Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Jeudi 20 octobre 2011 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (65)

    Nuances interdites

    Photo Reuters

    Photo Reuters

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    La plupart des éditorialistes et chroniqueurs ont réagi de la même façon à l’annonce faite mercredi par le premier ministre, Jean Charest, de la mise sur pied d’une commission d’enquête sur la corruption dans l’industrie de la construction. Tous ont applaudi au fait que le mandat de la commission est très large. On s’est aussi réjoui du fait que la présidence de la commission a été confiée à une criminaliste d’expérience, la juge France Charbonneau. Par contre, presque tous les commentateurs ont déploré que la nouvelle commission, contrairement aux commissions d’enquête traditionnelles, ne pourra contraindre les personnes à témoigner devant elle.

    Dans l’éditorial que j’ai signé à ce sujet jeudi, j’ai dit essentiellement la même chose que mes confrères: d’accord avec le mandat, d’accord avec le choix de la juge Charbonneau, mais «de sérieuses réserves» sur les modalités.  Je poursuis: «Les commissions d’enquête et les tribunaux ont souvent eu dans le passé à gérer ce genre de chevauchements et, sauf erreur, les intérêts de la population et des individus concernés ont pu être conciliés. Par son mandat, le juge Gomery était tenu de “veiller à ce que l’enquête ne compromette aucune autre enquête ou poursuite en matière criminelle en cours.” Pourquoi le gouvernement Charest n’a-t-il pas choisi cette voie toute simple plutôt que le chemin tortueux annoncé hier? Qui, dans ces conditions, acceptera de se confier à la commission Charbonneau?»

    Toutefois, il m’est apparu imprudent de conclure, avant même que la commission ne se mette en marche, à l’inutilité totale de ses travaux. Qui croyait, lors de l’annonce de la commission Gomery, qu’elle allait mettre KO le Parti libéral du Canada? Qui pensait que Jacques Duchesneau allait produire un rapport aussi dévastateur?

    Compte tenu de ce que nous savons de la juge Charbonneau, du mandat et des moyens qui lui sont confiés, il faut donner la chance au coureur. De plus, bien que beaucoup de commentateurs et juristes ne soient pas d’accord avec le raisonnement du gouvernement, d’autres trouvent que sa décision se justifie.  Bref, j’estimais jeudi soir, et j’estime toujours aujourd’hui, que des nuances s’imposent. Ce n’est de toute évidence pas l’avis de plusieurs lecteurs.  Je cite ici quelques-uns des courriels reçus:

    Monsieur Pratte,

    Vous êtes vraiment consternant.

    Lisez vos propres chroniqueurs (Marissal, Boisvert et Journet) aujourd’hui

    même dans la Presse.

    Non seulement devriez-vous lire leurs chroniques et reportages, vous devriez aussi

    les apprendre par  coeur.

    Votre mauvaise foi est à l’image de Jean Charest !

    Michel Seymour

    Prof de philo à l’U de M

    ————–

    M. Pratte;

    J’ai gagné mon pari sur le genre d’article que vous alliez produire sur la commission d’enquête anoncée par le gouvernement. Comme c’est votre habitude vous avez trouvé le moyen d’endosser cette parade de démocratie.

    Vous êtes ma référence pour la démonstration du détournement de sens comme journaliste; et je dois reconnaître que vous servez bien votre employeur.

    Je suis malheureusement convaincu  qu’il ne vous est plus donné très souvent le réflexe “du recul nécessaire” et la démarche d’objectivation que nous attendons d’un journalisme… et vous n’êtes pas le seul ainsi malheureusement surtout à La Presse. Remarquez que ce phénomène est présent dans les autres quotidiens; mais vous êtes le Jean Charest du genre; et je ne serais pas surpris que vous preniez celà pour un compliment!

    Surprenez-moi, redevenez un vrai éditorialiste; vous en avez l’intelligence!

    Espoir

    Denis Bougie

    Sherbrooke

    ————–

    Monsieur Pratte,

    Personne ne sera forcé de témoigner. Ceux qui s’y hasarderont seront

    susceptibles de poursuites.

    Et vous applaudissez?

    On devrait vous remplacer par Lisa Frulla. Tout aussi servile que vous,

    elle a au moins une jolie coiffure.

    Pierre Desrosiers

    Val David

    ———–

    Ce qui me frappe dans ces commentaires, ce n’est pas que MM. Seymour, Bougie, Desrosiers (et autres) sont en désaccord avec moi, ce qui est tout à fait normal. C’est qu’ils réagissent comme si mon texte était un appui enthousiaste à la commission annoncée par M. Charest, comme si je n’exprimais aucune réserve au sujet, notamment, de sa décision de limiter les pouvoirs de la commission. Or, justement, je suis très critique à cet égard. Il semble que ce qu’on me reproche, c’est d’apporter quelques nuances au lieu de mener une charge à fond de train contre Jean Charest.

    C’est vrai que de nos jours, les nuances ne sont plus à la mode. Surtout quand il est question de Jean Charest, dont on a décrété depuis longtemps qu’il était «le pire premier ministre de l’histoire du Québec» (bien qu’il ait été réélu deux fois) et même dit qu’il «protégeait le crime organisé». Pour ma part, je continue d’être fermement convaincu que les nuances ont leur place dans le commentaire politique, même si beaucoup de gens préfèrent la démolition systématique.


    • Bonjour M. Pratte,

      vos lecteurs ont de l’humour, et vous avez la capacité d’autodérision. C’est bien. Cela dit, je n’aime pas la coiffure de Liza Frulla.

      Le probleme avec votre argumentation est que l’utilité que vous voyez a cette ‘ommission d’enquete’ (pas de c nécessaire) est un travail qui a deja été fait par M. Duchesnau. 2 ans pour obtenir un rapport similaire? Pourquoi faire ceci? Pour gagner du temps, et c’est ca qui est dégueulasse.

      Merci,

      Rigoberto da Rossi

    • Comme d’autres, je ne vous prête pas d’intentions, je pense même que vous auriez du être à la tête de cette commission. Avec tous les pouvoir dont disposent les responsables de celle-ci, je suis persuadé qu’une forme de véritée sortira, suffira simplement de l’inventer, ce que je crois n’est pas trop vous en demander…

      louis lafontaine
      450, payeur de pont , ce qui fait de moi un expert en transport.

    • Reste que ça doit vous prendre un contrôle immense et une discipline de fer pour amener un minimum de nuances positives à l’annonce de notre premier ministre. J’en suis personnellement incapable.

      Philippe Girard

    • Sans y aller d’une démolition systématique à l’égard de la personne de Jean Charest, il est vrai que votre commentaire est, parmi ceux que j’ai lus, de loin le plus favorable à cette commission bidon. Vous critiquez les modalités certes, mais votre conclusion est que cette commission n’est pas inutile… Or, la question n’est pas de savoir si elle sera totalement inutile, mais plutôt de savoir si elle va vraiment répondre aux attentes de la population, c’est-à-dire véritablement faire le ménage dans l’industrie de la construction et le financement des partis politiques. La réponse est non, à mon avis et de l’avis de tous les commentateurs… sauf vous. Il est extrêmement difficile de ne pas conclure que M. Charest a d’abord voulu protéger le PLQ, plutôt que de faire toute la lumière. Ses arguments transpirent la mauvaise foi, et ne font qu’alimenter davantage le cynisme de la population.

      Marie-Pierre Allard, Sherbrooke

    • Les enquêtes policières sont commencées depuis 6 mois et rien de rien !!! Aucun coupable ! Nous ne sommes même pas capable de condamner un gars comme G.Turcotte qui avait toutes les preuves contre lui !!! Et on pense que l’on va éradiquer la mafia avec la commifarce mise sur pied par Charest !!! Le crime organisé va avoir tout le temps de faire disparaître les preuves incriminantes. Comme le disait Marc Bellemare ce matin: la mafia doit être très contente ce matin.

