NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Seulement 1500 personnes ont participé, hier soir à Montréal, à une manifestation visant à dénoncer le projet de loi 115 sur les écoles passerelles. Mille cinq-cents personnes, pour une manif sur la langue, ce n’est rien. Il y a un mois, 6000 personnes avaient participé à la marche d’appui aux victimes du sida. Et on sait qu’il y a deux semaines, 60 000 Québécois ont marché sur les plaines d’Abraham en faveur d’un nouveau colisée et du retour des Nordiques à Québec. Comment expliquer cette relative apathie sur un sujet qui, dans le passé, a toujours suscité une mobilisation considérable?
Certains diront que 1500 personnes, c’est quand même substantiel. Je ne suis pas d’accord. Songeons au fait que la manifestation de lundi soir avait lieu en plein coeur d’une île habitée par presque 2 millions de personnes. Qu’elle comportait un volet spectacle avec des vedettes tel Daniel Boucher. Et que l’invitation venait d’organisations comptant des centaines de milliers de membres, notamment les centrales syndicales, l’Union des artistes, le Parti québécois, Québec Solidaire, le Bloc québécois et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.
Les Québécois s’intéressent-ils moins au dossier linguistique qu’autrefois? Ce n’est pas ce que montrent les sondages, selon lesquels l’inquiétude exprimée par le PQ au sujet de l’anglicisation de la métropole québécoise est largement partagée. La majorité est-elle, dans le fond, d’accord avec l’approche modérée et pragmatique du gouvernement Charest? Peut-être. A-t-on conclu que la manifestation était inutile, l’issue du vote à l’Assemblée nationale ne faisant pas de doute? Le dossier des écoles passerelles est-il trop complexe pour susciter la mobilisation? Je n’ai pas la réponse. Quelle est votre explication?











felicio_de_parma
19 octobre 2010
11h40
Daniel Boucher devrait commencer par donner l’exemple et parler un français de qualité !
Felicio De Parma
simondugas
19 octobre 2010
11h49
Les Québécois ne se sont pas mobilisé en raison du baillon. Ils se croient impuissants devant cette procédure. De toute façon, le français recule constamment dans la société. Il n’y a aucune fierté et aucune amour de cette langue.
Quand on est rendu à franciser le “Good morning!” par “Bon matin!”, au lieu du usuel “Bonjour!”, on est aussi d’arrêter ça et parler la langue de Shakespeare.
Simon Dugas
kliff
19 octobre 2010
11h52
Cette indifférence est généralisée dans le Québec de 2010, et pas seulement sur la langue. Le titre de votre édito aurait pu aussi s’intituler “Corruption : indifférence?”, par exemple. C’est comme si le Québec en entier était devenu complètement endormi. Si on veut le réveiller un peu, on lui parle de hockey, il va gromeller un peu, mais se retournera aussitôt pour poursuivre sa sieste. Difficile à expliquer.
Beaucoup plus que les questions linguistiques ou éthiques, ce qui m’inquiète le plus au Québec en ce moment est l’inertie la plus totale qui y règne. Il ne se passe plus rien, on fait du surplace comme jamais, aucun grand projet n’avance, et ça ne semble déranger absolument personne.
F. Simard
jsbaribeau
19 octobre 2010
11h55
Les Québécois, pour la plupart d’entre eux, tiennent beaucoup à la langue, à la sauvegarde de la langue, au maintien de la langue française. Malheureusement nombreux (et nombreuses) sont ceux qui veulent conserver la langue française tout en se préoccupant peu de la qualité de cette langue qui, comme toutes les autres, véhicules une vision, une manière, un style, une façon, une vision, une mentalité. La langue n’est pas seulement une façon de communiquer, de maintenir la «maudite» com’. C’est une vision du monde!
Mais si je reviens à la question aujourd’hui posée, je crois que de nombreux Québécois en ont assez des politiciens de toutes les engeances qui ne cessent de nous présenter le spectacle de gamins en train de se battre dans une ruelle ou dans une cour d’école. Le mépris de Charest, les crises «hystériques» (quel mot dangereux lorsqu’il concerne une personne de sexe féminin!) de Pauline Marois, l’association de Curzi avec la loi des mesures de guerre, la condamnation par association de Charest (le PQ est presquement devenu le FLQ à cause de certains rapports avec VIGILE.NET), tout cela ne peut que démobiliser de nombreux citoyens et électeurs, lesquels, par ailleurs, tiennent à la langue théoriquement prédominante au Québec.
Les politiciens font tout (Freud parlerait probablement d’un inconscient profond) pour DÉPOLITISER la population. Et ils osent faire semblant de déplorer cette tragique entorse à la démocratie.
Triste, triste est mon âme!
Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
peauline
19 octobre 2010
12h00
C’est sûr que si vous prenez la marche bleue comme référence, y’a rien de plus important au Québec que le retour des Nordiques.
Du pain et des jeux.
Pauline Leclerc
unautrepierrepelletier
19 octobre 2010
12h08
Il ne faut surtout pas mentionner que la marche de Québec s’est déroulée un bel après-midi pendant la fin de semaine et qu’il faisait encore chaud tandis que la manifestation d’hier était un soir de semaine à la nuit tombée et qu’il ne faisait pas très chaud. C’est sûr que ça n’excuse pas la faible participation, mais ça aide à mettre les choses en perspective.
P.S. : De plus, la Presse dit 1500 et le JdeM dit 5000.
Pierre Pelletier
twood
19 octobre 2010
12h08
Je pense que la majorité des citoyens sont tannés pour ne pas dire carrément écœuré par ce même discours et ces crises successives des fanatiques qui tentent de nous faire croire que la fin de monde va se produire si tout ne se passe pas exactement comme ils le veulent. Et ce sont toujours les mêmes qui traitent les citoyens comme des enfants . Ce sont les nouveaux curés de notre siècle. Après la conquête, il semble que les curés encourageaient les québécois à s’isoler en restant dans leur terres et se contentant de cultiver la terre. Maintenant que nous avons évolué et que le monde entier est à notre porté, les nouveaux curés tentent de réduire les québécois à leur petit monde fermé. On parle français et ensuite la terre entière va s’ajuster à nos petites politiques. On va forcer les gens à se limiter en les empêchant d’apprendre l’anglais.
Ce qui m’agace le plus chez les péquiste c’est cette attitude de ‘’moi je sais ce qui est bon pour vous’’. Je considère que mon jugement est au moins aussi bon que celui de Curzi ( et son jugement limité lors du spectacle de Sir Paul à Québec), de même que le jugement de matante. Si je juge qu’il est bon et souhaitable que mon fils étudie en anglais pour une certaine période, cela ne regarde pas les péquistes qui eux se donnent le droit d’envoyer leurs enfants dans les meilleures universités américaines ou anglaises. Il semblerait même que quelque chefs ont étudié chez les méchants anglais.
Mon fils a fait son primaire en français, puis son secondaire en anglais pour finir son université en français à Laval. Résultat, il est parfaitement bilingue, ouvert sur le monde et peut communiquer et voyager au besoin n’importe où dans le monde.
Cher péquistes, bienvenu dans le 21 ième siècle. Cessez d’essayer de garder les québécois dans leur terres, prisonniers de votre politique linguistique. Les québécois ne sont pas assez naïfs pour croire votre mantra à l’effet qu’il suffit de parler français au Québec et que tous ceux qui ne parlent pas français en Amérique vont s’écraser devant leurs petites crises. Nous ne sommes pas un petit peuple comme l’a déclaré matante et nous sommes suffisamment réveillés pour décider NOUS-MÊME ce qui est bon pour nous. L’excité Curzi et son fan club peuvent se rassoir.
