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Le blogue de l’édito

André Pratte

André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.

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Le Jeudi 5 Novembre 2009 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (43)

Sommes-nous trop soignés?

Publié dans la catégorie Général, Santé

soins_s.jpg
Photo Reuters

André Pratte

Comment pouvons-nous reprendre le contrôle des dépenses de santé? En se faisant moins soigner, répond le médecin et chercheur Charles J. Wright, dans un texte très intéressant publié ce mois-ci dans la Literary Review of Canada. «Il est fascinant de constater que lorsqu’il est question de retrouver un équilibre entre la demande et l’offre de services de santé, on propose presque toujours d’augmenter l’offre - plus de médecins, plus d’infirmières, plus de lits d’hôpital, plus de médicaments, plus de salles d’opération, plus, plus, plus. Il est pourtant absurde de croire qu’un système de santé puisse fournir tous les soins possibles à tout le monde, peu importent le bénéfice réel et les coûts de ces services», écrit M. Wright.

Le chercheur souligne un certain nombre de paradoxes. N’étant pas expert en cette matière, je ne sais pas dans quelle mesure ces arguments sont solides. Ils soulèvent, en tout cas, des questions intéressantes.

Charles J. Wright fait notamment le point sur le médicament Avastin, employés pour les patients souffrant d’un cancer colorectal. Un traitement moyen d’une durée de quatre mois coûte 50 000$. De nombreux effets secondaires ont été relatés et la moitié des patients n’auraient tiré aucun bénéfice du traitement.

M. Wright remet aussi en question le dépistage du cancer du sein par des campagnes universelles de mammographie. Citant des études publiées dans le British Medical Journal, l’auteur affirme que si 2000 femmes subissaient une mammographie régulièrement pendant 10 ans, la vie d’une seule d’entre elle se trouverait prolongée tandis 500 d’entre elles auraient reçu un diagnostic erroné de cancer. De plus, 10 patientes auraient appris qu’elles avaient une tumeur mais celle-ci «ne serait pas devenue une véritable maladie si on l’avait laissée tranquille.»

Charles Wright s’élève contre la multitude de médicaments administrés aux personnes âgées. Dans bien des cas, les vieux consomment une douzaine de médicaments sous prescription.

«L’élimination de services inappropriés et le contrôle des dépenses pour de nouveaux services ou technologies inefficaces sont deux des mesures les plus efficaces pour assurer la viabilité de notre système de santé», écrit l’auteur de ce texte. Il souligne toutefois que ces approches sont très impopulaires auprès des politiciens (parce que la population en veut toujours plus dans ce domaine) et auprès des différents lobbys de la santé, notamment l’industrie pharmaceutique.

Qu’en pensez-vous?

  • J’approuve totalement. On vit dans un monde dirige par les pillules et les solutions miracles. On a peur de la maladie a un point que c’est ridicule (regardez la panique cree par la vaccination H1N1). Cela me fait penser a deux choses:

    1) Les spatiens d’Isaac Asimov. Ces personnes qui avaient totalement enrailles les maladies de leur planetes, augmentant leur longevite mais fragilisant leur corps: une simple grippe les suffisait a les tuer.

    2) La chanson The Decline de NOFX:
    “Lost the battle, Lost the war
    Lost the things worth living for
    Lost the will to win the fight
    One more pill to kill the pain”

    C’est exactement ce que nous faisons: on reste dans notre petit confort et sommes incapable d’envisager de ne plus l’avoir momentanement. Alors on prends une tite pillule et on fait disparaitre les maux. Douleur, maladie, anxiete, depression, etc. on est toujours plus prone a prendre une pillule que de combattre le probleme.

  • Il y a beaucoup de vrai la-dedans et si on avait le temps et la compétence on aurait beaucoup moins de probleme et de dépenses inutiles ou inapropriées.
    C est pas les solutions simples qui manquent c est peut etre plus la vraie volonté de les appliquer et peut-etre aussi la bonne personne au bon endroit qui a la compétence d appuyer ses idées avec du concret.Un fonctionnaire ou un syndicaliste c est pas toujours compétent ou flexible a souhait hein ?…
    De nos jours de toute facon avec la grippe A ,tout est foutu en l air dans le systeme de santé et poussé a bout et il sera interressant de voir le cout humain et financier de cette improvisation planifiée.
    C est sur que quand on parle de dépistages préventifs il y a tres peu d économies réelles a faire mais c est plutot du coté des consultations inutiles et périodiques qui devraient etre traitées ailleurs que dans un hopital qu il faudrait travailler…Quitte a introduire le fameux ticket modérateur.
    Et puis effectivement qu il faudra cesser d etre à la remorque des lobbies pharmaceutiques et syndicaux qui n ont aucune limite a leur gourmandise .On dirait que les argents et les énergies ne sont pas placés aux bons endroits ou sur les bonnes personnes faute de temps, de ressources et de motivation.
    Et quand tu es placé face a des choix budgétaires a la fin de l exercice c est toujours l humain qui paye…A tous les niveaux et de toutes les facons.

  • Pourquoi ne pas vivre 65 ans, en meilleure santé ?

    On veut vivre aussi longtemps que les japonais tout en soumettant à nos gènes , un bagage héréditaire apocalyptique.

    hyperlien

    Le Québec vit 5 années de plus depuis 1980 mais à quel coût ?