      P.Savard

    • “Que voulez-vous” comme disait l’autre, c’est la rançon de la gloire. Il était évident que vous alliez vous faire rentrer dedans M. Pratte.
      Ça fait maintenant deux ans M. Pratte que la population ainsi que tous les acteurs importants du Québec réclament une Commission d’enquête. Ça ne prenait pas un rapport Duchesneau pour savoir ce qui se passe dans cette industrie. Le Gouvernement était seul à ne pas en vouloir.
      Maintenant, il a dû céder suite au rapport Duchesneau. Mais au lieu de faire une véritable commission d’enquête, il a pondu une alternative aussi pitoyable qu’inutile. C’est certain que la population n’est pas satisfaite. Son arguement phare, le même qu’il nous a toujours servi, est de ne pas compromettre les enquêtes policières. Cet argument ne tient pas la route comme tous les spécialistes l’ont démontré. Vous mêmes ne semblez pas y adhérer.
      Alors, vous dites, mais laissons la chance au coureur. Inutile, aucun membre du crime organisé ne se présentera à cette commission. Aucun organisateur politique ne le fera non plus. Aucun membre de firme croche ira se dénoncer. Aucune personnne ayant des informations éclairantes ne le fera non plus car elle sera poursuivie. Le maire Tremblay a annoncé qu’il n’avait pas affaire à cet endroit alors que les premières enquêtes de Radio-Canada sont associées à son administration (compteurs d’eau et bateau de Accurso). Donc, à quoi bon faire ce type de consultation.
      Finalement, appelons les chats des chats et cessons de dire qu’il s’agit d’une commission d’enquête.
      Merci et bonne chance,
      H. Gallagher

    • Le Premier ministre lui aussi possède l’art de faire des nuances et il en a fait toute une lorsqu’il a dit qu’il avait fait une “commission taillée sur mesure”. Qu’est-ce que ça veut dire au juste? Est-ce que le mot taillée veut dire “désigner, dessiner sur mesure” ou bien découpée dans le sens où on a découpé des parties dans la loi sur les commissions pour protéger le Gouvernement et surtout le Parti libéral?

      C’est navrant qu’un Premier ministre, sachant au fond tout le “caca” dont le Québec est plongé, ne puisse pas offrir, sans équivoque, d’une manière irréprochable, une véritable commission d’enquête pour que le Québec retrouve son “honneur” et qu’à brève échéance les McLeans de ce monde puisse parler de nous d’une manière beaucoup plus respectueuse.
      Gilles Pelletier, Québec

    • je suis à contre-courrant, je pense que cette commission peut être un formidable outil pour amasser de la preuve et ensuite la refiler aux policiers.

      Le travail le plus important de la commission selon moi n’est pas de faire rouler des têtes (bien que ça puisse amuser certaines personnes) mais de démonter le mécanisme (bien ancré et ancien semble-t-il) de la collusion et de faire des recommandations pour tenter de l’éradiquer.

      Les accusations viendront de la couronne suite aux rapports d’enquêtes de la police.
      Les opinions que j’ai entendu vont toutes dans le sens de dire que la juge Charbonneau est crédible, compétente et pugnace, dans ces conditions je ne vois pas de raison de douter qu’elle prendra toutes les mesures pour mener cette enquête de façon à tirer le maximum du mandat qui lui a été confié.

      Je suis d’accord avec vous pour dire que de nos jours les nuances ne sont plus à la mode, il me semble y voir un manque de maturité politique.
      C’est déplorable et dangereux car à terme j’ai bien peur que celà ne puisse mener qu’à un cul-de-sac.

      Denis Blouin

    • Vous avez raison M. Pratte, une Ferrari sans essence ça reste une Ferrari. Ça parait très bien dans l’”driveway”, mais (nuance) ça n’avance pas d’un pouce.
      f.jean

    • Vos nombreux éditoriaux passés démontrent que les mots “André Pratte” et “nuances” sont très difficilement conciliables.

      P. Bédard
      Montréal

    • Bonjour M. Pratte,

      À la base, les citoyens ne comprennent pas pourquoi ce qui a été bon pour Bastarache, Gomery, Cliche, Dionne ne l’est pas pour Charest. Ils ont l’impression qu’il cache quelque chose, qu’il veut protéger son parti. Votre éditorial nous indique que finalement, le choix du Gouvernement est un pas dans la bonne direction. Vous ne commentez pas l’efficacité du choix ou ses motifs. Vous n’expliquez pas vos nuances, ce qui donne l’impression du parti paris que l’on vous reproche.
      A. Prince

    • Le problème de votre éditorial, Monsieur Pratte, c’est que malgré vos “sérieuses réserves” sur certains points, vous acceptez quand même la tenue de cette commission comme une fatalité qui ne vaut même pas la peine qu’on la remette en question, car elle nous est dictée par vos amis du PLC.

      Au diable le fait que cet exercice ne donnera absolument rien : si Charest le dit, on embarque et puis c’est tout. B. Boyer

    • Le problème Monsieur Pratte, c’est que la population n’a plus cette patience auquelle vous reférez et votre texte nous exhorte à donner le temps au temps. Je crois que le ras-de-bol est généralisé et que votre modération est maintenant perçu comme un refus de voir la réalité. Voilà plus de 2 années qu’on nous demande d’attendre, que les résultats vont venir. On ne parle pas de démolition systématique, on parle d’une lassitude de lire les mêmes histoires impunies toutes les semaines.

      Pour terminer, Monsieur Charest a été élu 3 fois, mais le contexte a changé depuis la dernière élection, et lors des élections d’ici 12 mois on verra si le pari de Monsieur Charest (la mémoire du Québécois) aura été gagnant.

      S.Bouchard

    • Et a combien de chances le coureur a-t’il droit ?
      A force de commettre des faux departs et etre accuser de dopage,
      notre coureur se verra disqualifie a vie de toutes courses au scrutin.
      P Allen

    • Tout dépend. Je ne suis pas pret à dire que la comission sera inutile.

      Si vous en avez un qui parle, volontairement, par écoeurantite du système, les autres voudront rectifier. Car n’oublions pas, la commission aura l’immunité parlementaire, c’est à dire que rien n’y sera retenu dans une cause pour diffamation. Déjà, c’est beaucoup pour permettre de se vider le coeur.

      Alors dans une première phase, on verra les frustrés du système. Les exclus. Les journalistes qui divulgueront leur preuves.

      Puis, ceux qui sont à l’intérieur du système et qui parlent. Les fonctionnaires écoeurés, les maires, les députés.

      Puis ceux qui veulent se justifier, nier ce que les autres disent.

      Ne pas se présenter à la commission ne sera peut-être pas un outrage. Mais c’est s’exposer à une conclusion qui sera faite en absence de contrepartie de la part de la personne concernée. Un peu comme la commission Gomery, où le juge a ignoré les “j’men rappelle pus” pour donner le crédit à quelques témoignages.

      N’oublions pas, les règles d’une commission d’enquête ne sont pas les mêmes que dans un tribunal. La juge Charbonneau ne le sait que trop bien. Elle a sûrement très hate d’assouvir plusieurs fantasmes de juriste !!!

      Ex: Si tout le monde dit que c’est de la faute à Accurso et que ce dernier ne se présente pas en commission, le juge concluera que c’est de la faute à Accurso et recommendera de ne plus faire affaire avec Accurso. Ses entreprises feront faillite.

      Tony Accurso aura donc l’obligation monétaire, en tant que PDG, de comparaitre devant la commission.

      F Picard

    • Le problème avec ces missives que l’on vous à «lancées par la tête» c’est qu’en plus d’être en désaccord avec vous, ce qui est leur droit, leurs auteurs tombent dans les injures «ad hominem« et ça, ça ne résout rien et en plus, ça m’exaspère.

