Mario Roy
Sur le plan local, les Québécois sont des victimes. Victimes des Anglais, des Américains, des capitalistes, du fédéral, des politiciens… bref, de tous ceux qui seront énumérés lors de la lecture du Manifeste du FLQ sur les Plaines d’Abraham.
Cependant, sur le plan global, nous, Québécois de souche, sommes des bourreaux. Et ce, tout simplement parce que nous sommes des Blancs d’origine européenne et de culture judéo-chrétienne. Tous ceux-là, sans exception, sont coupables !
De sorte qu’il ne reste plus qu’à expier en présentant des excuses et en versant des dédommagements à tous ceux qui, globalement, sont nos victimes et nous le réclament. Racisme, esclavage, impérialisme, colonialisme, exploitation, conquête, génocide… rien de cela n’est jamais venu que de nous.
C’est en sens que je parle, aujourd’hui, en colonne éditoriale, d’abus de l’Histoire.
À ce sujet, l’un des penseurs les plus intéressants à lire est certainement Pascal Bruckner (photo), qui a notamment livré Le Sanglot de l’homme blanc (1983) et plus récemment La Tyrannie de la pénitence (2006).
C’est dans celui-ci qu’il décrit ainsi le fond de sauce de la rectitude politique occidentale : “L’homme blanc est génétiquement déterminé à tuer, massacrer, violer (…). C’est plus fort que lui. Sa couleur de peau n’est pas seulement affaire de pigmentation, c’est un défaut moral, une tare inexpiable…”
En bref, on lira une entrevue de Bruckner réalisée par le collègue Roch Côté (ici, dans L’Actualité ).
Alors, comment on se sent, victime et bourreau à la fois ?…
























michelnotredame
12 Septembre 2009
05h56
Les québécois sont surtout coupables d’avoir renié deux référendums portant sur leur auto détermination.
Conclure que les québécois aiment être dominés par d’autres semble relever du pléonasme.
Un vieil ami d’origine juive, qui vivait au Québec depuis des lustres m’avait dit à la veille des deux référendums : ” Regarde bien, le Oui semble être en bonne position actuellement, mais c’est un leurre, ils vont débander au moment de se prononcer” !!!
C’est effectivement ce qui s’est passé.
Les québécois sont davantage des victimes passives, plutôt que de véritables patriotes, bien conscients de leurs origines.
“Je me souviens” …qu’il ne s’est rien passé !!!
Finalement, des Moulins à paroles, il en faudrait tous les jours.
Nous ne serons jamais des bourreaux, par le simple fait d’exister !!!
marie-madelaine
12 Septembre 2009
07h30
,,,,,,,,,,,,,,cela doit etre pour cela que nous sommes si ambivalents,,_____,/,majoritaires-minoritaires/, ____oui-oui-non-non, /_____peut etre ben,,que oui, peut etre ben que non,/ ____ et pis la culture judéo-chrétienne n’a rien arrangée,, /_____ faut pas faire de vagues, on est bien comme cela ,,un tient vaut mieux que deux tu l,auras,,/_____entre deux maux,on choisit le moindre /______ tends-la joue à ton voisin/______ sois conciliant/ _____tout le monde ,il est beau/_______ et les premiers Canadiens La Nouvelle-_France__ont suivis à la lettre les ordres de l’Église du temps et cela a continué longtemps ,je dirais meme jusqu’à 1960,,,_ / et cette ambivalence ne nous empeche pas de prendre ce qui nous convient/, de chialer haut et fortcontre ce que nous n’aimons pas,/ d’espérer un changement mais pas trop rapide et surtout pas radical…/.parce que les idées du Québecois changent souvent selon le vent du moment…/……bonne chance au Moulin -à-paroles,,,. /
unautrepierrepelletier
12 Septembre 2009
07h41
L’homme blanc est génétiquement déterminé à tuer, massacrer, violer (…). C’est plus fort que lui. Sa couleur de peau n’est pas seulement affaire de pigmentation, c’est un défaut moral, une tare inexpiable…”
Quelle niaiserie. Les Amérindiens du Nord et du Sud l’ont fait sans l’aide de l’homme blanc. Idem en Afrique et en Asie. L’homme est génétiquement déterminé, l’homme blanc a seulement mieux réussi.
le_cyclope
12 Septembre 2009
07h46
On pourrais-tu en revenir de la lecture du manifeste du FLQ lors du moulin à paroles? Le nom le dit: “Moulin à paroles”. Dans mon livre à moi, ça veut dire verbillage, placotage. J’ai hate de voir ce qu’on dira le lendemain de la fameuse lecture….certains pourraient s’apercevoir qu’ils ont encore fait une tempête dans un verre d’eau.
Par contre, je trouve que l’extrait du livre, “L’homme blanc est génétiquement déterminé à tuer, massacrer, violer……”, nous fait faire fausse route sur l’orientation réelle de la pensée de Bruckner. Quand on lit l’entrevue, il est plutôt en faveur du résultat social auquel les européens (et donc les blancs) sont parvenus après bien des conflits sur le continent.
Et sa vision de la laïcisation de l’état public versus la privatisation du religieux me semble une orientation valable pour contrer le fanatisme religieux au sein de l’Islam. En fait, ça nous amène à la question: existe-t-il un Islam strictement religieux, pour qui la religion est une affaire personnelle, par opposition à un Islam politique, dont le rêve est de dominer le monde en mettant la religion au pouvoir?
