
Photo Patrice Laroche, Le Soleil
André Pratte
Le parolier Luc Plamondon a été reçu jeudi par l’Assemblée nationale qui lui a remis sa Médaille d’honneur.
En acceptant cette distinction, M. Plamondon a déploré que le français recule à Montréal et accusé les politiciens de «rester les bras croisés»: «Les politiciens ont peur, un peu, maintenant, de parler des dangers (qui guettent) la langue française. Mais la langue française, ici, elle est en danger tous les jours, de plus en plus, et moi ça m’inquiète beaucoup.»
L’auteur de Starmania a aussi dit que la qualité de la langue, notamment chez les jeunes, était en déclin. «Il faudrait peut-être enseigner Starmania un peu plus dans les écoles, parce que je trouve que la langue française au Québec dégringole un peu et que c’est très important. Il n’y a pas d’éducation, il n’y a pas de culture sans la connaissance de sa propre langue.»
Sur la première question. J’ai souvent écrit à ce sujet (je sais que beaucoup de gens ne sont pas d’accord avec moi…) mais il n’y a aucune indication sérieuse que le français soit en recul dans la grande région de Montréal. Certains, comme M. Plamondon, peuvent avoir des impressions, mais ces impressions ne sont pas corroborées par les études de Statistique Canada et de l’Office de la langue française.
Plusieurs blogueurs voudront sans doute discuter de ce que le parolier appelle l’«invasion» de l’anglais, mais j’aimerais bien que vous vous prononciez aussi sur l’autre volet de son propos, soit la qualité de la langue. Êtes-vous, comme lui, d’avis que les jeunes d’aujourd’hui s’expriment moins bien que ceux d’autrefois, que le «franglais» prend plus de place?
























INandOUT
7 Mai 2009
16h07
What ???
bccc
7 Mai 2009
16h08
Ben non tou es parfait
killmonster
7 Mai 2009
16h09
C’est incroyable, il y a une population ethnique énorme au Québec , et une frustration de la langue française qui laisse à désirer au Québec , plus des trois quarts des Québécois savent à peine s’exprimer dans la langue de Molière , et ça veux nous donnez des leçons. Les Français de France et de Navarre , sont presque insulté devant le publique et à la télévision , et vous voulez que sarko vous représente telle que vous le voudriez c’est à dire une communauté francophone hors du commun qui se bat pour un idéale par rapport à une communauté anglophone qui vous étouffe ou qui le fera de toutes manière .Toutes les statistiques le disent même s’il ont été cachés par les gouvernements péquiste dans le passé , la langue la plus parler à Montréal est l’anglais , et plus la population immigrante va rentrer au Québec plus le français va disparaitre , Soyons sérieux pour trouver du travail et gagné sa vie nous sommes obliger de parler anglais, nous sommes entouré de plus de 400 millions d’américains et plus de 20 millions d’anglophone au canada et à peine 7 à 8 millions de francophone cela relève du logique le français n’existera plus dans quelques années c’est sur , merci de me publier…
tonystark
7 Mai 2009
16h09
il reste où donc Luc Plamondon?….haaa oui en Suisse et en Irlande….donc je me fou pas mal de ce qu’il a à dire sur ma ville….
montcler
7 Mai 2009
16h09
Luc Plamondon n’a pas fait parler de lui depuis longtemps! Bonne facon de le faire.
Les faits demontrent le contraire.
Montcler
ramses2.1
7 Mai 2009
16h10
Faut se mettre la tête dans le sable pour ne pas faire cette constatation.
Bien sûr qu’il a raison.
rogiroux
7 Mai 2009
16h11
Bonne question … Faudrait demander à Pierre Falardeau!!
macosx
7 Mai 2009
16h15
Ben voyons dont, pas pantoute! lol Toute va super ben, tsé, genre, chill…
grostorchon
7 Mai 2009
16h16
Nous avons rien à faire ((( fleur de lys))))) , prend le dossier en charge ;-)
ah ! que de doux souvenir .
proculation
7 Mai 2009
16h22
Humm… Il me semble qu’il n’y a pas si longtemps, le centre-ville était totalement anglais et il était impossible ou presque de travailler en français. Je ne vois pas ça aujourd’hui.
Pour la qualité de langue par contre il a raison.
ramses2.1
7 Mai 2009
16h25
Il me semble inutile de pointer du doigt une génération plutôt qu’une autre.
La qualité du français devrait préoccuper tout le monde, les jeunes comme les plus vieux.
sergio64
7 Mai 2009
16h30
Je suis parfaitement en accord avec M. Plamondon. Nos élus ont peur de mettre leurs culottes pour imposer le français aux immigrés venus de par le monde. Perdus dans un océan de langue anglaise….nous sommes appelés à devenir des anglophones par le language, si nos élus ne s’imposent pas. Ce serait dommage de perdre la magnifique langue de Molière que nos prédécesseurs ont su conserver. C’est un héritage sans prix. Je tiens à préciser que notre belle langue française demeure le plus beau language au monde. Alors….avertissons notre Premier Ministre qui, peut-être, s’arrêtera à réfléchir et verra le besoin de réagir. C’est le temps….il a les 2 mains sur le volant…donc toute la liberté d’agir avec le concours du Parti Québécois qui ne saurait refuser cette avenue qu’il a toujours très bien défendue.
On verra bien si nos élus sont endormis ou non!
johanne.b
7 Mai 2009
16h31
Les jeunes ont moins peur de s’exprimer que leurs aînés, ils parlent abondamment, mais souvent mal. Ils multiplient les lieux communs, massacrent les expressions et ont peine à faire des phrases complètes. C’est bien de pouvoir s’exprimer, ce serait mieux de pouvoir formuler sa pensée correctement.
jonathangregoire
7 Mai 2009
16h34
”…mais il n’y a aucune indication sérieuse que le français soit en recul dans la grande région de Montréal.”
A bon, aucune indications sérieuse?
hyperlien
Une francophone unilingue est refusée plus souvent en cherchant un emploi avec le public au centre-ville qu’une anglophone unilingue, nous révèle une enquête du Journal de Montréal. voir hyperlien
La possibilité de travailler en anglais apparaît mieux respectée que le droit de travailler en français», affirme le professeur à la retraite du Département de statistique à l’Université d’Ottawa. Il ajoute que plusieurs études publiées récemment appuient ce constat.
pierrelanaudiere
7 Mai 2009
16h35
“. Êtes-vous, comme lui, d’avis que les jeunes d’aujourd’hui s’expriment moins bien que ceux d’autrefois, que le «franglais» prend plus de place?”-André Pratte-
Pour ma part, je suis trilingue(français,anglais, espagnol). Je participe, occasionnellement, à un forum internet “mondial “sur la langue espagnole(forocervantés). On sait que l’espagnol est la seconde langue parlée aux États Unis…et qu’elle est de plus en plus parlée au Québec. Or, je lisais des commentaires d’éducateurs hispanophones américains s’inquiétant du fait que le “spanglés”, l’équivalent de notre “franglais”, soit de plus en plus présent.
Oui, je crois que le “franglais” est croissant chez les jeunes.
Quant à la place du français à Montréal, il suffit de se promener à l’Ouest de St-Denis pour comprendre que la partie “ouest” de Montréal est très anglicisée.
glaf
7 Mai 2009
16h36
Vous êtes encore et toujours de mauvaise foi M. Pratte.
Si le fait de se faire accueillir en anglais d’abord dans la majorité des commerces du centre-ville ne suffit pas à votre avis pour constater que le français est à tout le moins en péril dans notre propre ville, qu’est-ce que ça va vous prendre?
Si le français ne dégringole pas, pour utiliser la citation de M. Plamondon, c’est qu’il ne peut aller bien plus bas que maintenant…
hdufort
7 Mai 2009
16h38
Question de méthodologie. Combien de “francophones” au Canada sont en fait des anglophones nés dans une famille où les parents parlaient français?
perfide
7 Mai 2009
16h38
Il faut fréquenter plus souvent le blogue de Monsieur Roux.
(En réalité c’est un test, mes commentaires ne voyait pas le jour ici…)
josee19963
7 Mai 2009
16h39
J’ai été surprise et intriguée à la lecture de votre article… alors j’ai été voir les paroles de quelques chansons de Plamondon au hasard … Bof.. Pas impressionnée du tout par la qualité de SON français dans SES propres chansons après 2 “tounes” seulement! Il pourrait se forcer un peu plus au lieu de pointer le doigt sur d’autres!
monsieur_bleu
7 Mai 2009
16h40
À moins d’un revirement majeur, il ne reste pas plus de 100-150 ans de français en Amérique.
Si le Canada anglais continue de s’en balancer comme c’est le cas depuis toujours, ça va prendre un pays souverain pour les francophone, sinon il ne reste pas plus de 100-125 ans de français en Amérique.
Et ça ne passera pas par des lois, ça prend de la volonté de nos voisins à l’ouest de la rivière Outaouais.
Quand le Québec est passé à 0,5% de devenir un pays indépendant, combien de millions de Canadiens anglais ont compris le message?
Si ma blonde passe à un cheveux de me quitter, je vais tout de go faire des efforts concrèts!
Mais combien de Canadiens anglais se sont inscrits à des cours d’anglais?
80% de ceux-ci aurait été souhaitable, 50% louable.
Mais en fait, moins de 0,01% des Canadiens anglais ont pris conscience de notre situation et ont décidé de changer leur comportement pour faire plus attention à nous.
Je vais très souvent au Canada anglais (Toronto, Calgary Vancouver) et sincèrement, ils ne nous détestent pas.
Très rares sont les commentaires anti-francophones.
Mais ils se foutent complètement et entièrement de nous. J’ai la conviction qu’ils ne feront JAMAIS aucun effort pour qu’on se sentent bienvenus dans ce pays.
Petite anecdote : j’étais dans un des grands hôtel du centre-ville de la plus grosse ville de ce pays billingue (Toronto). Dans le hall d’entrée, il y avait 8 journaux gratuits différents. 6 en anglais, 2 en allemand (!) et aucun en français. Pourtant, dans tous les hôtels à Toronto on peut croiser des dizaines de francophones québécois en voyage d’affaires… Quand je dis qu’ils ne pensent même pas à faire un début d’effort…
Je crois sincèrement qu’on mérite mieux et qu’on devrait arrêter d’espérer qu’ils fassent un effort pour nous. Car très bientôt, il sera trop tard pour le français…
jeandusud
7 Mai 2009
16h40
Tout à fait d’accord;autant les politiciens locaux de Montréal,lesquels ont la “chienne” de froisser leurs confrères élus anglophones,ainsi que les “généreux donateurs” du même milieu en osant promouvoir notre belle langue sur l’ile toute entière(ouest de l’ile compris),autant le gouvernement provincial qui, avant longtemps,trouvera une expression “politicly correct” pour qualifier cette situation.Mme Courchesne va nous définir ça en ses termes habituels,voyons ce qu’elle nous reverve comme ineptie…
titi
7 Mai 2009
16h41
Paie-t-il toujours ses impôts en Irlande? Qu’il s’installe à Montréal à l’année longue! Ça y fera toujours un francophone de plus et un contribuable de plus pour financer l’intervention gouvernementale qu’il réclame.
lapalice
7 Mai 2009
16h43
Il a raison. Mais se sont les Québécois individuellement et collectivement qui sont responsables de leurs graves problèmes linguistiques actuels.
La France vit le même problème; mais le pire pour eux c’est que les français ne reconnaissent pas le problème; lisez un tant soit peu leurs quotidiens et magazines.
saperlipopette
7 Mai 2009
16h44
Il faut être aveugle (et sourd, pourquoi pas) pour croire que le français n’a pas régressé depuis 50 ans, autant en qualité qu’en quantité de gens qui parle cette langue.
Se cacher la tête dans le sable, c’est la norme.
jeandusud
7 Mai 2009
16h45
Tout à fait d’accord;autant les politiciens locaux de Montréal,lesquels ont la “chienne” de froisser leurs confrères élus anglophones,ainsi que les “généreux donateurs” du même milieu en osant promouvoir notre belle langue sur l’ile toute entière(ouest de l’ile compris),autant le gouvernement provincial qui, avant longtemps,trouvera une expression “politicly correct” pour qualifier cette situation.Mme Courchesne va nous définir ça en ses termes habituels,voyons ce qu’elle nous reserve comme ineptie…
Oups,désolé pour le reverve.
Clashrocker79
7 Mai 2009
16h46
M. Pratte…
Il y a, d’un côté, les impressions. Toutefois, il y a, de l’autre, avec Statistique Canada ou l’Office de la langue française, la DIRECTION. Le cliché est populaire jusque chez les statisticiens. Or, on doit se demander qui veut faire parler les statistiques, et qui leur donne une direction. Poser la question, c’est remettre en question les impressions de M. Plamondon, mais également les vôtres.
Par ailleurs, l’exemple vous paraîtra peut-être niais, mais vous savez très bien que la France connaît présentement des problèmes que vous jugez probablement plus graves que les nôtres en matière d’incorporations linguistiques “anglicisantes” (notons que l’immigration québécoise vise par ailleurs à attirer des individus issus de cette même culture). Vous vous dites probablement que, comparativement aux problèmes hexagonaux, nous nous en sortons bien.
Or, si les seuls modèles que nous ayons sont marqués par la détérioration, que le nombre de francophones hors-Canada - selon Statistique Canada - continue de chuter, et que tous les Vic Toews continuent de ne pas avoir la CHANCE d’apprendre le français, la question, me semble-t-il, n’est pas tant d’évaluer, à court terme nos impressions quant à la qualité de la langue de nos jeunes, que de s’assurer que ceux et celles-ci auront, à plus long terme, les outils pour entretenir, arborer, redorer et enrichir cette langue française. Si nos jeunes n’ont pas les outils nécessaires, qui le fera pour eux?
@titi -> bien dit.
integrale
7 Mai 2009
16h52
@monsieur_bleu
“Si ma blonde passe à un cheveu de me quitter, je vais tout de go faire des efforts concrets !”
LOL
Si ta blonde n’arrête pas de chialer depuis 20 ans, tu vas être sûrement content de la voir partir. Probablement que tu n’écouteras même plus ses petites crises de nerf d’enfant gâté qui ne fait que demander et dire oui mais moi, moi moi…
tremblayo
7 Mai 2009
16h54
Pour ce que ça vaut, à l’est de St-Laurent je constate une augmentation fulgurante de l’anglais depuis les dernières années. Il n’est pas rare de se promener sur Mont-Royal et St-Denis et d’entendre parler autant anglais que français alors que ce n’était pas le cas il y a quelques années. J’ai parlé de mes constations à beaucoup d’amis et le constat est sensiblement le même pour tous le monde. Le Plateau et même Rosemont dans une moindre mesure semblent s’angliciser.
1genesis
7 Mai 2009
16h56
Full cool, le français! Bien sûr que la qualité de la langue se dégrade, nourrie par les ”réformes” de nos brillants technocrates. Quand un échec devient une ”réussite reportée”, le pire est à craindre.
On sait que le Canada ne fait et ne fera jamais d’efforts pour promouvoir et défendre notre langue et c’est à nous d’en préserver la pérénnité et surtout, la qualité.
austerlitz
7 Mai 2009
16h57
Juste à lire la pléthore de fautes sur les blogues de La Presse, incluant certains pseudo-journalistes, et la conclusion est nette. Le plus amusant est que les “défenseurs” les plus médiatisés de la langue française, Falardeau, Grégoire, etc., s’expriment comme des bûcherons en phase terminale…
doumguy
7 Mai 2009
16h58
Comme le disait mon professeur de poésie au Cégep il y a 25 ans: watch ton français, y sly sa bum!
peanutt
7 Mai 2009
16h59
C’est bien beau le “bashing” sur les jeunes qui ne savent pas parler et écrire le français, mais il y a une responsabilité des gens qui leur montrent aussi. Il serait bien que les parents initient leurs enfants aux plaisirs de la lecture dès leur jeune âge (par exemple, quand j’étais jeune mon père nous lisaient à mon frère et moi au moins une histoires chaque soir) et c’est à partir de ce moment que mon goût pour la lecture s’est développé, et par conséquent pour l’écriture et le français. Il faudrait donc que les jeunes découvrent la lecture et l’écriture avant de commencer à chatter sur Internet et écrire au son avant d’aller à l’école!
Ensuite bien les professeurs, rendus à l’école, ont aussi un rôle à jouer, c’est eux qui l’enseignent aux élèves! Il faudrait peut-être arrêter de donner un diplôme à ceux qui échoue en français à l’université.
Mais de toute façon, depuis la réforme les connaissances des élèves tant en français qu’en mathématiques ont dramatiquement chuté. Comment un élève peut-il être performant et motivé quand il sait que de toute façon il n’a pas de note, mais qu’une belle comparaison de sa performance par rapport à lui-même (wow j’ai fais 24 fautes au lieu de 30 dans un texte de 5 lignes, je me suis amélioré!) et qu’en plus il sait qu’il ne redoublera pas son année quand bien même ses performances sont mauvaises. Mais non, au Québec, on aime mieux niveler par le bas, il ne faudrait surtout pas que ceux qui réussissent bien soient meilleurs que ceux qui ont de la difficulté. C’est très mal vu de bien réussir au Québec, alors nivelons par le bas à l’école (incluant l’apprentissage du français). Mais quand le français aura disparu, il faudra leur apprendre l’anglais à ces jeunes.. je ne crois pas que suivant le même modèle ils seront meilleurs dans cette langue..
richesatin
7 Mai 2009
17h01
Bonjour,
Je suis encore en désaccord avec vous, monsieur Pratte. Le français est étudié, appris, parlé par de plus en plus de résidents du Québec mais il est faux de prétendre que c’est la langue parlée à Montréal. Si vous êtes francophone on vous répondra deux fois sur trois en français, il est vrai, mais on se retournera pour continuer la conversation en anglais avec un autre interlocuteur qui n’exigera pas, lui, qu’on lui parle en français.
Pour en revenir au volet de la qualité de la langue, on n’a qu’à consulter Internet, se rendre sur les sites et blogues d’individus, d’entreprises et d’institutions, écouter parler ou lire les élus, les communicateurs radio et télé, les artistes, les intervenants des milieux populaire, syndical, gouvernemental, corporatiste, pour constater qu’il est maintenant normal de parler une langue qui s’abâtardit par les anglicismes, les imprécisions, les fautes de sens, l’absence totale d’accord en genre et en nombre des participes et des adjectifs, l’ignorance même du genre des mots.
Quand une faute de français, dans une expression comme « les argents », par exemple, est répétée toute la journée dans les entrevues radio, télé, reprise dans les journaux et cyberjournaux par les mêmes personnes, tout le temps, d’entrevue en entrevue, sans qu’aucun comité linguistique ne corrige chez aucun de ces interlocuteurs la faute c’est qu’on s’en fout et que la qualité de la langue c’est un détail dont on ne veut pas s’encombrer.
Le problème, c’est que quand on a moins de 55 ans (c’est approximatif…) ou que l’on a pas le désir d’apprendre correctement puis de maîtriser la langue française, tant parlée qu’écrite, on ne sait même pas que l’on fait de nombreuses fautes et celui qui nous entend ou nous lit ne le sait pas non plus, puisqu’il fait les mêmes!
Alors oui, je trouve tout comme monsieur Plamondon, que la langue française est en déclin!
Christiane Gervais
Montréal/Ahuntsic
b-gervais
7 Mai 2009
17h03
Difficile à vérifier si le français est en danger dans la région de Montréal, notamment au centre-ville où je me rends régulièrement. Parfois, j’ai l’impression que oui, parfois, non. Cependant, croyez-moi, quand je vais dans certains secteurs de la partie ouest de l’île de Montréal, je me sens en Ontario !
Les jeunes parlent-ils plus mal le français qu’avant ? Encore ici, difficile à vérifier. Malgré l’influence de la culture américaine, beaucoup - même chez les immigrants - le parlent très bien, mais bien d’autres ne savent pas vraiment s’exprimer. Et cette remarque vaut aussi pour les médias - la société Radio-Canada incluse. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu des animateurs de radio ou de télé utiliser des anglicisme tels que « sauver de l’argent » ou « prendre pour acquis ».
Par ailleurs, Luc Plamondon a raison de déplorer silence des politiciens sur cette question. Et on peut en dire tout autant des entreprises (certains dirigeants de Bombardier ne savent même pas dire quelques mots de français et c’est honteux !).
Toutefois, nous le savons tous, ce n’est pas avec Charest que les choses vont s’améliorer. La protection du français n’a jamais été l’une de ses priorités !
sans_ambages
7 Mai 2009
17h10
Après la conquête de 1760, les Français étaient convaincus qu’ils ne subsisteraient rien de la langue française en Amérique du Nord, suite aux pressions et au dynamisme des États-Uniens. L’histoire leur a donné tort.