      Mais revenons avec votre demande du «droit à la nuance». En principe, et aussi en pratique, je suis d’accord avec la notion de nuance dans les évaluations que nous faisons de diverses situations.

      Il est probablement exact qu’en dépit d’un coffre d’outils dangereusement incomplet, une juriste de la stature de la juge Charbonneau finira bien par débusquer un certain nombre de faits, de malversations, de stratagèmes avec les gens qui les animent. Mais cela sera, on peut raisonnablement le supposer, tout à fait insuffisant à tous égards.

      Le commun des mortels pourrait peut-être se laisser prendre par la rhéthorique des Charest, Fournier, Dutil, Beauchamp et als. Le problème avec votre opinion «nuancée», c’est qu’elle vient de quelqu’un d’expérimenté qui occupe un poste «de savoir».
      Ce qui irrite sans doute vos correspondants c’est que des gens avertis, dont vous êtes, ne devraient tenter de trouver des qualités à un produit bancal dont on a accouché après trente mois d’un incompréhensible refus de procéder. À leur avis, le désaveu devrait être complet sans donner la moindre chance à l’auteur du projet. Vous différez d’opinion.

      Mais avoir des opinions tranchées n’excuse aucunement le recours à l’injure à l’endroit de ceux qui ne pensent pas comme soi. Cela est, comme on le dit en anglais: «uncalled for».

      J-F. Couture.

    • Peu importe ce qui ce dit, il reste à voir ce que la juge Charbonneau fera de cet exercice.

      J. Bouthillier

    • Pauvre M. Pratte. Ne comprenez-vous pas que vous êtes l’artisan de votre propre malheur ? Vous avez détruit votre propre crédibilité par vos textes, ces dernières années. Bonne chance à vous.
      D.Lachance

    • Cette annonce est le fruit d’un raisonnement défaillant. Les libéaux n’ont plus de crédibilité à ce sujet et il leur vient l’idée que de constituer une commission “sur mesure” va leur permettre, à l’aide de “pédagogie”, d’améliorer leur sort. La seul chose qui pourrait améliorer leur sort serait une commission d’enquête selon la loi des enquête publique (donc avec plein pouvoir) qui ferait la démonstration qu’ils n’ont rien fait de mal. Mais encore là, le problème c’est qu’il y a des années un problème grave c’est présenté et au lieu de se comporter en gouvernement responsable et de constater l’urgence de faire la lumière pour le bien de la société, le gouvernement n’a eu cesse de retarder, de faire une fuite en avant et d’user de faux fuyant pour au final accoucher d’une solution alambiqué. Alors les chances de se voir crédibilisé, malgré une vérité qui serait parfaitement à leur avantage, est nulle car ils ont spolier leur crédibilité et ce depuis beaucoup trop longtemps.

      Mathieu Lafleur

    • Monsieur Pratte,

      Vos éditoriaux sont très nuancés. En fait, ils sont toujours l’expression d’une même idée présentant une différence délicate et à peine perceptible.

      René LeSage

    • M. Pratte, vous vous êtes fait le défenseur du gouvernement Charest depuis si longtemps qu’il est normal que vos nuances soient ridiculisées…

      Apportées par quelqu’un d’autres, ces nuances auraient peut-être (peut-être je dis bien) été reçues d’une meilleure façon. Vous vous êtes vous même marqué au fer rouge (libéral? ;-), et votre crédibilité en ce qui a trait à la politique provinciale en a mangé toute une… Vous n’avez que vous à blâmer pour ce résultat… Vous pouvez aussi faire comme M. Charest et vivre dans l’illusion que tout va bien, mais vous êtes au journalisme ce que le Doc Mailloux est à la psychiatrie, un diplômé avec des compétences indiscutables, mais un égo qui le rend souvent ridicule…

      Donner la chance au coureur dites-vous? Il est trop tard le marathon est déjà terminé… Au prix que cette Omission d’enquête va nous coûter, nous aurions mieux fait d’attendre après les prochaines élections, ça aurait coûté aussi cher, mais au moins nous aurions eu une VRAIE commission…

      Saisissez-vous l’importance pour la population de retrouver confiance en nos institutions?? Et dites moi sans rire que cette mascarade, ce “sondage Charbonneau” est susceptible de nous la faire retrouver…

      Je crois qu’il était plus important de redonner confiance à la population avec quelque chose de gros et de frappant, quitte à laisser s’échapper quelques poissons du filet… Parce-que soyons vraiment honnête ici, même avec des moyens extraordinaires, le crime de corruption est un des plus difficiles à prouver hors de tout doute…

      Que le rapport futur de ce “simulacre d’enquête” ne puisse comporter «aucun blâme» et ne formuler «aucune conclusion ou recommandation à l’égard de la responsabilité civile, pénale ou criminelle de personnes ou d’organisations».” est tout simplement outrageant, et de cet angle, vos nuances ne veulent rien dire lorsqu’on paye pour ces idioties…

      F.Jobin
      QC

    • M. Pratte,

      Contrairement à ce que vous prétendez, toute la tenacité dont la juge Charbonneau pourrait faire preuve et la vaste étendue de son mandat ne valent pas grand chose sans pouvoir de contrainte et en l’absence d’immunité. Vos collègues l’ont dûment souligné alors que vous, vous continuez à porter vos lunettes roses.

      Ce que les québécois réclament, c’est une véritable commission d’enquête, et non une mascarade destinée à acheter du temps et calmer la grogne. C’est ça qui est choquant, votre édito n’en fait nullement état, d’où les allégations de parti pris.

      L. Ouellet

    • Il semble que l’on ne ménage aucun qualificatif pour désigner Mme la juge Charbonneau,mais comment a-t-elle pu accepter de présider à cette emmanchure de demi-enquête dans laquelle elle n’aura aucun pouvoir de contraindre qui que ce soit à témoigner et que ceux qui veulent témoigner ne jouiront d’aucune immunité.On réconforte les pourris et on laisse planer les risques pour ceux qui seraient tentés de dénoncer les mêmes pourris.
      Encore avant-hier, Charest à la sortie du caucus des cocus disait qu’aucune décision n’avait été prise,Quand a-t-il communiqué avec le juge en chef ? Quand Mme Charbonneau a-t-elle accepté de présider la farce? Connaissait -elle les limitations décrétées par le premier minusse.
      En acceptant de présider cette opération camouflage Mme Charbonneau se déprécie,je trouve ça suspect.
      Charest dit que si il est convoqué à la commission il y ira,mais répondra-t-il à toutes les questions ? Il répondra aux questions qui font son affaire, les autres il pourra refuser.
      P.J.Audette

    • M. Pratte,
      Une question un peu hors sujet et pourtant tellement révélatrice:

      Quand il pleut comme aujourd’hui, est-ce que M. Desmarais vous épargne de laver son char ? Si oui, c’est un bon boss comme dirait Yvon Deschamps !

      M. Savard

    • M Pratte, inutile de jouer les vierges offensées les critiques que vous recevez sont amplement méritées.

      Soit vous manquez de jugement, soit vous avez un biais totalement inacceptable et même suspect.

      Non seulement cette comédie ne risque pas d’exposer grand chose, surtout pas les gros poissons – notamment ceux qui fraient avec le PLQ – mais en plus elle permettra aux vrais coupables et aux “tizamis” de gagner du temps et mieux s’organiser. Ainsi la corruption, la magouille et le copinage pourront perdurer en toute quiétude dans notre pauvre Québec. C’est totalement ignoble ce qui se passe, un travesti de justice au vu et au su de tout le monde, même dans mes visions les plus pessimistes je ne pensais pas qu’on en était rendu là au Québec. Franchement c’est une sinistre farce et rien d’autre.