Et finalement pour répondre à la question, pourquoi faudrait-il se sentir victime et/ou bourreau? Je ne peux me sentir responsable de ce que les générations avant nous ont pu faire, ni me sentir la victime, par exemple, de la défaite des Plaines D’Abraham. Par contre, je peux me sentir victime de l’exagération des politiciens qui font focuser l’attention sur un texte qui, bien qu’historique, n’avait guère de profondeur dans son analyse socio-politique de la situation de Québécois de l’époque, n’en déplaise aux hystériques.
allenzheimer
12 Septembre 2009
07h55
Et voilà ! La preuve est faite. Nous ,les Québécois,sommes devenus des impérialistes,esclavagistes,colonialistes,exploiteurs génocidaires… Vite, flagellons-nous publiquement et généreusement et allons implorer la clémence de nos bons libérateurs .Ce que notre peuplade a pu agir bassement ! Quelle honte ! Merci Mr Roy de dénoncer nos tares et de nous montrer “la” Voie.
ririta10
12 Septembre 2009
08h01
Il est vrai que des blancs( et je ne pense pas qu’aux québécois) ont commis des atrocités déjà, mais ce cher monsieur devrait penser aussi aux autres ethnies qui continuent, eux, de nos jours à en commettre. Au Rwanda, en Chine, en Afghanistan, en Bosnie etc…et qui continuent encore aujourd’hui et qui ne sont pas blancs. Je serais curieuse de connaître son avis là-dessus. Seraient-ils, eux, ces gens de couleur différents de la “génétique blanche” ? Il m’arrive, comme aujourd’hui d’être exaspérée de ces soi-disant “penseurs” qui polluent la tête de gens comme vous qui lui donnez de l’importance.
sebastien24
12 Septembre 2009
08h07
“L’homme blanc est génétiquement déterminé à tuer, massacrer, violer (…). C’est plus fort que lui. Sa couleur de peau n’est pas seulement affaire de pigmentation, c’est un défaut moral, une tare inexpiable…”
Je suppose qu’on ne peut pas qualifier ces propos de haineux et incitant à la haine. Imiginer si on avait utiliser la même formule pour décrire le comportement des sionistes qui ont fondés l’état d’Israel par des moyens terroristes (Attentat du King David Hotel, assassinat d’opposants, déplacement massif de la population palestinienne, Qana, Sabra et Shatila, occupation illégale de territoires palestiniens, syriens, égyptiens et libanais etc). D’ailleurs, il est dans la nature des sionistes de s’opposer à toute forme de nationalisme, sauf le leur qui est probablement la forme la plus vicieuse et violente de nationalisme qui puisse exister. D,ailleurs, pratiquement tout les chefs d’états israéliens furent à certains moments des terroristes notoires, on n’a qu’a penser à Ben-Gurion, Begin, Sharon, Netanyahu, Shamir et nombre d’autres. Seuls Levi Eshkol et Simon Peres étaient d’honorables citoyens.
Tout ça pour dire que c’est comme ça dans la vie. Curieusement, qui fait la promotion de cette haine insensée à l’égard des caucasiens ? Essentiellement les sionistes, qui part leur contrôle des mass-medias répandent ce genre de propagande auprès des minorités vivant dans les pays occidentaux. Les caucasiens ne représentent à peine plus de 20% de la population mondial et avec l’immigration de masse pour ne pas dire de peuplement, dans les pays occidentaux, encouragé par les médias sionistes, les caucasiens sont maintenant à quelques décénies près d’être une minorité dans le pays de leur ancêtres. Aller faire un tour dans la ville de Toronto pour vous en convaincre et vous comprendrez très rapidement pourquoi le parti libéral d’André Pratte remporte des élections par 30,000 votes de majorité dans la ville reine.
masourisestmalade
12 Septembre 2009
08h28
Wow ! Je ne sais pas dans quel contexte monsieur Bruckner a écrit cette phrase concernant l’homme blanc. Mais cette seule phrase, quoi que sortie de son contexte, est une généralisation éhonté. Il doit certainement parler d’un autre siècle et dans ce cas l’homme blanc contemporain n’est pas en cause.
claude_lafreniere
12 Septembre 2009
08h36
Bonjour M. Roy
Ouais, vous commencez raide ce matin! ;-)
Quelques remarques:
1) “les Québécois sont des victimes”
C’est de la foutaise (comme vous le savez sans doute…). Les véritables victimes sont ceux qui n’ont pas la possibilité de parler et d’être entendus. Je pense que cela ne s’applique pas à cet ensemble flou nommé “Québécois”…
À ce propos et pour savoir ce que sont des victimes voir:
«Le bouc émissaire» de René Girard
Grasset, 1986, ISBN 2253037389, 9782253037385
2) “Québécois de souche”: foutaise! Ça n’existe pas. On peut parler de Canadiens de souche (j’en suis un: ancêtre arrivé au Canada en 1626…). La prétendu “Nation Québécoise” est une invention des séparatistes et et de leurs suiveurs. Fondé sur le déni de notre identité canadienne. Le Québécisme n’est rien d’autre qu’une folie collective des 40 dernières années (conséquence du désarroi intellectuel et moral qui a suivi l’effondrement de la variante rétrograde et locale du papisme.). {Et je ne discute pas avec les fous ni avec les yahous méprisables qui me servent de compatriotes :-( } Et puis, pour votre information, le 13 septembre, je débouche le champagne… ;-)
3) “Blancs d’origine européenne et de culture judéo-chrétienne. Tous ceux-là, sans exception, sont coupables !”
a) Foutaise! La responsabilité et la culpabilité sont individuelles. Seuls les primitifs, les imbéciles et les tenants du totalitarisme parlent de “culpabilité collective”. Déjà à l’époque de Périclès on discutait de ces question et un progrès moral a été accompli lorsque la culpabilité tribale ou clanique a été remplacée par la notion de responsabilité individuelle.
b) Je suis responsable de mes actes mais certainement pas des actes des autres, mes contemporains ou mes ancêtres. Et en passant “l’homme blanc” a les épaules larges.Les autres n’ont pas ce genre de scrupules.
Note d’actualité: Robert Mugabe, le type qui a ruiné totalement l’économie du Zimbabwe s’en est pris récemment aux “sales blancs”: hé hé… :)))
c) Pour le ‘judéo-chrétien”, on repassera. S’il y a une expression trompeuse et menteuse c’est bien celle-là. Les “chrétiens” n’ont aucune idée de ce qu’est le judaïsme et revendiquer celui-ci comme héritage est un mensonge qui ne rachète pas le détournement du judaïsme par les chrétiens (en particulier le vol de la Thora pour en faire une sorte de préface à l’évangile: la “bible”) ni pour les siècles de persécution.
Ce n’est pas ici une culpabilité collective des “chrétiens” mais une question de simple respect des faits.