Lord Durham, en 1840, pensait que l’assimilation était inévitable et qu’il fallait s’y employer pour réduire la durée de l’agonie. Et pourtant nous sommes encore là ! (Et pourtant elle tourne disait Galilée).
Mais si nous avons fait mentir tous ces brillants prévisionnistes, c’est notamment par notre natalité abondante d’une certaine époque, par notre repli culturel et religieux de cette même époque, par notre habileté à défendre nos droits politiques à l’intérieur du Canada, par notre formidable rattrappage sur le plan de l’éducation depuis les 50 dernières années…
Il y a toujours des nuages à l’horizon: la faible qualité de la langue (et Plamondon ne fait pas partie de la solution mais bien du problème), notre plus faible natalité, le faible dynamisme des francophones de Montréal pour intégrer une immigration massive, la pensée magique qui voudrait que l’indépendance renverse la situation sans que nous ayions à faire d’efforts …
Que nous le voulions ou pas, nous devons accepter que notre avenir de Québécois passe par une cohabitation du français avec une connaissance de l’anglais, et ce, par toute la population. Pour que le français ait une chance d’être sauvegardé, nous devrons parler le français international, ce que nous n’avons pas encore décidé collectivement de faire. Le monde économique et technologique a fait de notre terre un village global. Nous parviendrons à conserver le français si le français que nous parlons est celui de l’ensemble de la planète et non pas celui d’un peuple refermé sur lui-même et incapable de dépasser ses réflexes de défense contre ses deux anciens colonisateurs que furent les Français et les Anglais.
paulre
7 Mai 2009
17h16
Les propos de Luc Plamondon sont right on ! On peut dire que le monde est stone à Montréal. Je trouve qu’il est indécent que quelqu’un qui a choisi de vivre en Irlande pour ne pas payer d’impôt au Québec se mêle de critiquer les politiciens québécois.
emilemazola
7 Mai 2009
17h17
@titi
Vous écrivez “à l’année longue”. Mais c’est un calque de l’anglais mon ami.
Plamondon a raison. Mais les jeunes s’en “crissent” et les adultes sont indifférents. Combat perdu.
Je crois que nous devrions parler anglais plutôt que d’entendre ce créole québécois. Joualisons et sacrons stie!!!
tabu
7 Mai 2009
17h18
Avec Internet, on n’a jamais autant écrit, au Québec, et à tout âge. Il faut partir de cette situation nouvelle, pour définir nos exigences de clarté et de cohérence, dans l’utilisation de la langue écrite. C’est à ce prix que nous serons respectés comme francophones, et que ceux et celles qui viendront s’établir ici auront envie de s’initier à cette >.
Tabu
emilemazola
7 Mai 2009
17h18
Les commentaires ici sont truffés de fautes. De plus, les gens ne savent plus penser. Fermons boutique!
pellem
7 Mai 2009
17h19
Le débat sur la qualité de langue est trop souvent mal engagée dans la confusion. De quelles parties de la langue déplore-t-on la qualité? La syntaxe? Le vocabulaire? Voire, le manque de précision du vocabulaire? Ou plutôt les emprunts à la langue anglaise?
Généralement, la critique de «notre» langue est dans les faits une critique du niveau familier de la langue. À l’instar de M. Hugo Dumas qui a entrepris une croisade puriste envers les participants de téléréalité, les personnes déplorent le plus souvent les écarts à la «norme internationale» du niveau familier de notre langue. On voudrait que le niveau familier de la langue soit aussi bon que le niveau correct du français international, ce qui est bien sûr illusoire et fait fi du fait que le français a nécessairement plusieurs niveaux de langue propre à sa condition socio-historique.
Mais il est aussi un autre fait trop souvent oublié. Certes, on voudrait que tous les Québecois possèdent une qualité de langue suffisante pour respecter la norme internationale. Mais on oublie que la «norme internationale» évolue en fonction des besoins linguistiques des Français de la métropole et non des nôtres. Par conséquent, l’apprentissage de cette norme se complexifie pour les usagers du Québec.
Prenons par exemple la dernière réforme de 1990 qui est maintenant enseignée dans nos écoles. La plupart des éléments de cette réforme affecte les locuteurs français des deux côtés de l’océan indifféremment (par l’exemple les règles d’écriture des nombres).
Par contre, certains éléments de cette réforme facilitent la vie des locuteurs français de la métropole au détriment des locuteurs québécois. L’abandon des accents circonflexes sur les “i” le démontre. En France, il y a déjà quelques temps que les voyelles de “traitre” (orthographe de la nouvelle réforme) se prononcent comme celles de “traite”. L’abandon de l’accent facilite l’apprentissage de la langue pour ces locuteurs car une seule graphie correspond maintenant à un phonème commun. Mais au Québec, “traître” ne se prononce pas comme “traite”. “Traître” rime avec “maître” et avec “tête”, alors que “traite” rime avec “faite” et “tète”. Pour le jeune québécois, l’accent permettait de marquer cette différence de sons qu’il reconnaît d’emblée. Son abandon rend l’apprentissage de sa langue plus compliquée, car il a maintenant deux phonèmes qu’il doit rendre par une même graphie dans ce cas particulier, alors qu’il doit tenir compte de la différence de phonèmes dans d’autres situations (tête vs tète). Une norme québécoise permettrait d’accepter “maître” et “traître” comme des graphies acceptables de “maitre” et “traitre”. C’est l’un des nombreux arguments qui militent pour l’adoption d’une norme québécoise, en sus de la norme internationale.
Je soutiens de plus que la présence d’une norme québécoise permettrait de fixer certains usages, notamment dans le registre familier, qui sont actuellement extrêmement flottants. J’en veux pour preuve l’édition complète des pièces de Tremblay, au sein de laquelle on retrouve pas moins de trois différentes graphies de “astheure” (pour citer un exemple parmi d’autres). Une norme québécoise permettrait aux Québécois de comprendre leurs propres poètes, de comprendre par exemple que “Mais que tu m’aimes” qu’on retrouve dans la “Marche à l’Amour” de Miron, est une affirmation et non une interrogation, comme je l’ai entendu il y a peu dans un récital, erreur qui dénaturait le sens même du poème. “Mais que” est une vieille locution qui signifie “lorsque” («Mais que l’hiver finisse, je vais repreindre le grenier»). Malheureusement, elle n’est pas «correcte» (pas reconnue par la norme internationale du français), et donc cette locution n’est pas enseignée ici même si elle s’entend partout. Ce non-enseignement fait en sorte qu’on ne comprend pas son utilisation à la lecture de nos auteurs qui, comme Miron, l’utilisent.
Et il y aurait tant d’autres choses à écrire…
w1x7y5z
7 Mai 2009
17h20
Absolument d’accord, de plus en plus de gens se posent la question de l’intérêt d’apprendre deux langues quand seulement une suffit, mise à part ceux qui s’intéresse à la linguistique apprendre d’autres langues est une perte de temps pour le commun des mortels.
Par contre il n’est pas sur que l’anglais tienne bien longtemps sa place de langue internationale si la débacle de l’économie actuelle continue.
De toutes façons les langues dominantes disparaissent aussi par processus de fragmentation.
snowwhite
7 Mai 2009
17h22
La qualite du francais au Quebec est tellement pauvre que je me demande si c’est pas mieux de laisser les jeunes parler anglais!
@ titi: tout a fait d’accord!!!
colibrirg
7 Mai 2009
17h25
Bien d’accord et j’ai un exemple bien subtil dans l’humour même de Martin Matte: vous savez……..The objetc look different then they appear … ! Non pas que je m’objecte à ce qu’on utilise parfois des expressions reconnues de tous pour passer un message mais… après vérification sur des véhicules GM, Toyota, … et Honda, je me suis rendu compte que la plupart des marques automobiles portent une étiquette française sur la vitre de la porte du passager ( après tout, on ne joue pas avec la sécurité des francophones ) alors que la marque Honda représentée par notre humoriste baveux n’obéit pourtant pas à l’Office de la lanque francaise. A l’exemple de son porte-parole, Honda deviendrait-il baveux aussi envers les francophones? Mais c’est juste un exemple… !
shyraz
7 Mai 2009
17h26
Titi a bien raison.
M. Plamondon aurait eu avantage à demeurer chez lui, au Québec, y verser sa part d’impôts comme nous tous et ainsi contribuer à l’essor, la protection et le mieux-être de notre nation française d’Amérique et de notre langue.
Contrairement à ce qui précède, M. Plamondon cherche son inspiration en Irlande, évite de contribuer en se prévalant d’une certaine forme d’évasion fiscale, soutenue par le gouvernement irlandais qui a bien besoin d’ajouter à sa gamme d’artistes, pour ensuite venir sangloter à l’Assemblée Nationale du Québec et tenter de nous faire la leçon! Quand même!
donjulio
7 Mai 2009
17h30
Un québécois qui s’installe en Irlande pour ne pas payer d’impôts au Québec.
N’a pas a me dire comment parler français,il n’est même pas résident Canadien.
Mon chum viens payer tes impôts au Québec et au Canada et ensuite tu viendras me faire la morale.
En entendant reste chez-vous et viens pas écœurer les QUÉBÉCOIS.
A bon entendeur SALUT.
punkulf
7 Mai 2009
17h31
Moi je suis un peu tanné d’entendre dire que c’est la faute des jeunes si le français est en danger. Oui entre eux ils parlent un français plus joual mais n’avez-vous pas tous des exemples de gens adultes qui massacrent le français dans votre entourage? Moi j’aimerais bien voir la population adulte du Québec passer l’épreuve uniforme de français secondaire 5 et regarder les résultats.
Je suis aussi pas mal tanné d’entendre dire que la France a un bon français. J’y ai séjourné plus de 10 fois pendant ma courte existence et je peux vous dire que l’anglais a une place très forte. Exemple : au Québec, dans les magasins, les affiches écrivent “solde”. En France, je n’ai jamais vu une affiche ayant le mot “solde”, c’est écrit “discount” partout.
Nous sommes tous fautif lorsqu’il s’agit du Français. La langue n’est pas une affaire de politiciens mais de population. C’est notre culture, elle nous appartient et la population en est le seul guide. Les gouvernements peuvent tenter d’influencer le processus mais en bout de ligne, le simple citoyen a tout les pouvoirs.
huggo19983
7 Mai 2009
17h31
@monsieur bleu : Aucun effort de leur part , je me rappel que lors d’une visite de la tour du CN , la madame avait demander si il y avait du monde qui voulait le service Français.
Donc ne pas généraliser votre anecdote personnel pour en tirer une conclusion évidente sur le Canada … Mauvaise foi ou ?
huggo19983
7 Mai 2009
17h33
Pour ce qui est de l’anglais a Montréal , Montréal a toujours été une ville bilingue et elle le sera toujours alors cessé de vouloir la rendre unilingue française c’est impossible , au pire venez tous a Québec , peut-être que si notre population monte assez on va même pouvoir se payer une équipe de hcokey , qui sait!
chocoperrier
7 Mai 2009
17h49
Non mais je lis les commentaires de plusieurs et je suis estomaqué ! Je constate que le Québec est malheureusement peuplé d’inconscients qui se foutent complètement que la langue française soit parlée au Québec. Promenez-vous au centre-ville de Montréal n’importe quel jour ou soir de l’année et comptez les gens que vous rencontrez sur la rue et qui parlent français. Faites l’exercice comme je l’ai fait et vous constaterez que vous aurez parcouru plusieurs blocs avant d’avoir terminé les doigts d’une main. On n’entend que l’anglais au centre-ville. Montréal a beau se vanter d’être la 2e ville francophone au monde (alors qu’en fait, elle est la 3e) alors qu’on y entend surtout l’anglais. Si les Montréalais étaient conscients que le français est notre richesse car il nous différencie des autres villes nord-américaines, ils exigeraient que le français prédomine partout. Remarquez les noms des bars de Montréal, ils ont presque tous des noms anglais. Si nous étions plus intelligents, nous exigerions des noms francophones et d’ailleurs les touristes anglos se réjouiraient de cet exotisme.
mononclesteve
7 Mai 2009
17h50
Pour le taux d’utilisation non, mais pour la qualité d’usage par exemple, oh que oui! Depuis quand faut-il effectuer un sondage pour constater ce qu’on promenade au centre-ville de Montréal ou une visite à un site web quelconque démontre d’une lucidité inquiétante? Étant donné l’addresse actuelle de M. Plamondon il est deplacé à critiquer l’état actuel d’une societé envers laquelle il a tourné son dos, mais je regrette qu’il a parfaitement raison. Venant d’un anglo canadien, ce que le Québec répresente, le lignage de notre continent aussi bien que la dualité de mon pays, vaut tellement chèr, c’est irremplacable. C’est aussi un important obstacle à la mondialisation. Mais attention: c’est pas juste l’état de français au Québec qui est desolant, mais egalement la méconnaissance des québécois en qui concerne leur propre histoire. Comment mener à bien les projets de societé si on ne sache même plus ce qui on est ni les enjeux qui nous ont faĉonné? Arrêtez donc de pointer les anglos et les immigrants de doigt s.v.p et vous vous investissez dans votre propre usage de la langue car la bonne nouvelle est que ce tir est facile à rectifier. De plus, vu la richesse de votre patrimoine culturelle, il n’y a aucun pénurie de sources inspirantes. (En passant, ce problem bicéphales d’identité n’est guére unique au Québec. Il existe à Vancouver ou j’habite et dans une ville dont je me rappelle plus le nom, la pietre grammaire de ses citadins était devenue une telle pandemique qu’ils ont aboli l’usage des apostrophes dans tout texte municipale! Je suppose que c’est une affaire générationelle. Comme plusieurs commentaires ont déjà mentionnée cependant, la langue française est si riche et si poetique quand proprement employée, que je m’y attache démesurément. Allez-y Québec, montrez que vous n’êtes pas seulement plus beaux et bilingue que les français, mais les maîtres de leur langue itou!
monsieur_bleu
7 Mai 2009
18h04
@integrale : si ta blonde n’arrête pas de chialer depuis 20 ans et que tu la déteste, vous êtes mieux de vous séparer. Je suis 100% d’accord avec toi. Je parlais pour ceux qui pense que le Canada anglais nous aime tant.
@ huggo : effectivement, c’est une anecdote et ça sonne comme si je généralisais sur celle-ci, merci de me le démontrer.
Mais, dans les faits, dans les 2-3 denières années, j’ai parlé à plus de 20 000 anglophones durant des congrès. 19 998 étaient sympathiques. Par contre, malgré mon accent francophone évident, aucun ne m’a parlé en français et j’ai eu droit à peut-être 10 ou 12 “merci beaucoup” à la fin de conversation. Pas une grosse moyenne.
Mon point est que les anglophones du reste du Canada sont sympathiques, mais se foutent complètement du fait français et que si on attend qu’ils fassent un effort pour préserver le français au Canada, le français n’est pas mieux que mort d’ici 4 à 5 générations maximum.
C’est plate, mais on ne peut pas compter sur eux pour la préservation du pays billingue. Il va falloir que les francophones se prennent en main et agissent rapidement.
proculation
7 Mai 2009
18h05
Je me demande si Plamondon parle Irlandais ou Anglais en Irlande ? :-)
joricle
7 Mai 2009
18h08
Oh que oui il a entièrement raison !!!!
Qu`est -ce- que nos élus font???
Vite il faut agir!!!
donjulio
7 Mai 2009
18h09
Quelques titres de chansons et d’albums du défenseur du français.
Le blues du businessman.
Le monde est stone.
Question de feeling.
Coeur de rocker.
L’enfant au walkman.
Flash Back.
Le square des innocents.
Cœur bat rock.
Coup d’feel.
Rock and reel de Mtl.
Jungle radio.
T’es pas drôle.
Élégant man.
Live 1984.
Flamen rock1984.
Blues star line.
Live 1988.
Ticket bleu.
Rocktambole1988.
Stand by.
Nympho-man.
Y’a des nuits.
Flash Black.
Passe moi l’ciel 2005.
Il voit la paille dans l’œil de son voisin,mais ne vois pas la poutre dans son œil.
blitz
7 Mai 2009
18h12
Encore un gars de Québec dans les honneurs! Félicitations M.Plamondon.
jacqo
7 Mai 2009
18h17
Il faut cesser de rêver en couleur. Nous sommes noyés dans un bassin anglophones de près de 400 millions d’individus. Pour espérer un revenu décent, nos Québécois devront apprendre et parler l’anglais. Ceci n’empèche pas de maintenir et parler une langue française de qualité. Ce qui n’est pas le cas pour la majorité de nos jeunes d’aujourd’hui.
En ce qui concerne M. Plamondon, il est temps que les Québecois s’affranchissent de leurs artistes et commencent à penser par eux-mêmes. Le niveau d’influence des artistes au Québec est démesuré.
houdevi
7 Mai 2009
18h24
Les gens qui sont responsables de l’érosion du français au Québec mais surtout à Montréal ce sont ces mêmes francophones.
Combien de fois entendons-nous des francophones se faire aborder en anglais et répondre en anglais. Si un anglophone prend la liberté de vous parler en anglais prenez donc la liberté de répondre en français. Ce n’est pas un affront ou un manque de respect mais plutôt votre droit. Le problème du français à Montréal se situe au niveau de la colonne vertébrale du francophone. Il y en a tout simplement pas!!!
julienn
7 Mai 2009
18h42
@ monsieur bleu, a Toronto, le français n’occupe t’il pas la dixième place de la langue parlée a la maison?
Je crois bien que le français y est simplement totalement absent !
Et pour l’utilisation du français de façon général sur cette planète, quand je vois quelqu’un comme le très intéressant, et très français, photographe Yann-Arthus-Bertrand titrer son dernier film “Home” je crois qu’a l’évidence l’avenir de cette langue n’est pas trop brillant.
ramses2.1
7 Mai 2009
18h45
Que Plamondon vive en Irlande, à Moscou ou à Pétionville. ça change quoi à son constat ?
C’est plus facile d’attaquer la personne que d’argumenter sur le fond de ses propos, n’est-ce pas ?
frank36
7 Mai 2009
18h58
On vit en Amérique et la jeune génération du Québec est de plus en plus capable de communiquer avec le reste de la planète comme les gens des autres pays le font. Les citoyens de la province sont de moins en moins prisonniers de leur langue et de moins en moins isolés du reste du monde.
Il était temps de se connecter avec le reste de la planète !
Fini le temps où les artistes enfermaient le peuple dans un ghetto culturel.
lineni
7 Mai 2009
19h22
La qualité de la langue française fait pitié. Les gens s’expriment à la radio et à la télé avec un vocabulaire minimal. Ça n’a rien à voir avec l’anglais. C’est de la paresse intellectuelle et de la complaisance. On est Québécois ou ben on l’est pas!
maxime34
7 Mai 2009
19h44
Il est urgent d’agir pour stopper la recrudescence de l’anglais sur l’île de Montréal et cela est relativement facile. Premièrement en restreignant en toute logique les services offerts dans cette langue aux seuls individus qui sont anglophones de souche. Pourquoi un pakistanais aurait le droit de se faire servir en anglais, de fréquenter des hôpitaux anglophones et de fréquenter une université anglophone dans un état francophone?? Totalement illogique! Que les anglophones aient le droit de le faire, je suis parfaitement d’accord et je le défendrai toujours! Mais un italien, un indien, un portugais, un juif, un chinois?? NON! Deuxièmement il faut de toute urgence stopper le projet du méga hôpital anglophone qui n’a pas sa place ici. C’est tout à fait ridicule. L’ontario compte presqu’autant de francophones que nous nous comptons d’anglophones et pourtant ils voulaient fermer le seul hôpital francophone de la province: Montfort. L’équivalent du Royal Victoria! Et nous, nous avons ici le General hospital, le jewish hospital, le Lakeshore, Victoria, Children’s hospital, Douglas… et plusieurs autres! Et maintenant on veut leur construire un MEGA hôpital équivalent au mega hôpital francophone?? Je rêve! Et pour une population d’anglophones de souche de 8%! C’est donc dire que ces hôpitaux desservent non pas seulement les anglophones, mais aussi la majorité des immigrants (qu’ils servent à intégrer à la communauté anglophone) et une part non négligeable de francophones. C’est inacceptable. C’est une très mauvaise allocation des ressources et un danger pour l’avenir de notre langue. Et finalement, le problème majeur ce sont les universités anglophones qui prennent une place totalement disproportionnée puisqu’on les remplit avec des dizaines de milliers d’étudiant venues des USA, du reste du Canada et de tous les pays du monde. Ces étudiants viennent ici pour étudier en anglais, donc dans une langue étrangère, et ils se balancent des francophones et du francais qu’ils voient plutôt comme un irritant. C’est eux que vous entendez sans cesse dans les rues du centre-ville! Ils squattent littéralement notre ville. Il faut immédiatement poser des limites au nombre d’étudiants étrangers venant aux universités anglophones et leur imposer l’apprentissage du francais. Il y a des centaines de villes anglophones où l’on peut aller à l’université en anglais. Pourquoi choisir Montréal si ce n’est pour venir y étudier dans une université francophone? Voilà pourquoi: Parce qu’on les subventionne (ils ne paient même pas le coût total de leurs études), parce que le coût de la vie à Montréal est parmi les plus bas du continent, mais surtout parce que la communauté anglophone de Montréal a tout intérêt à les faire venir par dizaine de milliers pour augmenter sa masse critique et parce qu’on souhaite qu’un bon nombre s’installeront ici afin de gonfler la population anglophone et marginaliser toujours davantage la population francophone. Il est temps qu’on se réveille! Ce n’est pas normal qu’on construise toujours de nouveaux pavillons universitaires à McGill et Concordia! Ce n’est pas une industrie! Et bien sûr il est plus que temps de bloquer l’accès des immigrants aux CEGEP anglophones. C’est un non sens. On se tire dans le pied. Finalement, bien que je sois en principe pour l’immigration, il faudra un moratoire de quelques années (M. Pratte ne m’aimera pas) jusqu’à ce qu’on trouve la manière de mieux les intégrer à la majorité. Les solutions sont en apparence faciles. Le problèmes c’est que nous les francophones sommes beaucoup moins bien organisés que les anglophones pour nous défendre. À nous d’y remédier.
gillesfpelletier
7 Mai 2009
19h56
Lorsqu’un peuple ne peut assurer une qualité à sa langue, alors elle se fait damier le pion par une autre, plus attirante à cause du nombre ou de sa force toute impérale ou mercantile. On se plaint au Québec que les citoyens ne parlent pas ou ne comprennent pas suffisamment l’anglais. C’est bien normal. Comment voulez-vous apprendre, ne serait-ce qu’une deuxième langue si vous ne connaissez que sommairement votre propre langue? Il ne faut pas se leurrer. La langue anglaise aussi est menacée. À vouloir à tout prix faire le “melting pot” on se ramasse vite à devoir brasser un “stew”, mais celui-ci devient un mauvais ragout que l’on déguste tristement en se bouchant le nez.