      C’est pas croyable! Depuis des mois on nous assène information sur information pour nous dire qu’on a un sérieux problème au Québec, le rapport Duchesneau l’a ensuite confirmé: la magouille, la collusion, la corruption sont généralisées et se retrouvent au coeur même de nos institutions avec la participation active du crime organisé. Ce n’est pas une affaire criminelle c’est un système généralisé. Et ensuite on serait supposé aller à la guerre avec ce tire-pois? C’est là qu’on voit que la séparation entre les branches du pouvoir, pourtant essentielle dans une véritable démocratie, existe en réalité bien peu au Canada et au Québec (contrairement aux É-U où une telle comédie est impensable). En fait c’est le PM et son entourage qui contrôle tout et ça lui donne le pouvoir de nous rire en pleine face, or celui ci a de toute évidence fait son choix: entre protéger le PLQ (et ses actionnaires…) et l’enrayement d’un sévère problème de corruption au Québec il a choisi le PLQ. Si vous n’êtes pas “indigné” rendu là c’est peut-être que vous méritez cette société qui pourrit un peu plus à chaque jour.

      Et cette histoire de “protéger la preuve” pour mettre les coupables en prison c’est de la bouillie pour les chats. Même en supposant qu’on mettrait de peine et de misère la main sur quelques (probablement petits) poissons ça va prendre des années d’enquête et de procès et pendant ce temps le système des “tizamis” et la mafia auront amplement le temps de s’adapter et de trouver d’autres magouilles pour fourrer les contribuables et les honnêtes gens. Regarder les commandites, ça fait dix ans que la GRC “enquête” et pas un seul politicien n’a été inculpé. Mais au moins suite à Gomery le PLC a payé le gros prix et ses politiciens verreux sont hors d’état de nuire. Non franchement ça prend une enquête publique avec des grosses dents pour exposer tout ça au grand jour, c’est notre seul espoir de retrouver des institutions honnêtes et même là les résultats sont loin d’être garantis. En attendant ça serait bien si quelques députés du PLQ avaient assez de fierté (ou d’opportunisme) pour démissionner et rendre ce gouvernement corrompu minoritaire…

      P Brasseur

    • Vous ne comprenez pas la critique faite à votre argumentaire (d’ailleurs n’êtes-vous pas en train d’accuser indirectement vos collègues de manquer de nuance?). Vos interlocuteurs vous interpellent parce qu’il y a quelque chose de fondamentalement décourageant d’être témoin de toutes les contorsions du gouvernement pour éviter d’utiliser le plein pouvoir législatif d’une commission d’enquête et de lire votre éditorial qui argumente que cet exercice pourrait, peut-être, éventuellement, mener à des choses intéressantes. Vous soulevez les bonnes question, mais semblez aveugle par rapport aux conclusions qui s’imposent, tant sur le niveau d’efficacité de cette commission, que sur la motivation du gouvernement. Dans sa forme actuelle, un doute subsistera toujours quant à savoir si la commission est allée aussi loin qu’elle aurait pu, et cela pratiquement sans égard aux conclusions du rapport, et c’est ce qui me dérange.

      M. Landry

    • L’infantilité et l’agressivité du commentaire de Michel Seymour est assez renversante. Son commentaire me fait penser à ce qu’on lit chez commentateurs caractériels, intolérants et anonymes qui dominent un certain autre blogue de cyberpresse.

      Olivier Bamville.

    • Bonjour M. Pratte,

      On peut débattre des modalités et apporter toutes les nuances nécessaires, là n’est pas la question.

      Depuis 2 ans et demi, 80% de la population ainsi que la presque totalité des personnalités publiques non-affiliées au PLQ réclament une commission d’enquête publique.

      Depuis 2 ans et demi, par son refus obstiné et par l’impression qu’il donne de vouloir cacher des choses (à tort ou a raison), le gouvernement Charest alimente le cynisme des citoyens envers la classe politique et empoisonne l’atmosphère politique au Québec.

      Il y a deux ans, devant les fortes pressions pour déclencher une enquête publique, Jean Charest a tenté de calmer la tempête en créant la commission Bastarache sur un tout autre sujet. Pure stratégie politique. Il espérait de toute évidence que la population allait avaler la couleuvre. Malheureusement pour lui, la population n’est pas dupe. Elle a continué de réclamer une commission d’enquête publique sur le véritable sujet qui nous interpelle tous. Pire : les gens y ont vu là une manoeuvre politicienne et manipulatrice qui n’a fait qu’augmenter le cynisme et la crise politique au Québec.

      Hier, le gouvernement annonce en grande pompe la tenue d’une “commission d’enquête” sur l’industrie de la construction. Malheureusement, en refusant de soumettre sa “patente” à la loi sur les commissions d’enquête pour permettre aux dénonciateurs honnêtes d’être poursuivis et aux criminels de se défiler, le gouvernement Charest prend encore une fois la population pour des valises. De plus, en ayant attendu 2 ans et demi pour agir, comment ne pas y voir là un vulgaire calcul politique, un calcul d’une insolence et d’un cynisme révoltants.

      Ce qu’il y a de plus choquant, M. Pratte, c’est qu’encore une fois, au lieu d’agir en homme d’État, Jean Charest tente de duper la population et de lui faire avaler une couleuvre. Ce qu’il y a de plus choquant, c’est que plutôt que de répondre aux demandes pressantes de la population, Jean Charest nous sert cette fraude intellectuelle dont le principal résultat sera, je vous le donne en mille, d’alimenter, encore une fois, le cynisme, et de pourrir encore plus le climat politique au Québec.

      Bref, le plus révoltant, ce n’est pas ce forum de discussion qui, je vous l’accorde, peut s’avérer légèrement utile, c’est la fraude intellectuelle qui est derrière, c’est la duperie ignoble et la façon nonchalante avec laquelle on tente de nous berner, c’est le je-m’en-foutisme avec lequel on contribue à faire exploser à des niveaux inégalés le cynisme envers la politique, à démobiliser les citoyens et à écorcher encore plus notre démocratie.

      Voilà, M. Pratte, le véritable enjeu.

      Patrick Bachand

    • M. Pratte, M. Pratte, M. Pratte…

      Vous êtes incroyable. Je me demandais justement comment vous alliez pouvoir défendre cette aberration de non-commission de non-enquête, en me disant que vous ne le pourriez pas, qu’il vous restait quand même quelques nanogrammes de décence… même pas! Ce n’est pas de la mauvaise foi, contrairement à Jean Charest, c’est de la pure servilité.

      Cette supposée commission est une bouffonnerie, une arnaque pour gagner du temps et vous le savez très bien. Tout ce que vous trouvez à dire, c’est qu’on doit attendre avant de voir les résultats… Big deal! Les résultats, c’est qu’il n’y aura pas de résultats autres que de protéger les criminels et leur permettre de détruire les preuves et de renforcer leurs systèmes pour continuer à nous voler en toute quiétude., pendant que des insignifiants défileront devant la commission et y diront ce qu’ils veulent bien y dire, sans craindre de se parjurer.

      D’ailleurs, vous nous aviez préparé à cet éditorial digne du père Ubu en suggérant antérieurement, par exemple, que tout était maintenant paradisiaque à Montréal parce que les chantiers promis par vos Libéraux étaient maintenant en branle, etc…

      Vous êtes devenu, Monsieur, une caricature de vous-même.

