lieu d’ouvrir une porte sur le monde, il la ferme. Vous n’avez que vous-mêmes a blâmer mais ça, c’est une autre histoire.

      Sylvain La Salle

    • Quand on connait la situation de la francophonie hors Québec où le français est de plus en plus une langue plus que locale et marginale..

      -Quand on songe qu’il y a 3 universités anglophones au Québec.Essayez de me trouver l’équivalent d’un McGill francophone, pas “bilingual”, à l’Ouest du Québec.

      Le plus “drôle”, c’est que hors Québec la majorité de la population pense que nous “maltraitons” notre minorité anglo québécoise. Le 17-04-1998, le journal LE DROIT publiait les résultats d’un sondage effectué en Ontario, sous le titre:”Distorsions”. On y apprenait que “PLus de 70% des Ontariens ignorent l’existence de l’ACFO(association qui défend les Franco Ontariens” et que “seulement 13.5% des Ontariens savent que la minorité anglo-québecoise est beaucoup mieux traitée que les Franco Ontariens”

      Je me permets aussi de rappeler que Alliance Québec fut du mouvement qui a contribué à couler l’entente du Lac Meech, en 1990.

      Pierre Cornellier Joliette

    • La province de Québec est devenue une terre de xénophobie. Une terre d’intolérance.

      Je ne me considère plus dans la gang depuis des années.

      C’est est pathétique.

      Jean Dumont

    • Je me permets de dire que la seule province où le bilinguisme est une réalité de tous les jours est le Québec où la langue officielle est le français. J.F. Lisée dans son volume “Sortie de secours”(2000) a démontré, à partir des données des recensements, que le Canada est moins bilingue qu’avant l’adoption de la loi dite”du bilinguisme”, en 1969.

      Même au New Brunswick, soi-disant bilingue, il suffit de s’y promener pour constater que c’est une fumisterie, sauf dans certaines régions bien précises.Au recensement 2006, voici quels étaient les taux de bilinguisme chez les anglophones: New Brunswick 16%; ; Ontario 8,4%; ROC 7,4%. http://www12.statcan.ca/census-recensement/2006/as-sa/97-555/p13-fra.cfm

      Bien sûr qu’un francophone du Québec se doit d’être au moins bilingue et mieux trilingue.C’est mon cas:français-anglais-espagnol.

      Mais qu’on trouve phénoménal que des Anglo Québécois soient bilingues, je trouve que c’est un peu ridicule:ce n’est que normal !

      Pierre Cornellier
      Joliette

    • @ boston:

      Faudrait peut-être commencer par cesser de traiter les anglo-québécois d’”anglais”. Les Anglais, on les trouve en Angleterre.

      Je suis d’accord avec tous ceux qui affirment que la piètre qualité du français au Québec représente également une menace, bien que l’on soit souvent tentés d’exagérer cette menace de par notre complexe d’infériorité face aux Français. Reste que d’être une île francophone entourée de mer anglophone n’est pas une mince tâche (l’infiltration accrue d’anglicismes de tout genre – souvent ancrés dans la langue depuis des décennies – notamment) et les Québécois font généralement bien les choses étant donné les circonstances, à mon avis.

      @ M. Roland Jodoin:

      Vous n’êtes pas nécessairement snob, mais on se demande de quelle manière vous parlez à vos filles pour qu’elle ne comprenne pas du français québécois familier, alors que vous êtes vous-mêmes Québécois? Il y a différents niveaux de langue pour différents contextes ou situations de communication…parler dans un français familier (qu’il soit québécois, belge, suisse ou même français – de France – selon les régions) n’est pas nécessairement fautif, tant que l’on soit en mesure d’élever notre niveau de langue lorsque nécessaire. On ne peut que présumer que vos filles se soient anglicisées par la force des choses et que la langue parlée à la maison soit devenue un hybride entre le français et l’anglais? Éclairez-nous.

      Un français familier sera bel et bien difficile à comprendre pour tout non-francophone; tout comme un allemand populaire ou un italien tiré d’un sketch humorisitique sera plus ardu pour un non-germanophone et un non-italophone, respectivement. Où est le problème? Si les Français prétendent souvent ne pas nous comprendre, c’est qu’ils font la sourde oreille, c’est tout. À moins qu’ils ne parlent à un agriculteure du fin fond du Lac-Saint-Jean, mais là c’est une toute autre histoire. Je doute que vous compreniez du premier coup un fermier du fin fond de la Picardie…

      Bruno Falardeau, Québec

    • @Marie-France Legault

      Si le français est menacé c’est par les québécois eux-mêmes:

      1-.mauvaise qualité du français écrit et parlé,
      2-. indifférence: quant à la qualité,
      3-.valorisation: du joual, des blasphèmes, de la vulgarité,
      4-.paresse: quant aux efforts à faire pour bien parler et apprendre à écrire correctement…
      5-.pauvreté de l’argumentaire,
      6-.tendance à insulter plutôt qu’à présenter des arguments sérieux et solides…

      Je suis sidéré par une telle attaque contre les Québécois. Il est vrai que l’on ne parle pas un français impeccable au Québec. Je suis également d’accord avec tous autres points mentionnés plus haut.
      Mais je ne vois pas le rapport entre la qualité de la langue et l’intégration à celle-ci. Si on inverse votre argumentation, les immigrants apprendraient l’anglais parce que le anglophones:

      1- écrivent bien et parlent bien en anglais
      2- se soucient bien de la qualité de leur langue
      3- parlent sans sacrer et sans utiliser le “slang” ou autre dénomination du langage populaire
      4- utilisent des argumentaires toujours justes, solides et équilibrés sans s’insulter mutuellement…

      J’imagine que votre prochain argument c’est que les anglophones ne sont pas racistes… Bref, qu’ils sont parfaits !

      Le poids numérique ainsi que l’influence culturelle et économique n’ont donc aucune importance pour vous. Voyons, ressaisissez-vous donc un peu et vous allez comprendre que ce sont les trois principaux éléments qui créent la force de l’anglais.