Plamondon n’a rien dit de nouveau sur la langue aujourd’hui. Nous nous enfonçons de plus en plus au Québec et la Frannnnnnnnnnce ne fait guère mieux, car elle s’enfonce elle aussi et la grande Europe viendra la “rattatiner” davantage parce que cette grande Europe se fait de plus en plus en ANGLAIS, YES DEAR.
Gilles Pelletier, Québec
montrealenfrancais
7 Mai 2009
20h18
Si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu!
Merci à l’avance!
CENTRE-VILLE DE MONTREAL
====================================
Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos
Déjà un millier d’infractions possibles à la loi 101!
Et ce ne sont ni des rumeurs, ni des ouï-dire, ni des peurs mal-fondées, ni des épouvantails à moineaux, ce ne sont que des faits réels.
Allez constater sur ce site:
hyperlien
rikkkiontherock
7 Mai 2009
20h20
Je suis étudiant à l’UQAR et je suis toujours surpris de constater les lacunes de certains élèves en français. Notre système d’éducation est devenu une machine à produire des ressources humaines. Oui oui, les ressources sont aussi humaines!
Comme une grosse multinationale, le système d’éducation produit sans trop se soucier de la qualité. L’important c’est que ça rapporte! pour le reste…
Impressionnisme
7 Mai 2009
20h27
OUI, je suis tout à fait d’accord avec Luc Plamondon et je dois ajouter que cela ne date pas d’hier … il y a belle lurette que l’enseignement du français est nul dans les écoles - les profs d’université faisant aussi plein de fautes et que dire du langage parlé … on voit qu’il n’y a plus les bonnes soeurs (elles étaient bonnes pour l’éducation et la propreté dans les hostos) …
souverain
7 Mai 2009
20h47
Cher Monsieur Pratte, merci pour votre contribution à défendre l’identité Quécéboise… comme on dit: «avec des amis comme ça, tu n’as pas besoin d’ennemis !»
P.S. J’ai commencé à compter le nombre de fautes de français de certains intervenants sur ce blogue et j’ai dû utiliser ma calculatrice…
correcteur
7 Mai 2009
20h48
Comment voulez-vous que le Français comme langue du Québec reprenne du poil, quand la télévision ne cesse de montrer nos fameux artisss, drogués, pouilleux, et les seuls môts qu’ils connaissent c’est “”Osti- calice- Tabarnacle, Un bel exemple pour nos ados,
J,ai honte d’etre Québecois, lorsque je les vois,alors j’ai cessé de regarder touts ces horreurs , et quoi dire des patrons, qui ne sont pas mieux,
karibu
7 Mai 2009
20h52
La langue est menacée parcque mal parlé. Il y a également un protocole qui entoure une langue, comme les formules de politesse. À Montréal, il faut s’inquiéter des langues qui sont parlées dans l’espace publique et qui ne sont ni le français, ni l’anglais.
Nous partageons un territoire, sans partager de valeur commune. La langue, la culture, la courtoisie, la route. Nous partageons un territoire, nous ne partageons pas de valeurs communes. Le malaise s’exprime dans le partage de l’espace public. Nous manqueons de respect à Montréal. Le manque de respect s’exprime dans la rue, dans le partage de la rue et dans le peu de respect que nous accordons à notre langue, à notre patrimoine urbain, à notre culture … Les politiciens ne sont-ils pas décadents ? Où sont les intellectuels ? Que font les parents ? Que faisons-nous pour notre ville, pour notre langue, pour nos enfants, pour nos bâtiments ?
seigneur101
7 Mai 2009
21h07
C’est toujours facile attaquer “les jeunes” (et peu importe l’époque).
D’abord, on peut très facilement s’imaginer que personne (”de masse”) ne leur donnera le droit de se défendre, par le biais d’arguments ad hominem, et plus particulièrement ad hominem circonstanciels. Ce que je veux dire par là, par exemple, est qu’une personne “jeune” (peu importe ce que ça veut dire… je lis les commentaires, et du haut de mes 22 ans j’ai l’impression qu’on pourrait facilement me pointer du doigt) qui dirait “moi je parle bien” se verrait dire quelque chose comme “ben c’est sûr que tu vas dire que les jeunes parlent bien, tu fais partie d’eux”.
De manière intéressante, peu de gens vont assumer “ces jeunes qui parlent mal”. Je suis sûr que ceux qui ont des enfants ont tous des enfants qui parlent bien, qui sont bien élevés, et qui répondent parfaitement à “tous les jeunes oui, sauf les miens”. Bref, c’est encore et toujours un dialogue de sourds où tout le monde se défoule sur des enfants et adolescents qui n’existent apparemment pas, et on conclut toujours systématiquement la même affaire: oui c’est pire, oui les jeunes sont pires, ça s’en va en empirant, la génération après la mienne beurk des yâbes.
La Presse passait l’année passée un dossier qui parlait de la violence à l’école (et je ne parlerai même pas de ce qui s’est passé à Trois-Pistoles en 2007). En gros, ce que ça disait, c’était que “il y a de la violence dans la cour d’école et en dehors de l’école” (grosse étude scientifique). Un sondage qui accompagnait ce fameux dossier était, sans surprise, “pensez-vous qu’il y a plus de violence de nos jours dans les écoles” ou quelque chose comme ça. La très très grande majorité (sûrement dans les ~90%) avait dit oui, indubitablement, ce sont tous des démons.
Mais la vérité les amis, c’est qu’il y a toujours eu de la violence dans les écoles, et que c’est normal, et que ça ne m’étonne pas une seconde que tout le monde y croie. Une autre vérité, plus en lien avec tout ce qui a été dit, est qu’il y a des gens (de tous les âges) qui parlent mal, d’autres qui parlent bien, et probablement certains difficilement qualifiables (lapalissade). Crois-je que la situation est pire présentement?
… comment saurais-je… je suis juste un jeune qui parle mal et, oh, qui n’est pas capable de réfléchir (oui oui, j’ai vu ça dans un commentaire sur le blog de Mme Paquin… les jeunes de nos jours sont incapables de réfléchir).
Et pour terminer, j’aimerais souligner ce que “Clashrocker79″ a dit à la fin de son (l’un de ses?) message(s?): “Si nos jeunes n’ont pas les outils nécessaires, qui le fera pour eux?”.
android
7 Mai 2009
21h24
L’exilé en Irlande n’a pas de leçon de français à nous donner!
carbone-14
7 Mai 2009
21h48
Chanson bien connue…..
sapine
7 Mai 2009
21h51
Il a tout à fait raison, je suis en mesure de le constater chaque jour, le français décline à Montréal.
On parle maintenant anglais dans des quartiers où il était absent jusqu’à récemment, et il m’arrive de ne pas pouvoir me faire servir en français au centre-ville, c’est déplorable.
En ce qui concerne les jeunes, il y a place à l’amélioration, ils sont parfois difficiles à comprendre, pas tous évidemment, mais il y a du pain sur la planche.
claude-henri
7 Mai 2009
22h18
comment peut-on être en désaccord avec une statistique? le français recule à Montréal, c’est pas une grosse nouvelle, on n’a pas le choix de ne pas le constater. être d’accord avec ça est une autre histoire. et pendant ce temps, certains crachent sur le messager.
mais bon, notre bon gouvernement libéralo-conservateur s’occupe de tout, il met une dame d’Alliance-Québec à la tête de l’OLF, lui coupe son financement, coupe le financement pour la françisation des immigrants, vraiment, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. on peut dormir tranquille, et même ronfler en anglais avec un gouvernement mickey mouse comme celui-là.
claude-henri
7 Mai 2009
22h21
@snowwhite
“La qualite du francais au Quebec est tellement pauvre que je me demande si c’est pas mieux de laisser les jeunes parler anglais!”
toi tu penses que les gens de Toronto ou de new-York ne font pas de fautes? que les jeunes n’utilisent pas le slang et qu’ils ont tous fait des cours de diction avancées?
Louis Préfontaine
7 Mai 2009
22h22
Le jour où les Québécois cesseront de répondre en anglais aux anglophone sera le jour où le français se portera mieux. Le bilinguisme dans un contexte minoritaire entraîne toujours l’assimilation. Le bilinguisme est l’ennemi.
therichrocco
7 Mai 2009
22h37
“Dis moé des mots qui sonnent, des mots qui résonnent… y faut que ce soit l’fun” …
C’est pas mal Plamondon le responsable de la dégringolade du français. Avec de tels paroles, pas pour rien que le monde vont chercher leur culture ailleurs qu’au Québec.
Etiennne
7 Mai 2009
23h19
@seigneur101
Très juste!
Le milieu culturel et médiatique québécois peut bien s’ouvrir la gueule autant de fois qu’ils le veulent à propos des méchants jeunes qui n’écoutent et ne regardent que des produits anglophones, mais il n’y a pratiquement aucune alternative francophone. Une très grande majorité de l’art québécois est destiné aux “matantes” et le très peu d’artistes qui ont le moindrement d’originalité préfèrent les jeunes adultes comme clientèle cible.
Peut-on vraiment reprocher aux ados de préférer Green Day aux Chevaux Fringants? Eminem à Wilfred? Peut-on vraiment comparer Watatatow avec les méga-productions comme LOST, BattleStar Galactica et j’en passe. Star Académie n’intéresse pas le “jeune moyen” et Loft Story est encore plus minable que la TV-réalité américaine.
Je sais pas pour vous, mais quand j’étais ado, tous les artistes francophones québécois qui se démarquaient avec un produit accessible pour nous faisaient un malheur. Dubmatique, la Fin de Monde, Radio Enfer, la Petite Vie. Même Musiqueplus, à l’époque de Claude Rajotte, Pierre Gauthier, Anne-Marie Withenshaw… donc avant que la station ne devienne une garderie télévisuelle.
Malheureusement pour Céline, Garou et les 200 clowns qui essayent de les imiter, moi je trippais sur le rock. Celui qui décape, plus particulièrement (c’est encore le cas d’ailleurs, même si mes goûts sont plus entendus aujourd’hui). Et comme il n’y avait rien en français qui pouvait me plaire (c’est encore le cas), alors j’ai commencé à écouter ma musique, mes films et ma TV en anglais. Quand un bijou comme CRAZY, bon Cop bad Cop, Polytechnique ou un album d’Arianne Moffatt se pointe, je fonce au cinéma ou au magasin de disque. Mais je n’endurerai pas les états d’âme de la nouvelle Virginie, les montées de lait de Martineau ou les cris d’écureuil excité de Julie Snyder en attendant que la culture québécoise francophone se modernise et se diversifie.
Impressionnisme
7 Mai 2009
23h37
Pas que je sois rétro mais il faut voir les choses en face. Dans les années 60, 70 et même 80 encore, il y avait de bons téléromans, avec de bons comédiens, parfois des piliers du théâtre de chez nous. Les lecteurs de nouvelles avaient un langage soigné pour ne pas dire châtié et on nous présentait de merveilleux téléthéâtres en direct souvent et le langage était simplement 100 fois ou +++ mieux que ce qu’on entend et voit auj. - Idem dans la chanson … le laisser-aller … la facilité … on est tous tirés vers le bas alors que tout ce qui est public devrait donner l’exemple … et voilà la triste histoire de ce peuple à genoux devant les étrangers, devant n’importe qui et n’importe quoi - évidemment - quand on ne possède pas sa langue … on n’a plus qu’à admirer ailleurs …
jolico
8 Mai 2009
00h39
Le Québec, à côté de la France et la Belgique, est peu influencé par l’anglais considérant la présence de son gros voisin américain. Avez-vous lu et entendu les Français et les Belges ? Ils ne vont plus chez le teinturier (un de leurs anciens termes) quand nous allons chez le nettoyeur, mais ils vont au “pressing”… Et avec un système d’éducation qui ne prône plus le bon français depuis très longtemps, fallait s’attendre à quoi ? Certainement pas à des commentaires de Luc Plamondon. Comme “souverain” le fait, c’est très facile de constater la pauvreté du français de la plupart des blogueurs de cyberpresse. Comment voulez-vous avoir une belle langue parlée quand on a laissé croupir la langue écrite ? Bien enseigner et apprendre une langue, ce n’est pas qu’une histoire d’orthographe et de grammaire, c’est une forme supérieure de discipline.
tderuelle
8 Mai 2009
01h15
Ce n’est pas le français qui est en péril, c’est la volonté, le bon sens et la dignité et ce, un peu partout dans le monde. Peu importe la langue dans laquelle nous nous exprimons, l’important est de savoir comment nous atteindrons tous et chacun nos objectifs de bases et comment nous réaliserons nos rêves. Et je ne crois pas que cela passe par quelque chose d’aussi futile que la langue (au risque de choquer des ardents défenseurs de la langue de Molière).
Tout est relié au marché dans la vie. Votre travail, vos amis, vos connaissances sont tous des résultats du marché. Et par ce mot j’entends un besoin et une réponse à ce besoin, et pas nécessairement un échange d’argent.
Peu importe la langue dans laquelle nous nous exprimons (ou exprimerons) l’important sera de garder le feu sacré de l’entrepreunariat et de l’innovation et surtout, surtout, de nous adapter, dixit Charles Darwin.
Thierry Deruelle
Chambly
dip-a-dee-doo
8 Mai 2009
01h46
ramses2.1 :
« Que Plamondon vive en Irlande, à Moscou ou à Pétionville. ça change quoi à son constat ?
C’est plus facile d’attaquer la personne que d’argumenter sur le fond de ses propos, n’est-ce pas ? »
Exactement ! En plein dans le mille. Bravo…
Certains d’entre-vous prévoyez que le français au Québec va s’éteindre d’ici 100 ou 150 ans ? Yvon Deschamps a prédit que ça se ferait d’ici 50 ans….
Et je suis parfaitement d’accord avec lui. Tout ce que je souhaite est de pouvoir crever en français dans un hôpital où des gens vont encore pouvoir comprendre ma langue.
lesphinx
8 Mai 2009
02h02
@maxime34
“Ces étudiants viennent ici pour étudier en anglais, donc dans une langue étrangère”
Hmm non, ne t’en déplaise l’anglais n’est pas une langue étrangère.
“et ils se balancent des francophones et du francais qu’ils voient plutôt comme un irritant”
Je crois pas non, c’est plutôt toi qui se sent petit face à eux.
“C’est eux que vous entendez sans cesse dans les rues du centre-ville! Ils squattent littéralement notre ville.”
Notre ville? Par “Notre” j’imagine que tu exclus tous ceux qui ne parlent pas français et qui ne sont pas Québecois de souche…?
“Il faut immédiatement poser des limites au nombre d’étudiants étrangers venant aux universités anglophones et leur imposer l’apprentissage du francais. Il y a des centaines de villes anglophones où l’on peut aller à l’université en anglais”
Non ca c’est pas possible, un peu trop extrême et à droite..:)
BABELfISH
8 Mai 2009
02h04
Allez magasiner au centre Rockland pour voir…
Plusieurs commis vous accueillent en anglais, si ce n’est pas la majorité. Je n’ai pas vraiment de problème avec cela, mais là où c’est innacceptable, c’est quand une partie non-négligeable de ceux-ci vous répondent immédiatement “Sorry, I don’t speak French” lorsque vous leur répondez en français.
Quoi? Vous me dites “hello” et je réponds “bonjour” et la deuxième chose que vous me rétorquez c’est “Sorry, I don’t understand French”??
C’est de la mauvaise foi (de la part des employeurs avant tout, qui engagent des unilingues pour le service à la clientèle). Voir si ils/elles ne peuvent pas au moins faire un effort pour dire “bonjour, je suis désolé mais mon français n’est pas bon”. Avec un accent mignon cela me ferait plaisir ensuite de leur répondre dans leur langue. Mais lorsqu’ils ne font aucun effort, et qu’ils habitent à Montréal en plus, je crois qu’ils ne méritent pas du tout notre sympathie.
Quant à la qualité du Français chez les jeunes (et sur internet), j’aime mieux ne pas en parler.
Dire que mes parents me disaient que mon français était mauvais et que dans leur temps la qualité de la langue était meilleure… Avec le temps j’ai appris à force d’être exposé à de bons exemples et à force de lire. Mais ce que les jeunes contemporains lisent sur Internet ne les aide pas. Je sais de quoi je parle… Je suis plutôt jeune moi-même et je fréquente beaucoup de personnes plus jeunes que moi et parfois je me sens comme un étrange qui fait des phrases trop longues ou trop compliquées…
Surtout avec le novlangue web rempli d’abbrevs : “Yo, ça chill le gros? K, C pa pire. Kess tu fait? Rien, je vedg tou en chattant. Les gent ki gosses sua langue pu capab pantoute man. Ouais, C vraie. l8r (l-eight-R = see you later).” ;-)
erka
8 Mai 2009
02h16
Dernièrement une française rencontrer dans mon quartier (Mile-End) ne me parlait qu’en anglais.
Jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’avec son accent “anglais” elle ne pouvait être que française! Alors oui j’ai eu peur pour ma langue… indeed !!!
Suite à mes propos, elle me dit, mais le Québec n’est pas en danger avec sa langue compte tenu de ses lois.
Et de lui répondre, le Québec non mais Montréal oui… très en danger.
Mon quotidien me le prouve tout les jours…
noels
8 Mai 2009
05h24
C’est vrai que la qualité du français se détériore. Il y a maintenant beaucoup d’angliscismes et de jargons , en plus de toutes ces abréviations dans la langue parlée et écrite. Par contre, il y a beaucoup plus de français dans le milieu du travail qu’il y a 30 ou 40 ans.
stephen_petitpas
8 Mai 2009
06h18
Obviously il aime plus le cash que le francais pour se sauver de montreal a cause des impots
webcurieux
8 Mai 2009
07h07
Plamondon ne demeurerait plus en Irlande depuis 2006 parce que le gouvernement irlandais aurait cessé le système de crédits d’impôt pour les artistes. Depuis, il habiterait en Suisse (Montreux?) où les avantages fiscaux seraient abondants.
antoinepierpont
8 Mai 2009
07h17
Aucun doute, Plamondon a raison. Oui la bilinguisation de Montréal s,accentue.
Oui à force de penser culturellement que l,anglais est important, les jeunes parlent de plus en plus un franglais et en ce sens la qualité du français se détériore.
Sur ce sujet le livre de Christian Dufour “”Les Québécois et l’anglais, le retour du mouton”" présente un dossier très éclairant et apporte une démostration convaincante aux propos de Luc Plamondon.
centre-ville
8 Mai 2009
07h31
J’aime le français et prends plaisir à bien l’écrire. On l’a déjà dit, c’est une langue belle. Elle l’est.
En matière de priorités, je préfèrerais tout de même voir les politiciens investir leurs efforts dans le développement d’un meilleur accès aux soins de santé et dans la lutte à la pauvreté. Même si ni l’un ni l’autre enjeu ne me concerne personnellement, ça me paraît assez clair que la santé et la pauvreté devraient normalement l’emporter sur les rivalités linguistiques.
