Le blogue de l'édito

Archive de la catégorie ‘Général’

Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 15h58 | Commenter Commentaires (13)

Grèce : négos, manifs… et menaces d’arrestation!

CDes policiers durant une manifestation en Grèce contre le plan d'austérité. Photo : Reuters

Des policiers durant une manifestation en Grèce contre le plan d'austérité. Photo : Reuters

NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Vincent Brousseau-Pouliot

Une grève générale de 48 heures, des ministres qui démissionnent, les policiers grecs qui menacent d’arrêter les fonctionnaires européens pour « chantage » et « politiques destructives » : la dernière entente de principe conclue jeudi entre la Grèce et l’Europe provoque passablement de remous. Au point où l’entente pourrait échouer.

La dernière impasse? Les politiciens grecs ne veulent pas imposer les compressions de 300 millions d’euros dans les régimes de retraite qui sont demandés par l’Europe. Le premier ministre grec Lucas Papademos tente de dénouer l’impasse, notamment en proposant d’autres coupes alternatives de 300 millions. Un ancien vice-président de la Banque centrale européenne nommé à la tête du gouvernement grec en novembre dernier, Lucas Papademos a averti les membres de son gouvernement de coalition de l’importance d’adopter le plan d’austérité. “Nous ne pouvons pas laisser la Grèce faire faillite”, a-t-il vendredi lors d’une réunion du conseil des ministres de la Grèce.

L’Europe s’impatiente, d’autant plus que le gouvernement grec ne veut pas s’engager par écrit à respecter l’entente après les élections qui pourraient se tenir au printemps. Les pays de l’Union européenne, qui ne veulent pas renégocier avec la Grèce après les élections, exigent un engagement par écrit qui lierait la Grèce peu importe les résultats électoraux. « Il faut vraiment que cette affaire se termine et se boucle », a déclaré vendredi le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Tous les Grecs ne l’entendent pas ainsi. Après une première grève générale mardi où 20 000 personnes ont protesté dans le calme, les Grecs remettent ça aujourd’hui et samedi. Le syndicat des policiers grecs a aussi menacé par lettre d’arrêter les représentants de l’Union européenne et du Fonds monétaire international à Athètes pour « chantage » et « politiques destructives ». Cette menace pourrait difficilement être mise à exécution puisqu’un juge doit approuver un mandat d’arrestation.

La Grèce a besoin d’un plan de sauvetage de 130 milliards d’euros – le troisième en trois ans – pour renouveler des obligations de 14,5 milliards le 20 mars. Pour obtenir ce plan de sauvetage, le gouvernement grec doit réduire ses dépenses et son déficit. Les dernières mesures d’austérité demandées par l’Europe atteindraient environ trois milliards d’euros. Le taux de chômage est de 21% en Grèce, dont 48% chez les 15-24 ans.

L’Europe a fixé le milieu de la semaine prochaine comme échéancier pour que la Grèce adopte son dernier plan d’austérité. Le gouvernement de coalition a perdu hier l’appui d’un de ses trois partis : l’Alerte populaire orthodoxe, un parti populiste d’extrême droite qui votera contre le plan d’austérité. L’Alerte populaire orthodoxe ne comptant que 16 députés sur 300, l’entente devrait tout de même être approuvée par le parlement grec. Le gouvernement conserve toujours 252 sièges sur 300.

S’il n’y a pas d’entente, la Grèce pourrait être en défaut de paiement et devoir abandonner l’euro. Certains observateurs du milieu financier ont peur qu’un défaut de paiement de la Grèce engendre des conséquences négatives sur l’économie mondiale, un peu comme la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Qu’en pensez-vous? La Grèce doit-elle accepter les mesures d’austérité imposées par l’Europe? Craignez-vous son départ de l’Union européenne?

