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Granos urbaines

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Granos urbaines

Voici un blogue «responsable» mais non moralisateur, pour ceux et celles qui aiment Vivre... autrement. Ses auteures, deux yogis quasi végétariennes et semi-crudivores qui mangent parfois du bacon (bio), s'y intéresseront à la santé, à l'alimentation, à l'écologie, à la mode (éthique, mais pas quétaine!), à la beauté, au voyage et à la spiritualité.

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Le Vendredi 20 Novembre 2009 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (2)

Toronto la grano

Sylvie St-Jacques

Dans moins d’une heure, je dirai “goodbye Toronto”, après un séjour éclair de 48 heures dans la ville Reine.

Toronto a “verdi” depuis ma dernière visite. Suivant les conseils d’une copine installée ici depuis quelques années, j’ai consacré les premières heures de mon périple à une visite de Kensington Market. Boutiques sympas de vêtements neufs et vintage. Restos végétaliens (chez Urban Herbivore, j’ai goûté un succulent cari de noix de coco), épiceries bios, terrasses, musique ambiante… Paraît que l’endroit est particulièrement animé les dimanches, alors que Kensington devient une zone 100% piétonne.

À Toronto, les jeunes urbains n’ont pas le monopole du vert. Tous les Torontois (et pas juste les moins de 35 ans) que j’ai rencontrés semblent se donner rendez-vous au les samedis au “farmer’s market”, une foire de producteurs agricoles qui occupe les environs du St Lawrence Market. Les chefs torontois, me dit-on, ne jurent désormais que par les produits locaux et/ou bios. Jusqu’au très traditionnel Fairmount Royal York qui prête des “kits” de yoga à ses résidents, fait pousser ses fines herbes sur son toit et y élève même des abeilles!

Pendant ces 48 heures, j’ai trouvé des comptoirs de smoothies à chaque coin de rue, parlé français avec une guide passionnée d’histoire, fait des trouvailles shopping à bon prix (et pas Made in China) dans le Distillery District, goûté à la cuisine santé du restaurant Four, dans le Financial District…

Toronto la grano va me manquer!

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Le Jeudi 19 Novembre 2009 | Mise en ligne à 15h58 | Commenter Commentaires (7)

Un tout compris… au Sénégal (avec Bruno Blanchet)

Ève Dumas

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Vous cherchez une destination soleil, mais la formule tout compris à Cuba ne vous parle pas? Pourquoi pas le Sénégal? Bon, c’est un peu plus loin et un brin plus cher, mais l’expérience vaudra sans doute le déplacement et l’investissement.

Au Lodge des collines de Niassam, vous dormirez dans les bras d’un baobab, vous vous promènerez en pirogue traditionnelle (comme Kirikou!), vous pourrez même assister à un match de lutte sénégalaise.

Vous entrerez en contact avec les gens de la place, puis avec Jean-Pierre et Sylvie Gaborit, les hôtes français de cet endroit aussi paradisiaque qu’équitable, puisque le Lodge profite à la communauté de Palmarin et à l’économie locale. (Le seul salaire de la cuisinière du Lodge fait vivre 38 personnes.)

Vous pourrez ensuite poursuivre votre périple à trois heures de pirogue, à Keur Bamboung, un campement un peu plus déglingué, mais géré entièrement par les communautés locales.

C’est ce qu’on nous fait découvrir dans la nouvelle série documentaire Partir autrement, animée par nul autre que Bruno Blanchet. Le grand voyageur devant l’Éternel fait escale à Montréal cette semaine pour le Salon du livre.

TV5 en a profité pour tenir un visionnement de presse du premier épisode de cette série qui, en 13 destinations, nous parlera de tourisme responsable.

Ému, le globe-trotteur-animateur avait la larme à l’oeil après la projection de son périple en terre d’Afrique. «Ce projet-là m’a donné envie de faire moi-même quelque chose qui puisse servir aux autres. Ça m’a donné envie de me poser quelque part. Je me faisais cette réflexion-là, la semaine dernière, alors que j’étais au Pérou. C’est toujours difficile de partir. On pleure. On ne veut pas se quitter», racontait celui qui bourlingue depuis cinq ans.