      Les américains et les autres pays anglo-saxons n’ont pas réussi à imposer leur langue dans le monde parce que ce sont des génies de la langue anglaise et parce que ce sont des modèles en matière d’argumentation… C’est tout simplement pour des raisons démographiques et économiques.

      Si on suit votre logique madame, il ne faudrait pas apprendre le Chinois ou le Russe parce que plusieurs Chinois ou Russes parlent mal leur langue ! Vous voyez comme c’est ridicule madame….

      François Laforest

    • Comment espérer de A. Pratte une argumentation objective, petit serviteur désigné de Paul Desmarais, le grand copain de la famille libérale.
      O. Vito

    • @montrealaise

      Il ne faut pas retenir seulement ce qui fait notre affaire si on veut avoir un portrait juste d’une question. On appelle ça avoir de l’honnêteté intellectuelle.

      Les immigrants récents optent plus souvent pour le français, tout simplement parce que le gouvernement du Québec a pour politique, depuis plusieurs années, de sélectionner des immigrants ayant déjà une connaissance du français. La statistique sur laquelle vous faite l’impasse, et qui est très révélatrice, c’est celle concernant les gens nés ici mais d’origine étrangère: ils optent pour l’anglais à 64%. Ça c’est assez symptomatique d’un gros problème.

      L’honnêteté intellectuelle commande aussi, par ailleurs, de ne pas tomber dans l’anecdotique pour dépeindre une situation générale. Vous parlez d’enfants d’origine diverse échanger en français entre eux avec un accent européen, comme si c’était révélateur de quelque chose… Je pourrais vous parler des deux écoles anglaises que je croisais pour me rendre à mon travail remplies d’élèves d’origine asiatique et pakistanaise dont la langue anglaise devait être la langue maternelle, évidemment… Allons donc, soyons sérieux.

      Il faut regarder les statistiques pour comprendre une tendance générale. Le démographe Marc Termote avait prédit la minorisation du français à Montréal pour 2021, ça s’est réalisé en 2006… Le français en cesse de reculer comme langue d’usage, et 48,4% des immigrants parlant une langue autre que le français se tournent vers l’anglais à la maison. En clair, une majorité de Montréalais parlent une autre langue que le français à la maison maintenant, et dans la moitié des cas, cette langue est l’anglais. C’est une tendance qui va en augmentant.

      http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rima-elkouri/200901/13/01-817370-la-langue-de-montreal.php

      Stéphane Thibodeau

    • Je crois que le père de la souveraineté P.Bougeault avait déja écrit que dans le contexte de la séparation du Québec que tout Québécois devrait se faire un honneur et un devoir d’apprendre a parler l’Anglais. Ses écrits ont été porté aux oubliettes par les partis politiques qui ont suivi ses traces ce qui fait que nous en sommes la … les Anglophones majoritairement bilingues et les Francophones plutôt unilingues.

      Eddie Falcon

    • avec la loi 101 le quebec a cree des anglophones bilingues et des francophones unilingues , tous le monde sait que pour reussir en affaires il faut etre bilingue
      nous sommes entoures de 330 millions d’anglophones.a moins d’etre un ” loser”
      c’est tres facile a comprendre
      charles chivenchy

    • Il faut avoir de plus en plus un gros appétit pour avaler les couleuvres d’André Pratte!

      montrelaise: J’ai plusieurs membres de ma famille a Montréal ainsi que plusieurs amis(es). Votre réalité n’est de toute évidence pas la leur. Sans doute sont-il un peu plus *éveillés* que vous. Montréal, une ville de plus en plus francaise? Faites moi rire. Quant à votre mépris de Pierre Curzi, il vous appartient. Il en dit long sur la petite personne que vous êtes.

      Obama: Quand on a Jack Jedwab comme source principale, on doit aller se cacher et éviter de citer d’aussi stupides statistiques sur un blogue. Allez donc lire Castonguay pour parfaire un peu votre éducation, pauvre crétin. http://www.vigile.net/Recensement-et-desinformation-par.

      Benito Casablanco

    • Moi la grande question que je me pose c’est: ”Nos anglos” sont-ils aveugles et sourds?

      Je pose cette question à la vue des sondages d’intentions de vote au provincial (Léger marketing-Le Devoir) Comment se fait-il que 63% des non-francos comptent encore voter pour ce parti, alors qu’il trempe(je dirait même qu’il se noie) dans les scandales de toutes sortes, allégations de corruptions, copinage douteux, etc….. Dans la population en générale, incluant tout les groupes linguistiques, ce % est à 32%, presque la moitié!!!

      Je sais, je sais, pas besoin de m’expliquer blablabla que les anglos ne voteront jamais pour le PQ, séparatiste, indépendantiste, souverainiste…Mais il me semble, il existe d’autres partis(excluons Qc solidaire, aussi souverainiste) il y a l’ADQ, le parti vert, l’abstention, et tous les autres partis mineurs…C’est pas le choix qui manque!

      Vivement le retour d’un parti de type Alliance Québec!… De cette façon les anglos pourraient voter à leur goût, pour un autre parti que les libéraux! Avec une majorité de sièges du West-Island à un hypothétique retour d’Alliance Qc, il resterait quoi aux libéraux?…..Pas grand chose, le PLQ serait dans la même position que le PCC à l’époque de…. JJ Charest!!! Ou du PLC suite au scandale des commandites. Et ce serait bien fait, dans ces 3 cas, PCC, PLC et PLQ se foutent de la gueule des Québécois.

      Eric Gagné

    • J’ai grandi à terrebonne. Y’a vingt ans, on se retournait quand on entendait parler anglais. Aujourd’hui, c’est chose courante! Les anglophones du quebec, qui effectivement parlent très bien le francais, sont tous en train de fuir montreal pour la banlieue. D’après une connaissance anglophone qui a justement emboiter le pas, c’est que montreal se gethoise tranquillement.

      Je n’ai rien contre l’immigration, mais une société se doit de digèrer ses immigrants : il en résulte un échange culture sans qu’il n’y est de casure.

      Vous allez me traiter de parano, mais je suis profondément convaincu qu’après le référendum de 95, une entente secrète à été faite par le convernement du Canada pour truquer l’immigration. Cacher les données statistiques pour nous assimiler. Pourquoi? On le sais tous, la plupart des immigrants rêve de l’amérique, non du Québec… là est notre drame nationnal!

