Un des 88 300 bébés nés en 2010. (Photo André Pichette, La Presse)
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Ariane Krol
C’est chose faite, ou ça ne saurait tarder: nous serons 8 millions d’habitants avant la fin de l’année, confirme l’Institut de la statistique du Québec. Il nous aura fallu 21 ans pour gagner un million de concitoyens de plus – le seuil des 7 millions avait été atteint en 1990. Quelques tendances:
Stable
- Les naissances: 88 300 en 2010, contre 88 600 l’année précédente.
- Les remariages. Depuis 10 ans, environ le tiers des mariages comptent au moins un des deux conjoints ayant déjà été marié.
En hausse
- L’espérance de vie à la naissance (81,7 ans)
- Les décès: 58 400 l’an dernier, 20 % de plus qu’il y a 20 ans. Et avec le vieillissement de la population, ça ira en augmentant.
- Le mariage: presque 23 200 l’an dernier, contre 22 600 en 2009 et environ 22 000 de 2005 à 2008.
- Les mariages célébrés par une personne désignée, comme un membre de la famille (15 %) ou un notaire (12 %).
- Les bébés hors mariage: presque deux sur trois l’an dernier, contre un sur deux en 1995.
- Le Maroc, l’Algérie et la France, les trois principales sources d’immigration en 2010.
- Les Québécois nés à l’étranger: 11,5 % de la population en 2006, contre 8,7 % en 1991.
En baisse
- L’écart entre l’espérance de vie hommes-femmes: 4,1 ans contre 7,7 ans à la fin des années 1970.
- Le poids démographique du Québec dans le Canada: 23,1 % depuis juillet dernier, contre 25,3 % en 1990. La population québécoise augmente moins vite.
- Le divorce: 13 900 en 2008, soit 400 de moins que l’année précédente et 1100 de moins qu’en 2006.
- Les mariages religieux: 55% des mariages de couples de sexe opposé en 2010, la plus faible proportion jamais enregistrée.
- Les très jeunes mères. Chez les jeunes filles de 15-19 ans, seulement 9 sur 1000 ont eu un bébé l’an dernier, ce qui serait le plus faible niveau
jamais enregistré.
- Le Liban, Haïti et le Viêt Nam, qui étaient les trois principales sources d’immigration en 1990.
- Les Québécois qui vont vivre ailleurs au Canada. Le déficit migratoire interprovincial (environ 3000 personnes l’an dernier) est l’un des plus faibles depuis 20 ans.
On est 8 millions, et on est bien différents de lorsqu’on était 5, 6 ou même 7 millions. Et à 9 millions, on aura l’air de quoi?
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