Sylvie St-Jacques
Depuis qu’une impressionnante portion des femmes de “30 ans et quelques” s’est reconnue dans le ton amical, drôle et gentiment névrosé d’Elizabeth Gilbert, Eat, Pray, Love (ou Mange, Prie, Aime dans sa traduction française) est LE bouquin d’aéroport par excellence.
À Oprah et dans tous les magazines où elle a été interviewée, Gilbert a répété à quel point elle était estomaquée par le méga-succès de son récit personnel d’une année de voyage en Italie, en Inde et en Indonésie. Un road trip intérieur, où elle s’est consacrée à tourner la page après un divorce éprouvant accompagnée de quelques années de mal-être chronique. À sa parution en 2006, qui aurait prédit que la quête spirituelle d’une femme de 35 ans, qui se tourne vers le yoga, la méditation, les cours d’italien et la conversation avec un guérisseur balinais pour se refaire une santé mentale, serait si rassembleur?
Alors que Julia Roberts se prépare à se glisser dans la peau de l’héroïne, dans la version cinématographique d’Eat, Pray, Love et que le bestseller a été la vedette d’à peu près tous les clubs de la lecture de la planète, Elizabeth Gilbert vient d’accoucher de Committed, sorte de “suite” d’Eat, Pray, Love où elle s’intéresse à l’institution du mariage.
On présume qu’il doit être assez paralysant d’affronter l’écran vierge de son ordinateur, quand on vient de commettre un livre qui a été un succès phénoménal. Dans cette conférence TED, Elizabeth Gilbert parle d’ailleurs avec humour et philosophie des mystères et écueils du processus de création.
Mauvaise nouvelle : le New York times rapporte que Committed (dans lequel Gilbert s’épanche sur son ambivalence à se marier avec Felipe, le Brésilien qu’elle rencontre à la fin d’Eat, Pray, Love) est une grosse, grosse déception.
Pas facile de faire de la bonne littérature, avec de bons sentiments…












mattgilles
6 janvier 2010
12h42
Il faut pas être un peu con pour prier en 2010?
pierrick_d
6 janvier 2010
13h39
@ mattgilles C’est peut-être une parabole ? By the way, vous êtes vous déjà interrogé sur la signification du mot «con» dans le dictionnaire. C’est un mot beaucoup plus noble que l’usage populaire ne le suggère ;-)
antares55
6 janvier 2010
14h00
@ mattgilles
Non, croyant, tout simplement. D’aucuns diront cependant que ça revient au même…
Dans un tout autre ordre d’idée, la couverture du livre a-t-elle été réalisée par un graphiste amateur de récits fantastiques? “One Ring to rule them all…”
re3e
6 janvier 2010
14h39
et apres …… engraisser les pissenlits par la racine
guyguyguy
6 janvier 2010
14h53
@ mattgilles
J’ai pas lu le livre, et je ne suis pas un adepte de la prière, mais prier ça veux aussi dire se recueillir, faire une introspection afin de mieux se connaître. Pas plus catholique que le Pape, mais aller à l’église ça me fais du bien. Alors, si prier peux faire du bien à certaines personnes, c’est qui le con ?
Personnellement, je dirais plutôt…
Faut pas être con pour… fumer en 2010 ?
Faut pas être con pour… être unilingue en 2010 ?
maroisnobinette
6 janvier 2010
16h28
madgilles
Faut pas être con pour ne … être athée?
boulangero
6 janvier 2010
17h40
Notre esprit est divisé en deux, la partie qui veut jouer tout seul et l’autre qui veut jouer avec Dieu. Mais Dieu veut juste savoir si nous voulons jouer avec les autres.
J’aime bien cette ligne du Cours en miracles qui dit :
Rien de réel ne peut être menacé
Rien d’irréel n’existe
En cela réside la paix de Dieu
pamplemousserose
6 janvier 2010
18h13
non matgilles faut pas etre con pour prier. par contre, traiter des milliards de croyants de cons c est vraiment épais.
t as pas eu d éducation ou quoi??
enigma_tik_
6 janvier 2010
18h40
Morale de cette histoire : il vaut mieux voyager et rire
parfois que de s’en faire un succes-story.