«Cette série me permet d’avoir des accès que je n’aurais pas autrement et d’aller encore plus loin dans la rencontre de l’autre, expliquait-il, attablé au Taza Flores. Il ne faut pas s’aggriper au scénario parce qu’il y a toujours des imprévus, des surprises. Pour la série, on a voulu que tout soit authentique, pour ne pas nous retrouver obligés de mettre en scène des choses qui n’existent pas.»

De l’authenticité, il n’y a que ça, du moins dans le premier épisode de Partir autrement. Le malheur, c’est qu’il vous faudra attendre au vendredi 8 janvier 2010, 19 h, pour le voir à votre tour.

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Le Mercredi 18 Novembre 2009 | Mise en ligne à 10h21 | Commenter Commentaires (17)

Super déjeuner express

Ève Dumas

Je vous ai déjà fait l’éloge du smoothie vert. Mais il y a des matins plus matinaux où, pour éviter de tirer toute la petite famille des bras de Morphée, j’évite le mélangeur. (Pis y a des matins où j’ai franchement envie de manger un peu plus solide.) Ces matins-là, je me prépare ce que mon chum appelle «une bouette».

Jusqu’à maintenant, les matins de «bouette» devaient être prévus d’avance: trempage de flocons de céréales dans du lait de noix ou du yogourt toute la nuit, avec pomme râpée, fruits secs et noix.

À mon magasin d’aliments naturels préféré, j’ai récemment découvert les céréales Chia Goodness, qui se préparent en un tournemain (et je ne parle pas de tous les bienfaits que l’on attribue au chia, cette petite graine mexicaine remplie d’omega-3). Le mélange de chia, de chanvre et de sarrasin n’a qu’à tremper dans le liquide pendant trois ou quatre minutes et le tour est joué. Petit avertissement, cependant : il faut aimer les textures un peu gélatineuses, façon tapioca.

Donc. Les matins où je prépare en silence mon petit-déj. pour emporter au bureau, voici ce qui entre dans la composition de ma «bouette» :

3-4 cuillers à table de céréales au chia (celles aux pommes, amandes et cannelle de Chia Goodness, un peu sucrées, sont excellentes pour les débutants)

1/2 - 3/4 de tasse de lait de noix (ou soja ou riz)

Quelques dattes hachées (ou raisins secs ou canneberges ou abricots)

Petite poignée de noix hachées (Grenoble, pacanes, amandes…)

Une petite giclée de sirop d’érable ou d’agave (ou de miel)

Une pomme râpée ou un fruit frais en cubes (poire, mangue, banane)

Mélanger le tout, la veille ou le matin même. Ajuster le montant de liquide au goût.

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Le Mardi 17 Novembre 2009 | Mise en ligne à 17h45 | Commenter Commentaires (5)

Collecte de compost

Sylvie St-Jacques

Recycler, c’est bien. Mais composter, c’est mieux.

En attendant que les municipalités mettent sur pied un service de collecte de déchets putrescibles et des usines de compostage, les habitants de l’île de Montréal qui en ont les moyens peuvent faire cueillir leur matière organique par Compost Montréal.

Le service est particulièrement pratique l’hiver, pour ceux qui ne veulent pas que les matières s’accumulent trop dans leur composteur ou qui n’ont pas d’espace dans leur congélateur pour entreposer leurs restes organiques.

Ma lune de miel avec Compost Montréal perdure depuis plus d’un an. Bien déterminée à composter, du haut de mon second étage, j’ai d’abord tenté l’aventure du vermicompostage. L’échec fut lamentable.