  • C’est surtout la peur de mourir qui coute cher.
    Quand on débouche le coeur de quelqu’un de
    70 ans on ne rend service qu’a lui.
    Aux détriments de la collectivitée….

  • Bon matin M. Pratte

    Difficile de se prononcer sur les exemples que vous avez mentionnés et qui sont peut-être l’objet de controverse chez les médecins eux-mêmes. Par contre je constate en effet que les personnes âgées prennent beaucoup de médicaments. Est-ce toujours justifié? Je ne saurais le dire n’étant pas médecin et il est facile de nier leur utilité quand il s’agit des autres…

    L’augmentation des coûts des soins de santé dépendent sans doute de plusieurs facteurs dont une “surmédicamentisation” présumée, sans négliger les investissement dans des équipements à la fine pointe de la technologie qui ne sont peut-être pas toujours justifiés et enfin le coût des opérations d’entretien et d’administration des hôpitaux et de l’administration publique des soins de santé (la RAMQ).

    Il serait peut-être mieux de commencer par soi et de se demander si nos propres demandes de soins ne sont pas parfois exagérée. J’ai l’impression qu’à force d’insister sur les questions de santé nous avons réussi à développer une sorte de “culture hypocondriaque”.

    Le cas récent de la pandémie (et non de l’épidémie) de la grippe A/H1N1 est une illustration de cela. Ne trouvez-vous pas qu’il y a exagération du danger? Que les mesures préventives dépassent de loin la probabilité d’être infecté et si on l’est d’en décéder? Les interventions publiques telles que celles de la Dr. Christiane Laberge qui remettent les pendules à l’heure sur cette pandémie sont malheureusement trop rares…

    Il se pourrait que le principal problème soit, ici comme dans bien d’autre domaines, la perte du sens commun et que cela soit la cause des exagérations sanitaires et la source principale des augmentations des coûts des soins de santé. Comme la grippe “ordinaire”: en général si on ne la soigne pas elle dure 7 jours. Si on la soigne, 8…
    Une question de culture.

    Portez-vous bien! :)


    Claude LaFrenière [climenole]: [{p ٧ ¬p}W{p ۸ ¬p}]
    Profil & Contact: hyperlien

  • Cela saute aux yeux principalement depuis que le gouvernement paie pour la médication c’est le “free for all” et les pharmaceutiques s’en donnent a coeur joie, par ici les milliards; c’était a prévoir, principalement dans les foyers pour personnes âgées. On m’a personnellement pendant 12 ans prescrit du “Lipitor pour tenter d’abaisser mon taux de cholestérol pour me dire a la fin que ce médicament n’avait aucune incidence sur mon problème et c’est un des plus prescrit au Québec. Une commission de contrôle de la médication permettrait de faire le ménage dans l’avalanche de médicaments disponibles sur le marché qui trop souvent n’ont qu’un effet placébo. Dans l’ensemble du ministère de la santé et dans celui de la justice une étude sérieuse sur la nécessité de certaines dépenses trouverait des milliards d’économie a faire dans l’intérêt des contribuables.
    Beaucoup de laxisme dans ces ministères comme dans bien d’autres d’ailleurs.

    Fernand Turbide

  • Au Québec, si on ne prend pas sa place dans la faramineuse file d’attente, on crève, tout simplement.
    Ici on est peu et mal soigné. Et ça nous coûte un bras en taxes et impôts de toutes sortes.
    Certains médecins de CLSC refusent même des patients, parce que leur cas les dépassent !!!
    Il est grand temps de revoir entièrement le système de santé, afin d’accélérer les diagnostiques et les traitements.

  • Nous sommes effectivement trop soignés. Un exemple :j’ai des amis qui en l’absence de tout symptome se font un devoir de subir à tous les deux ans un examen colo-rectal avec lavement baryté.
    Alors que je m’étonne de leur masochisme ,il me dise suivre la prescription de leurs médecins!
    En plus d’être désagréable ça donne quoi ,d’avoir un portrait de l’état de son colon à un moment préçis à tous les deux ans. Est-ce que ça empêche une tumeur de se développer entre temps?
    On sait très bien quoi faire pour désengorger notre système de santé. C’est une bonne alimentation doublée d’un programme d’exercice régulier.
    Si j’avais un conseil à donner aux gens ,ce serait : Écoutez le docteur Béliveau à l’émission “Kampaï” à Radio-Canada, essayez de mettre en pratique ses conseils,achetez vous une paire de souliers de course et bottez vous le derrière pour faire de l’exercice au moins trois fois par semaine pendant une heure.
    Ensuite écoutez votre corps, il saura vous le dire quand ça va pas. De toute façon comme les petits pots de yogourt on a tous une date sur le couvert mais on ne sait pas laquelle.
    Quand on arrivera à cette date,ce sera notre tour de partir.
    Alors à quoi ça sert de s’empoisonner la vie à passer des tests bidons souvent inutiles ,pour faire marcher marcher la “business” du système de santé.
    Profitons de la vie pendant qu’elle passe et arrêtons de faire la queue pour se faire vacciner,tester,taponner ,de toute façon on en sortira pas vivants!