      Martin Lajeunesse

    • @demagogue

      A cet intervenant qui parle du Québec comme une terre de xénophobie….Simplement rappeler que, “en juillet et en septembre, la firme de sondage Angus Reid a interrogé les Québécois, les Canadiens et les Américains au sujet de leurs attitudes face à l’immigration. Avec les résidents de Colombie-Britannique, les Québécois se démarquent comme les plus tolérants envers l’immigration.”.

      http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/les-quebecois-et-limmigration-parmi-les-moins-pires/4914/

      Pierre Cornellier
      Joliette

    • @charleschivenchy

      Tout le monde ne se lance pas dans les affaires – heureusement – et ce n’est pas la loi 101 qui est responsable du mauvais enseignement de l’anglais au Québec. Les anglophones ont le même problème avec le français. Certains ici semblent trouver élevé le chiffre de 69% d’anglophones capables d’avoir une conversation en français, mais il est bas. Il est anormal que près d’un tiers des anglophones n’aient même pas un niveau de français suffisant pour avoir une conversation alors qu’ils vivent entourés de francophones. Juste pour rappel, 89% des franco-ontariens sont bilingue…

      Encore un prétexte pour faire du Quebec bashing malhonnête, quand on sait que le taux de bilinguisme des anglophones dans le pays officiellement bilingue qu’est le Canada est de seulement 9%, alors qu’il est de 43,4% chez les francophones… Si on regarde la situation chez les plus jeunes, l’écart est encore plus parlant : 65% des jeunes francophones sont bilingues, comparativement à 18% chez les non francophones. Et c’est nous qu’on accuse d’unilinguisme et de fermeture !

      Désolé, mais c’est un portrait particulièrement malhonnête de la situation.

      http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2008004/article/10767-fra.htm

      http://atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/maps/peopleandsociety/lang/languages2001/bilingual/1

    • Stéphane Thibodeau

    • La méconnaissance de l’anglais est une paresse intellectuelle et culturelle. Un point c’est tout. Tant pis pour vous.

      Herbert Hébert

    • Je réponds à “démagogue” qui nous parle de “xénophobie”. S’il y a une société qui fut ouverte à la minorité anglo québécoise, c’est bien la nôtre où les Anglo Québécois ont bénéficié de services mur à mur depuis 1867.

      Pendant ce temps-là, de nombreuses lois anti français fusaient hors Québec, à partir de 1867.C’est l’explication principale du taux énorme d’assimilation des nôtres hors Québec.

      L’ex Francophone hors Québec,Roméo Paquette du Conseil de Vie française en Amérique(CVFA), écrira, en éditorial de Franc-Contact décembre 1997: “L’Histoire démontrera que l’enjeu fondamental, tel qu’exprimé par le mandat de la Commission royale d’enquête sur sur bilinguisme et le biculturalisme(1963), était le suivant: RECOMMANDER LES MESURES A
      PRENDRE POUR QUE LA CONFEDERATION CANADIENNE SE DEVELOPPE D’APRES LE
      PRINCIPE DE L’EGALITÉ ENTRE LES DEUX PEUPLES FONDATEURS. Cette Commission était présidée par André Laurendeau et un anglphone du nom de Dunton. On l’a appelée la Commission Laurendeau Dunton.

      “Cet enjeu, c’est un gouvernement fédéral dominé par des Québécois (principalement Trudeau), au tournant des années ‘70, qui l’a définitivement enterré. Obnibulés par des préjugés anti-
      nationalistes, ils ont condamné la notion de peuples fondateurs, inventé le multiculturalisme et le bilinguisme, comme si un pays pouvait se morceler en enclaves culturelles et véhiculer 2 langues sans en préciser les bases communautaires”.. ..

      Le Canada a rejeté le biculturalisme!

      Pierre Cornellier
      Joliette

    • @Eric Gagné
      Le dilemme pour les Anglos,, comme vous le dites c’est qu’ils ne veulent pas voir un parti séparatiste au pouvoir.
      Votre suggestion de voter pour un autre parti tel les Verts ou l’ADQ serait logique si un député autre que Libéral ne donnait pas un avantage au PQ.
      Si les Libéraux perdaient des sièges dans l’ouest de Montréal,le PQ lui n’en perdrait peut-être pas ailleurs au Québec et il prendrait le pouvoir. Tout est une question de nombre.
      Ceci explique le dilemme dans lequel les Anglos se trouvent et pourquoi ils sont des otages du parti Libéral.
      Mais si les francophones faisaient de même et votait pour autre chose que le PQ alors là on serait en business.
      Roger Sylvain

    • Je me suis toujours faite servir en français au centre-ville de Montréal, cependant je me suis déjà faite demandé par un vendeur si je pouvais lui parler en anglais parce que lui ne parlait pas français.. boutique au Centre Eaton, en plein centre-ville. Disons que ça étonne. Que le français soit une langue difficile à parler et à écrire, je comprends. Mais que l’on nous demande de parler l’anglais quand on veut nous vendre un produit, ça c’est incompréhensible.
      G. Caillé

    • “beaucoup de Francophones se sont isolés en refusant d’apprendre l’Anglais qui est la langue internationale” -pager

      Ce commentaire revient régulièrement quand le sujet est le français au Québec.
      Mais de qui parlez-vous ?!?
      Vous connaissez vraiment des gens qui REFUSENT d’apprendre l’anglais ?

      Steve Beaulieu

    • @ stefaneric:

      “…les anglos ne voteront jamais pour le PQ, séparatiste, indépendantiste, souverainiste…Mais il me semble, il existe d’autres partis(excluons Qc solidaire, aussi souverainiste) il y a l’ADQ, le parti vert, l’abstention, et tous les autres partis mineurs…C’est pas le choix qui manque!”

      Oui, mais, le but n’est pas de rentrer les Liberaux. Le but est plutot d’empecher les PQ de rentrer! Les PQ sont vus comme des oppresseurs de leurs droits… S’ils votaient pour les petits partis, leurs votes ne compteraient pour rien. Il faut s’ajouter aux voix des francophones qui votent pour les Liberaux pour avoir de pesanteur.