      Martin Boily, Québec

    • Bonjour M. Pratte

      Mouarf! C’est amusant le «Ouaibedeux» n’est-ce pas? L’interaction avec n’importe qui, n’importe quand et l’immense progrès qui consiste à se faire insulter à distance et presque en temps réel, avoir la chance de multiplier les rencontres (virtuelles) avec un nombre de plus en plus grand d’énergumènes… Quelle chance avons-nous de vivre cette époque! ::)

      Les discussions et l’usage d’une argumentation “articulée” est une chose rare chez les Canadiens-Français. Dans notre tribu Monsieur Pratte, la plupart du temps, cela se passe au niveau de la moelle épinière et guère plus haut ou, en termes plus diplomatiques, au ras des émotions…

      Pas plus tard qu’il y a quelques jours, j’avais fait remarquer dans les commentaires d’un blog sur un journal bien connu (et que la charité m’empêche de nommer) que le niveau de discussion à «Tout le monde en parle» est inférieur à celui qu’on retrouve souvent dans une émission comparable sur TV5: «On est pas couché» de M Laurent Ruquier… J’avais même donné un extrait YouTube en référence pour appuyer mes dires. Le commentaires a été supprimé… Parce qu’ici Monsieur le choix est entre le silence hypocrite ou l’invective. Et les nuances, c’est pour les [choisissez le mot] ::)

      Pas plus tard qu’aujourd’hui, j’ai eu l’insigne honneur de me faire traiter d’idiot et d’imbécile sur facebook par un chargé de cours en sciences politiques à l’Université Laval. Je n’en reviens pas encore. Je me fous d’être insulté par un inconnu, quelqu’un dont l’opinion ne compte pas pour moi. Ce qui m’étonne c’est que cela ne viennent pas d’un pilier de taverne de Limoilou mais d’un universitaire et d’un membre du personnel enseignant par dessus le marché… Ça doit voler haut dans les cours de “science PO”…

      Si tel est le niveau dans une des Universités les plus réputées du Québec, comment alors s’étonner alors de la bassesse des commentaires dans le reste de la population?

      Je fermement convaincu que les citoyens du Québec devraient faire l’effort de se cultiver, de se discipliner ou de s’éduquer à la discussion et d’abandonner les invectives habituelles. Si nous nous cherchons un “projet collectif” cela pourrais bien en être un tout à fait adapté à la situation. Il se pourrais même que cela nous permettrait de réellement régler nos problèmes plutôt que nous comporter collectivement en gérant d’estrades et en “chialeux” par vocation.

      Et puis: «Être poli avec un sot, c’est s’en isoler. Quelle bonne politique !» Jules Barbey d’Aurevilly


      Claude LaFrenière

    • M. Pratte.
      Vous vous défendez bec et ongles que votre commentaire n’est pas une approbation de cette commission. Je ne suis pas un écriveux, même qu’écrire m’orripile. Dans tous vos textes, n’oubliez pas que ce sont les dernières phrases qui demeurent.

      Un proverbe Sénégalais dit: “vous pouvez cajoler un veillard toute la journée et si le soir vous le sermonez, c’est ce qu’il en restera”. Donc, vos nuances ne doivent pas seulement être dans le texte, mais dans la structure…A bien y penser j’aurais dû faire un prof de journalisme.

      Noel Lévesque

    • Vous aimez les nuances? Alors vous aller adorer cette commission d’enquête!

      - 80% des Québécois veulent une commission d’enquête. Charest en lance une mais sans pouvoir de contraindre les accusés à se présenter.
      - On nomme une juriste aguerrie mais on lui enlève le droit de blâmer ou de dénoncer quoique ce soit..
      - Le financement du Parti libéral est en cause. Pas de problème l’enquête se terminera après les prochaines élections et de toute façon elle ne peut faire aucun blâme.
      Le parti libéral veut faire appliquer la loi mais pas celle des commissions d’enquête. Autrement dit, on respecte la loi quand ça fait l’affaire des libéraux.
      - L’union des municipalités est satisfaite de cette commission. Bien sur, on vient de leur promette qu’ils ne seront pas contraint de se présenter et que de toute façon il ne pourront pas être blâmer.

      Alors là, je pense qu’en terme de nuance, on est bien servi! En fait c’est tellement nuancer que c’en devient complètement inutile.

      Jusqu’à récemment je croyais Jean Charest un peu mou, opportuniste, démagogigue, mal entouré et avec une moralité assez élastique mais pas nécessairement corrompu. Mais à force de refuser de toutes les façons possibles une enquête publique sérieuse ça devient franchement louche.

      Si il reste encore des gens honnêtes dans ce parti, qu’ils se lèvent et qu’ils exigent une véritable enquête publique. Sinon, leurs sorts risquent de ressembler à celui du parti Libéral fédéral; l’anéantissement. C. Lemay

    • Cher M. Pratte

      Vous insistez beaucoup sur les nuances que vous avez apporté. Pourtant, votre titre, lui, prend parti. Vous n’avez pas écrit, “une commission utile malgré ses faiblesses”. Vous avez écrit “une patente utile”. Vous reprenez une expression utilisée par l’opposition et vous la démontez. Votre titre, en lui-même, dénote un évident parti-pris.
      Votre intervention porte la prétention suivante: “je suis rationnel CAR je suis dans la nuance”. Ce qui rappelle un crédo Libéral fort répandu: “les Québécois n’ont pas d’opinions, que des émotions”. Cette caricature d’un ilot de bon sens s’opposant aux hordes de fanatiques enragés, c’est la base même de l’approche libérale. En effet: qui a envie d’être associés aux idiots qui ne sont pas capables de “nuance”? Pour renforcer le tout, on publiequelques emails choisis (en omettant bien sûr les sans-nuance qui dénigrent l’option inverse…).
      Le hic, c’est que ce n’est pas une position nuancée que vous avez apporté. C’est une approche de marketing pour adoucir et banaliser une position dont les inconvénients sautent aux yeux.

      Jean-François Trottier

    • M Pratte

      l’Omission d’enquête Charest

      Est-ce assez nuancé pour vous?

      Alain Des Ruisseaux
      Montréal

    • Je remarque comme monsieur Pratte que les nuances se font rares dans les débats publics. Nous avons pris l’habitude des charges à fond. Très simplistes à mon avis. Quant à la coiffure de Lisa Frulla, je dis, sans nuance, qu’elle m’énerve. Elle passe son temps à chasser la mèche qui lui couvre un oeil. Et ses propos nuancés, je présume, je ne les écoute pas. Son tic accapare mon attention.
      Albert Champagne

    • NUANCE INTERDITE !

      Moi qui pensait qu’on allait bloquer la vente des albums de Sandra Dorion !!

      Ouf….
      Yvon Montana

    • Bonjour,

      Et bravo pour cette Commission d’Enquête qui fera sûrement dans la nuance en remontant quinze années en arrière afin de remonter aux sauvages coupures dans la Fonction Publique québécoise qui sont à l’origine de tous ces déboires, les Experts conseils, les ingénieurs ainsi qu’énormément de personnel qualifié pour encadrer les travaux ont été mis à pied…..

      Et en conclusion, comme affirmait Monsieur Jacques Duchesneau sur les ondes de Radio Canada, celui ci affirmait qu’il n’y a plus personne dans la Fonction Publique québécoise qui est capable d’évaluer le coût d’une poutre en béton d’une telle longueur, avec telle épaisseur ainsi que d’une telle largeur….. Tout comme évaluer ce que coûte un kilomètre en asphalte sur les différentes routes en construction du Québec……. Les patates de sofa, toujours les mêmes qui espéraient un bon show de TIVI devront enlever leur vieille robe de chambre élimée qu’ils traînent à journée longue pour aller se r’habiller . Seulement pour ces quinze années en arrière, merci Monsieur Jean Charest ! Merci infiniment, Erwan Basque.

    • Disons que devant le peu d’écoute, les scandales a répétitions et la crise de confiance que ce gouvernement inspire aux québécois depuis plus 2 ans, il est difficile d’être nuancé.

      N’écoutez pas votre femme pendant 2 mois et vous me direz si elle donne dans la nuance! Imaginé 2 ans!!!

      Pour ce qui est de la commission, c’est comme avoir Schumacher dans son écurie… et lui fournir une Lada! On peut se réjouir d’avoir Schumacher mais les mauvais côtés l’emportent haut la main sur les bons…Daniel Coté

    • Le titre de votre éditorial était tout sauf nuancé. “Une patente utile”. C’est très équivoque.
      Pour vraiment nuancer votre propos, il aurait fallu clairement annoncer vos réserves, vos conditions. Exemple :

      Titre : Une patente utile SI …

      1. condition 1
      2. condition 2
      ….

