Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York depuis 1994. Il est également l'auteur de trois livres, dont les romans La route de l'Ouest (vlb 2002) et Rendez-vous à l'Étoile (vlb 2006). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Jeudi 26 janvier 2012 | Mise en ligne à 12h54 | Commenter Commentaires (15)

    Ronald Reagan et la bataille républicaine

    Mitt Romney et ses alliés ont trouvé un nouvel angle d’attaque contre Newt Gingrich, l’accusant de ne pas être un véritable disciple de Ronald Reagan, dont il se réclame pourtant dans tous ses discours. Pour avoir une idée de quoi il en retourne, jetez un coup d’oeil à la pub qui coiffe ce billet ou allez faire un tour sur le Drudge Report, qui se déchaîne aujourd’hui contre l’ancien président de la Chambre des représentants.

    Les attaques du camp Romney ne manquent pas d’ironie, étant donné que l’ancien gouverneur du Massachusetts a lui-même déjà tenu à se dissocier du 40e président, comme on peut le constater dans ce clip :

    Pour se défendre, Gingrich pourrait faire allusion à ce discours de Nancy Reagan remontant à 1995 et dans lequel elle affirme que son mari «a passé le flambeau» du conservatisme à Gingrich :


    • Étrangement, Reagan, le président qui a le plus endetté les Américains, est l’idole de la droite jambon. J’y vois une nostalgie de l’époque où les USA trônaient seuls au palmarès des pays riches et puissants, au terme du long déclin de la France et de la Grande-Bretagne et avant l’émergence des nouvelles puissances (Brésil, Russie, Chine, Inde).

    • Un autre Ronald plus gros que nature: les Reaganistes d’aujourd’hui le pendraient au premier arbre s’il se présentait…
      C’est n’importe quoi ces répus…

    • En effet, la droite jambon est difficile à suivre. On le voit ici avec nos dretteux, qui sont souvent fâchés avec la logique. Ça parle de responsabilité fiscale gros comme le bras, tout en se réclamant d’un président qui a mis à sac les finances publiques américaines et qui a grandement favorisé la dés-industrialisation des États-Unis.

      Allez y comprendre quelque chose, mais je crois que la logique n’a rien à voir avec leur discours. Les dretteux sont souvent peu informés et ont l’esprit de clocher donc, pour eux, tout devient affaire de chicanes où il s’agit de choisir son camp. Puisque Reagan est de leur bord, on s’en réclame aveuglément, sans se rendre compte que les résultats de ses politiques vont justement à l’encontre de leur discours.

      Pour se rendre compte de cette incongruité, il faudrait qu’ils soient capable de s’informer et de réfléchir, deux choses qui ne conviennent pas à leur esprit paresseux et pas très ouvert.

    • Le bruit sourd que nous entendons présentement c’est Ronnie qui se tourne dans sa tombe.

      Bonne journée.

    • C’est quand même drôle comment les gens oublient tout. Souvenez-vous de 1988 quand Reagan a quitté la Maison Blanche. C’était (et ça reste encore) une des plus grandes cruches présidentielles des États-Unis. Même Bush père se défaisait de lui. Lisez les articles de l’époque encore disponibles aujourd’hui.

      C’est comme si les démocrates se donnaient comme modèle un type comme Carter. À la rigueur, si les républicains choisisaient un Théodore Roosevelt (un autre faucon fana patriotique qui a fait beaucoup de bien aux E-U sur le dos des autres), je comprends. Mais Reagan, le même type qui mentionnait haut et fort que même s’il lançait une ogive sur l’URSS, il aurait toujours la possibilité de la ramenr pendant son vol… ayoye.

      Ce n’est pas de bonne augure. Dans 15 ou 20 ans, les républicains vont faire de Bush fils l’icône à admirer.

    • Ces candidats républicains(Romney et Gingrich) n’ont aucune solution aux crises actuelles des États-Unis. Au lieu de se lancer aveuglement dans dans des aventures guerrières et coûteuses, ils doivent proposer de solutions face a la crise qui secoue le pays. C’est pas le ”Reaganisme” qui manque aux Américains.

    • 1. Reagan was a serial tax raiser. As governor of California, Reagan “signed into law the largest tax increase in the history of any state up till then.” Meanwhile, state spending nearly doubled. As president, Reagan “raised taxes in seven of his eight years in office,” including four times in just two years.

      2. Reagan nearly tripled the federal budget deficit. During the Reagan years, the debt increased to nearly $3 trillion, “roughly three times as much as the first 80 years of the century had done altogether.” Reagan enacted a major tax cut his first year in office and government revenue dropped off precipitously.

      3. Unemployment soared after Reagan’s 1981 tax cuts. Unemployment jumped to 10.8 percent after Reagan enacted his much-touted tax cut, and it took years for the rate to get back down to its previous level. Meanwhile, income inequality exploded.

      4. Reagan grew the size of the federal government tremendously. Reagan promised “to move boldly, decisively, and quickly to control the runaway growth of federal spending,” but federal spending “ballooned” under Reagan.

      He also hiked defense spending by over $100 billion a year to a level not seen since the height of the Vietnam war.

