Le blogue de l'édito

Archive de la catégorie ‘Techno’

Mardi 27 décembre 2011 | Mise en ligne à 12h37 | Commenter Commentaires (17)

Vous êtes en congé. Votre Blackberry aussi?

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NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

François Cardinal

On annonçait la société du loisir. On a plutôt eu droit à la société du travail.

Les journées au boulot, en effet, n’ont plus rien à voir avec le 9 à 5 d’antan. Grâce (!) aux téléphones intelligents, aux ordinateurs portables et maintenant, aux iPad, on peut rester branché avec ses collègues (et surtout avec son patron), peu importe le lieu, l’heure du jour… ou de la nuit.

Cette possibilité d’être connectée en tout temps est un progrès pour les uns, mais une nuisance pour les autres, qui ont l’impression d’être attachés à une laisse électronique, qui estiment ne plus pouvoir profiter de véritables congés et de vacances.

Voilà pourquoi les syndicats de la compagnie Volkswagen ont décidé de s’attaquer à ce qu’ils voient comme un fléau.

Ils ont ainsi réussi à arracher à leur employeur, ces derniers jours, une entente nouveau genre qui limite l’utilisation des Blackberry et autres téléphones dits «intelligents» pour le travail, selon le journal Wolfsburger Allgemeine Zeitung (article en allemand).

Désormais, VW éteindra son service de messagerie électronique 30 minutes après les heures de travail. Puis le rallumera 30 minutes avant que les employés reviennent au bureau, le matin.

Selon les sites Wired et Slate France, qui ont rapporté la nouvelle, cette mesure aurait un double objectif : réduire le sentiment qu’ont les employés d’être enchaînés à leur boîte de courriels et réduire l’envie irrésistible des patrons de transmettre des courriels à tout moment, en dehors des heures de travail.

Y a-t-il là le début d’une résistance? Le début d’une tendance qui s’accentuera avec les années?

Rien n’est moins sûr, même si la place prépondérante qu’ont pris les courriels dans la vie de bureau en fait réfléchir de plus en plus.

La compagnie de services informatiques Atos, par exemple, s’est fixée l’objectif d’éliminer complètement les courriels d’ici deux ans!

L’ancien ministre français Thierry Breton, aujourd’hui PDG de la boîte, souhaite en effet éradiquer ces messages électroniques d’ici 2014 (au profit des Twitter, MSN et autres Facebook), afin d’améliorer la productivité des employés.

Un objectif qui rejoint la prédictions du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, qui a annoncé la mort prochaine du courriel.

Toutes ces nouvelles sont différentes. Mais le constat, à la base, est le même : les employés passent trop de temps à lire des courriels, les échanger, les archiver, les trier, les jeter…

Qu’en pensez-vous? En 2012, vous comptez échanger plus ou moins de courriels? Continuerez-vous à le faire en dehors des heures de travail?

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Vendredi 4 novembre 2011 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (4)

Avalanche de plaintes en télécom

272998-03_mPhoto Alain Roberge, La Presse

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Ariane Krol

Le Commissaire aux plaintes relatives aux services de télécommunications a du succès. Les plaintes à ce chien de garde fédéral ont bondi de 114%. L’organisme jeune (2007) et peu connu (avec un acronyme comme CPRST…) partait de loin (moins de 4000 plaintes dans tout le Canada l’an dernier), mais tout de même. Ça donne une idée de la rogne des consommateurs. En particulier dans le sans fil, responsable de 62% des plaintes. C’est deux fois plus qu’il y a trois ans. «Cette tendance ne montre aucun signe d’apaisement, ce qui reflète l’accessibilité croissante des citoyens canadiens aux services sans fil, ainsi que la complexité accrue de ces services», note le rapport.

