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Chantal Guy

Chantal Guy - Auteur

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Chantal Guy est tombée dans la lecture comme Obélix dans la potion magique. Elle n'avait d'autre ambition que de devenir lectrice quand elle serait grande et se destinait à une carrière de libraire ou de bibliothécaire. Elle est devenue directrice du cahier Lectures de La Presse en 2006.

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Le Vendredi 16 Octobre 2009 | Mise en ligne à 11h35 | Commenter Commentaires (20)

Le livre est “indépassable”, selon Umberto Eco

Publié dans la catégorie Général

Dans une entrevue de Télérama,

“L’e-book, sur lequel le feuilletage est possible, a beau se présenter comme une nouveauté, il cherche à imiter le livre. Dans une certaine mesure seulement, puisque, sur un point au moins, il ne peut l’égaler : le livre de papier est autonome, alors que l’e-book est un outil dépendant, ne serait-ce que de l’électricité. Robinson Crusoé sur son île aurait eu de quoi lire pendant trente ans avec une bible de Gutenberg. Si elle avait été numérisée dans un e-book, il en aurait profité pendant les trois heures d’autonomie de sa batterie. Vous pouvez jeter un livre du cinquième étage, vous le retrouverez plus ou moins complet en bas. Si vous jetez un e-book, il sera à coup sûr détruit. Nous pouvons encore aujourd’hui lire des livres vieux de cinq cents ans. En revanche, nous n’avons aucune preuve scientifique que le livre électronique puisse durer au-delà de trois ou quatre ans. En tout cas, il est raisonnable de douter, compte tenu de la nature de ses matériaux, qu’il conserve la même intensité magnétique pendant cinq cents ans. Le livre, c’est une invention aussi indépassable que la roue, le marteau ou la cuiller.”
-Umberto Eco

  • Le livre est aussi dépendant de l’éléctricité que le e-book, à moins de lire à la chandelle!!!…le e-book tu peux le lire dans la noirceur totale. Sur ce point seulement, je crois que M. Eco mérite qu’on lui souhaite la bienvenue dans le XXI siècle.

  • Ah qu’il est génial, Umberto Eco. C’est quand même pas mal comme position, provenant d’un postmoderne convaincu :-)

  • “L’e-book, sur lequel le feuilletage est possible, a beau se présenter comme une nouveauté, il cherche à imiter le livre.”
    Faux. Le lecteur de livres numérique ne s’abaisse pas à vouloir imiter le livre papier, il lui est supérieur.
    a) La grosseur des caractères est la densité du texte sont constantes pour tous les livres lus;
    b) Le poids, la dimension et l’épaisseur sont les mêmes pour tous les livres lus;
    c) Nul besoin de casser la reliure du livre pour l’ouvrir;
    d) corollaire au point c: Pas de risque de perdre des pages, puisqu’il arrive qu’en cassant le dos d’un livre, des pages décollent;
    e) Contribue à maintenir une meilleure posture: la page de lecture est toujours face à celui qui lit; plus besoin de se tordre le cou, les épaules, les bras, le dos pour obtenir obtenir un bon angle de lecture;
    f) Tous les livres lus ont une couverture luxueuse en cuir (j’ai acheté la couverture de cuir optionnelle pour mon PRS-300 de Sony);

    “il en aurait profité pendant les trois heures d’autonomie de sa batterie”
    Cette autonomie se refère à celle d’un PC portatif. Je n’ai besoin de recharger mon PRS-300 qu’aux deux semaines.
    De toute façon, Robinson Crusoe ne serait pas rendu jusqu’à l’île s’il avait essayé de s’y rendre à la nage avec une bible de Gutenberg dans les bras; la dimension du livre l’aurait gêné dans ses mouvements et son poids l’aurait entraîné vers le fond: il se serait noyé avant d’atteindre la rive.

    “Vous pouvez jeter un livre du cinquième étage, vous le retrouverez plus ou moins complet en bas. Si vous jetez un e-book, il sera à coup sûr détruit.”
    Ce monsieur a des drôles de passe-temps. Je ne connais personne qui s”amuse à garrocher quoi que ce soit par les fenêtres.