  • Mr Pratte, vous capottez! Je cotise 2400$/année et je n’ai rien en retour….vraiment rien. Six mois d’attente pour mon médecin de famille, 28hrs pour l’urgence à l’hopital…la sous-traitance à épuisée les fonds. Payer une firme privé du docteur Couillard 90$/hr pour une infirmière au lieu de les embaucher directement à 18$/hr.À gatineau il y a des alle opératoire emplie d’équipement médical inutilisé, pourquoi?!? Parce l’hopital LOUE sont équipement et en loue qu’il n’a même pas besoin pour faire rouler une firme privé, au lieu de les acheter, ils les paient à presque leurs valeurs entière à chaque année.

    mais dans le fond, c’est peut-être juste parce que nous, les pauvres cotisants, on en demande trop hein?

  • En économie 101 on apprend la loi de Say : “l’offre crée sa propre demande”. On apprend aussi que cette loi s’applique particulièrement à la santé. Ajoutez à cela que la fraude dans le système de santé est probablement plus importante que dans la construction. Vous avez toutes les conditions pour une crise fiscale qui débouchera inévitablement sur une crise de santé publique à moyen terme.

  • N’étant pas un expert non plus, je trouve que c’est le seul commentaire censé que j’ai entendu des autorités sur le système de santé.

  • Très intéresant commentaire et il est dommage que ce genre d’opinion n’apparaisse pas plus souvent dans les médias, qui trop souvent ne font que répéter les mises en garde de la santé publique sans les mettre en contexte ou même les critiquer quand il le faut.

  • Je parlais plus ou moins du meme sujet avec un ami qui a passe plusieurs mois en Afrique. Alors qu’il s’y trouvait, il a souvent eu de maux de ventre apres avoir mange de la viande qui n’etait pas aussi fraiche que ce a quoi nous sommes habitues. Hors ses hotes en mangeaient sans problemes. Meme chose avec l’eau dans les pays en voie de developpement.

    Comme avec l’exemple du cancer du sein cite precedemment, certes quelques vies sont sauvees par les mesures preventives presentes dans nos societes ‘avancees’ asceptisees. Mais cela se fait aux depends de nos systemes immunitaires qui s’en trouvent affaiblis.

    Par exemple, je reside au Japon, peut-etre le pays le plus propre du monde. Par contre, je n’ai jamais visite un pays ou les allergies - une reaction excessive du systeme immunitaire face un agent inoffensif - sont si repandues. Je ne suis pas scientifique, mais je ne serais pas surpris s’il y avait un lien de cause a effet entre ces deux phenomenes.

  • Totalement daccord, nous avons créé une société h’hypocondriaques. Vous pourriez aussi ajouter à votre liste la procréation assistée.

  • Je crois que ce qu’il faudrait enrayer en premier, c’est les personnes qui courent à l’urgence pour rien…

    Quand j’étais jeune, je ne compte pas combien de fois mon amie d’en face est allé a l’hôpital si elle toussais plus que 2 jours en ligne (sinusite, bronchite, ou pneumonie assurément), ou si elle avait mal a la tête (tumeur au cerveau, sans aucuns doutes). Juste en éliminant ceux qui paniquent et vont à l’hôpital pour rien, je sens qu’on économiserais beaucoup de sous… et ca désencombrerait les urgences.

    Malheureusement, il n’existe pas de remède miracle à l’hypocondrie…

  • S’agirait-il de savoir si on préfère mourir jeune et en santé plutôt que vieux et malade?

    Chose certaine, la vieillesse, «ce naufrage» décrit par le Général De Gaulle, ne nous intéresse que dans la mesure où elle ne nous cause pas trop d’inconvénients. Personne ne souhaite partir «par morceaux» tout en rendant la vie insupportable à son entourage. Vive les beaux vieux en santé, sportifs, voyageurs, obtenant un doctorat à 80 ans, etc . Mais qu’en est-il des autres?

    Il se trouve toujours des défenseurs de «la vie à tout prix», la plupart du temps pour des motifs assimilables à une forme de religiosité. Mais «Quelle vie? Je n’ai pas de vie » hurlait le Lieutenant-colonel Slade dans «Parfum de femme». Et pourtant, le Colonel «n’était qu’aveugle». Un bien petit mal si on le compare à la tétraplégie du sculpteur joué par Richard Dreyfuss désireux lui aussi d’en finir dans «C’est ma vie après tout». À chacun son évaluation des dommages subis, non?

    Bien sûr que la maladie est un considérable facteur négatif. Je ne connais personne qui y voie une «valeur ajoutée». La maladie, c’est un peu comme une crevaison. Ça nous met hors-jeu pour un certain temps qu’on espère le plus court possible. On peste, on bougonne, on met le pneu de secours, on se rend au garage puis on reprend la route.

    Je prends toujours plaisir à confondre les «psys à cinq cennes» qui me demandent si ma relation avec la vie a changé depuis que, il y a déjà quelques années, j’ai failli laisser ma peau pour cause de maladie grave. «Est-ce que j’ai l’air d’avoir gagné au 6/49? Ça, ça aurait changé ma vie. J’ai juste failli mourir, simonac. On a réparé «le flat» et le voyage continue comme avant. Merci à notre système de santé que tant de gens aiment critiquer. Point.»

