Molly Flatt du journal The Guardian avoue s’ennuyer d’une époque où ses lectures n’étaient pas influencées par les nouveaux médias., quand sa relation à la lecture se limitait à un document (papier) à la fois. Selon une récente étude qu’elle cite, l’actuel mirage du choix illimité mènerait à la confusion, voire à la déprime. “Pour moi, la lecture est devenue un sport de compétition. (…) Je me sens comme une alcoolique coincée dans un bar garni en permanence, et je ne peux déguster le merlot parce que je suis en train d’essayer de caler une tequila et de siroter un martini en même temps. Je meurs d’envie de retourner au monomédia de colle et de papier. Mais je ne suis pas sûre que je peux résister…”
Pas facile, la vie abondante des lecteurs 2.0!










pierrefalardeau
9 mars 2010
17h56
oui en effet :)
andre_d
11 mars 2010
07h10
Ah oui. Le bon vieux temps. Quand nous avions peu de choix pour nos sources d’information. Quand l’information était livré a tout les matins a nos portes. Quand nous voulions avoir une information dissidente il fallait allez coin st-Catherine et st-Laurent trouver un journal En Lutte. Quand le bon public avait a peine droit au chapitre.
Sus au fétichistes de l’objet papier qui n’ont pas encore compris que la meilleur endroit pour le papier, c’est encore a son lieu d’origine. C’est-a-dire dans les arbres.
lagitane
31 mars 2010
09h02
@ andre_d
Est-ce qu’on pourrait seulement argumenter avec un peu plus de nuances? Le temps d’une “information de colle et de papier” offrait la possiblité de prendre du recul, de vérifier ses sources et d’offrir une nouvelle intelligente… À l’ère de l’instantané – vedettes, informations, café!… – on pense plus souvent au nombre d’auditeurs ou de téléspectateurs que l’on attirera plutôt qu’au retentissement de la nouvelle. De toute façon, plus rien n’a d’impact sur nous : on a tout vu, tout entendu, plus rien de nous dérange on dirait… Ah oui… c’est vrai nous avons le choix, maintenant… parlez m’en : les chaînes d’information en continu qui ne savent plus quoi dire tellement elles ont de temps d’antenne à combler, un Journal en grève depuis plus d’un an qui continue de se publier et de se vendre!!, et internet, ah oui… quelle invention géniale!! Mais si c’est comme pour les courriels et le logiciel Power Point, c’est si mal utilisé!
Et quand on souhaite un peu de nuances, de temps de recul et, de grâce, un brin d’intelligence et de finesse, on se fait traiter de fétichiste!! Oui, j’aime le support physique que me procure le papier, j’aime son odeur et les tâches qu’il laisse sur mes doigts. J’aime le temps que ça prend pour en tourner les pages. J’aime les livres de toutes les formes et de toutes les grandeurs. Et les odeurs particulières de leurs encres et de leurs papiers. J’aime recevoir mon journal week-end à ma porte le samedi matin. L’intelligence ne passe pas forcément par l’adoption d’un média résolument moderne, au détriment d’un autre qui a fait ses preuves; il s’agit de trouver un équilibre pour favoriser la cohabitation des deux.
Fétichistes? Je regrette. Soyez donc un peu plus fins et dites plutôt : sensuels.