Une dernière chose:
Nous savons depuis au moins l’époque d’Aristote et de Thucydides, ou plutôt, nous devrions savoir, que les événements historiques ne sont correctement explicables qu’en tenant compte de trois facteurs:
1. la nécessité – contraintes connues empiriquement ou les lois de la nature découvertes par les sciences,
2. l’intentionnalité – la liberté et la volonté des hommes,
3. le hasard – facteur le plus souvent ignoré, oublié, méprisé et mis de côté…
En négligeant le facteur du hasard inhérent aux événements historiques, nous risquons de tomber dans l’une ou l’autre de ces erreurs: l’histoire comme déterminisme ou l’histoire comme volontarisme, dont un exemple est le débat entre les historiens fonctionnalistes et les intentionnalistes sur le régime nazi et ses crimes… et les formes les plus extrémistes étant un fatalisme historique religieux ou pseudo-scientifique pour la première variante, les diverses thèses et foutaises conspirationnistes pour la seconde.
Réduire l’histoire des relations des Européens avec les autres peuples aux mauvaises intentions des premiers est ni plus ni moins qu’une tarte à la crème des incapables et des ratés des pays et des régimes arabo-mulsulmans (e.g. “pÔvres” palestiniens, Kadhafi le terroriste, L’Iran d’Ahmadinejad, etc.), des nullités sud-américaines (tel que le régime du connard Hugo Chavez) ou des incapables d’Afrique qui se sont fait dire récemment par Barack Obama de prendre (enfin) leurs responsabilités…
L’«Homme blanc» y commence à être tanné en [choisissez le mot]. Voilà.
–
Claude LaFrenière [climenole]: [{p ٧ ¬p}W{p ۸ ¬p}]
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wyztix
12 Septembre 2009
08h37
@michelnotredame
Vous voudriez quoi? Que je donnes les reines de mon avenir a un homme qui, une fois 4-5 verre dans le nez, insulte les immigrants et les riches? Ou a une femme a qui il suffit d’avoir une toilette qui fait du bruit pour la deranger? Ca serait beau sur la scene internationale!
“Le quebec entre en guerre avec les Etats-Unis parce que M. Parizeau a traiter les anglais de colonisateurs” ou “La negotiation sur l’accord Nord-Americain a echoue parce qu’une toilette a fait du bruit pendant que Mme. Marois reflechissait”. C’est effectivement de la satyre mais demontre le probleme numero 1 de votre vision: AUCUN leader. Il y a eu 2 leaders dans toutes l’existence du PQ: Levesques et Bouchard. Le premier a effectivement leader le Quebec avec des projets concrets bons pour TOUS avant de demander le referendum mais la nation etait trop jeune pour se prendre en main, et ca a echoue. M. Levesque a pris la defaite comme un VRAI leader: en etant tourne vers l’avenir et non en mauvais perdant. M. Bouchard, de son cote, a pris le Quebec et a compris que pour avoir une natio, il faut d’abors et avant tout un gouvernement qui se tient et qui sait gerer ses finances. Il a remis au oubliette l’option ridicule du referendum a tout pris et fait du Quebec une province qui se tient legerement. Et qu’avez-vous fait? Vous l’avez releguer aux oubliettes pour prendre un autre feru de referendum.
Vous avez ce que vous avez demande: un parti d’opposition, tout comme au federal. Les vrais losers, ce ne sont pas ceux qui ont vote non, ce sont ceux qui continuent a voter oui sans regarder la realite en face: il n’existe personne de competent au PQ pour gerer une nation, point a la ligne. Arreter de mettre la faute sur les autres, la faute incombe a VOUS, les partisans, qui avez ete totalement incapable de convaincre les autres.
jesusdeterrebonne
12 Septembre 2009
08h58
Tien donc, le racisme, le mépris et la violence aurait maintenant une couleur? L’auteur en question devrait fouiller un peu plus loin dans l’histoire…
rllemieux
12 Septembre 2009
09h08
@michelnotredame
Les séparatistes font preuve de tellement de mépris envers les Québécois qu’on peut questionner leur sincérité, leur attachement.
Ce que certains appellent l’ambivalence des Québécois est en fait une grande sagesse, un grand pragmatisme. Les Québécois utilisent presque outrageusement leur classe politique : les coups de gueule des séparatistes font parfois l’affaire des Québécois quand le rapport de force entre nous et les autres Canadas semble s’étioler. Mais sans plus.
Reste que dans le Québec moderne, les Québécois ont préféré Robert Bourrassa et Jean Charest à tous les autres. Jean Charest l’a compris tardivement : de leur premier ministre, les Québécois veulent de la fermeté quand vient le temps de s’exprimer sur la scène canadienne et de la discrétion quand vient le temps de gouverner sur la scène québécoise.
Mais les séparatistes, aveuglés qu’ils sont par leurs certitudes, semblent coupés de nous. Leurs reproches ressemblent étrangement aux sermons en chaire d’une élite frustrée d’être incapable de dicter la conduite de ses ouailles.
fraymonjo
12 Septembre 2009
09h10
Désolée, je refuse de me sentir coupable pour des actions menées dans un lointain passé, décidées par des dirigeants égoïstes, à une époque où l’exploitation sauvage n’était même pas nommée. Et d’ailleurs, l’exploitation sauvage, à ce qu’il semble, existe encore un peu partout sur la planète.
Je fais de mon mieux pour ne pas gaspiller, je donne à un organisme d’aide au tiers-monde (Développement et Paix), je pollue le moins possible. Si je viens à en faire plus, c’est moi qui l’aurai décidé.
Je ne me vois pas comme une victime non plus, mais croyez-moi, je me souviens et je me souviendrai.
jeanfrancoiscouture
12 Septembre 2009
09h45
Enfin! On parle donne de l’espace à Pascal Brucner autrement que par le biais d’un fugace passage à TLMeP où il a été juxtaposé au fameux conseiller Drouin d’Hérouxville dans une émission où, de toute évidence, on ne lit pas les livres des gens que l’on rencontre.
