
L'autobus de Mitt Romney est passé par Fort Lauderdale mardi. (Photo Reuters)
Mitt Romney a freiné ou renversé l’élan dont jouissait Newt Gingrich en Floride après sa victoire écrasante lors de la primaire de Caroline-du-Sud. Plusieurs sondages publiés au cours des derniers jours donnent l’ancien gouverneur du Massachusetts en tête ou à égalité avec l’ancien président de la Chambre des représentants.
Un des baromètres les plus frappants est celui d’Insider Advantage. Le 22 janvier, cette maison de sondage accordait une avance de huit points à Gingrich sur Romney. Voici les résultats de son dernier coup de sonde, publié hier soir :
Romney 40
Gingirch 32
Paul 9
Santorum 8
Un sondage CNN/Time/ORC a révélé hier le même retournement de situation qui est peut être attribuable à la performance de Romney lors d’un débat à Tampa et à ses pubs en Floride. Un autre débat doit se tenir ce soir à Jacksonville. Il sera diffusé sur CNN à partir de 20h. Cette fois, la foule pourra se faire entendre…










quebeclove
26 janvier 2012
08h04
Nous avons un POTUS qui reprend le flambeau des indignés contre précisément le 1 % que représente Romney.
stridulation
26 janvier 2012
08h04
Est-ce étonnant? À moins d’être devenus fous, les Républicains ne vont pas aligner Gingrich contre Obama: ce serait du suicide. Il ne fait tout simplement pas le poids. La popularité de Gingrich ne pouvait être que le résultat d’un aveuglement momentané.
stridulation
26 janvier 2012
08h09
@quebeclove
Oui mais va-t-il enfin passer à l’offensive, ou bien va-t-il se contenter de belles paroles, comme il l’a fait jusqu’ici? Va-t-il encore retomber dans sa vieille manie de chercher à se concilier ses adversaires, ou bien a-t-il appris de ses erreurs?
Malheureusement, ces belles déclarations sont faites dans un contexte où il a les mains plus ou moins liées. Espérons qu’il n’aura pas peur cette fois-ci d’user et d’abuser des pouvoirs de sa charge.
Ce n’est plus le temps des consensus. La guerre est déclarée contre la classe moyenne par celle des nantis, et il est temps, s’il est sincère, qu’il défende enfin cette classe moyenne. Les États-Unis ont besoin d’un nouveau New Deal, et ça presse. Le bateau prend l’eau.
olivierr
26 janvier 2012
08h14
A-t-on déjà vu une primaire aussi erratique où les graphiques d’évolution des intentions de vote ressemblent à des électrocardiogrammes ?
quebeclove
26 janvier 2012
08h20
@stridulation
Gingirch clamait ” à quand un printemps Cubain ” Nous pourrions certainement espérer ”à quand un printemps Américain”.
En tout cas les cartes sont sur la table avec la formule Warren Buffet.
gl000001
26 janvier 2012
08h39
@stridulation
Les aveuglements des américains durent deux fois quatre ans en général.
@olivierr
Mais le résultat des élections est une ligne quasiment droite. 49%-51%, 52%-48% …
onbo
26 janvier 2012
08h58
@stridulation
Bien d’accord avec votre 8:09. Et il me semble y avoir annonce d’offensive. Les lignes que j’ai écrites durant le discours sur l’État de l’Union et postées le lendemain dans le billet “les faits saillants du discours d’Obama” ont été retranscrites telles quelles, tellement, à simple vue, il m’apparaissait évident que c’était bel et bien un programme de gouvernance, point par point. J’ai été le plus étonné de le voir apparaître en écrivant.
À savoir si les Américains ne le laisseront pas tomber, comme ils ont fait en 2010, avec le résultat que les Démocrates ont perdu le contrôle de la Chambre et perdu le privilège au sénat de pouvoir éviter les fillibusters, il faudra attendre en novembre pour être certain.
Il me semble cependant que nos voisins commencent à voir à quoi s’attachent leurs conservateurs fiscaux comme Romney, leurs conservateurs sociaux comme Santorum, leurs conservateurs “insiders & operatives” comme Gingrich et les conservateurs tout d’un morceau comme Ron Paul.