F. Fortin
chouichoui
19 octobre 2010
12h10
Faut croire que les citoyens sont démontés face aux manifestations d’hystérie d’une Pauline Marois et de sa troupe qui sont disproportionnées par rapport à la menace irréelle d’anglicisation du Québec que constitue le projet de Loi 115. Ce ne sont pas les discours révolutionnaires d’un comédien comme Curzi qui vont nous convaincre du contraire.
Y’en a marre des tempêtes dans un verre d’eau et des manifestations d’agressivité de plus en plus croissantes du PQ et de sa clique d’activistes…agrémentée d’ex-felkiss, kidnappeurs et poseurs de bombes.
Le présent gouvernement a été élu démocratiquement par la population et ce n’est pas la clique de paumés du PQ qui va réussir à le faire tomber.
Raymonde Chouinard
mcb514
19 octobre 2010
12h12
Les gens sont trop occupés à regarder des vidéos de chatons sur Youtube. C’est la seule explication. Et si ils protestent, c’est avec un twibbon sur Facebook.
scotch
19 octobre 2010
12h13
Parce qu’on est écoeuré. Je cherche un emploi, un bon. En français, en anglais, je m’en fous, je veux gagner ma vie convenablement, je veux pouvoir voyager, me payer un appartement avec des voisins intéressants qui ne font pas de bruit, dans un quartier tranquille et me sentir en sécurité. Je veux avoir une qualité de vie, pouvoir me payer des services de santé privés parce que le public ne vaut pas de la merde. En français, en anglais, je m’en fous, je veux juste pouvoir vivre avec le moins de soucis possibles sur mon avenir, ma retraite, ma santé etc. Pouvoir me payer des services avec le respect, la courtoisie, le savoir vivre ce qui n’est pas le cas au Québec dans les services publics. L’anglais est une langue beaucoup plus facile que le français, elle est la langue des affaires, la langue qui permet de foutre son camp du Québec quand on en a marre et qu’on n’arrive pas à bien gagner notre vie. Est-ce qu’on peut reprocher aux gens de choisir leur avenir à une langue?
Françoise Moulin
jmwhess
19 octobre 2010
12h17
Laissez vos émotions de côté pour quelques secondes et réfléchissez.
La langue française est une langue comme toutes les autres. C’est un langage. Un langage qui sert à exprimer ses idées, à partager avec les autres, à se faire comprendre. C’est tout. Mon identité ne passe pas par les sons qui sortent de ma bouche lorsque je parle. Mon identité est beaucoup plus que ca.
La langue anglaise est plus facile. Plus efficiente. Elle sera la langue universelle. Le francais ne disparaîtra pas de l’Amérique de Nord d’ici 100 ans. Et même si ca arrivait…? “So what…. who cares?”
Jean Boucher
patafouin
19 octobre 2010
12h18
La complexité du dossier fait sûrement partie des raisons de la non-mobilisations, mais ce n’est pas la raison principale… Le cynisme populaire face à la classe politique, l’impression (ou la certitude?) qu’une manifestation est inutile car rien ne changera, sont des causes d’immobilisme plus répandues je crois…
Depuis combien de temps la plèbe réclame-t-elle une commission d’enquête sur la construction et le parti Libéral? Et on voit tous Ô combien ce gouvernement Charest est à l’écoute de sa population n’est-ce pas…
Comparer les manifestations politique aux marches “sociales” (Sida, Cancer, etc) ce n’est pas équitable, c’est comparer des pommes avec des oranges… Quand on marche contre le cancer, le sida, etc, nous savons pertinemment que nous ne règlerons pas le problème, il s’agit plus d’une démonstration de solidarité parfois jumelée à une levée de fonds..
F.Jobin
americanophile
19 octobre 2010
12h19
Le dossier de la langue est monopolisé par la gauche multiculturaliste. Je ne suis donc pas intéressé à participer aux manifestations à côté de ces gens. Les seules grosses manifestations que nous avons sont celles des syndiqués du secteur public. Faire descendre 50 000 ou 100 000 fonctionnaires dans la rue pour demander des augmentations de salaires, on voit ça souvent.De plus, c’est bien beau la langue, mais on met quoi dans cette langue ??? Descendre dans la rue pour défendre seulement la langue c’est ridicule et enfantin. Un vrai nationaliste défend son histoire, ses traditions, sa religion, ses coutumes. Mais comme nous crachons sur notre passé, que l’on ignore d’où l’on vient, nous en sommes rendus à défendre une langue vide de contenu. C’est pourquoi ce débat ne suscite plus aucun intérêt.
P.Savard
simondugas
19 octobre 2010
12h53
@ americanophile
“(…) Descendre dans la rue pour défendre seulement la langue c’est ridicule et enfantin. Un vrai nationaliste défend son histoire, ses traditions, sa religion, ses coutumes. (…)”
Pouvez-vous expliquer, car vous vous contredisez en deux phrases. Si notre Histoire n’est pas étroitement relié à la langue française, ses traditions, ses coutumes, sa culture, on a sûrement pas été étudié à la même école.
Simon Dugas
pasmagnan
19 octobre 2010
12h56
Donc si l’on suit votre raisonnement, Montréal, 50% de francophones, ponts bloqués, en plein centre-ville à l’heure du souper, serait la preuve que le français ne soulève plus les passions. Dites-moi dans une autre langue SVP afin que je trouve votre raisonnement plus cohérent!
D’un péquiste bilingue, ouvert sur le monde au point de vouloir y participer en tant que Québécois et non en tant que Canadiens! D’un péquiste qui a étudié en français mais qui aurait été assez travaillant pour se payer des cours d’anglais s’il en avait senti le besoin! D’un péquiste qui ne demande pas à l’État de lui payer un droit génétique de parler la langue d’un pays étranger alors que l’on ne cesse de dire que le français se perd au Québec, qu’on l’écrit mal, etc. Je dois même en être la preuve.
En espérant que les ti bébés-lala finiront par se payer eux-mêmes leurs cours d’anglais et cesseront de quémander à l’État.
Si l’anglais est important, la santé aussi! Or, sont où les cours de santé, d’hygiène, etc. à l’école?
Apprenez l’anglais pi laissez-nous évoluer diantre! Arrêter de nous faire gaspiller temps et argent en contestant en cour nos choix de société!
Ça fait à un moment donné la clique de petits plaignards trop pauvre d’esprit et trop pauvre financièrement pour apprendre l’anglais à leurs enfants!
Bouhouhouhouhouhouh, pôvre tite-drettes 101….
Hector Laframboise
gillesmenard
19 octobre 2010
13h01
Le peuple en général est tellement rendu aliéné dans la culture nord américaine matérialiste et individualiste qu’il est plus important de se mobiliser pour les équipes de hockey et les construction de stades à plaisirs que pour sa langue et sa culture intellectuelle.
C’est pourquoi aussi on voie une monter de la droite qui elle par ses discours démagogues va chercher des votes chez les simples d’esprit avec des promesses de LIBARTÉ individuelles à tout crin.moi.moi.moi.me .myself and I.
