
Qu’adviendra-t-il de tout ce que vous avez mis en ligne après votre décès ? De vos comptes de courriel et de réseautage social ? De tous ces commentaires personnels que vous avez partagés avec un public plus ou moins restreint, qui exclut peut-être certains membres de votre famille? Je ne n’y avais jamais pensé avant de lire cet article du magazine Time, mais la question risque de soulever bien des passions au cours des prochaines années.
D’autant que les sites ont des politiques assez différentes. Facebook permet de transformer le profil d’un membre en page dédiée à sa mémoire, en retirant certaines informations comme son statut. À l’autre extrémité du spectre, Yahoo!, Hotmail et Gmail refusent de divulguer les mots de passe, même après un décès. Certains offrent toutefois de copier les courriels sur un disque compact. Quelque part entre les deux, le site de partage de photos Flickr accepte de laisser les comptes ouverts, mais refuse à quiconque de voir les photos identifiées comme privées.
Je laisse à d’autres le soin de débattre des aspects juridiques de la vie privée. Ce qui m’intéresse, c’est ce désir de confidentialité après la mort. Il fut un temps où l’on considérait normal de trouver les lettres et les journaux intimes d’un défunt. Les proches les lisaient ou non, selon leur curiosité ou leur conscience. Les gens qui ne voulaient pas qu’on fouille dans leurs petits secrets détruisaient tout de leur vivant, et basta.
On sent confusément que ce n’est pas la même chose avec Internet. Ma vie privée est sans intérêt, mais je détesterais qu’on se mette le nez dans mes courriels. Pas vous? Avant de lire le papier du Time, mon idée était très claire là-dessus. Tout le contenu en ligne auquel une personne a restreint l’accès de son vivant devrait être détruit. Mais l’article raconte le cas d’une mère qui a appris de belles choses sur sa fille décédée en consultant son profil Facebook. C’est plutôt touchant. Alors? On fait quoi?
























coolerman
18 Septembre 2009
15h31
On demande à notre testamentaire où avocat de faire faire effacer toutes les données confidentielles des serveurs à notre mort.
legorf
18 Septembre 2009
15h35
On écrit ce qu’on veut dans notre testament non? Si on veut que tout soit détruit, alors on l’écrit!
dkca
18 Septembre 2009
16h01
FBook comme dans FBI.
« Consentement volontaire « - Chomsky – au viol sur leur personne.
Je n’ai aucune pitié pour ces idiots volontaires.
ectic
18 Septembre 2009
16h39
le trolling c’est mal.
carbone-14
18 Septembre 2009
17h06
J’ai demandé par testament de faire publier tous mes courriels sur cyberpresse après ma mort. Pas de Pôblème…..
teddybear
18 Septembre 2009
18h23
Je serai mort , alors who gives a damn about it ?
montrealaise
18 Septembre 2009
18h56
La face cachée de ma mère.
Attention les enfants! Derrière votre mère se cache une Femme ;-)
jardindakademos
18 Septembre 2009
19h18
Nous pouvons faire plusieurs choses:
Ne jamais s’embarasser de ces services d’auto-gratification.
Ne pas se soucier de l’opinion des autres, peu importe ce qu’ils pourraient savoir, de notre vivant ou non.
Vivre à 100% et mourir dans l’extase de savoir que notre mort augmentera l’achalandage de notre page perso.
Pour la mère et sa fille, c’est pathétique en effet. Mais la pitié gonfle les coeurs ennuyés, elle ne remplit pas les estomacs vides. Je pense que les situations où notre seule implication est notre mortification ou notre sympathie, nous devenons des voyeurs!
claude_lafreniere
18 Septembre 2009
21h33
Bonjour Mme Krol
Je crois que ce problème devrait faire l’objet d’une attention particulière de la part des notaires lors de la rédaction des dispositions testamentaires afin de clarifier les choses.
Il serait possible par exemple de prévoir une disposition testamentaire qui donnerait aux exécuteurs testamentaires les instructions sur ce qu’il faut faire des dossiers numériques du défunt de même que les identifiants et les mots de passe pour accéder aux ressource protégées afin d’en disposer selon le vœux de la personne décédée.
D’une façon plus générale il s’agit de la question de la gestion de l’identité numérique.
Il existe présentement au moins une solution (gratuite!) offerte par VeriSign avec le Personnal Identity Portal qui permet tout à la fois de gérer son identité numérique et, avec l’option File Vault, de conserver sécuritairement des documents confidentiels.
Il serait possible par exemple d’y déposer la liste des identifiants, des mots de passe et des disposition testamentaires et d’inclure dans le testament le mode d’accès à ce “File Vault”. Si bien que l’accès à ces documents serait précisée dans le testament alors que les accès aux autres ressources le seraient via la liste déposée dans ce “File Vault”.
De cette façon il suffirait de mettre à jour la liste des identifiants/MdP dans le document conservé dans le File Vault sans avoir à changer les testament chaque fois que les Identifiants/MdP sont ajoutés ou modifiés…
Références: { VeriSign Personnal Identity Portal } hyperlien
:-)
–
Claude LaFrenière [climenole]: [{p ٧ ¬p}W{p ۸ ¬p}]
Profil & Contact: hyperlien
nickoleterrible
19 Septembre 2009
09h09
C’est sûrement l’aboutissement de la vie de ququn qui a vraiment, mais vraiment eu peur du regard des autres toute sa vie durant: avoir peur du regard des autres après sa mort.
jeannot_vachon
20 Septembre 2009
10h50
La confidentialité est une affaire de loi et non d’acte notarié. D’ailleurs ici il s’agit d’un contrat privé entre des utilisateurs et des sites internet. Par contre, vous ne mettez aucune clause dans ces contrats. Ils peuvent avoir 30 pages en petits caractères et très peu de personnes les lisent en entier et encore moins peuvent tout comprendre et en soupeser les implications.
Donc il y a mille pièges où on peut tomber, au gré de celui qui écrit le contrat. Même pour nos testaments, combien de nous avons un testament notarié et combien de notaires penseraient à insérer une telle clause? Le code civil et les lois en général servent à pallier aux oublis ou carences légales du simple citoyen.
Pour ceux qui disent “une fois mort, y a aucun problème pour le décédé”, vous êtes très brillants d’avoir deviné ça. Par contre, il y a aussi des survivants qui préfèrent garder un bon souvenir de leurs êtres chers plutôt que de connaitre ou laisser connaitre des petits secrets intimes, parfois honteux qui, de leur vivant, avaient avantage à être connus du moins de personnes possible.
Et même de son vivant, si on s’aperçoit que nos petits secrets deviendront étalés au grand jour, mais qu’il est trop tard pour en retirer toutes les traces, ça pourrait donner des ulcères à bien des gens.
Et si les sites décidaient de faire un certain chantage avec ces informations qu’ils se sont appropriées? Pour un certain prix, qui pourrait varier pour chaque client, vous pourriez racheter les informations soit d’un de vos proches soit de quelque personne que ce soit pour les utiliser comme bon vous semble.
Il pourrait arriver que notre belle réputation ou notre mémoire en général puisse en être totalement salie. Conclusion: il importe que les législateurs, dans l’optique du bien commun, décident à l’avance des modalités de la confidentialité des informations personnelles après la mort, rendant ainsi inopérantes des clauses abusives des détenteurs de sites.