    Espérons que le suite des choses soit aussi tranquille qu’avant et que le départ définitif se fasse sans trop d’emm***** pour moi mais surtout pour mes proches. Jusqu’à présent, ça n’est pas si mal. «Pourvou qué ça doure» aurait dit la mère de Napoléon.

  • Cette idée de ne pas toujours agir sur le “supply side”, mais de rationaliser la demande est le commencement de la sagesse. Le point où elle a le plus d’impact est celui du prédiagnostic. Rien ne forait autant pour aussi peu pour l’amelioration de la santé. Naturellement c’est un point où le lobby médical va se battre comme une hyène défendant son os… Le lien ci-dessous en traite. Un texte parmi 80 pour une réforme raisonnable du système de santé.

    hyperlien’autodiagnostic/

    Pierre JC Allard

  • Ce court texte porte à réfléchir et je suis moi même d’accord en grande partie! Etant employé dans un hopital de la région de Montréal, je vois des choses qui m’indigne!!! Pourquoi s’éterniser à chercher le cancer primaire d’une patiente atteinte d’un cancer généralisé âgée de 85 ans alors qu’elle est de tout façon condamnée?? Nous dépensons beaucoup d’argent en examen qui sont tout à fait inutile…C’est comme si maintenant les personnes âgées ne pouvaient plus mourir…il faut à tout prix les garder le plus longtemps…mais dans quelles conditions…
    Nous serons tous un jour une personne âgée et nous désirons tous vivre le plus longtemps possible mais tout en ayant une qualité de vie…j’ai parfois l’impression que les médecins veulent presque empailler leurs patients tout ça pour leur portefeuille, leur prestige et les fameux statistiques sur l’espérance de vie. On doit tous un jour mourir, c’est malheureux mais la vie est ainsi faite…

    Une autre chose est abbérante, un patient qui se présente par exemple pour des douleurs cardiaques à l’urgence, l’urgentologue le recoit et bien souvent avant de faire quoi que ce soit, le patient est pris en charge par un consultant, en l’occurence un cardiologue. On passe encore la carte, le patient bien des fois quitte l’urgence en ayant vu plus de 3-4 spécialistes…Voilà encore bien des dépenses…

    Sans parler bien sûr de cette hystérie collective sur la grippe A H1N1…j’ai bien hâte de voir la facture très salée…La population oublie que beaucoup de gens meurent chaque année de l’influenza…Mais cette grippe fait rouler l’économie à bien des points de vue…média, publicité, compagnie pharmaceutique, compagnie de matériel médical, employés payé en surnuméraire…Il faut se poser des questions et arrêter de suivre le mouvement populaire!!

  • La surmédicalisation de notre société a un effet plus que pervers : les gens s’en remettent aux médicaments plutôt que de prendre leur santé en charge. On se bourre de malbouffe en avalant sa pilule contre le cholestérol avec une bonne gorgée de Coke. Pourquoi n’investit-on pas davantage dans la prise en charge du patient par lui-même? Pourquoi les médecins ne prescrivent-ils pas un régime de vie plutôt qu’une panoplie de pilules à des gens qui pourraient modifier leur condition s’ils utilisaient leur jugement? L’ordonnance d’un médecin doit-il forcément passer par la pharmacie?

  • Une citation:
    La médecine a fait, depuis un siècle, des progrès sans répit, inventant par milliers des maladies nouvelles.
    Louis Scutenaire

  • bonjour, la santé n’est plus qu’une affaire de lobby, et cela fonctionne des deux cotés, rien qu’à penser à un dénommé Couillard

  • DIMINUER les prescriptions de médicaments qui créent d’autres maladies et qui font vivre les gens artificiellement.

    informedchoice.info/cocktail.html

    lexpress.fr/actualite/sciences/sante/tout-ce-que-l-on-ne-vous-dit-pas-sur-les-medicaments_764792.html

  • @ Alex-Cyr
    “C’est surtout la peur de mourir qui coute cher.
    Quand on débouche le coeur de quelqu’un de
    70 ans on ne rend service qu’a lui.
    Aux détriments de la collectivitée….”

    Vraiment inspirant votre commentaire !(sarcasme). On gage-tu qu’à 70 ans, vous ne penserez plus de la même façon?

    Vous passerait-il par l’idée qu’à l’âge “vénérable” de 70 ans, même après un pontage, on puisse être encore utile et jouir de la vie avec toutes ses facultés. Si je vous disais qu’on peut même payer encore beaucoup d’impôts, cela vous rendrait-il plus indulgent?