Gilles Ménard
bozo99
19 octobre 2010
13h08
Parler anglais ou penser en anglais
—————————————-
Au Québec, derrière toutes les lois qui touchent à la langue française, il y a une question fondamentale. Dans ce continent nord-américain, il est évident qu’un individu peut tirer avantage de parler l’anglais. Cependant, il y a une énorme différence entre suivre des cours d’anglais et fréquenter en permanence une école anglaise. Au Québec, respecter sa propre culture, c’est penser en français et savoir parler l’anglais, pas l’inverse. La question qui tue: je parle anglais ou je pense en anglais?
Guy E. Trépanier
scotch
19 octobre 2010
13h15
Comment se fait-il que les commissions scolaires anglophones réussissent mieux que les francophones? Moins de décrochages, moins de décrochages chez les garçons? Est-ce que c’est parce qu’il y a plus de modèles masculins comme professeurs? Comment se fait-il que le méga hôpital anglophone verra le jour bien bien avant le CHUM francophone?
F. Moulin
charleschivenchy
19 octobre 2010
13h17
il faut vraiment etre un idiot pour ce preocuper de la langue en periode de recession
economique.
quand va t’on avoir le choix de choisir notre ecole dans ce pays communiste ?
actuellement seulement les biens nantis ont ce choix
charles chivenchy
bloganon
19 octobre 2010
13h21
Il faudrait d’abord qu’on réussisse à enseigner correctement les langues, le français et l’anglais, dans nos écoles publiques. C’est faisable.
J. Bouthillier
mcmullen
19 octobre 2010
13h32
Les 2 langues officielles au Canada c’est le Français et l’Anglais ça ne m’insulte pas de me faire répondre en anglais.
Mes enfants vont faire leur primaire et leur secondaire en anglais et leur université a eux d’en décider.
Patrick McMullen
chouichoui
19 octobre 2010
13h43
Pôvre Curzi. Toujours fidèle à lui-même et toujours aussi mauvais comédien.
Pour ce qui est de mâme blancheville, sa prestation à l’assemblée nationale était digne d’une évadée d’asile.
On est à la veille de la voir, photographiée sur des pancartes, brandissant le glaive, telle Jeanne d’Arc, à la tête de sa horde d’activistes et de poseurs de bombes qui sont en train de constituer l’avant-garde de l’armée terroriste du PQ.
Raymonde Chouinard
theblob
19 octobre 2010
13h45
“La manifestation de lundi soir avait lieu en plein coeur d’une île habitée par presque 2 millions de personnes”
Il faudrait peut-être préciser que 50% des gens habitant cette île ne parlent même pas français! S’il y a un endroit où la langue est en danger, c’est bien Montréal. À peine 50% de francophones sur cette minuscule île alors que le taux est d’environ 98% ailleurs au Québec. C’est triste.
Je crois que ceux qui sont nés et ont grandis à Montréal ne peuvent pas comprendre. Pour eux, c’est normal et c’est ça le Québec. Quand on vient d’ailleurs et qu’on arrive ici c’est frappant, même désolant. Des fautes partout sur les affiches, les véhicules, des phrases mal formulées, et j’en passe. On s’aperçoit vite que le français à Montréal est plutôt accessoire et folklorique plutôt que normal.
Il paraît qu’on a fait du chemin depuis les années 60. J’ai 29 ans, je n’étais pas là, je ne peux pas comparer. Mais ce que je vois et entend aujourd’hui me désole.
Et imaginez l’avenir……il y avait souvent 7, 8 voir 10 enfants par famille dans la génération de mes parents (baby-boomers). Ces même boomers en ont fait 2 ou 3 en moyenne. Aujourd’hui, on est chanceux si les jeunes couples en font 1 seul. Les boomers deviennent des ainés en fin de parcours, il n’y seront pas éternellement. Qui va les remplacer, ces grosses familles d’antan? Je me pose la question….et parleront-t’ils français? J’en doute.
Je suis triste, car notre culture et notre caractère distinctif s’évaporent tranquillement.
Benoit Bibeau
ragazzino
19 octobre 2010
13h49
@ mcmullen:
Détrompez-vous tout de suite, vos enfants ne fréquenteront pas l’université francophone puisqu’ils seront incapables d’écrire un texte de niveau universitaire en français après avoir évolué en anglais pendant près de 12 ans.
Pour répondre à la question de M. Pratte: je rejoins un peu l’argument de simondugas, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas nécessairement d’indifférence, mais de renoncement, d’épuisement face à la question linguistique. Défendre la langue française dans un contexte nord-américain est épuisant…il y a beaucoup trop de Québécois qui n’ont aucune conscience linguistique, qui utilisent trop d’anglicismes avec un surplus d’enthousiasme, qui parlent comme des charrues, oui des charrues, à la télévision, qui lancent des bon matin et des Oh my God!, ça me fait suer, et ça me décourage…
Bruno Falardeau
basquiat13
19 octobre 2010
14h00
Le journal Métro ce matin écrivait 5000 personnes…
Mille fois plus intéressant que la petite propagande du frère Pratte, on apprenait hier que :
« Certains administrateurs des écoles passerelles sont de généreux contributeurs à la caisse du Parti libéral du Québec (PLQ). Depuis 10 ans, 22 dirigeants de six de ces écoles de la région de Montréal ont versé au total 110 880 $ au PLQ.
Ces 22 administrateurs dirigent les écoles Selwyn House Westmount, la St. George School Montreal, l’Institut Garvey, de St-Laurent, l’Académie Marie-Laurier, de Brossard, The Priory School, de Montréal, et le Lower Canada College.
L’un d’eux, Adam Turner, du Lower Canada College, a presque donné le maximum légal autorisé par la loi électorale, soit 27 000 $ sur une possibilité de 30 000 $. »
Benjamin Trottier
basquiat13
19 octobre 2010
14h02
Et le plus extraordinaire avec le Quebec Liberal Party c’est que, chaque fois qu’on croit qu’il a atteint le fond, il trouve toujours le moyen de descendre encore plus bas…
Benjamin Trottier
gillesmenard
19 octobre 2010
14h09
On parle toujours de non respect de la liberté individuelle lorsque le Québec veut imposer le français mais quand c’est le fédéral qui veut imposer l’anglais ou qui bafoue le français ça c’est correct.
Gilles Ménard
stephanie2009
19 octobre 2010
14h25
Les politiciens n’hésitent jamais à prétendre parler et agir au nom de la population même si le taux de participation aux élections est plus faible que jamais et que notre système uninominal à un tour fait qu’un candidat peut l’emporter en ayant la majorité contre lui. Et il faudrait se fier sur le succès mitigé d’une manifestation pour juger de l’attachement d’un peuple pour sa langue et sa culture?
Les évènements militants se font surtout connaître par Internet et souvent à la dernière minute, une personne peut approuver une action sans nécessairement y participer, les gens ont des obligations familiale et professionnelle et tout le monde ne peut se libérer. Lorsqu’il y a eu un spectacle-conférence au Centre Pierre Charbonneau, c’était plein!
Oui il y a des personnes indifférentes qui semblent être résolues à être des spectateurs dans leur communauté et qui ne s’impliquent dans rien mais beaucoup de gens qui semblent indifférents ou cyniques sont en fait profondément déçus.
L’indifférence ne sert que ceux qui ont intérêt à l’exploiter et même si c’est difficile, il faut nous sortir de ce coma!
S. Leblanc
basquiat13
19 octobre 2010
14h29
Tout cela découle du fait que la Cour suprême du Canada a invalidé la loi 104 qui avait pourtant été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale du Québec.
Le Québec n’a pas signé la constitution du Canada.