Question de perspective, j’imagine…
crazy_lou
8 Mai 2009
07h37
Bonne chose tant qu’à moi… Il y a longtemps qu’on ne parle plus français au Québec… On parle Québécois.
re3e
8 Mai 2009
07h38
so what ? une langue n’est qu’un outil de communication comme un telephone , l’important c’est de communiquer le SAVOIR en vous murrant dans l’orthodoxie du PQ et ses ayatholah de la loi 101 vous ne faites que limiter votre auditoire , vous limitez votre discour et l’echange a une peau dechagrin qui s’appelle la francophonie , ma fille de trois ans parle francais anglais et mandarin , je viens de commencer a lui parler en espanol d’apres vous l’avantage qu’elle vas avoir fasse a un ti-cul de l’est qui n’est expose qu’au francais est important ? je dirais indeniable voir fatal . bien entendu il est hors de question que je l’envois dans les parc a bestiaux tu MEQ , ca vas etre prive et oui billingue (minimum) ca fait tout un debat a savoir si les petits quebecois devraient etre bilingue au primaires , je suis mort de rire la mienne l’est (TRILINGUE) a la garderie continuez de vous tirer dans le pied , c’est pour ca qu’elle sera boss et que les votre dirons oui madame , merci madame
c_olivier
8 Mai 2009
07h44
JE suis tout à fait d’accord avec Monsieur Plamondon. J’ai moi même 14 ans, et j’aime ma langue. Mais je déplore sa dégradation. Des phrases syntaxiquement inexacte, le language SMS… et j’en passe.
Je ne me considère pas comme un pro du français, mais au moins je me considère comme soucieux de ce que j’écris.
J’ai tenter de sensibiliser un peux sur les canal de clavardage de skyblog… C’était suicidaire comme idée, je me suis fait descendre en moins de deux.
Vous parents, sensibiliser vos enfants à la langue, plus que jamais.
Freepouille
8 Mai 2009
07h59
Je suis en accord avec M. Plamondon. Mieux que ça je suis convaincue qu’il n’y aura plus de fait français dans 50 ans au Québec. Les jeunes écoutent, regardent et pensent en anglais. Et leur français est plus qu’approximatif. Pas d’avenir pour le français. J’en suis désolée mais…
sans-accents
8 Mai 2009
08h02
Bonjour . Ce qui est drole et triste a la fois ce sont les mots que l’on modifient pour avoir l’air supposement ” cool ” . ” Aparte ” au lieu d’appartement , ” resto ” au lieu de restaurant et mon prefere ” pizz ” au lieu de pizza . Ben oui , deux sillables , quel gaspillage de temps . Par contre le mot ” pratique ” lui n’est pas assez long , il faut ajouter un autre mot avant pour obtenir ” pratico-pratique ” ce qui annule le temps qu’on a sauve en disant ” congelo ” au lieu de congelateur .
michelnotredame
8 Mai 2009
08h02
Dans peu de temps il ne sera plus nécessaire de parler Français au Québec. Comme cela est le cas dans le reste du Canada.
On aura beau voter toutes les lois pour le protéger, rien n’y fera.
Collectivement, nous avons ratés notre futur, en refusant de nous doter d’un état souverain. Nous avons préféré avoir peur, et donner pour la centième fois fois une deuxième chance au Canada.
En somme, nous nous sommes fait fourrés, et c’est avec la disparition de la vie intellectuelle de notre peuple que nous paierons pour notre patriotisme mou, inspiré par de trop nombreuses défaites et traîtrises.
Plusieurs communautés culturelles ont bien compris cela au Québec, en adoptant systématiquement l’anglais comme mode de pensée et de communication. C’est la loi du plus fort qui l’emporte.
En cela, Monsieur Parizeau avait parfaitement raison.
Je déplore qu’à l’échelle du monde, notre nation n’aura été qu’un avorton.
mamiedou
8 Mai 2009
08h12
Plamondon a raison, oh que oui, le français dégringole et pas seulement chez les jeunes. Prenons par exemple ce billet, j’ai compté au moins une trentaine de fautes jusqu’à maintenant. Et encore, vu le sujet, on se “force” un peu… Imaginez le reste du temps.
hottawa
8 Mai 2009
08h15
sans-accents
Salut sans-accent,
jamais entendu le mot congelo, mais plutôt le beau mot anglifié “fridge”
claude-henri
8 Mai 2009
08h27
bref, après avoir lu les commentaires (et même ceux qui manquent de discernement en faisant du bilinguisme une vertu qui va au delà du politique), j’ai une suggestion. la prochaine fois qu’on vous répond en anglais, quittez le magasin, ce n’est pas comme si le marché ne vous offrait pas d’aller voir ailleurs. et vous verrez, au moment où vous vous dirigerez vers la porte, vous commencerez à entendre un début de français. pire encore, si vous y retournez, n’ayez crainte, le ou la vendeur/vendeuse va se rappeler de vous et tenter de vous servir en français.
le problème dans tous ça, outre l’administration coloniale du Canada, c’est qu’au Québec, la langue de l’occupant canadien est l’anglais, et la langue des affaires au niveau international est aussi l’anglais. ce faisant, on pense qu’en parlant anglais on est ouvert sur le monde et c’est dont glorieux et satisfaisant, alors qu’on ne s’ouvre que sur la Canada. si le Canada parlait le canadien (langue fictive pour l’example), pensez-vous vraiment qu’on aurait se débat débile dénué de bon sens où deux variables sont discutées dans les mêmes termes? soit le niveau d’assimilation du Québec au Canada et le niveau d’ouverture du Québec sur le monde. je ne le crois pas, je crois même qu’on confond les deux, comme si le monde, c’était le Canada. est-ce vraiment si difficile de voir que le Québec est un pays occupé, et que cette situation est anormale?
nedbreeden
8 Mai 2009
08h32
Il a raison! Les politiciens et les journalistes de La Presse devraient se sortir la tête ” de dans le sable”!
dlemire115
8 Mai 2009
08h33
Le drame!
Désolé si nous, les jeunes, nous voyons plus loin que la “shop” syndiquée qui va fermer dans 5 ans car les baby-boomers ne veulent pas accepter que l’on touche à leur trop généreux régime de retraite.
Lâchez les jeunes, vous êtes responsables de ce que vous leur laisser. Et moi, personnellement, ce que je remarque c’est que les vierges offensées du Français ne savent même pas l’écrire ni le parler comme du monde. Ou bien ils se battent pour défendre la seule langue qu’ils ne sauront jamais parler, et ce, même à moitié! Pauline? Ohhh!! Ai-je dit cela? Pauline qui aspire à diriger le Québec mais qui a le niveau communicatif en anglais d’un enfant de 4 ans!
C’est pas en pleurant que vous allez l’avoir votre pays.
hibouxdoux
8 Mai 2009
08h48
Si monsieur Plamondon payait des impots au Québec, il y aurait plus d’argent a investir dans l’enseignement du francais, NON?
fraymonjo
8 Mai 2009
08h52
Hier à l’épicerie j’entendais une ado parler avec sa mère et vraiment, c’était consternant. Pauvreté du vocabulaire, tics de langage, anglicismes… Et je ne vis pas à Montréal. Ici les jeunes ne sont pratiquement pas exposés à l’anglais, et ce n’est pas le peu d’anglais qu’ils arrivent à apprendre à l’école qui les influence…
Oui, je pense que le français est en danger, parce que nous ne respectons pas notre langue.
seline
8 Mai 2009
09h17
Malheureusement, Plamondon a tout à fait raison. Il suffit de lire les blogues pour se rendre compte que les gens ne maîtrisent pas les règles élémentaires de la grammaire française. Quant à la langue parlée, t’sé… comme… genre… trop cool. Même les quotidiens nationaux et la télévision d’État succombent à l’anglicisme avec leurs “promesses brisées”, le “partage” de l’information, “faire une différence” et autres aberrations calquées sur l’anglais.
remidam
8 Mai 2009
09h38
@michelnotredame
Les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas leur histoire. Quelle en est la cause? L’abandon des cours d’histoire décrété par le PQ. Qui a instauré la réforme qui fait en sorte que les jeunes apprennent peu et passent quand même leur année? Pauline Marois. La gestion gouvernementale du PQ a fait en sorte que je ne veux plus voir ce parti socialo-communiste (SPQ libre) au pouvoir et encore moins lui donner un pays à gouverner. Rappelons-nous les fusions forcées sans consultation des citoyens.
Quant à la qualité du français, elle va avec les objectifs de la réforme. Il ne faut pas être compétitf alors que la mondialisation va profiter à ceux qui veulent étudier et être les premiers en tout. Ici, on glorifie la médiocrité. Il y a des élèves qui sont en 4e année et qui ne maitrisent pas l’apprentiisage de 1ere et 2e année, mais on les gradue quand même pour que les statistiques des commissions scolaires et des écoles ne soient pas négatives. Et surtout, il ne faut pas évoluer en retouchant le «modèle québécois» qui est dépassé et déphasé. On n’a personne parmi les dirigeants et les aspirants pour assumer le leadership nécessaire pour apporter des changements.
wildlife
8 Mai 2009
09h47
Les adolescents Québécois d’aujourd’hui se foutent complètement de parler le Français ou l’anglais, l’important c’est de communiquer et de se comprendre. Ils apprennent le Français à l’école, l’anglais à l’école et à la maison ou avec les amis et parlent le Franglais entre eux via des textos, ou sur Twitter et Facebook.
Au 21ième siècle, le bonheur est associé à l’argent. Est-ce plus facile de faire de l’argent en Français ou en anglais? Se poser la question c’est y répondre. Donc, nos adolescents d’aujourd’hui vont finir par parler anglais plus souvent et ils vont écrire le français phonétiquement dans le but d’améliorer sa situation financière.
De mon côté, je suis dans la trentaine et je trouve ça dommage comme situation, mais c’est irréversible selon moi avec la mondialisation. Ça scandalise les baby boomers que le français disparaisse un jour en Amérique, mais croyez-vous que ça va être important pour ces adolescents et leur futur progéniture? Encore là, se poser la question c’est y répondre.
shadow26
8 Mai 2009
09h48
bonjour a tous ,
moi je pense que le francais parlé est de beaucoup superieur a ce qu’il etait dans les annees 40,50,60 et meme 70, pour le francais ecrit cela est vrai quil y a des lacunes.
joseebelle
8 Mai 2009
09h49
OH, que oui! le français est menacé. Quand j’étais petite, j’allais magasiner dans l’ouest de la ville, chez Eaton, Simpsons, Ogilvy’s et oui, c’est certain que nous savions que c’était un monde anglais. Aujourd’hui, je travaille dans le centre-ville, et c’est toujours un monde anglais mais ce ne sont plus que des anglais de l’ouest de la ville qui parlent anglais mais toutes les nationalités du monde! Voilà la différence! Et je peux vous dire que je me bats bec et ongles pour la survie de ma langue!
Ma fille qui a 20 ans m’a dit dernièrement que ça ne la dérangeait pas que ces enfants vivent en anglais! je peux vous dire que moi, mes petits enfants ne viveront pas en anglais! plutôt crever!
maxime34
8 Mai 2009
09h54
@ lesphinx
Le Canada est une fédération, ce qui veut dire un rassemblement d’états. Le Québec est dont déjà un état, mais un état lié à une communauté d’états. L’état du Québec n’a qu’une seule langue officielle: Oui monsieur, le francais. Le seul état canadien ayant deux langues est le Nouveau-Brunswick car il a une minorité de 40% de francophones. Le Québec à une minorité de 8% d’anglophones de souche seulement. L’anglais est pour le Québec une langue étrangère. C’est un fait. À part dans tout ce qui touche au fédéral ici. J’ai dit que je protégerais le droit des anglophones d’étudier en anglais. Mais pas les dizaines d’étudiants universitaires étrangers qui viennent des USA ou de Singapour! Ils n’ont AUCUN droit linguistique. En passant, mon père est anglophone et je parle 7 langues. Alors non, je ne me sens pas petit devant un unilingue anglophone! Pas vraiment! Tsé veux dire!
@ Etienne
Je trouve ton commentaire pas mal méprisant. Je vis un peu partout dans le monde et je peux te dire que oui le Québec est une super puissance culturelle. Nous avons des artistes de qualité internationale dans TOUS les domaines alors que bien des pays 10 fois plus populeux n’ont que la culture américaine comme référence et leur culture vivote à peine. Pas le cas ici! À Berlin et à Vienne, on passe sans cesse des films Québécois dans les salles et ils sont ensensés! J’étais à Salzburg un jour et il y avait le festival…Robert Lepage! Peux-tu croire?? Notre TV est vendue partout dans le monde. Des séries comme Tout sur Moi et La vie…La vie… sont de purs chef d’oeuvres. Notre musique est très diversifiée et du côté de la francophonie, qui regroupe 47 pays tu y trouveras le complément à ce qui te manque. Ce qui ne t’empêche pas de t’ouvrir à d’autres cultures comme la culture anglosaxonne…et TOUTES les autres…allemande, suédoise, chinoise, africaine, brésilienne! Se limiter à l’anglais est à mon sens faire preuve de grande fermeture. Pourquoi devrions-nous êtres anglo-centriques??
@ re3e
Si j’avais votre fille comme patronne comme vous dites, et qu’elle était aussi insolente et méprisante que vous l’êtes ici… je démissionnerais sur le champ. Et je le ferais en francais!
etmoi
8 Mai 2009
09h58
Pourquoi les jeunes se suicident-ils aussi massivement au Québec et y a-t-il un lien entre la perte d’identité nationale, dont la langue est l’élément de base et ce taux de suicide ?
La perte de repères est source d’angoisse pour la personne et la langue maternelle est la racine de la vie en société. Elle sert à s’éduquer en milieu familial et à s’instruire en milieu scolaire. L’échec de la famille à faire l’éducation de ses enfants a pris des proportions inimaginables depuis les deux dernières générations. Et l’échec scolaire est à l’image d’une société à la dérive où les valeurs de solidarité et de partage ont été supplantées pas les valeurs individualistes menant au consumérisme et à la corruption.
La langue se dégrade-t-elle demandez-vous ?
Alors en voilà les effets, la langue étant le véhicule de la pensée et le ciment qui unit les êtres autour d’un projet collectif.
traducta
8 Mai 2009
10h00
Vous doutiez de la mauvaise qualité du français? Dans cette chronique-ci, on dirait que les internautes ont fait des efforts grammaticaux et syntaxiques pour faire valoir leur point de vue, mais habituellement, quel que soit le sujet des blogues, les commentaires regorgent de fautes. J’aime bien lire l’avis des gens, mais je trouve que leurs arguments ont moins de poids quand ils ont l’air d’être écrits par des illettrés.
guilhem4
8 Mai 2009
10h06
De grâce, qu’on ne laisse pas les professeurs enseigner Starmania dans les écoles! Cette production est trop mauvaise, non-merci. Plamondon, en plus d’être un ignare, est l’expression même du Baby-Boomer complètement deconnecté mais qui continue à faire la leçon à la terre entière. Un auteur si médiocre ne mérite pas une telle tribune.
lineni
8 Mai 2009
10h17
Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas débattre de la qualité de la langue parlée et écrite ici sans qu’on évoque la soi-disant anglicisation de Montréal? Ce sont deux débats distincts. Le Québec n’est pas Montréal. Les gens d’ici ne massacrent pas le français parce qu’il y a des anglophones unilingues à Montréal. C’est encore et toujours le phénomène c’est-pas-d’ma-faute-c’est-à-cause-de-lui… Assumons-donc nos responsabilités. Et je suis tout à fait d’accord avec traducta, aussi.
jewel_bocks
8 Mai 2009
10h21
Une mauvaise qualité du français. Une attirance vers la langue anglaise. Une baisse imminente de la population de souche en raison de leur âge avancé. Tout ceci aura pour effet de diminuer encore l’usage du français au Quebec. Le français a pris une place d’importance à Montréal depuis seulement 40 ans. À la longue, l’anglais va gagner du terrain. Désolé les pauvres francophones, mais vous êtes foutus.
quidnovi
8 Mai 2009
10h23
J’ai l’impression que les jeunes ont plus de bagou que dans mes jeunes années (les années ‘50 et ‘60). Ils expriment des idées pas toujours claires mais manifestent beaucoup d’enthousiasme et d’idéal. Ce qui manque, c’est la structure: les “Quand qu’on” et les “¨Cà l’a ” se multiplient, même à Radio-Canada. Cela traduit sans doute l’air du temps, où les SMS et la parlotte (Tout le monde en parle) ont remplacé la lecture et l’échange épistolaire. Donc on parle “au son” et on apprend par l’échange direct. D’ailleurs on fait les mêmes reproches aux jeunes anglophones qui baragouinent à l’identique. Mais qui pourrait le leur reprocher? Ils vivent leur vie avec beaucoup d’ardeur, de curiosité et d’ouverture aux autres. Sur ces plans ils nous sont supérieurs alors que nous cultivions l’intégration soumise, le respect hiérarchique, la peur de l’autre. Au total, Internet aidant, ils communiquent plus, et mieux que nous. Grand bien leur fasse.
Au total, la société québécoise me paraît beaucoup plus francophone qu’alors, particulièrement à Montréal, où tout se joue. Ainsi, un très grand nombre d’anglos de Montréal sont devenus bilingues, au point de faire honte à plusieurs québécois quant au français parlé.
Comme vous le dites, les statistiques mènent à des conclusions semblables. Je pense que nos “éternellement inquiets”, comme Plamondon, expriment une nostalgie pour une République jamais venue.
mawie18
8 Mai 2009
10h30
J’entend parler les jeunes Français ou lire leur “blog”… vraiment je ne voie pas pourquoi on blâme les jeunes Québécois…
Le français ont va le parler si les gens désirent le parler! Ma langue maternelle sera aussi celle de mes enfants, mais bien sûre, je ne vois pas l’intérêt d’être unilingue! Les gens ont peur des citoyens comme moi : qui aime les langues. Chez moi on est tous ou presque bilingue grâce à nos cours, 3 personne sur 5 parle bien l’espagnol, 1 l’allemand, moi j’apprend le Japonais et j’ai une petit base d’espagnol, j’ai aussi étudié au cégep pendant 1 an en anglais. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise québécoise?
Vous pensez vraiment que mon amour pour les langues dégrade ma langue maternelle!?
Contrairement à ce que les gens pensent, j’ai amélioré mon français grâce à l’anglais et maintenant j’améliore mon anglais grâce au Japonais (car je l’apprend essentiellement de site, dictionnaire et livre anglais).
Et puis, si je compare le français d’aujourd’hui et le français d’antan… vraiment, je ne voie toujours pas pourquoi ont “vire sul top” chaque fois qu’il est question de la langue française au Québec.
Reste à donner cet amour pour les langues et notre langue à ceux qui viennent vivre ici.
Et puis, tout le monde ne peut pas être poête! Je suis loin d’être doué pour la grammaire, peut importe la langue, j’aime parler ça me suffi. Je met des “si” devant des “rai”, quelquefois sans m’en rendre compte!
Peut-être aussi que je ne m’associ pas assez à l’ethnie québécoise que nous sommes aujourd’hui, alors rien ne m’empêche d’aller ailleurs et de découvrir d’autre langue, j’ai un peu l’impression que notre “fermeture” envers le reste du monde va un jour nous coûter plus cher que l’inverse!
marie-madelaine
8 Mai 2009
10h31
…….Oh que si….le français parlé laisse à désirer, autant dans les annonces commerciales, que du coté des annonceurs et animateurs -animatrices qui ,on dirait, ne se forcent pas pour faire des annonces( accrochantes ) mais en français,————————————————————, le français est notre langue nationale, la seule qui doit primer dans toutes les sphères,de la société de ce pays-en-devenir.————————————————————————————————————..meme si il y a de l,anglais en masse, on peut se forcer pour bien parler notre langue, je connais des gens qui parlent plus que deux langues et leur français est beaucoup mieux que celui de bien des nés-natifs qui se disent qu’ils n,ont rien à faire, ils sont ici depuis si longtemps,,,et pourtant si le gouvernement demandaient à ces personnes de passer les tests de français pour venir rester ici, ils seraient plusieurs à échouer ——————————————————————————— la fete de notre pays-en-devenir approche et comme à chaque année,nous ceux qui pronent le français ,et avec raison,se démener mais il y a beaucoup de choses à faire, à revoir,à apprendre,,———————–que Plamondon a donc raison, et ce n,est pas la faute aux nouveaux arrivés et arrivants que la langue française est en péril, c,est de la faute de toute la société qui permet à certaines personnes de mal parler , mea culpa,,,,,merci J’Lafontaine des Laurentides,,
martinmtl
8 Mai 2009
10h33
À lire les commentaires sur ce blogue, on serait tenté de croire que c’est l’apocalypse au centre-ville de Montréal. Franchement, du calme. Je vis au centre-ville depuis de nombreuses années. C’est ici que je fais mes achats, ici que je sors les weekends et, surtout, c’est ici que j’élève mes deux enfants, en français bien entendu. Je n’ai JAMAIS besoin de sortir mon anglais pour m’y faire servir. JAMAIS. Partout où je vais, que ce soit dans les grands magasins, les boutiques, les lieux de divertissement, PARTOUT, je suis capable de me faire servir en français sans la moindre difficulté. Et si, le cas échéant, un commerçant s’adresse à moi en anglais, je lui réponds en français et le tour est joué.