Mais un ne va pas sans l’autre – pourrait-on aussi dire !
fille41
6 janvier 2010
18h53
Ceux qui ne sont pas en accord avec guyguyguy, ont des problèmes avec leur boite à poux. Ma grand mère me disait à Noel que la nourriture spirituelle est de loin meilleure que vos chips et bières. Je préfère prier que de faire des stupidités et parler dans le dos des autres.
marie-so123
6 janvier 2010
19h06
Cela faisait longtemps que je voulais lire Mange, prie, aime, m’étant laissée subjuguée par les étalages mirobolants des grandes librairies. Trop occupée, une pile sur la table de chevet qui était presque aussi haute que ma lampe, ce n’est que durant le temps des fêtes, cette année que ce livre m’est enfin tombé entre les mains. Peut-être mes attentes étaient-elles trop élevées, mais J’ai DÉTESTÉ ce livre. Vraiment. Je ne comprends pas quel est le but de lire encore une autre histoire d’une riche occidentale qui part en “trip” sur une balloune pour se trouver son moi intérieur??? Pour ceux qui ne le savent pas, le livre est divisé en 3 parties en fonction des 3 pays où l’auteure a eu le privilège de séjourner (en sachant d’avance qu’un livre de ses aventures serait publié, son éditeur lui avait déjà assuré). 4 mois par pays, un voyage d’un an. La 1ère partie, celle sur l’Italie, est vraiment mais vraiment d’un ennui total. On se demande bien ce que l’auteure a fait là outre manger, manger et manger. J’ai failli décrocher dès le début, mais je me suis dit que j’allais certainement arriver à une partie plus intéressante. La 2e partie, celle qui se passe en Inde, est légèrement plus intéressante que la 1ère, mais à peine. Peut-être suis-je superficielle et pas assez croyante, mais le trip de la fille qui passe 4 mois avec son gourou pour apprendre à méditer et être enfin en paix avec elle-même, très peu pour moi. Et la 3e partie, celle sur l’Indonésie, je suis en train de la terminer (si je la termine). Plus intéressante que les 2 parties précédentes, mais pas si captivante non plus.
En fait, je ne pense pas que ce soit un livre complètement dénué d’intérêt. Mais je ne comprends juste pas qu’il ait eu autant d’attention et qu’il soit devenu un best seller parce que franchement, c’est un livre très moyen. Et mon malaise, par dessus tout, a à voir avec le fait que l’auteure dépeint le portrait des êtres occidentaux qui m’horripilent: ceux qui sont centrés sur leur nombril et prêts à tout pour enfin trouver la paix et la quiétude intérieure. Son mariage sombre entre autres raisons (parce que ce n’est jamais clair pourquoi son couple se brise) parce qu’elle ne veut pas d’enfants, parce qu’elle n’est pas prête à mettre de côté sa vie, sa précieuse petite carrière. Je ne juge pas les gens qui ne veulent pas d’enfants, au contraire, nous sommes dans un pays libre et nous devrions faire des enfants parce qu’on en a envie. Mais s’il y a une chose qu’avoir des enfants m’a apprise (et dont je suis très fière), c’est que cela m’a amenée à arrêter de penser à mon petit nombril et à mes petits maux et à commencer à penser aux autres. Je n’aime pas le message que le livre de Elisabeth Gilbert véhicule, celui où il faut être prêts à tout pour enfin se “trouver”. Celui où il faut absolument chambouler sa vie du tout au tout pour enfin trouver la paix et la quiétude. Celui de l’occidental tellement concentré sur sa propre quête qu’il en oublie qu’autour de lui il y a d’autres êtres humains qui ont peut-être besoin de lui. Tout cela manque beaucoup d’empathie je trouve. Vraiment, j’ai détesté ce livre.
louisjean
7 janvier 2010
08h52
Pas aimer ce livre…à quoi sert de méditer des mois durant en Inde pour aller après manger du cochon en Indonésie? La gourou dont elle fait tant l’éloge a été impliquée dans divers scandales; disons que pour un gourou elle a un gros égo.
Faire du yoga et manger de la viande est incompatible. La première injonction du yogi|yogini c’est la non-violence. Et manger des animaux est un acte violent, tous les maîtres de yoga de l’Inde l’ont toujours affirmé.
boulangero
7 janvier 2010
08h52
Ça se passe à Montréal : dernière soirée pour aller voir l’installation lumineuse CHAMP DE PIXELS sur la place des festivals : http://pixels.nexun.ca/
Depuis le premier de l’an je vais voir ce site tous les soirs.
C’est une webcam artistique qui nous montre un nouveau Montréal tout en offrant l’heure juste sur la circulation et la température du centre-ville.
peggy22
7 janvier 2010
09h40
Je préfère faire l’amour, et prier ensuite, et manger pour finir.
marc-andre_tessier
7 janvier 2010
10h02
C’est du matérialisme spirituel tout ça.
“La spiritualité, c’est ailleurs. Il faut aller en Inde pour la trouver. Ça prend un changement de décor, de température.. Rien de ça n’est accessible immédiatement, bien sûr. Ça prend des moyens.”