      Alain Lajoie

    • @johnbull 20 octobre 2011-17h26
      Pourquoi pas remonter jusqu’à Bourassa et la commission Cliche ?
      Ah ces libéraux,depuis des dizainnes d’années, même «créativité» et même marque de commerce au fédéral ou au provincial: patentes à gosse pour protéger la magouille…
      Vont disparaître de la carte provinciale aux prochaines élections comme on a fait avec le grand frère fédéral…
      Ce fût ” merci M.Chrétien”, ce sera dorénavant, en effet: ”merci M.Charest”….
      Robert Alarie
      P.S. Les timbres de chômage à l’horizon mon troll ?

    • M. Pratte, les nuances n’ont plus leur place parce que, à l’image de la foule qui se pressait aux exécutions publiques, le bon peuple veut du sang. Toute enquête qui ne vise pas le Parti libéral en partant, au premier article de son mandat, sera perçue comme trop limitée… C’est bête, mais c’est ça!
      L. Niquet

    • M. Pratte,

      Lire vos éditoriaux est toujours un plaisir immense. Votre capacité à apporter des nuances là où certains de vos collègues préfèrent faire le procès d’intention de Jean Charest avant même le début des travaux de cette commission, c’est rafraîchissant.

      Je suis personnellement dépassé par le cynisme de la population québécoise entretient envers la classe politique. Bien loin de moi l’idée de défendre M. Charest. Peut-être est-il à l’origine de ce cynisme ambiant. Par contre, prétendre que cette commission d’enquête n’aura aucune utilité est d’une aberrance étonnante.

      Il faut bien comprendre qu’une commission d’enquête traditionnelle offrirait l’immunité aux criminels qui viendraient témoigner devant les commissaires. À la fin, un rapport serait envoyé au premier ministre et il n’y aurait aucune arrestation, mais bien des recommandations. Dans la formule actuellement proposée, bien qu’elle soit en contradiction avec la définition même d’une commission d’enquête, cela ne donne pas l’immunité aux témoins qui iront témoigner. En d’autres mots, si des victimes partagent des informations utiles pour que des criminels soient incarcérés, ces informations pourront être retenues contre les individus en question.

      Évidemment, une commission d’enquête contraignante avec des témoins immunisés aurait permis de mieux faire la lumière sur tout le système de corruption dans le domaine de la construction. Par contre, il est aussi vrai que confrontés à cette réalité choquante, les Québécois exigeraient alors que ces gens-là soient arrêtés et jugés. Or, ils pourront circuler en toute liberté puisque leur témoignage ne pourra pas être retenu criminellement contre eux.

      Personnellement, j’aurais préféré une commission d’enquête contraignante, mais la commission d’enquête annoncée est déjà mieux que rien.

      Yan Brassard, Saguenay

    • Mais de quelle commission d’enquête parlez vous? Celle qui ne respecte pas la loi sur les commission d’enquête? Celle qui ne peux forcer des comparutions? Celle qui n’offre aucune protection au témoin? Celle qui autorisera les huis clos?

      Vous apporter des nuances à quelques choses qui n’existent pas, comme les habits d’un certain empereur. Alors arrêter de vous scandaliser quand un enfant cri: Mais l’empereur est nu.

      M.leclerc

    • NUANCES INTERDITES !

      Monsieur Pratte, je suis stupéfait de vous lire.

      Vous, qui avez grandi dans la potion juridique.

      Après deux ans de refus, le temps n’est plus à la tergiversation.

      Créer une commission d’enquête sans donner le pouvoir d’assignation ni de protection quant aux témoins, c’est une castration juridique.

      La juge est excellente, mais elle ne peut mordre.

      Quand on compare le courage politique qu’a eu Paul Martin en mettant sur pied la commission Gomery (ce qui a assommé le PLC) par rapport à ce que vient de faire Jean Charest avec sa mise en scène d’eunuque, il y a de quoi souhaite son départ rapide de la tête du PLQ sinon de la province.

      Le député Stéphane Bergeron a tout à fait raison de parler de cette commission comme d’une “patente à gosses”.

      Face à ce qui se passe dans l’industrie de la corruption, la population semble vouloir une vraie commission.

      Tout comme lors du référendum de 1995, la réponse doit être OUI à une véritable commission ou NON à celle-ci.

      Il n’y a pas, il n’y a plus de case “PEUT-ÊTRE”, monsieur Pratte.

      Le temps des nuances est terminé.

      A.GILLES

    • M. Pratte, depuis longtemps les gens, moi inclus, vous disent que votre jupon dépasse.
      Cette fois ci, il est tombé, et l’on voit vous sous-vêtements, rouge libéral (comme si on en doutais).

      Depuis combien de temps Charest négociait avec Mme Charbonneau?
      Elle ne s’est sûrement pas décidé en une nuit. Un juriste le moindrement intelligent prend son temps pour mûrir dans quoi il s’embarque.

      C’est une comédie planifiée d’avance avec des résultats prévus d’avance, selon le plan Charest et ses disciples du spin. Ces ‘’spinneux” se retracent facilement, comme la majorité des commentaires sur la toile et dans les médias, c’est à dire, tous contre, sauf un ou 2 commentaires.

      Il n’y a aucun député libéral qui n’a le courage de s’outrer de cette commission?
      Ils osent affronter les électeurs de leur circonscription, les regarder dans et les yeux et leur dire le plus sérieusement du monde, qu’ils appuient la mascarade de leur chef?

      Il suffirait de 2-3 libéraux avec une vraie ”colonne” et les libéraux deviendraient minoritaires.
      Comme il n’y a aucune vrai parti à Québec, l’opposition ne saute pas sur les motions de non confiance, ils attendent que Charest revienne de vacances.

      On est vraiment mal barré…

      L.Trépanier
      Montréal

    • Ochlocratie.

      Gordon Sawyer

    • Monsieur Pratte, votre tendance à réduire de façon biaisée votre dissonance cognitive est vraiment épatante. Vous tentez à chaque fois de vous convaincre qu’il n’y a pas de problème.

      Cette commission, Charest lui-même n’y croit sûrement pas. Personne n’y croit.

      Votre problème, c’est que vous semblez incapable d’avoir le recul nécessaire pour constater votre pattern récurent : à chaque mauvais coup du gouvernement, vous faites un article pour essayer de convaincre les gens et probablement vous-même que ce n’est pas un mauvais coup.

      Vos éditoriaux sont insipides et prévisibles. Ils disent toujours la même chose.

      Daniel Beaulieu, Rimouski

    • @ souverain
      Et d’après vous, pourquoi le mandat de cette… euh… “commission” remonte jusqu’à quinze ans en arrière? (Et honnêtement, quinze ans, c’est quand même pas le déluge.)
      Parce que monsieur Charest sait pertinemment qu’il y a quelques trucs infects qui traînent dans les placards du Parti québécois. Avec un système en place depuis plusieurs dizaines d’années et ce qu’à révélé monsieur Duchesneau lors de son témoignage, il est assez évident que les libéraux se sont dit que tant qu’à se faire mettre le nez dans notre m…. on va s’arranger pour que les péquistes goûtent à la leur, itou.
      P.S. : Bien que très déçue du manque de mordant de cette… euh… “commission”, je suis de cette toute petite minorité qui pense que c’est mieux ça, pour commencer, que rien du tout (que voulez vous, je suis du genre optimiste de nature). Et comme tout le monde s’entend pour dire que la juge Charbonneau est quelqu’un d’intègre et qui a du caractère, j’ose espérer qu’elle arrivera à faire changer le cours des choses et réussira à donner à cette… euh… “commission” le mordant qui lui manque.