      Dorothy Hum

    • @tesl_2004
      Si tous les “viet anglophones” maitrisaient aussi bien le français que vous le faites, nous n’aurions même pas à discuter du sujet aujourd’hui. Ce que M. Pratte occulte dans sont texte bourré de démagogie, c’est que la communauté allophone adopte majoritairement l’anglais en s’installant au Québec. Ils n’ont, semble-t-il, pas votre respect face à la majorité francophone de cette province.

      @murrayb
      Si nous parlons encore français aujourd’hui, c’est sans aucun doute parce que nous avons refusé de nous assimiler à la majorité anglophone.

      Ceci étant dit, je ne vois vraiment pas pourquoi on ne peut pas protéger sa langue et sa culture ET parler d’autres langues. Plusieurs pays ont comme langue secondaire l’anglais. Ce n’est pas une raison pour cesser de parler la leur et de demander un minimum de respect envers celle-ci de la part de ceux qui viennent s’installer chez eux.

      D. Bélanger

    • M. André Pratte écrit:” Il n’est pas certain que nous, les Québécois francophones, ayons fait notre bout de chemin pour mieux comprendre les anglophones de chez nous”.

      Mon commentaire:

      Mais “notre bout de chemin”, on l’a fait au maximum:dès 1867, ils ont eu des services mur à mur.Que ce soit en santé ou en éducation!!! Pendant que, hors Québec, les Francophones subissaient les assauts de nombreuses lois anti français.Simplement signaler que l’Alberta et la Saskatchewan sont unilingues anglaises depuis 1988.

      Quant au fait que seulement 36% environ des Francophones du Québec soient bilingues, il faut
      préciser. Je ne suis pas sûr qu’il soit nécessaire d’être bilingue pour travailler dans une mine à Val D’Or ou professeur d’histoire à Gaspé ou soudeur à Mascouche.

      Par contre, avec la mondialisation, il est évident que de plus en plus de Francophones du Québec devront être bilingues, ou même trilingues(l’espagnol en particulier), pour exercer certaines professions ou travailler, en particulier, dans les affaires….particulièrement à Montréal.

      Je note que de plus en plus de Québécois francophones apprennent l’espagnol.

      Pierre Cornellier
      Joliette

    • le fait que X% parlent peut importe quelle langue m’importe peut , ce que je retient c’est que depuis 1971 le gouvernement du Québec impose des choix qui devraient etre de la sphère privée , imposer a toute une population quoi que ce soit , que ce soit le hidjab la burka ou le français c’est de la DICTATURE.
      le problème n’est pas le fait que les anglos ou les immigrants ne parlent pas français , le problème est que le/la québécois(e) de souche ne se reproduit plus.
      la loi 101 ne changera rien au fait que dans pas long il y aura plus de tremblay (ou autres patronymes indigènes) et le problème linguistique se regèlera tout seul , en attendant bien que je sois francophone de naissance , je résiste par pur principe au dogme xénophobe étatique, je ne suis pas accueilli dans les deux langues dans un commerce : je parle anglais

      jean moullain

    • Moi qui ai perdu les deux référendums, je me sens, comme beaucoup de Québécois de souche, plus près des anglos que des francos de souche. Ça se passe au niveau des valeurs.
      J’enverrais mes enfants à l’école anglaise, c’est certain.
      Le Québec de souche a opté pour des valeurs issues des groupe homosexuels et des groupes féministes. Le Québec francophone de souche s’homosexualise à un rythme soutenu depuis surtout le gouvernement Landry. Bientôt, les hétéros de souche seront en minorité. Et d’autant plus que la censure du côté féministe renforcit notre tendance génétique vers l’homosexualité.
      Les anglos, pendant ce temps, se dotent de structures éducatives, voire scientifiques de premier plan. C’est un milieu convivial, libre et instruit.
      Beaucoup de Québécois de souche choisissent le système de valeurs, comme moi, des anglophones du Québec. C’est aussi vrai pour la très grande majorité des ethnies.
      Ce n’est pas un problème de langue, mais de valeurs sociales. Les deux systèmes de valeurs sont de grande qualité. Mais, à chacun de nous de faire son propre choix. Pourquoi se voit-on refuser ce droit fondamental???

      E.V.Ross

    • Comme plusieurs l’ont déja dit ici, la plus grande menace pour le français au Québec se trouve en nous-mêmes, les québécois. Je n’en peux plus d’entendre des aberrations linguistiques, parfois prononcées par des journalistes ou d’autres diplômés, lorsque je me trouve à regarder les télévisions francophones.

      Exemple qui me vient en tête: cette publicité placardée partout lors de la dernière coupe Rogers, “Vive les échanges”. Trouvez l’erreur…

      K. Larouche

    • Bonjour M. Pratte. Évidemment, on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut bien. L’important comme l’écrivent plusieurs intervenants c’est d’aller voir sur le terrain ce qui se passe vraiment, et SURTOUT d’écouter en quelle langue cela se passe. Remarquez bien que je n’ai absolument rien contre la langue anglaise, je ne suis pas parfaitement bilingue mais je me débrouille très bien en anglais et je pourrais facilement m’intégrer dans un environnement anglophone. Mais, par contre, je demeure au Québec et c’est en français que ça se passe au Québec !

      Denis Courbron

    • @legaspésien: vous confondez revenu médian et revenu moyen. Les hommes anglophones ont un revenu moyen plus élevé que les hommes francophones, mais un revenu médian qui est $ 4000 moins élevé que le revenu médian des hommes francophones.

      Le revenu médian est une donnée bien plus utile que le revenu moyen.