J’ai assassiné mes pauvres vers africains à grands coups d’épis de maïs et de coeurs de pommes. Ils ont eu trop chaud, ils ont grelotté, ils se sont éteints sans dignité. L’expert en compostage de mon éco-quartier m’avait pourtant juré que le vermicompostage était un jeu d’enfant, même pour les nulles de ma trempe. Éco-plouc et tortionnaire, voilà qui me fait une belle jambe…

Toujours est-il que Compost Montréal a sauvé ma conscience citoyenne. Tous les mercredis soirs, un des leurs cueille ma poubelle pleine de déchets organiques. Pour 5$ par semaine, je réduis colossalement la taille de mon sac d’ordures et contribue à enrichir le sol d’un jardinier montréalais.

Mes vers africains peuvent reposer en paix…

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Le Mardi 17 Novembre 2009 | Mise en ligne à 15h05 | Commenter Commentaires (3)

Aubaines éthiques

Ève Dumas

Ça déménage chez les écodesigners montréalais.

New K Industry et Rachel F., deux entreprises montréalaises de mode éthique, célèbrent l’ouverture de leurs nouveaux locaux avec une vente d’atelier, vendredi et samedi, dans Hochelaga-Maisonneuve.

Chez NKI, on fait le plein de t-shirts et de hoodies comme celui-ci:

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Chez Rachel F., vous aurez accès avant tout le monde à  la collection automne-hiver 2009-2010, très intéressante, si la fourrure recyclée et le cuir ne vous rebutent pas, bien entendu. Ça ressemble étrangement à du Harricana, mais bon… En voici quelques images, glanées sur le site de la créatrice (oui, c’est bel et bien Coeur de pirate sur la première photo):

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OÖM Ethikwear tient également une vente de déménagement vendredi (de midi à 21 h)  et samedi (de 10 h à 17 h), au 5333, rue Casgrain, local 1002, suite B.

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Le Lundi 16 Novembre 2009 | Mise en ligne à 15h27 | Commenter Commentaires (2)

Yoga tout-terrain

Sylvie St-Jacques

Un tapis de yoga, ça se glisse très bien dans un sac à dos. Et ça peut servir d’abri de fortune pour un pot de confiture d’olives (miam!) déniché dans un épicier d’un oasis du désert de Libye. Pour dormir à la belle étoile, au pied d’une dune, il peut aussi faire office d’oreiller ou de matelas de camping.

Du Caire à Marsa Alam, à Hurghada, à Louxor, à Alexandrie, à Siwa, mon fidèle tapis m’a accompagnée pendant presque trois semaines en Égypte.

Parce que pour garder la forme en voyage, rien ne vaut le yoga.

Faire du jogging pour enjamber les voitures qui congestionnent les rues polluées du Caire? Vous voulez rire! Et bonne chance pour trouver une piscine d’entraînement ou un gymnase dans la Vallée des rois. En revanche, j’arrivais toujours, en voyage, à trouver un petit espace où étendre mon tapis et exécuter ma séquence de vinyasas.

Bien sûr, il y a bien eu ce responsable du gymnase de mon hôtel du Caire, qui me reprochait de ne pas porter les chaussures de sport réglementaires (!). Et aussi un flâneur-spectateur un peu achalant, sur la terrasse de mon petit hôtel d’Alexandrie, qui m’offrait une vue sur la Méditerrannée pour mes salutations au soleil. Quand on visite un pays musulman, où les femmes sont couvertes de la tête aux pieds, il faut prévoir des vêtements amples et éviter les camisoles moulantes.

Mais ces ajustements bien mineurs ne m’ont pas empêchée de maintenir ma pratique quotidienne d’ashtanga, pendant ces trois semaines à l’étranger. Voyager yogi, cela va de soi!

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Le Lundi 16 Novembre 2009 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Aucun commentaire

Projection du film Earthlings

Ève Dumas

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Avis aux intéressés et à ceux qui n’auraient pas lu le commentaire de Veganne à la suite du message précédent, «Mon lunch végé avec Georges Laraque»: la prochaine présentation mensuelle du film Earthlings aura lieu le jeudi 26 novembre, au Bar Populaire (6584, boul. Saint-Laurent).

