Quitte à utiliser les nouvelles technologies pour faire la promo d’un livre, utilisons-les au maximum de leurs capacités. Après les sites Web, les blogues, les pages Facebook, c’est maintenant la mode des bandes-annonces pour accrocher le lecteur. Une idée intéressante, quand on sait que les maisons d’édition n’ont certes pas les moyens de se payer des pubs télé.
Trois exemples:
Gone de Michael Grant, présenté comme un thriller
La nouvelle sensation québécoise de la “mom lit”, Marie Julie Gagnon, pour Mama Cool
Enfin, une jeune écrivaine de Québec qui lance son premier roman (vidéo sur Facebook), Passionnément givrée.
Quelqu’un pourrait me trouver la bande-annonce de L’être et le néant de Sartre? Je serais bien curieuse de voir ça.
























venise.passe-mot
6 Mai 2009
17h29
Le premier me mélange complètement. Les cellules de mon cerveau se pensent au cinéma. Je vais leur parler, mais quand même, elles logent dans ma tête dure.
Les deux autres vidéos, ce qui me frappe, et ça tombe comme ça je suppose, nous présentent le même genre de littérature, chit-lit.
À prime abord, je suis récalcitrante, j’avoue. Si les mots ne servent plus les mots, l’image prend déjà tellement le dessus. Tant pour et sur la couverture, et si peu sous la couverture.
patrickdion
7 Mai 2009
09h48
N’avais-tu pas vu la b-a de Pierre Szalowski lorsqu’ils ont sorti Le froid modifie la trajectoire des poissons en Espagne? Tout simplement wow! hyperlien
Il y a même des compagnies américaines qui se spécialisent dans la conception de b-a pour livres.
Celles de Marie-Julie sont charmantes, drôles et originales. Celle de Audrey Phirmis est à mon avis un peu trop longue. Mais une chose est sûre, c’est un geste à imiter par tous les écrivains. Et ça ne coûte pratiquement rien. Moi aussi j’en voudrais une…
slype
7 Mai 2009
10h37
Dans le cas de “Gone”, c’est bien fait…mais pourquoi faire une bande annonce de film, pour vendre un livre ? Ils feront quoi quand le film sortira ?
pierreszalowski
7 Mai 2009
11h03
Beaucoup d’auteurs se plaignent d’une promotion insuffisante de leur oeuvre. Je crois que le livre doit rester tel qu’il est quant à sa nature, son contenu et son contenant. Mais il doit évoluer avec son époque en ce qui a trait à sa promotion ou sa critique.
Le blogue passemot en est l’illustration. Il y a 20 ans, il était impossible pour une lectrice passionnée de partager ses opinions sur ses lectures. Aujourd’hui, l’internet et les blogues permettent à ceux qui n’étaient que de “simples lecteurs” de s’exprimer.
Il en va de même pour la promo, elle évoluera également, trouvera son ton et sa spécificité.
Sans vouloir à nouveau promouvoir la pub produite pour mon roman, je voudrais ajouter qu’elle figure dans la sélection officielle du Festival d’Annecy, réputé mondialement, dans la catégorie “film publicitaire” face à des annonceurs tels United Airlines, Rockband, Amnesty International…
Je pense que de voir une pub pour un livre figurer dans ce genre de compétition est simplement bon pour le livre.
C’est vrai, madame Guy, que Jean-Paul Sartre n’a jamais eu droit à ce traitement moderne, mais si ma mémoire est bonne, Diderot n’a jamais eu droit à une page de pub dans le journal l’Aurore…
Autre temps, autre époque.
Chantal Guy
7 Mai 2009
11h12
La bande-annonce de l’Être et le néant, c’était une boutade. Je me demande comment on pourrait résumer le sujet de cette brique en une minute de pub…
Pour ma part, je n’ai vraiment rien contre cette idée des bandes-annonces. Je n’ai rien contre tout ce qui fait connaître la littérature, en fait! D’ailleurs, cette pub espagnole pour Le froid modifie la trajectoire des poissons est vraiment très belle. J’achète!
pierreszalowski
7 Mai 2009
11h26
Madame Guy, j’aurais dû mettre un smiley pour mon punch de fin. je voyais cela comme une boutade ayant bien vu le clin d’oeil…:-)
Puis, je vais profiter du sujet de ce blogue pour promouvoir 2 confrères Québécois qui y sont également allés de leur pub vidéo :
Chloé Varin : hyperlien
Stéphane Dompierre : hyperlien