      E. Lapointe

    • M. Pratte,

      Je trouve ça rafraîchissant de lie votre édito quikb essaie de faire la part des choses et de montrer que la vie n’est pas noire ou blanche. Est-ce que la comission d’enquête est parfaite? Non. Est-elle inutile? Trop tôt pour le savoir. Il semble que la colère généralisée envers la classe politique est telle que nous ne cherchons qu’à tirer sur quelque chose, quelqu’un.

      Merci d’essayer d’être une voix pour la raison.

      Paul Gendron

      p.s. les propos de M. Seymour m’ont vraiment surpris…pour un prof de philo, on serait en droit d’attendre quelque chose de plus logique et équilibré

    • Leur problème fondamental avec vos nuances est qu’elles se font, dans le cas présent, les complices de l’hypocrisie et de la malhonnêteté. Je vous cite :

      “Toutefois, il m’est apparu imprudent de conclure, avant même que la commission ne se mette en marche, à l’inutilité totale de ses travaux. Qui croyait, lors de l’annonce de la commission Gomery, qu’elle allait mettre KO le Parti libéral du Canada?”

      Primo, vous appuyer sur une VRAIE commission d’enquête (Gomery) pour soutenir qu’une commission émasculée pourrait quand même se révéler utile, relève du sophisme. À votre âge et avec votre expérience…

      Secundo, référer au KO subi par le PLC suite à la commission Gomery et ne même pas suggérer que c’est peut-être là la véritable raison pour laquelle le PLQ ne veut pas s’embarquer maintenant dans une commission qui a du mordant, dénote chez vous une capacité extraordinaire (et je pèse mes mots) à nier l’évidence.

      Alors vos nuances ? De bien tristes oeillères!

      P. Buist

    • Monsieur Pratte, j’aimerais commenter les propos suivants que vous faites suite aux commentaires de MM. Seymour, Bougie, Desrosiers. «Pour ma part, je continue d’être fermement convaincu que les nuances ont leur place dans le commentaire politique, même si beaucoup de gens préfèrent la démolition systématique.»

      Ni le titre (Une patente utile) ni les commentaires que l’on retrouve dans votre éditorial ne vont dans la nuance. Votre titre exprime votre accord sur la patente concoctée par M. Charest et votre argumentaire tend à minimiser les lacunes de la commission instituée par ce dernier par rapport à une vraie commission d’enquête. Si comme vous le dites, vous avez des réserves face à cet exercice, n’aurait-il pas été préférable de l’indiquer clairement. Avec un titre comme«Une vraie commission d’enquête aurait été plus utile» personne ne vous aurait accusé de démolition systématique et le lecteur aurait mieux perçu les nuances de votre position.

      En tant que lecteur de la presse et de votre éditorial, je constate que votre souci des nuances est à géométrie très variable. La nuance devient pour vous très secondaire lorsqu’il s’agit de vous en prendre à des positions de politiciens qui ne partagent pas votre idéologie et celle de votre employeur. Ainsi lorsque vous avez accusé Pauline Marois (comme le fait également Alain Dubuc dans la presse de ce matin) de reprocher à M. Charest de protéger la mafia, vous déformez les propos de cette dernière et vous vous éloignez grandement de la nuance. Je me permets de citer les propos de Mme. Marois que j’ai entendu à maintes reprises et qui se lisent comme suit:«On va arrêter de se faire des cachettes. Il protège le Parti libéral. Et en protégeant le Parti libéral, M. Charest protège la mafia et protège le crime organisé. Je suis profondément dégoûtée de l’attitude du premier ministre du Québec».

      Pour compléter, j’aimerais signaler que la nuance devrait également avoir sa place dans l’information de toute nature. Ainsi je trouve désolant de retrouver à la une de votre journal de ce matin le grand titre suivant «SAKU KOIVU MÈLÉ À UNE FRAUDE» alors qu’à la lecture de l’article, il apparait plutôt comme une victime dans cette histoire. Aurait-on eu droit à un tel titre si vous ou un de vos collègues avait été impliqué dans cette situation.

      L. St-Laurent

    • M. Pratte

      Quelles nuances pouvez-vous faire au profit de Jean Charest? Oui, vous avez raison, rien dans la vie est blanc ou noir… sauf, malheureusement pour nous tous, Charest. Ce sinistre individu, c’est le zéro absolu. Paresseux, incompétent, racoleur, et corrompu. C’est pour un gars comme lui qu’une procédure de “recall” est nécessaire en politique.

      Vous savez surement que la majorité de la population est mal informée. En lancant une commission d’enquête bidon, Charest essaie de flouer un pourcentage de cette majorité… juste assez pour être réélu.

      SVP cessez de faire des nuances, Charest n’attend que ça pour profiter de la faiblesse de ses adversaires et se faire réélire!

      G. Lalande

    • Comme evel. le suggère, l’idée m’est venue que, peut-être, de bons apôtres viendront témoigner devant cette ”commission” au sujet des turpitudes du financement politique, non pas du PLQ, mais du PQ. Françoise Raymond

    • Notre cher P.M. a sans doute raison de prôner ce genre de “commission” consultative. La preuve: les principaux intéressés, i-e les travailleurs de la construction, la qualifient de farce et des policiers (SPVM) sont joyeusement désabusés. C’est sûrement le bon choix.

      Et vous avez raison, on ne peut conclure «… à l’inutilité TOTALE de ses travaux»; car il y aura quelques individus qui subiront les affres de la justice mais l’essentiel, i-e le réseautage de la gouvernance et ses dirigeants, devraient conserver toute leur force.

      D’une vraie commission, je n’attendais pas que l’on récupère l’argent perdu et qu’on punisse les crapules impliquées mais qu’elle nous éclaire et qu’elle identifie les organisateurs de ces réseaux afin qu’on puisse y mettre fin…pour les 15 ou 20 prochaines années. Une autre commission serait alors nécessaire (dixit Cliche).
      L’impunité et la contrainte propres à une commission m’apparaissent comme élémentaires pour y parvenir même si quelques unes de ces crapules s’en sortent blanchies et ne paient pas leur dû à cause de cette impunité. Ce que dit craindre notre P.M.

      M. Payeur

    • Maintenant pourquoi le barreau manque de nuance?

      F.Collin

    • @evel. 21 octobre 2011-08h06
      «@ souverain
      Et d’après vous, pourquoi le mandat de cette… euh… “commission” remonte jusqu’à quinze ans en arrière? (Et honnêtement, quinze ans, c’est quand même pas le déluge.)»
      Madame ou monsieur,
      Puis-je vous faire remarquer que le PQ et l’ADQ insistent pour une commission d’enquête sachant qu’ils risquent AUSSI de trouver des squelettes dans le placard… !
      La différence d’avec «le parrain» Charest, c’est qu’ils ont d’ABORD les intérêts du Québec à cœur !
      Vous ajoutez :« …(que voulez vous, je suis du genre optimiste de nature)…»
      Si c’est par optimisme «libéral», je peux vous comprendre : c’est le dernier rempart moral de la survie de ce parti que la majorité des gens considèrent comme corrompu !
      Robert Alarie

    • Assez comique de lire votre billet disant qu’il faut donner la chance au coureur et parler de nuances après voir le barreau carrément rejeter cette farce.

      Des fois, il n’y en a pas de nuances à faire car les nuances favorisent ceux qui essaient de nous en passer une. C’est TOUT ce qu’ils espèrent, que certains parlent de nuances et veulent lui ‘donner une chance’, ce qui écoulerait beaucoup de temps (et d’argent…).

      Heureusement que le barreau s’est tenu droit dans cette histoire, car le gouvernement libéral présentement se fout CARRÉMENT de notre gueule.

      P. Charlebois

    • Le Québec est tellement riche que nous avons les moyens d’essayer un type de commission dont tous les spécialistes s’entendent pour dire que ce serait étonnant qu’elle obtienne des résultats et d’attendre 2 ans de plus.