      5. Reagan did little to fight a woman’s right to choose. As governor of California in 1967, Reagan signed a bill to liberalize the state’s abortion laws that “resulted in more than a million abortions.” When Reagan ran for president, he advocated a constitutional amendment that would have prohibited all abortions except when necessary to save the life of the mother, but once in office, he “never seriously pursued” curbing choice.

      6. Reagan was a “bellicose peacenik.” He wrote in his memoirs that “[m]y dream…­became a world free of nuclear weapons.” “This vision stemmed from the president’s belief that the biblical account of Armageddon prophesied nuclear war – and that apocalypse could be averted if everyone, especially the Soviets, eliminated nuclear weapons,” the Washington Monthly noted.

      7. Reagan gave amnesty to 3 million undocumented immigrants. Reagan signed into law a bill that made any immigrant who had entered the country before 1982 eligible for amnesty. The bill was sold as a crackdown, but its tough sanctions on employers who hired undocumented immigrants were removed before final passage. The bill helped 3 million people and millions more family members gain American residency. It has since become a source of major embarrassment for conservatives.

      8. Reagan illegally funneled weapons to Iran. Reagan and other senior U.S. officials secretly sold arms to officials in Iran, which was subject to a an arms embargo at the time, in exchange for American hostages. Some funds from the illegal arms sales also went to fund anti-Communist rebels in Nicaragua – something Congress had already prohibited the administration from doing.

      9. Reagan vetoed a comprehensive anti-Apartheid act, which placed sanctions on South Africa and cut off all American trade with the country. Reagan’s veto was overridden by the Republican-controlled Senate. Reagan responded by saying “I deeply regret that Congress has seen fit to override my veto,” saying that the law “will not solve the serious problems that plague that country.”

      10. Reagan helped create the Taliban and Osama Bin Laden. Reagan fought a proxy war with the Soviet Union by training, arming, equipping, and funding Islamist mujahidin fighters in Afghanistan. Reagan funneled billions of dollars, along with top-secret intelligence and sophisticated weaponry to these fighters through the Pakistani intelligence service.

    • À la suite du commentaire de rogiroux, je vous invite à lire le texte complet d’une analyse du personnage Reagan et du GOP, intitulée «The Existentialist Cowboy»(paru le 3 janvier 2008) qui illustre ce rapport en porte-à-faux du mythe auquel s’abreuvent les Répuliban$.

      En voici l’introduction :

      «Bush leaves in his wake a divided GOP, reduced to summoning up the corpse of Ronald Reagan about whom his party will tell you the same old lies, the same old GOP propaganda. This is to be expected from a party that regurgitates the same failed policies, the same old formulae. Whomever gets the GOP nod will use Reagan’s name a lot. Short on results, short on heroes, short on truth, the GOP noise and propaganda machine can be counted to invoke Reagan’s ghost as Giuliani summoned up the specter of 911. Give these poor schmucks a break! A glossed-over, revisionist memory of Reagan is all this miserable, morally bankrupt party has left.

      The truth is Reagan failed this nation in three significant areas –the economy, the prospects for world peace, and a case of treason: Iran-Contra.»

      Suit la démonstration qui varlope.

      http://existentialistcowboy.blogspot.com/2008/02/reagan-was-no-hero-but-he-played-one-in.html

    • Les républicains souffrent de la même maladie que leur idole…

      C’est très pratique pour oublier de petits détails comme… la réalité.

    • C’est Frank Zappa qui a le mieux résumé le tout quand il disait
      au sujet des 8 années de l’administration Reagan:

      Let’s not be too tough on our own ignorance.
      It’s the thing that makes America great.
      If America weren’t incomparably ignorant,
      how could we have tolerated the last eight years?
      (Frank Zappa)

      Je n’ose pas penser ce qu’il aurait dit après
      les huit ans de l’administration de Junior… ((rires))

    • Bah, on en est plus à une hypocrisie près dans cette campagne…

      Par ailleurs M. Hétu, si je puis me permettre de faire mon pédant linguistique (désolé, déformation professionnelle), “de quoi il en retourne” est une impropriété. On peut dire “Pour avoir une idée de ce dont il retourne”, ou encore “Pour avoir une idée de ce qui en est”.

    • Tout ce qui compte pour Newt, c’est que le fils de Saint-Ronald, Michael Reagan, l’appuie. Romney devrait faire attention, ces pubs disant que Reagan n’aimait pas Newt peuvent se retourner contre lui. Mitt lui n’aimait pas Saint-Ronald.

      Go Newt, go! Win Florida so I can laugh.

    • Si j’ai bien compris. Ronald Reagan, c’est faire élire sous la bannière Républicaine à la Présidence.Il a dirigé le pays comme FDR.Un ultra conservateur comme Gingrich qu’il l’a appuyer, a finit par travailler de concert avec Président Démocrate en 1995,qui a dirigé les États-Unis comme un Président Républicain.

      En s’affichant comme un pro-Reagan, Gingrich pourrait finir par remettre les clés de la maison Blanche pour une autre quatre ans à Obama.Parce que ce dernier sera appuyer par l’ancien Président (Bill Clinton) qu’il a aider à ré-élire 1996.

      Un bon clip pour le camp Romney sans doute.

    • Reagan travaillait peu d’heures, préférait jouer au golf et était un pas si mauvais acteur dans la vie publique. Mais une icône? une icône de quoi, une icône du vide?

    • @procrastigator. Ou encore: de quoi il retourne que…

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