Montréal est une ville bilingue. C’est d’ailleurs une de ses plus grandes richesses. Et au surplus, c’est une métropole qui a des ambitions internationales. Pourquoi vouloir à tout prix en faire une ville provinciale franco-blanche comme Québec? Quand je lis les commentaires de certaines personnes qui s’offusquent d’entendre des gens parler anglais sur la rue, je trouve ça pathétique. Évidemment qu’on va entendre parler anglais à Montréal. Au centre-ville, il y a deux universités anglophones majeures qui contribuent à la richesse culturelle de la ville. Ces dizaines de milliers d’étudiants s’expriment surtout en anglais, soit, et alors? Faudrait-il les déménager en Ontario? Sans parler des touristes qui viennent du reste du continent. Faudrait-il leur interdire de parler dans les rues de notre ville?
Je ne suis pas d’accord avec Plamondon. Et j’oserais affirmer que mon opinion est mieux informée que la sienne, puisque je vis à Montréal, contrairement à lui. Tous les jours, je croise de jeunes immigrants (chinois, hispanophones, africains, etc) qui s’expriment en français. C’est une réalité qui n’existait pas il y a dix ou quinze ans.
gren
8 Mai 2009
10h45
OH! que les séparatistes doivent être content que monsieur Plamondon viennent réveiller les citoyens du Québec qui dorment profondément. Donc les gens de l’extérieur du Québec devront a l’avenir respecter notre langue française. Mais grand dieu comment peut-on demander aux autres de faire une chose que nous ne faisons même pas nous mêmes? VIVE MONSIEUR PLAMONDON ET MONSIEUR FALARDEAU ET TOUS LES AUTRES QUI NOUS MONTRENT L’EXEMPLE.
steveleg
8 Mai 2009
10h50
Je ne crois pas aux études de Statistique Canada ni à celle de l’Office de la langue française. Le gouvernement n’est pas assez exigeant pour imposer aux immigrants des cours de langue française et former des professeurs qui enseigneront une méthode efficace d’enseignement du français. Si la situation du français était si importante pour le gouvernement, il redonnerait tout simplement les cours de français que nous suivions dans les années 60-70. Ils étaient efficaces. Mais nos gouvernements sont lâches. Pour ce qui est du recul du français chez les francophones, il est évident. Le franglais, les anglicismes, le français mal parlé, mal écrit. Il n’y a qu’à lire les commentaires plus haut pour le constater. Mais les jeunes ne sont pas responsables, ils sont victimes du mauvais enseignement du français et du laisser-aller du gouvernement.
vito
8 Mai 2009
10h51
D’accord avec Plamondon,et ce n’est qu’un début.Depuis L’avènement de la gang a Charest,le gachis de la défusion des villes environnantes,ont a les gouvernements que l’ont mérite.Alors disparaissons de la carte et place aux autres.
schmorgluf
8 Mai 2009
10h52
La puissance de l’anglais est indéniable et incontournable, que ce soit ici ou dans d’autres pays (parlez-en aux Hollandais ou aux Scandinaves!). Le problème de base qui se pose ici, à Montréal est que notre ville est, dans les faits, bilingue, et ce depuis bien longtemps. Oui, il y a eu la loi 101 et un certain rééquilibrage entre les années 70 et 90. Mais depuis le referendum de 1995 il faut bien l’avouer, les anglophones “de souche” et les immigrants ont bien compris le message: les Québécois aiment bien se fâcher de temps en temps à propos de leur langue, mais ils ne feront jamais le nécessaire pour que le français devienne LA langue principale à Montréal. C’est pourquoi l’anglais fait un retour si marqué dans les rues et commerces de la ville (et pas seulement dans l’Ouest!). Chose impensable il y a une dizaine d’années, après m’être plaint de l’absence d’employés parlant français dans un commerce, je me suis fait traiter de “radical” et de “bigot”!!! Les anglophones, sauf dans de rares exceptions, n’ont plus l’intérêt et la motivation d’apprendre le français car ils savent que ce n’est pas dans l’air du temps… Ce n’est pas avec le PLQ au pouvoir qu’ils recevront un message clair; souvenez-vous de la ridicule campagne “Moi, j’affiche en français” de l’OLF.
Non, la question linguistique est la seule pouvant mobiliser les francophones derrière le projet d’indépendance, c’est pourquoi La Presse va toujours minimiser son importance. Le constat est pourtant clair: tant que le Québec ne sera pas un pays, les immigrants vont considérer ce territoire comme faisant partie d’un pays anglophone, le Canada, et n’apprendront pas le français. Les anglos du Québec, de leur côté, retomberont dans leurs vielles habitudes pré-1977. Who can blame them?
blueberrypower
8 Mai 2009
10h54
Laissons aller les choses et nos petits-enfants, et les enfants de leurs enfants vivront dans un milieu qu’on appellera peut-être North Louisiana. C’est scandaleux que le français ne soit pas mieux protégé. Nous courons à notre perte si le gouvernement et les citoyens, qui veulent garder bien vivante leur langue française, ne donnent pas un coup de barre.
huggo19983
8 Mai 2009
10h55
@etmoi : du calme avec votre taux de suicide , le taux de suicide au Québec n’est pas plus élevé qu’ailleurs en occident.(renseigner vous, dsl je n’ai pas les liens vers les données statistique mais je les ais consulté plus d’une fois ) Ceci est un mythe véhiculer par les nationaliste pour essayer de faire croire a tout le monde ‘voyez comme les Québécois ont besoin de se séparer , il sont troublé et il se suicide , blahblablah’. vraiment pathétique .
maxime34
8 Mai 2009
11h00
Sur les fautes de francais sur les blogues: C’est la même chose dans tous les pays. Lorsque je suis sur un blogue américain, je pourrais moi-même corriger toutes les fautes de grammaire et d’orthographe. Et c’est la même chose en allemagne (de loin pire qu’au Québec!!) et la même chose en Espagne! Et dans les pays arabe, figurez-vous que c’est seulement l’élite intellectuelle de pointe qui sait écrire, ce qui fait que la majorité des citoyens de ces pays sont analphabètes. Quant au Québec, il gagne régulièrement les concours internationnaux de francais. Et dans les test PISA qui classent les pays de l’OCDE selon leurs résultats académiques, le Québec se situe dans les cinq premiers (au monde!!) régulièrement. Il y a des efforts à faire sur notre taux de décrochage, on devrait toujours viser à s’améliorer. Mais le Québec n’est pas le Zimbabwe.
@lesphinx
Encore sur le francais. Savais-tu que les linguistes s’entendent à dire que l’anglais vient à près de 60% directement du francais? Savais-tu que l’Angleterre a été conquise par Guillaume le conquérant (venant de la Normandie francaise) en 1066 et que pendant deux siècles la langue officielle y était le francais! Et que donc l’anglais s’est métamorphosé pour laisser place de plus en plus au francais. Voilà pour l’histoire…très important lorsqu’on veut argumenter. Par ailleurs des études montrent que l’activité neuronale d’un interlocuteur francophone est de loin plus importante que l’activité neuronale d’un interlocuteur anglophone lorsqu’il s’exprime dans sa langue. Parce que la maîtrise du francais exige un plus grand effort intellectuel et parce que c’est une langue très précise. Les lois britanniques devaient jusqu’à tout récemment être traduite en francais avant d’avoir force de loi. Et ceci pour éviter toute imprécision. Cela ne veut bien sûr pas dire que les francophones sont plus intelligents! Seulement que leur langue est plus difficile et plus rigoureuse. Donc, en l’occurence, aucune raison de se sentir “inférieur” aux anglophones comme tu le laissais entendre. Merci.
jewel_bocks
8 Mai 2009
11h03
“Quant à la place du français à Montréal, il suffit de se promener à l’Ouest de St-Denis pour comprendre que la partie “ouest” de Montréal est très anglicisée”
Cette partie de la ville a toujours été anglicisée et le sera toujours.
Il faut que certains Québécois de langue française revisitent l’histoire de Montréal. C’est une histoire partagée entre Français, Irlandais, Écossais et Anglais.
Vous pouvez le constater même sur le drapeau officiel de Montréal.
Il y a d’autres villes moins anglaises au Québec où vivre sans la présence de cette langue qui semble vous embêter tant.
robur
8 Mai 2009
11h04
Je viens de lire tout ce qui précède et franchement, je suis plutôt surpris et c’est un euphémisme. On lit que le français est “beau”, qu’il “se dégrade”, qu’il “s’anglicise”, et quoi encore! Et pourtant, le français, comme n’importe quelle langue, n’est rien d’autre qu’un outil de communication! Pourquoi parle-t-on? Pour montrer son érudition ou pour entrer en contact avec l’autre? Que certains trouvent des belles tournures de phrases qui expriment des choses joliment, c’est excellent, mais (1) ce n’est pas donné à tout le monde et (2) ce n’est pas indispensable pour communiquer! Par ailleurs, je ne suis pas sûr que cette notion de “bon français” se retrouve dans les autres langues. Comme on l’a mentionné dans maints commentaires, les Français sont nettement pires que nous en termes d’emprunts à l’anglais, et personne ne s’en soucie vraiment, en autant que le message passe. N’est-ce pas là la raison première de la langue? Alors lâchez-moi avec les jeunes qui ne savent pas s’exprimer! Ils se comprennent, peut-être pas dans la même langue que nous, mais ils se comprennent, c’est clair. En fait, c’est la même chose lorsqu’on va dans un pays étranger: on ne comprend pas toujours la langue, mais les gens, eux, se comprennent et on n’a pas à juger si leur langue est pure ou dégradée…!
En tout cas, ça me semble un débat sur une question tout à fait rhétorique, surtout quand on me vante la “beauté” du français!
Margaritas ante porcos, comme disent les musulmans…
jewel_bocks
8 Mai 2009
11h07
La langue anglaise au Québec est perçue comme une maladie par beaucoup de francophones de souche.
Please will you not embrace English like your brother or sister in all its wisdom.
kosmokrmr
8 Mai 2009
11h13
Faudrait peut-etre regarde du cote de l’enseignement , si des futures enseignants ont de la misere a passer le test de francais a l’universite, cela peut devenir problematique quand ils ont a l’enseigner
fucius
8 Mai 2009
11h14
Que Luc Plamondon soit émigré fiscal (comme U2 et tant d’autres) lui interdit de donner son avis sur certaines choses, mais pas sur l’état de la langue française au Québec.
La menace de l’anglicisation (qui pèse sur tous les pays francophones) est sérieuse, mais il en est une autre qui est spécifiquement québécoise: La langue parlée est une horreur syntaxique, que les québécois semblent considérer comme une part importante de leur identité culturelle.
En Europe, parler un français impeccable ne peut pas faire de tort. Des horreurs du genre “ch’t'allé tinker à matin”, “tu m’as-tu de besoin” ou “c’est-tu platte d’avoir attendu LA bus pendant UN heure” sont choquantes de la part de gens alphabétisés.
Si le taux de rétention au Québec des immigrants francophones est particulièrement faible, ce n’est pas parce qu’ils supportent plus mal l’hiver.
Luc Plamondon est-il réfugié fiscal ou syntaxique ?
Un effort de rationalisation du québécois tel qu’exposé par pellem plus haut pourrait certainement satisfaire à la fois le besoin identitaire des québécois et celui des autres francophones d’une syntaxe cohérente. Le plus simple serait tout de même de repartir du français “international”, dans lequel l’effort de rationnalisation a déjà été fait, et d’y incorporer les québécismes “positifs” (conforme à la bonne syntaxe). Le québec pourrait ainsi s’appuyer davantage sur la sphère culturelle francophone pour projeter dans l’avenir la survie de la langue française sur son sol - qui est clairement compromise.
Tout le problème est de réussir à faire souscrire les québécois à une véritable amélioration de leur syntaxe.
martind2
8 Mai 2009
11h18
Tout à fait d’accord avec les propos de M. Plamondon. Le Québec a trop longtemps concentré ses efforts sur la visibilité du français (souvent avec raison) mais il est grand temps qu’on se penche sur la qualité du français. Je ne peux m’empêcher de croire que, si le Québécois moyen maîtrisait vraiment la langue française, l’anglais serait moins «envahissant».
Si l’anglais exerce un tel pouvoir d’attraction, c’est aussi parce que plusieurs considèrent qu’il représente la modernité et l’ouverture sur le monde et je crois malheureusement que cette perception est en partie attribuable aux médias québécois (radio et télé). Il suffit de jeter un coup d’oeil à l’offre radiophonique et télévisuelle pour s’apercevoir qu’on nous offre dans notre langue est presque exclusivement locale et que ce qui vient d’ailleurs (exception faite de Télé- Québec), c’est une musique anglophone ou encore une télévision américaine… doublée en français.
De plus, pour ce qui est de Montréal “bilingue”, je crois qu’il y a lieu de nuancer. S’il est vrai que le bilinguisme des Montréalais est un atout majeur, il ne faudrait pas pour autant que la VILLE soit bilingue. Les habitants de Stockholm sont pour la plupart bilingues mais la ville demeure fièrement de langue suédoise (l’affichage en anglais et dans d’autres langues étant surtout destiné aux touristes).
berthalaroche
8 Mai 2009
11h18
Ah oui, je suis d’accord mais il devrait être un peu plus humble… Je me rappelle des “mots qui sonnent comme du Michael Jacksonne” et “J’étais juste un teenageur mais j’avais déjà un coeur de rockeur”. Qu’on ne se trompe pas, j’ai toujours été une grande admiratrice de Plamondon mais faut pas quand même pas se prendre non plus pour le secrétaire perpétuel de l’Académie Française… :-)
jewel_bocks
8 Mai 2009
11h19
Le déclin du français est la faute des francophones de souche. Quand on entend le mot “maudit” utilisé souvent comme adjectif, on comprend vite la mentalité.
Je refuse de parler avec les gens qui emploient ce genre de langage, car une fois traduit, cela donne un très mauvais goût à la langue. Les gens de langue anglaise au Canada qui parlent de cette façon sont considérés parmi les plus bas. En anglais cela donne: GOD DAMN FUCKING postman didn’t stop by this morning. C’est une signe de grande frustration, et un manque de savoir-faire.
Le bon français commence avec les francophones de souche.
etmoi
8 Mai 2009
11h23
Huggo, vous me confirmez dans ma perception de cette génération perdue à laquelle vous appartenez. En perte de repères et en déni de la réalité.
Le suicide des hommes québécois est un fait de société et le suicide collectif par l’acculturation en est la triste illustration.
jewel_bocks
8 Mai 2009
11h24
Les gens sont tannés des pure-laines.
jewel_bocks
8 Mai 2009
11h25
Les pure-laines disparraîsent peu à peu.
luc_archambault
8 Mai 2009
11h37
Recul du français.
Plusieurs indices démontre que le français recule après avoir été l’objet d’un sursaut de dignité. Cela, insidieusement, en vertu de plusieurs facteurs partie de la pression et de la séduction que l’anglais exerce.
Par exemple, on entend de plus en plus des animateurs, des critiques, des journalistes employer à la télé, à la radio, des phrases ou expressions anglaises, même à Radio-Canada. Chose qu’on entendait pas avant. Comme si c’était plus fort que soi. Comme si l’information à laquelle on s’abreuve, télé, journaux, Internet, n’était qu’anglaise. Internet y est pour beaucoup je pense.
Qualité de la langue
Dans la population on a toujours employé des anglicismes, ou parlé franglais, mais je note un effort pour parler français et sa qualité s’est grandement améliorée depuis 50 ans, et ce de manière constante. Dans les élites par contre la qualité du français pourrait s’être détériorée. Pour la même raison qui explique l’augmentation de la qualité du français dans l’ensemble de la population. Il y a cinquante ans, le peuple n’était pas instruit, seules les élites y avaient droit. Aussi, elles étaient peu nombreuses et monopolisaient l’espace public dans les chaires d’églises et d’université, dans les institutions civiles, culturelles, éducationnelles, juridiques et politiques, dans les médias, journaux et revues, télé, radio, et dans les livres, dans les théâtres et au cinéma. Plusieurs ont été formé(e)s en France. La qualité du français y était bonne.
Après la Révolution tranquille l’instruction publique est devenu système d’éducation développé et ouvert au peuple. Le peuple s’est mis à s’exprimer dans une langue de plus en plus développée, comprenant un nombre de mots de plus en plus grand. Le peuple a pu aussi s’exprimer publiquement, ce qui était auparavant réservé aux élites instruites. Or quand on parle de dégradation du français on omet de tenir compte de ce fait. On pourra donc statuer que la qualité a baissé par rapport à un monde où seule une minorité cultivée au langage châtié avait droit de cité. On compare donc des pommes et des oranges quand on prétend que la qualité du français s’est détériorée. Elle s’est au contraire accrue tous les jours. Le peuple du Québec a soif de Connaissances, il est curieux, débrouillard, inventif. Il n’a de cesse d’apprendre, d’apprendre de nouveaux mots, de les utiliser, cessant d’utiliser l’anglicisme. Dans les garages, on entend une toute autre langue depuis que les éléments de voitures ont été francisés. Nous apprenons de nouveaux mots en apprenant à aimer des légumes exotiques, une cuisine du monde, nous apprenons à faire à manger dans un lexique français, nous écoutons des émissions venues de France et utilisons de plus en plus d’expression française. Le rock se fait en français, le rap aussi. La qualité du français utilisé par le peuple du Québec est toujours en constante progression, le nombre de mots utilisés s’est multiplié par 100 à chaque année depuis 50 ans. Les Québécois sont de plus en plus a l’aise pour exprimer leurs émotions, nous faire part de leur impression, de leur avis, pour partager leurs connaissances dans des phrases de plus en plus complexes avec des mots de plus en plus nombreux et capables de faire état de la complexité et de la subtilité de leurs émotions, de leurs idées, de leurs sentiments.
Les jeunes notamment le font avec une aisance surprenante et une articulation digne des universitaires d’autrefois. Certes la perfection n’est pas de ce monde, il y a toujours place à l’amélioration et au perfectionnement de ses compétences linguistiques et sémiologiques mais le problème de la qualité de la langue est un faux problème, d’autant quand on compare ce qui ne peut l’être, à savoir la langue des élites et celle du peuple.
Ne reste plus qu’à résister à l’invasion anglaise et la séduction de l’assimilation, notamment à Montréal.
devilboy
8 Mai 2009
11h41
C’est quoi son problème de dire que ce sont les jeunes qui parlent mal? J’ai 17 ans et je travail dans un station-service pour me payer mes études.Je peux vous dire qu’il y a beaucoup de personne qui maltraite le français et que ce ne sont pas les jeunes mais biens des gens dans la trentaine passé.
Je crois déceler en M. Plamondon une frustration au fait que les générations suivantes (autre que la sienne (baby-boomers) ne soit pas à l’image de la sienne). Vous avez beau dire que les jeunes sont vulgaires, qu’ils apprennent tous cela à la télévision, à la radio ou bien dans la musique. Je me pose qu’une seule question: à qui appartiennent ces médias? Question difficile. Sûrement à des gens née dans les années 40 à 60. Alors qui a vraiment la possibilité de montrer l’exemple?
Ce sont les gens de sa génération que M. Plamondon devrait pointer du doigt.
gaslev
8 Mai 2009
11h43
Est-ce que Plamondon fait le même genre d`exercice en France, lui qui est plus français que canadien, et s`il y un endroit au monde où l`anglisisation (à la fraçaise) prend de l`empleur, c `est en France, le berceau même de notre langue.
Alors, ceux qui sont frus, quand on est dans une mer de 300 millions d` anglophones, il n`est pas surprenant de voir ça.
De plus, l`angalsi est la langue internationale, langue parlée par l`ensemble des peuples pour se faire comprendre dans le monde entier.
Nous, on vient de comprendre ça, les jeunes qui ont la chance d`apprendre l`anglais seront les premiers, mais on ghethoise les régions éloignées.
Mon voisin envoie ces deux enfants à l`école anglaise, la loi lui autorise de par son épouse, et les enfants aujourd`hui sont bilingues et parlent le français correctement, eux auront l`avantage en partant sur un unilingue francophone.