    De la à militer pour l’euthanasie “préventive” , il n’y a qu’un pas…Je vous imagine facilement les yeux en $$$ au pied du lit de votre père souffrant…

  • Trop soigné??? je sais pas.. j’ai tellement peur d’aller chez le médecin tellement cela prend du temps.
    Je pense que la question ne se situe pas dans l’offre et la demande en tant que telles.. mais a deux niveaux.
    le premier est le niveau culturel.. on a inculqué aux gens la culture de la peur.. les gens ont peur de tout bobo, comme si cela été la fin de tout… je suis contre le laxisme en santé (c’est le bien le plus précieux) mais a voir la quantité de gens en bonne santé qui courent vers les hopitaux a la moindre petite alerte.. je peux pas leur en vouloir ils ont été formatés dans le sens..
    On a appris aux gens qu’un bon médecin est un médecin qui prescrit beaucoup de médicaments.. ma vielle grand mère est décedée a 104 ans en ne prenant que deux médicaments, l’un pour son coeur, et l’autre occasionnel en cas de pics de tensions.. et elle est arrivée a un age plus qu’honorable avec cela.
    Le deuxième est de niveau structurel… les fonds sont la, mais tellement mal utilisés, le budget de la santé au Quebec est l’équivalent du budget de pays plus peuplés du tiers monde… avec santé éducation et défense compris.
    Mais on a droit a quoi??? a une surutilisation de moyens alors que des besoins préssants se font mettre en seconde catégories… exemple, on soupçonne une tumeur.. il faut 6 mois pour passer les tests…heyyy c’est pas un examen scolaire ça, le cancer ne va pas se mettre en pause en attendant…

  • Un peu comme ces belles grosses baleines du Golfe qui font toujours leurs exercices le plus naturellement du monde, il en est parfois des Sapiens comme de ce brave Monsieur, très gentil par ailleurs, qui tente par tous les moyens de se faire oublier dans les foules.

    Après un peu d’exercices sur le vélo pour se faire suinter tout partout, un peu de tapis roulant pour pomper l’air et garder ses fonctions respiratoires en forme jusqu’à cent ans si possible, ledit gros Monsieur n’eut bientôt d’autre à faire que de se précipiter à l’aquaforme et aller faire des bombes comme pour mieux impressionner tous ses voisins patibulaires presque semblables.

    Et c’était vraiment merveille que le voir se remuer en arabesques de toutes sortes tout comme à la nage synchronisée pour enfin parvenir lui aussi, qui sait? aux olympiques des rondelets au plus tôt si possible. Mais misère!

    Quelle ne fut pas ma surprise en quittant ledit gymnase de reconditionnement physique ou mental que de voir ledit bon Monsieur pourtant rempli de bonne volonté en train de manger un chip comme pour se remonter un peu le moral malgré tout. L’intention était certes louable assurément. Mais les moyens?

  • À lire les commentaires plus haut, ca me fait penser a l’histoire de ma grand-mère…

    Quand son Alzheimer est devenu trop lourd, elle a été placée dans une foyer pour personne sans autonomies… après quelques années, elle était “légume” au point de ne plus parler, plus marcher, elle ne reconnaissais rien, ni personne. Bref, tout le monde était bien triste de la voir dans un tel état, et tout le monde souhaitait que ses souffrances finissent au plus vite… mais pas le personnel du foyer, apparament. Il a fallu faire des pieds et des mains pour qu’il arrête de l’envoyer a l’hôpital. Quand elle a fait sa flébite ou ses “mini ACV”, il a fallu se battre pour qu’il ne l’envoie pas a l’hopital et se contente de calmer la douleur…

    Je comprend qu’on veuille prolonger la vie… mais pourquoi s’entêter a vouloir garder en vie quelqu’un qui ne comprend pas ce qui se passe autour d’elle, ne marche plus, ne parle plus, ne mange même plus ?! Ca n’aide personne et ça coûte cher…

    (P.S. à ceux qui s’indignent : J’adorais ma grand-mère, mais le légume qu’elle était devenue n’était plus la grand-mère aimante que j’avais connue et je ne vois juste pas le but de maintenir ainsi les gens en vie, si ca n’apporte plus rien à personne, même à la personne elle-même.)

  • Le gros gros problème dans tout cela. C’est qu’on ENTRETIENT la maladie parce que c’est payant. Et on ne la guérit pas.
    Et je suis sûr qu’il y a déjà des remèdes pour plein de maladies mais que qu’ils les sortent pas.
    Faites juste imaginer comment empoissonner le monde avec toutes sortes de produits chimiques dans leurs bouffe, dans l’environnement peut être payant par exemple pour les pharmaceutiques par exemple. Et ça c’est sans compter les médicaments qui rendent aussi malade….. Bref, c’est diabolique juste à y penser.

  • Le système de santé est malade lui aussi. À quand une réforme en bonne et due forme?

    Ce commentaire a l’air impartial, mais je me lance tout de même: les médecins sont les professionnels de la santé que j’écoute le moins sur cette question. Ils gèrent rarement le système, se sauvent régulièrement là où leur salaire sera encore plus grand, font du lobbying, délèguent leur travail aux infirmières (j’ai des amies qui s’en plaignent régulièrement).

    Deuxièmement, la santé est un système déficitaire à la base. C’est la population, avec un impact sur sa santé, qui décide jusqu’où va le déficit.

    La réforme sur papier ne pourra pas être écrite ici, ni tout de suite vu l’actualité.