Et la «Tyrannie de la pénitence» contient bon nombre d’idées qu’il vaut la peine de lire, entre autres sa définition de l’islamophobie. (pp67-68). J’en connais qui ne seront pas d’accord avec lui mais c’est la vie.
veridik
12 Septembre 2009
09h53
Tant sur les bourreaux que sur les victimes, Denys Arcand a tout dit en deux mots: CONFORT et INDIFFÉRENCE.
lamuseo
12 Septembre 2009
09h55
Oui mais… de nos jours, avec les médias, la présence d’organismes tels que ONU, Amnistie Intl, les ONG, etc., on ne peut demeurer bien longtemps des bourreaux d’autres peuples. L’opinion publique internationale nous rattrape rapidement. Elle est finie l’époque des “conquêtes” de nouveaux territoires, d’asservissement d’un peuple pour le bénéfice d’un autre. Même s’il y a encore des abus évidents (Tibet-Chine; Afghanistant, Irak, etc.). Il y a des chiens de garde qui jappent fort et qui brassent le camarade…
Mais là où on peut encore agir en toute impunité, sans être trop importuné, c’est dans la destruction de notre planète, des autres espèces animales, dans l’exploitation abusive du territoire, de ses ressources, et surtout de celles des autres. Dans ce domaine, il y a bien sûr l’occidental, avec son industrialisation à grande échelle, qui fait d’énormes dommages, mais il y a aussi les Indiens, les Chinois, qui avec leurs populations démentiellement nombreuses, sont une menace encore bien plus grande pour l’avenir de la planète. Ils ont faim ces gens-là, et la nourriture et l’eau sont des denrées inestimables qu’on gaspille encore…
Et nous, Québécois? notre empreinte? qu’une goutte d’eau dans l’océan… La tare de Bruckner s’est depuis longtemps diluée… Cessons de se culpabiliser pour des agissements d’une autre ère, et regardons vers l’avenir. Que pouvons-nous faire pour freiner l’inexorable marche vers l’explosion démographique?
re3e
12 Septembre 2009
09h59
ni l’un ni l’autre
je me sent pas bourreu pcq je ne peut etre tenu coupable des crime de mon pere et encore moin de mes lointain encetres , ensuite mes ti-cul etant moitie moitier blanc et minorite visible….
je me sent pas victime pcq pour etre victime il faut abandonner , et ca c’est pas la veille , je ferais usage de toutes mes options politique et legales pour empecher la secession.
Adrien_Arcand
12 Septembre 2009
10h00
‘Racisme, esclavage, impérialisme, colonialisme, exploitation, conquête, génocide’ c’est bien ce qu’on ressent dans les lettres de Lord Durham qui seront lues par Le Moulin à Paroles …mais il faut remettre dans leur contexte ces lettres ce que certains ne font pas avec le manifeste du FLQ …
C’est aussi ce dont certains fédéralistes qui font du ‘Quebec bashing’ accusent les Québécois et les exemples ne manquent pas. ( voir : Quebec bashing - Wikipédia )
pakruy
12 Septembre 2009
10h04
Effectivement les quebecois ce percoivent comme des victimes. Avec eux! c’est toujours les autres les coupables.
re3e
12 Septembre 2009
10h06
je me demande si michelnotredame et autres cecessionistes aurais autant de couilles si il etais ne ouigour ou chechene , face a des pm canadiens c’est pas la meme chose que face a l’armee populaire chinoise ou face a vladimir poutine
rogerheb
12 Septembre 2009
10h28
Certains québécois se complaisent dans la victimisation et crient haut et fort à l’injustice subit aux mains des Anglais. La seconde qu’ils ont pris le pouvoir politique en1976,que font-ils? Ils font subir les mêmes injustices aux Anglais sans même se poser la question si cela est acceptable. Si le manque de respect envers les francophones était inacceptable jadis, alors le manque de respect envers les anglophones aujourd’hui l’est tout autant. Certains québécois aujourd’hui s’accomodent,sans trop se poser de questions, dans la tyranie de la majorité. Dommage!
paul_gendron
12 Septembre 2009
10h28
@michelnotredame
Vous dites: “Les Québécois … [ont] renié deux référendums portant sur leur auto détermination”. Ceci n’est pas tout à fait vrai. Les Québécois se sont fait offrir deux modèles d’autodétermination, un dans une nouvelle république uniquement québécoise, l’autre dans un cadre fédératif avec d’autre provinces ou leur poids dans l’appareil gouvernemental de la fédération ressemble à leur poids démographique (24% de la chambre des communes, 23% du Sénat, 33% de la cour suprême pour 23% de la population canadienne). Deux fois plutôt qu’une, les Québécois ont choisi une autodétermination dans le cadre fédératif Canadien. Ce choix ne rend les Québécois ni victime, ni soumis. C’est un choix bien légitime et honorable qu’ils ont fait.
carbone-14
12 Septembre 2009
10h36
Rapport Durham, 1839
Les Canadiens … français ne sont que le résidu d’une colonisation ancienne et ils sont et devront toujours être isolés au milieu d’un monde anglo-saxon. Quoiqu’il puisse arriver, que le gouvernement établi au-dessus d’eux soit britannique ou américain, ils ne peuvent espérer aucunement pour leur nationalité. Ils ne peuvent se séparer de l’Empire britannique qu’en attendant que quelque cause générale de mécontentement les en détache, eux et les colonies environnantes, et les laisse partie d’une confédération anglaise, ou encore, s’ils en sont capables, en effectuant seuls une séparation pour se fondre à l’Union américaine ou maintenir pendant quelques années un simulacre misérable de faible indépendance, qui les exposerait plus que jamais à l’intrusion de la population environnante. TYPO # 50, 1990.
Adoption du Bill d’Union en 1840 après quelques troubles similaires en Jamaïque.
pasmagnan
12 Septembre 2009
10h37
Qu’entendez-vous par Québécois de souche?
Andrewww
12 Septembre 2009
10h41
L’HOMME BLANC EST FAILLIBLE, PAS TOUJOURS COUPABLE…
Intéressante entrevue entre Bruckner et Côté, quoique vaseuse par moment. Bruckner semble être un utopiste de l’Europe, grand bien lui fasse. Mais vaut mieux ne pas confondre culpabilité et faillibilité. L’homme blanc est faillible, mais il n’est pas toujours coupable pour autant ; en tout cas pas tous les hommes blancs ; quelques-uns sûrement. Comme il y a des hommes noirs qui le furent, en particulier, ceux qui vendirent leurs semblables à des blancs pendant le commerce des esclaves.
Et cela est documenté. On en parle pas souvent. Les historiens de l’esclavage connaissent pourtant ces faits. Pourquoi les taire ? Un p’tit moulin à parole la-dessus ?
D.Q.
12 Septembre 2009
10h52
On est tous coupable quelque soit notre ethnie. Donc il est faut de prétendre que le Québecois est un martyr. À michelnotredame , je pourrais vous sortir une liste longue des mauvais coups du Québec ou de toutes autres nation.
j.c.virgil
12 Septembre 2009
11h16
Vous faites de l’ironie M.Roy. Vous savez fort bien que le discour de Bruckner est que l’homme blanc ou l’homme d’origine européenne finalement doit cesser de se sentir coupable pour le passé.