      Nous avons une loi sur les commissions d’enquête qui a donné des résultats depuis 50 ans mais M. Charest a choisi de se bricoler une loi alors que depuis 2 ans il ne fait rien tout en sachant que des gens malhonnêtes sont toujours à l’œuvre et que nous avons toujours de grandes pertes d’argent.

      Le bon peuple ignorant ne fait pas preuve de nuance en disant qu’il n’est pas d’accord mais faire des nuances maintenant est un manque de courage. Tous ceux qui se disent d’accord avec cette commission sont par hasard ceux qui s’y opposaient.

      Ce simulacre de commission d’enquête est inacceptable. Le juge Charbonneau devrait démissionner et ne pas s’associer à ce simulacre. Elle démontrerait vraiment l’indépendance des juges vis-à-vis la politique.

      Toute cette situation est extrêmement décevante. Personnellement, j’en suis rendu à l’étape “N’importe qui sauf les libéraux”. C’est malheureux mais si le parti libéral n’est pas capable de faire fléchir son chef quand il se trompe et un homme seul ne peut pas avoir raison contre toute la société, il ne mérite pas de reste au pouvoir et il est possible qu’il mérite le même sort que le parti libéral du Canada.

      Daniel Legault

      M. Charest est l’exemple d’un politicien qui augmente le cynisme des citoyens.

    • Il est rafraîchissant de constater à quel point les gens participent au processus démocratique en donnant leur opinion sur les sujets qui leur tiennent à coeur. Cette commission bidon que vous défendez du bout des lèvres nourrit le débât stérile qui a cours depuis longtemps. Cependant une observation plus approfondie ne peut que révéler le profond déficit démocratique de notre système politique, en particulier le mode de scrutin. Quand un parti peut accéder au pouvoir avec à peine 40% des votes comme aux récentes élection fédérales il est évident que les élections sont une grosse farce. Le pouvoir des circonscriptions de banlieue est beaucoup trop fort en proportion de la population qu’elles représentent. Et elles ont voté aux dernières élections pour donner tout le pouvoir à Charest et cie. En votant contre les fusions et les baisses d’impôt la classe moyenne de banlieue s’est tirée dans le pied alors qu,elle ne vienne pas se plaindre maintenant. Il est évident que charest n,est pas un leader visionnaire mais un petit gérant de caisse sans vision, qui gère au jour le jour, et ne venez pas me faire rire avec votre plan nord svp. Sûrement que les Québecois aiment bien cet immobilisme car ils lui un donné un mandat majoritaire. Les gens ont la mémoire courte, ont-ils déjà oublié les pertes immenses de la caisse de dépôt, le milliard de la Gaspésia? Orford? Les gaz de schiste? Qui a été tenu respnsables lors de l’effonfrement des 2 viaducs? que les travaux d’infrastructures coûtent 30% plus cher à cause d’une gestion déficiente des fonds publics ne les a pas fait descendre dans la rue à ce que je sache. Ici les mot d’ordre est:” le confort et l’indifférence.” Dans d’autres étâts des têtes auraient tombé mais ici on a l’indignation facile et on vote toujours pour celui qui va pas promettre une autoroute de banlieue ou un pont (sans péage svp) comme au temps de duplessis. Plus ça change…..PP L’HEUREUX

    • Bonjour M. Pratte.

      Encore aujourd’hui vous persistez et signez et défendez la mollesse de votre analyse en accusant plusieurs de vos lecteurs de refuser la nuance.

      Oui, si on vous lit mot pour mot, vous exprimez des réserves face aux modalités de la commission. Mais ce n’est pas l’impression qui se dégage de la lecture de votre éditorial de jeudi. D’abord, le titre que vous avez choisi (Patente utile) semble clairement cautionner le choix de Jean Charest.

      Pour ma part, cet extrait m’a profondément irrité : “La mode est de plus en plus au désabusement et à l’anti-Charest extrême, nous n’y céderons pas.”

      Vous nous dites ici que vous, vous vous élevez au-dessus de la mêlée! Notre premier ministre refuse obstinément depuis trente mois de tenir une commission d’enquête que lui réclame la majorité des Institutions, des experts et de la population. Ne pouvant plus se défiler, il concocte une patente qui n’aura pas les moyens de remplir son mandat. Et le courant d’indignation qui a suivi cette annonce ne serait qu’une affaire de mode, de partisanerie et de populisme? Ce n’est pas ce que vous dites? En effet. C’est quand même l’impression qui me reste de l’ensemble de votre édito.

      Merci.

      Louis Pascal Perreault

    • @ Obam 20 oct 14h29

      Seyour détient un Ph.D de l’UQTR si je ne m’abuse. Ce qui peut expliquer ce que vous avez bien décelé.

      simon picotte

    • @ souverain

      Ce n’est pas à que je ne crois pas aveuglément en la “sainte-option” que je suis pour l’option libérale. Relisez après avoir enlevez vos lunettes bleues, je crois que c’est clair que, ce que j’ose espérer, c’est de voir le ménage ce faire et ce malgré le manque de courage des libéraux. Libre à vous de croire en l’altruisme de votre chef. Moi, je ne vois qu’opportunisme politique. C’est facile de crier haut et fort au scandale quand c’est l’autre qui porte l’odieux des décisions suicidaires. Ça semble assez clair depuis le début que monsieur Charest a voulu étirer l’élastique au maximum, qu’il n’a déclenché cette commission sans réel pouvoir que dans le mince espoir d’essayer de sauver les meubles. Mais je suis convaincue d’une chose (sans preuve… je sais), c’est que si madame Marois avait été à la place du premier ministre, elle aurait agi probablement de façon semblable. Quand on est au pouvoir on veut y rester un maximum de temps.
      Quand les québécois en auront assez de voir les gouvernements successifs gaspiller de façon éhonté, je crois que c’est à ce moment là seulement qu’une vraie révolution sociale se fera. Ce jour là ils se décideront à mettre dehors les vieux partis et leurs discours éculés. Et les sous-ministres et haut-fonctionnaires encrouté dans leurs vieilles habitudes de laisser-aller et aveuglement volontaire àprendront le bord aussi, j’ose espérer.

      E. Lapointe

    • Charest est en train de lâcher Pratte!

      Ça ne doit pas être facile de dire que le gouvernement a bien fait et de le voir dire par la suite que c’était une erreur…!

      M. Pratte se retrouve dans la même position que les ministres de Charest qui faisaient jouer la même cassette que lui cette semaine : leur chef les laisse tomber après avoir constater que personne ne croit en sa réelle conviction d’aller au fond des choses.

      Les ministres de Charest, en bon moutons, vont donc faire jouer la nouvelle cassette. Et vous, m. Pratte, y croyez-vous toujours? Même vos amis du PLQ n’y croient plus à la «nuance«.

      Daniel Beaulieu, Rimouski

    • “Charest, dont on a décrété depuis longtemps qu’il était «le pire premier ministre de l’histoire du Québec» (bien qu’il ait été réélu deux fois)[...]”
      _______________

      Ouais, avec le vote de seulement 25-30% des électeurs, dans notre démocratie pourrie à un seul tour, où le PLQ profite à merveille du “diviser pour mieux règner”… avec la grande complicité de l’empire médiatique Gesca qui détruit et ridiculise systématiquement toute option qui irait à l’encontre du permanent duel PQ-PLQ. Vous servez bien vos maîtres, M. Pratte.

      Pierre Baillargeon.

    • Ne pas être d’accord avec monsieur Pratte est une chose mais s’adresser à lui en caractériels frustrés il y a des limites à l’incivilité. C’est la première fois que son jugement lui fait un peu défaut comparativement à ses collègues qui sont presque toujours dans le champ.

      Continuez votre bon travail monsieur Pratte. Nous sommes une méchante gang qui vous aimons car nous reconnaissons votre valeur d’éditorialiste de qualité et votre intelligence n’est plus à démontrer. Vos preuves sont faites.

      De toute manière, l’ultra gauche n’est jamais contente.

      simon picotte

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