      Pour plus de détails, lire The Gazette, vendredi 24 sept., page A3

      PS: votre Charles Castonguay ne parle que de revenu moyen, mais ne dit rien sur le revenu médian! Propagande misérabiliste oblige…

      Olivier Bamville

    • @allophone
      Je connais des anglophones de Montréal et ailleurs au Québec qui sont de fervents souverainistes,et lors de mes fréquents voyages dans l’ouest canadien j’ai rencontré des personnes mieux éduqués sur le sujet qui étaient eux aussi favorables à une nouvelle forme d’union pan canadienne qui serait construite sur la base que chacune des province serait souveraine et que toutes sortes d’association pourraient alors être définies par des provinces autonomes.En fait ce serait l’abandon du pouvoir central d’Ottawa qui est un modèle d’un autre siècle soit celui des monarchies.
      J’ai un grand ami vivant à Vancouver qui est déjà demeurer au Québec et à cette époque il votait PQ et oui au premier référendum .Ce type est le fils d’un homme d’affaire Canadien qui à cette époque était le PDG d’une grande banque canadienne dans une succursale de celle-ci à Kingston Jamaica .Cet homme était alors très favorable à l,option souverainiste du Québec.
      Je doit dire que ces personnes son plus éduquer que la moyenne et c’est probablement la raison pour laquelle ils ne se sont pas fermer aveuglément aux réalités québécoises que certains politiciens canadiens Démagogues se satisfaisaient d’entretenir leur électorat.Les deux solitudes.
      Gilles Ménard

    • @monsieur_bleu

      26 septembre 2010
      09h54

      Beaucoup de séparatistes se font une gloire de détester l’anglais ie qu’ils veulent mettre le Québec entre ses murs isolé de toute influence extérieure. Plusieurs pays ont essayé cette méthode: “Cuba, Corée du Nord, Albanie…)”

    • Désolé, oublié de signer:

      Gilles Tremblay, Québec

    • @tenyg651

      26 septembre 2010
      09h30

      Moi, lorsque je vais à Montréal, je me fait toujours répondre en Français. Si quelqu’un ne parle pas le Français, j’exige d’avoir un serveur qui parle Français.

      Me semble que c’est pas compliqué?…Si tous les Francophones faisaient comme moi?

    • Désolé, encore oublié de signer;

      Gilles Tremblay, Québec

    • @dencour
      Si le Québec se veut une société moderne, libre et ouverte sur le monde, alors au Québec, ça se passe ne français…et en anglais, en espagnol, en portugais, en italien, en mandarin, en arabe, en farsi et dans une multitude d’autres langues qui composent cette magnifique mozaïque culturelle qu’est le Québec moderne.

      @re3e
      Mais vous savez, vous avez absolument raison. Il n’y a pas de X% magique à atteindre. 85%? Pas assez. 90%? pas assez. 100%? toujours pas assez! C,est une question de choix privé dans lequel le gouvernement et venu s’introduire, bien malhabilement j’ajouterai. J’aime bien votre solution…..je crois que je vais la mettre en application aussi.

      Paul Gendron

    • “- De 1971 à 2006, le nombre de Québécois parlant anglais à la maison a chuté de 100 000; durant la même période, le nombre de Québécois parlant français à la maison a grimpé de 1 215 000 “….le pourcentage de francophones a grimpé de 81,9% à 84,2%.”
      “…- 69,8% des anglo-Québécois estiment être en mesure de tenir une conversation en français, ”
      André Pratte
      _________________________ ——————————

      Juste pour vous dire ,ces mythes que tentent de maintenir les separatistes !
      Merci M.André Pratte afin de retablir la verite !

      Simon Laplante

    • tesl_2004 25 septembre 2010, 10h56
      Quand vous écrivez: «Pour ma part, même si je suis d’origine viêtnamienne, je suis anglophone puisque j’ai été scolarisé du primaire jusqu’au Cégep dans le réseau Anglo. Ce n’est qu’à l’université que j’ai effectué le saut dans le monde francophone. ..»
      À vous lire, vous, un vietnamien d’origine – assimilé anglophone – dans une province à majorité francophone, on devrait vous remercier d’avoir appris le français…
      Il y a fort à parier que vos parents parlent français puisque votre pays était une colonie française jusqu’en 1940….
      Si c’est le cas, pourquoi, en tant que citoyen québécois (vous êtes né en 1979 au Québec, non) avoir attendu l’université pour faire le saut comme vous dites ?
      N’est-ce pas la MAJORITÉ francophone qui a payé pour vos études ?
      Cessez la «boulechite» jeune homme: vos parents ont choisi le Québec à cause du français et du traitement privilégié dont ils ont bénéficié; vous êtes conséquemment le résultat de parents qui ont eu le beurre et l’argent du beurre !
      Que vous soyez fédéraliste aux urnes, c’est votre choix le plus démocratique mais cessez votre propagande fédéraliste comme vous l’avez déjà fait sur des blogues en prétendant que le québec serait sur le «bien-être social» s’il se séparait !
      On a déjà assez des «québécois francophones d’origine» qui sont fiers d’être assimilés et qui contribuent déjà à la «louisianisation» du Pays du Québec sans que les «vietnamiens d’origine» en rajoutent !
      Vu ?
      Faut quand même pas tenter de nous passer des lanternes pour des vessies, fussent-elles vietnamiennes !
      Robert Alarie

    • @souverain

      bon, la cavalerie arrive. Pas trop tôt. Vous arrivez presque à la fin du combat mon vieux.

      Tant qu’à moi je m’ennuie, et je regrette le temps de l’Empire Britannique qui gouvernait notre beau Dominion du Canada. Toute bonne chose à une fin. Tout le monde était à leur place, basé sur le droit, l’ordre et le bon gouvernement. Dommage.

      Rule Britannia. The Maple Forever. God save the Queen.

      Herbert Hébert

    • Moi, je suis un natif de Drummondville qui à été l’école francophone et qui a dû sortir du Québec dans la vingtaine afin d’apprendre l’anglais. Car à part yes,no wataboy mon anglais s’arrêtait à ca ou presque. Aujourd’hui je suis bilingue pas grâce au système d’éducation que le Québec offre mais plutôt à mon acharnement à vouloir apprendre à cette deuxième langue en voyageant en Ontario et Vermont ainsi qu’en en prenant des cours privés de langue seconde. Aujourd’hui plusieurs portes me sont ouvertes dû à mon bilinguisme. Ce qui fait que et ma femme ( Qui Brésilienne et que j’ai rencontrée dans une Université Anglophone) avons décidés d’envoyer nos enfants à l’école anglaise (peut importe le coût) Afin que ces derniers ne soient pas obligés de passer où je suis passer afin d’avoir les meilleures chances de carrières.

