Granos urbaines

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    Voici un blogue pour ceux et celles qui aiment Vivre... autrement. Ses auteures, deux adeptes de yoga quasi végétariennes et semi-crudivores qui mangent parfois du bacon (bio), s'y intéresseront à la santé, à l'alimentation, à l'écologie, à la mode (éthique, mais pas quétaine!), à la beauté, au voyage et à la spiritualité.
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    Archive de la catégorie ‘Voyage’

    Mercredi 6 janvier 2010 | Mise en ligne à 9h54 | Commenter Commentaires (21)

    Manger, prier, aimer… et après?

    Sylvie St-Jacques

    Depuis qu’une impressionnante portion des femmes de “30 ans et quelques” s’est reconnue dans le ton amical, drôle et gentiment névrosé d’Elizabeth Gilbert, Eat, Pray, Love (ou Mange, Prie, Aime dans sa traduction française) est LE bouquin d’aéroport par excellence.

    À Oprah et dans tous les magazines où elle a été interviewée, Gilbert a répété à quel point elle était estomaquée par le méga-succès de son récit personnel d’une année de voyage en Italie, en Inde et en Indonésie. Un road trip intérieur, où elle s’est consacrée à tourner la page après un divorce éprouvant accompagnée de quelques années de mal-être chronique. À sa parution en 2006, qui aurait prédit que la quête spirituelle d’une femme de 35 ans, qui se tourne vers le yoga, la méditation, les cours d’italien et la conversation avec un guérisseur balinais pour se refaire une santé mentale, serait si rassembleur?

    eat-pray-love.jpg

    Alors que Julia Roberts se prépare à se glisser dans la peau de l’héroïne, dans la version cinématographique d’Eat, Pray, Love et que le bestseller a été la vedette d’à peu près tous les clubs de la lecture de la planète, Elizabeth Gilbert vient d’accoucher de Committed, sorte de “suite” d’Eat, Pray, Love où elle s’intéresse à l’institution du mariage.

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    On présume qu’il doit être assez paralysant d’affronter l’écran vierge de son ordinateur, quand on vient de commettre un livre qui a été un succès phénoménal. Dans cette conférence TED, Elizabeth Gilbert parle d’ailleurs avec humour et philosophie des mystères et écueils du processus de création.

    Mauvaise nouvelle : le New York times rapporte que Committed (dans lequel Gilbert s’épanche sur son ambivalence à se marier avec Felipe, le Brésilien qu’elle rencontre à la fin d’Eat, Pray, Love) est une grosse, grosse déception.

    Pas facile de faire de la bonne littérature, avec de bons sentiments…

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    Mercredi 9 décembre 2009 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (25)

    Le réchauffement climatique existe: je l’ai rencontré

    Sylvie St-Jacques

    Il y en a qui doutent. Comme le blogueur climato-sceptique Yves Pelletier, qui qualifie toute cette histoire de “réchauffement médiatique.” Et il y a eu le Climategate, qui a nourri le scepticisme de ceux qui croient que la taxe sur le carbone est une vaste arnaque.  

    Et puis il y en a aussi quelques uns qui repèrent autour d’eux des symptômes que la planète a ses saisons tout à l’envers…  

    Moi, c’est en octobre dernier, au Caire, mégapole de 19 millions d’âmes, fabuleuse capitale égyptienne perpétuellement congestionnée d’embouteillages monstres, que mon alerte écologique est passée d’orange au rouge. Quand mon avion s’est posé, j’ai d’abord cru que nous atterrissions dans une tempête de sable. Erreur: c’était en fait le gros nuage jaune de pollution qui veille sur la ville. Après 24 heures, j’avais la gorge qui piquait comme si j’avais fumé deux paquets de cigarettes, les yeux rougis, les oreilles qui bourdonnaient et surtout, la trouille de traverser la rue.

    D’accord, Montréal ressemble à un village où l’air est pur, quand on la compare à Mumbai, Le Caire, Pékin ou Mexico. Et l’apocalypse n’est peut-être pas à nos portes. Je suis nulle en science, mais il me semble qu’on ne pourra pas continuer longtemps à saturer ainsi la planète de CO2, non?

    En marchant sur le bord du Nil un mardi soir, essayant de braver le trafic et la pollution, je me demandais comment on avait fait pour en arriver là…

    img_07583.jpg

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    Dimanche 6 décembre 2009 | Mise en ligne à 17h22 | Commenter Commentaires (37)

    Partir, c’est polluer un peu

    Sylvie St-Jacques

    Dans mon quotidien, je pose toutes sortes de petits gestes qui allègent ma conscience éco-citoyenne. Je ne possède pas de voiture (je suis membre de Communauto.) Je composte et recycle. Je me déplace en vélo d’avril à novembre et en transports en commun, le reste du temps. Je suis quasi-végétarienne. J’apporte mes propres sacs au marché et j’évite le suremballage. J’utilise des produits ménagers sans phosphate.

    Mais il y a un truc qui, hélas, m’envoie au rang des cancres, en matière d’émissions de gaz à effets de serre: mon goût pour les voyages en contrées lointaines.

    Le blogueur britannique Ethical Man, illustre de manière très colorée (et ironique) les impacts environnementaux de l’industrie aérienne. Par exemple, faisant évaluer par un spécialiste la somme de ses émissions annuelles de gaz à effet de serre, il apprend que ses vacances familiales de Londres aux îles Canaries ont produit cinq fois plus d’émissions carboniques qu’un aller-retour en train dans le sud de la France.

    Personnellement, j’ai honte en pensant à toutes les émissions polluantes produites par tous les vols que j’ai pris en 2009. J’aime voyager, mais je veux changer ma façon de le faire. Ce reportage sur un “tout inclus écolo” au Sénégal, paru dans le Globe and Mail de samedi dernier, m’a donné le goût de prendre des vacances “écolos.”

    Des idées, pour se rendre en Afrique autrement qu’en avion?

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