Attention, contenu graphique! Le film qui a «changé la vie de Georges Laraque» a souvent été qualifié de vegan maker, parce qu’il a tendance à convertir certaines âmes sensibles (ou sensées?) au végétalisme. Évidemment, ça ne fonctionne pas pour tout le monde (dont je suis…). Mais qui sait? Peut-être y a-t-il un végétalien qui sommeille en vous?

Sachez que vous aurez également l’occasion de rencontrer Big Georges en personne.

Dans le même registre, je vous suggère de jeter un coup d’oeil à ceci.

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Le Jeudi 12 Novembre 2009 | Mise en ligne à 22h03 | Commenter Commentaires (26)

Mon lunch végé avec Georges Laraque

Ève Dumas

Georges Laraque, l’homme fort des Canadiens, prône la non-violence… envers les animaux (et aussi les bébés). Végétalien nouvellement converti, il pratique le yoga depuis une dizaine d’années et est porte-parole de nombreuses causes humanitaires. J’ai voulu jaser un peu avec ce hockeyeur atypique. Compte-rendu d’un lunch végé au restaurant Aux vivres.

Ève Dumas: Quand et pourquoi es-tu devenu végétalien?

Georges Laraque: L’été dernier, j’ai vu le film Earthlings, qui montre comment les animaux sont maltraités, tant dans l’industrie de l’alimentation que dans celle de la mode. Et si les enfants savaient ce que les animaux endurent au cirque, ils ne voudraient pas y aller! Quelques jours plus tard, j’assistais à une manifestation anti-fourrure devant la place Bonaventure. Maintenant, je ne mange plus aucun produit animal et j’achète des souliers en faux cuir chez Payless. Je me suis aussi engagé à montrer Earthlings une fois par mois. Je loue une salle, à mes frais, et j’invite les gens à voir le film gratuitement. Récemment, j’ai même fait le doublage du film en français (C’est Joaquin Phoenix qui fait la narration en anglais). Je demande à tous mes amis de le regarder. S’ils sont encore capables de manger de la viande après ça, c’est leur choix. Je les laisse tranquille. Pour l’instant, aucun de mes amis n’est végétalien, ni même végétarien.

È. D.: Comment devient-on végétalien du jour au lendemain, lorsqu’on a en plus des besoins énergétiques particuliers?

G. L.: J’ai consulté ma diététiste, Anne-Marie Roy, qui m’a expliqué comment manger. Je ne me suis jamais senti aussi bien. J’ai plus d’énergie parce que mon corps en gaspille moins, n’ayant pas de viande à digérer. Avant, je prenais des médicaments pour un problème de pression. Maintenant je ne prends plus rien. Ça m’a fait prendre conscience du fait que le végétalisme a aussi un gros impact sur la santé.

È. D.: Comment tes coéquipiers ont-ils réagi?

G. L.: Au début, ils se moquaient de moi. Ils mangeaient de la viande sous mon nez et faisaient exprès de me le faire remarquer. Mais maintenant, ils ont modifié les menus lorsque nous mangeons en équipe et la moitié des plats sont végétaliens. Il faut dire que Pierre Gauthier, le directeur général adjoint, est aussi végétalien. Finalement, les gars aiment ça, la bouffe végé. Ils trouvent que ça fait changement. J’ai quand même réussi à leur faire boire moins de lait, qui, d’après mes recherches, est un aliment encore plus nocif pour la santé que la viande. Maintenant, quand les gars m’agacent, je leur dis de manger leurs cadavres tout seuls!

È. D.: Es-tu un végétalien intransigeant?

G. L.: Si on me sert un pâté chinois végé mais qu’on me dit qu’il y a du beurre dans les pommes de terre, je ne le mangerai pas. Mais ça n’arrive pas vraiment. Maintenant, les gens savent que je suis végétalien.