Ce qui veut dire qu’en théorie, le Québec ne fait même partie du Canada.
Ce qui veut dire également que la Cour suprême du Canada n’a aucun pouvoir décisionnel sur le Québec.
Mais leur jugement bidon était la plus belle occasion possible pour John James Charest, l’applatventriste en chef du Quebec Liberal Party de réaliser ses objectifs politique : affaiblir et minoriser le Québec français pour le rendre plus dépendant du Canada anglais. Et un excellent moyen d’y arriver et d’encourager l’anglicisation des émigrants qui débarquent chez nous.
Mais on dirait malheureusement qu’il y a beaucoup de gens au Québec qui sont trop colonisés pour simplement voir la réalité.
Trouvez-moi un peuple sur Terre assez mouton pour s’assimiler lui-même en finançant l’éducation des nouveaux arrivants dans une autre langue que celle de la majorité ?
Bonne chance, parce que cela n’existe pas.
Semblerait-il que le peuple québécois remporte la palme d’or mondial en ce qui a trait à son statut collectif d’éternel colonisé qui refuse d’évoluer en prenant son destin en main pour de bon, et ainsi devenir le 193 pays officiel, en français, aux Nations Unies.
Comme si nous étions simplement quelque chose comme un peuple normal finalement…
J’aimerais vous rappeler en terminant que le gouvernement proanglo de Charest a coupé à plusieurs occasions dans les cours de francisation aux émigrants depuis son premier mandat en 2003.
La dernière fois n’était pas plus tard qu’en avril 2010 !
Benjamin Trottier
alexnado
19 octobre 2010
14h29
Bah… je crois que vous forcez l’interprétation. S’il devait y avoir une manifestation pour réclâmer une enquête publique sur la construction, il y aurait probablement moins que 1500 personnes. Pourtant, on sait que tout le monde y tient (sauf le Parti Libéral et la FTQ). Les gens ne manifestent pas parce qu’il savent qu’avec le PLQ au pouvoir, il n’y a aucune chance de se faire entendre à ce moment-ci. Le PLQ doit plaire à sa base électorale indéfectible (les anglophones).
Les gens ont manifesté pour Les Nordiques parce que, selon eux, ça peut faire la différence. Ça serait naïf de croire que le PLQ va faire marche arrière avec la loi 115, peu importe le nombre de manifestants.
Alexandre Nadeau
gasston
19 octobre 2010
14h42
Marois prévoit maintenant imposer la loi 101 aux écoles privées NON subventionnées. Idéologie d’abord. Préparez-vous à un nouvel exode de sièges sociaux. Ne vous attendez pas non plus à ce que nos universités recrutent des professeurs de renommée mondiale. Quelle personne de qualité voudra venir s’établir au Québec et subir cette dictature?
Quel dommage que la seule alternative à l’horrible Charest soit… Marois :(
G. Lalande
russ
19 octobre 2010
14h43
À mon avis, et comme l’écrivait Marissal, à force de vouloir faire peur par tous les moyens on finit par perdre toute crédibilité (je paraphrase Marissal). Qui peut encore croire Pauline Marois quand elle affirme qu’elle abolira la loi 115? Elle n’a pas osé poser de gestes dans ce sens du temps où elle était au pouvoir. L’exagération des souverainistes a fini par tourner contre eux. Pourquoi est-il permis de comparer le bâillon avec la loi des mesures de guerre alors qu’au pouvoir le PQ a lui aussi utilisé la même loi. Sommes-nous un si “petit peuple” pour avoir si peu confiance en notre langue? Sommes-nous un si “petit peuple” pour avoir peur à ce point de nous faire assimiler? Sommes-nous si peu fiers de notre langue au point de croire que les quelques centaines de personnes qui choisissent l’enseignement en langue anglaise puissent causer la mort de notre langue; avons-nous si peu confiance en nous? Pouvons-nous sérieusement prétendre que toutes les personnes qui étudient en langue anglaise renieront à tout jamais leur langue maternelle? Est-ce que les anglophones au Québec comme au Canada qui étudient dans la langue seconde renient systématiquement leur langue maternelle? Sommes-nous si peu fiers de notre langue pour la massacrer à ce point dans nos écrits?
R. Gilbert
jonathangregoire
19 octobre 2010
15h31
Ca sert à rien! Même si il y avait 7 millions de personnes dans les rues, Charest ferait a sa tete, comme d’habitude.
Charest a décidé de se foutre de la population et de ne meme plus s’en cacher, il sait qu’il ne peu plus rien faire pour gagner la prochaine election, alors il fait plaisir a sa base d’anglo avant de partir et se dépeche pour voler le plus possible les québécois avant la fin de son reigne. C’est pas grave, a la prochaine élection, le PQ va annuler cette loi Baillon (la spécialité de patapouf), faire la commission sur la construction et la mafia au sein du PLQ, et réparé ce que le reigne de la corruption libéral a sacagé depuis les dernieres années.
Jonathan Grégoire
pierre1957
19 octobre 2010
15h37
Plutôt que de cynisme et autres raisons, on devraient se poser la question suivante: Est-il possible que la majorité des gens croient que c’est à eux de décider quelle langue ils désirent que leur enfants apprennent et qu’ils ont compris que sans un anglais raisonnablement maitrisé, on ne va pas loin. j’ai une entreprise, et je pourrais plus facilement avoir un employé unilingue anglais que unilingue français. Désolé pour les purs et durs, mais la terre ne s’arrête pas aux frontières du Québec.
Pierre Kavanagh
jsbaribeau
19 octobre 2010
15h37
ERIK ORSENNA: «Une langue est faite pour dire le monde.»
Eh oui!
Jean-Serge Baribeau
obama
19 octobre 2010
16h19
Avec la loi 115, la disparition de toutes les écoles publiques anglophones du Québec, niveau primaire et secondaire, se fera UN PEU moins rapidement. Mais elle se fera quand même, sauf s’il y a des changements tout à fait imprévus dans la natalité et la mobilité anglophone.
Il serait plutôt honteux de dénoncer la loi 115, c.-à-d. la lente disparition de toutes les écoles publiques anglophones québécoises, niveau primaire et secondaire, sauf pour rappeler que cette loi n’empêchera pas la disparition à terme de toutes ces écoles.
Ceux qui trouvent la loi 115 trop permissive, sont, n’ayons pas peur de dire les choses telles qu’elles sont, des exterminateurs en gants de velours. Quand toutes les écoles publiques anglophones de niveau primaire et secondaire seront disparues, ils vont feindre la surprise, prétextant que ce n’était pas leur intention!
Olivier Bamville
phazon
19 octobre 2010
16h29
1500 personne qui ont manifesté pour qu’on leur retire une alternative supplémentaire et un peu de liberté.
Depuis quand au fait le gouvernement est-il légitime de décider, à la place des parents, en quelle langue leurs enfants étudieront? Sommes-nous en URSS?
Tristan Morelli
quidnovi
19 octobre 2010
16h52
Pourquoi une tempête dans un si petit verre d’eau?
Jacques Saint-Cyr
youbablue
19 octobre 2010
16h58
Personnellement, je trouve que l’adoption sous le baîllon de la loi 103/115 est parfaitement révoltante et scandaleuse, notammant par le fait que ce projet de loi tient davantage compte des généreuses donations venant du milieu privé anglophone de l’éducation au Parti libéral que des intérêts de l’ensemble des francophones que ce petit gouvernement est sensé protéger.