    “Nous pouvons encore aujourd’hui lire des livres vieux de cinq cents ans.”
    Les environnementalistes ne cessent de nous répéter que les sacs d’épicerie en plastique sont nuisibles pour l’environnement, parce qu’ils prennent 200 ans à disparaître. Mr Eco vient de confirmer que le papier est plus nuisible pour l’environnement que le sac en plastique. Doit-on en conclure que les défenseurs de l’environnement se sont trompés de cible? Est-ce à dire que les gouvernements devraient prendre des mesures punitives contre ceux qui impriment les livres en et ceux qui les achètent?
    De toute façon, je me demande où je pourrais me procurer un livre vieux de 500 ans. Sans compter qu’après tout ce temps, il doit être en piteux état et infesté de germes nuisibles à la santé humaine.

    “nous n’avons aucune preuve scientifique que le livre électronique puisse durer au-delà de trois ou quatre ans”
    Il faudrait peut-être cesser de confondre le livre numérique lui-même et le lecteur de livres numériques.
    Il n’existe aucune preuve scientifique, non plus, que je puisse trouver les livres écrits par ce monsieur dans n’importe librairie. Le livre papier a une vie commerciale généralement assez courte. Il apparaît sur les tablettes à sa sortie, et il est remplacé par des publications plus récentes après quelques mois. À ce moment, il disparaît du marché.
    Je ne suis pas sûr que les best-sellers de l’an passé sont encore disponibles en librairie.

  • J’ai lu plusieurs ouvrages de cet immense penseur qu’est Uberto Eco. Son accuité intellectuelle est renversante.

    Mais là, il est dans le champs pas à peu près.

    On sens une évidente crainte de certains gens dans l’entourage du livre de voir leur monde s’écrouler, que le livre devienne aussi banal qu’une dépèche dans l’océan infini de l’internet. Ils gardent la vision buccolique d’une libraire agée qui s’étire pour saisir leur bouquin sur la plus haute tablette pour en parler avec passion à leur clients fascinés.

    Babylone, qui est réputée avoir conservé jusqu’à un million de parchemins de papyrus sur tous les sujets, a sombrée. Il aura fallu attendre 2000 ans pour que l’humanité reprenne le chemin perdu. La preuve que le livre physique peut disparaitre et laisser l’humanité dans l’ignorance a donc bel et bien été démontrée. Son raisonnement est d’autant plus surprenant qu’il est l’auteur du “Nom de la rose”, qui se termine, justement, sur l’incendie de la grande bibliothèque de l’Abbaye et la perte incalculable de dizaines de milliers de livres précieux.

    Peut-être une mauvaise connaissance des l’informatique en général pourrait expliquer son raisonnement ? Un fichier informatique est reproductible à l’infini. Peut être transféré dans tous les formats actuels et futurs. Pourra être stocké sur toutes les unités de stockages existantes et futures, quelque soit leur technologie.

    Des images de villageois qui brûlent leurs livres sur la place publique sur ordre du Régime ne pourront plus jamais exister. Un fichier texte de quelques bit peut être caché dans n’importe quel code de programation.

    Je crois que “La Connaissance Qui Se Soustrait A Son Support” est une révolution en soi. Que Monsieur Eco n’y voit qu’un gadget est plutôt triste.

  • Le roulement à billes dépasse la roue, la cloueuse pneumatique dépasse le marteau, etc.

    Bienvenue au XXIe siècle, Monsieur Eco…

    Les choses indépassables sont comme les gens indispensables; les cimetières en sont pleins.

  • Ce n’est pas si simple. On n’a plus besoin du vinyle, on n’en veut même plus, mais qu’on ne m’enlève pas le livre en papier mou que je peux glisser dans ma poche pour une pause si je sors courir une demi-heure dans les parcs…
    Par contre, vive le livre électronique qui m’aidera à retrouver un passage en quelques secondes au moyen de mots clés.
    Mais pour ça, il faudra qu’il soit muni d’un clavier, et d’un bon.
    Et quand on aura tout ça sur le cellulaire, si j’ai le goût de lire une ou deux pages de Victor Hugo en lisant un livre de Victor-Lévy Beaulieu, même dans le parc lors d’une pause de jogging, merci M. Techno.

  • @tikobrahey. Dans le mille! P*tain! Il y a encore des gens intelligents sur cette planète.

    Mobile

    p.s. Pas mal, le point «vire-gueule»…

  • Je suis plutôt en accord avec mr.Eco sur celle-là.