Même s’il a mené des guerres qui ont massacrées ses propres populations ,réduit la race noire en esclavage, colonisé et presque “génocidé” la race rouge, ce sont des faux pas de l’histoire.
L’homme blanc est aussi celui qui a amené la race humaine à se développer ,à vaincre la maladie,l’analphabétisme et à apporter un mieux être aux populations de la Planète.
C’est pas de sa faute quand même, si un milliard d’êtres humains se couchent le ventre vide tous les soirs et si la pollution et le réchauffement du à ses activités industrielles et à ses habitudes de vie menaçe la survie même de l’humanité.
Il ne peut pas voir à tout quand même!
zig1
12 Septembre 2009
11h48
Je suis blanc de culture judéo chrétienne et je ne me sent ni coupable ni responsable des malheurs de qui que ce soit. Je suis bilingue et comme un peu tous le monde je consome de la culture j’avoue que je préfère souvent celle du Québec mais mon groupe préféré c’est Led Zeppelin et il n’y à pas de Led Zeppelin au Québec. Je ne me sent pas obligé de défendre ni l’histoire ni la culture du Québec. Je n’attends rien d’aucun gouvernement et la seule souveraineté qui me tienne à coeur c’est la mienne. Pour vous dire quand j’entend parler du taux de décrochage scolaire je me dit parfais car mes enfants eux ils y sont encore à l’école et pour longtemps… Et à ceux qui me diront que je manque de solidarité je leur répondrais que je ne dois rien à personne ni aux banques ni aux politiciens…
re3e
12 Septembre 2009
11h52
@paul_gendron
oui et nous sommes une majorité silencieuse au Quebec
_cameleon_
12 Septembre 2009
12h06
De colonialisme économique et d’impérialime moderne.
New Imperialism refers to the colonial expansion adopted by Europe’s powers and, later, Japan and the United States, during the 19th and early 20th centuries; expansion approximately took place from the Franco-Prussian War to World War I (c. 1870–1914). The period is distinguished by an unprecedented pursuit of what has been termed “empire for empire’s sake,” aggressive competition for overseas territorial acquisitions and the emergence in some colonizing countries of doctrines of racial superiority which purported to explain the unfitness of backward peoples for self-government.
…
The New Imperialism gave rise to new social views of colonialism. Rudyard Kipling, for instance, urged the United States to “Take up the White Man’s burden” of bringing European civilization to the other peoples of the world, regardless of whether they wanted this civilization or not. While Social Darwinism became current throughout western Europe and the United States, the paternalistic French-style “civilizing mission” (In French: mission civilisatrice) appealed to many European statesmen.
Despite apparent benevolence existing in the notion of the “White Man’s Burden”, the unintended consequences of imperialism might greatly outweigh the potential benefits. Governments become increasingly paternalistic at home and neglect the individual liberties of their citizens. Military spending expands, usually leading to an “imperial overreach”. Imperialism creates clients of ruling elites abroad that are brutal and corrupt to their own people. Consequently, the corrupt elites are able to consolidate power through imperial rents and impede social change and economic development. Furthermore, “nation building” can create cultural sentiments of racism and xenophobia.[4]
The notion of rule over tropical lands commanded widespread acceptance among metropolitan populations: even among those who associated imperial colonization with oppression and exploitation. For example, the 1904 Congress of the Socialist International concluded that the colonial peoples should be taken in hand by future European socialist governments and led by them to eventual independence.
hyperlien
philippe_c
12 Septembre 2009
12h08
Non mais il y en a qui ne savent pas lire. La citation de Bruckner n’est pas à prendre au premier degré, c’est une hyperbole du climat de rectitude politique.
_cameleon_
12 Septembre 2009
12h13
L’empire britanique
+ - - - - - - +
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Criticisms of globalization
hyperlien
Encontexte
12 Septembre 2009
12h14
Pour le fabuleux “Speak white” de Michèle Lalonde qui sera lu au Moulin à Paroles il faudrait un lecteur ayant toute la fougue et toute la profondeur de ce texte.
(C’est à voir sur Youtube)
Tous les textes doivent être remis dans le contexte de leur époque
….mais bourreaux ou victimes ” …nous savons bien que nous ne sommes pas seuls”
pitro
12 Septembre 2009
12h23
Bonjour,
He bien voyons donc mon cher monsieur. Vous me dites donc pas. C’est évident que nous sommes coupable. On est toujours coupable de quelque chose. Nous sommes tous un peu masochiste. Surtout nous les québécois. C’est bien connu surtout quand tu es un homme québécois, de race blanche, de langue française, séparatiste en plus. Mon Dieu seigneur. A en croire certain nous n’avons à peine le droit de vivre, le droit de respirer.
Mais bordel de merde, je réclame le droit d’embrasser ma bonne copine qui est de race noire, de discuter de politique avec mes copains ontarien. Vous m’excuserez si je ne demande pas la permission à personne. J’ai le droit également de critiquer les individus qui forment des gang de rue à Montréal, qu’ils soient blanc jaune ou noir, catholique, protestants, arabe ou boudhiste. J’ai le droit de parler, de dire mon opuinion et de critiquer si je le désire.
Au Québec qu’on se le dise, il y a un droit d’opinion pour tous, il y a une loi pour tous, il y a un droit de parole pour tous, il y a un droit de vote pour tous. Nous avons le droit ………
_cameleon_
12 Septembre 2009
12h49
The White Man’s Burden
+ - - - - - +
hyperlien
jacqo
12 Septembre 2009
13h06
Quelle stupidité! C’est renier les faits et les évidences.
raoul914
12 Septembre 2009
13h09
Depuis quand une personne est-il coupable des actes de ses ancètres ?
Plutôt primaire comme raisonnement.
sideup
12 Septembre 2009
13h56
@ wyztix
Vous commentez l’erreur de plusieurs Québécois. Pas besoin d’être péquistes pour être souverainiste. J’en ai rien à cire de Pauline Marois. Mais si cE’st elle la leader de ce mouvement alllons-y. Car le projet dépasse les hommes et les femmes politiques qui le défendent. Suite à l’accession à la souveraineté, nous aurons tout le loisir de se débarasser d’elle et d’avoir de véritable discussions gauche-droite au Québec!
paul_gendron
12 Septembre 2009
14h01
@re3e
Si nous étions moins silencieux, peut-être pourrions-nous mettre un terme à ce débat stérile vieux de plus de 40 ans
jeanfrancoiscouture
12 Septembre 2009
14h27
@philippe_c.(12H08) Bravo! Enfin un blogueur qui a vraiment lu,…et surtout compris Bruckner.