Nous savions depuis toujours que l’argent procure des avantages, nous apprenons aussi maintenant que l’argent et les donations donnent des droits.
Il y a là une perversion des moeurs politiques qui s’inscrit parfaitement dans la dérive intellectuelle croissante à laquelle le parti gouvernemental nous a habitué depuis maintenant quarante ans.
La loi 103/115 demeurera une loi bancale et potentiellement dangereuse en ouvrant la porte à une évolution imprévisible du milieu privé non-subventionné et au farfouinage des fonctionnaires dans la vie privée des gens (un “parcours authentique”, c’est quoi?).
Tout ça pour se conformer en toute hâte au jugement douteux d’une Cour de justice agissant au nom d’une Constitution que le Québes n’a pas signée. Trouvez l’erreur.
Ceci étant dit, je ne vois pas pourquoi cette situation navrante m’inciterait à aller m’amuser en allant voir un spectacle fait à la va-vite qui, de toute façon, ne changera rien à court terme à quoi que ce soit.
Toutefois, si la dérive politique à laquelle nous assistons impuissants continue -et rien n’indique qu’elle s’arrêtera-, je redoute qu’elle ne provoque à terme une radicalisation des esprits, des paroles, des attitudes et, finalement, des actes.
Si ce jour-là arrive, le temps ne sera plus aux spectacles et aux chansons.
Jean-Charles Morin
youbablue
19 octobre 2010
17h06
Le blogue de l’Éditeur décrit d’une manière gratuite, sans justification aucune, l’approche du gouvernement Charest comme “modérée et pragmatique”. J’aimerais bien savoir en quoi!
Ceux qui avancent ce genre d’interprétation sans en démontrer la pertinence auraient eu tout intérêt à étayer les tenants et aboutissants de leur thèse que, sans preuve du contraire, je considère farfelue et partisane.
Jean-Charles Morin
jacqo
19 octobre 2010
17h17
Je ne suis pas d’accord avec la position du PQ. Il faut laisser un peu de marge de manoeuvre aux 400 millions d’anglophones qui nous entourent et risque de venir travailler ou faire des affaires au Québec.
Sinon, NOUS AURONS UNE LANGUE FRANÇAISE MAIS NOUS RESTERONS PAUVRES!
Il faut être réalistes, nous sommes en Amerique du Nord. Nous ne pouvons nous permettre de nous isoler. Au contraire, Il faut encourager les jeunes Québécois à apprendre l’anglais qui est la langue des affaires et dominate en Amérique du Nord.
J. Ouellette
lgiguere
19 octobre 2010
17h24
Le “petit peuple” a peut être boudé le chant de la Castafiore? Qui sait …
Sérieusement, quiconque regarde un peu ce dossier constate qu’on est loin de la “fin du fait français en Amérique”. Le “petit peuple” comprend qu’il s’agit tout au plus d’une mesure administrative qui ne vise que quelques exceptions à être interprétées par des fonctionnaires.
Le “petit peuple” a préféré rester sagement à la maison pour le moment et ne sortir que pour de vrais débats de société, tels que le retour des Nordiques ou une victoire du Canadien dans un 3e match de 16e de finale…
Luc Giguère
Montréal
tesl_2004
19 octobre 2010
17h37
@raggazino
Je ne veux pas vous invectiver ou vous insulter. Ce n’est pas du tout mon intention. Mais j’ai été scolarisé dans le réseau anglophone de la maternelle jusqu’à la fin de mes études collégiales.
Puis, étant un Sherbrookois, j’ai ensuite fréquenté l’université de Sherbrooke et j’ai été en mesure de m’ajuster aux subtilités de la langue française en une session. Ainsi, il est faux de prétendre que les enfants de Monsieur McMullen seront incapables de “survivre” dans un milieu francophone après 12 ans de fréquentation scolaire dans le réseau anglophone.
P. Nguyên
ilisepa
19 octobre 2010
17h51
J’y étais. Une manifestation trop pacifique à mon avis. On aurait dit une cabane à sucre. Les libéraux ont passé en cachette (la nuit) une loi (en imposant le silence) qui affaiblit lourdement la langue française au Québec. Soyons clair : voulons nous préserver le français ou, comme les 330 millions d’anglos d’Amérique, parler l’anglais? C’est la seule question. Y a-t-il un intello de droite ou un journaliste qui peut me convaincre que cette loi n’est pas une atteinte directe à la langue française? Un démogo tout au plus? La prochaine manif sera moins calme…
Isabelle Paquette
chouichoui
19 octobre 2010
17h57
« Certains administrateurs des écoles passerelles sont de généreux contributeurs à la caisse du Parti libéral du Québec (PLQ). Depuis 10 ans, 22 dirigeants de six de ces écoles de la région de Montréal ont versé au total 110 880 $ au PLQ.9 (basquiat 13)
———————————-
Ben quoi! Qu’est-ce qu’il y a d’anormal à ça. Ils ne sont quand même pas pour faire des dons au PQ puisque ce sont des libéraux.
Les libéraux font des dons au PLQ et les pkiss, au PQ; ce n’est quand même pas la faute des libéraux si les pkiss n’ont pas une cenne qui les adore (sauf Pauline qui contribue à planche) et qu’ils font partie du ti-monde, comme dirait Pauline.
Raymonde Chouinard
felicio_de_parma
19 octobre 2010
18h32
@phazon
J’ai longtemps penser comme vous sur ce sujet !
En meme temps, si tu n’es pas content il y a toujours le reste du Canada !
Personne ne t’oblige à rester au Québec !
Moi je peux envoyer mes futurs enfants à l’école anglophone car j’aurais le droit donc je me plains pas !
Felicio De Parma
jean-francois_trottier
19 octobre 2010
18h38
Explication ?
RIEN n’a fait bouger les Québécois depuis 1995, lors du vol du référendum à coup d’acceptation accélérée des immigrants. L’état de choc persiste. Il est devenu clair pour tous les francophones que, quoi qu’ils fassent, ils seront toujours une minorité en Amérique du Nord, une minorité au Canada, une minorité au Québec et une minorité dans chacune des municipalités où ils vivent.
Minorité, soit de nombre, soit de pouvoir politique, soit de pouvoir financier.
La volonté que ce peuple a exprimée en 1995, à 67% (ce qui est extraordinaire!) a été bafouée de long en large. Pire, jamais un seul fédéraste (comme on dit péquisse) n’a reconnu que ce peuple est parmi les plus généreux qui soient, tentant depuis plus de cinquante ans de se prendre en main sans la moindre trace de violence mais seulement par la persuasion et la douceur. Que quelques têtes chaudes aient pu penser différemment n’est pas représentatif du tout, on en convient. Jamais je ne lis dans vos papiers cette évidence: le maudit débat identitaire qui n’en finit plus est le fait des fédérastes et de leur ânerie, pas de notre peuple.
En fait seule la clique de Trudeau a cru au soulèvement armé en ‘70. Est-ce parce qu’ils étaient paranos, ou bien croyaient-ils que ce soulèvement armé était possible parce que nécessaire selon leur propre analyse? Dans un cas comme dans l’autre ils se sont totalement discrédités. Et le dernier de la clique, Chrétien, a fini la sale job en 1995.
Alors voilà: ça ne bouge pas pour raison de traumatisme aigu. Nous ne croyons plus rien de la part de nos gouvernants. Alors pourquoi crier? Quand en plus nous avons un Charest qui salit tout au pouvoir… Non, le débat politique n,est pas à prendre avec des pincettes.