    Je comprend l’évolution de la télévision du noir et blanc au plasma,des vieilles cassettes au cd ou mp3,et du vieux atari au mac de l’année.

    Dans tous ces exemples,une amélioration notable du médium a été atteint:la qualité de l’image pour la télé,la qualité du son et le côté pratique pour la musique,et la rapidité et la quantité de stockage pour les ordinateurs et jeux vidéos.

    Mais pour le livre?Pour des mots et du texte?Pour des idées?Pour des concepts?

    Je sais pas.

    Me semble que le livre papier fait tout aussi bien la job,et que je ne sais pas en quoi la lecture sur un livre électronique serait supérieure à l’autre.

    Dans l’un on a des mots sur du papier,dans l’autre des mots sur un petit écran.

  • Un auteur touche en moyenne dix pourcent par livre vendu, ce qui est peu. La crainte de M. Eco est de voir ses livres se retrouver dans des milliers d’e-book sans que celui-ci ne touche sa juste part de droit d’auteur et je crois qu’il l’exprime peut-être mal.

    Mettez-vous à la place maintenant d’un écrivain québécois qui, avec la petitesse du marché, fait très peu de profit.

    Et bien grâce au e-book, il pourrait très bien passé de peu à pas du tout ! N’est-il pas normal de toucher des redevances sur une oeuvre que nous avons créée ?

    Comment garantir à un auteur qu’il touchera sa juste part de profit avec le e-book ?

    Certes, le e-book est un gadget qui trouvera son utilité j’en suis sûr, mais plus dans la quantité que la qualité. Certains se targueront d’avoir 500 livres dans leur e-book.

    C’est bien !

    Mais ce n’est pas parce que nous avons 500 amis sur facebook que nous avons réellement 500 amis. Les vrais amis sont rares !

    Avoir 500 livres dans son e-book ne signifie pas pour autant que nous avons su les apprécier à leur juste valeur.

    Le mythe de sysiphe de Camus s’y trouverai, par exemple, privé d’une certaine aura, car c’est un livre ou chaque page contient des délices. Il faut le tenir précieusement entre ses mains et le mettre à part dans sa bibliothèque. On ne saurait autant l’apprécier dans un e-book, étouffé par d’autres oeuvres plutôt ordinaire et privé de sa singularité.

    Tenir le livre entre ses mains, c’est lui accorder l’exclusivité de notre attention.

    Dans un e-book, le livre ne devient qu’un livre parmi tant d’autres.

  • Couteau ou fourchette?

    Je suis pour le e-book ET pour le livre! L’un s’avérant plus pratique que l’autre à ses heures et vice-versa. J’espère, par contre, que les auteurs ne souffriront pas du possible piratage de leurs oeuvres.

    Lorsque je me pose la question: “Qu’est-ce qui améliore le plus ma vie, la science ou les arts???” (Pourquoi cette question? À cause d’une réflexion faite au sujet d’un roman par mon oncle, le bollé, le scientifique de la famille, le Ph.D en chimie organique. Il avait dit d’un livre que “ce n’était qu’un roman…” ) À cette époque, je ne savais trop dans quel domaine me diriger et considérais tout ce qu’il disait comme une quasi-vérité.

    Avec les années, je me dis que ce qui me fascine de l’humanité c’est son histoire et que l’histoire composée avec seulement des scientifiques serait plate à mort.

    Si les pilules de mon oncle peuvent soigner des p’tits ou des gros bobos, tant mieux. Par contre, les livres aussi ont ce pouvoir. J’me dis donc que le livre et le e-book peuvent coexister. Pas besoin de faire disparaître l’un pour l’autre. Ils peuvent tous les deux avoir leur utilité et contenir des textes d’auteurs. Ils peuvent tous les deux soigner des p’tits ou des gros bobos!

  • Il y a vraiment des gens qui lisent VLB?!!?… Goneb***h!

  • On croit penser que le vinyle est dépassé; pourtant des audiophiles payent une fortune aujourd’hui pour une platine de bonne qualité. On paient (et j’en suis!) en monnaie électronique et pourtant le troc est toujours utilisé. Rien de ce qu’on aime n’est jamais dépassé et le jour ou ma presse ne sera disponible qu’en format HTML, je me trouverai autre chose a faire!

