NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Je vous ai déjà parlé de lui : Hans Rosling (photo), un Suédois, médecin, théoricien, statisticien, conférencier et surtout vulgarisateur hors pair en matière de statistiques, de développement et d’économie.
Peut-être vous souvenez-vous de la vidéo que je vous avais alors suggéré: Rosling expliquant à l’aide d’un petit chef d’œuvre de technologie et de clarté l’évolution de la richesse depuis 200 ans dans le monde (ici, si vous l’avez ratée ou voulez la revoir).
Alors voilà, je mets la main sur deux autres démonstrations dont il est l’auteur.
La première (ici) met en chiffres un fait que plus personne ne conteste aujourd’hui: une nation sort de la pauvreté dans l’exacte mesure où les femmes acquièrent davantage de pouvoir réel sur leur vie, notamment en matière de contrôle des naissances. Le nombre d’enfants par femme est inversement proportionnel à la richesse de la nation.
Lequel des deux facteurs joue en premier ? C’est l’histoire de l’œuf et de la poule. Rosling tente d’y répondre…
La seconde vidéo ? C’est l’épopée de la machine à laver (ici). Je ne vous en dis pas plus…
Rigolo, non ?











lgiguere
23 janvier 2012
15h38
Rosling est absolument brillant, celle de la machine à lever est effectivement dans es meilleures.
Mais tant qu’à moi, sa meilleure présentation est celle ci sur les défis d’une Terre à 9 milliards d’être humains.
http://www.youtube.com/watch?v=fTznEIZRkLg
Luc Giguère
lavoieqc
23 janvier 2012
15h54
«Le nombre d’enfants par femme est inversement proportionnel à la richesse de la nation.»
Au début oui, mais alors que la population vieillit en raison d’un renouvellement insuffisant, les problèmes commencent… (prenons l’exemple du Québec et le poids futur des bénéficiaires sur les contribuables. Ce ne sera pas très beau.)
Alexandre Lavoie
gasston
23 janvier 2012
15h54
Génial ce Rosling, il a le don de l’image : « jet line », « wash line »… je lui suggère d’ailleurs d’ajouter le « jet set line », au-delà de laquelle on retrouverait les pseudo-environnementalistes à la Al Gore / David Suzuki, qui volent littéralement d’une conférence à l’autre en utilisant le maximum d’argent et d’hydrocarbures. Oserait-il?
G. Lalande
jeanfrancoiscouture
23 janvier 2012
15h58
…@MR: «La seconde vidéo ? C’est l’épopée de la machine à laver (ici). Je ne vous en dis pas plus…
Rigolo, non ?»
+++
Rigolo? Oui, mais un peu tiré par les cheveux.
Ce cher Hans est juste un an plus âgé que moi et voilà qu’il essaie de nous faire avaler qu’alors qu’il était enfant, sa maman a eu droit à une laveuse-rinceuse-essoreuse à chargement frontal directement branchée sur le circuit d’alimentation en eau chaude et froide ainsi que sur la canalisation d’évacuation des eaux «grises».
Oubedon la Suède était vraiment en avance oubedon il étire la sauce. Entéka, à la fin des années 40, début 50, ma mère n’a eu droit qu’à ce qu’on appelait la «laveuse à tordeur». Tout ce que ça changeait dans la corvée, c’était le brassage du linge. Il fallait d’abord la remplir d’eau à la bonne température, y déposer linge et savon puis laisser brasser. Il fallait ensuite essorer chaque brassée au «tordeur», mettre de côté pour le rinçage à venir puis passer à la brassée suivante; Et ainsi de suite. Ensuite on vide et on remplit pour le rinçage. Et on recommence le cérémonial.
Je ne crois pas avoir vu ma mère avoir le temps de lire et encore moins de me lire des livres d’enfant lors de la corvée du lundi matin. Mais si ça permet à Hans de donner des conférences et d’arrondir ses fins de mois en passant pour un petit brillant,et inspirer un éminent éditorialiste, pourquoi pas?
J-F. Couture.
P.S. Et j’allais oublier le séchage à linge. Toute une corvée que la corde à linge, surtout en hiver. À un tel point que quand j’ai commencé à travailler, le premier cadeau que j’ai fait à ma mère ce fut une «sécheuse».
raoul914
23 janvier 2012
16h33
Rosling est un excellent communicateur et remet les chiffres en perspectives.