Un grand peuple reste assis parce qu’il est sans moyen et les vautours rôdent.
Jean-François Trottier
denis1957
19 octobre 2010
18h48
En 95 on a voté non. On n’avait qu’à voter oui. Mais il falliait du courage. That’s it, now you live with it.
Denis Roussel
ungeduld
19 octobre 2010
19h01
@Tristan Morelli
Vous devriez vous informer un peu, parce que de nombreux pays imposent une langue d’enseignement, et ce ne sont pas des pays totalitaires que je sache… C’est le cas en Angleterre par exemple, même si la langue anglais n’y est pas menacée. Il est possible d’y enseigner dans une autre langue, mais la moitié des cours doit se donner en anglais – ou en gallois au pays de Galle. Une exigence que nous n’oserions même pas avoir ici envers les écoles anglaises – des types comme vous se dépêcheraient de nous traiter de racistes.
Désolé, mais vous êtes pour moi un type qui fait dans le « Quebec bashing ». Un autre…
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/angleterre.htm
Stéphane Thibodeau
michelnotredame
19 octobre 2010
19h27
Le gouvernement de Jean Charest est rongé jusqu’à l’os. La population s’attend à n’importe quelle connerie de la part de ce gouvernement flasque, pleutre et servile.
C’est la raison pour laquelle, il ne sert que peu, de se réunir pour le haïr encore davantage !
La langue Française, l’économie, la Caisse de Dépôts, les scandales à la sauce Bastarache et tutti quanti !
Charest et sa clique de patronneux sont sur une pente définitivement suicidaire…
En conséquence le bon peuple, reste chez-lui, et se dit : laissons-les aller !
Un peu de lait dans votre thé ?
Michel Notredame
boom25
19 octobre 2010
19h28
Tristan Morelli:
Depuis que certains parents ne sont même pas capable de respecter les lois linguistiques de la province qu’ils ont choisi, le gouvernement devra mettre des balises. La langue officielle du Québec est le français et bien que je suis pour le bilinguisme, tant que nos écoles anglais produiront des unilingues anglophones à la pelle et que de chers parents tel que vous n’êtes pas capable de conserver un milieu francophone à la maison, je serai contre un projet de loi comme le 115.
Vous êtes au Québec. Vous voulez vivre en anglais? Allez au British-Colombia and have fun
Pierre-Luc Tremblay
jeanfrancoiscouture
19 octobre 2010
19h44
«On n’habite pas un pays,on habite une langue.Une patrie c’est cela et rien d’autre». (Cioran).
Si, bien sûr, on est d’accord avec le philosophe, doit-on comprendre que choisir une langue principale, c’est choisir sa patrie?. Conséquemment, doit-on aussi comprendre que le Québec est un pays bilingue.
Pas pire comme logique, non?
jeanfrancoiscouture
19 octobre 2010
19h46
Bon! Encore la signature. Désolé. J-F.Couture.
tendrement
19 octobre 2010
20h19
À mon avis l’école publique anglophone n’existe presque plus. Les enfants sont bilingues et ont tellement de cours en français, qu’en fait c’est une école francophone où on apprend l’anglais. Je crois que c’est l’école de l’avenir au Québec. Autant on a éliminé les commissons scolaires confessionelles autant un jour on abolira les commissions scolaire linguistique. À moins qu’on élimine les commissions scolaire tout court!
M. Leclerc
gren
19 octobre 2010
20h50
C’est certain que le problême de langue n’importune pas beaucoup de gens car ça ferait longtemps que les parents se seraient révoltés du système d’éducation pour avoir un français de qualité. C’est révoltant.
n.y.grenier
mon_wilson
19 octobre 2010
21h09
Je n’ai jamais été dans aucune manifestation, mais au référendum de 1995 malgré le vote souverainiste en bas 40%, quand faut que ca compte, la population par son vote dit haut et fort ce qu’elle veut, et en 1995, malgré les pleurs et les peurs et les drapeaux canadiens à n’en plus finir, 49.6% on voté oui.
Comme pour le prochain vote au fédéral qui sera majoritaire pour le Bloc, et comme la prochaine élection provincial, le PQ sera au pouvoir, alors comme je le suggérais sur d’autre blogue, revenir à la loi 101 et mettre la close nonobstant.
Le PQ au pouvoir enlèvera la loi 115 aussi facilement que le PLQ l’a mise, et l’erreur de ne pas utiliser la close nonobstant quand Charest avait le choix pour notre protection, fera que la ferveur pour la langue et la possibilité de faire une élection référendaire serait une belle occasion de faire de multiple choix en une seule fois.
La loi 101 renforcie, une loi sur le financement des partis politiques, une enquête sur la construction et tous les autres contrats d’approvisionnement de l’état, la privatisation du gaz, comme pour l’hydro, un réalignement de la Caisse pour la prospérité du Québec.
C’est amplement suffisant pour avoir une confortable majorité et le plus tôt sera le mieux, car, étant fédéraliste, Charest a tout avantage à couler le Québec au niveau financier pour nous maintenir la lesse fédéraliste.
Le nombre de personne dans la rue est peut-être au contraire, la révélation d’être acculer dans un coin, et que la grogne populaire est extrêmement compressé. J’y vois plutôt un gouvernement qui favorise une petite parti de la population qui est sa majorité d’électeur. Des fédéralistes avant d’être québécois, des libéraux donnateurs avant d’être québécois. Des ‘ROC’ comme Charest, des fédéraliste comme Charest, des conservateurs.
Maurice Caissy-Cyr
martinlecalgarien
19 octobre 2010
21h17
Bonjour
Moi j ai l impression qu on travaille plus fort pour protéger le français en Alberta. Dans un autre article M. khadir explique que les écoles passerelle servent seulement les riches: il a raison. Seulement ces enfants seront bilingues en secondaire 5. Si seulement on s efforçait a ce que nos enfants soient bilingues on ne parlerait même pas de ce sujet.
A mon retour au Québec, ( après 3 ans ) mes 3 enfants seront bilingues et pourront travailler partout dans le monde.
martin hébert
hdufort
19 octobre 2010
22h14
Peut-on déterminer “scientifiquement” l’opinion de la population sur un sujet en comptant le nombre de manifestants? Après tout, si les Baptistes décident de manifester contre l’avortement, ils pourraient très bien remplis le stade olympique. Écrirait-on alors dans des éditoriaux que les Québécois sont 33 fois plus intéressés à interdire l’avortement qu’à aider la langue française?
Combien les Libéraux ont-ils attiré de manifestants en faveur de la loi 103/115? ZÉRO. Les Québécois seraient-ils infiniment plus intéressés à préserver le statu quo de la loi 101, plutôt que de lui ajouter des bémols et des dièses au gré des sautes d’humeur de la Cour suprême canadienne, que l’exercice doit amuser follement? Après tout, si c’est différent du texte de la Charte de 1982, c’est forcément faux. Et si c’est identique au texte de la Charte de 1982, alors c’est redondant. Beau crédo! La loi est moralement supérieure parce que c’est la loi, etc, etc.
Il y a un fort sentiment d’impuissance, voire de résignation, dans la population actuellement. À qui la faute? Rappelons-nous que le gouvernement Bouchard réussissait à obtenir l’UNANIMITÉ de la chambre lorsqu’est venu le temps de passer un projet de loi clé sur l’autodétermination du Québec. Comparez avec Charest, qui s’empresse d’utiliser le bâillon, parce que les débats démocratiques l’ennuient…
H. Dufort
numerologue
19 octobre 2010
23h07
Comme disais si bien Maurice Richard dans le film de Binamé: “Qu’est-ce que ça donne de se battre si on sait qu’on va perdre ?”