  • Plusieurs semblent s’inquiéter quant aux droits d’auteur pour les livres numérques. Il me vient subitement une question relative aux droits d’auteur relativement aux livres papier: lorsqu’un livre est emprunté dans une bibliothèque, l’auteur reçoit-il une compensation monétaire quelconque? Ou est-il légalement lésé de ses droits?
    Dans le même ordre d’idée, lorsque quelqu’un prête un livre papier à une autre personne, cela ne prive-t-il l’auteur des droits d’auteur qu’il aurait reçu si la deuxième personne avait acheté le livre? Est-ce moins illégal de partager un livre papier que de partager un livre numérique?

  • tikobrahey : la fonction première du marteau n’est pas de clouer, mais bien de frapper. Or, avez-vous déjà essayé de frapper avec une cloueuse ?

    Snooze : pour ce qui est de la soi-disant reproductibilité infinie des fichiers informatiques, elle n’est que théorique, car, en pratique, tout dépend des formats, propriétaires ou non. Y-a’-il un format universel et gratuit pour le livre électronique ? Pour le moment, quoique le ePub vise ce créneau, c’est le bordel pour ce qui est de la compatibilité des fichiers, alors que pour le livre traditionnel le format est réellement universel, car il s’agit du bon vieil alphabet (ou les alphabets, heureusement traduisibles).

    HorrorMovieAddict : ton argument écolo est mauvais. Il serait intéressant de faire l’analyse de cycle de vie d’une liseuse électronique, vouée au progrès technologique, donc à la caducité, versus un livre de papier classique. Je parie que le bilan est en faveur, et de loin, pour le livre papier. De plus, le papier est une ressource renouvelable, et je ne parle pas du papier recyclé.

    Finalement, et c’est là un commentaire tout a fait personnel, je n’aime pas l’idée de tout faire converger dans les mêmes outils électroniques. Encore aujourd’hui, après une longue journée à bosser sur mon ordi, il me fait plaisir de laisser tomber l’écran pour me plonger dans une page blanche couverte de signes.

  • Un livre palpé de nos mains a un petit quelque chose de sensuel.

  • @HorrorMovieAddict

    Bonjour

    J’ose présumé que votre intervention du 21 octobre s’addresse à moi puisque je suis le seul pour l’instant à évoqué les droits d’auteurs.

    Ou peut-être que non. Je répondrai quand même si vous le voulez bien.

    Pour ce qui a trait de la bibliothèque, j’ignore s’il y a eu entente entre la maison d’édition, l’auteur et la bibliothèque.

    À savoir si l’auteur est lésé dans ses droits dans ce cas-ci, j’aime croire que non.

    Mais lorsque qu’une personne prête un livre papier à une autre personne, il est tout de même bon de savoir que quelqu’un quelque part à acheté ce livre et à donc payé LE MAIGRE dix pourcent qui revient à l’auteur, même dans le cas d’un livre usagé.

    L’auteur ne demande pas qu’on brûle le livre après lecture espérant ainsi capitaliser davantage. Il est conscient que le livre à une certaine durée de vie et il se réjouira sûrement de savoir que son livre voyage et qu’il est lu.

    Mais dans le monde de l’internet, c’est différent. On peut télécharger des films et des disques sans payer.

    On peut donc affirmer que des milliers de gens téléchargerons des livres sans ne rien payer d’autre que le livre électronique lui-même.

    Il est là le noeud du problème. À ce moment là, l’auteur d’un livre ne touchera absolument rien.

    Ce que je trouve dommage dans tout ça, c’est que des gens soient prêt à enrichir une quelconque compagnie électronique pour s’acheter un livre électronique, mais de ne rien donner au créateur de l’oeuvre littéraire qui se retrouvera dessus.

    Du fric, ces compagnies en ont en masse ! On ne saurait dire la même choses des auteurs ! Particulièrement ceux du Québec.

    Comme j’ai dit plus haut, dans mon premier commentaire, avec le e-book, les revenus d’un auteurs pourraient passer de peu à PAS DU TOUT !

    Ce n’est pas juste une question de légalité. C’est une question de travail acharné qui mérite sa maigre rémunération, sinon plus.