Je paraphrase. Un peu comme d’autres succès du genre qui affirment que
“Il faut absolument faire un voyage autour du monde afin de trouver, à son retour, dans son sous-sol, un trésor caché dont on ignorait l’existence.” Je paraphrase.
Je paraphrase encore.
Le voyage dans ce genre de littérature n’est pas du tout intérieur. Il est extérieur : bien manger dans un pays reconnu pour sa cuisine, prier dans de “vraies” mosquées ou faire du yoga dans de “vrais” ashrams.
Le problème du tourisme spirituel n’est pas qu’il soit spirituel. C’est justement qu’il ne l’est pas alors qu’il dit l’être. Y a rien de pire qu’un touriste qui se prend pour plus qu’un touriste.
marc-andre_tessier
7 janvier 2010
10h11
Dans le genre, lisez L’Enfant du Mékong, de Nicole Balvay-Haillot.
Pas nécessairement parce que c’est bon. Mais pour voir à quel point “on” a fait le tour et que ça commence fichtrement à se ressembler (presque tout y est, même la rencontre avec un mâle chaud et viril vers la fin, et ça a été publié en 2000 pourtant).
Le voyage s’est beaucoup démocratisé ces dernières années. Madame Balvay-Haillot a peut-être le mérite de raconter un récit qui date d’une époque où voyager comportait une certaine part d’incertitutde et elle ne passe pas 33% de son livre à parler de l’Italie..
Partir en Indonésie ou en Thäilande, aujourd’hui, n’a rien d’un exploit, rien d’une épreuve qui puisse nous amener dans une quête intérieure. C’est au contraire une petite vacance hors des difficultés quotidiennes.
La spiritualité devient alors un échappatoire au lieu d’une façon de vivre sa vie.
Non seulement le tourisme se dit spirituel, mais la spiritualité devient une forme de tourisme à son tour.
manonelle
7 janvier 2010
10h53
Prier c’est con vous pensez? Eh! bien ça augmente le taux de sérotonine, tout comme l’allaitement, l’acool, le chocolat noir, l’orgasme, pratiquement toutes ses choses qui vous rendent heureux. C’est prouvé scientifiquement, pire que ça un faible taux de sérotonine à des conséquences sur l’équilibre psychologique. Des études ont même démontré qu’un bas taux de sérotonine combiné à un taux de testotéronne élevé on été identifié dans chacun des sujets d’un groupe de tueur en série. Alors on comprend pourquoi il est facile de développer des dépendance et que des groupes religieux s’en servent pour contrôler leur membres en les privant de toutes les autres sources, ils deviennent fanatique car ils sont dépendant. Le secret diversifier les sources. Alors les sermons du curé ne sont pas ce qui attire véritablement les gens dans les lieux de cultes, mais l’oportunité de prier en groupe, en paix en chantant décuple peut-être le plaisirs pour certain. Mais ça rend heureux. Mangeons du chocolat noir, buvons un petit verre de vin, prions, et faisons l’amour c,est bon pour le moral.
pois_chich
7 janvier 2010
11h21
Mattgilles est un frustré du zizi …. Dieu me la dit! :-)
rogiroux
7 janvier 2010
13h31
“Je préfère faire l’amour, et prier ensuite, et manger pour finir.”
@ Peggy ~ Très chère… Avec un moyen de contraception efficace, vous ne seriez pas obligé de prier après avoir fait l’amour…Ôô…
Au contraire, c’est durant le paroxysme que vous pourriez alors crier:
MON DIEU! OH MON DIEU! OUI! J’AIME…
boulangero
7 janvier 2010
16h54
Bonjour,
Voici une définition de la prière que j’aime beaucoup. Elle est tiré d’un livre non pas religieux mais sur un système de pensée qui englobe tout au lieu de tout séparer. Ce livre s’appelle Un cours en miracles.
Voici l,extrait :
Tu t’es enseigné l’habitude la plus contre nature qui soit de ne pas communiquer avec ton Créateur. Or tu restes en étroite communication avec Lui et avec tout ce qui est au-dedans de Lui, comme cela est au-dedans de toi. Désapprends l’isolement sous Son aimable direction et apprends ce qu’est toute l’heureuse communication que tu as jetée mais ne pouvais pas perdre. (T-14.III.18:1-3)
peggy22
7 janvier 2010
19h38
@rogiroux; votre stratégie semble bonne. Mais je ne peux pas l’appliquer.
Voyez vous, je me retiens continuellement, car si je crie, la voisine d’en haut entend TOUT ce que je dit et ce que je fais.
Quand elle va jouer au bingo, un soir par semaine, j’en profite pour crier et…