@chouichoui
“Le présent gouvernement a été élu démocratiquement par la population et ce n’est pas la clique de paumés du PQ qui va réussir à le faire tomber.”
Effectivement, ce gouvernement ne peux pas “tomber” car il est majoritaire. Par contre, je suis certain que les Québécois commencent (il était temps !) à se rendre compte de leur erreur et ce gouvernement ne sera certainement pas réélu (je ferai tout en mon pouvoir de citoyen pour que cela n’arrive pas)
Ce sont bien ceux qui l’ont élu démocratiquement qui le destitueront démocratiquement…
Jean-François Caron
boom25
19 octobre 2010
23h30
Tout le monde est d’accord pour dire que connaitre une deuxieme langue est un atout. Par contre, la ou ca blesse, est qu’il y a toujours beaucoup trop d’unilingues anglophones au Québec et particulierement a montreal. Pourquoi exiger le billinguisme chez les francophones et non chez les anglophones? C’est pourquoi ce projet de loi est si mal percu. Personne ne veut que les unilingues anglophones qui se foutent du francais éleve leurs enfants encore seulement en anglais pour former dautres unilingues. Il y a deja assez de cartier seulement anglais a montreal (west-island, pointe claire, dollard-des-ormeaux, pierrefonds), vous ne pouvez pas nier qu’ils existent. Que pouvez-vous répondre a ca?
Pierre-Luc Tremblay
mon_wilson
20 octobre 2010
00h59
Je vois sur ce blogue comme beaucoup d’autre que plusieurs sont fière d’être bilingue. Mais partout en europe, en asie, tous ont 2-3-4 langues, mais leur fièretée est à leur langue maternel. Ils ont tous chez-eux une langue commune, chérie par la majorité.
Ici, certain se glorifie d’être bilingue, certain émigrant sont bilingue, leur langue maternel et l’anglais, ou leur langue maternel et l’espagnol. Mais dans leur âme, ils ne sont pas bilingue, et à chaque championnat mondial, ou olympique, leur vrai appartenance revient avec leur drapeau d’origine.
Ca ma fait penser dans les années 40-60, ou nos grands-pères pour faire parvenu, disait qu’ils étaient bilingue, pour avoir un restant de job, se mettaient à genou, reniait leurs ancètres.
Moi aussi je parle parfaitement l’anglais, mais je ne suis pas bilingue, ma langue est le francais. Je pourrais parler plusieurs langues et je seraient, trilingues ou à langage multiples. Je ne serais pas trilingue ou multilingue
Ici au Québec, on peut apprendre une autre langue, l’espagnol, l’anglais ou le chinois, des langues d’avenir, mais nous ne seront jamais bilingue, Chez-moi, c’est en francais que ca se passe. Mon pays, ma parentés, mes amis, mes relations sont ce que je suis.
Maurice Caissy-Cyr
jolico
20 octobre 2010
02h00
Dans son article “On respire par le nez et en français”, Vincent Marissal nous donne au moins des chiffres: au Québec, 9 écoles, 2468 élèves. Pas de quoi s’exciter le poil des jambes. Petite loi pour un petit groupe. (Et dire qu’aux auditions de la Commission sur le droit de mourir dans la dignité, une des raisons “contre” une loi, c’est que ça ne servirait qu’à un très petit nombre de personnes.)
Par contre, pour mieux préserver le français, il faudrait qu’il soit enseigné adéquatement dans les écoles et qu’il soit noté dans tous les examens dans toutes les matières.
J. Lincourt
sarcelle33
20 octobre 2010
05h33
M. Pratte,
Vous posez la question pourquoi il y a avait si peu de manifestants hier devant les bureaux
du Premier Ministre?
Il faut voir avec quelle subtilité vous avez influencé les commentaires
des ‘bloguistes’ (si vous me permettez cette expression) qui font suite à votre article.
C’est tragique de lire certains commentaires de francophones qui vantent les mérites
de s’angliciser et d’en faire la promotion…
La réponse est bien simple au petit nombre de protestataires: l’inégalité des moyens mis à
leur disposition.
D’un côté, ceux qui favorisent l’anglicisation du Québec possèdent l’aide et l’appui:
—du gouvernement Libéral du Québec
—des gouvernements fédéralistes à Ottawa
—de grosses corporations et de riches communautés venues s’installer au Québec
sans jamais s’intégrer à notre langue et culture
De l’aitre côté, ceux qui se battent pour garder la langue française bien vivante au Québec,
ceux-ci subsistent que par de modestes contributions de simples individus habitant
souvent très loin des grands centres. Comment auraient-ils pu se joindre à cette
protestation quand ils doivent parcourir des centaines de kilomêtres pour se rendre à
Montréal en plus d’en assumer totalement les coûts?
Je regrette de vous dire M. Pratte, vous n’avez certainement pas dit nécessairement le
fond de votre pensée en vous interrogeant du peu de gens qui ont participé à cette
protestation. Vous avez délibérément terminé votre article avec mesquinerie puisque tous
savent que vous êtes assez clairvoyant pour savoir que l’argent fait toute la
différence et signifie la force du pouvoir.
Pourquoi n’écrivez-vous pas au sujet des propriétaires des écoles privées anglaises qui
ont contribué généreusement à la caisse du Parti Libéral du Québec, cela expliquerait
peut-être la force du pouvoir de l’argent…
Caroline Dorval.
ungeduld
20 octobre 2010
06h59
Monsieur Lincourt, je crains que la brèche ne devienne une grosse fuite. Beaucoup trop d’immigrants au Québec ne veulent rien savoir du français, ils veulent que leurs enfants apprennent la langue du cash. Je parie que la nouvelle loi va permettre la floraison d’écoles privées, certains flairant la bonne affaire.
Déjà, avec l’ancienne loi, la brèche était évidente. Je croisais deux écoles anglophones en allant au travail, et elles étaient remplies d’Asiatiques et de Pakistanais. Ces jeunes n’auraient pas dû se retrouver là, mais ils profitaient des failles de l’ancienne loi. On vient de l’élargir, et je me doute des conséquences. À Montréal, où le français recule à vue d’oeil, le français n’est déjà plus la langue d’usage que de 52,6% des habitants, comme l’a démontré le démographe belge Marc Termotte, l’effet risque d’être assez marqué.
On vient de donner un coup d’accélérateur à une tendance déjà lourde. Bravo monsieur Charest.
Stéphane Thibodeau
cactus09
20 octobre 2010
07h55
Ce que je me demande à chaque fois que j’entends des politiciens mentionner l’utilisation du français et les lois, on oublie toujours sciemment de parler de la mauvaise qualité de notre belle langue française dans notre belle Province et surtout de la mauvaise qualité de l’enseignement dans nos écoles francophones, pas toutes mais beaucoup. On dirait que les professeurs s’en moquent totalement.
Que les écoles anglophones doivent enseigner le français, soit! Mais on peut être certains que l’enseignement de la langue française sera de meilleure qualité, comme on le fait présentement. Et ensuite elles enseigneront l’anglais.
La qualité de la langue française dans notre Belle Province n’est pas une question politique mais de fièrté. Je ne partage pas du tout les aspirations des séparatistes soudains devenus souverainistes mais toujours séparatistes. mais je suis fière de ma langue maternelle.