C’est pourtant simple: il exprime son ras-le-bol de l’autoflagellation, de la culpabilisation par association, des réclamations après douze générations lesquelles réclamations sont de préférence adressées à ceux qui «ont les moyens de payer».
Et pendant que j’y pense, à qui dois-je adresser ma réclamation pour les sévices subis par mon ancêtre direct, Guillaume, aux mains des Iroquois? Je ressens le traumatisme des ses ongles arrachés aux dix doigts, de l’index coupé d’une main, et de ses trois années de captivité. Maher Arar a bien eu 10 millions pour quelques mois. La somme dûe à mon ancêtre, avec intérêts composés depuis 1645, ça doit faire une jolie somme. J’aurais droit à une part, avec les autres descendants.
Et pour ceux qui me prendraient au pied de la lettre, lisez Bruckner avant de me «chanter pouille». Les autres, comme Philippe C., auront compris.
Bon W-E. tout le monde.
michelnotredame
12 Septembre 2009
14h29
@wyztix @paul_gendron @rllemieux @re3e
Je ne commente que le sujet en rubrique. Je ne commente pas les opinions des lecteurs portant le commentaire que je formule.
yveslachance
12 Septembre 2009
15h55
Tel j.c. virgil et philippe_c je m’étonne du nombre de gens qui prennent la citation de Bruckner au premier degré… Il parle évidemment de la RÉPUTATION de l’homme blanc judéo-chrétien auprès de ceux qui sont ni blancs ni chrétiens ainsi qu’auprès d’une certaine gauche alter-mondialiste qui carbure à la culpabilisation. Est-ce que monsieur Roy ne pourrait pas intervenir pour rectifier le tir quand il voit son propos et ses citations aussi mal interprétés?
alleluia
12 Septembre 2009
15h58
“Québécois de souche”. Peut-on en finir avec cette expression SVP. Est-ce qu’on dit Anglais de souche, Espagnol de souche, Canadien de souche, etc ? Ce vocable pue l’ethnocentrisme. Le terme usuel est : “Québécois d’origine” comme on dit Écossais d’origine, Danois d’origine, etc. Et qu’est-ce donc qu’un Québécois d’origine : quelqu’un né ici et qui s’identifie comme Québécois (note : il y a aussi des Canadian au Québec qui ne se sont jamais identifiés comme Québécois; c,est leur choix; pour eux, être Québécois est purement “géographique”; leur appartenance nationale est canadian essentiellement.)
Donc, en clair, font partie de la nation québécoise les Québécois d’origine et les Québécois immigrants (qui ont choisit d’être Québécois - d’appartenir à la nation québécoise). Même les évidences suscitent parfois la controverse au Québec…
alleluia
12 Septembre 2009
16h09
@rlemieux. Vous écrivez : “… les séparatistes, aveuglés qu’ils sont par leurs certitudes, semblent coupés de nous. Leurs reproches ressemblent étrangement aux sermons en chaire d’une élite frustrée d’être incapable de dicter la conduite de ses ouailles.”
Vous avez une idée très ancienne du nationalisme. Écoutez, personne n’invoque plus Lionel Groulx (et laissons SVP le chanoine dans son époque avec les autres fasciste du temps). Selon vous, les 111 nations qui se sont donnés un pays depuis 1945 - dont une quarantaine depuis 20 ans - seraient donc à côté de la plaque). Monsieur, je crois plutôt que c’est noble et courageux de vouloir se donner un pays, de prendre sa place dans le monde, d’assumer ses propres décisions, de prendre ses responsabilités. Nous sommes l’une des nations les plus ouvertes sur le monde (le libre-échange, le Canada était contre…, le taux de bilonguisme élevé - 41 %), nous avons besoin d’oxigène. Pourquoi vouloir à tout prix rester minoritaires (bientôt moins de 20 %). Non, on ne peut pas dire ce que l’on veut d’un projet aussi noble que de vouloir se donner un pays. Il faut au moins respecter ceux-là qui y croient et qui luttent pour avancer… en faisant bien sûr - et fort malheureusement - des faux pas.
tenyg651
12 Septembre 2009
16h49
En 1970 j’avais 20 ans et je vivais à St-Hyacinthe.. quand je regardais la télé et que je voyais ce qui se passait à Montréal c’était comme si je regardais un documentaire sur une ville que je ne connaissais pas encore ou un pays d’ailleurs. Pourquoi se sentir coupable d’un évènement que l’on a pas connu? Il y a tellement de choses qui se passent dans le monde, que s’il faut avoir des regrets pour tel évènement ou tel acte on en finira plus. Vivre n’est déjà pas facile en 2009, je ne vois pas pourquoi je penserais ou me culpabiliserais à ce qui s’est produit quand j’avais 20 ans ou quand je n’étais pas née.
rogiroux
12 Septembre 2009
16h59
“Pourquoi vouloir à tout prix rester minoritaires (bientôt moins de 20 %).”
Le problème, c’est qu’on sera encore plus minoritaire - sur le continent américain qu’on habite - si jamais le Québec devient *indépendant*! C’est l’économie qui mène le monde et les politiciens ne contrôlent pas grand chose dans ce domaine malgré ce qu’ils voudraient bien nous faire croire! Un traité de libre échange entre le Québec, le Canada et les USA, ça se négocie avec un rapport de force que le Québec n’aura pas!
Et le fait français ne sera pas mieux protégé dans un Québec *indépendant* …
rogiroux
12 Septembre 2009
17h11
Je l’aime bien, moi, l’expression Québécois de souche…
Ça sent bon la tuque de laine, la pipe, la ceinture fléchée et les sabots…!!
paul_gendron
12 Septembre 2009
17h19
@alleluia
Pourquoi pas tout simplement est Québécois celui qui habite au Québec?
drek2
12 Septembre 2009
17h19
Québécois de souche n’a rien d’ethnocentrique il fait référence à la souche de l’arbre généalogique, ça vous dit de quoi?