      Je le sais y en qui vont dire ‘’stu écoeurant faire ça!!!” Mais moi mes enfants vont avoir le meilleur en éducation et vont pouvoir choisir leur travail et non être choisi. Pis au travers de cela je vais leur parler en français et ma femme en portugais.

      Pis vous autres les freaks du français continuer d’envoyer vos enfants à l’école française, ca va être encore plus facile pour mes enfants quand ils seront sur le marché du travail.

      Alex Roy

    • ”«Nos» anglophones sont cependant inquiets pour l’avenir de leur communauté.”

      Ils font tellement pitié « vos » anglais M. Pratte…

      Ils ne forment que la minorité la mieux traitée au monde, mais ce n’est pas encore assez j’imagine.

      Cette minorité jouit d’un réseau anglais de cégeps et d’universités publics engouffrant respectivement 19% et 27% du financement total et d’un méga-hôpital en construction engloutissant près de 50 % des ressources consacrées aux mégas-hôpitaux.

      Et selon l’étude que vous citez, on parle d’un groupe formé de 607 000 individus. Il y a 7,7 millions d’habitants au Québec, cela fait donc une moyenne de 12,6 %.

      Bref, ils jouissent d’un surfinancement récurrent à tous les niveaux et vous voudriez qu’on s’inquiète pour eux ?

      Voulez-vous rire de nous ?

      En terminant, laissez-moi vous poser une question…

      Il y a autant de francos en Ontario qu’il y a d’anglos au Québec, durant les parties du Canadien au Bell Center, le déroulement total des activités se fait dans un bilinguisme institutionnalisé, mais pourtant, au Air Canada Center de Toronto, je n’ai jamais entendu le moindre petit mot de français durant une partie de hockey des Maple Leafs.

      Comment expliquer vous cela ?

      Benjamin Trottier

    • @hottawa 26 septembre 2010 16h47
      Vous m’écrivez: «@souverain bon, la cavalerie arrive. Pas trop tôt. Vous arrivez presque à la fin du combat mon vieux.Tant qu’à moi je m’ennuie, et je regrette le temps de l’Empire Britannique qui gouvernait notre beau Dominion du Canada. Toute bonne chose à une fin. Tout le monde était à leur place, basé sur le droit, l’ordre et le bon gouvernement. Dommage.»
      Ben là Herb d’Hottawa,
      Je ne sais pas de quoi vous vous ennuyez, à moins que vous soyez sourd, muet et aveugle, l’Empire gouverne toujours…
      La preuve ? Chaque que vous sortez de l’argent de vos poches, dites-vous bien que vous devez payer une redevance pour la face d’Élizabeth…laquelle redevance elle utilise pour ses écuries…
      Vous vous trompez de cavalerie cher colonisé !
      Robert Alarie

    • @SOUVERAIN,

      ça va bien, vous?

      Cela vous fait quoi, que je sois anglophone qui s’exprime en français? Le mépris que vous portez à mon endroit est risible est tout à fait comique.

      Mon père exige depuis mon enfance que je respecte la majorité francophone. “Ca l’air” que ce n’est pas suffisant pour vous.

      Oui, mes parents s’expriment parfaitement en français, avec un accent français, de toute évidence.

      Je ne sais pas dans quelle époque vous évoluez, mais revenez-en et cesser donc de vous adresser à moi comme si j’étais un “sous-homme”. Car j’arrive parfaitement à lire entre vos lignes.

      P. Nguyên

    • @ AlexRoy33

      Vous semblez avoir bien réussi dans la vie et vos enfants sont chanceux que vous ayez les moyens de les envoyer à l’école de votre choix. Malheureusement, parmi ceux qui n’en ont pas les moyens, seuls les anglophones peuvent choisir la langue d’éducation de leurs enfants, puisqu’un gouvernement composé de francophones et élu par des francophones a décidé d’enlever cette liberté à ces mêmes francophones. Mais vous avez bien raison, une fois sur le marché du travail, vos enfants polyglotte connaitront bien plus de succès, toutes autres choses étant égales.

      Paul Gendron

    • Les Français sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Les Allemands sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Les Espagnols sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Les Russes sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Les Italiens sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Les Portugais sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Les Grecs sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Les Tchèques sont-ils bilingues et parlent-ils anglais avec fluidité? NON!!!!!!

      Mais les Québécois francophones qui ne voit pas intérêt à parler le “most important language of the world” sont des xénophobes renfermés sur eux-même!!!!

      On est probablement le seul endroit non-anglophone sur Terre qui valorise autant la langue anglaise. Je ne crois pas qu’un papa allemands, portugais ou norvégien dise à sont petit-gars : «Fiston, si un jour tu veux vraiment réussir dans la vie, il faut que tu parles l’anglais parfaitement. Sinon, tu seras considérés comme un xénophobes renfermés sur lui-même»

      À tous ceux qui prétendent que les francophones qui n’essaient pas d’apprendre l’anglais sont des “xénophobes pas ouvert sur le monde”, je vais vous dire cette chose:

      Vous êtes les flancs-mous de notre société! Vous vous applatissez devant la puissance anglophones. Vous êtes les soumis du Québec, les colonisés. Vous vous sentez dominés et petits à côté du monde anglophone. Inconsciemment, le «Speak White» vous hante toujours. Apprendre l’anglais vous permet de vous sentir égaux aux anglophones, qui, au plus profond de vous, vous considérez supérieur.

      Mais bon, ce n’est pas de votre faute. Ça fait partit de la mentalité collective.
      Né pour un petit pain…il faut bien que ça vienne de quelque part.

      Kevin Charron

    • Il n’empêche, monsieur Nguyên, que vous présentez quasiment comme une faveur quelque chose qui devrait pourtant relever de l,évidence, à savoir parler la langue des gens au milieu desquels on vit. C’est assez révélateur en fait. Quand je vois monsieur Pratte se gargariser du fait que 69 % des anglophones du Québec soient capables de tenir une conversation en français… On s’étonnerait que ça ne soit pas plus si c’était en France, et si on inversait la situation, et que seulement 69% des franco-ontariens étaient bilingues, on les accuserait de ne pas vouloir s,intégrer à la population ontarienne. Mais voilà, on est au Québec, lieu où on accepte de se faire traiter avec condescendance par une minorité et par des gens venus d’ailleurs.