Paule Lanctôt
chouichoui
20 octobre 2010
10h49
Toutefois, si la dérive politique à laquelle nous assistons impuissants continue -et rien n’indique qu’elle s’arrêtera-, je redoute qu’elle ne provoque à terme une radicalisation des esprits, des paroles, des attitudes et, finalement, des actes. (youbablue)
—————————————-
Au lieu de “redoute”, on sent bien que le terme “souhaite” aurait sans doute été plus approprié dans votre cas, vous qui semblez souhaitez une autre petite “crise d’octobre” fomentée par ces tueurs et poseurs de bombes qui ont le culot de se comparer à des “Robin des Bois”.
Si jamais telle situation se produit, ce seront les extrêmistes pkiss, qui font tout en leur pouvoir pour que le climat politique et social se dégrade…., qui en seront tenus responsables.
Heureusement, l’armée est toujours là pour se porter à la défense de la majorité des québécois qui ont voté NON aux deux référendums et qui sont victimes des agissements des activistes et des extrêmistes pkiss.
Raymonde Chouinard
sarcelle33
20 octobre 2010
11h03
@cactus09
Vous semblez idéaliser les écoles anglaises. J’imagine qu’elles ont leur carence tout comme
nos écoles françaises. Cependant, j’aimerais que vous écoutiez un discours de Pierre
Bourgault qui explique bien la situation du français au Québec. Vous constaterez que ce
discours d’il y a 40 ans est encore aussi d’actualité. J’apprécierais votre commentaire
à ce sujet.
http://www.youtube.com/watch?v=mW5bN8Da5s4
sarcelle33
20 octobre 2010
11h03
Je signe
Carole Dorval
chouichoui
20 octobre 2010
11h05
@mon_wilson
Si jamais le PQ revient au pouvoir, dites-vous bien qu’il ne pourra pas gouverner car les fédéralistes vont leur rendre la vie intenable et les empêcher de gouverner tout comme ils le font actuellement envers le gouvernement libéral…. À chacun son tour l’assiette au beurre!
Vous n’êtes pas sortis du bois…..
Raymonde Chouinard
cactus09
20 octobre 2010
23h40
@Sarcelle 33
Je n’idéalise pas mais je constate. vous admettrez madame que le français est très mal enseigné ici et ce, depuis plusieurs années.
Pourquoi n’en parle-t’on jamais? Qu’on redonne à nos jeunes la fierté de notre langue, de bien l’écrire, l’interpréter et surtout de bien la parler.
J’ai commencé l’école en 1951 et il y avait beaucoup d’anglophones en ce temps là mais j’ai appris mon français de la bonne façon. J’en ai perdu depuis mais pas assez pour ne pas constater le nivellement par le bas de l’enseignement de notre belle langue aujourd’hui. Je trouve cela très triste.
J’ai bien écouté le discours de Pierre Bourgault, comme vous dites c’était il y a 40 ans! Dans son discours, il ne parlait pas de l’enseignement et c’était déjà primordial.
Bien des choses ont changé depuis 1966 surtout la fièrté de notre langue.
Enfin, comme je vous le disais au début de ce commentaire, je ne fais que constater.
Paule Lanctôt
Montréal
jolico
21 octobre 2010
01h30
@ungeduld – Stéphane Thibodeau – quand on ne connaît pas le sexe, on ne dit ni monsieur ni madame. On n’a pas encore décidé au Québec de “tuer” toutes les écoles anglaises. Allez donc voir si nos polis-ti-chiens ne font pas apprendre l’anglais adéquatement par leurs rejetons?! Ils savent très bien que notre petit îlot francophone ne suffira pas aux ambitions de leur progéniture et que les priver de l’anglais serait les condamner à l’insularité.
Si 86% des immigrants ne collaient pas tant à Montréal, ne la faisaient pas tant éclater à trop la remplir, peut-être que bien des choses changeraient. Mais on ne fait rien pour les attirer ailleurs, on laisse tout ce monde s’ancrer dans la métropole. Pensez-vous que si on disait à tous les immigrants de l’année 2011 d’aller s’installer à Québec, qu’ils n’apprendraient pas mieux le français? Soit ça ou ils opteraient pour l’Ontario.
J. Lincourt
ragazzino
21 octobre 2010
12h20
@tesl_2004:
Vous êtes donc une exception, d’autant plus que n’êtes pas d’origine francophone, mais bien vietnamienne. Avez-vous sans doutes une facilité pour les langues. Si l’enfant fréquenter l’école primaire en français ou en anglais et qu’il passe ensuite à l’autre langue au secondaire, soit. Toutefois, faire ET le primaire ET le secondaire en anglais, dans une société foncièrement francopone (sauf à Montréal, la grande bilingue anglicisée), est une catastrophe pour tout francophone *moyen*.
De la part d’un francophone qui a, lui aussi, fréquenté l’école anglophone pendant cinq ans (et non douze).
Bruno Falardeau.
sarcelle33
22 octobre 2010
05h00
@cactus09
Merci pour vos commentaires que j’ai appréciés.
M. Bourgault faisait mention dans son discours que si le français n’était pas considéré comme
une langue officielle pour vivre et travailler au Québec et que l’anglais était devenu maintenant
nécessaire pour pouvoir y trouver un bon emploi, c’était comme l’ouvrier qui n’a pas à se servir
de sa scie, il n’aura pas à l’aiguiser. C’est exactement la situation où les francophones du Québec se retrouvent aujourd’hui.
Aussi, je vous fais remarquer que le nivellement par le bas de l’enseignement
du français met en cause les écoles privées qui viennent appauvrir les écoles publiques en ne recrutant que les meilleurs élèves et en laissant pour compte les moins favorisés et les moins doués aux écoles publiques. Vous devez comprendre qu’il est beaucoup plus difficile pour les enseignants des écoles
publiques d’arriver à atteindre d’aussi bons résultats dans les circonstances. De plus, en 1951 seuls les élèves motivés et financièrement capables fréquentaient l’école et les institutions d’enseignement. Les autres quittaient dès la cinquième année pour le marché du travail et n’entraient pas dans les statistiques
donnant ainsi l’impression que l’enseignement du français était supérieur à cette époque.
Ayant été moi-même dans l’enseignement, j’ai pu constater qu’il y a trop de matières enseignées dans
les écoles et les programmes sont surchargés. C’est devenu du ‘bourrage de crâne’. Vous et moi avons été favorisées de fréquenter l’école dans les années 1951 où nous passions beaucoup d’heures à l’étude du français.
Par contre, je n’ai rien acquis en arithmétique vectorielle, très peu en chimie, biologie, algèbre, anglais et musique qui sont de nos jours des matières obligatoires à tous les élèves.
Encore une fois, un petit mot pour me dire que vous avez lu mon commentaire serait apprécié.
Caroline Dorval
cactus09
24 octobre 2010
16h52
@Sarcelle33
L’anglais a toujours été un atout nécessaire pour trouver un emploi en plus du français bien sûr. Des gens doués ou non, il y en a partout même dans les écoles privées. Vous avez raison, nous avons été chanceuses cependant aujourd’hui ce n’est pas du bourrage de crâne mais plutôt du manque de temps de scolarité. Nous avions au moins sept heures de classe non pas 5 1/2 heures comme aujourd’hui. Mes petites filles me disent que *c’est bien assez*. Il est vrai que beaucoup de choses ont changées depuis *notre temps*, peut-être serait-il bon de revenir un peu en arrière pour mieux aller de l’avant!
Merci
Paule Lanctôt