Comme l’an passé, près de 80% des plaintes viennent d’erreurs de facturation (45%) ou de «différends contractuels»(34%). L’utilisation des données, que ce soit par service d’accès internet ou par cellulaire, semble particulièrement épineuse. «Nous ne croyons pas qu’il est approprié que les clients aient simplement à accepter
l’affirmation d’un fournisseur concernant la quantité de données utilisée», note le rapport à propos d’une cliente qui, n’ayant pas changé son utilisation de l’internet, a vu sa facture mensuelle d’une quarantaine de dollars bondir à plus de 1000$. Cela dit, le client n’a pas toujours raison. Un plaignant est resté avec sa facture de 250$ pour utilisation de données non comprise dans son forfait, puisqu’il avait réellement augmenté sa consommation, comme il aurait pu le constater s’il avait utilisé l’outil disponible sur le site de son fournisseur. À mon avis, ça ne va pas s’améliorer. Un kilo de viande, un litre de lait, même des minutes d’interurbain, ce sont des quantités familières. Le nombre de mégaoctet ou de gigaoctet utilisés pour télécharger des contenus, c’est pas mal moins clair pour la plupart des consommateurs.

Je trouve très bien qu’on ait un commissaire aux plaintes, et que tous les fournisseurs de télécom soient obligés d’y souscrire. Mais chaque fois que je lis ce genre de rapport, je suis choquée de voir qu’il faille une intervention en haut lieu pour régler des histoires qui me semblent évidentes.

Par exemple, ce client d’affaires dont la facture mensuelle d’interurbain est soudainement passé de 5$ à… 2000$. Son système téléphonique avait été piraté ce qui, selon le fournisseur, engageait sa responsabilité. Le bureau du commissaire a regardé le contrat. Le client était effectivement responsable de la consommation de tout utilisateur de son système. Sauf que l’utilisateur était défini comme «quiconque est autorisé par le client». Est-il besoin de préciser que les pirates n’en faisaient pas partie? Il a pourtant fallu l’intervention du commissariat pour que le fournisseur efface les frais.

Ou cette femme dont le fournisseur exigeait des frais de résiliation puisque, disait-il, elle avait un contrat – ce que celle-ci niait. Vérification faite, le fournisseur a été incapable de produire la moindre preuve d’une telle entente! Un «différend contractuel»? À mon avis, c’est carrément de l’intimidation.

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Lundi 24 octobre 2011 | Mise en ligne à 14h07 | Commenter Commentaires (4)

Quel avenir pour Yahoo! ?

YAHOO__mPhoto Reuters

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Ariane Krol

Ça faisait une paye que Yahoo! n’avait pas autant attiré l’attention. Même l’alliance conclue avec Microsoft il y a deux ans n’avait pas réussi à soulever les foules. Mais la machine à spéculer est bel et bien repartie, amorcée la fin de la semaine dernière par le Wall Street Journal et alimentée par tout un chacun depuis.

Les hypothèses selon lesquelles Microsoft et Google seraient intéressés à jouer les banquiers dans un éventuelle transaction montrent à quel point l’ancienne gloire d’internet est rendue dans un cul-de-sac. Des investisseurs comme Silver Lake et l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada ne cherchent pas un endroit pour stationner leur argent. S’ils sont vraiment interessés à investir dans Yahoo!, c’est qu’ils voient l’entreprise autrement.

Google, même dans un rôle de financier, risque d’avoir du fil à retordre avec les autorités anticoncurrentielles. Un acquéreur comme la chinoise Alibaba ne poserait pas le mêmes problème de chevauchement, mais rencontrerait d’autres résistances aux États-Unis.

Yahoo! a beau attirer près de 700 millions de visiteurs uniques par mois et être le site de nouvelles le plus fréquenté, son étoile de deuxième moteur recherche pâlit de plus en plus. Sa part de marché aux États-Unis est tombée à 15,5% en septembre, l’éloignant encore plus de Google et rétrécissant l’écart qui la sépare de Microsoft. Et surtout, on ne sait pas où cette société s’en va. Pire, on n’a pas l’impression qu’elle le sache elle-même. J’ai encore une adresse de courriel Yahoo!, mais je ne me souviens plus de la dernière fois où j’ai utilisé ce portail pour faire une recherche, m’informer ou quoi que ce soit d’autres.

Yahoo! a encore une bonne valeur marchande, puisque plusieurs acquéreurs potentiels s’y intéressent. Mais a-t-elle un avenir?

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