
Le «Dr» Pierre Bernard
Ève Dumas
Pendant mes trop courtes vacances, chaque petite minute de temps libre que j’avais était consacrée à la passionnante lecture du livre The Great Oom, The Improbable Birth of Yoga in America, dont j’avais lu quelques critiques (ici , ici et ici)
La biographie d’un des premiers grands gurus américains, Pierre Bernard, se lit comme un roman, voire comme un scénario de film (si Hollywood n’a pas déjà acheté les droits, ça ne saurait tarder!).
L’auteur Robert Love, ex-éditeur du magazine Rolling Stone et professeur à la Colombia University Graduate School of Journalism, a pris connaissance de l’existence de «Oom l’omnipotent», comme l’appelaient les journaux à potins du début du 20e siècle, lorsqu’il a déménagé à South Nyack, dans l’État de New York, en 1998. Près d’un siècle plus tard, le petit patelin portait encore des traces du passage du grand guru.
Love nous raconte l’improbable histoire de cet homme plus grand que nature qui, après avoir vécu plusieurs scandales et revers de fortune, a bâti un des premiers «empires» du yoga. Fréquenté par les grands de l’époque, dont les Vanderbilt, les Goodrich, le chef d’orchestre Leopold Stokowski, l’espion Sir Paul Dukes et plusieurs acteurs, musiciens, artistes, le club sélect du docteur (autoproclamé) Pierre Bernard a fait couler beaucoup d’encre.
Passée de culte de l’amour (le Tantrik Order) un peu trop porté sur la chose à élégant Country Club yogique, son organisation a atteint des sommets de démesure dans les années 20. En plus d’y pratiquer le yoga, les membres jouaient au baseball (une équipe semi-professionnelle, rien de moins!), montaient des méga-spectacles de cirque, organisaient des banquets épiques et assistaient à des projections de films dans un cinéma maison de calibre commercial, entre autres.
Bref, John Friend (dont le New York Times a récemment publié un portrait de cinq pages) et le «mauvais garçon» du yoga Bikram Choudhury, avec ses 40 Rolls Royce et Bentley, n’ont rien inventé.
Ma prochaine lecture sur le yoga? Ici.










gl000001
18 août 2010
20h54
Friend est peut-être tout ça mais le Anusara est vraiment excellent comme Yoga. C’est peut-être mon prof qui a une écoute incroyable.
karitea
18 août 2010
20h56
Je me demande à quoi ça peut bien ressembler “un banquet épique”?
claude_breton
19 août 2010
11h30
Gourou et guru sont tous les deux acceptés.
Un demande d’adopter une prononciation qui n’est pas française, l’autre non.
Un est identique au terme anglais, l’autre non.
Le grand gagnant est…
hélas, guru.
granosurbaines
19 août 2010
14h36
@gl000001: En effet, j’ai eu l’occasion d’essayer l’anusara (mon père a déjà assisté à des cours avec John Friend) et c’était pas mal du tout. Assez rigoureux, puisque c’est fortement inspiré d’Iyengar.
gl000001
19 août 2010
21h07
@madame Granos
Rigoureux … en effet. Ca demande des positions précises pour un bon alignement. Ca permet d’éviter les blessures.
Je fais également du Pilates d’inspiration Stott et c’est relativement similaire. On cherche le bon mouvement pour ne pas se blesser.
@Karitea
Semblable aux légendaires (il parait) party de Guy Laliberté ?