      Pour qui vous prenez-vous ?

      Stéphane Thibodeau

    • @tesl_2004 26 septembre 2010,21h54
      Vous écrivez: «@SOUVERAIN, ça va bien, vous? »
      et vous continuez: « Cela vous fait quoi, que je sois anglophone qui s’exprime en français? Le mépris que vous portez à mon endroit est risible est tout à fait comique…bla bla bla »
      Vous auriez dû écrire: « que je sois un vietnamien qui parle d’abord en anglais; de cette façon, vous auriez évité de confirmer que vous êtes assimilé, ce dont vous semblez très fier !
      Quant à moi, vous pouvez parler le Grec, le Créole ou le Wawa…
      Ça va faire l’arrogance mon ami: le mépris vient de votre côté !
      Alors je répète: cessez de nous prendre pour des colonisés afin de justifier votre assimilation fédéraliste et surtout, de faire de la propagande: j’en ai plein le «carcanada!…….
      Robert Alarie

    • @alexroy33
      bravo je ne saurias mieux dire
      si la qualitee du systeme d’education franco au qc valais quelque chose , mais moi aussi je vais m’expatrier avant de faire passer mes filles par ou je suis passe , et dire que je paye des impots pour ces garderies a syndiques , c’est cher payer la paix sociale ca , le premier cours d’anglais a quoi 12 13 ans c’est ca ? ma p’tite parle courament francais anglais et maindarin et je commence a ne lui parler qu’en espanol histoire qu’elle l’apprenne tranquilement , je pense que dans pas long je vais aller payer mes taxes ailleur , y’en a MARRE des ayatollah linguistique

    • @souverain

      une petite confession de ma part à propos de vous: j’adore vos répliques et j’ai, disons, beurré un peu trop mon commentaire juste pour avoir une de vos fameuses réponses, toujours aussi brillante et savoureuse.

      Je vous adore mon vieux. À +

      Herbert Hébert

    • @UNGEDULD

      Je ne me prends pour personne et je ne comprends par où vous voyez ma condescendance. Je suis parfaitement sérieux, là! Car dans mon entourage, tous savent que je suis souvent en train de justifier ou de défendre certains points de vue des francophones lorsque l’on aborde ces questions.

      Il ne faut tellement pas voir de mépris dans mon propos lorsque nous parlons du débat français-anglais.

      Bonne journée

      P. Nguyên

    • @tesl_2004

      Et pourtant… Je veux bien croire que c’est malgré vous. Vous êtes d’origine vietnamienne, vous devriez comprendre. Vous partagez sans vous en rendre compte le point de vue des dominants. Du moins, d’un peuple qui se prend pour une élite dominante.

      S’il y a une chose qui me ferait haïr l’anglais, c’est qu’on me le mette dans la gorge parce que c’est la langue des possédants, des dominants. C’est sans doute ce qui a poussé vos parents à faire de vous un anglophone, et c’est bien dommage. Si ce n’était pas aussi la langue d’auteurs que j’aime, comme Orwell, Jack Kerouac, Henry Miller, je serais bien fier de ne pas la parler. Je l’ai apprise par la force des choses, mais certainement pas pour complaire à de pseudos élites qui nous disent que c’est indispensable dans un contexte de mondialisation. Rien à crisser.

      Une langue, c’est avant tout une affaire de coeur. Dommage que votre coeur penche du côté du pouvoir. Le mien a toujours penché du côté contraire.

      Stéphane Thibodeau

    • @UNGEDULD

      Je comprends un peu mieux le fond de votre raisonnement et je respecte votre propos à ce sujet. De toute évidence, il est impossible de nous comprendre par l’entremise d’un blogue. Après tout, ce n’est pas comme si nous nous connaissions depuis des années et que nous étions en train de bavarder autour d’un café. Car le contexte serait fort différent.

      Bonne journée à vous

      P. Nguyên

    • J’ai fait carrière dans l’hôtellerie, j’ai débuté avec les trois mots d’anglais qu’on m’avait suggéré d’apprendre, la clientèle du bateau sur lequel je travaillais comme commis débarasseur était exclusivement américaine. Comme je passais le petit-déjeuner à offrir des “muffins”, “bran” et “corn”, ces trois mots me furent utiles. J’ai ensuite appris à dire merci, bienvenue, madame, monsieur, bonjour et quelques autres. Lorsque j’ai pris ma retraite, j’avais géré de grandes boîtes, de grands hôtels (dont un Hyatt à Vancouver) et jamais je n’aurais pu faire ce boulot sans la connaissance de l’anglais. Je ne me suis jamais senti “colonisé” et comprends qu’un hôtelier de Jonquière n’a peut-être nul besoin d’apprendre une autre langue que la sienne. Mais j’ai eu le plaisir de travailler avec des gens de tous les horizons et qui parlaient tant de langues que je ne saurais les énumérer. La très grande majorité des gens avec qui j’ai travaillé parlait au moins trois langues, leur langue maternelle, l’anglais et souvent une d’un pays voisin de leur pays d’origine. Lors de mes expériences de travail au Québec, à Montréal, la majorité, sinon tous mes collègues parlaient aussi un minimum de trois langues mais le français primait, normal, nous vivons dans un “état” francophone, mais l’anglais nous était nécessaire et mes collègues italiens, portugais, grecs, russes ou polonais ne m’ont jamais exprimé s’être sentis colonisés en apprenant l’anglais et le français. Ils comprenaient que ces deux langues leur étaient un atout qui leur permettait de pratiquer leur métier.
      Je crois que tous les québecois, peu importe les origines, devraient parler le français et s’ils souhaitent apprendre d’autres langues…who cares? Mais qu’ils apprennent sur le tas, ou payent two five four six o one one!
      Mes petite-enfants parlent d’abord le français, puis l’anglais et l’espagnol!
      P. Richard Neault