È. D.: Ce n’est pas un peu radical?

G. L.: Je ne toucherai plus jamais à un produit animal de ma vie.

È. D.: Quel est ton plat végé préféré?

G. L.: Le chili.

È. D.: Comment as-tu commencé à faire du yoga?

G. L.: Ce sont mes amis, les patineurs artistiques David Pelletier et Jamie Salé qui m’ont initié au yoga, à Edmonton. J’ai essayé plusieurs styles. L’ashtanga, le vinyasa et, finalement, c’est le Moksha que je préfère. Pour moi, ça prend de la chaleur. L’été, je vais chez Moksha cinq fois par semaine. J’ai deux hernies discales qui m’empêchent souvent de jouer. Le yoga me fait du bien au dos.

È. D.: Est-ce que tu t’intéresses aussi à la méditation et à l’aspect spirituel du yoga?

G. L.: J’ai toujours été un gars très spirituel. Je connais toutes les religions. Je les ai toutes étudiées, pour comprendre le monde. J’ai fait un peu de Reiki, mais je ne pratique pas la méditation. Je suis trop hyperactif. Je ne tiens pas en place deux secondes, sauf pendant la relaxation finale dans le cours de yoga, parce que je suis trop mort pour bouger!

È. D.: Certains profs de yoga te diraient que si t’évites la méditation, c’est probablement parce que c’est ce qui te ferait le plus de bien!

G. L.: Peut-être!

È. D.: Est-ce que ça t’arrive de trouver que tes nouvelles valeurs de non-violence entrent en conflit avec ton travail?

G. L.: Ce que je suis sur la glace, ce n’est pas ce que je suis dans la vie. Je me bats parce que j’ai été engagé pour ça. C’est un show. Je n’ai pas le choix. C’est comme l’avocat qui défend des violeurs. Est-ce qu’il a le choix?

È. D.: On a toujours le choix!

G. L.: Le fait que je sois un bon bagarreur, c’est ce qui m’a permis d’accéder à la LNH. Et grâce au hockey, au salaire que je gagne et à la reconnaissance que ça m’amène, j’arrive à avoir un plus grand impact dans la société. Il y a plein d’organismes de charité qui viennent me voir pour que je sois porte-parole. Je ne dis non à rien. Tout me touche. Je ne m’intéresse pas qu’aux animaux.

Décidément, il est difficile de mettre une étiquette sur ce cher Georges Laraque. Le voici en Virabadrasana II (Guerrier 2), une posture qui lui va à merveille!

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Photo prise sur le site www.georgeslaraque.com

P.-S.: Habitués des Vivres, vous vous demandez ce qu’il a mangé, notre Big Georges? Le fameux Bol du dragon, avec tofu. Comme toujours.

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Le Jeudi 12 Novembre 2009 | Mise en ligne à 12h28 | Commenter Commentaires (4)

San Francisco bio à la di Stasio

Ève Dumas

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Photo: Télé-Québec

Demain soir, Josée di Stasio nous fait découvrir quelques plaisirs gourmands de la ville «verte et ouverte» qu’est San Francisco.

Vous pâlirez devant les étals du Ferry Building Market, un immense marché bio où on trouve entre autres les superbes tomates Early Girl, cultivées selon la méthode Dry Farming, une technique sans irrigation qui leur assure un goût plus concentré.

Mais ce qui fait vraiment saliver, c’est le resto Il Cane Rosso, en plein marché, adresse relaxe du chef Daniel Patterson (restaurant Coi). Les gens s’y bousculent pour manger de délicieux sandwiches gourmets, préparés avec les produits frais du marché. Sa chef de cuisine nous prépare une salade de tomates façon Bloody Mary.

Petit saut au Bi-Rite Market, une épicerie remplie à craquer de produits locaux et écolos; arrêt à la pâtisserie française La Tartine, le temps d’un sandwich pressé de luxe, et escale finale au Zuni Café, une institution de San Fran. La chef Judy Rodgers y cuisine un superbe poulet au four à bois, servi sur salade au pain.