  • Je ne sais pas si on est trop soigné. D’un côté, j’ai plusieurs exemples autour de moi de personnes très âgées qui semblent occupées à temps plein avec plusieurs rendez-vous à tous les mois . Une dame de 84 ans de ma connaissance a passé 3 tests colo-rectal en moins de 6 mois. Son médecin soupçonne un probème de ce côté là mais tous les examens s’avèrent négatifs. Une autre, sans médecin de famille à 88 ans, a dû se présenter dans une clinique sans rendez-vous pour une vilaine coupure. Le médecin de garde est tombé en bas de sa chaise en constatant qu’elle ne prenait AUCUN médicament. Il a fait des pieds et des mains pour lui trouver un médecin de famille. Depuis ce temps, elle a des rendez-vous à toutes les semaines pour passer une batterie de tests. Pourtant, elle ne se plaignait de rien. Et si on lui trouve quelque chose, iol n’y aura pas de limites à ce qu’on fera pour prolonger sa vie.

    D’un autre côté, j’ai en tête un cousin de 45 ans qui se sentait mal. Sans médecin de famille et se sentant coupable d’engorger le système avec un symptôme aussi vague, il a attendu d’être au plus bas avant de consulter. Cancer du foie, il ne verra probablement pas Noël.

  • À lire certains commentaires, je constate une tendance inquiétante dans la société. Bien que l’on reconnaîsse sans problème le droit des aînés de refuser de refuser l’acharnement thérapeutique, voire même d’avoir droit à une assistance pour le suicide, il semble qu’on soit beaucoup moins pressés de défendre les droits de ces aînés qui s’obstinent à vivre, en dépit des maladies!

    Entendons-nous bien, moi non plus je n’ai pas envie de passer mes dernières années de vie dans la souffrance mais c’est facile de dire ça quand on est jeune et que la maladie semble si loin. Le droit de disposer de notre corps et de notre santé comme on l’entend est aussi valide pour les aînés malades que pour ceux qui sont en bonne santé.

    À force de séparer les aînés en deux catégories sans nuance, celles des aînés resplendissants de santé qu’on voit dans les pubs de margarine et celle des aînés à qui l’on reproche de coûter cher parce qu’ils refusent de quitter gracieusement la scène, on finira par créer une société sans cœur qui traite encore plus les gens comme des objets utilitaires qu’on jette aux déchets lorsqu’ils ne sont plus rentables.

    Ce blogue porte sur les abus du système alors concentrons-nous sur les personnes qui encombrent les urgences avec un rhume ou une grippe ordinaire (ça n’a pas commencé avec la grippe H1N1, il y a des lustres qu’on voit cela) tout ça pour se faire dire de garder le lit et de boire beaucoup d’eau.

    Il y a aussi l’organisation du système de santé qui serait à revoir. Pourquoi ne pas exiger la possibilité de renouveler une ordonnance par un appel à la pharmacie au lieu de toujours être obligé d’aller chez le médecin pour le moindre papier? Pourquoi certains médecins encouragent-ils l’abus en acceptant de prescrire des antibiotiques pour des maladies qui n’en nécessitent pas, juste parce que le patient l’exige et menace de faire toute les cliniques s’il n’obtiennent pas satisfaction?

    L’abus, ce n’est pas tant de vouloir rallonger sa vie lorsqu’on est vraiment malade, que de mobiliser le système de santé ou permettre son inefficacité alors que les choses pourrait être faites autrement. Oui, les “vieux” coûtent cher mais beaucoup moins que les milliards perdus en évasion fiscale et dont on ne parle presque jamais. Quand les abris fiscaux disparaîtront, ils ne me manqueront pas, contrairement à mon oncle atteint d’un cancer inopérable de la prostate…

    Un jeune souffrant de fibrose kystique peut se faire greffer des poumons, même s’il sait qu’il mourra au plus tard à 35 ans et ce sans subir de la désapprobation d’autrui. Je trouve terrifiant l’idée qu’on commence à se demander si ça vaut la peine de traiter une personne âgée qui n’en a plus pour longtemps. Et si ces quelques années de vie comptaient pour cette personne? S’il y avait des choses qu’elle désire faire ou des gens à qui elle désire parler avant de mourir? J’espère que vous serez aussi à l’aise à l’idée de mourir lorsqu’on voudra faire des économies sur votre dos.

    Il y aurait mieux à faire à promouvoir la prévention et les bonnes habitudes de vie. En passant, au début du siècle les japonais ne vivaient que 37 ans en moyenne. Leur espérance de vie a augmenté à partir du moment où ils ont augmenté leur consommation de fruits et de légumes (leur alimentation était surtout constituée de viande). De plus, ils mangent beaucoup de produit à base de soya et davantage de poulet et de fruits de mer que de boeuf.

    Il y a beaucoup d’éducation à faire. Nutrition, exercices mais aussi empathie.

  • Il y a tellement de gaspillage dans le système que çà prendrait une enquête publique pour y donner un bon coup de balai.

  • Il y a une question de mentalité aussi…A preuve, ma mère de 90 ans qui insiste pour que je lui prenne un rendez-vous chez le médecin parce que ça fait plus de quatre mois qu’elle n’y est pas allée. Elle n’a aucune maladie, mange bien, dort bien, respire bien, jouit de toutes ses facultés, vit en appartement , fait ses courses et son ménage elle-même, bref, elle est autonome.et ne prend à peu près aucun médicament. Je lui demande si elle a des symptômes, quelque chose qui ne fonctionne pas ou qui l’inquiète qui justifierait sa demande. Sa réponse se résume au fait que ça ne lui semble pas normal de ne pas avoir un suivi continu d’un médecin à son âge!!