Comme le soulignait en substance hier prettybroweyes, … comment un libertarien convaincu comme Rand Paul peut être aussi attaché à revendiquer sa liberté de décider pour sa personne selon sa pensée et son propre jugement en toutes circonstances, (sa sortie contre les détecteurs à l’aéroport) alors qu’il se prononce catégoriquement contre la liberté des femmes de disposer de leur propre corps selon leur pensée et leur propre jugement? Je ne vois que l’argument religieux, sinon ce serait du sexisme d’un autre âge.
Cependant, les revirement étonnants des sondages depuis le début des primaires montrent un électorat très malléable devant les campagnes de publicité et de propagande, sans compter les hoax qui sévissent. Qui décidera du nominé républicain? Le meilleur metteur en scène?? L’oscar du meilleur scénario pour un hoax?? Le meilleur lobbyiste en conseils stratégiques?
infophile
26 janvier 2012
09h14
Attribuable à ses pubs en Floride?! Probablement. Aie! On apprend que le gars qui place de son argent sous des cieux douteux se voit récompenser par l’opinion publique! Comme quoi plus que jamais le fric pervertit le processus démocratique. Merci à la cour suprême et donc à Bush qui y a placé ses pions au nom de sa vraie base.
Faut dire que la solution de rechange, Gingrich, ne lave pas tellement plus blanc. La politique est trop le fait de personnages dégoûtants, et pas qu’aux États-Unis. Ciel non!
H.S. Et voilà que Mme Clinton veut faire la vie dure au gouvernement de Daniel Ortega, dûment élu par 60 % des électeurs. C’est ce qui s’appelle encourager la démocratie selon un géométrie empesée d’hypocrisie. Shame on you Clinton!
Yesbut-Chicago
26 janvier 2012
09h20
Enfin un journaliste qui pose une vrai question a Newt …
http://www.mediaite.com/tv/univisions-jorge-ramos-to-gingrich-how-was-your-affair-different-from-clintons/
candela
26 janvier 2012
09h31
“I believe in an America where millions of Americans believe in an America that’s the America millions of Americans believe in. That’s the America I love.”
Mitt Romney
– – - – - – - – - – - – -
Comment résister à un tel chant de sirène ?
rogiroux
26 janvier 2012
09h40
Down in the valley, valley so low
Hang your head over, hear the wind blow
Hear the wind blow, dear, hear the wind blow
Hang your head over, hear the wind blow.
Roses love sunshine, violets love dew
Angels in heaven know I love you
Know I love you, dear, know I love you
Angels in heaven, know I love you.
Writing this letter, containing three lines
Answer my question, “Will you be mine?”
“Will you be mine, dear, will you be mine?”
Answer my question, “Will you be mine?”
Down in the valley, valley so low
Hang your head over, hear the wind blow
Hear the wind blow, dear, hear the wind blow
Hang your head over, hear the wind blow.
(Down in the Valley ~ )
Can you hear the wind blow baby?? ((rires))
el_zid
26 janvier 2012
09h51
Je vais me méfier des sondages pour cette primaire. Passer de +8 pour Gingrich à +8 pour Romney en 3 jours me parait plus que suspect sur la pertinence de ces résultats de sondage.
stridulation
26 janvier 2012
09h54
@onbo
Les libertariens, qui se réclament tellement de la liberté, ne sont pas en réalité de véritables libéraux.
Voilà ce que déclarait Popper, un véritable libéral:
« C’est pourquoi nous exigeons que l’État limite la liberté dans une certaine mesure, de telle sorte que la liberté de chacun soit protégée par la loi. Personne ne doit être à la merci d’autres, mais tous doivent avoir le droit d’être protégé par l’État. Je crois que ces considérations, visant initialement le domaine de la force brute et de l’intimidation physique, doivent aussi être appliquées au domaine économique. […] Nous devons construire des institutions sociales, imposées par l’État, pour protéger les économiquement faibles des économiquement forts. »
La liberté posée en absolu abouti, paradoxalement, à moins de liberté pour le plus grand nombre, laissant à ceux qui sont économiquement les plus forts le champ libre pour imposer leur loi.
stridulation
26 janvier 2012
09h57
@gl000001
Pas très optimiste… lol
On ne peut maintenir indéfiniment les peuples dans l’aveuglement en ayant recours à la peur et à la démagogie. Les gens finissent par se réveiller. J’ai bien l’impression que le temps du réveil est venu pour les Américains, qui se rendent compte que le rêve américain est devenu un cauchemar.