Il est vrai qu’il politiquement correct de fair porter tous les torts à l’homme blanc, mais ça c’est une question de lobby et d’idéologie, mais non, l’homme blanc n’a pas tous les torts.
jackwood
12 Septembre 2009
17h29
Un beau comique cet auteur,et les Indiens d`Amérique qui s`entretuaient lors de guerre de tribus sanglante et les Japonais lors de la 2 ième guerre mondiale qui n`ont ménagé personne,c`est pas l`homme blanc ça.
rllemieux
12 Septembre 2009
17h52
@alleluia
Les séparatistes sont épris du concept d’état-nation.
L’état-nation, c’est une idée parmi d’autres. Elle n’a aucune valeur absolue.
Rien n’en fait l’aboutissement ultime de la vie en société. Il y a plus ou moins 194 pays au monde, un nombre minuscule comparé au nombre de nations qui existent dans le monde. Par exemple, le gouvernement du Québec reconnaît 10 nations amérindiennes et une nation inuite sur le territoire du Québec. C’est dire…
Les Québécois sont d’ailleurs plus inventifs que ça : nous nous sommes donné une société qui fait l’envie d’un nombre considérable d’états-nations.
Mais les séparatistes n’en démordent pas : ils soutiennent que tant que les Québécois n’auront pas formé un état-nation, il se renieront eux-mêmes, pour citer michelnotredame. C’est ça le catéchisme séparatiste : une conviction profonde d’être le seul détenteur de la vérité. C’est ce qui me fait dire que les séparatistes sont coupés de nous.
rllemieux
12 Septembre 2009
18h07
@paul_gendron
Vous écrivez : “Si nous étions moins silencieux, peut-être pourrions-nous mettre un terme à ce débat stérile vieux de plus de 40 ans”.
Je me dis la même chose. J’ai le pressentiment que dans un hypothétique troisième référendum, nous allons participer beaucoup plus activement. Avec les moyens de communication modernes, je pense que nous allons mobiliser les non-séparatistes qui se sont toujours sentis impuissants dans ce débat.
dencour
12 Septembre 2009
18h31
Toujours ce même discours pour que les Québécois se sentent “petits”, plient les genoux, s’inclinent devant leur maître “blanc”. Moi, je ne me sens coupable aucunement du contenu de ce que cet écrit véhicule, M. Roy. Si vous, vous sentez coupable, et bien, vous êtes “petit”, vous pliez allègrement les genoux et vous vous inclinez bien bas devant votre seigneur et maître. À propos, qui est-il … ah oui … JE ME SOUVIENS …
By the way, à tous les casseux de sucre sur le dos des séparatistes (ils seraient responsables de tous les maux des terriens et ce n’est rien …) GET A LIFE POR FAVOR !!!!
paul_gendron
12 Septembre 2009
18h50
@drek2
Pour une raison que j’ignore, faire porter un blâme à l’homme blanc est politically correct, mais blâmer l’homme noir, asiatique, amérindien ou arabe pour quoi que ce soit est du racisme à outrance. Et seul l’homme blanc porte le fardeau du crime de ses ancêtres.
paul_gendron
12 Septembre 2009
18h51
@michelnotredame
12 Septembre 2009
14h29
C’est certainement votre droit, mais ça limite les échanges. Salutations!
rogiroux
12 Septembre 2009
19h23
Mon problème avec une souche, c’est que c’est bien pour grandir
mais après on est pris pour faire du sur-place!!
Normy45
12 Septembre 2009
20h47
Si il y du caca de cheval
dans les rues du vieux montréal
c’est surement la faute du fédéral
:-)
loubia
12 Septembre 2009
20h53
alleluia
12 Septembre 2009
15h58
Je revendique l’expression “Québécoise de souche” en ce qui me désigne.
Si on a le DROIT d’être African-American, Latino-American, Italo-Canadien, Québécois d’origine arabe etc etc etc, je pense que je n’ai pas à avoir HONTE ni à justifier d’être une Québécoise de souche. Comme tous ceux qui m’ont précédée pendant 400 ans. Qui ont construit ce pays sans avoir de BS ni de Carte-Soleil en débarquant ici. Sans qu’on leur ait offert un logement meublé et une commande d’épicerie dès le pied posé par terre. Mais qui ont eu à se battre contre la nature sauvage, les moustiques, les maladies, le froid et le travail ardu.
EST QUÉBÉCOIS celui à qui s’applique notre devise “je me souviens”. Celui qui va chercher à connaitre notre histoire et qui va vouloir en faire partie et s’y identifier. Qui ne se permettra pas de la critiquer en parlant à travers son chapeau s’il n’était même pas ici ou/et même pas né! Qui voudra s’intégrer à nos coutumes et à notre style de vie et participer à notre vie active. En paix.
N’EST PAS QUÉBÉCOIS celui qui vient se chercher une citoyenneté en ne vivant pas ici mais plutôt dans son pays d’origine et qui exigera un hôtel flottant pour qu’on le sorte de là quand la guerre civile reprendra chez lui.
N’est pas Québécois celui qui viendra lever le nez sur notre histoire tout en condescendant à lire une manifeste “contre son opinion” (visibilité et brassage de m… oblige!)
Ne sont pas Québécois ceux qui descendent ici avec le mépris de notre culture et de nos lois et qui ont l’idée bien arrêtée d’imposer ici ce qu’ils ont fui chez eux.
Ne sont pas Québécois ceux qui ont trouvé le moyen de vivre ici de longues années sans parler un traitre mot de français ou d’anglais: je travaille à Brossard, je sais de quoi je parle!
Être Québécois, c’est être l’héritier d’une longue lignée de bâtisseurs. C’est un honneur. Un privilège TRÈS recherché.
Faudrait peut-être cesser d’accoler ce titre enviable à n’importe quel profiteur ou fauteur de troubles qui se présentera. Et il faut cesser d’en avoir honte en ce qui nous concerne.
JE SUIS QUÉBÉCOISE DE SOUCHE. Mieux vaut vous y faire. Je n’ai pas l’intention de m’en excuser et je n’ai pas non plus l’intention de donner ce titre à n’importe qui. Il se mérite.
paul_gendron
12 Septembre 2009
21h12
@rogiroux
Faire du sur-place au Québec???? Impossible, voyons donc! lol
hdufort
12 Septembre 2009
21h29
On lira Lenoard Cohen pendant le Moulin à paroles. Sommes-nous des victimes de Leonard Cohen aussi?