Plamondon, qu`il continue à écrire et retourne en France.
martind2
8 Mai 2009
11h44
Plusieurs soutiennent que la langue n’est qu’un outil de communication. Ce n’est pas faux mais il ne faudrait pas par contre minimiser l’influence qu’exerce la langue sur la culture et la pensée. A ce titre, le fait français du Québec devrait même être perçu comme une autre façon de voir le monde : une véritable richesse qui permet d’avoir une vision parfois différente de celle du reste du continent. On dirait que pour certains la “société distincte” se résume à un État américain en version doublée…
casse-noisette
8 Mai 2009
11h47
Les lois linguistiques les plus sévères suffiront-lls à sauver un peuple qui ne fait plus d’enfants, avec un mince indice synthétique de fécondité de 1,6?
Quant à tous ces péquenots si blancs, si purs, si vaillants, je les invite d’aller plus loin que la station centrale d’autobus et à venir dans mon quartier multiethnique pour voir comment ç se passe.
ac-dc
8 Mai 2009
11h48
allo! il y a quelqu un à la maison!!!
Ca fait combien d années qu on entend parler du problème du trou de beigne!!!
De bons québécois d une certaine classe parlant un francais d une certaine qualité vont s établir dans les premières et deuxième couronnes nord ou encore s en vont carrément dans les basses laurentides `au chalet `.
Faudrait-il qu on s intéresse à la question!!
On récolte ce qu on a semé…
En passant, ca fait 4 ans que je suis abonné à La Presse et je trouve souvent des erreurs dans les textes…
peanutt
8 Mai 2009
11h49
À vous entendre on dirait que le français va disparaitre demain matin si on ne se sépare pas! Du calme, ça fait 400 ans que le français est menacé au Québec, parce qu’il est enclavé dans une masse d’anglophone. Et l’anglais a déjà été bien plus présent dans la belle province. Mais on a fait des lois et aujourd’hui le français est encore présent au Québec. La province ne sera pas moins menacée si elle se sépare du reste du Canada, on va rester à la même place, entouré des méchants anglophones. Je ne crois pas qu’on peut vraiment faire d’autres lois ou obliger TOUS les immigrants à parler français en tout temps. Faisons respecter celles qu’on a déjà (le français est la langue de travail, d’enseignement, des documents officiels, etc)
Oui on peut certainement franciser plus les immigrants, mais il ne faut pas paniquer si ceux-ci ne parlent pas français à la maison en tout temps. Si vous allez vivre en Chine vous allez certainement apprendre le mandarin pour l’école ou le travail, mais à la maison avec votre femme/mari et vos enfants, vous allez continuer à parler français. Comme plusieurs l’ont heureusement mentionné, une langue fais partie d’une culture, une histoire, le coeur d’un peuple. Ainsi, je suis d’accord qu’il faut veiller à la conservation du français, mais il ne faut pas s’empêcher les immigrants de continuer à parler leur langue, tout en apprenant le français, et il ne faut pas empêcher nos générations futures d’apprendre une, voire deux autres langues, ils n’en seront que plus riches!
minotaure
8 Mai 2009
11h50
Je ne vois aucunement comment la langue francaise est en danger! Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes s’acharnent sur Montreal, ville multi-ethnique. Je suis moi-meme immigrant et je parle le francais ainsi que l’anglais!
Comment Luc Plamondon peut pretendre que le francais degringole????? N’importe quoi!
Le PQ degringrole oui..surtout avec comme chef Madame Marois!
rega
8 Mai 2009
12h03
Plamondon s’énerve pour rien. il fait partie de cette génération des premiers artistes québécois qui faisaient régulièrement leur pèlerinage en France et qui en sont venus à penser que pour bien parler le Français, il faut absolument imiter l’accent des Français.
Nous ne devrions nous débarasser une fois pour toutes de ce complexe d’infériorité que nous avons vis-à-vis le Français de France. Notre culture est différente et notre langue se façonne en fonction de notre situation de société distincte.
Nous avons un instrument formidable pour la conservation de notre langue : la Loi 101; à nous de faire nos efforts individuels.
Vous savez, l’ineffable Ardisson qui est venu nous insulter en qualifiant de “plouc” notre accent et notre façon de parler. Eh bien, je serais tenté de lui écrire ceci dans sa propre langue pour qu’il comprenne bien : “Cher monsieur Ardisson, envoyez un email à votre sponsor pour qu’il vous envoie du fric. Vous pourrez alors passer au ticketting d’Air France vous acheter un billet pour vous barrer d’ici”.
Ce n’est pas au Québec où le Français est en danger, c’est en France.
homer_simpson
8 Mai 2009
12h06
Nos élus qui “couronnent” un auteur qui préfère payer ses impôts à l’Irlande???
N’importe quoi pour les votes…
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galmi
8 Mai 2009
12h15
Je suis d’accord avec Plamondon, surtout en ce qui concerne la qualité du français parlé, particulièrement à Montréal.
La qualité baisse pour des raisons à la fois collectives et individuelles: collectives car l’apprentissage du français prôné par le ministère de l’éducation ne permet pas l’acquisition d’un bon français, individuelles car c’est la responsabilité de chacun d’écrire et parler correctement (courriel, blogue, commentaires, interviews dans la rue etc..).
La qualité se dégrade, le franglais prend de plus en plus de place, un charabia de plus en plus indigeste s’installe, je ne suis pas optimiste à moyen et long terme. Avec 40000 immigrés par année nécessaires à l’économie du Québec qui apprennent le français plus ou moins bien (c’est la faute à toute la société et pas seulement à ceux qui arrivent) le français québécois risque de devenir un jargon, un patois informe que seuls nous comprendrons (et encore!!!).
À Montréal par ailleurs, la loi 101 a permis que d’avantage de québécois parlent français au travail , à l’école, dans les commerces, mais un relâchement assez récent a fait que de plus en plus souvent , si on n’est pas vigilant, il est plus difficile de se faire servir en français.
Au gouvernement d’agir: à moins de se foutre du français et de la culture française (ce qu’à la limite je peux accepter) sa survie nécessite des actions draconiennes que, malheureusement, je ne vois pas venir de notre gouvernement frileux. Allons-nous laisser l’héritage que nos ancêtres m’ont légué être détruit.?
ramses2.1
8 Mai 2009
12h17
“Ce sont les gens de sa génération que M. Plamondon devrait pointer du doigt.” devilboy
===
Ben non justement faut arrêter de pointer l’autre du doigt et faire à la place un effort personnel pour améliorer la qualité de notre langue. Les conflits intergénérationnels ne profitent à personne.
ramses2.1
8 Mai 2009
12h32
@homer_simpson
Je vous ai lu sur plusieurs blogues mais jamais vous ne vous prononcez sur le fond du sujet. Vous ne faites que des attaques personnelles et des “one-liners” sans substances.
dazzhero
8 Mai 2009
12h43
Je ne comprends pas ceux qui répètent sans cesse que pour vivre au Québec, il faut absolument parler anglais. C’est cette mentalité qui, justement, nous nuit.
Pour faire des affaires avec le Canada anglais ou l’étranger, je veux bien. Pour travailler dans l’industrie du tourisme, oui. Sinon? Sinon, rien. Les francophones ont le droit de travailler et de vivre en Français. Même le gouvernement fédéral le reconnaît. Le problème, c’est nous. Pas les autres.
De plus, à ceux qui s’amusent à relever chaque petit anglicisme et à s’en vanter comme s’ils venaient de photographier Bigfoot, j’aimerais rappeler qu’il y a quelques années à peine, les blogues n’existaient pas.
Pour ma part, je ne pense pas que les gens écrivent de plus en plus mal. Ils écrivent simplement de plus en plus, sans être des professionnels, et leurs propos sont automatiquement publiés sans même être révisés, ce qu’on ne se permettrait jamais de faire dans l’industrie de l’édition. Comment voulez-vous que tout soit parfait dans ces conditions?
La rigidité de la langue française (et de ses défenseurs) est justement son plus grand défaut. Elle donne l’impression d’être chiante et hermétique. L’anglais, par contre, n’hésite pas à emprunter aux autres langues. C’est d’ailleurs ce qui fait sa souplesse et son succès.
devilboy
8 Mai 2009
12h45
Quel est le rapport de la langue française avec les impôts? Si je suis le raisonnement de certain, alors ils n’auraient pas le droit de critiquer d’autre pays ou d’autres peuples étant donné qu’ils ne paient pas les même impôts qu’eux.
pistov
8 Mai 2009
12h56
L’énumération des titres de chanson de Plamondon par Donjulio sont suffisant pour le décrédibiliser. C’est brillant.
Qu’en est-il de l’école obligatoire qui a fait chutter le taux d’anlaphabètisme?
A propos de la disparition du francais au Qc, ca va prendre pas mal plus que la résolution de Durham pour avoir notre peau.
grossetouttrempe
8 Mai 2009
12h57
Hiers Plamondon denonce la pietre qualitee du francais, aujourd’hui cest le “photo op” avec Marois… Avant hiers c’est l’economie de l’Irlande qui degringole…
Maintenant que Iggy a pris la tete du partis liberal, le partis quebecois sent la soupe chaude et se retranche dans ce qu’il connais de mieux, il se blotis dans sa petite couverture de securitee, le francais. La seule chose selon eux qui definis la culture quebecoise. Ils me font pencer au gop, retrancher dans ses vieilles idees, incapable de s’adapter et d’evoluer.
Pourquoi toujours le francais, il y plein d’autres choses qui pourrais definir la culture quebecoise, elle pourrais justement couper le cordon ombilical qui la relie a la france une fois pour toute et enfin s’epanouire en son propre nom. Sarko la fait lui, quand c’etait le temps de signer des contracs avec le canada, Sarko a remis plusieurs vierges offencees du partis quebecois a leurs places…Mais ils ne s’en souviennent deja plus. “Je me souvien”…Plutot memoire selective.
Mais a force de marteler dans la tete des quebecois que la seule chose qui les definis est la bonne qualitee de leurs francais, ils on effectivement peur de disparaitre. C’est de la pure foutaise. Quel manque d’imagination, quel manque d’adaptation.
Ca me fait de la peine parceque ma mere est une quebecoise qui a beacoup millitee dans les annee 60-70. A cette epoque le Quebec etait autre chose qu’une boite vide politiquement. Drolement ma mere est tombee en amour avec un Italien, un maudit W.O.P. comme disaient les pure-laine de l’epoque. Mon grand pere italien a meme donne des nom francais a tout ses enfants pour leurs eviter les problemes qu’il avait vecu.
Au temps de Shakespeare la langue francaise etait parlee partout en europe. C’etait la langue de l’occident, et l’anglais etait une langue de pauvres, de va nu pieds. Mais Shakespeare a sus la ravivee, lui donne un nouveau soufle. En la faisant evoluer, en y integrant plusieur mots francais…Le reste de l’histoire on la connais tous.
Dans mes nombreuses escapades sur la cote est des Etats-Unis j’ai ete surpris a quel point le francais est parle et aime. N’ayez pas peur les amis le francais est bien vivant, il change. Malheureusement plusieurs d’entre nous on peur du changement.
Si le but ultime du partis quebecois est encore de faire l’independence il devras etre plus inclusif et arreter de taper sur le clou rouille qu’est la la “qualitee” du francais. A mon humble avis il devrais plutot fraper sur le clou de l’ergonomie des immigrants et de la population souche. Il devrais taper sur le clou de la “qualitee de l’air et des legumes que nous mangeons. Il devrais revoir et se poser la question tres serieuse: que sera le Quebec de demain et que peut on faire pour inclure tout le monde. A ce moment je serai le premier au urnes pour voter, pour mon pays.
P.S. Monsieur Plamondon, ecrivez nous une autre magnifique piece et laisser la politique au politiciens.
crocomick
8 Mai 2009
13h11
J’ai fait un rêve étrange la nuit dernière. J’ai soudainement ressenti des pulsions féminines et je n’ai pu m’empêcher d’aller faire du magasinage et la tournée des centres d’achats.
Pour me mettre dans l’ambiance, j’ai amorcé le tout avec une visite chez WAL-MART. Par la suite, j’ai fait l’acquisition de quelques DVDs chez BESTBUY et j’ai fouiné pour un sofa chez BRICK avant d’aller acheter un iPod chez FUTURE SHOP.
Une soudaine envie d’un bon espresso m’a fait entrer chez SECOND CUP, juste avant d’aller acheter un tournevis chez CANADIAN TIRE. Il n’avait pas celui que je cherchais, alors je l’ai trouvé plus tard chez HOME HARDWARE
Un cadeau pour mon petit-fils chez TOY’S R US, des draps en soie chez LINEN CHEST et j’étais prêt pour une super crème glacée chez DAIRY QUEEN, juste avant d’aller examiner les chaises berçantes chez HOME DEPOT
.
Une nouvelle fringale m’a fait arrêter chez DUNKIN DONUTS, juste avant d’aller faire l’épicerie chez COSTCO.
En retournant à l’auto, j’ai consulté la liste des commerces que je venais de visiter et je me suis senti comme un touriste à Toronto, ou Vancouver, ou Chicago, ou New-York. Me suis éveillé en sursaut. Mais non, j’étais bel et bien à Montréal.
Vive le Québec français. Vive la loi 101 !
dkca
8 Mai 2009
13h15
Tout à fait.
alambert
8 Mai 2009
13h16
Si je me fie à plusieurs des commentaires qui ont précédé le mien, le français est la langue idéale pour exprimer en 1 000 mots une opinion qui en nécessite à peine une dizaine.
oliviermichaud
8 Mai 2009
13h31
J’habite à Montréal depuis 10 ans et la qualité du français est en constante dégradation.
Depuis mon arrivée, je prends constamment le transport en commun, je me promène dans les rues et les magasins et j’observe les conversations.
Mes constats:
1) Le pourcentage des conversations en anglais est de plus en plus forte.
2) Les immigrants adoptent majorité l’anglais au lieu du français. Sachant qu’il y en aura de plus en plus, ça implique que l’anglais progresse. Les immigrants qui parlent le français (ceux que ce n’est pas leur langue d’origine), le font dans un français approximatif.
3) Les francophones préférent avoir une conversation en anglais avec un anglophone que l’inverse.
4) Les francophones qui se parlent entre eux utilisent énormément plus d’anglicisme qu’auparavant. Parfois même, ils se parlent en anglais…
Donc, Monsieur Pratte, pour avoir une idée de ce qui se passent à Montréal, aller dont vous promener dehors, au lieu de donner des opinions sur une situation dont vous semblez être totalement déconnecté.
lise104
8 Mai 2009
13h35
C’est évident que la langue française est à sont déclin au Québec, savez-vous que plus de 50% de la population de Montréal parle une autre langue que le français dans leurs domiciles. C’est épouvantable de voir qu’aucun Gouvernement ne s’occupe de ce fait. Ont aime mieux donner des droits sur la religion, et autres pour les nouveau arrivants. En ce qui regarde le parler français chez les jeunes il est horible et il n’y y a aucun espoir de ce coté. Pour ma part et plusieurs autres connaisseurs de notre langue dans 20 ans le fraçais sera la deuxième langue au Québec et même la troisième, il est trop tard pour réagir.
Jacquessss
8 Mai 2009
13h37
Le « français » a autant d’importance en Amérique du Nord que « l’algonquin » en a au Québec.
Nous perdons beaucoup d’énergie à défendre une langue qui n’a sa place en Amérique du Nord.
Nous sommes comme c’est Palestiniens qui veulent que leurs enfants vivent les mêmes problèmes qu’eux.
Prenons notre pilule une fois pour toute et passons à l’anglais.
Ainsi, la prochaine génération pourra finalement vivre en paix!
Et si dans vos loisirs, ça vous tente de parler en français ou d’écouter du Plamondon, et bien tant mieux pour vous.
Au moins vous aurez accès aux mêmes emplois que tout le monde en Amérique du Nord.
Et pour votre information, je suis unilingue francophone. Et ça c’est de la mer_e!
francisvidal
8 Mai 2009
13h40
Montréal est devenu une ville bilingue ou l’anglais est le pole d’attraction. 60% des francophone à Montréal travaillent en anglais. Ça dit tout. Dans 2 ou 3 générations le français c’est fini. Tellement fini que si j’avais un enfant je l’enverrai à l’école anglaise pour qu’il ne redeviennent pas un nègre blanc. Merci à la Presse et Power Corp pour avoir participé à la mise à mort de cette culture.
jige
8 Mai 2009
13h42
La quasi unanimité des commentaires laisse perplexe.
Quelqu’un pourrait-il me dire quand, dans le passé, avons-nous atteint un sommet d’utilisation et de qualité du français? À Montréal et dans le reste du Québec? S’il y a déclin, c’est qu’il y a eu sommet, non? Alors quand, dans notre histoire, avons-nous parlé mieux et plus français que maintenant? Au début du siècle, les années 70, 80, 90?
Et l’autre: c’est plein de fautes sur internet… Internet existe depuis quoi, une dizaine d’années? Comment est-il possible de porter un jugement sur l’état du français en se basant sur ce qu’on lit sur internet? Nos ancètres auraient fait moins de fautes dans leurs blogues?
re3e
8 Mai 2009
13h46
@maxime34
méprisant ? méchant complexe d’infériorité , je parle 4 langues en “baragouine” 3 autres et ça m’as énormément ouvert de portes je fait 5 fois le salaire moyen canadien justement pcq j’ai une expérience de travaille internationale et capable de communiquer correctement avec une grosse partie de la population planétaire. Je trouve çà triste que vous défendiez la langue et la culture d’un pays et d’une couronne qui vous a trahi et laisse en pâture a l’envahisseur , je trouve lamentable que vous tentiez de limiter les horizons des prochaines génération depuis 40 ans , Montréal a déjà été la métropole du canada et le déclin est ,oh grande surprise ,en phase avec l’arrivée du pq au pouvoir et l’application de la loi 101. Faire des non francophones une sous-classe sociale et linguistique est aussi avilissant pour les nouveaux arrivant (et non-francophones de souches) que la prise de contrôle par la couronne britannique après la conquête pour vos ancêtres . L’anglais est la langue universelle de la classe supérieure et ou dirigeante de la planète , ça aurais pu être le français , l’espanol ou le tagalog , peut importe , l’important est qu’il y en ai une pour que nous puissions discuter et trouver des compromis acceptable par tout le monde pour les grand enjeux planétaires qui arrivent. se refuser cet outil de communication ne fera du Québec qu’un état autarcique comme par exemple la Corée du nord ou l’Iran. je ne dit pas que je ne suis pas fiers d’être francophone , ce que je dit c’est que unilingue quoi que ce soit en 2009 est un handicap que je ne suis pas prêt a léguer a mes enfants et que les politiques national-socialiste du “modele quebecois” sont les restes en états de putréfaction avancé d’une utopie du derniers millénaire , il est temps de mettre les deux pieds dans le 21sc et regarder un peut plus loin que la riviere outawais
dododo
8 Mai 2009
13h54
La Langue au Québec c’est une bombe à retardement et pas un politicien veut la faire sauter. Ceux qui pourrait le faire se cache la tête dans le sable en disant que tout va bien. Jean Charest nous dit que la langue française n’a jamais été aussi vivante. La ministre de l’éducation nous dit qu’il y a de moins en moins de décrochage et que la qualité du français s’améliore…. Foutaise!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Quand on apprend aux enfants à lire et à écrire aux sons, (ma génératrion) que tous les intervenants disent que c’est une catastrophe, LA MINISTRE, elle, nous dit que tout va bien. Je partage avec inqui`tude l’avis de lise104, dans quelques années, dans les commerces de Place Laurier on entendra “Can I help you? Mucho gracia” Il sera trop tard et on s’en mordra les doigts d’avoir élu des imbéciles…
MBison
8 Mai 2009
14h08
toutes les langues majeurs sont en declin,
internet, slang, txt msg etc, pop-culture contibuent tous.
c’est pas la fautes des immigrants ou des anglos, c’est la fautes de la pop-culture et tech
chocoperrier
8 Mai 2009
14h13
@maxime34
Tout à fait d’accord avec toi et très bien dit. Ne te laisse pas démolir par les traîtres qui te traitent de tous les noms. La vérité en choque plusieurs qui n’ont pas de couilles et qui suivent la masse.
ramses2.1
8 Mai 2009
14h14
“Prenons notre pilule une fois pour toute et passons à l’anglais.
(…)
Et pour votre information, je suis unilingue francophone.” Jacquessss
===
Vous vous tirez dans le pied avec votre tentative de provocation.
“Vous” êtes incapable d’apprendre l’anglais mais vous voudriez “qu’on” passe à l’anglais.
Quoi qu’il est manifestement involontaire je vous remercie quand même pour ce moment d’humour. LOL
retoc
8 Mai 2009
14h14
Comme madame St-Pierre les gens qui veulent ne rien faire pour la langue française monsieur Pratte bifurque vers la qualité de la langue. Voila, et on parle d’autre chose. Pour ces personnes ils veulent du français pour le coté folklorique mais pas trop. C’est désolant mais ils ne réussiront pas faire taire Plamondon.
matantekifume
8 Mai 2009
14h15
FAUX!!!! j’espere que vous aurez le courage et l’honnetete de publier ce que je vais ecrire.