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Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 20h01 | Commenter Commentaires (24)

Dieu en campagne électorale…

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338572Mario Roy

Encore une fois, le surréalisme religieux fait irruption dans la politique américaine. Cette fois, ce sont les catholiques qui mènent le bal. Et, bien évidemment, parce que les esprits religieux de toutes obédiences ont les mêmes obsessions de vieux garçons, c’est le sexe et la moralité des femmes qui sont visées par le biais de l’accès à la contraception..

Vous aurez du mal à le croire, mais selon CNN, toute la pré-campagne de l’élection présidentielle en est bouleversée! En 2012! Dans une société avancée! Que disait le regretté Christopher Hitchens, déjà? Ah oui. Que la religion empoisonne tout…

Je résume un truc un peu compliqué. Les nouveaux règlements associés à l’assurance-santé prévoient que les employeurs (même les hôpitaux ou autres identifiés au catholicisme) doivent rembourser les contraceptifs au même titre que tout autre médicament. Voilà. C’est tout. À partir de là, les curés en déchirent leur soutane. Les candidats républicains, qui n’en manquent jamais une, se bousculent pour dire qu’ils ne consentiront jamais à insulter les dieux de cette façon.

Et savez-vous ce qui est le plus comique?

Un sondage révèle que 98% des femmes catholiques américaines utilisent un contraceptif! Et que 89% de ces femmes ont eu, ou ont, une vie sexuelle avant le mariage!

Le dieu des catholiques doit sûrement le savoir : il est partout et il sait tout! Pourrait-il, je le prie (!), le dire à ses curés?

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Mercredi 8 février 2012 | Mise en ligne à 14h35 | Commenter Commentaires (57)

Un REER obligatoire?

Claude Castonguay, ancien ministre du gouvernement Bourassa et père du régime d'assurance maladie, a proposé l'an dernier d'instaurer un REER obligatoire. Photo : Robert Mailloux, La Presse.

Claude Castonguay, ancien ministre du gouvernement Bourassa et père du régime d'assurance maladie, a proposé l'an dernier d'instaurer un REER obligatoire. Photo : Robert Mailloux, La Presse.

NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Vincent Brousseau-Pouliot

Avec la date limite du 1er mars qui approche à grands pas, la saison des REER bat son plein. Mais contrairement à l’an dernier avec la sortie de Claude Castonguay, pas de débat sur le REER obligatoire à l’horizon.

L’an denier, Claude Castonguay suggérait un REER obligatoire pour tous les employés sans régime de retraite. Selon le scénario élaboré par le père du régime d’assurance maladie québécois, tous les travailleurs de 35 ans et plus cotiseraient obligatoirement 5% de leurs revenus entre 30 000 $ et 70 000 $. Les employeurs ne seraient pas appelés à contribuer. Son idée a été rejetée autant par le gouvernement Charest que par le Parti québécois. Selon les calculs de l’ex-ministre du gouvernement Bourassa, plus de 60 % des Québécois ne pourront maintenir leur niveau de vie à la retraite.

Au Québec, les cotisations à un régime privé de retraite ou d’épargne-retraite (REER) sont facultatives. Chaque année, environ 1,1 million de Québécois cotisent à leur REER. L’an dernier, les gouvernements du Canada et du Québec ont annoncé leur intention de mettre sur pied chacun leur régime volontaire d’épargne-retraite pour les salariés qui ne disposent pas d’un régime de retraite privé. Les employeurs seront tenus d’offrir le régime mais pas d’y cotiser. Ces régimes volontaires ne sont pas encore en vigueur.

La Suède, elle, a opté pour une sorte de REER obligatoire depuis 2000, comme le témoigne ma collègue Stéphanie Grammond dans une série de reportages publiés l’an dernier. En plus de leurs régimes publics de retraite (cotisations de 16% du salaire), les Suédois mettent chaque année 2,5% de leur salaire dans leur compte Premium, une sorte de REER obligatoire. La cotisation est versée à parts égales par l’employé et l’employeur.

Doit-on exiger que tous les travailleurs québécois cotisent à un REER ou un régime de pension? Doit-on aussi assujettir les employeurs à cette obligation? En pleine période de cotisations REER, le débat est lancé.

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