  • rikgen:
    Mon commentaire était général et ne vous visait pas.
    Certes, les livres numériques se feront pirater un moment donné. L’oeuvre de Stephen King peut avoir un intérêt. Mais un obscur écrivain québécois? J’ai de sérieux doutes.
    Vous passez sous silence le fait que, chaque jour, des livres numériques sont achetés légalement sur des boutiques virtuelles comme celles de Sony et d’Archambeault.
    Votre opinion sur le commerce électronique fait pitié. Selon vous, les interprètes des disques MP3 vendus sur iTunes Store ou Archambeault ne recevraient aucune compensation? Pourquoi prétendez-vous que les livres numériques offerts aux mêmes boutiques ne rapporteraient rien à leurs auteurs? Ça frise l’hérésie.
    Le livre numérique ne vous intéresse pas, c’est correct, vous avez le droit. Ce que je ne comprends pas, c’est votre acharnement à l’accuser d’être la cause du mal dans le monde.
    Le livre numérique m’a fait découvrir des auteurs dont je n’aurais jamais entendu parler autrement. Par exemple, les 6 romans de la série Kitty Norville, de Carrie Vaughn, qui raconte les aventures d’une femme loup-garou.

  • @HorrorMovieAddict

    Bonjour

    D’abord, pardonnez-moi d’avoir affirmé que votre commentaire du 21 octobre s’adressait à moi.Mon commentaire vous précèdai de peu et j’ai cru que vous y répondiez.

    Si je vous ai offensé par cela, je m’en excuse.

    Je vais maintenant commenter votre intervention du 22 octobre.

    Je ne passe pas sous silence le fait que des livres sont achetés légalement dans des boutiques virtuelles. J’en suis plutôt conscient je m’en réjouis. Tant qu’ils sont achetés, c’est merveilleux.

    Ce dont je parle, c’est quand ce n’est pas acheté.

    Vous dites que mon opinion sur le commerce électronique fait pitié. Étrange ; je n’ai jamais émis d’opinion sur le commerce électronique et je n’ai jamais affirmé que les interprètes de disques MP3 vendus sur iTunes ne recevaient aucune compensation.

    D’aucune façon ai-je affirmé cela. Forcément, ils doivent recevoir quelquechose, puisqu’ils sont VENDUS, comme vous le dites vous même.

    Je n’ai jamais affirmé que les livres VENDUS chez Achambeault ne rapportaient rien à leur auteurs.

    Mais non, puisqu’ils sont VENDUS. Donc l’auteur reçoit forcément quelque chose et je m’en réjouis. J’ignore où vous avez pris ça.

    Je suis pour le commerce électronique, JUSTEMENT parce que c’est du commerce. Qui dit commerce, dit fric, et au fond c’est un peu de ça qu’on parle.

    Relisez mon premier commentaire. D’aucune façon n’ai-je même condamner le livre numérique. Son avenir est assuré et il aura sûrement une vocation particulière dans l’éducation à l’avenir, j’en suis sûr.

    Et je me réjouis du fait que vous ayez découvert des auteurs dont vous n’aviez jamais entendu parler auparavant et espère que vous ferez d’autres découvertes des plus intéressantes !

    Je manifeste simplement mon inquiétude sur l’impact des téléchargements de livres par des gens qui ne débourseront rien pour se les approprier et des conséquences dans la vie des auteurs, particulièrement ceux du Québec.

    C’est juste ça.

    Vous me prêtez des intentions que je n’ai pas, particulièrement à ce qui à trait au commerce électronique. J’ai pourtant acheté des dizaines de livres papier en ligne.

    Bref, je ne comprends pas ce qui fait friser l’hérésie !

    Peut-être me suis-je mal exprimé. Peut-être m’avez-vous mal lu aussi. Un peu des deux, peut-être. Qu’importe !

    Bonne journée à vous.

  • À lire à ce sujet:
    «La grande numérisation – Y a-t-il une pensée après le papier?», 2006
    hyperlien
    Oui, trois ans, c’est beaucoup, mais j’ai l’impression qu’on peut amplement faire confiance à cet auteur, son livre ne doit pas avoir trop vieilli.
    Du même auteur, aussi pour le billet suivant («Brûlez ces livres…»):
    Livres en feu, de Lucien Xavier Polastron, 2004/2009
    Sous-titré «Histoire de la destruction sans fin des bibliothèques», mais en fin de compte, c’est une histoire des bibliothèques…
    Un vrai roman, bourré d’anecdotes, bonne dose d’humour, un historien pas coincé du tout.
    hyperlien

  • Bonne description du Kindle ici, essai de L’Express, 28 octobre:
    hyperlien

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