S’il y en a qui croient encore que la croissance infinie est la solution à nos problèmes après avoir vue la machine à laver, on est vraiment dans le trouble. Robert Gauthier
dcsavard
23 janvier 2012
16h43
@jeanfrancoiscouture,
je n’osais pas en dire autant, mais chapeau. Effectivement, le gars est un bon conférencier, mais il étire pas mal la sauce. Il n’y a rien dans ce qu’il dit de très révolutionnaire et moi je ne vois pas de génie là-dedans. Juste un gars qui a le sens du marketing comme bien d’autres conférenciers que j’ai entendu dans ma vie.
Je suis pas mal plus jeune que vous, ça j’en suis certain, et je me souviens que ma mère avait une de ces laveuses avec tordeur dans ma jeunesse. Et non, elle ne m’amenait pas à la bibliothèque municipale non plus, j’y allais tout seul.
David Savard
gall
23 janvier 2012
16h59
Dites ça aux Romains qui n’ont pas survécu à leur dénatalité.
Georges Allaire.
amonavis
23 janvier 2012
21h10
Je ne connaissais pas Hans Rosling.
Ce que je comprends de ses exposés (incluant la démographie, merci Luc Giguère), c’est que la solution pour l’humanité est de rejoindre les standards de la civilisation occidentale.
Que cette responsabilité relève des pays développés, maîtres et modèles du monde.
Que les sociétés riches vont développer des énergies propres et les partager avec les va-nu-pieds dans un élan humanitaire.
Bien entendu, tous souhaitent que le taux de mortalité infantile décline, que chacun assouvisse sa faim et que la mort des individus soit retardée.
Mais je ne crois pas que l’Occident, tel qu’il fonctionne, soit le modèle.
Combien de pauvres aux États-Unis ou en Grande-Bretagne pour les quelques hyper privilégiés qui contrôlent l’économie et le politique ?
Pourquoi l’occident est la solution pour l’Afrique alors que la misère endémique est entretenue par les empires occidentaux ?
Bref, je n’y connais pas grand-chose, mais bravo pour le visuel.
C’est vivant, dynamique, imaginatif.
Mais pour la justice mondiale, on repassera (une job de femme ou de Chinois, après tout).Jacques Lambert
bellinger
23 janvier 2012
22h51
Oui, une diminution des naissance a amené une augmentation du niveau de vie, mais actuellement c’est l’inverse qui est en train de se produire, manque de jeunes, coûts de santé en explosion, placement des personnes agées à grands frais, manque de productivité et de main d’oeuvre qualifiée, et j’en passe.
Tout est question d’équilibre et présentement, l’équilibre est brisé et maintenu artificiellement par l’immigration. Elle même amenant des coûts imprévisibles pour l’intégration et la qualification de la main d’oeuvre et à terme des personnes agées supplémentaires car ne faisant en général pas plus d’enfants que nous.
De beaux problèmes en perspective !
François Bélanger
oflannery
24 janvier 2012
05h03
Notre Janette Bertrand nationale n’avait pas tort, tout compte fait. Élue “la femme du siècle” avant le passage à l’an 2000, on lui avait demandé en entrevue quelle était, à son avis, la plus grande invention du XXe siècle. À mon grand étonnement, elle avait répondu “la machine à laver”.
Odile Flannery
carbone-14
24 janvier 2012
06h20
Pauline Bonemine devrait jeter Cicéron Landry dans la machine à laver du PQ. Y. ROY, Mtl
gl000001
24 janvier 2012
08h01
Le monsieur démystifie beaucoup de choses. Très intéressant comme la plupart des conférences TED.
Alain Lajoie
genevieve_drolet
24 janvier 2012
09h15
C’est absolument génial et si brillament exposé! Je ne connaissais pas ce statisticien… Merci de partager! On voit ici que la science peut être aisément communiquée, et drôlement captivante. L’utilisation de l’allégorie de la machine à laver permet de mieux comprendre les enjeux des propos exposés.
Geneviève Drolet
quidnovi
24 janvier 2012
16h04
Le message est clair il me semble: la sortie de la pauvreté et de la dépendance passe par l’éducation (les livres) et la technologie (la machine à laver). L’autre message, c’est que le mouvement écologiste devrait se préoccuper autant des conditions du développement technologique que du contrôle des risques qui y sont associés. Hélas, cela ne semble pas être dans l’air du temps.
Les démonstrations sont brillantes. Il est beaucoup plus difficile d’être court, provocant et limpide que pontifiant, prolixe et moralisateur.
Jacques Saint-Cyr