Tout d’abord vous utilisez, en le sachant tres bien, l’expression GRANDE REGION de Montreal, ce qui VA incluRE des regions, villes et autres endroits souvent fort eloignés de l’ile de Montréal: les banlieues, et des fois selon l’expression ont va jusqu’à y incorporer st-jerome ou la montérégie au complet.
Ce que Plamondon veut dire: Montréal, l’ile, la grosse ile geograpĥiquement parlant, est devenue une ville anglophone, ce que les statistiques ont prouvées tres recemment. les francos sont donc minoritaires sur l’ile. Donc, l’ile de Montréal est devenue une métropole a majorité anglo/allo. On peut aussi comparer à Toronto que les Ontariens de ’souches’ ont deserté depuis belle lurette, comme Ottawa ou pis…Vancouver, ville asiatique.
Donc, ce que dit Plamondon est vrai et inquietant…notre metropole n’est plus francophone et le sera de moins en moins. Même à laval, en plein carrefour laval (ville mega-allophone), le vendeur d’une boutique de vetements n’etait pas capable de me repondre en francais. Ici ont peut faire du commerce en n’importe quelle langue, parler en signes, ou en anglais de ‘base’…..allez ouvrir boutique en amerique du sud, en chine ou dans des pays vraiment nationalistes et protectionnistes vis-a-vis la culture…..vous verrez comment notre ouverture d’esprit est…trop ouverte, vraiment.
Ce phenomene est vrai partout en occident: aux USA, il est plus facile de se debrouiller en espagnol au New-Jersey ou en Floride qu’en anglais…
matantekifume
8 Mai 2009
14h19
FAUX!!!! j’espere que vous aurez le courage et l’honnetete de publier ce que je vais ecrire.
Tout d’abord vous utilisez, en le sachant tres bien, l’expression GRANDE REGION de Montreal, ce qui VA incluRE des regions, villes et autres endroits souvent fort eloignés de l’ile de Montréal: les banlieues, et des fois selon l’expression on va jusqu’à y incorporer la ville de st-jerome ou la montérégie au complet.
Ce que Plamondon veut dire: Montréal, l’ile, la grosse ile geograpĥiquement parlant, est devenue une ville anglophone, ce que les statistiques ont prouvées tres recemment. Les francos sont donc minoritaires sur l’ile. Donc, l’ile de Montréal est devenue une métropole a majorité anglo/allo. On peut aussi comparer à Toronto que les Ontariens de ’souches’ ont deserté depuis belle lurette, comme Ottawa ou pis…Vancouver, ville asiatique.
Donc, ce que dit Plamondon est vrai et inquietant…notre metropole n’est plus francophone et le sera de moins en moins. Même à laval, en plein carrefour laval (ville mega-allophone), le vendeur d’une boutique de vetements n’etait pas capable de me repondre en francais. Ici on peut faire du commerce en n’importe quelle langue, parler en signes, ou en anglais de ‘base’…..allez ouvrir boutique en amerique du sud, en chine ou dans des pays vraiment nationalistes et protectionnistes vis-a-vis la culture…..vous verrez comment notre ouverture d’esprit est…trop ouverte, vraiment, en comparaison.
Ce phenomene est vrai partout en occident: aux USA, il est plus facile de se debrouiller dans les boutiques au New-Jersey ou en Floride en espagnol qu’en anglais…
ramses2.1
8 Mai 2009
14h25
“Je ne comprends pas ceux qui répètent sans cesse que pour vivre au Québec, il faut absolument parler anglais. C’est cette mentalité qui, justement, nous nuit.
Pour faire des affaires avec le Canada anglais ou l’étranger, je veux bien. Pour travailler dans l’industrie du tourisme, oui. Sinon? Sinon, rien.” dazzhero
===
Vous rêvez en couleur. Même chez Bombardier la langue de travail n’est pas le français mais l’anglais.
ramses2.1
8 Mai 2009
14h27
“La quasi unanimité des commentaires laisse perplexe.
Quelqu’un pourrait-il me dire quand, dans le passé, avons-nous atteint un sommet d’utilisation et de qualité du français? À Montréal et dans le reste du Québec? S’il y a déclin, c’est qu’il y a eu sommet, non? Alors quand, dans notre histoire, avons-nous parlé mieux et plus français que maintenant? Au début du siècle, les années 70, 80, 90?” jige
===
Oui toutes ces réponses.
coutdonc
8 Mai 2009
14h41
@lise104
“C’est évident que la langue française est à sont déclin au Québec, savez-vous que plus de 50% de la population de Montréal parle une autre langue que le français dans leurs domiciles. C’est épouvantable de voir qu’aucun Gouvernement ne s’occupe de ce fait.”
Je trouve que ce serait de l’ingérence de la part du gouvernement que de s’immiscer dans le domicile des citoyens.
Il faudrait plutôt trouver des façons d’apprendre à nos jeunes à aimer le français, à être fiers de leur langue. Je suis certaine que si les parents et les enseignants s’attelaient à cette tâche, cela donnerait des résultats probants.
dazzhero
8 Mai 2009
14h51
@ ramses2.1
“Vous rêvez en couleur. Même chez Bombardier la langue de travail n’est pas le français mais l’anglais.”
Parce que chaque petit Québécois qui y travaille accepte de mettre sa langue de côté, pas parce que c’est acceptable. J’ai dit que les francophones avaient le droit de travailler et de vivre en français, pas qu’ils choisissaient de faire respecter ce droit. Tout le problème est là.
maxime34
8 Mai 2009
14h53
@re3e
Ma chère madame, où avez -vous pris que je militais en faveur de l’unilinguisme francais? Je vous rappelle que mon père est anglophone, que j’ai vécu dans plusieurs pays différents et que je parle 7 langues (et en baragouine, comme vous dites, deux autres!). Je n’ai pas de lecon à recevoir de vous! Si quelqu’un peut et veut apprendre une deuxième, voire une troisième langue, grand bien lui fasse. Mais il est impératif de maîtriser d’abord sa propre langue. C’est l’ancrage identitaire essentiel à l’équilibre de chacun. Et pour cela il faut fréquenter ici au Québec l’école francaise. Comme cela se fait dans tous les pays du monde. Je vous rappelle que le Québec et ses 8 millions de Québécois est une nation doté d’une seule langue officielle. Certains ont une langue maternelle autre, c’est très bien ainsi, mais la langue commune est et restera le francais. Quoiqu’on en dise! Ce n’est nullement une obligation de parler l’anglais ou une autre langue. C’est souhaitable mais pas une obligation. Étant passionné de langues, il est évident que je le recommanderais moi-même. Mais encore une fois ce n’est aucunement une obligation à part pour les travailleurs du commerce international, de la diplomatie et de certains secteurs du tourisme ou de la recherche. Point. J’ai vécu au Danemark madame. Le Danemark vient d’être encore une fois cette année reconnu comme le pays ou les habitants sont le plus heureux, le plus développé. C’est aussi l’un des plus riches! Alors tenez-vous bien! Le Danemark compte…4 millions d’habitants! La moitié du Québec! Le danois est la SEULE langue officielle dans ce pays! Beaucoup parlent aussi le francais ou l’anglais… mais c’est loin d’être généralisé! Le danois est donc la SEULE et unique langue commune. Elle est parlée par tous. Les immigrants ont l’obligation de l’apprendre et de la maîtriser en trois ans maximum! Ils ont aussi l’obligation d’apprendre l’histoire du pays ainsi que ses coutumes. Sinon…ils perdent tous leurs droits et sont déportés. Le Danemark restreint l’immigration au stricte minimum afin de ne pas perdre son caractère distinct et son identité. Il ne va donc pas faire venir, comme ici, 50 000 nouveaux venus par an! Une hérésie pour un si petit pays! Il restreint même les investissements étrangers! Un non Danois n’a pas le droit d’y acheter une propriété. Pourquoi? Parce que sinon le marché serait envahi par les 85 millions d’Allemands juste à côté! Élémentaire! Les Danois sont fiers. Beaucoup considèrent leur langue comme un dialecte allemand inférieur ou un sous-produit du suédois. Pourtant ils en sont fiers et l’imposent partout! Du haut de leurs…je le rappelle, 4 millions de citoyens. De plus, le Danemark fait à peine 5% de la superficie du Québec!! Et quand vous êtes à Copenhague, vous ne voulez plus aller nulle part ailleurs tellement on s’y sent bien. Ils ne sont pas xénophobes et fermés pour autant madame. Au contraire! Les Danois n’ont aucun complexe et ils dominent leur territoire. C’est pour ca qu’ils sont si heureux peut-être. Ah…et j’oubliais…Le danois n’est parlé dans aucun autre pays sur la planète Terre… contrairement au francais parlé dans 47 pays par 200 millions de locuteurs en tout.
Jacquessss
8 Mai 2009
14h55
@ramses2.1
On ne connaissait rien au système métrique il y a vingt ans.
Maintenant, nous sommes tous alaises avec ce système.
On a pas perdu notre culture pour autant!
Ça ne prend qu’une génération pour s’adapter quand on ne demande rien à la génération active actuelle et qu’on investi dans l’éducation pour faire la transition.
Et dans 20 ans, quand la majorité parlera anglais et français, ce sera plus facile de prendre une décision basé sur le côté pratique plutôt que ethnique.
Mais, on ne peut pas demander à un gars qui porte un nom de condoms “Ramsès” de comprendre quelque chose. On a beau être passé au « mètre », il y aura toujours quelques « pieds » ici et là.
mariesag
8 Mai 2009
15h00
Certains jeunes se passionnent encore pour la langue française et savent la manier. Au fond, on peut choisir de regarder la situation sous deux angles : soit avec le côté de la lorgnette qui ne montre que des jeunes qui massacrent notre belle langue, ou encore avec le côté optimiste qui s’attarde aux beaux exemples qui foisonnent pour peu qu’on se donne la peine de les chercher un peu.
Si le coeur vous en dit, allez lire ce blogue, vous verrez que nos jeunes prennent encore plaisir à jouer avec les mots avec talent.
hyperlien
PierrePoulin283
8 Mai 2009
15h11
M. Plamondon demande plus d’intervention des politiciens, ce qui veut dire probablement plus d’investissements, lesquels se paient avec des revenus d’impôts et de taxes. J’aurais quand même aimé qu’au moins un(e) politicien(ne) soit un peu moins groupie et lui réponde très sérieusement qu’il était bien mal placer pour critiquer et dire quoi faire. Il y a une certaine indécence dans sa démarche même si on respecte son opinion. Sur le sujet principal du blogue, je suis plutôt d’accord avec M. Pratte. Le français se porte plutôt bien. C’est sûr que l’anglais a un pouvoir d’attraction fulgurant. Mais c’est partout pareil dans le monde.
AntoineM
8 Mai 2009
15h23
Luc Plamondon a parfaitement raison, sur les deux points.
Le français est en recul à Montréal, c’est terrifiant. Toute la portion de l’île à l’ouest du boulevard St-Laurent a toujours été plus anglophone, mais c’est maintenant pire que pire. 75% des conversations sur les trottoirs sont tenues en anglais. Le plus inquiétant, c’est que la tendance se déplace vers l’est. Je me suis retrouvé récemment sur St-Denis, près de Roy, et la majorité des conversations que j’ai entendues se tenaient en anglais. Sur St-Denis! Pas St-Laurent ou Crescent. On entend de plus en plus l’anglais sur le Plateau Mont-Royal et même sur la rue Bernard à Outremont. Le phénomène est vraiment inquiétant pour quiconque a le courage de le constater. Le problème vient évidemment du fait que la reconnaissance de la disparition progressive du français entraîne la réflexion sur les moyens à prendre pour endiguer le flot et que ces moyens sont assez simples: il faut que les Québécois prennent les rênes de leur destin. Car tant que nous serons au sein de la fédération canadienne, l’anglais aura droit de cité, puisque nous vivons dans un beau pays bilingue, et nous devrons accepter que des individus qui ont vécu au Québec toute leur vie ne parlent pas un mot de français.
Quant à la question de la qualité de la langue, il ne fait aucun doute qu’elle se détériore au Québec. Ça va dans le sens général du nivellement par le bas opéré dans l’ensemble du système d’éducation. Notre société ne valorise pas encore suffisamment le savoir et l’effort. Il faut s’y attaquer et vite. Et dans ce domaine, nous n’avons que nous à blâmer puisque nous contrôlons entièrement l’éducation.
ramses2.1
8 Mai 2009
15h27
“Mais, on ne peut pas demander à un gars qui porte un nom de condoms “Ramsès” de comprendre quelque chose” Jacquessss
===
Quel argument de poids ??
Pas vraiment étonnant puisque ça reste au même niveau argumentaire de l’unilingue francophone qui prône qu’on passe tous à l’anglais. LOL
ramses2.1
8 Mai 2009
15h29
“J’ai dit que les francophones avaient le droit de travailler et de vivre en français, pas qu’ils choisissaient de faire respecter ce droit. Tout le problème est là.” dazzhero
==
On est d’accord là-dessus. ;)
ramses2.1
8 Mai 2009
15h35
“Ça ne prend qu’une génération pour s’adapter quand on ne demande rien à la génération active actuelle et qu’on investi dans l’éducation pour faire la transition.
Et dans 20 ans, quand la majorité parlera anglais et français, ce sera plus facile de prendre une décision basé sur le côté pratique plutôt que ethnique.” Jacquessss
====
Avant de vouloir donner vos leçons de sociologie de sous-sol, commencez donc par l’apprendre vous même.
Vous verrez ça prend pas 20 ans. LOL
stormymonday
8 Mai 2009
16h54
Je ne voudrais pas contredire personne mais à ma connaissance les statistiques de l’Office de la Langue Française démontre clairement qu’il y a un recule du français sur l’île de Montréal dans son dernier rapport, rapport que le chef du Parti Libéral du Québec Jean Charest avait demander de “fudger” pour ne pas alarmer les souverainistes.
Le problème c’est que ça dépasse largement le fait de ne pas pouvoir se faire servir un café en français et ça se répercute aussi dans les directions des entreprises où on nous demande maintenant en entrevue si on peut parler en anglais et si on a objection à parler en anglais à la direction …
Maybe in a couple of years from now we will need to comment André Pratte’s blogue in english, after all he will be working for an english boss at “The Presse”.
michelnotredame
8 Mai 2009
17h18
Comme le disait Pierre Bourgault, et avec justesse : “Lorsque tu vas en Italie, tu parles Italien; quand tu vas en Allemagne, tu parles Allemand; quand tu vas en Russie, tu parles Russe.
Quand tu viens au Québec, tu parles anglais…
etsocall
8 Mai 2009
17h20
Je ne crois pas que le français décline mais plutôt qu’il s’adapte aux réalités du jour. Je vois des jeunes qui parlent de mieux en mieux. Il faut dire que je ne traîne pas sur les coins de rue tout comme je ne connais pas de chômeur car je ne me tiens pas “à la tavarne”. Plamondon, qui se cache en Irlande pour ne pas payer d’impôts et joue les Louise Beaudoin en France, n’a pas de leçon à donner à personne. On ensence ses opéras àla gloire des Ziggy de ce monde avec des “Serveuses automates qui cultivent des tomates” ou “Il est venu le temps des cathédrales” au moment où les églises se vident et qu’il faut payer 5,00$ pour aller prier à l’Église Notre-Dame de Montréal. Il est encore de bon ton de faire du “French Canadian basing” et je trouve cela regretable. Nous avons connu Pierre-Elliot Trudeau avec son “français pouilleux” et il est temps d’arrêter de traiter le peuple Canadien-Français comme de vaut rien. Ce peuple a réussi à survivre dans une mer d’anglicisation par la force de caractère.
Je suis fier d’être Québecois francophone, j’ai voyagé dans 46 pays et je n’ai pas honte de mon langage. Quand on se compare…
Excusez les fautes mais je parle Français, Anglais et Espagnol et je fait souvent des erreurs.
pellem
8 Mai 2009
17h41
Quelques personnes s’appuient sur l’enquête du Journal de Mtl pour dire que le français est en net déclin au Québec. Relisez-bien l’article: en lisant bien l’article et en faisant quelques calculs, on s’aperçoit que 64% des commerçants ont accueilli le journaliste en français, et que 97% de ces commerçants ont pu comprendre suffisamment le français du journaliste pour l’orienter dans sa soi-disant recherche d’emploi. On peut déplorer, certes, que le français ne soit pas d’emblée la langue d’accueil de ces magasins, mais on ne peut certainement pas voir dans ces chiffres une hétacombe du français. Ces chiffres expliquent la stratégie, hélas sans grande envergure, «Ici, on accueille en français» : le français est connu, mais pas toujours employé comme première langue d’accueil.
D’autres personnes soutiennent que le français est en recul parce qu’on entend de plus en plus d’anglais dans les rues de Montréal. Je ne sais pas si c’est vrai, mais j’admettrai ceci: il y a définitivement plus d’étudiants qui fréquentent les universités montréalaises (McGill et Concordia, certes, mais aussi nombre d’étudiants ne parlant qu’anglais et accueillis à l’UQAM et à l’UdM), et la part d’étudiants internationaux qui maîtrisent l’anglais sans connaître le français explique en bonne partie ces hausses.
Or, ces étudiants internationaux ne sont en aucun cas une menace à la survie des francophones à Montréal. La plupart de ces étudiants ne sont qu’en transition, et repartiront sans laisser de progénitures. Quant à ceux qui vont rester et épouser pays, la loi 101 les obligera à envoyer leurs enfants être éduqués en français, dans la matrice de la société québécoise. Certes, la probabilité est grande que ces enfants parlent anglais de naissance, mais ils maîtriseront le français et fréquenteront de jeunes francophones…certaines parmi lesquels ils choisiront pour époux ou épouse quelque vingt-trente ans plus tard, pour établir une famille qui aura de grandes chances de s’établir…en français.
Cet aspect inter-générationnel de la loi 101 est souvent oublié, et mérite d’être répété: les effets les plus durables de la loi 101 ne se font sentir que sur la troisième génération. La première génération, celle qui immigre, conserve souvent l’anglais le reste de sa vie. La deuxième génération va à l’école en français, parle l’anglais avec papa et maman, et socialise dans les deux langues. Si cette deuxième génération fonde une famille en français, la troisième génération sera entièrement socialisée en français.
Si la deuxième génération fonde une famille en français…c’est là que le bât blesse. Pour que le plan de match intergénérationnel de la loi 101 fonctionne, il faut une masse critique de francophones avec lesquelles les enfants de la loi 101 (la «deuxième» génération) interagiront, car la nature humaine est ce qu’elle est: on épouse la copine du secondaire, la voisine, la cadette du meilleur ami, la fille du quartier rencontrée au bar, la secrétaire qui n’habite pas très loin de son lieu de travail.
Or, pour que cette masse critique de francophones soit suffisamment importante pour cette interaction avec les descendants des personnes immigrantes, il faut crucialement que les francophones cessent de fuir l’île et de fuir l’école publique.
Petit feu à petit feu, on est en train de se créer une société à deux temps: une société francophone, vivant surtout à l’extérieur de l’île, et envoyant ses enfants dans des écoles privées ou publiques homogènes, et une société pluriculturelle, vivant surtout au coeur de l’île, et envoyant ses enfants dans des écoles publiques abandonnées par les francophones.
C’est bien plus cette division au coeur de la société québécoise qui risque de faire mourir le français à Montréal qu’une soi-disant baisse de qualité de la langue.
marie-madelaine
8 Mai 2009
18h17
,,,,,avant de devenir un nom de condom Ramsès n’etait-il pas un grand homme,un grand pharaon..,,,,
luc_archambault
8 Mai 2009
18h18
@ PierrePoulin283 - 8 Mai 2009 - 15h11
« C’est sûr que l’anglais a un pouvoir d’attraction fulgurant. Mais c’est partout pareil dans le monde. »
Argumentation sophistique. Le fait que l’attraction de l’anglais exerce son pouvoir d’attraction ailleurs, ne fait pas que ce pouvoir ici n’est pas délétère, ici comme ailleurs. D’autant que l’ailleurs dont on parle n’a rien à voir avec l’ici dont on parle. Ici, ± six millions de personnes sont entourés de toutes part par une seule culture et langue, l’anglais. Rien à voir avec par exemple le Danemark, entouré de plusieurs pays parlant plusieurs autres langues.
Si le français perd la bataille de sa survivance ici, cela ne fera qu’annoncer la disparition d’autres langues au profit de l’anglais. C’est toute la diversité culturelle de l’humanité qui s’en trouve amoindrie. Ce pouvoir d’attraction fort maintenant partout sur la planète fragilise justement notre position déjà de plus en plus précaire. La vigilance s’impose. Minimiser même les petits changements ouvrent grand la porte à d’autres avancées. Or, pour des raisons politiques certains minimisent l’avancée de l’anglais à Montréal. Ce n’est pas politique de contrer cette minimisation. L’admettre voudrait dire que les fédéralistes admettent que notre appartenance au Canada implique notre assimilation sournoise et progressive. Or si le Canada est bel et bien un État bi-national, ce Canada là doit être aussi vigilant que ne le sont les souverainistes.