    J’ai beau lui dire que les médecins ont fort à faire avec les gens vraiment malades, elle insiste. Je pense lui changer les idées avec une proposition d’après-midi shopping….(soupir!)

  • Non non ; on n’est jamais trop bien de sa personne …

    P-S : Félicitations monsieur Pratte, c’est l’une des plus étranges questions de blogues que j’ai lues en 5 ans ! (genre).

  • @ Mimi40
    Vos propos donnent raison à ces américains qui paniquaient devant les propositions de réforme du système de santé américain. Ils disaient que des fonctionnaires allaient décider des soins à leur donner non pas en fonction de leurs maladies mais en fonction de leur âge.
    Si un système public de santé commence à calculer la rentabilité sociale des efforts à déployer faire pour prolonger la vie et la santé des malades il sera grand temps de revenir à une médecine privée où chacun décide de l’importance qu’il accorde à sa santé et à sa vie.
    Si vous jugez qu’une personne de 85 ans ne mérite pas des soins de pointe alors vous me donnez le droit de penser que soigner un enfant décrocheur ne le mérite pas plus.
    Dégoutant.

  • Misère!!!!

    Stephanie2009 voulez-vous m’épouser? (Ceci est une boutade)

    Il y en a qui ne comprenne pas le principe de l’assurance. Dans le genre: je paie 2400$ par année pour la santé et je n’en retire rien. J’espère que vous avez aussi annulé vos assurances habitation, n’ayant pas été victime de feu, de vol ou d’inondations dans la dernière année. Et votre assurance-vie, un vrai gaspillage, vous êtes encore vivants!

    La presque totalité des opinions exprimées ici n’ont aucune valeur étant fondées sur du vent ou des événements anecdotiques que l’on généralise induement au nom du gros bon sens qui n’en a en réalité aucun.

    Même si le texte publié par ce chercheur est intéressant, fait-il consensus dans la communauté scientifique? Les études statistiques appuient-elles les énoncés, sont-elles bien objectives? Mesure-t-on la bonne chose? Tire-t-on des conclusions fallacieuses d’une étude qui est pourtant en béton?

    L’histoire de votre quatrième voisine qui courait à la moindre toux n’est absolument pas pertinent à la discussion à moins que vous n’ayez des statistiques pour démontrer qu’elle représente une partie significative de la population.

    Et il y en a ici que l’on se demande bien pourquoi ils ne se sont pas encore suicidés pour rendre service à la société tellement ils méprisent la vie humaine. Mais, peut-être que finalement c’est juste la vie des autres qu’ils méprisent. Tous étant superflus, sauf eux.

  • @ Calpomag

    Et qui, selon vous, aura droit de vie ou de mort dans un système privé? L’assureur.

    Et ça risque d’être bien plus dégoutant encore…

  • Évident que l’on est trop soigné. Tout le budget du Québec est en train de passer dans la santé. Aucun gouvernement n’a assez de “GUTS” pour redresser la situation. Corrigez moi si nécessaire mais le Québec, per capita, a plus de médecins que n’importe laquelle des autres provinces Canadienne. Mais cela, jamais personne ne le dit.

    Les gens et les médecins abusent du système. Lorsqu’ une personne va voir son médecin celle-ci, en sortant du bureau, prend son prochain rendez vous. Les médecins, c’est avec les médicaments… Une personne pas trop réveillée peut se ramasser facilement avec 10 ou 15 médicaments différents. La moindre petite anxiété et c’est tout de suite les anti-dépresseurs.
    Aussi, les médecins commandent beaucoup trop de tests d’analyses en laboratoire. On dirait qu’ils ne sont plus capable de poser des diagnostiques dans leur bureau?

    Il a été prouvé que lors des matchs de Hockey ou des programmes comme “Occupation double”, les urgences sont pratiquement vides. Bon dieu qu’un ticket modérateur règlerait bien des problèmes?
    Mais le gouvernement, au lieu d’appliquer de vigoureux correctifs, va plutôt augmenter la TVQ de 2%. Ça va nous faire 91/2 % juste en TVQ (Noter que ce % est calculé sur le total Montant + TPS ce qui amène cette taxe en réalité à 10%)…Incroyable.

    Moi, j’ai encore en mémoire le sondage qui démontrait avec éloquence que les Québécois ne voulaient pas de baisse d’impôts. Voulez vous savoir pourquoi? C’est parce que la majorité des Québécois ne paient tout simplement pas d’impôt actuellement! C’est 40% de la population qui se tapent les impôts.

  • Le problème: il manque de main-d’oeuvre!!! (mais la Terre peut-elle supporter la consommation de la population qui doit poursuivre la forme pyramidale que notre économie a besoin pour fonctionner?)

    Manque de main-d’oeuvre = rareté des ressources médicales. En plus que les deux ordres des médecins doivent probablement intervenir dans cette rareté créée en parti par les cote d’admission en médecine. Ainsi il n’y a plus assez de médecins dans les hôpitaux pour former plus de médecins. Résultat: le nombre de médecins reste restreint et leur salaire est honteux.