    • @docneault

      27 septembre 2010
      16h58
      “Lorsque j’ai pris ma retraite, j’avais géré de grandes boîtes, de grands hôtels (dont un Hyatt à Vancouver) et jamais je n’aurais pu faire ce boulot sans la connaissance de l’anglais.
      Je ne me suis jamais senti “colonisé” et comprends qu’un hôtelier de Jonquière n’a peut-être nul besoin d’apprendre une autre langue que la sienne. Mais j’ai eu le plaisir de travailler avec des gens de tous les horizons et qui parlaient tant de langues que je ne saurais les énumérer”

      Bon d’abord ce qui me frappe moi a premier abord c’est votre attitude positive envers un langage autre que votre langue maternelle,surement l’apprentissage d’un autre langage est primordial quand l’on veut travailler hors province,et oui peu importe (who cares,comme vous dites) il n’a aucune honte a le faire sans se sentir colonises puisque c’est vrai parler deux langues et plus ,c’est d’abord un atout qui est souvent nécessaire afin de pratiquer votre metier.
      Simon Laplante

    • @tesl_2004
      25 septembre 2010
      10h56

      J’admire des gens tels que vous,des gens positifs pleins de bonnes intentions depourvues d’un esprit agressif ,c’est de cela que nous avons besoin au Quebec, j’ai beaucoup de respect pour vous car je sens que vous savez tres bien respecter les gens,donc a vous je dis: Bravo Monsieur ! C’est des gens comme vous que j’aimerais connaitre et non des gens comme Souverain.
      Simon Laplante

    • Je côtoie autant la société anglophone que francophone du Québec, et je peux vous dire ceci : les anglophones sont beaucoup plus prompt à se considérer suffisamment bons en français que les Québécois en anglais. Lorsqu’un anglophone dit être intermédiaire en français, je peux vous assurer qu’il parle français à un niveau bien moindre que le niveau d’anglais du francophone qui s’y dit intermédiaire lui aussi. Je n’ai ni preuve ni explication logique, mais c’est une tendance qui ne se dément pas.

      Cela dit, ce n’est pas parce que les anglophones dédaignent les autres langues qu’apprendre l’anglais nous est moins essentiel. Tout est une question de gros bon sens : on a le choix entre chiâler, qu’on ait raison ou non, ou prendre notre place. Et pour prendre sa place dans le monde, aujourd’hui, il faut parler la langue internationale. Ç’a jadis été le français, mais maintenant, c’est l’anglais. Tous les pays du globe sont soumis à cette logique.

      Je me permets d’ajouter, toutefois, que ne pas apprendre le français pour un Québécois, qu’il vive n’importe où dans la province, c’est un manque total de respect, qu’on le voie de quelque angle que ce soit. Ne pas parler anglais pour un Robervalois qui n’a aucune intention de quitter sa région natale, c’est peut-être une opportunité manquée, mais ce n’est rien de comparable. Les chiffres disent bien des choses, mais il ne faut pas oublier que tous les anglophones québécois vivent très près d’un environnement francophone, alors que le contraire n’est pas vrai du tout.

      Nous ne sommes pas les seuls à être en joualvert. Les Flamands aussi sont à boutte des Wallons. La condescendance n’est pas le monopole des Canadiens, ni l’amertume et la rancune celle des Québécois.

      Charles Dauphinais

    • @ Pauline(chef péquiste Pauline Marois)

      “Plutôt que d’appliquer la loi 101 à l’ensemble des établissements scolaires privés et non subventionnés, le gouvernement Charest préfère se soumettre aux «diktats» de la Cour suprême, un tribunal «d’une autre nation», selon la chef péquiste.”
      Etes-vous de mauvaise foi ou simplement mal informé? Moi j’ai besoin d’un bon Chef de Gouvernement pas une idiote qui nous menera vers une guerre civile. Vos paroles incitent a la sedition.Ce ne sont pas les paroles d’une personne qui a l’interet de son pays (Canada) et sa province (Quebec) a coeur. Ne pas oublier que nous avons besoin du Canada plus qu’il a besoin de nous.En bon entendeur Salut !
      (Sans Prejudice)
      Simon Laplante

    • Ce ne sont pas les anglophones du Québec qui justifient le fait que le français doit être protégé et défendu. C’est plutôt le contexte géo-politique dans lequel le Québec existe qui menace la survie à long terme du français.

      Le Canada fédéraliste, c’est 9 provinces, 3 territoires et le Québec.

      12 contre 1 : Il y a trop de dents dans cette bouche là pour éviter que la langue du Québec ne soit mordue. :)

      M. Bélanger

    • @ gillesmenard:

      “Je connais des anglophones de Montréal et ailleurs au Québec qui sont de fervents souverainistes…”

      Bravo! Alors, tous les anglophones ne sont pas “aveugles et sourds” comme prétend stefaneric!

      Moi, j’ai simplement tenté d’expliquer à stefaneric le raisonnement des anglos qui VOTERAIENT CONTRE LA SEPARATION, et non pas la raisonnement des anglos qui voteraient pour.

      Et vous écrivez “Je doit dire que ces personnes (ces anglos qui sont souverainistes) son plus éduquer que la moyenne et c’est probablement la raison pour laquelle ils ne se sont pas fermer aveuglément aux réalités québécoises…”

      Wow! Donc, vous croyez que la majorité des anglophones sont dans la moyenne en tant qu’éducation? Vous croyez que le 40% des francos qui ont voté contre la séparation ont un niveau d’éducation qui se situe seulement dans la moyenne? N’est-ce pas “l’ethnie et l’argent” qui ont fait perdre le réferendum? En génerale, ceux qui gagnent plus d’argent ont pu poursuivre leurs études plus loin et ont pu atteindre un niveau d’éducation plus élevé…. Au 21e siècle, on ne peut plus atteindre une position de “manager” rien qu’avec un baccalauréat… ça prend une maitrise! Comme un MBA (Masters in Business Administration).

      Dorothy Hum

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Calendrier

    janvier 2012
    L Ma Me J V S D
    « déc   fév »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives

  • publicité