La survie de la diversité culturelle engage ou pas le Canada, les fédéralistes. Leurs tentatives d’en faire une affaire de rivalité fédéraliste-souverainiste, le fait de dénoncer une supposé instrumentalisation du recul du français à Montréal par les souverainistes, le fait de ne trouver à répondre pour la contrer qu’il n’y a pas de recul et que tout va très bien madame la marquise, après s’être farouchement opposé à la Loi 101, ne fait que démontrer que ce fédéralisme qui est le leur ne peut se concevoir autrement que dans un laxisme dangereux qui fait du Canada un vecteur d’assimilation tranquille qui doit être combattu. À terme ce sont les fédéralistes d’un tel Canada qui perdent au change. Ils doivent plutôt changer leur fusil d’épaule et concevoir un Canada résolument bi-national et les plus vigilants quand aux reculs supposés ou avérés, sournois ou évidents qui sont le lots de notre position géopolitique plus que fragile. Comme nulle part ailleurs au monde. Comme si n’avait rien changé depuis les succès de la Loi 101, comme si Internet, la télévision câblée, les chaînes spécialisé, Internet, l’effondrement de l’industrie réglementé du CD et du cinéma, l’échange de fichiers Internet, n’étaient pas survenus. Comme si tous ces facteurs devaient être aussi pris en compte dans la situation de la langue française en Amérique du Nord.
Soyons sérieux !
Luc Plamondon comme toujours, comme dans la question cruciale des droits d’auteurs à l’époque, prise de position célèbre qui a changé la donne et a permis de redresser la situation, nous donne l’occasion aujourd’hui de faire de même. Les fédéralistes ne doivent pas minimiser la chose. C’est le Canada qu’ils défendent qui s’en trouvera déclassé. Car les Québécois désirent, quelque soit l’État qui les gouverne à bon droit ou d’autorité, vivre en français et désirent prendre les moyens qu’il faut pour ce faire. Et ils en n’ont non seulement le droit, mais aussi le devoir. Un devoir d’humain qui a à coeur la diversité culturelle de l’humanité où qu’elle se trouve, y compris en Amérique du Nord. Cela parce que cette diversité participe à la richesse de la culture humaine.
En matière de langue c’est comme pour le conflit d’intérêt. Il ne faut pas seulement qu’il n’y ait pas recul du français, mais il faut qu’il n’y ait pas non plus apparence de recul.
Les fédéralistes qui se contenteront de canter « Tout va très bien madame la Marquise » ne feront qu’accréditer l’idée que le Canada qu’ils défendent n’a pas la même détermination à contrer la force d’attraction de l’anglais et n’a pas vraiment fait le choix de défendre vraiment la diversité culturelle humaine.
Cette diversité ne se résume pas à une question d’utilité pratique. Une langue et la culture qu’elle supporte n’est pas utilitaire, car si ce n’est qu’une question d’utilité, si la culture n’est qu’une question d’utilité, il faudra brûler aussi les livres Shakespeare et autres Richler, quand il n’est pas question utile de nous distraire, ce qui est bien utile dans une société où le politique ne serait qu’un outil à toutes fins pratiques utile seulement aux quelques rares et occultes potentats qui gouvernent le monde… en anglais, parce que c’est plus pratique dans les forums internationaux.
@ Jacquessss - 8 Mai 2009 - 14h55
Vous dites :
« On ne connaissait rien au système métrique il y a vingt ans.
Maintenant, nous sommes tous à l’aises avec ce système.
On a pas perdu notre culture pour autant !
Ça ne prend qu’une génération pour s’adapter quand on ne demande rien à la génération active actuelle et qu’on investi dans l’éducation pour faire la transition.
Et dans 20 ans, quand la majorité parlera anglais et français, ce sera plus facile de prendre une décision basé sur le côté pratique plutôt que ethnique. »
J’observe…
La culture est maître du monde humain, et non pas un mètre, ni une devise monétaire dont on peut changer en une génération. Du moins pas sans appauvrir l’ensemble de la culture de l’Humanité. Il en va de la culture comme de la nature. La disparition d’espèces du vivant compromet à terme la survie même du vivant, ne serait-ce que génétiquement.
Ce n’est pas pour rien que le multiculturalisme est en vogue, c’est que la fréquentation d’autres cultures, d’autres langues qui en font vivre et exprimer l’esprit, le génie, fait progresser l’esprit humain, elles le font plus intelligent, le font se sentir plus intelligent, plus curieux, plus allumé. Mais encore faut-il que le multiculturalisme ne tue pas les cultures en inventant une Italie multiculturelle pareille à une France mulitculturelle. À terme il n’y aura plus d’Italie, ni d’italiens. Nous serons tous pareils. Est-ce bien ce que l’on désire ? Moi pas.
Un Montréal multiculturel pareil à NewYork, Tokyo et autres Berlin multiculturelles, anglaise forcément, ce n’est rien d’intéressant. Et, si on n’y prend garde quelques générations suffiront à nous faire pareils, même biologiquement inventant un humain améreurasien parlant anglais partout sur la terre jusqu’à Florence… Et, on en sera quitte pour apprendre le français comme d’aucuns, rares savants, apprennent le latin pour comprendre comment et de quoi nous sommes faits.
Quand le Québec aura perdu la bataille sous prétexte d’utilitarisme, c’est que le reste du monde l’aura perdue. Et serai très heureux de ne pas en être. Le Québec, à commencer par Montréal ne doit pas devenir une nouvelle Louisiane. On sait à quel point les digues sont fragiles… et les experts sont impuissants à en garantir la solidité, leurs avis de sécurité ne valent pas grand chose quand des forces qu’ils ne peuvent contrôler se mettent à se conjuguer contre toute attente pour faire tomber l’un de ses pans. Et, il suffit d’une toute petite brèche pour inonder la place.
S’il ne faut pas tirer du fusil à la moindre alarme, il ne faut pas non plus les rendre sous prétexte que d’aucuns crient aux loups. Quand le loup est là, il ne sert à rien de dire ensuite qu’on s’est fait dévoré parce que l’on nous a prévenu trop souvent de sa pourtant si rare venue.
D’autant quand le loup est là… si proche… c’est ce qu’on appelle commodément et froidement le pouvoir d’attraction de l’anglais. Luc Plamondon ne crie pas au loup. Le loup est là… chers petits chaperons « rouges »…
montrealaise
8 Mai 2009
18h53
@ celui qui s’inquiète d’entendre parler anglais rue Saint-Denis…
Les anglos de Montréal ne restent plus cantonnés dans le West Island. Comme nous, ils aiment arpenter les cafés et les boutiques de la rue Saint-Denis.
Ceux que vous entendez parler anglais sont peut-être
-Montréalais anglophones donc, ils se parlent dans leur langue
-Ontariens en visite dans la ville qui swingne. Ils se parlent dans leur langue
-Des Américains du Maine, du Vermont et de New-York state. Ils viennent nombreux et souvent. Ils se parlent dans leur langue
-Des immigrants en provenance de pays anglophones. Ils se parlent dans leur langue.
Tout ce qui parle anglais à Montréal n’est pas obligatoirement un méchant anglo et/ou immigrant qui ne veut pas s’intégrer. Quand vous allez à Toronto, parlez-vous en français avec les vôtres, sur le trottoir ou au café?
Où sont passés les francophones de la classe moyenne de Montréal? Ils avaient si peur des turbans qu’ils se sont enfuis à Blainville ou Varennes, prétextant que la vie y est meilleurs? Vous fuyez et vous vous plaignez en même temps. Vous n’avez que vous-mêmes à blamer.
montrealaise
8 Mai 2009
19h08
@ celui qui dit que le français des immigrants de Montréal est approximatif.
-
On ne croise pas les même personnes! Cette semaine, j’ai assisté à une présentation orale faite par des élèves du primaire dans une école publique de l’Ouest de Montréal. Une cinquantaine de jeunes se sont pointés au micro, parfois une minute, parfois trois.
J’ai été estomaquée de la qualité du français parlé! Absolument renversée. Un français im-pec-ca-ble. Il y avait environ 15 “de souche” parmi les 50. J’ai alors pensé à tous ceux-là qui croient que les immigrants parlent peu ou pas français. La deuxième génération parle souvent beaucoup mieux que nous.
La première génération, elle, parlera TOUJOURS avec beaucoup de difficulté et un accent GROS COMME ÇA.
effemmere
8 Mai 2009
20h30
Vraiment une risée tous ces commentaires.
On parle ici de la qualité de la langue française. Notez bien qualité.
Or, en matière de qualité, et ce à défaut de déplaire et de faire maugréer les québécois, ces derniers n’ont jamais BIEN parlé cette langue.
Alors, comment parler de régression ?
gaetanfo
8 Mai 2009
22h13
Il m’arrive de plus souvent, dans le secteur Guy-Atwater, d’être servi en anglais par
un commis unilingue.
En revanche, je constate aussi que les enfants et adolescents d’origine étrangère (chinois ou maghrébin, en particulier) ont le français pour langue d’usage -
dans leurs rapports quotidiens. Il y a peu, une bonne moitié d’un voiture de métro
était occupée par des adultes, qui conversaient entre eux dans leur langue
d’origine, tandis que TOUS les enfants s’entretenaient en français. Pourtant, dans les
statistiques, ces enfants - indéniablement francophones - sont comptés comme
allophone. Se méfier des interprétations partisanes des statistiques linguistiques.
nininou
9 Mai 2009
03h27
D’accord avec vous Montrealaise, MAIS il y a aussi de plus en plus de résidants anglos sur le Plateau. Seulement dans ma rue, sur 8 maisons vendues au cours de la dernière année, six nouveaux proprios sont anglophones et les deux autres, des européens qui parlent français. Les maisons étant hors de prix, c’est à se demander si seuls les anglos sont capables de se les payer… Et je ne parle pas des locataires anglophones de plus en plus nombreux. Une chose est sûre, si ça continue à ce rythme, le Plateau sera aussi anglo que l’Ouest dans quelques années.
sans_ambages
9 Mai 2009
06h55
@pellem
Votre commentaire est extrêmement intéressant et constructif. Vous invitez les Québécois francophones à jouer leur rôle de majorité dans leur plus grande ville, Montréal, et à ne pas fuir dans les banlieues pour éviter d’avoir à se confronter à une immigration qu’ils ont le devoir d’intégrer. Vous identifiez avec justesse le processus d’intégration qui se fait sur une longue période, en bonne partie par mariages mixtes.
Mais vous ne parlez pas de la qualité du français des Québécois, et en particulier de celle des Montréalais. Plusieurs immigrants nous arrivent avec une très bonne connaissance du français, bien meilleure qu’un grand nombre de francophones montréalais. Ils parlent déjà le français international, alors que les Québécois, et les Montréalais en particulier, se complaisent dans un français mal articulé, truffé de fautes de syntaxe. Peut-être est-ce aussi cela que les Montréalais fuient en quittant l’Île pour la banlieue, cette image d’incompétence dans leur propre langue qui leur est renvoyée par des immigrants qui maîtrisent souvent bien mieux le français qu’eux-mêmes.
Beaucoup de Québécois voudraient une solution sans effort au maintien du français dans notre coin d’Amérique. Mais à mon avis, nous n’avons pas d’autres choix que de devenir meilleures dans chacune des langues officielles du Canada.
Maîtriser l’anglais est vital pour nos échanges économiques, mais parler un excellent français (ajouter le mot international serait un pléonasme, puisque par définition ce qui est un excellent français est la norme internationale) pour motiver les immigrants à partager notre volonté de maintenir cette langue, tout de même parmi les plus importantes dans le monde, vigoureuse et forte dans notre partie du monde.
basilic
9 Mai 2009
07h21
L’homme aux lunettes fumées, l’homme qui n’habite pas le Québec, a déjà écrit “Ch’pratique mon swing pour garder ma ligne.” Plamondon comme parolier est ben ordinaire mais il sait trouver de bons compositeurs et de bons chanteurs. Il est le mononcle des États, comme autrefois.
maxime34
9 Mai 2009
07h32
@luc_archambault
Wow! Quelle rhétorique redoutable! Impeccable! Bravo! Continuez à éduquer vos concitoyens et à les sortir de la noirceur. Vous ne voulez pas devenir éditorialiste pour ce journal défendant prétendument les intérêts Québécois? Quelqu’un comme vous manque lamentablement pour équilibrer le contenu. Merci.
steveleg
9 Mai 2009
12h13
Il y en a qui sont vraiment incapables de se remettre en question. Les fautes de français, ce n’est pas seulement sur les blogues qu’elles sévissent. Les doctorants de l’Université en font. Attelez-vous et apprenez-le le français. Cherchez-vous pas d’excuses.
sacramouille
9 Mai 2009
14h26
Tant qu’on concentrera nos activités culturelles à Montréal, et tant qu’on laissera le contrôle télévisuel à quelques montréalais, oui le français est en danger au Québec. Le véritable problème est qu’on a tout concentré dans une seule ville et les habitants de cette ville ne réagissent plus lorsqu’ils voient des irrigularités dans l’affichage à Montréal. Le problème est que les habitants de cette ville ne réagissent plus lorsqu’ils se font servir dans une autre langue que la leur. Le problème est que les habitants de cette ville se contentent de ce qu’on leur présentent à la télévision. La seule solution est de diversifier notre production télévisuelle. A bas le monopole à bas prix des Star Académie et autres productions montréalaises. Montrons nous plus exigeants sur la diversité de nos divertissements et demandons aux autres régions de produire du matériel culturel ! Mais pour cela, il faudra que les montréalais acceptent enfin de partager ce très lucratif marché. Heureusement, la Ville de Québec est sur la bonne voie et se met à produire un matériel culturel de qualité. Cependant, il faudra bien un jour qu’elle reprenne le contrôle de sa télévision locale. Imaginez Québec qui produit un matériel qui est en compétition avec RDC, TQS et TVA. Imaginez si les montréalais se mettaient à aimer cela en plus ! Les autres réseaux se forceraient peut être à être intéressants ! Je rêve de voir le siège social de Télé-Québec s’implanter dans sa ville. Je rêve de voir le CRTC faire son boulot et laisser les quelques heures de production (21 heures) à TVA-Québec. Et pourquoi pas tant qu’à y être à demander à la direction de Québécor de céduler quelques heures de production à des heures d’écoute décentes autre que le samedi matin. Rêvons d’un Québec meilleur !
blueberrypower
9 Mai 2009
15h57
@re3e
Vous auriez mieux fait d’apprendre moins de langues et de polir davantage votre français. Votre texte est bourré de fautes et votre raisonnement est confus à souhait.
ulysse55
10 Mai 2009
00h06
jewel_bocks
“Les gens sont tannés des pure-laines.”
R A C I S M E
desorties
11 Mai 2009
09h13
@donjulio….pour la 3ième fois, je te réitère mes félicitations pour ta recherche. Les “supposés” défenseurs du français ont truffé leurs chansons d’expressions anglaises: feeling, stone, rocker….
Arrêtons d’accuser les “autres” de vouloir la disparition du français. Prenons nos responsabilités. Exigeons de la qualité dans le français parlé, écrit…soyons puristes, nous ne le serons jamais trop, entourés que nous sommes, de 300,000,000 anglophones. Il y va de notre survie…Nous sommes tous responsables de la qualité du français…plusieurs québécois ont la fâcheuse habitude de rejeter leur responsabilisté sur les autres….
“NOUS” nous sommes responsables….
J’espère que mes félicitations te rejoindront enfin…
crigag
11 Mai 2009
11h44
Les nuls en préparation des repas recourent aux plats cuisinés. Les édentés se nourrissent d’aliments prédigérés. Et voilà que, selon les données du recensement 2006 dévoilées en mars 2008, pour maintenir tout juste l’usage du français au travail chez les nouveaux arrivants à Montréal, le Québec ne s’en tire qu’en sélectionnant massivement des immigrants déjà francisés. Car disons-le bien, les analystes de Statistique Canada eux-mêmes reconnaissent que c’est à une forte hausse de la proportion d’immigrants maghrébins connaissant le français avant leur arrivée au Québec qu’on doit le statu quo pour notre langue officielle au travail chez les immigrants dans la métropole. Ce que démontrent donc les tout récents chiffres du recensement, c’est que le marché du travail montréalais actuel francise moins qu’en 2001. Bref, même un demi-siècle après l’indépendance de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie et tutti quanti, le passé colonialiste de la France fait davantage progresser le français comme langue du travail à Montréal que notre propre loi 101. Avis à nos législateurs: dans sa forme actuelle, la Charte québécoise de la langue française est manifestement au bout de son rouleau. Luc Plamondon a donc parfaitement raison.
doumguy
12 Mai 2009
16h14
desorties 11 Mai 2009 09h13
je suis d’accord avec ton commentaire “soyons puriste”. Cependant j’ajoute, soyons également tolérant avec les gens qui n’ont peut-être pas eu la chance de s’instruire autant, d’apprendre avec la même perfection cette langue difficile.
Je suis de ceux qui n’ont pas eu la chance de fréquenter l’école très longtemps, et depuis plusieurs années, je tente de corriger les fautes que je fais, une à la fois, apprenant dans la quarantaine les règles que j’ai parfois négligé d’apprendre à l’école.
C’est comme ça, à 11 ans j’étais plus préoccupé par la récréation que par la conjuguaison!
pinote
5 Juin 2009
19h09
M. Plamondon a reçu une Médaille d’honneur, mais on dirait qu’il a reçu une Médaille de guerre. Pour une fois, qu’il ne c’est pas chicané avec personne pour l’Opéra-Rock. Le 7 mai 2009, il provoque la chicane, il aime cela quand il n’y pas de chicane, il s’ennuie.
Il faudrait, comme il a bien dit en 2005, qu’il se trouve une cause qui n’a pas de lien à son travail. La défense des grands singes en voie de disparition, cela serait bien. De toute façon, les humains le découragent ce qu’il a mentionné en 2005.
Pour ce qui est de la langue française au Québec ; ce n’était pas la meilleure façon d’élaborer des propos. Pourquoi, n’avoir pas élaboré le problème de façon générale seulement, en accusant personne.
Bien non, les politiciens, les jeunes, les immigrants, les écoles, les gens du Québec surtout à Montréal. Je voudrais savoir, si lui aimerait que quelqu’un accuse Saint-Raymond de Portneuf au sujet de la langue française.
Pour la langue française cela est un problème d’époque, on a voulu les gens bilingues pour le travail. Alors! Aujourd’hui on en subit les conséquences cela est un problème partout au Québec, pas juste à Montréal. La qualité du français a diminué partout. M. Plamondon aurait intérêt d’avoir des amis partout au Québec pour lui rapporter, il aurait beaucoup d’amis.
Pour ce qui est de M. Luc Plamondon, Businessman = cela est en anglais, une agression à la langue française. Le titre de sa chanson on devrait lire « Les mélancolies de l’homme d’affaires ». Cela lui ressemble beaucoup. Un bavardage avec ses fans du Québec, lui en l’Irlande en 2002, « J’aurais aimé » en début de phrase grosse faute M. Plamondon en début de phrase cela est « J’aimerais ou J’avais ».
M. Luc Plamondon représente les artistes, il y a de la vengeance derrière cela c’est bien clair, pour d’autres intérêts que la langue française.
M. Luc Plamondon n’aime pas le public, il a de l’intérêt que pour les artistes. Pour le public, il a été prétentieux, arrogant, déplacé pour les gens de Montréal, le 7 mai 2009. Comme si cela n’était pas assez, le soir à l’émission 24 heures en 60 minutes, il a continué avec ses propos déplacés envers le public de Montréal.
Pour les 30 ans de STARMANIA, aucun remerciement pour le public, qui ont encouragé chaleureusement tous les spectacles. Ni le matin et ni le soir à l’émission. Si STARMANIA a été ce que cela a été, c’est bien à cause des téléspectateurs qui se sont déplacés à tous les spectacles.
Si M. Plamondon avait un peu de respect pour le public du Québec, il devrait faire une conférence de Presse et s’excuser auprès des gens surtout de Montréal.
S’ il n’est pas capable de s’excuser, qu’il retourne en Suisse et qu’il ne revienne plus au Québec, surtout à Montréal.
Je tiens à dire à M. Luc Plamondon, que je regrette d’avoir encouragé STARMANIA
au mois de mars 2009.
Pour ce qui est de moi, cela est bien terminé, je n’encourage plus la culture.
Plus aucun(e) artiste ni aucun spectacle.
M. Luc Plamondon aura fait du tort à lui-même et aux artistes.
Pour Mme Christine Saint-Pierre, lorsque que vos artistes ou vos artisans reçoivent une médaille. Lors de leur plaidoyer, le public a le droit à un minimum de respect, même pour les gens de Montréal.