Avant de terminer… Saviez-vous que le compostage, à San Francisco, c’est la loi? Ceux et celles qui jettent leurs pelures d’orange à la poubelle pourraient recevoir une contravention de 100 $ (500 $ pour les entreprises).  Les commerces n’ont pas le droit d’utiliser de contenants en styromousse ni en plastique. Les plats et ustensiles pour emporter doivent être en papier ou en bois, donc compostables ou biodégradables. Un exemple à suivre.

Notre Josée nationale poursuit son voyage à Berkeley et à New York, séjours qu’elle partage avec nous les 20 et 27 novembre. Elle rencontrera entre autres une des pionnières de la cuisine californienne, Alice Waters, du restaurant Chez Panisse.

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Le Mercredi 11 Novembre 2009 | Mise en ligne à 10h52 | Commenter Commentaires (3)

Grandes véri-thés

Ève Dumas

Pardonnez-moi le calembour facile. Je n’ai pu m’en empêcher. Toutes ces maisons de thé au nom douteux déteignent sur moi.

Hier soir, je suis allée prendre le thé (un grand Wulong) chez Camellia Sinensis avec Hugo Americi, un des quatre dégustateurs professionnels de la maison. Je voulais lui parler du livre que Camellia met au monde cette semaine: Thé - histoire, terroirs, saveurs. Et, plus précisément, de la quatrième partie du livre, intitulée «Le thé et la santé».

Dans cette partie, Camellia Sinensis publie les résultats d’une analyse biochimique que la maison a financée elle-même et qui porte sur la concentration de caféine, la concentration de catéchines et le pouvoir antioxydant du thé. Les tests ont été réalisés par TransBIOTech, à Québec. Le centre de recherche a analysé le contenu d’une trentaine d’infusions de thés différents (thés verts de Chine, du Japon, thés Wulong, thés blancs, thés noirs, thés Pu Er et Yerba mate).

Pour connaître les résultats complets, il faudra consulter le livre, mais voici certaines des conclusions les plus intéressantes qu’Hugo Americi tire de l’étude:

- On ne peut plus dire que les thés noirs sont nécessairement plus caféinés que les thés verts ou même blancs.
- Chaque thé a son bagage propre. Qui aurait cru, par exemple, que deux Sencha (thé vert du Japon) provenant de la même région, cultivés à la même altitude et récoltés à peu près à la même période de l’année auraient pu avoir un contenu en caféine si différent (le Sencha Ashibuko contient 48 mg de caféine, ce qui le place en 6e position dans le tableau, tandis que le Sencha Isagawa en contient seulement 12 mg, ce qui le place en 30e position).
- C’est faux d’affirmer que l’on élimine la caféine d’un thé en le faisant infuser une première fois, pendant une minute, et en jetant cette première infusion. Une grande partie de la caféine se libère au cours des TROIS premières minutes, mais la libération se poursuit jusqu’à dix minutes après. Choisissez donc plutôt un thé faible en caféine.
- L’eau plus chaude (95 degrés plutôt que 75 ou 85) libère davantage de caféine.
- Le thé vert est toujours le champion des antioxydants, bien que certains Darjeeling ne soient pas à négliger dans ce département.
- On libère davantage d’antioxydants lorsqu’on fait deux ou trois infusions successives (de 4 et 6 minutes ou de 3, 3 et 4) plutôt qu’une longue infusion de 10 minutes, qui de toute manière aura pour effet de donner une liqueur plus amère.

Bref, consommez ce que vous aimez et variez les familles de thés, pour en découvrir les différents goûts et bienfaits. Mais, surtout, si vous êtes amateurs de thé, lisez cet ouvrage fort bien documenté, qui rend compte d’une véritable expérience sur le terrain, gracieuseté des quatre dégustateurs-voyageurs de Camellia Sinensis.

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