    Ils ont créé une rareté dont ils sont victime et maintenant demandent un plus gros salaire pour justifier l’achalandage. Si ils n’ont pas autant qu’ils veulent, et bien comme vous le dites, ils prescrivent des visites, des médicaments et partent en croisière sur le dos des compagnies pharmaceutiques reconnaissantes.

    Comme le disait récemment le président de la FMOQ ( l’association de médecins omnipraticiens du Québec), les jeunes étudiants en médecines vont TOUS en spécialité parce que c’est plus payant. J’ai l’article devant les yeux le citant. Selon lui, la solution est simple, augmenter les omni de 64 000$ soit à 270 000 pour que “l’équilibre” reviennent (ça ne fait pas plus de médecin ça, juste distribués différemment). Je lance donc un BRAVO aux jeunes médecins et aussi au Dr Godin pour sa solution “simpliste”. Je suis certain que la plupart des spécialistes seraient outrés d’une telle hausse car selon eux ils méritent plus que 20% de plus que les omnipraticiens. Jusqu’où ira ce jeux de surenchère financé par la société?????

    Je suis en accord avec la majorité de ce qui a été écrit sur ce blogue: nous devons éduquer la population pour qu’elle arrête de se faire dicter le ton par les autres. L’eau et le sommeil sont les deux meilleurs remèdes, jumelé à de l’air frais, de l’exercice et une saine alimentation, vous irez loin et en santé.

    Pour diminuer le fardeau de la santé: allez moins chez le médecin (qu’en cas de nécessité), écoutez-le avec modération (ce n’est pas Dieu) et augmentons leur nombre pour qu’ils n’aient plus le gros bout du bâton lorsque notre “ami” Mr. Barette demande des augmentations abusives. Ils y aura plus d’omnipraticiens, mois de monde aux urgences, les infirmières n’auront plus de raison de demander des primes de ci et des primes de ça suivit de bonus, de bonis et autre rémunération secondaires et plus discrètes qui passent souvent sous le radar.

    J’ai bien hâte de savoir ce que les syndicats ont demandé au gouvernement pour les prochaines négociations; ça risque de faire mal.

  • @seline 9h05 “…L’ordonnance d’un médecin doit-il forcément passer par la pharmacie?”

    Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les médecins, des personnes pourtant hautement éduqués, ne soient pas plus critiques face au puissant lobby pharmaceutique. Pour moi, il ne fait aucun doute que les problèmes soulevés dans ce billet ont leur source directement du côté des multinationales du marketing pharmaceutique.

  • Tout à fait, on est trop soignés.

    Il faudra bientôt (on n’a pas le choix de toute façon) qu’on repense toute la gamme des soins offerts gratuitement.

    Exemple: pourquoi mon voisin paierait pour mes blessures de sports extrêmes ? Pas d’assurances privées ? Pas de snowboard ! Accident responsable ? Paie ton hôpital !

  • @dcsavard et Stephanie2009

    Ouf! vous me rassurez…

    @petdud

    Qui vous dit que les médecins ne sont pas critiques face aux pharmaceutiques? il faudrait qu’ils arrêtent de prescrire peut-être? la vérité, ne vous en déplaise, c’est que le médicaments sauvent des vies. Exemple, mon père a fait un avc il y a une dizaine d’années. Sans médication, il s’en taperait d’autres et ne survivrait pas. Il a cependant une vie normale grace aux médicaments qu’il prend et non, il n’a pas à aller continuellement chez le médecin pour renouveler sa prescription.

    @Pager

    Le tiket modérateur vous seriez le seul à le payer parce qu’on ne le fera pas payer aux démunis, aux assistés sociaux, aux personnes agées, bref à peu près personne sauf la classe moyenne, qui n’encombre pas les urgences. De plus, ce n’est pas ce tiket qui va arrêter les mieux nantis de consulter pour rien.

    @leolelion

    Ben oui! vous avez raison. D’ailleurs si vous traversez la rue et que vous vous faites frapper, paie ton hopital! t’avais qu’à regarder avant de traverser. Méme chose si tu te coupes un doigt en taillant ta haie, t’avais qu’à faire attention. Si votre enfant joue au soccer et se fait casser une jambe par un autre joueur, ça tombe dans la catégorie des sports extrèmes? Au fait on s’arrête où avec ce genre de raisonnement, qu’est ce qu’il serait acceptable de faire payer à votre voisin?

    Y-t-il trop d’examens de dépistage? peut-être. Par contre, quelqu’un qui a un polype à l’intestin qui est révélé par une colonoscopie pourra se le faire enlever avant que celui-ci ne devienne un cancer. Est-on mieux de dépister ce polype ou y aller pour le traitement du cancer (tests, chirurgies, chimio, …) qui vraissemblablement devrait suivre ce polype?

  • C’est la vie a tout PRIX. Ne vous en faites pas ça va arrêter quand le pays sera en faillite et que les médecins iront travailler ou c’est plus payant. En Afrique on n,est pas surtraités et on voit ce qui se passe. Notre tour s’envient soyez patient sans jeu de mot.

  • DIMINUER les prescriptions de médicaments qui créent d’autres maladies et qui font vivre les gens artificiellement.

    informedchoice.info/cocktail.html

    lexpress.fr/actualite/sciences/sante/tout-ce-que-l-on-ne-vous-dit-pas-sur-les-medicaments_764792.html

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