Les Américains parlent, tout au long de leur hymne national, du bombardement britannique qui a embrasé le fort McHenri. Sont-ils des victimes de l’Histoire? Auraient-ils dû fêter une victoire décisive plutôt qu’une simple demi-victoire défensive, bref, une situation de victime?
Israël a son Mur des Lamentations. Sont-ils des victimes de l’Histoire?
Finalement… sommes-nous tous des victimes de l’Hisroire à divers degrés?
Et si le cette litanie de toutes nos défaites et de toutes les situations où nous avons été des victimes, avait pour but d’éviter que l’Histoire ne se répète. Le “Je me souviens” doublé du “Never again”.
carbone-14
12 Septembre 2009
21h35
LE SENTIMENT NATIONAL
Tandis que son voisin d’outre-frontière se gourme d’importance à l’idée que son vote exerce quelque influence sur les conseils et que lui-même participe au progrès d’une nation puissante, le colon sent l’influence étouffante de la société étroite et subordonnée à laquelle il appartient….
Mais l’influence des État-Unis l’encercle de toute part et lui est toujours présente. Elle s’étend dans la mesure où la population s’accroit et où les échanges augmentent; elle pénètre dans toutes les parties du continent où l’esprit aventureux de la spéculation américaine pousse le colon ou le marchand. Elle est ressentie dans toutes les transactions commerciales, depuis les opérations importantes du système monétaire jusqu’aux menus détails du commerce ordinaire. Elle imprime les traits caratéristiques de la pensée, des sentiments et des moeurs du peuple américain sur les habitudes et les opinions des pays voisins.
Telle est nécessairement l’influence que toute grande nation exerce sur les petites communautés qui l’entourent. Ses idées et ses coutumes les subjuguent, même quand elles sont nominalement indépendantes de son autorité. Si nous désirons arrêter l’expansion de cette influence, on ne peut le faire qu’en créant pour les colons de l’Amérique du Nord une nationalité qui leur soit propre: on le peut encore en élevant ces petites et insignifiantes communautés à la condition d’une société ayant quelques objectifs d’importance nationale. On donnerait ainsi à ses citoyens un pays qu’ils ne voudraient pas voir absorbé même dans un autre plus puissant.
Rapport Durham, 1839
gren
12 Septembre 2009
23h16
Ah! qu’en vous lisant,on est loin des blancs tueurs etc. Tout être humain est un animal et un prédateur. Les lois les empêchent de faire des conneries. C’est aussi simple que cela. Ça n’a rien a voir avec toutes vos déclarations d’indépendance,de nationalité ou autre radottage de la sorte.
TSLS
12 Septembre 2009
23h19
Il est vraiment temps que l’on cesse d’Enseigner l’histoire aux jeunes et que la populace s’anglicise rapidement. Y’en a marre. Les Québécois sont des colonisés nés pour un petit pain. Vive le Canada!
chacal
13 Septembre 2009
01h41
@loubia
J’ai adoré vous lire, je me considère Québécois de souche et, comme vous, sans aucune honte!
rogiroux
13 Septembre 2009
07h37
@ TSLS ~ Le T dans votre *nick*… C’est pour troll??
Fern67
13 Septembre 2009
11h34
La majorité des québecois ne sont pas pires que les autres peuples.
Nous avons nos “illuminés” comme les autres pays…………………………………………..
germanicus
13 Septembre 2009
16h31
Bravo M. Roy, en ces temps de repentance, il est rare de voir aborder ce sujet dans un des principaux médias du Québec.
Courageux de votre part, car les nouveaux prêtres du révisionnisme historique à rebours ne seront pas à court d’anathèmes pour écarter le messager afin que le message ne passe pas. Il suffit de constater ce que doivent justement subir les Bruckner ou Finkielkraut.
Je conseille également à ceux qui veulent en savoir plus sur le virage idéologique anti-occidental des dernières décennies:
“Le terrorisme intellectuel” de Jean Sevilla.
Espérons, M. Roy, que vous ne vous retrouviez pas en “Enfer” (lieu aménagé dans de nombreuses bibliothèques ecclésiastiques pour conserver sous clé tout ouvrage interdit).
jeanfrancoiscouture
13 Septembre 2009
19h30
@loubia (20H53)Bravo. Je n’aurais aucunement hésité à apposer ma signature au bas d’un tel texte. Rien à ajouter.
ramses2.1
13 Septembre 2009
23h04
“Effectivement les quebecois ce percoivent comme des victimes. Avec eux! c’est toujours les autres les coupables.” pakruy
===
Ceux qui généralisent sont généralement dans le champ. Merci d’en faire la démonstration.
dcsavard
14 Septembre 2009
06h16
Très bien merci. D’ailleurs j’aime aussi le foie gras.
teamstef
14 Septembre 2009
10h21
APPEL À TOUS! Veuillez pardonner mon ignorance! Il y a trop de choses que je ne comprends pas! J’ai vraiment trop de questions dû à mon ignorance!
Je suis autochtone reconnu…est-ce que c’est moi le québécois de souche?
Les colonisés, est-ce que ce sont les québécois qui occupent et vivent le Québec ou les autochtones qui ont été chassés de leurs terres et mis dans des réserves?
En vérité, qu’est-ce qui était si beau des Français que nous avons perdu avec la victoire des Anglais?
Est-ce que c’est juste moi ou est-ce que les Français ont pris la décision de ne pas vraiment se battre pour le Québec?
À part la langues, qu’est-ce qui fait que nous sommes plus différent du reste du Canada que ne le sont les gens du Nouveau Brunswick? Prenez le temps de vous asseoir à une table avec un québécois, un Néo-Brunswickois et un manitobains et vous aurez 3 cultures différentes…tout comme aux USA qui présente un éventail de cultures assez incroyable!
N’est-ce pas la diversité qui crée cette richesse humaine sur notre belle planète?
Je me sens enrichis par le contact avec les autres cultures, est-ce que je devrais consulter un psychologue?
Devons-nous nous renfermer sur nous-mêmes en cette ère de globalisation?
Devons-nous être méprisant envers ceux qui ne font pas les mêmes choix que nous?
Si j’ai moins de choses en commun avec mon voisin d’en face qu’avec mon ami ontarien ou mon autre ami marocain, est-ce que je devrais déménager?
Enfin, suis-je ridicule de rêver à une planète unie sans égard à la couleur de la peau, à la religion ou à la langue?
Je pourrais encore continuer mais je suis un peu gêné par mon ignorance!